Ecrire un polar : qui sera le coupable ?

Bien le bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Moi, ça va, mon roman de Maja continue de bien avancer : j’ai entamé la troisième partie, j’ai réussi à défaire un noeud qui me dérangeait dans ma progression et niveau retape, j’ai désormais 141 pages tapées. Ca rigole plus. Mais parfois, je me prends à rêver à mon prochain roman. Et si je décidais d’ écrire un polar ?

écrire un polar

J’aime bien lire les polars, je vous en ai présentés quelques uns ici mais c’est un genre que je trouve difficile. Par exemple pour ma part, en tant que lectrice, si je trouve le coupable avant la fin, même si le livre est bien, ça va diminuer mon enthousiasme automatiquement. C’est pour ça que je voue aux nues Les impliqués, Millenium (le 1er) ou encore les 10 petits nègres… parce que j’avais rien vu venir.

SK1 serial killer

Les dix petits nègres justement, parlons en. Jeune, j’ai lu énormément d’Agatha Christie et de Mary Higgins Clark (no judgement please, j’avais 15 ans) et le souci de cette dernière, c’est que j’ai fini par piger la recette et je devinais dès la page 30 qui était le tueur : un homme proche de l’héroïne principale et surtout celui qui n’est jamais le narrateur. J’ai longtemps cru que Christie n’avait pas de recette mais j’ai fini par trouver : la victime est souvent coupable, elle simule sa mort, une attaque ou prendra la place du mort supposé pour trompe l’enquêteur. Cf les dix petits nègres, Meurtre sur le Nil,les vacances d’Hercule Poirot…  par exemple.

Les 10 petits nègres, la série

S’arranger pour que le lecteur ne trouve pas le coupable avant la fin, c’est donc le but ultime du polar et à force d’en lire, j’ai repéré deux ou trois astuces…

Nail art écriture

Le coupable évident

Ca arrive, dans les polars, l’enquête se lance et il semble évident que c’est John le tueur. Sauf que tu lis un roman, qu’il y a trois-cents et quelques pages, dirons-nous et que tu ne peux pas écrire tout ça sur une évidence… Et bien certains y arrivent et quand vient l’heure des révélations tu es légèrement… désappointé. Mais ça peut marcher car tu cherches tellement pendant tout ce temps qui ça peut être car ça ne peut pas être celui que tout le monde accuse que tu te fais quand même bien balader.

Sang chaud pour meurtre de sang froid

Mais y a moyen de le jouer plus subtil…

Le dégueulasse

Celui-là, on ne le voit pas venir car il se rend coupable d’exactions qui dépassent notre entendement genre violer sa fille avant de la refiler au frère de cette dernière…Ca me « fascine » d’ailleurs un peu, cette voie là, faudra que j’en reparle, tiens.

Broadchurch

Le psycho

Un peu le cousin de celui du dessus : tout le ressort du roman est basé sur la folie d’une personne. C’est le cas par exemple de The gone girl ou un film ou téléfilm une fois que j’avais vu plus jeune et dont le dénouement était brillant : un inspecteur enquêtait sur une femme disparue et à la fin, on découvrait que cette femme, en fait, c’était son frère qui avait une double personnalité… En gros, personne n’avait disparu

Tout le monde ou presque

On pense naturellement au crime de l’Orient Express. J’ai lu un autre polar récemment (dont je tairai le nom pour pas spoiler, évidemment) dont la révélation était peu ou prou celle-là, tout le monde était impliqué plus ou moins sur deux crimes ayant lieu simultanément mais finalement sans rapport… et j’ai trouvé ça un peu facile comme rebondissement. Ok, je l’avais pas vu venir mais ça complexifiait tellement l’histoire que tu finis le roman genre “ouais, ok… on s’en fout en fait”.

Le crime de l'orient express

Le tueur sorti du chapeau

Celui-là, c’est celui que je déteste, Parce que c’est trop facile, on est à la limite de la paresse d’écriture. Vous avez votre paquet de suspect mais le tueur en fait, c’est le passant de la page 57, ahah, surprise ! Ca peut être bien amené, attention ! Dans Se7en, par exemple, le coupable n’apparaît in fine que lorsqu’il a terminé son oeuvre (même s’il est rapidement croisé dans un couloir à un moment) mais à aucun moment il n’y a eu de liste des suspects par exemple donc on n’était pas dans le “je te présente John, Mark et Teddy, ce sont nos trois suspects mais en fait, le tueur, c’était Jacob, le chauffeur du taxi que tu as pris à la page 36 et qui t’a dit “vous allez où ?”, incroyable, non ?”

Saga, chevalier des gémeaux, tue le grand pope

Ok, les chevaliers du Zodiaque, c’est pas un polar mais c’est un excellent exemple de ce que je veux dire

Parce que c’est là, à mon sens, toute la difficulté du polar : comment trouver le juste équilibre pour surprendre le lecteur sans faire sortir un tueur du chapeau ? Lui donner tous les éléments sans que la résolution ne soit trop évidente ? Parce qu’un polar où l’on devine avant la fin qui quoi qu’est-ce… Ca donne juste envie de l’oublier au plus vite

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Sois gentille, même si c’est pas toujours facile

 

Ce blog vire dangereusement rose guimauve, faudrait que je m’énerve un peu sur l’actu, on va finir par croire que j’ai perdu toute acidité. Mais tant qu’à parler de bien être et de gens gentils, poursuivons. Depuis mon retour du Canada, je ne supporte plus les Parisiens mais j’essaie tant bien que mal d’être charmante et polie. Sois gentille, c’est pour le bien commun.

Sois gentille

Commençons par deux anecdotes :

  • Philippines, avril 2015 : au 3e hôtel, Anaïs et moi héritons d’une chambre avec vue directe sur le parking quand les autres filles ont des chambres installées autour de la piscine. En fait, les chambres étaient réparties avant notre arrivée et on a changé car Anaïs et moi voulions être ensemble donc du coup, nos colocs prévues respectives étant légèrement du style vindicatif, il devenait difficile de leur refiler la chambre du parking donc les gentilles en ont hérité, ce qui m’a bien BIEN saoulée sur le coup

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  • Pays Basque, juin 2015 : stage de yoga, avant-dernier jour. Lors de ce stage, nous étions responsable de la propreté des lieux avec des consignes claires quant à la vaisselle notamment. Ce matin là, on se lève et catastrophe : lave-vaisselle pas lancé et évier plein, le propriétaire de la maison, un de ses invités et deux stagiaires ayant passé la soirée à picoler sur la terrasse (mon imagination a brodé 35 histoires au moins autour de ça). Pour éviter tout drame, je prends donc sur moi de faire la vaisselle. Jusque là tout va bien. Mais après le repas, la prof m’interpelle : “tiens, Nina, passe le balai dans la maison”. Heu ? C’est à dire que je me suis déjà tapé toute la vaisselle que je n’aurais jamais dû faire, est-ce vraiment nécessaire d’en remettre une couche ? “Imagine que tu chasses tes mauvaises pensées à chaque coup de balai”. Y en avait pas mal pour toi meuf*…

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Dans ces anecdotes, la conclusion semble être “trop bonne, trop conne”. Non mais c’est vrai, regardez le nombre de situations dans le quotidien où il faut rester ferme pour pas se laisser bouffer : dans le métro, par exemple. Je parle même pas d’avoir une place assise mais par exemple, combien de fois il faut lutter pour juste se tenir à la barre centrale vu qu’un-e gros-se boulet-te étale tranquillement son dos sur ladite barre. On se sent spolié dans son bon droit parce que, pardon mais cette barre n’est pas à toi, monsieur-madame et je vais enfoncer mes doigts dans ton dos, je m’en fous… Alors oui, on peut demander gentiment et même une fois sur deux, vous obtenez ce que vous voulez sans énervement aucun. Mais l’autre fois, vous ferez remarquer à une personne qu’elle pourrait lâcher le strapontin vu la foule et elle vous répondra par sa plus grande indifférence (au mieux…)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d'affluence (on comprend pourquoi)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d’affluence (on comprend pourquoi)

Quand je vois ce qui passe à la télé (ouais, ok, je vois plus rien, je l’ai plus mais faisons semblant), les émissions de téléréalité où on se met des quenelles, où on se la fait à l’envers, où les gentils sont vite éliminés, les séries télé ou les films où on kiffe le personnage bad boy/girl irrévérencieux, l’omniprésence de chroniqueurs “mordants”… et à l’inverse les “gentils” présentés comme des faibles, des victimes éternelles, des gens fades et sans intérêt…

Ok, je connais très peu Community

Ok, je connais très peu Community

Et pourtant… Pourtant, quand tu vois comme les gens sont plus détendus dans un pays où la politesse est la norme dans les relations, que tu vois comme ça te met de bonne humeur quand tu as une interaction agréable avec quelqu’un dans la rue, dans les transports. Ou alors, c’est moi qui suis Bisounours mais ça me rend de très bonne humeur, quand le caissier ou la caissière de ma supérette est poli, s’il est de bonne humeur et chantonne ou fait une blagounette… Ben, ouais, ça fait une différence. Vous n’imaginez pas quel niveau de bonheur j’atteignais au Québec, quand il était normal de saluer le chauffeur, que les serveurs te tapent gentiment la causette parce que c’est normal mais qu’ils s’imposent pas non plus. Tu oublies ton réflexe de jouer à la plus connasse pour pas te faire avoir.

Connasse est la parfaite illustration de "l'adoration" autour des personnages détestables (j'ai détesté le peu que j'ai vu)

Connasse est la parfaite illustration de « l’adoration » autour des personnages détestables (j’ai détesté le peu que j’ai vu)

Mais au fond, est-ce si grave ? Oui, parfois, c’est gonflant de voir un mec arriver en même temps que le bus et pousser tout le monde pour pouvoir s’asseoir alors que vous qui étiez là bien avant devez un peu pousser les gens pour avoir une mini place mais après… Après le trajet va durer quoi, 15 mn ? 20 mn ? Une goutte d’eau dans ma journée. Par contre, si je m’énerve, la tension va bien me durer une heure ou deux. Et vous aurez noté qu’en général, quand on est de mauvaise humeur, on peut causer mal à quelqu’un, tout prendre mal, c’est un cercle vicieux.

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Etre gentille… Résolution des 36 ans, tiens. Et franchement, ça va pas être si facile.

* Ce stage de yoga va finir par devenir “Cosette chez les yogi”, j’ai l’impression… Faut dire que je suis tellement retombée en amour avec le yoga depuis mon expérience marocaine que j’ai beaucoup de rancœur contre la prof qui a failli m’en dégoûter.

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Retraite yoga : il faut persévérer

Hello ! Ca va bien, vous ? Moi, ça va très bien ! Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou Instagram, vous avez raté mes périples au Maroc où je suis partie en retraite yoga. 5 jours de Vinyasa, réservé un jour de “raaaaaaah j’en ai marre, ils me fatiguent tous [au taf], vite, vite, du zen !”. J’ai légèrement hésité, au vu de mon expérience pas ouf de l’an dernier mais, vous savez quoi ? J’ai eu raison de m’entêter.

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L’an dernier, j’étais partie, confiante, en retraite au Pays Basque, dans une maison magnifique mais… j’en ai chié. Au point qu’au cours du séjour, j’ai limite développé une haine du yoga, je me disais que c’était de la grosse merde, que j’aimais même pas ça et que j’allais m’investir dans le Pilates, plutôt. Finalement, seul un massage ayurvédique avait apaisé mon énervement (et mes courbatures) et avec le temps, j’avais oublié cette réaction épidermique. Puis lors de ma retraite de la semaine dernière au Maroc, ça m’est revenu… Oui, j’aime le yoga, j’aime les défis qu’il me pose mais… l’an dernier, j’avais juste été prise en grippe par une prof malveillante (envers moi du moins).

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Oh, rien de personnel, je pense. J’étais juste pas élève de son école et nous n’avions pas la même conception du yoga : je voulais me détendre, remettre du zen dans ma vie, pas faire un training militaire. Non parce que, ok, ça a été cool pour mes abdos mais c’était pas du tout ce que j’étais venue chercher. En rentrant, je m’étais dit “ouais bon, je vais quand même m’inscrire dans un cours parce que bon, si ça doit me faire les abdos…” mais je ne l’ai jamais fait. Parce que j’avais un peu intégré que j’étais une quiche, que j’avais pas envie de me faire malmener dans mes loisirs, que le sport doit me faire du bien et pas de mal.

retraite yoga

Là, par exemple, on a fait de la méditation sur la plage… Vie difficile !

Et puis le Maroc, et puis la révélation. Une prof bienveillante mais exigeante qui n’allège pas son programme alors qu’au matin du 4e jour, on s’effondre sur la première posture demandant un minimum d’équilibre. Dur ? Oui mais il n’y a pas ce sentiment d’échec : oui, on est fatiguées et, oh, devinez quoi ? C’est normal. Je n’arrive pas à faire les postures que sur les mains parce que j’ai peur de tomber ? Pas de soucis, j’y arriverai plus tard, chacun son rythme. Par contre, je gère pas mal le pont si vous voulez savoir. Oui, le yoga est une discipline exigeante mais NON, on n’est pas là non plus pour être performante. Non, je ne suis pas nulle, je sais gérer certains exercices, d’autres moins, c’est normal, en fait…

Bon, faut m'aider un peu car toute seule, j'arrive juste à me mettre sur la tête. Et c'est déjà pas mal

Bon, faut m’aider un peu car toute seule, j’arrive juste à me mettre sur la tête. Et c’est déjà pas mal

Fin de séjour, je rentre en France, heureuse, sereine, motivée, prête à mordre la vie à pleine dent. Première mission : voir les cours que donne la prof que j’ai eue au Maroc pour m’inscrire et pratiquer. Parce que j’ai besoin de sérénité mais j’ai aussi besoin de me prouver qu’à force de travail, je peux arriver à faire des choses… même à tenir sur les mains si je veux.

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Bref, moralité : il faut savoir relativiser certains “échecs” qui ne devraient même pas porter ce nom là, d’ailleurs. C’est une leçon qui s’applique à tout. Prenons l’exemple du travail : parfois, sur un dossier, vous n’êtes pas à votre optimum ou vous ne comprenez pas les attentes de la personne en face et elle aura de vous une mauvaise opinion. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes mauvais dans l’absolu mais que dans ce cas, ça l’a juste pas fait. Idem en amour : une rupture ne veut pas dire que vous êtes une personne horrible dont personne ne veut mais qu’avec la personne qui vous quitte, ça ne le fait pas pour une raison X ou Y. Et je prends là une grande résolution, la plus dure de toutes mes résolutions : arrêter de m’évaluer dans le regard des autres.

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Bref, une nouvelle ère commence : une ère où Nina devient accro au yoga. Mon objectif ?
Ca :

Bakasana, le corbeau

Bakasana, le corbeau

Et ça :

sirsasana
Mais surtout ça :

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(et enfin ça, on va pas se mentir non plus) :

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C’est pas parce que je tiens pas mes résolutions que j’en fais pas

Tadaaaa, la meilleure tradition que Noël, mieux que la dinde que je ne mange jamais ou que le film de Noël que je ne regarde pas : les résolutions ! Ce truc magique qui me fait croire que ma vie sera meilleure demain. Evidemment, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire mais laissez-moi rêver deux minutes que j’en tiendrai quelques unes.

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Avant tout, payons nous gentiment la honte en reprenant la liste de l’an dernier pour constater que j’en ai tenues aucune ou à peu près… Bon, j’avais dit que 2014 serait l’année de la réussite, je m’y suis plutôt bien tenue même si j’avais autre chose en tête à ce moment là (j’avais prévu d’évoluer dans ma boîte, pas d’en changer mais bon, je m’en sors mieux in fine). Pour le reste :

  • remettre de l’ordre dans mon intérieur : fait dans mon appart, un peu moins dans mon estomac (ça dépend des moments). Aucune capacité à me préparer à bouffer en avance (et pourtant, il le faut)
  • reprendre le yoga : oui mais par accident (proposé par ma boîte mais je sens que ça va pas durer)
  • mise en place d’un suivi dépenses pécuniaires/calorifères + mots écrits. Jamais fait, j’ai à peu près pas du tout tenu ma résolution de ne pas dépenser un budget hebdo de 150 €, j”ai parfois fait les 7 km de nage, jamais écrit 1500 mots/jour (je suis même pas sûre d’avoir écrit quoi que ce soit de littéraire cette année)
  • trouver un mec : ça dépend de ce qu’on met derrière le mot “mec” mais j’ai eu des petites scénettes sympa et une histoire d’amitié poussée bien sympa alors c’est pas tout à fait ça mais c’est pas tout à fait raté non plus.
  • devenir la queen du digital : être la boss de la social intelligence, ça marche un peu quand même…

 

Bilan moins catastrophique que prévu, ouf.

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Alors, en 2015, je fais quoi ? Je reprends mon idée de chi va piano va sano mais en priorité :

  • devenir une psychorigide de la to do list car ça marche bien. En gros, je m’achète un agenda dans lequel je liste tout ce que je m’impose de faire dans la journée (pro et perso), ce que je dépense (en calories et en sous), ce que j’écris… Ca fait complètement meuf folle dis comme ça mais j’ai teeeeeellement tendance à m’autoflageller pour rien qu’en cochant les cases, les choses seront faites
  • M’instaurer un samedi ou dimanche glande. Quitte à me mener la vie dure 6 jours sur 7, le 7e (samedi ou dimanche), je fous rien et je culpabilise pas 30 secondes
  • Me préparer une gamelle pour le midi, ça coûte trop cher à la longue les sandwiches et ça fait grossir. Me constituer une tirelire où je mets ce que j’ai économisé en fin de semaine pour me payer des escapades, des stages et des massages
  • Me trouver un vrai cours de yoga, je sens que ceux du bureau vont s’arrêter (et la prof parle trop). Prendre des cartes de 10 cours de yoga, gym suédoise si je trouve une salle cool (y en a une à côté de chez moi mais les cours sont trop tôt) et de danse. En 2015, je transpire. Et la piscine, on y retourne et on arrête de chouiner parce qu’il fait froid
  • Choper des stages : photo, trucs manuels, danse, pilotage, tout ce qui me permettra de m’amuser et d’apprendre des trucs
  • Ecrire pour de vrai
  • Changer de style vestimentaire, ça casse un peu ma jolie ascension qu’on me prenne toujours pour l’alternante de service (j’ai 34 ans bordeyl)
  • M’acheter des plantes

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Et… et puis voilà. Trouver un mec, on verra ce que me réserve la vie, apprendre une langue, oui, non, pas en ce moment (mais renforcer l’anglais même si je suis pas si mauvaise). Trouver mes voies, oui mais rester sur la mienne pour le moment, tant que ça marche. Parce que je suis certes bonne dans le rebond mais ça finit par fatiguer un peu. 2015, année de la consolidation (de la psychorigidité, du touche à tout, de la chlorophylle et de la glande donc… ).

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Mais surtout, surtout, ma vraie résolution, celle que je ne sais pas du tout comment je vais tenir, c’est arrêter le snoozing d’être un boulet. Non parce qu’entre mes différentes cascades dans la rue ou dans un escalator où mon adresse géniale qui fait valdinguer mon verre de rouge direct sur le pantalon et la chemise du mec de la régie qui nous payait le déj, sans parler de tous les objets que je brise, j’en ai putain de marre. (si idées, je suis preneuse).

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Demain, je vous parle de mes résolutions spéciales réseaux sociaux (et blogs)

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Lisbonne, capitale du Street Art

C’est assez drôle comme certains thèmes reviennent parfois dans ma vie. Genre le street Art. En septembre, quand je me suis rendue à Belfast, je me suis dit “oh waaah, c’est trop  la ville du Street Art”. Mais en fait, non, pas tant que ça. Du moins moins que Lisbonne qui souhaite vraiment occuper une place de choix dans cette production culturelle si particulière.

Street art version Lisbonne

Street art version Lisbonne

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Street Art version Belfast

 

Début décembre, me voici donc à Lisbonne pour rendre visite à Goldie qui est devenue en moins d’un mois guide sur le thème du Street Art. Le week-end où je suis venue, elle avait précisément une visite “que je pouvais faire si ça m’intéressait”. Ben un peu que oui ! En voilà une façon originale de découvrir la ville et j’avais eu un petit aperçu lors de mon passage à Santa Appolonia.

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Samedi après-midi, donc, nous voici sur une place dont j’ai oublié le nom pour récupérer notre groupe : des Anglais, des Allemands, des Français, le melting pot. Goldie prend les choses en main et commence par nous amener dans un centre commercial. Heu ? Alors en fait, c’est l’anniversaire du centre commercial et, pour l’occasion, le sous-sol est ouvert aux street artists qui ont créé trois ambiances spécifiques. Surprenant ? Oui mais Goldie allait nous amener dans un lieu encore plus surprenant…

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… Un parking.

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Ce Parking de 6 étages est entièrement décoré par des street artists portugais, invités par la GAU* à recouvrir les murs moches du parking de leur oeuvre. On retrouve les oeuvres de Ram, Mar, Miguel Januário, Paulo Arraiano et Nomen.  Chacun a un étage pour s’exprimer, on découvre des oeuvres mêlant graff et street art, chacun y met son empreinte. Puis au rez-de-chaussée, les artistes ont collaboré, mêlant leurs styles pour nous offrir de belles fresques.

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On repart ! On file dans les petites rues découvrir de nouvelles fresques dont un bel hommage au Fado (que je n’aime pas du tout en tant que musique au demeurant) dans le quartier de Mouraria.

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On repart, petit tour par une place au pied du château, divinement mis en lumière par le soleil couchant. Je mitraille le spectacle tandis que notre petite troupe commence à fatiguer un peu.

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Au stop suivant, voici un bel hommage à la révolution des oeillets de 1974 avec des fresques représentant différentes révolutions (dont la révolution féministe qui a suscité pas mal de commentaires parmi les femmes du groupe). Cette oeuvre, réalisé cette année (74-2014…) est déroulée dans une petite rue étroite où montait autrefois un tram, typique de la ville

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On continue, ça fatigue un peu. Petit tour pour voir le Cheval d’Aryz puis on termine dans la zone des anciens théâtres. Il fait déjà nuit, une ambiance un peu particulière. On y croise d’ailleurs M. Chat, des fois que je me sente un peu dépaysée…

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(pardon pour la photo, il faisait vraiment nuit à ce moment là de l’histoire)

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Pendant la visite, on a aussi croisé des conteneurs tagués, attribués également par la GAU : vous envoyez votre projet et s’il est validé, vous récupérez un conteneur et à vous de jouer !

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Bref, n’étant que peu au jus du monde du street art (qui m’intéresse de plus en plus), je n’avais pas conscience de ce que Lisbonne pouvait receler en la matière. J’ai adoré et j’en ai tiré deux leçons : 1/ me pencher sérieusement sur l’univers du street art (hors Banksy, Mister Brainwash, Space Invader, M. Chat, Shepard Fairey ou Miss Tic, je veux dire), 2/ me renseigner sur les visites insolites de Paris (street art mais pas que). Non parce que y a bien que comme ça que tu vas dans un parking pour y découvrir des oeuvres d’art, quoi !

Grâce à Goldie et sa connaissance du street art, on a aussi croisé cette maison à Caiscai le dimanche

Grâce à Goldie et sa connaissance du street art, on a aussi croisé cette maison à Caiscai le dimanche

 

Bref, pour conclure sur Lisbonne, j’ai aimé et j’y retournerai. Au futur, c’est une certitude, sans doute au printemps, si Goldie veut bien me promener un peu. Et cette petite escapade m’a fait un tel bien que je me dis que je dois vraiment, vraiment gérer mon budget au mieux pour m’offrir un max de week-ends de ce type. Quitte à partir toute seule puisqu’après tout, je m’en sors pas si mal.

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Gérer son budget, ça sonne comme une résolution, ça, non ? Tiens, on en parlera mardi (lundi, c’est bilan de fin d’année, ouééééé !)

PS : Si ce tour vous intéresse, bien entendu, contactez-moi par mail et je vous dirai comment vous inscrire

*organisme en charge des murs “à peindre” de la ville, on va dire : un mur, un projet, si le projet est choisi, fais-toi plaisir. En gros. Mais rassurez-vous, certains s’expriment aussi en dehors des cadres.

 

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Touche pas à mon sommeil !

Des fois, y a des hommes, tu les rencontres et tu découvres assez tôt que ça va pas le faire. Parce qu’ils ne comprennent pas un truc fondamental, un truc qui fait que tu ne pourras jamais faire ta vie avec eux. Ils osent… ne pas respecter ton sommeil.


Petites heures du matin un samedi. Le réveil doit se déclencher à 8h30 et l’idée me met déjà de mauvaise humeur mais c’est pour la bonne cause : je dois faire une petite plongée en fosse. Sauf que dans le lit, je ne suis pas seule et non, je ne parle pas de Kenya. Quoi qu’elle aussi, des fois, elle trouve que 6h30 est une bonne heure pour venir me miauler dans l’oreille à propos de la vie, de la mort puis elle va faire caca, gratte sa litière pendant 10 bonnes minutes et va boulotter trois ou quatre croquettes. Mais revenons à ce matin là, ce samedi d’automne où ma grasse mat allait être sacrifiée sur l’autel du sport et cette idée me rendait légèrement morose. Mais là, le drame se noue. Mon compagnon de dodo décide qu’il faut bien tirer son coup une dernière fois avant de partir et décide de me réveiller. Et ce quelques instants avant le réveil. Putain mais vas-y, nique mon sommeil, je te dirai rien ! Parce qu’une fois l’affaire faite, il restait très précisément 10 mn avant la sonnerie fatale, impossible de me rendormir. Désormais, je vais mettre un panneau au-dessus de mon lit : “interdit de me réveiller tant que le réveil ne s’exprime pas, sauf incendie ou infarctus”. Et les métaphores à base de “ma bite est en feu, viens l’éteindre” ne fonctionnent pas, je n’ai aucun humour au réveil.


Oui, mon sommeil est sacré. Je suis une marmotte puissance 1000. Déjà, je ne dors pas assez à mon goût. Enfin, selon une étude récente, 4h suffisent pour se reposer mais bon, à 6h30 de sommeil en moyenne dans la semaine, je suis assez au radar quand vient l’heure de se lever. Bon, ok, mon snoozing n’aide pas. Bref. J’en parlais l’autre jour à la cantine avec les collègues et, là, la réaction fut unanime : “non mais pas le matin quoi !”. Au mieux, il a été concédé un “bon, une heure après le réveil, ok !”. Donc j’ai décidé de prendre la parole au nom de la collectivité : le réveil, c’est pas fait pour le sexe. Enfin, je reformule : on ne réveille pas quelqu’un pour du sexe, surtout quand ce quelqu’un, c’est moi. Parce que je suis un diesel, moi, monsieur, je mets du temps à me mettre en route et je vais te dire, j’aime ça, prendre mon temps pour m’extirper du lit. J’aime m’étirer pendant deux heures, retomber lourdement sur mon oreiller en soupirant et en me disant “encore 10 mn et après, je me lève” et pour peu que j’aime bien mon compagnon de lit, je peux le coller à lui pour un câlinou. Le matin, c’est conçu pour être doux, c’est tout.


Et puis c’est quoi ces manières ? La seule raison pour laquelle j’accepte que mon sommeil soit brisé sont : “y a le feu à l’appart” (je me répète) et “faut se lever pour aller travailler” (ou tout autre déplacement indiquant que je dois sortir du lit car le monsieur ou moi-même avons un impératif). Tirer un coup ne fait pas partie de la liste. Et puis franchement, tu crois que je vaux le coup alors que je suis à moitié dans les vapeurs du sommeil et pas du tout excitée. Mon corps était au repos et mon cerveau aussi. Si j’étais pas réveillée, c’est que je n’avais sûrement pas envie de galipette avec toi ou avec qui que ce soit d’ailleurs. Tu vois, tu me laisserais me réveiller toute seule, venir me coller contre toi, là, tu pourrais emballer l’affaire et je serais bien plus dynamique et audacieuse. Mais non, tu ne dors plus et tu as décidé que je devais faire de même. Erreur fatale mec. Erreur fatale.

JE NE SUIS PAS DU MATIN ! Et si tu peux pas t’y faire, cessons là notre relation, ça le fera pas.
Résolution 2012 (oui, on est en décembre, je peux commencer) : régler ma relation extrêmement problématique avec le sommeil.

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C’est bien de retenir la leçon… Mais pas à ce point !

Je voulais vous parler de mon week-end car j’en étais satisfaite, l’heure de plus m’a permis de faire foule de choses (je suis allée jusqu’à ranger sous mon lit, vous savez, ce lieu un peu légendaire qui sert de cimetière aux chaussettes…) mais finalement, je vais m’abstenir parce qu’on est déjà mercredi et qu’on est limite plus près du prochain week-end que du précédent. Alors on va parler couple et rupture. Et rémission. Enfin, on va parler amour quoi.


Il était une fois un garçon que nous nommerons Romain. Pendant quasi une demi décennie (5 ans quoi), Romain fut en couple avec Charlotte mais comme il arrive parfois, peut-être même souvent, ils finirent par se séparer. Charlotte m’expliqua qu’elle ne supportait plus son manque de concession, le fait qu’il ne veuille jamais sortir, qu’elle devait se battre pour le faire bouger… Bref, Charlotte et Romain se séparèrent.

Puis Romain rencontra Sandy et se dépêcha de se mettre en couple avec elle, l’amour n’attend pas, paraît-il. On peut aussi penser qu’il ne se supporte pas célibataire et s’est agrippé à cette fille comme Rose à son bout de bois lors du naufrage du Titanic. Référence ! Mais Romain n’étant pas idiot, il a noté que les femmes n’aimaient pas les hommes un peu mous qui  ne veulent pas sortir donc il se plie à la volonté de Sandy. Une sortie par ci, par là, et jamais il ne dit non. Charlotte est certes chafouine de voir que l’autre a réussi en 15 jours ce qu’elle n’a pas réussi en moult années. Ca m’avait fait un peu la même chose avec Guillaume 1er, j’ai lutté pendant quasi 5 ans pour qu’il
balance ses slibards sloggi gris (il devait en avoir une vingtaine) et ses pulls camionneurs 15 ans d’âge et ses chaussettes de tennis. Mais il avait des qualités aussi, faut pas croire, hein.
Deux ou trois mois après la rupture, il sort avec une jeune femme qui le relooke des pieds à la tête.  Alors évidemment, question : sommes-nous à ce point nulles ? Non, c’est le cas typique du « j’ai échoué, je change de vie, je prends le total contrepied de ce que j’étais ».

C’est bien de retenir les leçons de ses échecs passés, je ne dis pas. Seulement, j’ai toujours du mal à croire qu’on peut réellement changer du tout au tout. Sortons le bon vieil adage : « chassez le naturel, il revient au galop ». Qui d’entre nous n’a pas plusieurs fois dans sa vie pris la résolution de changer sur tel ou tel point et échoué plus ou moins lamentablement. Moi, par exemple, ça doit faire 10 ans que j’essaie désespérément de me lever plus tôt et j’ai beau faire, j’ai beau être motivée le soir en me couchant, quand le réveil sonne une demi-heure plus tôt, je grommelle, le fracasse et me rendors. Et le pire, c’est que je ne renonce toujours pas. Un jour, je me lèverai tôt pour pouvoir faire quelque chose le matin avant le boulot. Quelque chose d’autre que de me traîner sous la douche, me laver (tant qu’à faire couler l’eau, que ça serve), m’étaler mes crèmes partout, m’habiller, me maquiller et partir. Quelque chose d’utile, quoi.

De toute façon, il n’y a qu’une façon d’intégrer un réel changement, c’est d’y aller piano. Romain, en changeant du tout au tout, risque d’aller dans le mur. Parce que c’est trop brutal et que ça ne tiendra pas. Un peu comme quand on commence un régime radical et qu’on craque au bout de quelques jours pour se jeter sur la première chose hyper calorique qui passe  à notre portée.

Alors quoi ? C’est ça le message ? On ne peut pas changer ? Et bien non, je ne le pense pas. Enfin, si, mais petit à petit, on ne peut pas devenir un autre en quelques jours, c’est juste une question de logique. Et puis mieux que le changement, je vous propose : l’adaptabilité et le compromis . Ne pas toujours dire oui ou toujours dire non, faites des concessions mais gardez vos cojones dans le slip plutôt que de les offrir en cadeau à votre nouvelle copine pour qu’elle s’en fasse des boucles d’oreille.

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J-500 Logan’s Run

Par Enzo

Dans 500 jours, je ne serais plus un vingtenaire. Je ne pourrais plus être encore considéré comme jeune, mais définitivement comme adulte. Dans la vie active depuis plusieurs années, aucune reprise d’études (je peux affirmer sans trop me tromper que je ne replongerais pas pour un doctorat).
Hier, c’était le début du Bac avec cette philo qui me manque un peu. Comme le faisait remarquer Nina, c’était il y a 11 ans pour nous. Si je compte, ça fait 18 années depuis que je suis rentré au collège. Ma psy me dit de dépasser ces mauvais souvenirs, d’aller de l’avant,
mais au fond de moi je n’ai pas l’impression d’avoir énormément changé. Je reste l’archétype du gringalet timide (putain même cette expression fait vieux).

Malgré un indice de masse corporelle dans la zone saine (plutôt que dire zone normale et rajouter une dissertation sur le concept de normalité), l’environnement me soutient l’inverse : ma famille, ma belle-famille, la société. La nourriture ne sert plus à se nourrir, c’est une nécessité sociale avec des codes spécifiques.

Comme les codes spécifiques de l’apparence. Mince c’est bien, sauf pour un homme. Pour un homme, il faut des plus gros muscles dont on a pas besoin au quotidien (d’où la nécessité de forcer leur développement à la salle de gym). Et puis il faut faire attention aux combinaisons de code : mince + blanc + crane-ras, ça fait malade parait-il. Bon évidemment quand on a une chimio, les cheveux
ont plutôt tendance à tomber que rester courts, mais si après il faut être logique, on ne s’en sort plus.

Aux plus mauvais moments de mon adolescence, je me disais que plus tard je serais grand, fort et musclé. Comme une revanche. Comme une intégration. A force de remettre les choses au lendemain pour rester à rêver, j’en suis peut-être toujours au même point. Malgré le recul ou l’analyse que je peux avoir sur certains mécanismes, je reste toujours touché par la subtile pression
extérieure. Peut-être est-il temps d’accepter ce que la société veut de moi, correspondre à un cliché pour moins réfléchir, ne plus chercher à s’expliquer, laisser paraître l’explication. Intégrer l’exemple pointé du doigt et essayer d’y arriver.

Peut-être seulement pour adoucir le cap des 30. En 500 jours, est-ce possible ? A moins qu’il ne s’agisse que d’une énième résolution/rêve, un peu lié à l’attirance des chiffres ronds.

Postface: « Logan’s run » est le titre d’une série télévisé où la date limite de péremption de l’humain est de 30 ans*, age après lequel
il doit être euthanasié pour le bien commun.


* 21ans dans le livre dont est tiré la série

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T’as pris tes résolutions ?

Comme chaque année, il est l’heure de prendre ses bonnes résolutions. Parce que c’est comme ça et c’est tout, une tradition comme celle des voeux. On est le 1er janvier, ta vie doit changer mon ami. Ecrase cette dernière cigarette, finis ce dernier bonbon au chocolat car la diète commence, va courir pour débuter ton année sportive… Bon, comme le 1er tombe un vendredi, on t’autorise à attendre le 05 pour commencer.


Si je comprends bien le côté symbolique du début d’année pour prendre des bonnes résolutions, je suis jamais très chaude pour le faire en début d’année, je préfère attendre mon anniversaire. Car mon anniversaire, c’est le printemps, on est de suite plus motivés pour faire des choses. En hiver, j’ai tendance à être lasse et hibernante alors décider de chambouler ma vie juste parce qu’un chiffre a changé dans la date, bof. De toute façon, les années ne se terminent pas à cette date là, non, non. Si je prends l’année 2006 qui fut merdique, il
faut le dire (et quand j’apprends certaines choses, je me dis qu’une ex amie avait totalement raison en disant que je ne savais pas m’entourer), mais ça a duré jusqu’à tiers 2007, jusqu’à mon anniversaire en gros. A partir de là, ce fut un feu d’artifice : un CDI puis même un autre, des amies qui deviennent mes meilleurs soutiens et alliées, une sensation de bien être persistante. Bref,ça avait mis du temps à partir mais ça a duré ensuite. Et là, je sens que 2009, ça va être pareil. L’hiver va me servir à finir de m’installer dans mon appart et au printemps, je vais tout déchirer. Tout.

Mais voilà, il est de bon ton d’avoir une résolution, au moins une, histoire de donner le change. Alors, arrêter de fumer ? Je ne fume plus qu’en soirées quasiment, c’est juste pour le plaisir, quel intérêt d’arrêter ? Idem pour la picole. Continuer le sport ? Oui bonne idée mais pour le côté révolution de vie, on repassera puisque je continue. Me coucher plus tôt et dormir plus ? Oui, ça, il faudrait mais ça fait presque deux ans que je me dis ça et ça ne change rien, toujours des trucs à faire. Etre plus gentille de façon générale ? Je me suis rendue compte récemment que parfois, ne pas faire d’efforts pouvait être une bonne chose (ça me démange de balancer mais ce serait mesquin). Arrêter de coucher avec Gabriel pour chercher une vraie relation (ou faire de Gabriel mon officiel) ? Je suis de celles qui croient que les choses n’arrivent pas quand on les cherche, surtout en amour (alors que pour le boulot, si, faut chercher). Bon, ok, j’en ai une…

En 2009, je vais faire des économies…


Pour pouvoir me payer des voyages. Voilà. Elle me plaît bien ma résolution pour le coup. Faudrait voir à négocier une augmentation maintenant, pour m’aider dans mon plan de vie. Et vu la crise, je suis mal barrée.

Ah, résolution de dernière minute : arrêter de me polluer le moral avec la crise et tout ce qui va avec. Les choses sont ainsi, faire la gueule n’arrangera pas les choses. D’ailleurs, en 2009, faut que je rééquilibre mes énergies, j’ai trop de noirceur en ce moment pour vraiment avancer.


J’ai également décidé de ne plus tourner gentiment mes articles pour limiter les comms désobligeants vu que ça ne sert à rien, j’en ai quand même. Alors puisqu’on me préfère en mordante, je vais redevenir mordante. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien faire, les ¾ des gens ne m’aimant pas ici ne savent même pas qui je suis, on pourrait être assis à côté dans le métro qu’ils ne me diraient rien. Oui bon, c’est vrai, l’écran et google rendent plus brillants et courageux, sans, il est difficile de s’exprimer pour la plupart d’entre eux. Mais bon, quand je vois Lucas qui dit ce qu’il pense sans se poser des questions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de ce qu’il dit et Dieu merci, au passage, sinon, ça ferait peur, l’essentiel est qu’il dise ce qu’il pense sans chercher à tourner les choses de façon inoffensive. S’il trouve que la plupart des nanas fréquentant le site adopteunmec sont des dindes, c’est son droit. Moi, je m’en fous, j’y suis pas. Ah oui, en 2009, faudrait que je retrouve mon mordant de façon générale, je suis devenue trop indifférente à la société ses derniers temps.


Ah et une ultime résolution pour la route sans aucun rapport avec les précédente : en 2009, je mange une huître. Voire plus si j’aime.

Pour le reste, on attendra le printemps.

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Fais moi mal chérie !

Par Tatiana

 

Bon c’est décidé cette fois faut vraiment que je m’entraine à être méchante avec les mecs et à faire ma pétasse. Une étude très sérieuse montre que plus t’es chiante et que t’en fais baver au mec et plus longtemps il reste CQFD. Ne rigolez pas vous là-bas au fond. C’est vrai, c’est prouvé scientifiquement, ca fait des années que je mène cette étude. Quand on est gentille et compréhensive ben ça marche pas, on est tellement compréhensive qu’ils ont moins peur de nous larguer parce qu’ils pensent qu’on les aime pas assez (c’est bien connu une nana plus elle aime plus elle est chiante).

Gros problème : moi, être chieuse, c’est pas vraiment mon caractère. Je vais pas aller prendre la tête à mon mec parce que il a pas envoyé de texto ou signé son nom au lieu de « je t’embrasse ma chérie d’amour que j’aime ». Mais là faut que je me prenne en main, car sinon je vais jamais réussir à en garder un, et le prochain j’aimerais bien que ca dure quand même. Alors comment devenir une vraie chieuse/pouf/relou ?
 

La première étape c’est de pourrir un mec à qui on plait mais que vous il vous plait pas. Vous profitez bien de la situation (sans non plus l’allumer hein) genre tout ce que vous pouvez obtenir de lui qui vous intéresse vous prenez mais vous donnez rien en échange. Genre là en ce moment y a un mec limite si je suis pas la femme de sa vie. En temps normal le mec je vais tout faire pour bien l’éloigner de moi car je déteste avoir un mec qui me tourne autour alors que je sais pertinemment que y aura rien entre nous. Ben là, avec ma
nouvelle résolution, je vais le laisser baver sur mes pieds (enfin pas trop quand même) et récupérer un nouveau logiciel qu’il va me graver et tout. J’ai même pas eu besoin de réclamer. Trop la classe. La dernière fois je me suis faite offrir le déjeuner par un ancien collègue de stage alors que normalement c’est jamais un truc que je fais.

Mais ça mes copines elles me l’ont déjà dit je profite pas assez des mecs. Après tout si ça leur fait plaisir je devrais pas me priver. Ben je crois que j’ai fini par comprendre qu’elles ont raison.

Ensuite quand vos êtes bien rodé sur cette étape, vous pouvez passer à l’étape suivante, normalement ca devrait pas poser trop de problème. Ca coule de source après et on trouve toujours de nouveaux trucs pour être relou/chieuse/pouf…Donc déjà avec la première étape vous allez forcément accrocher un mec, donc à vous de tout mettre en œuvre
pour le garder. Pour ce faire : méthode ultime de la chieuse. Beaucoup de mecs ont beau dire, ils aiment bien être un peu vissés. Si si messieurs ne dites pas le contraire si on vous laisse sortir comme bon vous semble vous avez l’impression qu’on s’en fout de vous, et c’est pas forcément vrai. Donc là on peut se lâcher, en plus ca fait du bien d’être chieuse avec crise de jalousie et autres trucs en tous genres. Bref, c’est la fête. Et bien moi je constate une seule chose ca peut paraitre étrange et pourtant les couples que je vois autour de moi sont comme ça. Toutes les nanas sont relous avec leurs mecs et les brident à mort. Et les mecs ben du coup ils restent.

Petits conseils aussi pour les mecs, vous aussi plus vous êtes chiants plus on aime ça. Un mec qui dit amen à tout et qui est gentil c’est pas drôle. Finalement on est tous un peu masochiste sur les bords. Et puis si vous êtes avides de savoir vous pouvez aussi aller voir là-bas 

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