Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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La liberté sexuelle pour les femmes : le grand leurre

Elle s’appelle Isabelle. 44 ans, divorcée, “pas mal pour son âge”; comme on dit. Pourtant le matin, quand elle se regarde dans la glace, ce n’est pas ce qu’elle voit. Elle ne voit que la peau qui perd un peu de sa tonicité, quelques taches discrètes qui commencent à apparaître, du gras sur le ventre qui refuse de partir. Ce matin, encore un nouveau cheveu blanc. Une sensation que ses belles années sont désormais derrière elle et qu’elle ne les retrouvera plus. Ainsi, elle n’a pas cru sa chance quand ce jeune homme croisé quelques fois à la machine à café est rentré dans son jeu de séduction. Après quelques verres et beaucoup de rires, il l’a ramené chez lui, ils ont fait l’amour, une fois, deux fois . Quelle fougue, ces jeunes hommes, elle avait oublié. Elle repart le lendemain, la confiance en elle remontée, le sourire aux lèvres.

Femme quadragénaire sourit à la vie, confiance en elle, New York

Elle s’appelle Axelle et c’est une femme libre. Elle aime les hommes, beaucoup, elle en rencontre souvent, elle se donne sans calcul et avec délectation. Ce soir, elle prend un verre avec Tiago, un beau garçon croisé sur Tinder. Ils se cherchent, ils se séduisent. Le contrat est clair : juste du cul, pas d’attaches. C’est donc sans surprise qu’ils finissent ensemble au lit pour une nuit torride. Axelle jouit, Axelle est heureuse : elle prend son plaisir avec un beau garçon après une bonne soirée.

une femme nue dans la forêt adossée à un loup, femme sauvage et libre, liberté sexuelle

Elle s’appelle Daria. Depuis quelques temps, elle flirte avec ce garçon, Charles, qui est en cours d’éco avec elle. Il est drôle et prévenant. Un soir, il l’invite à prendre un verre ailleurs qu’à la fac. Soirée délicieuse mais elle ne cède pas, elle veut être sûre. Ce ne sera qu’au bout du 3e rendez-vous qu’elle se donnera à ce garçon qui a conquis son coeur.

Un jeune couple flirte en buvant un verre en terrasse

Le point commun entre Isabelle, Axelle et Daria ? C’est qu’elles sont tombées sur des connards… Mais des connards puissance 10 000 qui les ont photographiées et balancé des photos d’elles nues ou presque prises à leur insu avec des commentaires pas forcément sympa sur leur âge, leur plastique ou leurs performances. Oui, en 2017, ça existe et pour une page Facebook trouvée, celle de Babylone 2.0, il en existe encore beaucoup pas encore débusquées parce que vous vous doutez bien que, nous, les femmes, ne sommes pas les bienvenus dans ce type de groupe fermé.

Un jeune homme prend une photo avec son smartphone

Quels torts ont eu nos trois demoiselles ? D’avoir une activité sexuelle. Point. Et d’avoir mal jugé une personne, pensant être dans un environnement safe avec lui. Et franchement, l’addition est très salée pour juste une erreur d’appréciation. Alors, oui, il est possible qu’elles ne sachent jamais qu’elles ont été exhibées là mais la situation reste dramatique. Des centaines ou milliers d’individus ont pu voir leur corps, allez savoir ce qu’ils ont pu faire sur ces photos. Et rappelez-vous qu’on ne parle que d’un seul cas, là… 

Un homme regarde des photos de jeunes femmes sur un ordinateur

Parce que la femme sexuée est systématiquement brimée. Quand j’écrivais mes aventures sexuelles ici (sans photos, sans vrai prénom ni détails permettant de reconnaître le mec impliqué, des fois qu’un mec ait envie de m’expliquer que je faisais pareil), qu’est-ce que j’ai pu me prendre comme seau d’insultes et de messages de type “va te faire gang banger* connasse” et autres joyeusetés. Dès que j’ouvrais la bouche, j’étais rabaissée par un “ta gueule, restes-en à tes histoires de cul”. Oui parce que le fait que je vive une sexualité épanouie semble me disqualifier pour parler de tout autre sujet… On me renvoyait systématiquement à ça, tout le temps. Mais quel est le rapport entre mon activité sexuelle et ma culture gé ou mes opinions ? Je cherche encore.

Une artiste de burlesque lit le journal avant de monter sur scène

Pourtant, on nous l’a vendue cette liberté sexuelle féminine. On regardait Samantha dans Sex and the city mener de front une carrière réussie (enfin, sa carrière, on la voyait que rarement dans la série) et une vie sexuelle débridée, se tapant les plus beaux mecs de Manhattan, dans la joie et la bonne humeur. Idem pour Miranda qui trouva l’amour en se tapant un barman random dans un bar, Charlotte qui finit avec un avocat qui avait pour seul intérêt au départ de la faire grimper aux rideaux et Carrie… Je sais plus. Sauf que non, dans la vraie vie, une femme qui couche est indigne selon les hommes (pourtant ravis de coucher), on peut l’insulter, la dégrader, l’humilier, elle l’a bien cherché. En 2017, on en est encore là et le pire, c’est que je suis moi-même un petit rouage de ce système. Je veux dire pourquoi j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog ? De peur qu’un employeur tombe dessus et ne m’embauche pas alors que… ben ce que je fais de mon cul n’a aucun rapport avec mon professionnalisme (vu que j’ai jamais eu de coït sur la photocopieuse en plein open space donc je ne perturbe personne). Alors je dirais bien que je vais vous reparler de mes histoires de fesses mais vu que je suis désormais monogame, le suspense est un peu limité. Mais on mesure une nouvelle fois à quel point le féminisme est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, car nous sommes de plus en plus opprimées, jusque dans nos libertés de jouir.

scène de sexe sur le piano dans Pretty Woman avec Richard Gere et Julia Roberts

J’ai publié un tweet sur le sujet vendredi et j’ai reçu des réactions assez diverses. J’ai passé beaucoup trop de temps à expliquer des concepts féministes de base comme le “not all men” et mansplaining donc je prévois pas mal d’articles à caractère féministe dans les prochaines semaines donc si ça vous ennuie… Ben arrêtez de lire mon blog car je passe en mode poing levé.

Logo féministe poing levé

* Je l’ai vraiment eu, celui là…

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Rencontre dans le réel

A moins d’adorer se tripoter face à une webcam, le site de rencontre a pour finalité la rencontre… Comme son nom l’indique donc. Jusque là, tout va bien. Sauf que la drague en ligne permet d’avancer relativement masqué derrière nos trois plus jolies photos (ou à peu près)et que le saut dans le réel fait toujours un peu peur :
– vais-je vraiment lui plaire en chair, en os, en odeur et en saveur ?
– mais surtout, va-t-il/elle me plaire ?

1er-rencard

Parce que oui, faudrait pas oublier qu’on est deux à sauter le pas et que la réciprocité de l’attirance n’est pas toujours simple. Donc il va falloir se préparer aux scénarii suivants :

On se plaît
Là, tout va bien, c’est facile. Je te veux, tu me veux. Dans ce cas, la seule difficulté est de bien saisir le désir de l’autre parce que oui, avouons-le, on a tous fait nos boulets à pas capter que les tripotages de bras sans aucune raison, effleurements réguliers, rires de gorge, tournicotages de cheveux et regards brûlants, ça se traduit pas « prends-moi là, de suite, sur cette table ». Mais ne le faites pas, commencer une relation par une garde à vue pour attentat à la pudeur n’est jamais une bonne idée.

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Je ne lui plais pas
Votre proie correspond bien à ce que vous aviez imaginé mais, pas de bol, la réciproque n’est pas vraie. Selon la délicatesse de votre proie, la soirée peut s’arrêter là (ce qui peut faire très mal à l’ego) ou alors, il/elle sera poli-e et vous passerez une bonne soirée et peut-être vous gagnerez un-e bon-ne pote. Quoi qu’il en soit, faut dédramatiser. Rappelez-vous qu’un site de rencontre implique une concurrence féroce et vous pouvez être éliminé-e sur un détail. Une voix un peu trop fluette, une question de taille (non, je ne parle pas du contenu du slip), une couleur de cheveux… Ca peut aussi être une question de timing : il-elle a eu un bon rencard peu de temps avant, vous êtes moins à la hauteur de ses espérances. Bref, no more drama, no more pain. Ne jouez pas votre vie sur un rencard.

déprime-skyline

Il-elle me plaît pas
Ca arrive aussi parce que, oui, on veut séduire, donc on met nos plus belles photos et qu’elles peuvent ne pas correspondre tout à fait à la réalité. Souvent parce qu’elles datent d’il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque où nous avions plus de cheveux, moins de kilos et surtout le visage plus lisse qu’un cul de bébé. Donc parfois, on croit avoir rendez-vous avec Léo di Caprio époque Roméo+Juliette et on se retrouve avec Léo di Caprio version aujourd’hui. Ou Mariah Carey sans Photoshop. Ca déçoit. Alors, là, il y a plusieurs façon de procéder. La façon pute qui consiste à abréger le rendez-vous soit en prenant ses jambes à son cou avant que l’autre ne vous reconnaisse, soit en annonçant clairement que ça ne va pas être possible, ce qui implique une bonne dose de culot et de méchanceté. Oui, mais attends, l’autre, il nous a menti, merde ! Ouais ok mais quitte à être là, autant prendre un verre : on n’est pas à l’abri d’une personne sympa avec qui bien se marrer. Passer une soirée ensemble n’implique pas roulage de pelles, nuit torride, mariage et enfants.

Leonardo-DiCaprio-en-2001

On ne se plaît pas
Même réaction qu’au dessus : boire un verre et peut-être se trouver un-e bon-ne pote.

amitie-homme-femme

Bref, décrocher un rendez-vous n’est pas la fin du chemin de croix, ce n’est qu’une étape. Donc on y va à la cool, bien sapé mais pas trop, on ne fait pas péter ses plus beaux dessous et on ne parsème pas son lit de pétales de roses option bougies tout autour du lit. Parce que rien n’est gagné et puis, franchement, je sais pas vous mais moi, ça me fait flipper.

psychopath

La semaine prochaine, nous évoquerons cette difficile question : c’est qui qui paie ?

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Premier baiser, échangé…

Sur une plage, en été -hé. Ma merdophagie est sans limites.

Nous avions laissé nos jeunes prétendants amoureux autour du verre de tous les dangers. Dieu merci pour eux, tout se passe bien et leur attirance est renforcée par cette petite conversation censément anodine. Mais l’heure tourne et il serait temps de rentrer.

Et on se retrouve plantés là, une tension érotique à couper au couteau. Elle sourit à pleine dent, l’oeil brillant, se tordant les mains malgré elle. Lui penche un peu la tête, ne sachant trop que faire de ses bras, se passant du coup la main dans les cheveux pour se donner une contenance. Tout l’univers sait qu’ils ont envie de s’embrasser mais eux hésitent encore à se jeter à l’eau. Et s’ils avaient mal interprété les signes ?

Le premier baiser à une importance relatives aux espoirs que l’on place dans la relation naissante. En clair le premier baiser avec une one shot ne restera pas dans nos mémoires tant il n’est qu’un préliminaire parmi tant d’autre, une donnée technique. Embrasse-t-il bien ? O-N rayez la mention inutile, fin de l’histoire.

Le premier baiser amoureux, lui, est unique, il fait partie intégrante de l’histoire du couple, la conclusion de la belle histoire du premier rendez-vous. Il est tout à fait possible que ce premier baiser soit un prélude à une nuit endiablée mais ça, ça ne se raconte qu’à un public choisi. Souvenez-vous dans quel état de transe l’attente de ce premier baiser vous plonge. Autour de vous, il n’existe plus rien, votre cœur s’emballe et vos boyaux se tordent, votre respiration est suspendue. Un état quasi douloureux dont le seul remède est ce fameux baiser désormais imminent.

Et quelle explosion des sens quand vos lèvres se rencontrent enfin, que vos langues se lient et se délient dans un ballet voluptueux, vos doigts effleurent timidement la peau brûlante et frémissante de l’autre, se glissent dans ses cheveux. Tout votre corps vibre et jouit de ce baiser tant désiré.

Quoi qu’on en dise, le décor importe peu. Ce mythique premier baiser fait fi des détails, il sera magique qu’il ait lieu sur le Pont des Arts (j’aime les clichés), sur le quai du métro, dans l’obscurité d’une chambre ou sur une aire d’autoroute (et pourquoi pas !). L’objet de votre désir se mêle enfin à vous, il y a tant de promesses dans ce premier baiser… Au fond, peu importe où, peu importe comment, vous l’attendiez, il ne peut être que parfait.

Mais je parlais de prélude tout à l’heure, ce premier baiser peut être le début d’une nuit torride. Peu importe que nos héros couchent ensemble ou non le premier soir, la prochaine étape est, bien entendu, le partage de la couche…

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Courrier des cœurs, réponse à Mayra

Cette semaine (ou à peu près), Mayra nous a posé la question suivante :

« Il y a 3 ou 4 mois, j’ai flashé sur un homme, à mon lieu de travail. J’ai tenté plusieurs approches pour le connaître et faire
savoir que j’étais intéressée par sa personne. Tout d’abord, il est impossible d’apprendre quoique ce soit sur sa vie privée et ensuite il a très bien compris que j’étais plus qu’intéressée au vu de mon agitation dés que je l’aperçois. Comme j’en ai assez de cette situation et parce que j’ai envie d’aller de l’avant (je déteste faire du surplace), j’ai décidé de me lancer et de lui dire…mais voilà, j’ai eu l’occasion cette semaine de le voir seul et je n’ai pas réagi. J’étais d’une part tétanisée, mais surtout je ne savais pas vraiment ce que je devais lui dire ou lui demander ? Es-tu disponible ? Es-tu homo (ze grande question qui me tarabuste) ? Prendrais-tu un verre avec une fille que tu ne connais pas mais qui ne cesse pas de te chercher ? Ca te dit une soirée sushis ? Habituellement les rôles sont inversés, c’est pourquoi je ne me sens un peu désemparée.  Je précise que je ne sais pas ce qu’il pense de tout cela. Il semble timide et me fait toujours de grands sourires mais quand cette fameuse occaz s’est présentée, il n’est pas venu me parler non plus. Je sens le rateau poindre mais il m’est nécessaire pour avancer. Quelqu’un d’autre laisserait peut-être tomber, mais pour ma part, je veux savoir ! 
»

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La cellule love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Il m’est passé une histoire similaire une fois : un mec au travail dont j’ai réussi à me rapprocher, on parle et on
s’entend bien, je commence à le chercher et il répond mais rien de plus. Ca dure pendant deux mois et je ne comprends pas ce qu’il cherche. Comme toi à cette époque j’avais besoin de me lancer. En général je ne fais pas le premier pas mais je crois que je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire. J’ai commencé à faire des allusions beaucoup plus fortes et un jour où il y avait un pot dans la boite et que j’en suis sortie un peu éméchée, je lui ai casi fait une proposition de rdv. Deux ou trois jours après il m’a invité à sortir, puis une autre fois. Résultat des courses : le mec était fraîchement divorcé et plein de problèmes à régler avec lui même. On est jamais allés au-delà du 2e rdv, mais je n’ai eu aucun regrets car je suis allée jusqu’au bout.
Alors si tu veux te lancer, lance toi. 

Enzo : (Enzo hoche la tête toutes les dix/quinze secondes car c’est quelqu’un qui sait écouter mais ne parle pas parce qu’il
n’y a pas de question ou que les réponses sont incluses dans les questions)

Petite Cervoise : ah, on dit toujours « no zob in job »… mais comme l’hormone l’emporte (presque) toujours sur le neurone, pour être fixée utilise l’outil principal de communication : le mail. un mail aux airs pro qui appelle une réponse, un échange qui finit en conversation voire en « on va à la cafèt’ ? »… c’est délicat car l’écrit reste, mais si c’est bien mené, l’efficacité est prouvée.
PS : à la cafèt, ne prend jamais le potage à la tomate, même pour avoir l’air d’une fille saine.

Jane : Tu sembles déjà résolue à aller de l’avant, même si c’est pour ramasser une réponse négative, alors je vais me contenter
de faire la supportrice et admirer ton courage. Parce qu’il va falloir que tu te jettes à l’eau du coup!

Pour la façon d’amener la chose, il va juste falloir saisir ta chance au vol, en proposant un verre un soir en sortant du travail, en faisant un bout de chemin ensemble en partant le soir (quitte à dire « oh moi aussi je pars, tu m’attends? » alors que tu n’es pas du tout prête à partir…) ou en proposant un combo sushi + DVD sous la couette + affinités, mais c’est déjà beaucoup plus frontal et beaucoup moins subtil comme approche.

Et comme je suis assez d’accord avec Enzo, d’où qu’elle est la question, je n’ai qu’une chose à dire: go go go! 

Nina : Bon, pour ma part, je trouve que rien n’est évident dans cette histoire. Il ne te parle pas donc il ne veut pas de toi ? Peut-être que oui, peut-être que non. Déjà, tu considères qu’il sait qu’il te plaît mais en es-tu si sûre ? Tu dis un peu plus bas que tu ne le connais pas, finalement donc difficile de savoir s’il a même perçu ton trouble. Ensuite, s’il ne t’a rien demandé, peut-être est-ce pour les mêmes raisons que toi, il n’a pas osé ? Ou parce qu’il ne s’est même pas rendu compte de ton trouble à moins que ce ne soit par timidité ? Au XXIe siècle, le premier pas n’est plus exclusivement masculin ! 

Voilà, si toi aussi tu as une question, envoie la nous à nina.bartoldi(a)gmail.com, un petit mail sur Facebook, twitter ou même en comm ici, tout est possible !

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J’te lèche ta chatte

Dans la vie, on a tous nos petites malédictions. Si des fées se sont penchées sur mon berceau, la vilaine carabosse m’a fait un bien étrange cadeau, outre ma grande distraction : la langue maudite.



La langue maudite est un phénomène étrange qui me pousse à dire assez forts des termes sexuels au moment où je vais me payer une affiche. J’avais raconté dans le temps l’affaire anulingus (ça va faire plaisir à mon petit troll chéri) : au resto avec Emma et Gauthier, on parlait de l’épisode de Sex and the city sur le sujet et au moment où je dis « anulingus » de façon forte et distincte, un silence se fait et tout le monde m’a entendue. Un malheur n’arrivant jamais seul, deux ans plus tard, je raconte l’histoire à Gabriel et pile au moment où je dis « anulingus », je vois apparaître sous mes yeux ébahis la main de la serveuse me tendant mon dessert. Mais pourquoi ce mot jaillit-il toujours de ma bouche au mauvais moment ? Non parce qu’autant ça a fait marrer Gabriel, autant la dame qui nous servait, je suis moins sûre.


Alors en mon âme et conscience, j’avais décidé de ne plus dire anulingus en public. Sauf qu’en fait, la langue maudite marche sur d’autres mots. Mise en situation : mercredi soir, je vais prendre un verre au Brebant avec Perséphone. C’est marrant comme je me retrouve souvent au Brebant, malgré moi vu que ce n’est pas une volonté de ma part (mais j’ai rien contre non plus). A noter que je rencontrais la demoiselle pour la première fois. On s’attable, on commande, on boit et on papote. Je lui raconte ma folle histoire passionnante de plombiers pour ma machine à laver et là, elle me dit « non mais tu vas pas être toute seule chez toi quand il viendra ? ». Heu… Pourquoi, tu crois que c’est potentiellement dangereux ? Non parce que j’ai beau avoir vécu des histoires qui sont pas toujours sympa sympa du genre la bagarre dans le métro, donc, le mec qui me touche les fesses dans le train, le psychopathe qui m’a menacée de mort ici même et le fameux voyeur de la fenêtre. Donc je  rappelle les faits : avant, j’habitais au rez de chaussée côté rue et un soir, je me baladais à poil chez moi avec les volets à peine entrouverts pour laisser passer un filet d’air, fenêtre ouverte. Je me couche et là, j’entends des espèces de sifflements dans la rue donc je commence à pas me sentir super à l’aise, je remonte les draps jusqu’au menton, j’éteins la lumière et là, j’entends « j’te lèche ta chatte ».



Donc, EVIDEMMENT, pile au moment où je prononce « je te lèche ta chatte », avec force de gestes car je parle avec les mains (je suis une fille du sud), le serveur passait à côté de notre table. Oh la tête ! Le mec s’est figé et m’a regardée ne sachant trop comment réagir avant de me voir piquer un fard. Mais pourquoi, POURQUOI ça m’arrive systématiquement ? Alors qu’en plus, on ne parlait pas de sexe, finalement, je ne faisais pas de propositions salaces à la jeune demoiselle. Surtout que les propositions salaces, je les fais
à voix basse.  Mais bon, voilà : langue maudite.





Du coup, je vais définitivement arrêter de parler sexe ou n’importe quoi approchant au bar. Et boire aussi parce qu’une goutte d’alcool et je m’anime comme un sapin de noël surchargé de guirlandes lumineuses.


Un jour, j’apprendrai la discrétion.

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Mais non, vous n’êtes pas différents

Vu que Tatiana a un peu ouvert le débat hier, je poursuis aujourd’hui avec un article qui me trottait dans la tête depuis trois semaines, à savoir la volonté parfois trop manifeste de montrer à certains que, non, non, nous ne sommes pas homophobes.


Il y a trois semaines, mes parents sont montés sur Paris, on se retrouve donc tous les quatre, les parents, Alice et moi, sans Anthony qui était à la caserne, mon presque-frère Yoann et sa copine à qui j’avais donné un pseudo je crois mais j’ai oublié donc on va l’appeler Blanche. Le samedi soir doivent nous rejoindre Thibault, mon jeune cousin qui vient de s’installer sur Paris et… Théo son mec.  L’homosexualité de mon cousin n’est pas une nouveauté, on le sait depuis qu’il a 15 ans, on connaît tous Théo mais voilà, on sent comme un flottement… Quand la famille Bartoldi arrive au restaurant, en avance, Thibault et Théo ne sont pas là. On va à notre table de 8, une table rectangulaire et là, au lieu de s’installer les  ensemble, mes parents décident de laisser une place vide entre eux et nous pour y placer le couple « pour pas qu’ils se sentent exclus »; Sympa mais j’ai trouvé ça tellement pas naturel de laisser ces deux places en plein milieu que je me suis dit que niveau intégration, on repassera.


Parfois, notre volonté de bien faire amène à une situation grotesque qui peut mettre les gens mal à l’aise. Je me souviens de la fois où j’étais allée prendre un verre entre amis. Dans le lot, mon ex (depuis pas très longtemps) et sa nouvelle copine. Dans une volonté de montrer que je n’étais pas hostile à la nouvelle arrivée, j’en ai fait des caisses, essayant de l’intégrer tant que faire au groupe en lui posant plein de questions… Trèèèèèèèès naturel, tout ça. Pourquoi essaie-t-on de prouver à tout prix notre largeur d’esprit, tenter de
prouver par notre comportement que « mais non, ça ne me gêne pas du tout » alors que notre gentillesse et notre amabilité poussées à l’extrême montre bien que même si ça ne nous gêne pas, on n’est pas super à l’aise, on a peur d’être maladroits.


D’un autre côté, on peut avoir peur de passer pour quelqu’un d’indifférent. Quand j’étais en maîtrise science po, j’avais comme copine Amina, voilée. Bon, sur le coup, j’avais pas super fait gaffe, je croyais que c’était une sorte de turban mais non, Amina était voilée. Et la seule fois où j’ai abordé le sujet avec elle, c’est quand elle a arrêté de le mettre l’année suivant pour se couvrir avec des bandanas. « Tu sais, si je continue de le porter, ça va me freiner dans ma carrière donc je l’ai enlevé ». Des gens m’ont demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant mais je n’en voyais pas l’intérêt. Autant lui demander pourquoi elle est musulmane, tiens. Vu que le sujet religion n’est jamais venu sur le tapis, je n’ai pas cherché à savoir.


Des fois, je me dis que le politiquement correct nous bouffe un peu et dicte des comportements que nous ne devrions pas avoir. Si Thibault avec été en couple avec Théa, personne n’aurait eu l’idée de laisser deux places en plein milieu de la table. Parce que tu comprends, on n’est pas homophobes, on veut le leur montrer. Pour moi, ne pas être homophobe, c’est traiter les gens comme n’importe qui, sans commenter leur choix sexuels ni rien. Souvent, on se sent même obligé de préciser « tu vois, Jean-Louis, mon copain pédé… », « et alors Léonard, mon ami juif… ». Si dans certains cas, la précision peut être utile si le fait qu’il soit gay ou juif ait une incidence, la plupart du temps, on a l’impression que c’est une façon pas du tout subtile de faire remarquer que hé! je suis super tolérant. Hé, tu ne trouves pas bizarre de préciser que t’as des amis juifs ou gays alors que ça n’a aucun rapport avec la
conversation ? Parce que moi, si.


Au fond, je me dis que le jour où le fait qu’on soit homo, hétéro, athée, chrétien, musulman, gros, maigre, noir, blanc… Bref que toutes ces données n’auront aucune espèce d’importance, ce jour là, la guerre contre toute forme de discrimination sera gagnée. Mais sincèrement, je n’y crois pas une seconde. Sans doute car nous sommes trop habitués à cataloguer les gens, à les faire rentrer dans des cases. On est définis par notre sexualité, religion, couleur de peau, de cheveux, silhouette, profession, niveau d’étude, logement, nombre d’enfants… Mais si déjà, on pouvait éviter de commenter ces états de fait, ce serait peut-être un petit plus.

NB : J’adore la pub ci dessus.

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La culture de la gratuité

Discussion jeudi avec Summer : « je suis dégoûtée, y en a encore un qui nous a lâché pour mister personnality, je n’organiserai plus de concours ! ». Et là, je déballe ma science de community manager (j’adore ce terme) : « Ben ouais mais tu comprends, les gens, ils sont passifs souvent, s’il n’y a pas de carotte au bout, ils restent spectateurs, c’est comme ça ». C’est vrai qu’un verre avec la girlie team, c’est moins tentant qu’un iphone, un blackberry ou un sony vaio.
Mais si j’avais les moyens d’avoir tout ça, je les aurais déjà pour moi ! Enfin, pas l’i phone, j’ai vraiment du mal avec le truc mais le blackberry et le sony vaio par contre…

 

En 7 mois d’expérience de community manager (j’adore ce terme, hihihi), j’ai dû mettre en place nombre d’animation dont le but est de faire participer les internautes pour générer de l’action. Oui, les résultats se mesurent en terme de nombre de commentaires et d’articles postés sur les forums mais aussi en nombre de messages postés sur le forum de TMF.com à l’heure actuelle. D’ailleurs, c’est la cata, sur TMF.com, on voulait un certain nombre de messages par jour, on n’en est qu’à la moitié. Bouh ! Mais le problème est que si on n’offre rien à l’internaute, il ne voit pas l’intérêt de participer. Dans mon ancien taf, on avait les bons points, le truc qui ne sert strictement à rien mais qui déclenche des guerres pas possible entre les blogueurs. Parfois, on proposait des vrais lots comme des téléphones portables et là, la participation explosait. Dans mon boulot actuel, on a instauré des points sur un des forums, géré par Simon et ça marche ! Alors que sur TMF, on gagne rien et la plupart des messages sont de la pub. Autre info intéressante : moins le concours demande d’effort, plus les gens participent. En gros, si je lance un concours « écrivez une phrase en comm », par exemple, il y aura beaucoup plus de participants que pour un concours plus créatif qui consistera à aller prendre des photos ou produire un vrai texte. C’est le jeu ma bonne Lucette.

Je crois que nous en sommes arrivés à une telle société du spectacle qu’aujourd’hui, il paraît naturel de prendre sans rien donner en retour, sauf s’il y a un cadeau à la clé. On attend que les autres fassent le show pour nous (en gros). Des fois, ça me fait un peu l’effet des jeux du cirque à Rome, les morts en moins, on se régale de la lutte, de la sueur des autres. Par exemple, je pense que sur tous les téléspectateurs d’une émission de la télé, il n’y a pas 20% qui aimeraient se retrouver à la place des candidats. Par exemple, Secret Story, émission qui ne nécessitait aucun talent particulier. Les candidats passent leurs journées avachis sur des canapés à discuter, s’engueuler… C’est à la portée de tous. Qui l’a regardé et qui aimerait être à leur place ? Pourtant, si on regarde, c’est que ça nous amuse. Mais c’est aux autres de se mouiller, pas à nous. On attend que les gens produisent le spectacle et s’ils ne sont pas à la hauteur,

on se plaint. Tu donnes, je prends, si j’aime pas, je jette. Le cas des concours sans lot à faire pâlir d’envie ton voisin est typique : quand on a lancé le concours mister personnality, un candidat a jeté l’éponge sous prétexte qu’il ne voulait pas jouer sérieusement. Le fait que nous, on l’organise sérieusement, que Summer y passe du temps et co, c’est normal. Mais que le candidat
bouge son cul pour écrire un article tous les 15 jours, là, c’est un scandale enfin ! Lui, il a une vie, il n’a pas que ça à faire. Alors que nous, si, apparemment. Le fait de s’engager dans un jeu, même sans contrat et sans lot, apparemment, n’est pas une raison pour le faire jusqu’au bout. Bien sûr, il peut y avoir des cas exceptionnels : lors de mister vingtenaire, on avait perdu Lucas22, ce qui m’avait étonnée mais quelques jours plus tard, explication : « mon net est tombé en rade, j’ai pas pu me connecter avant ». Ok, je comprends.

Mais bon, c’est vrai que des fois, y a de quoi désespérer, nous, on investit du temps et on n’a rien en retour. Bien sûr, il m’arrive aussi de vouloir participer à un concours Internet et de laisser filer le temps au point que j’ai raté la dernière échéance. Bien sûr, certains concours ne correspondent pas à mes capacités comme les concours dessin, par exemple. Mais des fois, les gens ne se rendent pas compte que ce qu’on fait n’est pas gratuit non plus, on ne le fait pas juste pour amuser les foules, ça prend du temps et on n’en a pas non plus à profusion. Summer est dégoûtée à vie des concours à organiser,moi, je n’en ai plus envie non plus, donner tout le temps sans ne rien recevoir, c’est limite chiant. Surtout quand on se fait en plus cracher à la gueule. Même écrire des articles prend du temps, on vous en donne un tous les jours (je sais, on n’est pas obligés, ce n’est pas ce que je veux dire), l’immense majorité des lecteurs ne dit rien, ne réagit pas. Parfois sans doute parce qu’il n’a rien à dire. Souvent parce que la place de lecteur anonyme est plus confortable. Mais c’est vrai que des fois, on aimerait juste un petit retour. Mais je crois que c’est, ce n’est pas trop à la mode. A y penser, je crois que ça ne l’a jamais été.

EDIT : Puisque vous n’êtes même pas capable de lire un article en entier et en détail avant de me faire un procès, JE NE VOUS REPROCHE RIEN alors merci d’arrêter de m’insulter. Je parle d’un phénomène GENERAL prenant des EXEMPLES que je connais mais cet article n’est pas un reproche. SI 10 d’entre vous ont compris, c’est que ce n’est pas impossible. Prochain
comm qui me dit que je suis chiante de me plaindre ou qui me traite de merde, je ferme les comms sur cet article. Vous n’êtes pas capable de lire un article correctement, je vois pas pourquoi je devrais subir vos reproches (alors que je ne vous en fais pas, c’était écrit en toute lettre dans l’article)

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Faut qu’j’vous raconte…

Par Lucas

Cet article répond à une demande de pas mal d’entre vous, filles ET garçons.
Il s’agit de vous raconter un peu plus en détails l’histoire de la Fée du Métro. Histoire qui appelle des commentaires de toutes les couleurs alors n’hésitez pas. Certains parleront de lâcheté, d’autres de geste exemplaire. Lectrice, Lecteur, à toi de juger !!

Nous sommes à Paris en juillet 2006. Il est 8h30, le soleil est dejà haut sur la capitale et la journée va être chaude. Même sous terre ou la moiteur est déjà là. Eh oui, comme des milliers de parisiens à cette heure, je suis dans le metro et je me rends à l’Hopital Tarnier. Perso je kiffe à mort le metro. Avec mon éducation bourgeoise j’ai pas eu la chance de l’utiliser souvent. C’est bien simple, dans une rame je mate tout le monde et j’essaye de deviner la vie des gens. Je suis fasciné par mes concitoyens. Je crois qu’un jour je vais monter dans une rame et hurler à tout va : « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je m’excuse de vous déranger. Je voulais simplement vous dire que je n’ai pas d’enfants à charge, que j’ai un boulot de rêve, un salaire en conséquence, une copine canon, et je tenais à partager ce bonheur
avec vous qui avez tous des gueules d’enterrement. Bonne journée »

Et vlam, paye ton coup de déprime généralisé dans le métro…

Mais revenons y (dans le metro…)
J’étais plongé dans Aurelien d’Aragon, un roman d’amuuuuuur que j’adore. Et puis, innocemment, je releve le nez pour voir combien de stations il me reste
jusqu’a mon arrêt. Et là…
Là je tombe en pamoison devant une nana bellissima. A dire le vrai, aujourd’hui, son visage m’echappe (merci l’accident de ouature, merci le coma) mais elle était toute gracile. Comme par hasard, elle descend à Raspail, mon arrêt.

Je la suis.

Comme un pervers, je constate qu’elle a des guiboles magnifiques et un pas léger. Gloups.
Et puis on sort de la station.
Elle de continuer tout droit alors que je suis censé prendre à gauche.
L’intensité dramatique est à son comble (enfin je fais ce que je peux)
Dilemme… Que faire ?
L’inviter à prendre un verre et par là même inscrire sur mon front au rouge à lèvres:
« Je suis un dragueur de base, à ta place je dirais non, d’ailleurs je sens que tu vas dire non »
(oui j’ai le front de Frankenstein)
Ou tracer ma route et arriver à l’heure à mon rendez-vous ??
Comme un gros timide je pars à mon rendez vous, tout peiné, tout ronchon.

Bien sûr, je passe la journée à râler contre moi…
Et je préviens à la fin de la journée mon boss que j’aurai une heure de retard le lendemain…
Je quitte mon stage un peu en avance vers 18h30 histoire d’acheter une carte postale chez un libraire.
Une carte postale que je vois tous les jours en passant devant le panneau de présentation.

Le lendemain matin, je suis 10 minutes à l’avance à la sortie de Raspail.
Je m’assois sur un plot de beton et reprend Aurelien
Un quart d’heure plus tard la donzelle arrive
Imaginez un Lucas avec les deux premières secondes de Un Homme Pressé en mode repeat à la place du coeur…
Je me lève, je range Aurelien dans mon sac et sors la lettre.
Au moment de la croiser je l’interpelle avec un grand sourire niais :

« Excusez moi Mademoiselle… Heu Bonjour.. Heu, vous avez du courrier ! Bonne journée !

Et je m’enfuis vers la station. Limite en courant mais comme j’ai encore des restes de fierté en moi je me retiens…
La carte postale représentait un manège parisien en pleine rotation.
Et je lui avais écrit çà…

Mademoiselle,
Je tenais à vous dire que vous êtes éblouissante, merveilleuse et feerique…
Avec cette carte postale, ce tour de manège, je vous offre un cadeau : un peu d’air dans vos cheveux, pour rafraichir 
votre journée estivale…
J’espere simplement que je vous croiserai de nouveau un jour, par hasard, dans une semaine, une mois ou une dizaine d’année.

Je n’ai pas signé.
La beauté d’un acte gratuit.
Parfois, j’y pense en souriant et j’essaye de me convaincre qu’elle a aimé.

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Week-end d’intégration

Par Gauthier
Je vous l’avais promis, le voilà, l’article qui relate les exploits de mon week-end. Donc jeudi soir avec une copine nouvellement apparue dans ma vie nous décidons de sortir. Après un resto jap délicieux, on va chez moi boire un ch’ti verre de cosmo (en fait on en a bu deux). On passe faire un bisous amical à Nina qui passe la soirée à répondre à des interviews croisée avec des blogueurs (perso j’ai pas vraiment compris ce qu’ils faisaient, mais bon moi suis pas un blogueur, suis un exclu, je peux pas comprendre muarf). Et on prend un taxi, direction le Red Light.
 
Il n’y a pas grand monde devant, on se dit qu’on a vite pouvoir aller danser, grave erreur !!!!!! une heure après nous voici donc sur la piste de danse. Ah vous voulez savoir pourquoi on a mis une heure à payer l’entrée et à prendre un vestiaire ? Ben nous aussi on aimerait bien comprendre comment c’est possible de faire la queue comme des kosovars dans une boite à 20€ l’entrée. Et encore je suis sûr que les kosovars ils sont plus courtois quand ils font une heure de queue, là j’ai vraiment ressenti ce que pouvait ressentir une sardine en fin de vie au moment ou le couvercle de sa boite se referme pour toujours (comment ça les sardines sont mortes quand on les met en boite ? Ah pardon je savais pas…). Bref je suis sacrement remonté, mais mon alcool lui il est bien descendu… On décide de se prendre un verre avant de danser. Cet établissement est rempli de prépubères, c’est affligeant ! Moyenne d’âge : 17 ans… Et là mon quart de siècle approchant se fait ressentir grandement. Bref je compte bien m’amuser quand même. Avant de piller le bar je vais aux wc, chouette les portes ne ferment pas à clés (pour éviter les mecs qui baisent dedans je pense) donc je suis dérangé pendant que je pisse (suis pudique ça me coupe tout, si je vais pas aux urinoirs c’est qu’il y a une raison bordel, j’ai besoin d’intimité moi dans ces moments-là). Je me lave les mains … à l’eau chaude, ben vi s’ils mettaient de l’eau froide aux wc, les gens n’achèteraient pas les bouteilles d’Evian vendues 7€ au bar !!!! Con d’abruti de patron de boite de merde qui pense qu’au profit, là suis en rogne (je comptais pas boire aux chiottes mais c’est pour le principe voilà, parce que quand je dis qu’elle est chaude, j’exagère pas, c’est limite supportable de se laver les mains !!!).
 
Un verre plus tard on danse près du podium, après une heure à prendre des coups de coudes dans les reins, et à me faire marcher sur les pieds, je décide qu’il est temps de reprendre un verre. Ma compagne du soir m’informe qu’elle souhaiterait bien rentrer. On décide de rester encore une demi-heure, le temps de vider mon verre, de mater le gogo dancer, et de nous faire marcher sur les pieds. Taxi, dodo. Là je me rend compte que c’est la deuxième fois de la semaine que je dors avec une fille, à forte poitrine de surcroît, et dans mon lit de surcroît, et en petit dessous de surcroît, la première deux jours avant étant Nina… À ce moment présent, combien d’hétéros mâles veulent me voir mourir dans d’atroces souffrances ??? Muarf, moi aussi je vous aime…
 
Le lendemain, c’est férié, on traîne au lit jusqu’à pas d’heure, on petit déjeune, et je file manger avec le brouetteur de Nina qui est de passage sur Paris pendant une heure. On dit du mal de Nina, il monte dans son train, et je me mets sur le net. J’allume la star ac pour voir Madonna, et là je me dis que ma fin de week-end s’annonce morose. Un charmant jeune homme m’accoste sur un chat pour me proposer de passer une soirée riche en vodka à son domicile. Je ne le connais pas, il habite à l’autre bout de paris, je ne suis pas sûr de ses intentions, donc j’accepte avec plaisir ! On picole, on picole, on picole, je loupe le dernier métro, il me propose de mater un film con qu’il adore « Serial mother ». Si vous n’avez jamais vu ce chef d’œuvre, je vous le conseille, c’est à tomber, je ne dirai rien de plus ! On devait aller en boîte mais il me dit qu’il préfère dormir, je répond que je vais rentrer chez moi, il insiste pour que je reste. Ok ! on câline, on dodote. Le lendemain, on brouette (brouette du matin, journée avec entrain !!!). je retraverse Paris dans l’autre sens, et je me mets dans un bon bain. Oui j’ai oublié un détail, important pourtant. Vous avez déjà vu « C’est du propre » sur M6 ? Ben son appart pourrait très bien passer dans cette émission ! Et moi, ben moi, je suis maniaque, enfin pas complètement, mais là quand je vois un appart comme ça, je redouble de maniaquerie !!! Donc je me sens sale, et con d’avoir dormi chez lui juste pour baiser, arf l’appel du sexe me fera vraiment faire n’importe quoi. Mais pas prendre une douche chez lui, là suis pas fou quand même, je voudrai pas attraper des maladies !
 
Le soir je me légume devant la trilogie, mon tel sonne :
– Salut, Gauthier ?
– Euh, oui !
– Chouette c’est bien toi, tu fais quoi là ?
– Je regarde la tv…
– Et tu compte sortir ?
– Non pas vraiment…
– Tu sais pas à qui tu parles, hein, avoue…
– Exact, qui es-tu ?
Oui parce que quand je reconnais pas une voix, je fais semblant au cas où ça me revienne plus tard dans la conv’, et donc en attendant je meuble avec des banalités, ça évite de vexer les gens. Mais aussi c’est pas ma faute s’il est pas dans mon répertoire !!! Donc pour expliquer c’était un ami qui vit sur Paris, je le connais parce qu’il a fait quelques années d’études sur Toulouse et qu’on avait des amis en commun. Il me propose donc de l’accompagner avec ses potes en boite, surtout qu’une autre amie toulousaine exilée sur Marseille depuis est avec lui sur Paris pour le week-end, donc il fait en profiter !!!!!
 
Direction la soirée Finally à l’Elysée-Montmartre. Même topo qu’au Red Light, un peuple pas croyable, on passe une heure avant de rejoindre la piste (ça vous rappelle quelque chose vous aussi ?) et je ne m’amuse pas vraiment. Il me faut une demi-heure à chaque fois que je veux un verre, on peut pas s’asseoir, nulle part… Par contre petit bonus, l’eau aux chiottes est fraîche, ça rend la boîte supportable !!! Mes amis rentrent tôt je décide de les suivre.
 
Voilà donc je suis sorti sur Paris, dans des vrais boîtes, mais c’est pas terrible, vraiment je suis déçu. Il faut être bourré, ou drogué pour danser 4 h sur de la techno. On peut pas changer de boîte pendant la soirée, elles sont trop éloignées géographiquement, et il faut payer 20€ à chaque fois. Il faut prendre une bouteille pour avoir le droit de s’asseoir. Non je crois que ça va pas vraiment le faire tout ça. Par contre avec une amie on a décider de se mettre en chasse d’un petit bar qui deviendrait notre QG. Un truc plutôt friendly, pas trop cher, avec de la musique pop/rock. Voilà si quelqu’un a une adresse, je suis preneur 😉
 
Ps Nina je sais pas où tu en est dans les comptes mais il semble évident que j’ai couché avec plus de 5 mecs depuis le mois de mai, donc vu que la condition c’est qu’il faut que je raconte ici pour que tu mettes à jour, je vais m’exécuter. J’ai couché avec 5 mecs depuis que je suis sur Paris (1er Octobre), auxquels il faut rajouter celui de cet article. Voilà j’ai raconté, tu peux mettre à jour 😉
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