La plongée et ses dangers

Depuis que je plonge, j’ai une hantise qui se résume en 3 lettres : l’ADD. ADD ou accident de décompression. Qu’est-ce que donc ? En très gros (et expliqué par une fille pas scientifique du tout) : quand tu plonges, tu respires de l’air en bouteille. Si tu remontes trop vite, ton corps est saturé d’azote, ça fait des micro bulles d’azote dans le sang et paf, accident de décompression. D’où la nécessité de faire des paliers.

Suite aux deux premières plongées, je casse donc mon caisson et décide de tenter le tout pour le tout. Je vire l’appareil photo et mets un tampon à la place puis serre fort le caisson avec une chambre à air (l’amie des plongeurs) pour tester l’étanchéité du truc. Si ça marche, je plonge avec mon appareil na !*


On prépare nos bouteilles pour la troisième plongée quand soudain, agitation : “Mathilde ne se sent pas bien, faut revenir à la côte”. Oui ? Moi, pleine de sollicitude : “elle a quoi, elle a mal à la tête ?” “Non, elle est bleue avec des marbrures sur le corps…”. Ok, c’est donc un… ADD. Plongée annulée, on la place sous oxygène et on lui donne de l’aspirine, le bateau met le cap vers la côte. 4h de trajet. On vit notre vie sur le bateau, le couple qui est parti avec nous tient compagnie à Mathilde, on ne sait pas trop quoi faire : si on va trop la coller, on a peur de la stresser. Peu de temps avant d’arriver à la côte, je descends dans la cabine récupérer Dieu seul sait quoi et quand j’en sors, je vois Mathilde en train de préparer son sac pour débarquer. Je lui demande comment elle se sent, lui demande si elle avait bu “non, non, juste un verre…”. Heu mais je suis pas ta mère, je parlais d’eau, moi… A un moment, elle me dit qu’elle doit retourner en haut chercher un truc, je lui demande si elle veut que je reste. “Oui, au cas où…”. 5 minutes après, c’est Céline, sa coloc, qui apparaît : “Mathilde ne se sentait pas bien, on l’a remise sous oxygène”. Ambiance.

Finalement, on arrive sur la côte vers 20h, Mathilde est prise en charge par une ambulance, on repart aussi sec. L’ambiance du soir est unpeu étrange, Anaïs et moi sommes un peu impressionnées par ce qu’il vient de se passer mais Céline nous rassure : “les ADD, c’est super rare ! On en a eu un sur le bateau, ce serait dingue qu’il y en ait un deuxième”. Elle avait raison et Mathilde n’a subi “que” 3h de caisson et a pu nous rejoindre deux jours plus tard (mais n’a plus plongé).


Du coup, avec Anaïs, on a bu, beaucoup. Parce quela plongée de Mathilde était très carrée donc le problème ne venait pas d’une remontée trop rapide mais d’un problème de fatigue et de déshydratation. Vu que j’avais eu un souci de déshydrataton entraînant un vertige alterno barique lors du passage de mon niveau 2, j’ai bu. Beaucoup. 3 litres par jour environ. A la fin, j’en pouvais plus de pisser tous les quarts d’heure et mes reins faisaient la gueule. Ah oui, la plongée, c’est pas un sport glamour au fait…


Retour à mes histoires de plongée. Je vais pas vous les raconter toutes, je passe à l’essentiel. Vu : la raie manta, donc, deux tortues, une énorme murène serpentant entre deux rochers (beurk), des poulpes, des barracudas, thons, fusiliers… Et des milliards de poissons tropicaux tous plus magnifiques les uns que les autres. Sans parler d’énormes concombres de mer qu’on se montrait avec enthousiasme avec Anaïs (surtout le gros blanc qui s’est érigé quand on est passé. Et le concombre de mer ça ressemble vraiment à une grosse bite), de coraux, de nullibranches, doris… Et même des labres, poissons nettoyeurs qui ont salement piqué (moi la jambe, d’autres les oreilles ou les lèvres). Il y avait aussi des poissons perroquets, j’aime bien, ils ont une bonne bouille.

J’ai aussi testé les dérivantes : on se place dans le courant et on se laisse dériver. A un moment, à Richelieu (spot magnifique), j’avais un peu la sensation d’être à Eurodisney, dans la maison hantée : tu restes assis et tu vois le paysage défiler. En remontant au boot (traduction : à la corde de la grosse bouée en surface), il y avait pas mal de courant, je jouais dans ma tête à l’avion avec trou dans la carlingue où les passagers s’accrochent pour pas se faire aspirer dans le vide. Oui, je joue à des trucs bizarres des fois. J’ai aussi expérimenté (malgré moi), les thermoclines, ce sont des courants d’air chaud ou froid qu’on peut voir en surface car ça ressemble à des traces d’huile. Sous l’eau, ça fait une vision trouble comme de l’eau mêlée à de l’huile, effectivement (une huile transparente) mais quand tu te chopes une thermocline froide, t’as beau avoir une eau à 25°, quand elle était à 29 quelques secondes plus tôt, tu te gèles…

Niveau pratique, j’ai eu une mésaventure avec mon parachute. Un matin, on plonge au boot, toujours, y a pas mal de courant donc interdiction de le lâcher tant qu’on est pas en bas. Ok on commence à descendre quand je sens un truc toucher ma jambe mais genre un truc mou. Je regarde : mon parachute est sorti de son enveloppe, la corde de 6 mètres avec le plomb au bout flotte tout autour de moi. Réflexe : je lâche le boot pour rattraper mon barda. J’ai dû bien pédaler pour rattraper le boot et finir ma descente. Arrivée en bas : 160 bars (partie avec 190). Ra-té.


Autre point curieux : j’avais toujours un membre de ma palanquée dans mes palmes ou pile sous moi. Par exemple, je flotte peinarde quand je me dis que je vais redescendre un peu. Le temps que je saisisse mon direct system (le bouton pour vider l’air de mon gilet), j’ai quelqu’un littéralement sous moi. Mais vraiment dessous genre si je sors mon ventre au max, je leur touche le dos. Je savais pas que sous moi était the place to be…

Bilan de cette semaine : j’ai progressé. Malgré mon surlestage parce que j’ai pas voulu enlever un plomb (alors que je retombais à chaque palier ce qui indiquais que j’étais mal lestée), j’ai diminué ma consommation, remontant à chaque fin de plongée avec 70 à 80 bars, tranquille, alors que les autres (sauf Marine, ce qui est un peu un mystère vu comme elle s’agitait) étaient largement dans la réserve (à partir de 50 bars). Bon, ça sert pas à grand chose, ça montre juste que je consomme mieux.


Bref, en destination plongée, je vais évidemment dire qu’il faut un jour se l’offrir mais bon, ça me paraît un peu couler de source. Du coup, avec Anaïs, on louche sur les Maldives, les Philippines ou l’Indonésie pour 2013 ou 2014. Surtout qu’en 17 plongées, j’ai pas eu de soucis d’oreille, yeah ! Par contre, entre les brûlures de filaments de méduses, les écorchures et les bleus dûs à la montée du Zod au bateau, la plongée, ça rend vraiment pas sexy !

Demain, je coupe mon récit de voyage parce que perso, j’ai un peu envie de parler d’autre chose. Mais il me reste encore plein de trucs à raconter. Pfiou !

* Oui, non, ça n’a pas marché

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Petit plouf en Thaïlande

Principal but de mon voyage en Thaïlande : la plongée. Je vais tenter de faire un article compréhensible pour tous mais si y a un truc pas clair, n’hésitez pas à me demander en commentaires, je me rends pas toujours compte.

Bref, la plongée. Contexte : j’ai à mon  compteur 19 plongées en mer. C’est peu, surtout pour une titulaire de niveau 2 mais depuis mes vacances dans le Var, suite à mon genou cassé, je n’avais plus plongé en mer. Mais m’étant entraînée en fosse, j’étais sereine. Relativement car le briefing juste avant la première plongée faisait un peu peur à base de “buvez 3 litres d’eau, ne touchez surtout à rien et bon, y a parfois des requins et tout, vous pouvez un peu mourir”. Bon, ok, j’exagère. Mais j’avais un peu envie de vite aller dans l’eau avant de développer une certaine psychose.

Dans ma palanquée : Anaïs (ma binôme officielle), Marine et Fabrice, deux prétendants au PADI advanced (c’est un niveau de plongée qui correspond un peu au 1 bis du CMAS, je dirais…) et Didier, notre encadrant. On se prépare pour la première plongée, j’ai pris un peu plus de plomb que conseillé car le dive master a dit “si t’as pas assez de plomb, tu restes à la surface et tu rates ta plongée”. Bon ben au cas où la raclette m’aurait fait un peu grossir cet hiver, je vais prendre 5.4kg au lieu des 4.5 préconisés.


On grimpe sur le Zodiac, un, deux, trois, plouf ! Eau à 29°, une pure jouissance. Ceci étant, heureusement qu’elle est chaude, ma combi est dix fois trop grande. Il faut savoir que quand tu n’as pas ta propre combi, les clubs te prêtent souvent des combinaisons… unisexe. Sauf que moi, je suis une femme pur sucre avec la silhouette en 8 que comme dirait l’insupportable Cristina Cordula : “ma chérie, c’est super!”. Oui sauf que les mecs n’étant pas foutus comme moi, je me retrouve avec une combi trop large à peu près partout sauf au niveau des épaules et de la poitrine. Or l’eau s’installe dans ces zones trop larges…et quand elle est à 14°, tu pleures. Bref, on descend et évidemment, au bout de 2 minutes, première constatation : je suis surlestée. Ce qui en soit peut être vu comme une bonne nouvelle, j’ai pas grossi (et j’avais encore un plomb de trop à la fin du séjour, huhu).

Descente au milieu du paradis. Fracture visuelle. Je n’avais plongé qu’en Méditerranée, je découvre les poissons tropicaux, coraux, anémones et gorgones de toute beauté. Et oui, j’ai vu des dizaines de poissons clown, les petits Nemos. Alors que je ne sais plus où regarder tellement tout est beau, je vois Didier mimer des ailes. Oui, dans l’eau, on peut pas parler (révélation!) donc on communique par signe et les ailes, là, ça veut dire…raie. Alors que je scrute le bleu, je vois quelque chose… Quelque chose d’énorme. OH PUTAIN DE MERDE ! Une raie manta flotte tranquillement vers nous. Panique dans ma tête, je sais pas quoi faire, elle me fonce dessus ! Alors évidemment, comme c’est pas trop con une raie, plutôt que de foncer sur les gens, elle vire. Assez près de nous quand même. C’est magnifique, je vois les nettoyeurs se faire un festin sur sa peau, un poisson pilote navigant entre ses deux ailes. Wa…ouh…

Bilan de l’opération : 20 bars perdus lors de cette rencontre. Pour expliquer, une bouteille est gonflée en moyenne à 200 bars, j’en consommais au début du séjour 150 par plongée de 45 mn à 1h (ça dépend de la profondeur). 20 bars, c’est donc énorme.

Sortie de l’eau, j’ai des étoiles dans les yeux, je m’extasie. Je n’avais pas mon appareil photo submersible, tant pis, je le prendrai pour la troisième plongée (pour la 2e, je veux être à l’aise avec mon lestage). Entre la deuxième et la troisième plongée, je prends donc mon appareil, j’ouvre le caisson pour le régler au mieux, je veux fermer le caisson et… crac, le mécanisme de verrou me reste entre les mains. Caisson inutilisable. Heureusement que je l’ai prêté à ma soeur pour son voyage au Mexique, il aura au moins un peu servi…

Dégoûtée, j’étais, mais un événement dramatique allait me consoler très vite de cette minuscule déconvenue…

A suivre (tadam !)

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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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