Cuba : premières plongées, premiers mojitos

Premier jour à Cuba et direct premières plongées. En sortant de la chambre pour aller prendre le petit déjeuner, je découvre le centre avec un petit kiosque en face de la chambre et surtout un bras de mer. Tout un tas de choses que je n’avais pas repérées à l’arrivée. On croise quelques stagiaires au petit déjeuner, les affinités commencent à se créer. J’essaie de retenir un peu les prénoms… et comme souvent dans ces cas-là, il y a ceux que tu apprécies spontanément… et les autres.

Cuba centre UCPA

Petit briefing du séjour, la plongée commence dès 11h, je récupère direct un binôme, N2 qui veut à tout prix faire de l’autonomie. “Oui mais si on se perd, c’est pas grave, ça fait partie de l’apprentissage !”. Heu… En route pour la première plongée, juste au pied du centre. Le matos est un peu vieux mais ça va, le bateau est poussif et pue le mazout mais nous amène à destination. Saut droit et me voici immergée dans les eaux cubaines. C’est beau. Les fonds me paraissent assez proches de ceux de la Guadeloupe mais le soleil étant de la partie, ça rend de suite mieux. De jolis coraux, des poissons papillon, des demoiselles bijoux, ça virevolte en douceur. Evidemment, la go pro refuse de fonctionner, problème sur la carte micro SD. Pas de film de plongée pour Cuba. Je suis toujours un peu poissarde là-dessus… Pas grave, je savoure même si le ballet des méduses blanches sur fond bleu méritait d’être immortalisé.

Cuba, centre UCPA

Méduse

Vieille photo de 2012 ou 2013 que j’ai toujours aimé fort

Déjeuner en speed, on enchaîne. Pendant qu’on mange, je repère deux filles que j’aime bien, un couple adorable et la princesse de la veille dans ses grandes oeuvres qui impose sa cadence à son petit groupe.

UCPA - centre cuba

Cette photo a été prise plus tard mais c’est pour donner l’idée du cadre

Deuxième plongée et ça se complique. La mise à l’eau est un peu précipitée et mon binôme oublie sa ceinture de plombs, on perd donc rapidement le groupe qu’on est censés suivre de loin. La plongée est une dérivante sauf qu’on n’a rien dérivé du tout… Deux gros chapons à l’accueil de la descente, une langouste, un crabe énorme (depuis Osaka, je trouve ça flippant, les crabes), deux lions fishes, des méduses… et là, le drame survient. Mon binôme veut à tout prix faire demi-tour, j’ai pas l’impression que c’était la consigne mais j’ai pas trop écouté… Et effectivement, on ressort à bien 500 mètres du bateau… Je nous fais redescendre car c’est plus simple pour tracer mais mon binôme n’a plus d’air donc on remonte à nouveau. Heureusement, le bateau nous voit et vient nous récupérer. Moralité : il faut que je me fasse plus confiance et que je me fie moins aux autres. Retour au centre pour une petite douche et départ pour s’offrir le premier mojito du séjour dans un bar. Et le deuxième aussi, d’ailleurs. On est en bord de route avec des enfants qui jouent sur le petit pré derrière nous, notamment avec une chèvre. Sur la route, une voiture en tracte une autre avec une sorte de chambre à air, ça n’a pas l’air très efficace… En venant, on est passés par un quartier très rural, on a croisé des agneaux, des hommes à cheval qui venaient se chercher les uns, les autres. Le cheval, c’est un peu le scooter local, quoi… avec beaucoup plus de gueule.

Guajimico, Cuba

Retour au centre pour un apéro. Résolution d’être raisonnable : ahem… Mais les consos du bar ne sont pas trop chargées, la Piña Colada et le Cuba libre passent sans faire de dégâts. Je sèche cependant la soirée : en vacances, j’aime aussi dormir et rétablir la balance déficitaire de mon sommeil.

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The girls d’Emma Cline : secte et adolescence

Aperçu quelques fois dans ma timeline Twitter, j’ai craqué et acheté The girls d’Emma Cline, sans rapport avec Girls, la série de Lena Dunham (que j’ai détestée pour les trois épisodes matés). Ce qui m’avait intriguée : pas l’histoire vu que je m’en savais rien mais quelques phrases méchamment stylées.

The girls d'Emma Cline

L’histoire (maintenant que je l’ai lu, le roman) : Evie Boyd est une femme quelconque… en apparence. Occupant la maison d’un ami pour la surveiller, elle croise l’enfant de celui-ci qui connaît son passé. A 14 ans, alors que son été débutait dans un ennui poisseux, à traîner avec une camarade de classe qu’elle n’apprécie plus vraiment, fantasmant sur le frère de celle-ci, elle rencontre Susan, une jeune femme qui va faire basculer sa vie. Evie va se retrouver dans une espèce de secte où le sexe occupe une grande partie. Evie, dans sa passion pour Susan, va s’investir dans cette folle aventure, jusqu’au drame.

La secte qui assassina Sharon Tate

Alors pourquoi j’ai aimé ce livre ? Le style d’abord. J’ai dit par le passé que le style n’était pas un critère en soi mais quand la plume est jolie, j’admire, je déguste. Même si à certains moments, le tic de coller un adjectif pas forcément attendu à un nom commun ou une métaphore un peu hors sujet, finissait par me lasser un petit peu. Mais le roman est parfaitement écrit et se lit avec plaisir d’autant que… il est magnifiquement orchestré.

Cheffe d'orchestre

Ici, je vais pouvoir faire un parallèle avec mon roman horribilus, notamment la notion d’auto spoiler : dans the Girls, l’histoire est un souvenir remémoré par Evie donc dès le début, on a droit à la fin de l’histoire. Le roman est donc de savoir comment on en est arrivé là. Et c’est sincèrement prenant. Surtout qu’en déroulant l’histoire, tu as l’impression que le parcours d’Evie l’éloigne de ce que nous savons être la fin et tu essaies de comprendre comment on va raccrocher les wagons. Donc quand c’est bien écrit, tu peux donner des éléments de résolution sans que ça nuise au plaisir de lire.

Le tableau de l'enquêteur

En fait, le seul point noir, à mon sens, de ce roman, c’est la partie “dans le présent” qui n’apporte pas énormément, voire pas du tout. Je comprends sa présence (essentiellement nous faire respirer dans l’histoire assez crasse du roman) mais je m’en foutais un peu, j’étais à la limite de sauter les pages même si ça apportait quelques micro éléments supplémentaires au récit et mettait en exergue une question : comment Evie avait réussir à ne pas se faire prendre. Mais sinon…

The girls d'Emma Cline, inspiré de l'histoire de Charles Manson

Bref, The girls est un roman qui ne respire pas la joie de vivre, il évoque des images sales et poussiéreuses mais je le conseille de tout mon coeur car si l’histoire narrée n’est que de l’ordre du fait divers (fortement inspirée de l’assassinat de Sharon Tate par la clique de Manson), Emma Cline manie ses personnages avec brio et même si Evie a des réactions des fois un peu stupides, ça ne donne pas envie de lui hurler dessus car les rapports entre les personnages sont admirablement bien tissés. A ne pas lire à la plage pare que c’est pas le lieu mais dans un train avec la pluie au dehors (assez facile en ce moment), ce sera parfait.

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Old boy de Park Chan-Wook : sors de ta zone de confort

Petite pause dans les dystopies car il faut savoir varier les plaisirs et j’ai très envie de vous parler d’un film… ou plutôt de ce que ce film représentera désormais pour moi. Il s’agit de Old Boy de Park Chan-Wook, film que je voulais moyennement voir parce que “oh les films violents, j’aime pas” et que j’avais tort parce que c’était bien cool.

Old Boy de Park Chan-Wook

Lundi 14 août, je profite avec joie de ma journée de RTT imposée dans ma famille avec tous les gens que j’aime : mes parents, la tribu de ma soeur dont les quand même remuants Saturnin et Pivoine (cette enfant nage à 23 mois…), on a fait un repas de famille la veille avec tout le monde heureux… bref, je pataugeais dans une piscine d’allégresse. Nous avions prévu avec Victor d’aller faire un tour dans le Quercy parce que c’est putain de beau, ma région, mais une grosse flemme nous a pris et nous sommes donc restés à végéter devant Netflix. Un film ? me propose-t-il. Je le laisse choisir et me voilà face à Old boy de Park Chan-Wook. Je suis entre mou et intérêt : oui, on avait dit qu’on devrait se mater plus de films coréens et à part Dernier train pour Busan,on n’a pas tenu notre résolution. Mais les films de gens qui se battent et se tuent, ça m’ennuie. Ouais, je ne connaissais pas du tout l’histoire, j’avoue.

Old Boy, une histoire de vengeance

Donc l’histoire, justement. Oh Dae-Tsu est un gros loser alcoolique qui disparaît un soir de pluie, enlevé par on ne sait qui. Pendant 15 ans, il va rester captif, perdant peu à peu la raison, tapant contre des murs pour s’entraîner et cherchant par tous les moyens à s’échapper. Un matin, il est relâché par son mystérieux ravisseur. N’ayant plus rien à perdre puisque son bourreau a tué sa femme et que sa fille est partie vivre à l’étranger, il va arpenter la ville pour retrouver qui lui a fait subir ça et se venger. Il sera aidé dans sa quête par Mi-Do, une cuisinière qui le recueille dès sa sortie, qui pleure beaucoup et qui a une tête de poussin perdu (ce qui lui vaut immédiatement toute mon affection) et son ami d’enfance Joo-hwan.

Old Boy - Oh-Dae-Tsu et Mi-Do

Donc un thriller assez classique sur le papier à base d’enquête, de vengeance et de gens qui prennent cher, partie qui, en général, me blase complet car j’ai parfois du mal à y voir autre chose que de la violence gratuite, mais là, c’est pas le cas car tout fait sens. La moindre scène un peu hard a une justification dans le climax final. Comme l’histoire est tirée d’un manga, il y a quelques scènes assez stylées qui semblent copiées-collées de cases manga, notamment la toute première ou encore la première scène de bagarre, le plan avec les parapluies au tout début. Et j’aime cette esthétique. Le seul truc que je reprocherais au film, c’est une astuce scénaristique qui nous met sur une fausse voie alors qu’avec Victor, on avait deviné direct une des grosses révélations du film mais à la limite, c’est pas si grave.

Old Boy

Donc oui, j’ai aimé le film, vraiment, et j’étais contente de l’avoir vue et c’est là que je tombe sur le sujet que je voulais aborder dès le départ : il faut savoir sortir de sa zone de confort, culturellement parlant. Je suis pas une grande cinéphile parce que j’ai pas envie de voir 9 films sur 10 qui sortent. Parce que le synopsis est moisi, parce que j’aime pas tel style ou tel style, j’aime pas tel acteur, que c’est déjà vu 100 fois, gna gna gna. Et je pense que pour certains films, c’est pas si mal de passer son tour, je vous parlerai à l’occase de tout le mal que je pense du hate watching. Mais parfois, faut savoir un peu dépasser ses à priori, surtout quand la critique est unanime. Donc Old Boy, c’est oui et on va reprendre cette bonne résolution de découvrir le cinéma étranger (hors américain) pour découvrir de nouveaux modes de narration, de pensées… et de vie, aussi.

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Ecrire un polar : qui sera le coupable ?

Bien le bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Moi, ça va, mon roman de Maja continue de bien avancer : j’ai entamé la troisième partie, j’ai réussi à défaire un noeud qui me dérangeait dans ma progression et niveau retape, j’ai désormais 141 pages tapées. Ca rigole plus. Mais parfois, je me prends à rêver à mon prochain roman. Et si je décidais d’ écrire un polar ?

écrire un polar

J’aime bien lire les polars, je vous en ai présentés quelques uns ici mais c’est un genre que je trouve difficile. Par exemple pour ma part, en tant que lectrice, si je trouve le coupable avant la fin, même si le livre est bien, ça va diminuer mon enthousiasme automatiquement. C’est pour ça que je voue aux nues Les impliqués, Millenium (le 1er) ou encore les 10 petits nègres… parce que j’avais rien vu venir.

SK1 serial killer

Les dix petits nègres justement, parlons en. Jeune, j’ai lu énormément d’Agatha Christie et de Mary Higgins Clark (no judgement please, j’avais 15 ans) et le souci de cette dernière, c’est que j’ai fini par piger la recette et je devinais dès la page 30 qui était le tueur : un homme proche de l’héroïne principale et surtout celui qui n’est jamais le narrateur. J’ai longtemps cru que Christie n’avait pas de recette mais j’ai fini par trouver : la victime est souvent coupable, elle simule sa mort, une attaque ou prendra la place du mort supposé pour trompe l’enquêteur. Cf les dix petits nègres, Meurtre sur le Nil,les vacances d’Hercule Poirot…  par exemple.

Les 10 petits nègres, la série

S’arranger pour que le lecteur ne trouve pas le coupable avant la fin, c’est donc le but ultime du polar et à force d’en lire, j’ai repéré deux ou trois astuces…

Nail art écriture

Le coupable évident

Ca arrive, dans les polars, l’enquête se lance et il semble évident que c’est John le tueur. Sauf que tu lis un roman, qu’il y a trois-cents et quelques pages, dirons-nous et que tu ne peux pas écrire tout ça sur une évidence… Et bien certains y arrivent et quand vient l’heure des révélations tu es légèrement… désappointé. Mais ça peut marcher car tu cherches tellement pendant tout ce temps qui ça peut être car ça ne peut pas être celui que tout le monde accuse que tu te fais quand même bien balader.

Sang chaud pour meurtre de sang froid

Mais y a moyen de le jouer plus subtil…

Le dégueulasse

Celui-là, on ne le voit pas venir car il se rend coupable d’exactions qui dépassent notre entendement genre violer sa fille avant de la refiler au frère de cette dernière…Ca me « fascine » d’ailleurs un peu, cette voie là, faudra que j’en reparle, tiens.

Broadchurch

Le psycho

Un peu le cousin de celui du dessus : tout le ressort du roman est basé sur la folie d’une personne. C’est le cas par exemple de The gone girl ou un film ou téléfilm une fois que j’avais vu plus jeune et dont le dénouement était brillant : un inspecteur enquêtait sur une femme disparue et à la fin, on découvrait que cette femme, en fait, c’était son frère qui avait une double personnalité… En gros, personne n’avait disparu

Tout le monde ou presque

On pense naturellement au crime de l’Orient Express. J’ai lu un autre polar récemment (dont je tairai le nom pour pas spoiler, évidemment) dont la révélation était peu ou prou celle-là, tout le monde était impliqué plus ou moins sur deux crimes ayant lieu simultanément mais finalement sans rapport… et j’ai trouvé ça un peu facile comme rebondissement. Ok, je l’avais pas vu venir mais ça complexifiait tellement l’histoire que tu finis le roman genre “ouais, ok… on s’en fout en fait”.

Le crime de l'orient express

Le tueur sorti du chapeau

Celui-là, c’est celui que je déteste, Parce que c’est trop facile, on est à la limite de la paresse d’écriture. Vous avez votre paquet de suspect mais le tueur en fait, c’est le passant de la page 57, ahah, surprise ! Ca peut être bien amené, attention ! Dans Se7en, par exemple, le coupable n’apparaît in fine que lorsqu’il a terminé son oeuvre (même s’il est rapidement croisé dans un couloir à un moment) mais à aucun moment il n’y a eu de liste des suspects par exemple donc on n’était pas dans le “je te présente John, Mark et Teddy, ce sont nos trois suspects mais en fait, le tueur, c’était Jacob, le chauffeur du taxi que tu as pris à la page 36 et qui t’a dit “vous allez où ?”, incroyable, non ?”

Saga, chevalier des gémeaux, tue le grand pope

Ok, les chevaliers du Zodiaque, c’est pas un polar mais c’est un excellent exemple de ce que je veux dire

Parce que c’est là, à mon sens, toute la difficulté du polar : comment trouver le juste équilibre pour surprendre le lecteur sans faire sortir un tueur du chapeau ? Lui donner tous les éléments sans que la résolution ne soit trop évidente ? Parce qu’un polar où l’on devine avant la fin qui quoi qu’est-ce… Ca donne juste envie de l’oublier au plus vite

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Sois gentille, même si c’est pas toujours facile

 

Ce blog vire dangereusement rose guimauve, faudrait que je m’énerve un peu sur l’actu, on va finir par croire que j’ai perdu toute acidité. Mais tant qu’à parler de bien être et de gens gentils, poursuivons. Depuis mon retour du Canada, je ne supporte plus les Parisiens mais j’essaie tant bien que mal d’être charmante et polie. Sois gentille, c’est pour le bien commun.

Sois gentille

Commençons par deux anecdotes :

  • Philippines, avril 2015 : au 3e hôtel, Anaïs et moi héritons d’une chambre avec vue directe sur le parking quand les autres filles ont des chambres installées autour de la piscine. En fait, les chambres étaient réparties avant notre arrivée et on a changé car Anaïs et moi voulions être ensemble donc du coup, nos colocs prévues respectives étant légèrement du style vindicatif, il devenait difficile de leur refiler la chambre du parking donc les gentilles en ont hérité, ce qui m’a bien BIEN saoulée sur le coup

piscine_philippines

  • Pays Basque, juin 2015 : stage de yoga, avant-dernier jour. Lors de ce stage, nous étions responsable de la propreté des lieux avec des consignes claires quant à la vaisselle notamment. Ce matin là, on se lève et catastrophe : lave-vaisselle pas lancé et évier plein, le propriétaire de la maison, un de ses invités et deux stagiaires ayant passé la soirée à picoler sur la terrasse (mon imagination a brodé 35 histoires au moins autour de ça). Pour éviter tout drame, je prends donc sur moi de faire la vaisselle. Jusque là tout va bien. Mais après le repas, la prof m’interpelle : “tiens, Nina, passe le balai dans la maison”. Heu ? C’est à dire que je me suis déjà tapé toute la vaisselle que je n’aurais jamais dû faire, est-ce vraiment nécessaire d’en remettre une couche ? “Imagine que tu chasses tes mauvaises pensées à chaque coup de balai”. Y en avait pas mal pour toi meuf*…

pays-basque-guethary

Dans ces anecdotes, la conclusion semble être “trop bonne, trop conne”. Non mais c’est vrai, regardez le nombre de situations dans le quotidien où il faut rester ferme pour pas se laisser bouffer : dans le métro, par exemple. Je parle même pas d’avoir une place assise mais par exemple, combien de fois il faut lutter pour juste se tenir à la barre centrale vu qu’un-e gros-se boulet-te étale tranquillement son dos sur ladite barre. On se sent spolié dans son bon droit parce que, pardon mais cette barre n’est pas à toi, monsieur-madame et je vais enfoncer mes doigts dans ton dos, je m’en fous… Alors oui, on peut demander gentiment et même une fois sur deux, vous obtenez ce que vous voulez sans énervement aucun. Mais l’autre fois, vous ferez remarquer à une personne qu’elle pourrait lâcher le strapontin vu la foule et elle vous répondra par sa plus grande indifférence (au mieux…)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d'affluence (on comprend pourquoi)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d’affluence (on comprend pourquoi)

Quand je vois ce qui passe à la télé (ouais, ok, je vois plus rien, je l’ai plus mais faisons semblant), les émissions de téléréalité où on se met des quenelles, où on se la fait à l’envers, où les gentils sont vite éliminés, les séries télé ou les films où on kiffe le personnage bad boy/girl irrévérencieux, l’omniprésence de chroniqueurs “mordants”… et à l’inverse les “gentils” présentés comme des faibles, des victimes éternelles, des gens fades et sans intérêt…

Ok, je connais très peu Community

Ok, je connais très peu Community

Et pourtant… Pourtant, quand tu vois comme les gens sont plus détendus dans un pays où la politesse est la norme dans les relations, que tu vois comme ça te met de bonne humeur quand tu as une interaction agréable avec quelqu’un dans la rue, dans les transports. Ou alors, c’est moi qui suis Bisounours mais ça me rend de très bonne humeur, quand le caissier ou la caissière de ma supérette est poli, s’il est de bonne humeur et chantonne ou fait une blagounette… Ben, ouais, ça fait une différence. Vous n’imaginez pas quel niveau de bonheur j’atteignais au Québec, quand il était normal de saluer le chauffeur, que les serveurs te tapent gentiment la causette parce que c’est normal mais qu’ils s’imposent pas non plus. Tu oublies ton réflexe de jouer à la plus connasse pour pas te faire avoir.

Connasse est la parfaite illustration de "l'adoration" autour des personnages détestables (j'ai détesté le peu que j'ai vu)

Connasse est la parfaite illustration de « l’adoration » autour des personnages détestables (j’ai détesté le peu que j’ai vu)

Mais au fond, est-ce si grave ? Oui, parfois, c’est gonflant de voir un mec arriver en même temps que le bus et pousser tout le monde pour pouvoir s’asseoir alors que vous qui étiez là bien avant devez un peu pousser les gens pour avoir une mini place mais après… Après le trajet va durer quoi, 15 mn ? 20 mn ? Une goutte d’eau dans ma journée. Par contre, si je m’énerve, la tension va bien me durer une heure ou deux. Et vous aurez noté qu’en général, quand on est de mauvaise humeur, on peut causer mal à quelqu’un, tout prendre mal, c’est un cercle vicieux.

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Etre gentille… Résolution des 36 ans, tiens. Et franchement, ça va pas être si facile.

* Ce stage de yoga va finir par devenir “Cosette chez les yogi”, j’ai l’impression… Faut dire que je suis tellement retombée en amour avec le yoga depuis mon expérience marocaine que j’ai beaucoup de rancœur contre la prof qui a failli m’en dégoûter.

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Retraite yoga : il faut persévérer

Hello ! Ca va bien, vous ? Moi, ça va très bien ! Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou Instagram, vous avez raté mes périples au Maroc où je suis partie en retraite yoga. 5 jours de Vinyasa, réservé un jour de “raaaaaaah j’en ai marre, ils me fatiguent tous [au taf], vite, vite, du zen !”. J’ai légèrement hésité, au vu de mon expérience pas ouf de l’an dernier mais, vous savez quoi ? J’ai eu raison de m’entêter.

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L’an dernier, j’étais partie, confiante, en retraite au Pays Basque, dans une maison magnifique mais… j’en ai chié. Au point qu’au cours du séjour, j’ai limite développé une haine du yoga, je me disais que c’était de la grosse merde, que j’aimais même pas ça et que j’allais m’investir dans le Pilates, plutôt. Finalement, seul un massage ayurvédique avait apaisé mon énervement (et mes courbatures) et avec le temps, j’avais oublié cette réaction épidermique. Puis lors de ma retraite de la semaine dernière au Maroc, ça m’est revenu… Oui, j’aime le yoga, j’aime les défis qu’il me pose mais… l’an dernier, j’avais juste été prise en grippe par une prof malveillante (envers moi du moins).

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Oh, rien de personnel, je pense. J’étais juste pas élève de son école et nous n’avions pas la même conception du yoga : je voulais me détendre, remettre du zen dans ma vie, pas faire un training militaire. Non parce que, ok, ça a été cool pour mes abdos mais c’était pas du tout ce que j’étais venue chercher. En rentrant, je m’étais dit “ouais bon, je vais quand même m’inscrire dans un cours parce que bon, si ça doit me faire les abdos…” mais je ne l’ai jamais fait. Parce que j’avais un peu intégré que j’étais une quiche, que j’avais pas envie de me faire malmener dans mes loisirs, que le sport doit me faire du bien et pas de mal.

retraite yoga

Là, par exemple, on a fait de la méditation sur la plage… Vie difficile !

Et puis le Maroc, et puis la révélation. Une prof bienveillante mais exigeante qui n’allège pas son programme alors qu’au matin du 4e jour, on s’effondre sur la première posture demandant un minimum d’équilibre. Dur ? Oui mais il n’y a pas ce sentiment d’échec : oui, on est fatiguées et, oh, devinez quoi ? C’est normal. Je n’arrive pas à faire les postures que sur les mains parce que j’ai peur de tomber ? Pas de soucis, j’y arriverai plus tard, chacun son rythme. Par contre, je gère pas mal le pont si vous voulez savoir. Oui, le yoga est une discipline exigeante mais NON, on n’est pas là non plus pour être performante. Non, je ne suis pas nulle, je sais gérer certains exercices, d’autres moins, c’est normal, en fait…

Bon, faut m'aider un peu car toute seule, j'arrive juste à me mettre sur la tête. Et c'est déjà pas mal

Bon, faut m’aider un peu car toute seule, j’arrive juste à me mettre sur la tête. Et c’est déjà pas mal

Fin de séjour, je rentre en France, heureuse, sereine, motivée, prête à mordre la vie à pleine dent. Première mission : voir les cours que donne la prof que j’ai eue au Maroc pour m’inscrire et pratiquer. Parce que j’ai besoin de sérénité mais j’ai aussi besoin de me prouver qu’à force de travail, je peux arriver à faire des choses… même à tenir sur les mains si je veux.

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Bref, moralité : il faut savoir relativiser certains “échecs” qui ne devraient même pas porter ce nom là, d’ailleurs. C’est une leçon qui s’applique à tout. Prenons l’exemple du travail : parfois, sur un dossier, vous n’êtes pas à votre optimum ou vous ne comprenez pas les attentes de la personne en face et elle aura de vous une mauvaise opinion. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes mauvais dans l’absolu mais que dans ce cas, ça l’a juste pas fait. Idem en amour : une rupture ne veut pas dire que vous êtes une personne horrible dont personne ne veut mais qu’avec la personne qui vous quitte, ça ne le fait pas pour une raison X ou Y. Et je prends là une grande résolution, la plus dure de toutes mes résolutions : arrêter de m’évaluer dans le regard des autres.

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Bref, une nouvelle ère commence : une ère où Nina devient accro au yoga. Mon objectif ?
Ca :

Bakasana, le corbeau

Bakasana, le corbeau

Et ça :

sirsasana
Mais surtout ça :

Les-5-cles-de-la-serenite

(et enfin ça, on va pas se mentir non plus) :

canon

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C’est pas parce que je tiens pas mes résolutions que j’en fais pas

Tadaaaa, la meilleure tradition que Noël, mieux que la dinde que je ne mange jamais ou que le film de Noël que je ne regarde pas : les résolutions ! Ce truc magique qui me fait croire que ma vie sera meilleure demain. Evidemment, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire mais laissez-moi rêver deux minutes que j’en tiendrai quelques unes.

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Avant tout, payons nous gentiment la honte en reprenant la liste de l’an dernier pour constater que j’en ai tenues aucune ou à peu près… Bon, j’avais dit que 2014 serait l’année de la réussite, je m’y suis plutôt bien tenue même si j’avais autre chose en tête à ce moment là (j’avais prévu d’évoluer dans ma boîte, pas d’en changer mais bon, je m’en sors mieux in fine). Pour le reste :

  • remettre de l’ordre dans mon intérieur : fait dans mon appart, un peu moins dans mon estomac (ça dépend des moments). Aucune capacité à me préparer à bouffer en avance (et pourtant, il le faut)
  • reprendre le yoga : oui mais par accident (proposé par ma boîte mais je sens que ça va pas durer)
  • mise en place d’un suivi dépenses pécuniaires/calorifères + mots écrits. Jamais fait, j’ai à peu près pas du tout tenu ma résolution de ne pas dépenser un budget hebdo de 150 €, j”ai parfois fait les 7 km de nage, jamais écrit 1500 mots/jour (je suis même pas sûre d’avoir écrit quoi que ce soit de littéraire cette année)
  • trouver un mec : ça dépend de ce qu’on met derrière le mot “mec” mais j’ai eu des petites scénettes sympa et une histoire d’amitié poussée bien sympa alors c’est pas tout à fait ça mais c’est pas tout à fait raté non plus.
  • devenir la queen du digital : être la boss de la social intelligence, ça marche un peu quand même…

 

Bilan moins catastrophique que prévu, ouf.

chiot-mignon

Alors, en 2015, je fais quoi ? Je reprends mon idée de chi va piano va sano mais en priorité :

  • devenir une psychorigide de la to do list car ça marche bien. En gros, je m’achète un agenda dans lequel je liste tout ce que je m’impose de faire dans la journée (pro et perso), ce que je dépense (en calories et en sous), ce que j’écris… Ca fait complètement meuf folle dis comme ça mais j’ai teeeeeellement tendance à m’autoflageller pour rien qu’en cochant les cases, les choses seront faites
  • M’instaurer un samedi ou dimanche glande. Quitte à me mener la vie dure 6 jours sur 7, le 7e (samedi ou dimanche), je fous rien et je culpabilise pas 30 secondes
  • Me préparer une gamelle pour le midi, ça coûte trop cher à la longue les sandwiches et ça fait grossir. Me constituer une tirelire où je mets ce que j’ai économisé en fin de semaine pour me payer des escapades, des stages et des massages
  • Me trouver un vrai cours de yoga, je sens que ceux du bureau vont s’arrêter (et la prof parle trop). Prendre des cartes de 10 cours de yoga, gym suédoise si je trouve une salle cool (y en a une à côté de chez moi mais les cours sont trop tôt) et de danse. En 2015, je transpire. Et la piscine, on y retourne et on arrête de chouiner parce qu’il fait froid
  • Choper des stages : photo, trucs manuels, danse, pilotage, tout ce qui me permettra de m’amuser et d’apprendre des trucs
  • Ecrire pour de vrai
  • Changer de style vestimentaire, ça casse un peu ma jolie ascension qu’on me prenne toujours pour l’alternante de service (j’ai 34 ans bordeyl)
  • M’acheter des plantes

tableau-vegetal-stabilise

Et… et puis voilà. Trouver un mec, on verra ce que me réserve la vie, apprendre une langue, oui, non, pas en ce moment (mais renforcer l’anglais même si je suis pas si mauvaise). Trouver mes voies, oui mais rester sur la mienne pour le moment, tant que ça marche. Parce que je suis certes bonne dans le rebond mais ça finit par fatiguer un peu. 2015, année de la consolidation (de la psychorigidité, du touche à tout, de la chlorophylle et de la glande donc… ).

glande-chat

Mais surtout, surtout, ma vraie résolution, celle que je ne sais pas du tout comment je vais tenir, c’est arrêter le snoozing d’être un boulet. Non parce qu’entre mes différentes cascades dans la rue ou dans un escalator où mon adresse géniale qui fait valdinguer mon verre de rouge direct sur le pantalon et la chemise du mec de la régie qui nous payait le déj, sans parler de tous les objets que je brise, j’en ai putain de marre. (si idées, je suis preneuse).

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Demain, je vous parle de mes résolutions spéciales réseaux sociaux (et blogs)

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Lisbonne, capitale du Street Art

C’est assez drôle comme certains thèmes reviennent parfois dans ma vie. Genre le street Art. En septembre, quand je me suis rendue à Belfast, je me suis dit “oh waaah, c’est trop  la ville du Street Art”. Mais en fait, non, pas tant que ça. Du moins moins que Lisbonne qui souhaite vraiment occuper une place de choix dans cette production culturelle si particulière.

Street art version Lisbonne

Street art version Lisbonne

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Street Art version Belfast

 

Début décembre, me voici donc à Lisbonne pour rendre visite à Goldie qui est devenue en moins d’un mois guide sur le thème du Street Art. Le week-end où je suis venue, elle avait précisément une visite “que je pouvais faire si ça m’intéressait”. Ben un peu que oui ! En voilà une façon originale de découvrir la ville et j’avais eu un petit aperçu lors de mon passage à Santa Appolonia.

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Samedi après-midi, donc, nous voici sur une place dont j’ai oublié le nom pour récupérer notre groupe : des Anglais, des Allemands, des Français, le melting pot. Goldie prend les choses en main et commence par nous amener dans un centre commercial. Heu ? Alors en fait, c’est l’anniversaire du centre commercial et, pour l’occasion, le sous-sol est ouvert aux street artists qui ont créé trois ambiances spécifiques. Surprenant ? Oui mais Goldie allait nous amener dans un lieu encore plus surprenant…

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… Un parking.

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Ce Parking de 6 étages est entièrement décoré par des street artists portugais, invités par la GAU* à recouvrir les murs moches du parking de leur oeuvre. On retrouve les oeuvres de Ram, Mar, Miguel Januário, Paulo Arraiano et Nomen.  Chacun a un étage pour s’exprimer, on découvre des oeuvres mêlant graff et street art, chacun y met son empreinte. Puis au rez-de-chaussée, les artistes ont collaboré, mêlant leurs styles pour nous offrir de belles fresques.

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On repart ! On file dans les petites rues découvrir de nouvelles fresques dont un bel hommage au Fado (que je n’aime pas du tout en tant que musique au demeurant) dans le quartier de Mouraria.

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On repart, petit tour par une place au pied du château, divinement mis en lumière par le soleil couchant. Je mitraille le spectacle tandis que notre petite troupe commence à fatiguer un peu.

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Au stop suivant, voici un bel hommage à la révolution des oeillets de 1974 avec des fresques représentant différentes révolutions (dont la révolution féministe qui a suscité pas mal de commentaires parmi les femmes du groupe). Cette oeuvre, réalisé cette année (74-2014…) est déroulée dans une petite rue étroite où montait autrefois un tram, typique de la ville

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On continue, ça fatigue un peu. Petit tour pour voir le Cheval d’Aryz puis on termine dans la zone des anciens théâtres. Il fait déjà nuit, une ambiance un peu particulière. On y croise d’ailleurs M. Chat, des fois que je me sente un peu dépaysée…

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(pardon pour la photo, il faisait vraiment nuit à ce moment là de l’histoire)

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Pendant la visite, on a aussi croisé des conteneurs tagués, attribués également par la GAU : vous envoyez votre projet et s’il est validé, vous récupérez un conteneur et à vous de jouer !

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Bref, n’étant que peu au jus du monde du street art (qui m’intéresse de plus en plus), je n’avais pas conscience de ce que Lisbonne pouvait receler en la matière. J’ai adoré et j’en ai tiré deux leçons : 1/ me pencher sérieusement sur l’univers du street art (hors Banksy, Mister Brainwash, Space Invader, M. Chat, Shepard Fairey ou Miss Tic, je veux dire), 2/ me renseigner sur les visites insolites de Paris (street art mais pas que). Non parce que y a bien que comme ça que tu vas dans un parking pour y découvrir des oeuvres d’art, quoi !

Grâce à Goldie et sa connaissance du street art, on a aussi croisé cette maison à Caiscai le dimanche

Grâce à Goldie et sa connaissance du street art, on a aussi croisé cette maison à Caiscai le dimanche

 

Bref, pour conclure sur Lisbonne, j’ai aimé et j’y retournerai. Au futur, c’est une certitude, sans doute au printemps, si Goldie veut bien me promener un peu. Et cette petite escapade m’a fait un tel bien que je me dis que je dois vraiment, vraiment gérer mon budget au mieux pour m’offrir un max de week-ends de ce type. Quitte à partir toute seule puisqu’après tout, je m’en sors pas si mal.

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Gérer son budget, ça sonne comme une résolution, ça, non ? Tiens, on en parlera mardi (lundi, c’est bilan de fin d’année, ouééééé !)

PS : Si ce tour vous intéresse, bien entendu, contactez-moi par mail et je vous dirai comment vous inscrire

*organisme en charge des murs “à peindre” de la ville, on va dire : un mur, un projet, si le projet est choisi, fais-toi plaisir. En gros. Mais rassurez-vous, certains s’expriment aussi en dehors des cadres.

 

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Touche pas à mon sommeil !

Des fois, y a des hommes, tu les rencontres et tu découvres assez tôt que ça va pas le faire. Parce qu’ils ne comprennent pas un truc fondamental, un truc qui fait que tu ne pourras jamais faire ta vie avec eux. Ils osent… ne pas respecter ton sommeil.


Petites heures du matin un samedi. Le réveil doit se déclencher à 8h30 et l’idée me met déjà de mauvaise humeur mais c’est pour la bonne cause : je dois faire une petite plongée en fosse. Sauf que dans le lit, je ne suis pas seule et non, je ne parle pas de Kenya. Quoi qu’elle aussi, des fois, elle trouve que 6h30 est une bonne heure pour venir me miauler dans l’oreille à propos de la vie, de la mort puis elle va faire caca, gratte sa litière pendant 10 bonnes minutes et va boulotter trois ou quatre croquettes. Mais revenons à ce matin là, ce samedi d’automne où ma grasse mat allait être sacrifiée sur l’autel du sport et cette idée me rendait légèrement morose. Mais là, le drame se noue. Mon compagnon de dodo décide qu’il faut bien tirer son coup une dernière fois avant de partir et décide de me réveiller. Et ce quelques instants avant le réveil. Putain mais vas-y, nique mon sommeil, je te dirai rien ! Parce qu’une fois l’affaire faite, il restait très précisément 10 mn avant la sonnerie fatale, impossible de me rendormir. Désormais, je vais mettre un panneau au-dessus de mon lit : “interdit de me réveiller tant que le réveil ne s’exprime pas, sauf incendie ou infarctus”. Et les métaphores à base de “ma bite est en feu, viens l’éteindre” ne fonctionnent pas, je n’ai aucun humour au réveil.


Oui, mon sommeil est sacré. Je suis une marmotte puissance 1000. Déjà, je ne dors pas assez à mon goût. Enfin, selon une étude récente, 4h suffisent pour se reposer mais bon, à 6h30 de sommeil en moyenne dans la semaine, je suis assez au radar quand vient l’heure de se lever. Bon, ok, mon snoozing n’aide pas. Bref. J’en parlais l’autre jour à la cantine avec les collègues et, là, la réaction fut unanime : “non mais pas le matin quoi !”. Au mieux, il a été concédé un “bon, une heure après le réveil, ok !”. Donc j’ai décidé de prendre la parole au nom de la collectivité : le réveil, c’est pas fait pour le sexe. Enfin, je reformule : on ne réveille pas quelqu’un pour du sexe, surtout quand ce quelqu’un, c’est moi. Parce que je suis un diesel, moi, monsieur, je mets du temps à me mettre en route et je vais te dire, j’aime ça, prendre mon temps pour m’extirper du lit. J’aime m’étirer pendant deux heures, retomber lourdement sur mon oreiller en soupirant et en me disant “encore 10 mn et après, je me lève” et pour peu que j’aime bien mon compagnon de lit, je peux le coller à lui pour un câlinou. Le matin, c’est conçu pour être doux, c’est tout.


Et puis c’est quoi ces manières ? La seule raison pour laquelle j’accepte que mon sommeil soit brisé sont : “y a le feu à l’appart” (je me répète) et “faut se lever pour aller travailler” (ou tout autre déplacement indiquant que je dois sortir du lit car le monsieur ou moi-même avons un impératif). Tirer un coup ne fait pas partie de la liste. Et puis franchement, tu crois que je vaux le coup alors que je suis à moitié dans les vapeurs du sommeil et pas du tout excitée. Mon corps était au repos et mon cerveau aussi. Si j’étais pas réveillée, c’est que je n’avais sûrement pas envie de galipette avec toi ou avec qui que ce soit d’ailleurs. Tu vois, tu me laisserais me réveiller toute seule, venir me coller contre toi, là, tu pourrais emballer l’affaire et je serais bien plus dynamique et audacieuse. Mais non, tu ne dors plus et tu as décidé que je devais faire de même. Erreur fatale mec. Erreur fatale.

JE NE SUIS PAS DU MATIN ! Et si tu peux pas t’y faire, cessons là notre relation, ça le fera pas.
Résolution 2012 (oui, on est en décembre, je peux commencer) : régler ma relation extrêmement problématique avec le sommeil.

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C’est bien de retenir la leçon… Mais pas à ce point !

Je voulais vous parler de mon week-end car j’en étais satisfaite, l’heure de plus m’a permis de faire foule de choses (je suis allée jusqu’à ranger sous mon lit, vous savez, ce lieu un peu légendaire qui sert de cimetière aux chaussettes…) mais finalement, je vais m’abstenir parce qu’on est déjà mercredi et qu’on est limite plus près du prochain week-end que du précédent. Alors on va parler couple et rupture. Et rémission. Enfin, on va parler amour quoi.


Il était une fois un garçon que nous nommerons Romain. Pendant quasi une demi décennie (5 ans quoi), Romain fut en couple avec Charlotte mais comme il arrive parfois, peut-être même souvent, ils finirent par se séparer. Charlotte m’expliqua qu’elle ne supportait plus son manque de concession, le fait qu’il ne veuille jamais sortir, qu’elle devait se battre pour le faire bouger… Bref, Charlotte et Romain se séparèrent.

Puis Romain rencontra Sandy et se dépêcha de se mettre en couple avec elle, l’amour n’attend pas, paraît-il. On peut aussi penser qu’il ne se supporte pas célibataire et s’est agrippé à cette fille comme Rose à son bout de bois lors du naufrage du Titanic. Référence ! Mais Romain n’étant pas idiot, il a noté que les femmes n’aimaient pas les hommes un peu mous qui  ne veulent pas sortir donc il se plie à la volonté de Sandy. Une sortie par ci, par là, et jamais il ne dit non. Charlotte est certes chafouine de voir que l’autre a réussi en 15 jours ce qu’elle n’a pas réussi en moult années. Ca m’avait fait un peu la même chose avec Guillaume 1er, j’ai lutté pendant quasi 5 ans pour qu’il
balance ses slibards sloggi gris (il devait en avoir une vingtaine) et ses pulls camionneurs 15 ans d’âge et ses chaussettes de tennis. Mais il avait des qualités aussi, faut pas croire, hein.
Deux ou trois mois après la rupture, il sort avec une jeune femme qui le relooke des pieds à la tête.  Alors évidemment, question : sommes-nous à ce point nulles ? Non, c’est le cas typique du « j’ai échoué, je change de vie, je prends le total contrepied de ce que j’étais ».

C’est bien de retenir les leçons de ses échecs passés, je ne dis pas. Seulement, j’ai toujours du mal à croire qu’on peut réellement changer du tout au tout. Sortons le bon vieil adage : « chassez le naturel, il revient au galop ». Qui d’entre nous n’a pas plusieurs fois dans sa vie pris la résolution de changer sur tel ou tel point et échoué plus ou moins lamentablement. Moi, par exemple, ça doit faire 10 ans que j’essaie désespérément de me lever plus tôt et j’ai beau faire, j’ai beau être motivée le soir en me couchant, quand le réveil sonne une demi-heure plus tôt, je grommelle, le fracasse et me rendors. Et le pire, c’est que je ne renonce toujours pas. Un jour, je me lèverai tôt pour pouvoir faire quelque chose le matin avant le boulot. Quelque chose d’autre que de me traîner sous la douche, me laver (tant qu’à faire couler l’eau, que ça serve), m’étaler mes crèmes partout, m’habiller, me maquiller et partir. Quelque chose d’utile, quoi.

De toute façon, il n’y a qu’une façon d’intégrer un réel changement, c’est d’y aller piano. Romain, en changeant du tout au tout, risque d’aller dans le mur. Parce que c’est trop brutal et que ça ne tiendra pas. Un peu comme quand on commence un régime radical et qu’on craque au bout de quelques jours pour se jeter sur la première chose hyper calorique qui passe  à notre portée.

Alors quoi ? C’est ça le message ? On ne peut pas changer ? Et bien non, je ne le pense pas. Enfin, si, mais petit à petit, on ne peut pas devenir un autre en quelques jours, c’est juste une question de logique. Et puis mieux que le changement, je vous propose : l’adaptabilité et le compromis . Ne pas toujours dire oui ou toujours dire non, faites des concessions mais gardez vos cojones dans le slip plutôt que de les offrir en cadeau à votre nouvelle copine pour qu’elle s’en fasse des boucles d’oreille.

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