Pot de départ

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’ai démissionné. Wiiiii ! Une aventure va bientôt se terminer pour en laisser place à une autre. Pas de journal d’une démissionnaire cette fois-ci pour cause de pas trop de choses à dire même si… On verra, sans doute quelques articles sur la recherche d’emploi et mon départ. C’est amusant, 11 ans que je travaille et je n’avais jamais pris le temps de parler de ces sujets-là… Alors que j’écris cet article (lundi 18 juin), je viens d’envoyer mon mail pour mon pot de départ… et ça mérite un article.

Pot de départ

Alors déjà premier point : je n’aime pas organiser de pots de départ. Je suis un peu absolue dans mes sentiments et je n’aime guère les fins. Là, par exemple, je ne pense pas du tout à ma fin de contrat mais je piaffe un peu d’impatience à entamer le prochain. Un peu comme la veille de la rentrée des classes, quand tu te demandes si tu finiras à 16h le vendredi, si t’auras Mme Faurey dont la réputation n’est plus à faire, si tu vas être en classe avec cette pute de Sandra Kaplan et si y aura un nouveau beau gosse. Oui alors ok, je suis en couple de type monogame mais ça fait toujours plaisir les bonbons pour les yeux. Même si les bonbons pour les yeux, ca finit comme les chewing-gums, ça vire insipide. Cette métaphore ne me mène nulle part.Manger des bonbons

Du coup, je suis toujours fatiguée à l’idée d’organiser cette petite sauterie mais partir en catimini donne la sensation d’un départ par la petite porte, qu’on aurait même peut-être été virée. Dans le monde du travail, y a des codes, tu ne pars pas sans ton petit pot où tu ne taris pas d’éloge sur tes N++, même quand tu as une poupée vaudou à leur effigie que tu garnis régulièrement d’épingles acérées. En échange, tes collègues auront lâché un petit billet pour que tu puisses repartir avec un cadeau. Ça, je trouve ça intéressant. Pas le fait de recevoir un cadeau mais que ce qui sera contenu dans le paquet donne une indication sur la façon dont tes collègues te perçoivent ou te connaissent. Genre lors de mon dernier pot de départ, j’avais eu du thé, des infusions et une sorte de roulette de massage genre je suis une meuf zen et healthy. Alors dans les faits non mais je désire l’être donc bien vu (notez que c’était y a quasi 4 ans, zéro évolution donc sur ce sujet…). Celui d’avant du maquillage pour les yeux (oui ça marche) et… du vernis. Plein de vernis, 6 couleurs et un top coat. C’était adorable mais… je n’en mets jamais, je déteste ça. Mais on reparlera de cette image au boulot.

Collecte pour pot de départ

Déjà, se pose la question du “quand” parce que rien que ça, c’est compliqué. Normalement, on aime les jeudis soirs (parce que les vendredis, tout le monde se barre et les autres jours, on n’est pas censés sortir trop tard) mais il peut y avoir pas mal d’éléments pertubateurs. Pour ma part, j’ai choisi un mercredi matin parce que ma collègue chouchoute ne sera là ni jeudi ni vendredi et que j’avais pas envie de faire une soirée… d’autant que nous avons eu un pot de départ la semaine d’avant et le mercredi soir, y a une soirée corporate donc voilà. Un petit déjeuner, c’est TRES bien.

chouquettes pour pot de départ

Photo prise lors de mon pot de départ qui a eu lieu la semaine dernière en vrai

Donc faut organiser une sauterie et pour ne pas avoir l’air trop con, faut inviter des gens. Et là, ce n’est pas si évident parce que tu ne sais pas où arrêter la liste. Certains envoient l’annonce à all users (et ceux là, on ne les aime pas vu qu’ils nous pourrissent la boîte mail alors qu’on ne sait même pas qui ils sont), j’ai limité : mon agence évidemment puis les personnes avec qui je travaille régulièrement puis deux ou trois potes des autres agences. Il y en a, tu te sens obligée de les inviter et tu le fais en espérant qu’ils ne viendront pas. Là, par exemple, j’espère de tout mon coeur que ma N+1 aura un empêchement de dernière minute histoire de ne pas la voir…

Ingrid Chauvin

Je fais à peu près cette tête quand je fais genre que je suis contente de voir quelqu’un alors que non

Bref, tu veux juste boire un verre avec tes collègues que tu aimes bien, tu te retrouves avec des gens que tu n’aimes pas, à sourire à une personne à qui tu aimerais dire tant de mal mais dans ton discours, t’es sympa parce que faudrait pas gâcher ce moment. Et puis tout s’arrête. Bon ben c’était sympa, bonne continuation et à la revoyure hein !

Bonne continuation

Mais je vous raconterai. De ce que je sais, ça pourrait être… sanglant (et pas pour moi…)

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Miyajima, joyau japonais

Le 09 octobre – En avant pour Miyajima, l’un des plus beaux sites du Japon et en plus, il fait beau ! Je suis assez excitée, Victor moins. On ne s’est pas du tout ménagés jusque là et nos corps commencent à craquer un peu. Moi ça va, si on excepte ma plante de pied devenue dure comme du bois.

chaussettes japonaises

J’adore les chaussettes japonaises, on dirait que j’ai de très longs orteils (mais ces chaussettes ont très mal vécu leur premier passage en machine, snif…)

Après avoir galéré à trouver un café ouvert pour un petit déjeuner express alors que nous étions lundi et qu’il était déjà 8h30, on grimpe dans le tram pour le terminal ferry… Une heure de trajet, on découvre un peu tard qu’il y avait une JR line beaucoup plus rapide (et comprise dans le Japan Rail pass donc). On grimpe dans le JR ferry et c’est parti pour une traversée de 15-20 mn, maximum. Ca s’agite un peu, les gens se précipitent dehors pour prendre l’Ile en photo, j’explique à Victor que je m’occuperai de ça au retour. Notons qu’à Miyajima, pour la première fois au Japon, j’ai un peu ressenti le côté lourd des touristes pas toujours bien élevés qui vont tenter de te gruger dans la queue l’air de rien. Ca reste assez minime, ça ne m’a certainement pas gâché la journée mais je pense qu’il y avait assez peu de japonais in fine parmi les touristes (et pas mal de chinois pour ce que j’ai pu en voir…).

Le torii de Miyajima vu du ferry

Vue d'Hiroshima de Miyajima

Je ne sais pas du tout ce qu’est cet immeuble dans la montagne, là, mais dans un futur roman, ce sera une base

On débarque et point N°1 : les cervidés. Je l’avais lu dans le guide donc je ne fus guère surprise d’être accueillie par Bambi. Par contre, avec Victor, on a été assez vite saoulés par les gens qui les touchaient ou les caressaient alors qu’il était expressément demandé de ne pas le faire, tout ça pour des photos…

Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima

Bref, avançons et à peine quelques mètres plus loin, nous découvrons le fameux torii flottant, célébrité de l’île. En fait, le sanctuaire tout entier est sur pilotis et donne l’impression de flotter à marée haute. La chance, on est précisément à marée haute ! Evidemment qui dit “monument incontournable” dit foule de bateaux qui te font payer pour aller le voir de plus près. Alors autant les petites barques, ça fait pas tâche, autant les gros bateaux motorisés… et je parle même pas des jet skis qui embaument l’air d’une bonne odeur de mazout.

Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima

L’avantage du torii, c’est qu’il draine pas mal l’attention donc tu as vite fait de te retrouver un peu au calme, pour peu que tu t’en éloignes. On s’offre une petite pause en bord de mer. Ca, ce sont les vacances !

L'île de Miyajima Le torii de Miyajima

Après un repas bien consistant, on va se promener au parc Momiji, forêt qui abrite des daims et surtout des érables (Momiji en japonais) qui n’ont guère rougi mais la balade est super agréable, surtout quand on arrive au niveau de petites cascades, c’est si apaisant et tranquille. Par contre, les daims, on a dû en croiser trois dans la forêt, ils sont tous sur le front de mer désormais, là où ils ont de la bouffe, quoi.

Les cascades de Miyajima Un daim dans la forêt Momiji à Miyajima Les cascades de Miyajima

Matcha shaved ice

Au Japon, vous croiserez souvent des shaved ices : des glaces pilées arrosées de sirop avec un coeur haricot rouge, ici. très sucré, ta bouche est paralysée de froid pendant un petit moment mais pas mal, sinon

Vous aimez faire la queue ? Alors, c’est reparti ! On part cette fois au téléphérique qui va nous amener sur la montagne à 422m d’altitude. Le trajet se fait en 2 temps : dix minutes dans une cabine classique où on se serre un peu à 8. On survole la montagne couverte de la forêt primaire de Misen mais surtout, petite vue sur la baie. Ok, c’est beau. Mais ce n’est rien comparé à la deuxième partie du trajet dans des cabines où l’on se tient debout à une trentaine de personnes. On quitte la station et là, la vue est tellement époustouflante que tout le monde a lâché un “oooh”. Effectivement, la vue est belle, je vois enfin la mer (et pas juste un port).

 

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du sommet du mont Misen, Miyajima Vue du sommet du mont Misen, Miyajima

Une fois arrivé en haut, comme il est encore tôt (16h), on commence l’ascension du Mont Misen pour aller voir le sanctuaire à mi chemin du sommet. Bon l’observatoire du sommet est à à peine cent mètres de dénivelé de la station téléphérique donc ça va être une balade de santé… NON. Trop pas. Parce qu’en fait, on n’est pas sur la même cime donc il faut descendre pour remonter. Avec Victor, on s’était mis une limite “à la demie, on fait demi-tour”, le dernier téléphérique étant à 17h30. Info répétée toutes les cinq minutes, ce qui me fait légèrement stresser. Le sanctuaire étant à 20 mn à pied, ça devrait passer. A 25, ne le trouvant toujours pas, on fait demi-tour en disant adieu à nos genoux. On retourne au téléphérique, constatant sur la carte qu’on était arrivés juste en dessous du sanctuaire mais le soleil commençait à décliner, prudence est mère de sûreté, comme on dit. Et on a bien fait car on retourne vers le torii au couchant (et à marée basse cette fois-ci). Une dernière photo d’un daim poseur et retour à Hiroshima, le coeur léger (mais toujours les pieds en état de mort avancée).

Miyajima couchant Miyajima de nuit

Ca ne nous empêche pas de rentrer de la gare à notre logement à pied (20 mn) puis re 10 mn de marche pour rejoindre un restaurant d’Okonomiyaki réputé du quartier. J’ai découvert les okonomiyaki à Amsterdam (logique…) et ça faisait partie de notre liste “to eat”. Et ce fut fort bon ! Épuisés et repus, il était temps de rentrer même si la journée du lendemain s’annonçait plus calme…

Whisky japonais

Ah oui alors ça, c’est du whisky, ils le servent en pinte avec pleiiiiiiin d’eau gazeuse. Du coup, ça fait de l’eau gazeuse avec juste un arrière-goût chelou

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Ecrire touts les jours : le journal intime

Parmi mes résolutions de nouvelle année, il y en a une que je tiens correctement (je me souviens déjà plus des autres) : écrire mon journal intime. Ca peut paraître étrange de parler de ce sujet dans une rubrique “carnet d’écrivaine” mais après tout, il s’agit bien d’écriture. Et ça fait plutôt du bien.

Journal intime

(en vrai, là, c’est Technopolis reloaded)

Le journal intime, à la base, ça fait partie de la palette d’outils du développement personnel. Et oui, j’y reconnais une valeur. Alors je ne pense pas que ce soit quelque chose qui guérisse d’une dépression mais en tant que gentille cyclothymique, ce mois de janvier avec ses quelques éclaircies au milieu de la pluie m’a pas mal épuisée. Ca et quelques jeux d’échecs dans un contexte toxique alors que moi, je demande juste à avoir de la tranquillité. Du coup, j’ai tout écrit. Le bon, le mauvais, l’anecdotique. Quelques fois des mots durs, quelques fois des mots doux. Il y a des jours où j’écris beaucoup, d’autres où je n’écris qu’une fois en trois jours parce qu’en fait, je n’ai pas grand chose à raconter. Par exemple, mercredi dernier, après avoir loupé deux sessions d’écriture, j’ai débuté mon rapport par “hier, j’ai testé un nouveau petit déjeuner qui me plaît bien”. Bah oui, après un début d’année sur les charbons ardents, une préparation pour LA partie d’échecs de l’année… il ne s’est en fait rien passé. En résumé : je croyais ce mois de janvier décisif, il n’en a rien été. Et la ferveur qui se dégage de mes lignes s’éteint jour après jour.

C’est toujours pas mon journal

Enfin j’imagine car pour le moment, je ne relis pas. Parce que je ne suis pas en période de doutes, je suis en période d’action, je n’ai pas besoin de me remémorer cette période pour en tirer de la force. Ca peut paraître bizarre mais il y a quelques années, j’avais un blog caché où je racontais vraiment ma vie façon journal extime. Et dedans, il y a la période noire du début de l’année 2007. Les jours qui s’écoulent lentement, l’ennui poissard qui colle à la peau, cette impression que rien n’évoluera, que je ne trouverai jamais de job. Avenir sombre et désespoir. Un jour, j’ai relu ces lignes et ça m’a foutu le blues direct. Quelle noirceur dans ces lignes… Et en même temps, j’y ai vu quelque chose de positif : me souvenir qu’un jour, j’ai été dans la tourmente mais qu’il y a eu la lumière au bout du tunnel. Tout graver pour se souvenir des fois où on a cru qu’il n’y avait plus d’espoir et que, tout à coup, une porte s’est ouverte.

Le Real Alcazar de Seville

Mais surtout, ça m’exerce. Evidemment, écrire un journal, ce n’est pas travaillé. Il doit y avoir deux ou trois phrases qui mériteraient qu’on s’y arrête à tout casser, le reste est du babil de post ado dont tous les paragraphes commencent par “sinon, pia pia pia”. Et de toute façon, cette prose n’a aucun cas vocation à sortir du classeur dans lequel elle est sagement rangée. Parce que ce n’est pas intéressant en soi. Quelques trucs, peut-être, que j’envisage d’exploiter un jour, quand je serai plus libre de ma parole, sous la forme d’un roman ou d’un “essai” façon Facebook m’a tuer. Quelques anecdotes mises de côté qui pourraient servir un jour, ne sait-on jamais. Mais ça reste que tous les jours j’écris. Un peu comme ce petit trot de 2 km quotidien : on est loin du marathon mais ça permet de rester chaud. Enfin, je dis ça, moi, je ne cours pas, mais vous voyez l’idée.

Pivoine_court

La pivoine en pleine action

Et puis, en vérité, j’aime bien prendre mon petit classeur pour écrire de mon écriture particulière les histoires du jour, sentir le stylo gel dont je suis très contente (ce détail est important, je cherchais depuis pas mal de temps un stylo pour remplacer les stylo encre jetables v pen que je ne trouve plus (mais je vois qu’ils sont en vente sur Internet), j’en rêvais même la nuit, que j’allais en papeterie tester des stylos… j’ai de vrais problèmes, manifestement) glisser sur la feuille quadrillée, vider du venin inutile, m’encourager à changer de vie sur des détails (ça, ça ne marche pas).

Le V pen de mon adolescence

La semaine prochaine, on va parler écriture, pour de vrai.

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Le jour où on n’a pas vu le Mont Fuji

Le 04 octobre – Mont Fuji nous voici ! L’excitation est palpable. Je voulais partir à 6h30 de l’appartement pour arriver tôt car mon guide disait qu’il pouvait se couvrir en fin de matinée et nous avions une heure de train pour arriver mais Victor tempère mon ardeur : 7h30, ça suffira amplement. Il faut savoir qu’au Japon, il fait jour dès 6h du matin donc si on veut partir à l’aventure tôt, c’est fort possible. J’enfile mon petit t-shirt, mon petit gilet et c’est parti ! Pour briser immédiatement le suspense : on a bien fait de suivre le plan de Victor plutôt que le mien.

Kasei

Météo qui met de suite dans l’ambiance

Le petit train pour le Mont Fuji

On part donc enthousiastes et on se fait refroidir assez vite par la météo : il fait plus que couvert et, visiblement, il a plu. C’est pas grave me dis-je, ça doit être un peu comme en Irlande pendant mon voyage de classe en 97. C’est le matin, ça va se lever. Notre train monte tranquillement vers sa destination : Kawaguchiko, un lac avec vue imprenable sur le Mont Fuji. Il pleut mais c’est pas grave : c’est le matin et on est encore loin de la destination. Pas de panique…

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

9h, gare de Kawaguchiko. Il pleut et on a froid, je sors mon Kway de touriste et on se réfugie dans un hôtel/restaurant pour avaler un consistant petit déjeuner et un café. Ca va se lever…

Petit déjeuner au pied du Mont Fuji

10h, ça ne s’est toujours pas levé mais on ne va pas passer la journée là. Victor me propose de faire un tour du lac à pied, 10 km, environ. Bon, on n’a que ça à faire de toute façon, allons-y, ça finira bien par se lever.

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

 

Le lac, donc. Pas mal de barques en forme de cygne ou avec des têtes de pandas ou de chats. Ambiance Batman Returns de Burton. Plus un point direct. On oublie le téléphérique amenant à un point de vue sur le Fuji vu qu’il fait tout dégueulasse et on commence à marcher paisiblement. Au bord du lac, quelques pêcheurs, on croise de rares promeneurs. On goûte le calme et notre solitude. Malgré la pluie intermittente et un Mont Fuji invisible, c’est une balade hyper agréable, on a droit à quelques jolis coins et on croise même d’adorables chatons. Tout ce qu’on aime.

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon, barques cygnes

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon

Mais soudain, une musique étrange s’élève, mi fantastique mi flippante… on aperçoit derrière les arbres un étrange château comme un mini Disneyland. Intrigués, on fait le tour et nous découvrons le Music Forest Museum. Résumé de la situation : il pleut, on n’a que ça à faire de la journée de se promener autour du lac… Bah, faisons un tour dans cet étrange musée.

 

Et c’était cool ! Franchement, on n’y serait jamais allés exprès et on aurait manqué un moment sympa. On a droit à deux spectacles : un concert d’automate avec une chanteuse d’opéra et un concert du plus grand orgue automatique du monde. Ouais, rien que ça ! Et c’était assez bluffant genre t’es assis dans une espèce de salle de bal et tu as tous les pantins au-dessus de toi qui battent le rythme. On a aussi droit à un petit spectacle de sand art qui nous raconte la légende la princesse Kaguya. Encore un truc que j’aimerais bien savoir maîtriser. Tout était aux couleurs d’Halloween, fête qui semble très prisée ici. C’est d’ailleurs la musique d’Halloween version orgue qui nous a attirés. On croise des bâtiments étranges, j’ai presque l’impression de me balader dans un univers parallèle

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Quand je parle d’un côté un peu flippant du lieu, je parle de ça, par exemple

Une heure de mignonnerie plus tard, on tombe sur un joli parc chelou, on traverse des champs de fleurs, on aperçoit une école qui ne ferait pas tâche dans un manga sur des fantômes… Toujours pas de Mont Fuji mais il ne pleut plus et les nuages s’effilochent paresseusement sur les reliefs. Oui, c’est beau. Un rayon de soleil vient même parfois nous gratifier d’un timide coucou.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

On marche, le coeur vaillant. On marche. On a quitté le musée vers 13h15, il est 14h. 14h30. On suit les bords du lac mais on n’a pas droit à un lac tout rond, non, on a droit à des détours dans tous les sens et on commence à ne plus trop faire les fiers, tout en se rassurant mutuellement. “Ca va, toi ? Moi, ça va !”. Oh et puis au pire, on finira bien par tomber sur un bus, il doit bien y avoir des trains jusque tard…” Dans ma tête, je suis en panique totale : on n’a rien mangé depuis 10 heures du mat, on n’est pas très chaudement habillés et à chaque virage, on découvre un nouveau méandre du lac. 16h15, on finit par trouver un arrêt de bus avec des horaires, le suivant est annoncé à 16h27. 16h29, le bus d’en face passe, on va vérifier, il était prévu à… 16h29. 16h35, je commence à me demander si ça se pratique l’auto-stop ici. 16h42, la délivrance : le bus nous cueille enfin.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

17h15, nous sommes épuisés mais soulagés et à la gare de Kawaguchiko, on s’enfile un Udon de la victoire, tellement mérité. Nous avons quand même marché de de 10h à 16h15 avec 30 mn de pause pour les spectacles du musée et ce sans se restaurer. Le soir, en rentrant, petite halte au Lawson , une espèce d’épicerie station service où on trouve enfin, après avoir écumé je ne sais combien de Family Mart et Seven Eleven, on trouve enfin des Kit Kat matcha.

Le Udon de la victoire KitKat Matchamnt

Du coup, malgré l’immense fail de la journée, ne pas voir le Mont Fuji alors que la journée lui était dédiée, on a passé d’excellents moments, une si belle journée qu’on a décidé que oui, le Japon, on y reviendrait dans pas si longtemps que ça. Peut-être même en hiver pour y faire du ski. Le comble du snobisme.

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A quelle heure on met le réveil ?

Si je devais comparer ma vie de célibataire à ma vie en couple, la principale différence pour moi est clairement mon rythme de vie au global. En gros, avant, je me couchais tard mais genre vraiment tard et je me levais à la dernière seconde, tenant rarement mes résolutions d’arriver tôt au boulot pour partir plus tôt, profiter mieux de ma soirée et dormir plus tôt. En couple… c’est pas encore tout à fait ça mais là, on fait les choses à deux. Genre choisir l’heure du réveil.

Mauvais rythme de vie, fatigue au travail

Chacun sa conception du couple, nous, on est assez fusionnels dans le rythme de vie : on se lève ensemble, on se couche ensemble. A quelques nuances près. A une époque bien trop lointaine, j’ai ambitionné de suivre le Morning Miracle en me levant tous les matins à 6h, faisant un peu de sport et un peu d’écriture avant d’aller réveiller mon doux. Faudrait que je m’y remette d’ailleurs mais j’ai toujours ce problème récurrent du matin, cette sensation d’être écrasée sur mon lit par la gravité et que mon corps pèse environ 58 tonnes. Et justement, en étant en couple avec un individu qui prend les transports avec moi pour aller travailler, je n’ai guère le loisir de m’adonner au snoozing plus que de raison. Oui, depuis qu’on vit à deux, je me lève suffisamment tôt pour faire autre chose que me doucher et sauter dans mon jean, genre petit déjeuner avec un vrai café et tout.

Petit déjeuner avec petite brioche homemade, porridge aux graines de chia et café

A propos de dormir, parlons du soir, également, un grand moment. Etant célibataire, je traînais, traînais, trainaiiiiiiiiis sur mon ordinateur, regardant une dernière vidéo Youtube, un dernier épisode de série… Mon cercle vicieux classique : “faut que je finisse mon article pour le blog mais l’épisode de la série que je matais vient de terminer, je vais en relancer un autre”. Et ça sans parler du temps passé sur les Yahoo! jeux ou escape games les soirs où j’étais trop fatiguée pour enfiler les mots. Maintenant, on n’a pas un rythme parfait, loin de là (surtout en ce moment avec les jours à rallonge) mais au moins, je ne passe plus mes soirées à me lobotomiser et je ne dors pas si mal que ça.

Mieux dormir pour un réveil parfait

Mais à part dormir, il y a quoi qui change dans le rythme de vie ? Forcément, quand tu vis en  couple, t’es moins dans la spontanéité  : tu dois prévoir les sorties de l’un et de l’autre, faire une liste des courses en conséquence. Bien sûr, on peut avoir des imprévus ou décider d’aller boire un verre à la dernière minute mais il faut toujours prévenir l’autre. Et ne pas rentrer au milieu de la nuit sans prévenir… Et tu as vite une espèce de culpabilisation. Enfin, moi, du moins. Je peux vite me laisser entraîner à faire des milliers d’activités mais je dois me souvenir de consacrer du temps à mon bien aimé. Parce que c’est le piège : quand tu vis à deux, tu sais que, forcément, quand tu rentreras chez toi, tu trouveras ta douce moitié quelque part dans l’appart alors ça va. Sauf que si c’est pour la trouver roulée en boule dans le lit et endormie, l’intérêt est limité.

Sommeil profond

Mais une fois à la maison ensemble, que fait-on ? On fait tout ensemble ou séparément. Et bien, ça dépend des jours. Même si j’avoue que j’ai parfois du mal à tout mener de front, la vie pro, la vie amoureuse et les projets annexes. Parfois, il est tentant de renoncer à ces projets là, à se contenter d’aller bosser et passer la soirée dans les bras de l’objet de son amour sans chercher plus. Heureusement, on est deux et lui aussi a des projets ou juste envie de jouer un peu à un jeu, regarder une série que je ne regarde pas… Oui, vivre à deux, ce n’est pas toujours vivre à deux. Le rythme parfait reste difficile à trouver mais on se rapproche de la bonne balance. Encore deux ou trois ajustements et je pourrai travailler, aimer et réaliser quelques rêves à côté tout en faisant du sport.

 

Ah tiens, le sport, nous en parlerons la semaine prochaine.

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AirBnB : la solution top pour voyager, mais…

Tout commence en 2014, quand je file à Barcelone avec la Reine Zénobie pour 4 jours de vadrouille, elle me suggère que nous prenions un AirBnB pour nous loger. Après une étude de marché minutieuse (3 clics sur Last Minute et 2 sur voyage privé, à peu près), nous convenons que c’est effectivement la meilleure solution en rapport qualité prix (à prix équivalent, si l’hôtel nous offre un solide petit déjeuner, ils ne sont pas vraiment bien situés). Je découvrais alors les choix de voyager en logeant dans des appartements privés, m’offrant une liberté d’aller et venir bien plus agréables qu’un petit déjeuner à prendre à des horaires fixes et ne proposant pas toujours un grand choix.

petit_dejeuner_hotel

Depuis, j’ai utilisé ce mode de logement à Rome, Naples, Athènes, New York, Londres, re Barcelone, Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ah, la joie d’avoir le choix de dîner au resto ou “à la maison”, la possibilité de prendre un petit déj à poil si on en a envie,  les systèmes de check in et check out simplissimes (“laissez la clé sur la table, bisous”), la liberté des horaires et des apparts souvent placés proches des points d’intérêt, parfaits pour des piétons. Ce mode de logement m’enchante mais… qu’ouïs-je ? Sur ma timeline Twitter, mes gauchistes sûrs râlent sur AirBnB, modèle qu’ils jugent aussi néfaste que Uber. Allons donc…

airbnb-vs-uber

AirBnB pose le problème du logement en ville : un AirBnB représente un appartement inaccessible à la location pour les locaux et participe donc à l’augmentation des loyers dans ledit quartier du fait du déséquilibre de l’offre et de la demande. Moui, je suis moyen convaincue. Parce que j’avais une vision un peu naïve du truc : pour moi, la location AirBnB, c’était un moyen de rentabiliser un appart vide pour des particuliers dans des cas précis : absence prolongée (ex celui de Barcelone où le mec loue son appart quand il est pas là), peut-être couple récent qui vit plus ou moins ensemble et sous-loue l’appart vide de l’autre conjoint sans oser le lâcher pour le moment (cas soupçonné pour notre premier hôte à Athènes), héritage d’un appartement un peu vieux à refaire pour être plus “tendance” mais besoin de fonds pour réaliser les travaux (cas soupçonné à Dubrovnik)… Bref, je ne voyais pas le mal et était un peu agacée par la volonté de la France d’imposer les revenus liés à ce marché. Pour moi, ce n’était qu’un appoint provisoire en attendant de… Un peu comme toutes les sous-locations dont je vois les annonces fleurir régulièrement sur mon Facebook ou mon Twitter.

airbnb_avion

Sauf que notre expérience AirBnB en Europe de l’Est m’a fait entrevoir une autre réalité, celle du business caché. Sur au moins deux apparts (je ne sais pas pour Budapest, nous n’avons pas rencontrés nos hôtes mais pour le coup, je pense qu’il s’agissait de particuliers), la location était gérée par une agence, détail dont je n’ai pas eu la connaissance avant de réserver. Et ça m’a emmerdée. Pourtant à Prague, l’appart était super bien entretenu, confortable, bien situé et l’agence nous a fourni un cahier détaillé de ce que nous pourrions faire en ville, très pratique. Le gars parlait un anglais impeccable, facilitant les échanges. Mais je me suis sentie complice d’une pratique qui tue justement ce que j’aime bien dans mon image fantasmée du AirBnB : un petit arrangement entre particuliers. Et là, je comprends parfaitement pourquoi la France veut taxer les revenus liés au AirBnB : parce que pour certains, ce n’est pas un revenu ponctuel histoire de rentabiliser l’appart pendant les vacances mais bien un business à part entière, d’autant plus lucratif qu’il n’est pas imposé.

corruption

Du coup, vais-je renoncer au AirBnB ? Non parce que ça reste le moyen le plus agréable d’être hébergé dans une capitale mais je vais essayer d’être la plus attentive possible pour squizzer les agences qui profitent de la plateforme pour se faire un peu de fric au black. Et parce que quand on loue directement à un particulier, on a un peu plus de chance de discuter, d’avoir de vrais bons plans de gens qui connaissent le quartier… et de se retrouver à partager une liqueur de menthe avec la proprio de l’appart en arrivant alors qu’on ne rêve que d’une douche ! (la dame croate, ce fut fort épique mais assez drôle)

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La plongée, quel sport de con !

Michel, un encadrant de mon club, 25 avril 2011.

Depuis que j’ai entamé la plongée, je ne vous en ai parlé qu’en mode bisounours genre « han mais nager au milieu des poissons c’est kro kro bien ». Ça je le maintiens. Mais souvent, avant d’arriver au pays des poissons, tu te demandes toujours ce que t’es venu faire dans cette galère.

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Les vacances plongée, c’est d’abord se lever à l’aube (6h30-7h). Ouch quoi. Après un solide petit déjeuner (je ne déjeune jamais en temps normal parce que le matin, j’ai PAS faim), on file au centre de plongée, parfois avec un gros sac sur le dos pour récupérer une bouteille d’air d’une bonne vingtaine de kilos qu’on charge sur un camion.

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Sur le bateau, la place est minimale. Et encore quand je dis bateau, il faut parfois s’entasser sur un Zodiac donc t’as intérêt à optimiser ton rangement : tout à portée de main ! Tu te faufiles dans une combi très près du corps en Néoprène qui agace la pulpe des doigts, tu t’attaches une ceinture de plomb de plusieurs kilos autour des hanches et tu enfiles ton gilet muni de la bouteille pré citée. Oui, tu as bien compris, ton matériel te fait prendre 20 à 30 kg (voire plus) en quelques secondes. Les poches de ta stab (le gilet) débordent de
matériel en tout genre, tu es légèrement engoncé. Et encore, ça, c’est la plongée du matin, celle de l’apres-midi, tes vêtements de plongée sont encore humides et froids.

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Puis tu te jettes à l’eau, une claque entre 13 et 20° dans ta face. Parfois l’eau est si froide que ça t’en coupe le souffle. Elle se glisse, insidieuse, entre la combi et ta peau. A ce moment précis, tu te demandes vraiment ce que tu fous là et je ne t’ai même pas parlé de houle et de tangage. Car les plongeurs ça vomit aussi.

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Puis tu descends (attention les oreilles) et tu croises un mérou, une dorade ou un barracuda, une murène te surveille du coin de l’oeil. Les anémones et gorgones fleurissent, tu furètes dans les rochers pour essayer de trouver des poulpes (j’en ai pas vu un seul cette semaine alors qu’un de mes camarades qui savait que je voulais en voir m’en avait trouvé un mais ma palanquée traçait). Et là tu te souviens. Que les 20/30 kg sur ton dos te permettent de cumuler deux plaisirs : celui de voir toutes ces merveilles de la nature et d’évoluer en 3D. A présent que je maîtrise ma stabilisation (mon gros point faible), je peux en jouant avec mes poumons monter et descendre sans le moindre effort. La sensation de voler.


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Alors oui, le matériel et son poids, le bateau, l’eau froide, toute la théorie à maitriser pour, tant qu’à faire, ne tuer personne, ça peut décourager son homme. Mais une quarantaine de minutes à naviguer au milieu des mérous et des poulpes (mes 2 chouchous de la mer), ça les vaut amplement.

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J’ai testé pour vous la Stevia

Par Pink Lady

Hé hé mes pioupious !

Me revoici avec un nouveau test ! Cette fois-ci, j’ai testé pour vous la stevia. Alors pour ceux et celles qui ne lisent pas les magazines féminins, je vous explique de quoi il retourne.

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La stevia est une herbe qui a la propriété d’être naturellement édulcorante, on en trouve au Paraguay et au Brésil. Ce sont ses feuilles qui donne son pouvoir sucrant, elles sont chargées en stévioside et rébaudioside A. Ca vous parle peut-être pas comme ça (moi-même, ça m’évoque pas grand chose) mais cette plante a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. Hé ouais ! Donc si tu suis bien, c’est pas calorique et naturel. Si tu vas sur le site de Purevia qui commercialise le sucre à base de stevia, tu apprendras plein de choses sur la stevia et tu en apprendras plus sur le rébaudioside A. Effet garanti lors des dîners en ville. Parce que la magie du Reb A (c’est son petit nom), c’est qu’il n’est pas assimilé par l’organisme, il va pas se stoquer dans la bouée ventrale, lui. Ce qui est intéressant, c’est que la Stevia est connue depuis longtemps par les Indiens Guarani et le Japon en est accro depuis 30 ans mais c’est tout nouveau chez nous. D’ailleurs, Purevia a obtenu le prix Nutridor 2010 dans la catégorie « Meilleure innovation produit nutritionnel alimentaire ». Bref, ce produit a été sur contrôlé donc pour ceux qui ont des sueurs froides dès qu’ils entendent le mot « édulcorant », respirez, c’est bon pour la santé.

Forcément, comme je suis une hystérique de la minceur, quand on m’a proposé de tester la boîte de sucre en morceau qui vient tout juste de sortir, j’ai dit oui et re oui. J’ai donc reçu un set petit-déjeuner tout mignon avec une nappe à pois, une petite cuillère à pois (je veux tout le service maintenant), la boîte Purevia, des céréales, un jus de fruit, un mug et un sachet de thé. Les agences prennent soin de la santé des blogueurs, tu as vu ? Oui bon, ok, j’ai fait café à la place de thé mais je suis une vraie caféïnomane.

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Maintenant passons au test. Pour vous, j’ai renoué avec le café sucré. Oui d’ordinaire, je le prends noir. Je verse mon café, je glisse dedans un seul morceau de stevia et je touille. C’est parti pour la dégustation. Et bien ça sucre autant que le sucre normal, ça a exactement la même consistance et ça n’a aucun arrière goût. Bref, si vous faites attention au sucre et que vous honnissez l’aspartame, la stevia est un excellent substitut. En fait, c’est exactement comme le sucre, les calories en moins.

Par contre, je n’aime pas le café sucré, je pense piler quelques morceaux pour voir si ça marche aussi en cuisine. Des gâteaux plus light, qui oserait dire non ? Parce que vu que c’est tout comme le sucre, il n’y a pas de risque de mauvaise surprise à l’arrivée. Non parce qu’une fois, j’avais fait de la crème anglaise avec de l’aspartame à la place du
sucre et c’était globalement dégueulasse.

Vous avez envie de tester ? Allez sur la page Facebook Purevia, de nombreuses dégustations ont lieu cette semaine sur Paris, elles sont annoncées sur la page. Et comme Purevia te veut du bien, ils ont également lancé un concours pour gagner un week-end bien-être pour 2.

PS : J’ai encore des progrès à faire en photo culinaire. Faudrait aussi que je m’achète de quoi avoir de la lumière chez moi…

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Le déménagement, un moment convivial entre amis

Ce week-end avait donc lieu le déménagement de Vicky, un grand moment épique qui fut très éprouvant pour elle puisque tout le monde l’a plus ou moins gentiment taclée durant la journée. Comme on dit qui aime bien châtie bien. Là, samedi, on l’a adorée.


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7 personnes : 5 filles, 2 gars dont un qui s’est échappé en route (bon après avoir descendu le clic-clac et la machine à laver avec la Marmotte Narco bien active aussi). Le nombre est ok, point trop n’en faut sous peine de se marcher sur les pieds et de tous devenir totalement inefficaces. Certains diront qu’un mec de plus aurait été appréciable mais on fait ce qu’on peut, hein…

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Pour nous donner du cœur à l’ouvrage, on commence par petit déjeuner : viennoiseries à gogo et café dans les mugs que je viens juste de laver, ouéééééé…  Ceci étant, au vu du travail, ça n’est pas du luxe, il nous fallait du carburant. 11h, le dernier arrivant est là, c’est parti. Alors voilà le principe : on prend les cartons, on les descend du 1er au rez de chaussée avec un splendide escalier en spirale et on les stoque dans un garage 100 mètres plus loin. Comme je suis une fille prévoyante, j’ai amené mon diable, acheté cet été pour l’installation de la machine à laver. J’avais dit qu’il resservirait pour le déménagement de Vicky, hin hin hin, j’avais raison ! Par contre, j’aurais pu intuiter aussi qu’une deuxième boîte à outlils et un deuxième aspirateur aurait pu faire gagner du temps. Mais me lever à une heure à un chiffre le samedi me fait perdre de l’intelligence.

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Etape 1 : vider. On descend les meubles, on les stoque dans l’entrée, on les amène au garage, je démonte une étagère avec So Long (sans que personne ne soit blessé), Grenouille démonte la mezzanine, So Long trouve des souvenirs de nuits torrides gênants, on rigole tous comme des idiots, la machine est évacuée par une marmotte et une grenouille, une fille qu’a pas de blog ou de twitter perd les clés du garage… dans sa poche. Bref, comme à chaque déménagement, c’est la débrouille et le léger n’importe quoi mais à 14h, on dévore notre McDo avec un réel enthousiasme. L’après-midi, c’est ménage, je me découvre une passion pour le serpillage des murs. Oui, parce que vivre pendant 4 ans dans un appart, ça laisse des traces donc pour les atténuer, je serpille les murs. Evidemment, ça ne vaut pas un bon lessivage mais peu importe, j’y ai mis du coeur. Et je ne vous parle pas de mon acharnement à faire partir les traces de projection sur le mur de la cuisine, moi et mon éponge imbibée de vinaigre blanc (je hais l’odeur du vinaigre même si le blanc est plus doux que le rouge). J’ai tellement fait corps avec le mur que je suis repartie avec une partie de la peinture sur mon jogging et mon poncho. Heureusement que j’avais laissé mon tailleur Chanel au placard. Et je ne vous parle pas de l’odeur persistante de vinaigre qui a fini par trépasser après deux douches, une vaisselle et je ne sais combien de lavage de main avec du savon Lush qui sent très fort (mais qui sent bon). Cependant, dans un souci de confort esthétique pour mes camarades, mes murs, je les ai lessivés avec une voilette qui m’appartient et qui traînait chez Vicky (j’ai toujours des trucs qui traînent chez elle). La voilette avec un poncho et un jogging, c’est la classe. Ou pas… Mais je devrais la mettre plus souvent même si faut l’assumer (et que ça ne protège pas de la pluie).

A la fin de la journée, j’étais curieusement de bonne humeur. Ben oui, les déménagements, ça m’enchante… Enfin, les déménagements qui se passent bien. C’est crevant, c’est salissant mais on se marre bien en fin de compte (sauf Vicky qui s’est fait ratatiner toute la journée) et on a l’impression d’avoir rentabilisé son week-end. Et je pourrais ajouter qu’on fait du sport mais vu qu’on
a tendance à porter les cartons un peu n’importe comment, ce n’est pas vraiment le plus efficace pour avoir un corps de rêve.

Bref, bilan : pas de blessés, rien de cassé (je crois), quelques fous rires, une bonne humeur générale. Je ferais des déménagements presque tous les week-ends. PRESQUE.


PS : Manifestement, Over-blog a décidé que j’avais assez illustré mes articles comme ça, je ne peux plus rajouter d’images… Faut vraiment que je termine le blog sur wordpress…

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La lose, une fois que tu l’as, elle te lâche plus

De façon générale, je me vois comme quelqu’un de plutôt chanceux, malgré quelques périodes noires. Mais j’ai quand même une solide poisse et ça continue encore et toujours et non, ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait ! Non mais vous en connaissez beaucoup de personnes qui partent en Martinique et se prennent le déluge du siècle ? Ou qui se retrouve avec une fuite d’eau massive alors que sa chaudière ne marche plus et qu’on est bien sûr au coeur de l’hiver ? Mais là où j’accumule, c’est dans ma relation avec la SNCF.

sncf

Jeudi, neige donc. Malgré ma joie enfantine, je pressens le drame : je dois rentrer samedi dans mon pays en train et forcément, je sens que ça va être drôle. Déjà, le vendredi soir, alors que je quittais le boulot bien tard suite au rush d’avant vacances, je me pointe à la gare pour rentrer chez moi. Prochain train à « retardé ». Ce qui en général, en langage transilien veut dire : « en fait ton train est annulé, attends le suivant mais on n’ose pas le dire ». Sauf qu’au bout de 10 mn, j’ai froid jusqu’au tréfond donc je pars prendre le métro. Du coup, une fois chez moi, j’appelle un taxi pour le lendemain matin, sentant que me rendre à Austerlitz s’annonçait périlleux.

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Arrivée à Austerliz : 7h10, Kenya a encore fait caca dans sa panière donc après avoir récupéré mon billet, je fonce aux toilettes pour nettoyer tout ça. Oh ben y a du monde ! C’est le froid qui rend les vessies sensibles ? Bref, je fais mes affaires (je crois que j’ai au passage bouché les toilettes), je vais faire mes emplettes au relais H (les magazines féminins ont toujours un goût de vacances), un petit passage à la brioche dorée pour un petit déjeuner et voilà. Je zieute le panneau d’affichage : train à 7h40. Ouf, j’ai eu chaud, j’avais oublié qu’il ne part pas à 54 comme d’hab mais là, j’ai encore 15 mn de marge… Mais tiens, pourquoi le train n’est pas affiché… et que celui de 6h58 n’est pas encore parti ? Pas de panique, je savais bien qu’il y aurait du retard.


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Sauf qu’Austerlitz est une gare ouverte, il n’y a pas vraiment d’endroit pour attendre au chaud, sauf le café qui est bondé. 8h15, je finis par me déplacer en espérant trouver un coin plus chaud. 8h35, quasi une heure après le départ prévu, on a enfin une voie annoncée. Ouais, je vais enfin pouvoir me mettre au chaud, j’ai mal aux pieds. Je marche vite jusqu’à mon wagon, je grimpe dedans et avance, un peu étonnée : ils nous donnent des couvertures maintenant ? J’avise ma place, à côté d’une jeune fille à l’accent bien de chez moi. Je lui demande pourquoi on a des couvertures. « Parce que le chauffage est en panne dans ce wagon! ». Non… non ! Je vais pas passer les 6 prochaines heures (et même 7 en fait, entre le départ qui n’a pas eu lieu de suite et les trois arrêts supplémentaires que nous avons fait pour remplacer des TER annulés). Et bien si. Je m’enroule comme je peux dans la couverture. IL y a une ambiance un peu étrange, on se croirait dans un film catastrophe où l’on serait des sinistrés sous couverture de survie. Sauf qu’on n’a pas de couverture de survie et ça pèle.

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Me voici donc partie pour 7h de froid intense, impossible de dormir tellement j’ai froid, je me demande si je ne vais pas perdre un orteil dans l’opération. Je vérifie épisodiquement que Kenya qui ne moufte pas est toujours en vie. J’ai froid que j’en ai mal, j’ai même une cicatrice au niveau des chevilles, là où ma chaussure s’arrêtait, tellement ma peau était sensible. Pourtant, les gens ne s’indignent pas. On fait contre mauvaise fortune bon coeur même si ça m’agace de constater que la SNCF nous parque dans ce wagon sans chauffage (avec la mention passage interdit sur les portes des wagons qui communiquent avec nous, histoire qu’on se sente encore plus pestiférés) sans rien faire de plus. Moi, je dis pas, mais il y avait quelques enfants dans le wagon, ça aurait été bien d’essayer de les replacer ailleurs, quand même. Heureusement, vers 14h, la vente ambulante arrive et nous offre gracieusement un café. Du coup, on commence à papoter avec ma voisine. C’est le seul truc que j’aime bien dans ce genre de galère, je me fais toujours une pote dans l’affaire. A la fin, on comptait limite les minutes qui nous séparaient de la gare d’arrivée en se désolant de ne plus voir de neige. On en a eu tout le trajet, jusqu’à 10 mn de l’arrivée, pfff.


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Sortie du train, Kenya se remanifeste et vomit (je crois qu’elle essaie de me faire comprendre que les voyages ne lui plaisent pas), mes parents me récupèrent et me ramènent à la maison où la cheminée est en route. Un bon repas, une décoration de sapin et une lecture de magazine interrompue par une sieste plus tard, mes 10 orteils sont toujours là. 24h plus tard, mon nez reste sec et ma température normale. J’ai passé 8h dans le froid, sans bouger et même pas j’ai la crève ? Si je chope rien les prochains jours, je me ferai surnommer wonder woman, je vous préviens !
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En tout cas, après avoir testé le train sans clim en été (et même deux fois), j’ai fait le train sans chauffage en hiver. Je vais bientôt pouvoir écrire un livre sur les loses de voyage.

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