Un dernier tour de piste à Cuba

Le 16 mars – Dernier jour à la Havane et à Cuba. Je suis un peu partagée. D’un côté, je n’ai pas envie de rentrer, profiter encore du soleil, de ce pays qui ne m’a pas tout montré et surtout, je ne veux pas retourner au travail, retrouver trop vite ma grande fatigue. De l’autre, Victor me manque et la vie en collectivité me lasse, surtout qu’il y a pas mal d’animosités dans le groupe. Après un petit déjeuner vite expédié et une balade dans les escaliers parce qu’un seul ascenseur de 6 à 10 personnes (selon les valises présentes et la non volonté de se serrer) et que finalement, t’as plus vite fait de monter les six étages à pied que d’attendre ledit ascenseur vu qu’arrivées à notre destination, l’appareil n’avait toujours pas atteint le rez-de-chaussée.

Eglise Orthodoxe de la Havane, Cuba Lever de soleil sur le Capitole de la Havane Lever de soleil sur la Havane

8h30 (enfin…), on part  l’usine de rhum. La visite est assez brève et nous n’avons pas le droit de visiter la vraie fabrique, le savoir-faire cubain doit rester secret… oh bah non, moi qui voulais me fabriquer une petite distillerie maison… Ca reste sympa comme visite, surtout la partie avec la maquette de train (passion diorama forever) et le bar. Avec une petite dégustation. Alors autant j’aime le rhum, autant une petite dégustation dès 9h30, mon corps dit stop… Déjà que ma trachée commence à brûler, un peu comme quand j’étais partie en Martinique… Du coup, en Guadeloupe, j’ai vraiment peu picolé…

Caisse enregistreuse à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Dégustation au bar de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Visite de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Distillerie Havana Club à la Havane, Cuba

C’est parti pour deux heures de temps libre. Comme je n’ai pas du tout compris où était le rendez-vous du midi, je suis un peu désespérément le couple dans le marché voisin qui propose à peu près les mêmes choses que les marchés de Trinidad et Cienfuegos. On va ensuite se perdre dans la Havane avec d’autres dont la fille que je soupçonne de ne pas m’aimer et qui semble avoir décidé que je n’existais pas. On croise la rue Obispo avec le fameux hôtel Hemingway et je repère le trajet à partir de là. Vingt bonnes minutes de marche… Comme après le déjeuner, on a environ une heure pour profiter encore de la Havane, je renonce à mon trip “écrire au même endroit que Hemingway”. Alors que j’envisage de me poster une heure dans un parc pour souffler un peu avec ma coloc (j’ai laissé partir mon groupe habituel, j’en avais un peu marre de me sentir pas appréciée par une personne qui était plutôt sympa au départ sans que je comprenne ce que j’avais pu dire ou faire… et peut-être que le pourquoi n’a pas de réponse, au fond, juste une question de tête qui revient pas). Mais l’autre couple nous propose un tour en taxi, dans l’une des fameuses vieilles voitures américaine. Allez, après tout…

Chaton de la Havane, Cuba Street art à la Havane, Cuba Architecture cubaine à la Havane Vieille carcasse dans les rues de la Havane, Cuba Art nouveau dans les rues de la Havane à Cuba perspective dans les rues de la Havane Architecture cubaine à la Havane Un pousse-pousse à la mode cubaine Bus dans les rues de la Havane, Cuba

Et j’ai bien fait d’accepter, en fait. La balade fut très sympa, on s’est rendus sur la rive d’en face qui me faisait de l’oeil depuis notre arrivée. Nous avons pu voir le Jésus géant, la maison où le Che dormait parfois, la zone des fameux missiles de Cuba et des bouts de l’épave de l’avion U2 américain décanillé qui a failli déclencher la guerre. Puis on termine par le fort et…mais…oui, ça sent l’iode. Enfin ! Je m’en emplis les narines. Cette odeur là, elle me rend tellement heureuse. Retour au point de départ, on a juste le temps de prendre un dernier verre, une piña colada 4 étoiles et on file vers l’aéroport. On traîne au duty free pour faire le plein de rhum (alors qu’on n’a pas fini la réserve de la Guadeloupe), un petit magnet pour ma soeur et on se rend devant la porte d’embarquement “dernier appel pour Paris !”. Mais y a jamais eu le premier ! On s’installe dans l’appareil, toujours pas d’écran individuel, quelqu’un a cassé sa prise jack dans ma prise audio donc je suis punie de film. Bon, les films français sont sous-titrés en anglais et je les ai déjà vus à l’aller… Par contre, curieusement, le film anglais ne l’est pas. Du coup, j’ai rien compris à l’intrigue de Kingsman 2 (je ne regardais pas vraiment mais vu que j’avais été réveillée par des turbulences et que ce film passait, je matais en attendant que je puisse me rendormir, peinarde).

Panorama sur la Havane du haut du fort, Cuba Phare du fort de la Havane, Cuba Canons du fort de la Havane, Cuba Raffinerie de la Havane, Cuba La Maison du Che à la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Les missiles de Cuba Les missiles de Cuba Le Jésus de la Havane, Cuba

Paris, enfin. L’hôtesse annonce une température au sol de zéro, annonce suivie d’un “oooooh !”. Bus pour rejoindre le terminal, douane, bagages. Je récupère mon sac et alors que je veux dire au revoir, je constate que tout le monde s’est barré à part coloc et une autre fille qui étaient à côté de moi dans la zone bagages. Fin amère. Heureusement, le taxi est sympa, il me prévient qu’il risque de neiger, je rigole.

Retour à la maison, doux câlins, papotages, café et douche avec mon Victor. Il file à 11h chez le kiné, je pars me coucher. 14h30, je me réveille : il neige. Etrange retour.

La neige à Paris

Ok, je triche un peu, ça, c’était durant l’épisode neigeux avant mon départ…

C’était cool. Vraiment, j’ai aimé Cuba et je n’ai qu’une envie : y retourner avec Victor. La nourriture était sympa (je vais intégrer les haricots noirs, la courge et surtout le manioc dans notre alimentation), les alcools parfaits, l’ambiance douce. J’ai tellement aimé les musiciens partout qui te rendent n’importe quel titre festif. Depuis mon retour, je désespère de trouver une version “cuban orchestra” de Baïlando d’Enrique Iglesias que je trouve chiante dans sa version originale. Les plongées étaient belles aussi et les paysages… j’ai un peu regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour moi, pour écrire notamment mais ce n’est pas si grave. Par contre, le groupe était un peu décevant. Il y avait de vraies scissions et la fin m’a pas mal déçue. C’est un peu la loterie tout ça, j’ai eu de très bons groupes (Philippines, Thaïlande, Maldives même si c’était pas l’UCPA), d’autres moins (le Levant, la Corse), j’ai l’impression que le nombre joue beaucoup : dès qu’on dépasse la quinzaine, des clans se forment. Après, j’étais partie en mode un peu solitaire, ce ne le fut pas tant que ça, finalement.

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Cuba : premières plongées, premiers mojitos

Premier jour à Cuba et direct premières plongées. En sortant de la chambre pour aller prendre le petit déjeuner, je découvre le centre avec un petit kiosque en face de la chambre et surtout un bras de mer. Tout un tas de choses que je n’avais pas repérées à l’arrivée. On croise quelques stagiaires au petit déjeuner, les affinités commencent à se créer. J’essaie de retenir un peu les prénoms… et comme souvent dans ces cas-là, il y a ceux que tu apprécies spontanément… et les autres.

Cuba centre UCPA

Petit briefing du séjour, la plongée commence dès 11h, je récupère direct un binôme, N2 qui veut à tout prix faire de l’autonomie. “Oui mais si on se perd, c’est pas grave, ça fait partie de l’apprentissage !”. Heu… En route pour la première plongée, juste au pied du centre. Le matos est un peu vieux mais ça va, le bateau est poussif et pue le mazout mais nous amène à destination. Saut droit et me voici immergée dans les eaux cubaines. C’est beau. Les fonds me paraissent assez proches de ceux de la Guadeloupe mais le soleil étant de la partie, ça rend de suite mieux. De jolis coraux, des poissons papillon, des demoiselles bijoux, ça virevolte en douceur. Evidemment, la go pro refuse de fonctionner, problème sur la carte micro SD. Pas de film de plongée pour Cuba. Je suis toujours un peu poissarde là-dessus… Pas grave, je savoure même si le ballet des méduses blanches sur fond bleu méritait d’être immortalisé.

Cuba, centre UCPA

Méduse

Vieille photo de 2012 ou 2013 que j’ai toujours aimé fort

Déjeuner en speed, on enchaîne. Pendant qu’on mange, je repère deux filles que j’aime bien, un couple adorable et la princesse de la veille dans ses grandes oeuvres qui impose sa cadence à son petit groupe.

UCPA - centre cuba

Cette photo a été prise plus tard mais c’est pour donner l’idée du cadre

Deuxième plongée et ça se complique. La mise à l’eau est un peu précipitée et mon binôme oublie sa ceinture de plombs, on perd donc rapidement le groupe qu’on est censés suivre de loin. La plongée est une dérivante sauf qu’on n’a rien dérivé du tout… Deux gros chapons à l’accueil de la descente, une langouste, un crabe énorme (depuis Osaka, je trouve ça flippant, les crabes), deux lions fishes, des méduses… et là, le drame survient. Mon binôme veut à tout prix faire demi-tour, j’ai pas l’impression que c’était la consigne mais j’ai pas trop écouté… Et effectivement, on ressort à bien 500 mètres du bateau… Je nous fais redescendre car c’est plus simple pour tracer mais mon binôme n’a plus d’air donc on remonte à nouveau. Heureusement, le bateau nous voit et vient nous récupérer. Moralité : il faut que je me fasse plus confiance et que je me fie moins aux autres. Retour au centre pour une petite douche et départ pour s’offrir le premier mojito du séjour dans un bar. Et le deuxième aussi, d’ailleurs. On est en bord de route avec des enfants qui jouent sur le petit pré derrière nous, notamment avec une chèvre. Sur la route, une voiture en tracte une autre avec une sorte de chambre à air, ça n’a pas l’air très efficace… En venant, on est passés par un quartier très rural, on a croisé des agneaux, des hommes à cheval qui venaient se chercher les uns, les autres. Le cheval, c’est un peu le scooter local, quoi… avec beaucoup plus de gueule.

Guajimico, Cuba

Retour au centre pour un apéro. Résolution d’être raisonnable : ahem… Mais les consos du bar ne sont pas trop chargées, la Piña Colada et le Cuba libre passent sans faire de dégâts. Je sèche cependant la soirée : en vacances, j’aime aussi dormir et rétablir la balance déficitaire de mon sommeil.

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Comment préparer un voyage au Japon ?

J’avais dit que j’avais encore quelques articles sur le Japon mais je n’arrive pas à rédiger une conclusion qui ait un réel sens donc je mets de côté pour le moment et je vous fais un mini topo de comment on (enfin, surtout moi quand même) a mis sur pied ce voyage de trois semaines au bout du monde. Nota bene : je ne suis pas la reine de l’organisation donc certains pourraient être en panique en lisant mon article “mais c’est à l’arraaaache”. Un peu, oui. Plus que je ne l’aurais souhaité en tout cas.

Fushimi Inari à Kyoto

Dans mes rêves les plus fous, je suis travel planner. En vrai, ça me plairait autant que ça me gonflerait : j’adorerais préparer des circuits, chercher le meilleur équilibre pour des vacances inoubliables mais pas épuisantes mais… j’aime pas les gens, ça me saoulerait leurs exigences à la con (dans le sens déplacées, peu réalistes, pas dans le sens “ils ont envie d’un voyage inoubliable, do your job). Du coup, j’aime bien préparer nos vacances avec Victor même si ça prend du temps et que je n’en ai pas toujours. Notamment parce que je suis pas super organisée et que je perds du tout en glande mais peu importe, c’est pas le sujet.

Une vraie culture du parapluie au Japon

Partir seul ou avec une agence ?

Première interrogation. Nous décidons de nous offrir le Japon dès l’été 2016 mais ça pose des questions, notamment sur le prix et combien on doit mettre de côté pour avoir de quoi s’offrir ce périple. Pour le prix, je demande à Amy qui a déjà fait ce voyage et je commence à faire des recherches sur des agences de voyage. Le souci, c’est que 9 fois sur 10, les agences de voyage ne te donnent pas de prix, faut les contacter et ça me saoule toujours un peu. Je veux juste savoir combien ça me coûterait. Je contacte donc quelques agences de voyage qui me concoctent un petit circuit sur mesure en fonction de notre budget. Donc on part sur 3500 € chacun sur trois semaines, j’en parle à Victor “ce serait pas si mal, ça éviterait qu’on s’emmerde de trop” “oui mais le coût de l’agence de voyage, ce sera autant qu’on pourra dépenser par ailleurs” Effectivement, nous avons dépensé 2700 € en tout chacun, entrée à Universal Studio inclus (notre gros craquage) . Ok, j’accepte s’il m’aide un peu à organiser… mmm… Du coup, j’ai à peu près une idée du budget et du périple que nous pourrions faire. Next.

Harry Potter au studio universal japan à Osaka

L’avion

Bon, là, j’ai zéro conseils à donner. En janvier, on voit une promo de ouf pour l’anniversaire de Qatar Airways, on chope un aller-retour à 500 euros, fin du game. Pou être honnête, je n’avais pas du tout prévu d’acheter les billets à ce moment là (en janvier) mais j’ai vu un tweet évoquant les offres de Qatar donc voilà. Pour notre prochain voyage fou (dans un an à priori), je brancherai toutes les alertes du monde.

Le château Himeji

Le périple

Bon, on a réservé l’avion qui était notre première étape pour fixer exactement nos dates. Je pensais partir un mardi ou un jeudi et retour car il paraît que les billets sont moins chers ces jours là… bah c’est faux, ça nous a coûté moins cher un vendredi-vendredi. Donc nous sommes en janvier, nous partons fin septembre, on est bien. Sauf que je m’en occupe vraiment que deux mois avant mais passons. Je reprends les devis des agences de voyage, je trie ce qui paraît intéressant ou pas, je fais quelques recherches sur les sites de voyage. La question n’est pas tant “où on va”, certaines étapes semblent incontournables mais combien de temps on y reste. Je fais un premier tour, je le soumets à Victor qui me rajoute ses envies, à savoir le mont Fuji et le château Himeji, moi je colle le ryokan. Au départ, j’envisageais un départ du nord vers l’ouest puis le sud, on fera finalement un tour sud/ouest/nord. Je fais des calculs savants, quelques “sacrifices” (une seule nuit au ryokan au lieu de deux initialement prévues, pas de nuit à Nara mais un tour durant notre halte à Kyoto. J’élimine un arrêt dans une station balnéaire, je tords mon trajet, je vérifie tout sur l’absolument indispensable Hyperdia qui vous donne tous les trajets de train d’un point A à un point B. Bon, par contre, leur appli ne marche pas bien, j’espère une mise à jour efficace depuis car évidemment, j’avais listé tous les trains que nous étions censés prendre mais on a pas mal improvisé… Je reparle du train après.

Le torii géant de Miyajima

Les logements

AirBnB sur quasi toutes les destinations : peu chers, pratiques. Pour les quartiers, j’ai cherché tout simplement quels étaient les meilleurs quartiers pour les touristes. Maintenant que je suis revenue, je rajouterais : cherchez proche des lignes de métro accessibles par le JR Pass. Il n’y a qu’à Takayama qu’on a finalement opté pour l’hôtel car plus intéressant en terme de rapport qualité/prix. Oui car n’oubliez pas que l’hôtel fournit le petit déj donc comparez bien hôtels et AirBnB, ça peut valoir le coup.

Le jardin du château Nijo de Kyoto

Le train

Un seul mot : Japan Rail Pass. Ne faites pas l’impasse. Il peut paraître cher à l’achat (400 € pour 3 semaines… par personne) mais franchement, c’est un très bon deal quand on voit le prix du moindre trajet en train et il vous permet d’accéder à quelques lignes de métro extrêmement pratiques et même un ferry pour Miyajima. Je parlerai plus en détail du train une prochaine fois mais sachez qu’avec le JR pass, vous pouvez grimper dans n’importe quel train accessible (oui, attention, certains trains sont gérés par d’autres compagnies donc vous ne pouvez pas monter à bord) sans réserver, il existe des wagons spécialement dédiés pour ceux qui n’ont pas de siège attribué. Mais comme nous aimons notre petit confort, nous avons toujours pris le temps de réserver en allant déposer nos sacs dans une consigne. A noter que le personnel des gares parle très bien anglais, aucun souci pour réserver.

Train japonais

Par exemple, ce super train, on n’a pas pu monter dedans

L’argent

On a pris du liquide en euros, on a changé en yen. Simple. Le change a pu se faire dès l’aéroport, le taux pratiqué là vaut ce qu’on a pu voir en centre-ville, voire plus intéressant.

Hida, village folklorique, Japon

Les consignes

Dernier point essentiel si vous partez en itinérance :toutes les gares sont équipées de consignes, disséminées un peu partout. Pratique quand il faut lâcher le AirBnB à 11h et que le train est à 17h ou que vous vous arrêtez en chemin visiter un château comme Himeji.

Temple bouddhique de Tokyo

La semaine prochaine, je vous raconterai ce que je ferais différemment maintenant que j’ai vécu ce voyage, ça peut être utile.

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Pot de départ

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’ai démissionné. Wiiiii ! Une aventure va bientôt se terminer pour en laisser place à une autre. Pas de journal d’une démissionnaire cette fois-ci pour cause de pas trop de choses à dire même si… On verra, sans doute quelques articles sur la recherche d’emploi et mon départ. C’est amusant, 11 ans que je travaille et je n’avais jamais pris le temps de parler de ces sujets-là… Alors que j’écris cet article (lundi 18 juin), je viens d’envoyer mon mail pour mon pot de départ… et ça mérite un article.

Pot de départ

Alors déjà premier point : je n’aime pas organiser de pots de départ. Je suis un peu absolue dans mes sentiments et je n’aime guère les fins. Là, par exemple, je ne pense pas du tout à ma fin de contrat mais je piaffe un peu d’impatience à entamer le prochain. Un peu comme la veille de la rentrée des classes, quand tu te demandes si tu finiras à 16h le vendredi, si t’auras Mme Faurey dont la réputation n’est plus à faire, si tu vas être en classe avec cette pute de Sandra Kaplan et si y aura un nouveau beau gosse. Oui alors ok, je suis en couple de type monogame mais ça fait toujours plaisir les bonbons pour les yeux. Même si les bonbons pour les yeux, ca finit comme les chewing-gums, ça vire insipide. Cette métaphore ne me mène nulle part.Manger des bonbons

Du coup, je suis toujours fatiguée à l’idée d’organiser cette petite sauterie mais partir en catimini donne la sensation d’un départ par la petite porte, qu’on aurait même peut-être été virée. Dans le monde du travail, y a des codes, tu ne pars pas sans ton petit pot où tu ne taris pas d’éloge sur tes N++, même quand tu as une poupée vaudou à leur effigie que tu garnis régulièrement d’épingles acérées. En échange, tes collègues auront lâché un petit billet pour que tu puisses repartir avec un cadeau. Ça, je trouve ça intéressant. Pas le fait de recevoir un cadeau mais que ce qui sera contenu dans le paquet donne une indication sur la façon dont tes collègues te perçoivent ou te connaissent. Genre lors de mon dernier pot de départ, j’avais eu du thé, des infusions et une sorte de roulette de massage genre je suis une meuf zen et healthy. Alors dans les faits non mais je désire l’être donc bien vu (notez que c’était y a quasi 4 ans, zéro évolution donc sur ce sujet…). Celui d’avant du maquillage pour les yeux (oui ça marche) et… du vernis. Plein de vernis, 6 couleurs et un top coat. C’était adorable mais… je n’en mets jamais, je déteste ça. Mais on reparlera de cette image au boulot.

Collecte pour pot de départ

Déjà, se pose la question du “quand” parce que rien que ça, c’est compliqué. Normalement, on aime les jeudis soirs (parce que les vendredis, tout le monde se barre et les autres jours, on n’est pas censés sortir trop tard) mais il peut y avoir pas mal d’éléments pertubateurs. Pour ma part, j’ai choisi un mercredi matin parce que ma collègue chouchoute ne sera là ni jeudi ni vendredi et que j’avais pas envie de faire une soirée… d’autant que nous avons eu un pot de départ la semaine d’avant et le mercredi soir, y a une soirée corporate donc voilà. Un petit déjeuner, c’est TRES bien.

chouquettes pour pot de départ

Photo prise lors de mon pot de départ qui a eu lieu la semaine dernière en vrai

Donc faut organiser une sauterie et pour ne pas avoir l’air trop con, faut inviter des gens. Et là, ce n’est pas si évident parce que tu ne sais pas où arrêter la liste. Certains envoient l’annonce à all users (et ceux là, on ne les aime pas vu qu’ils nous pourrissent la boîte mail alors qu’on ne sait même pas qui ils sont), j’ai limité : mon agence évidemment puis les personnes avec qui je travaille régulièrement puis deux ou trois potes des autres agences. Il y en a, tu te sens obligée de les inviter et tu le fais en espérant qu’ils ne viendront pas. Là, par exemple, j’espère de tout mon coeur que ma N+1 aura un empêchement de dernière minute histoire de ne pas la voir…

Ingrid Chauvin

Je fais à peu près cette tête quand je fais genre que je suis contente de voir quelqu’un alors que non

Bref, tu veux juste boire un verre avec tes collègues que tu aimes bien, tu te retrouves avec des gens que tu n’aimes pas, à sourire à une personne à qui tu aimerais dire tant de mal mais dans ton discours, t’es sympa parce que faudrait pas gâcher ce moment. Et puis tout s’arrête. Bon ben c’était sympa, bonne continuation et à la revoyure hein !

Bonne continuation

Mais je vous raconterai. De ce que je sais, ça pourrait être… sanglant (et pas pour moi…)

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Miyajima, joyau japonais

Le 09 octobre – En avant pour Miyajima, l’un des plus beaux sites du Japon et en plus, il fait beau ! Je suis assez excitée, Victor moins. On ne s’est pas du tout ménagés jusque là et nos corps commencent à craquer un peu. Moi ça va, si on excepte ma plante de pied devenue dure comme du bois.

chaussettes japonaises

J’adore les chaussettes japonaises, on dirait que j’ai de très longs orteils (mais ces chaussettes ont très mal vécu leur premier passage en machine, snif…)

Après avoir galéré à trouver un café ouvert pour un petit déjeuner express alors que nous étions lundi et qu’il était déjà 8h30, on grimpe dans le tram pour le terminal ferry… Une heure de trajet, on découvre un peu tard qu’il y avait une JR line beaucoup plus rapide (et comprise dans le Japan Rail pass donc). On grimpe dans le JR ferry et c’est parti pour une traversée de 15-20 mn, maximum. Ca s’agite un peu, les gens se précipitent dehors pour prendre l’Ile en photo, j’explique à Victor que je m’occuperai de ça au retour. Notons qu’à Miyajima, pour la première fois au Japon, j’ai un peu ressenti le côté lourd des touristes pas toujours bien élevés qui vont tenter de te gruger dans la queue l’air de rien. Ca reste assez minime, ça ne m’a certainement pas gâché la journée mais je pense qu’il y avait assez peu de japonais in fine parmi les touristes (et pas mal de chinois pour ce que j’ai pu en voir…).

Le torii de Miyajima vu du ferry

Vue d'Hiroshima de Miyajima

Je ne sais pas du tout ce qu’est cet immeuble dans la montagne, là, mais dans un futur roman, ce sera une base

On débarque et point N°1 : les cervidés. Je l’avais lu dans le guide donc je ne fus guère surprise d’être accueillie par Bambi. Par contre, avec Victor, on a été assez vite saoulés par les gens qui les touchaient ou les caressaient alors qu’il était expressément demandé de ne pas le faire, tout ça pour des photos…

Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima Un daim à Miyajima

Bref, avançons et à peine quelques mètres plus loin, nous découvrons le fameux torii flottant, célébrité de l’île. En fait, le sanctuaire tout entier est sur pilotis et donne l’impression de flotter à marée haute. La chance, on est précisément à marée haute ! Evidemment qui dit “monument incontournable” dit foule de bateaux qui te font payer pour aller le voir de plus près. Alors autant les petites barques, ça fait pas tâche, autant les gros bateaux motorisés… et je parle même pas des jet skis qui embaument l’air d’une bonne odeur de mazout.

Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima Le sanctuaire flottant et le torii de Miyajima

L’avantage du torii, c’est qu’il draine pas mal l’attention donc tu as vite fait de te retrouver un peu au calme, pour peu que tu t’en éloignes. On s’offre une petite pause en bord de mer. Ca, ce sont les vacances !

L'île de Miyajima Le torii de Miyajima

Après un repas bien consistant, on va se promener au parc Momiji, forêt qui abrite des daims et surtout des érables (Momiji en japonais) qui n’ont guère rougi mais la balade est super agréable, surtout quand on arrive au niveau de petites cascades, c’est si apaisant et tranquille. Par contre, les daims, on a dû en croiser trois dans la forêt, ils sont tous sur le front de mer désormais, là où ils ont de la bouffe, quoi.

Les cascades de Miyajima Un daim dans la forêt Momiji à Miyajima Les cascades de Miyajima

Matcha shaved ice

Au Japon, vous croiserez souvent des shaved ices : des glaces pilées arrosées de sirop avec un coeur haricot rouge, ici. très sucré, ta bouche est paralysée de froid pendant un petit moment mais pas mal, sinon

Vous aimez faire la queue ? Alors, c’est reparti ! On part cette fois au téléphérique qui va nous amener sur la montagne à 422m d’altitude. Le trajet se fait en 2 temps : dix minutes dans une cabine classique où on se serre un peu à 8. On survole la montagne couverte de la forêt primaire de Misen mais surtout, petite vue sur la baie. Ok, c’est beau. Mais ce n’est rien comparé à la deuxième partie du trajet dans des cabines où l’on se tient debout à une trentaine de personnes. On quitte la station et là, la vue est tellement époustouflante que tout le monde a lâché un “oooh”. Effectivement, la vue est belle, je vois enfin la mer (et pas juste un port).

 

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du téléphérique de Miyajima

Vue du sommet du mont Misen, Miyajima Vue du sommet du mont Misen, Miyajima

Une fois arrivé en haut, comme il est encore tôt (16h), on commence l’ascension du Mont Misen pour aller voir le sanctuaire à mi chemin du sommet. Bon l’observatoire du sommet est à à peine cent mètres de dénivelé de la station téléphérique donc ça va être une balade de santé… NON. Trop pas. Parce qu’en fait, on n’est pas sur la même cime donc il faut descendre pour remonter. Avec Victor, on s’était mis une limite “à la demie, on fait demi-tour”, le dernier téléphérique étant à 17h30. Info répétée toutes les cinq minutes, ce qui me fait légèrement stresser. Le sanctuaire étant à 20 mn à pied, ça devrait passer. A 25, ne le trouvant toujours pas, on fait demi-tour en disant adieu à nos genoux. On retourne au téléphérique, constatant sur la carte qu’on était arrivés juste en dessous du sanctuaire mais le soleil commençait à décliner, prudence est mère de sûreté, comme on dit. Et on a bien fait car on retourne vers le torii au couchant (et à marée basse cette fois-ci). Une dernière photo d’un daim poseur et retour à Hiroshima, le coeur léger (mais toujours les pieds en état de mort avancée).

Miyajima couchant Miyajima de nuit

Ca ne nous empêche pas de rentrer de la gare à notre logement à pied (20 mn) puis re 10 mn de marche pour rejoindre un restaurant d’Okonomiyaki réputé du quartier. J’ai découvert les okonomiyaki à Amsterdam (logique…) et ça faisait partie de notre liste “to eat”. Et ce fut fort bon ! Épuisés et repus, il était temps de rentrer même si la journée du lendemain s’annonçait plus calme…

Whisky japonais

Ah oui alors ça, c’est du whisky, ils le servent en pinte avec pleiiiiiiin d’eau gazeuse. Du coup, ça fait de l’eau gazeuse avec juste un arrière-goût chelou

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Ecrire touts les jours : le journal intime

Parmi mes résolutions de nouvelle année, il y en a une que je tiens correctement (je me souviens déjà plus des autres) : écrire mon journal intime. Ca peut paraître étrange de parler de ce sujet dans une rubrique “carnet d’écrivaine” mais après tout, il s’agit bien d’écriture. Et ça fait plutôt du bien.

Journal intime

(en vrai, là, c’est Technopolis reloaded)

Le journal intime, à la base, ça fait partie de la palette d’outils du développement personnel. Et oui, j’y reconnais une valeur. Alors je ne pense pas que ce soit quelque chose qui guérisse d’une dépression mais en tant que gentille cyclothymique, ce mois de janvier avec ses quelques éclaircies au milieu de la pluie m’a pas mal épuisée. Ca et quelques jeux d’échecs dans un contexte toxique alors que moi, je demande juste à avoir de la tranquillité. Du coup, j’ai tout écrit. Le bon, le mauvais, l’anecdotique. Quelques fois des mots durs, quelques fois des mots doux. Il y a des jours où j’écris beaucoup, d’autres où je n’écris qu’une fois en trois jours parce qu’en fait, je n’ai pas grand chose à raconter. Par exemple, mercredi dernier, après avoir loupé deux sessions d’écriture, j’ai débuté mon rapport par “hier, j’ai testé un nouveau petit déjeuner qui me plaît bien”. Bah oui, après un début d’année sur les charbons ardents, une préparation pour LA partie d’échecs de l’année… il ne s’est en fait rien passé. En résumé : je croyais ce mois de janvier décisif, il n’en a rien été. Et la ferveur qui se dégage de mes lignes s’éteint jour après jour.

C’est toujours pas mon journal

Enfin j’imagine car pour le moment, je ne relis pas. Parce que je ne suis pas en période de doutes, je suis en période d’action, je n’ai pas besoin de me remémorer cette période pour en tirer de la force. Ca peut paraître bizarre mais il y a quelques années, j’avais un blog caché où je racontais vraiment ma vie façon journal extime. Et dedans, il y a la période noire du début de l’année 2007. Les jours qui s’écoulent lentement, l’ennui poissard qui colle à la peau, cette impression que rien n’évoluera, que je ne trouverai jamais de job. Avenir sombre et désespoir. Un jour, j’ai relu ces lignes et ça m’a foutu le blues direct. Quelle noirceur dans ces lignes… Et en même temps, j’y ai vu quelque chose de positif : me souvenir qu’un jour, j’ai été dans la tourmente mais qu’il y a eu la lumière au bout du tunnel. Tout graver pour se souvenir des fois où on a cru qu’il n’y avait plus d’espoir et que, tout à coup, une porte s’est ouverte.

Le Real Alcazar de Seville

Mais surtout, ça m’exerce. Evidemment, écrire un journal, ce n’est pas travaillé. Il doit y avoir deux ou trois phrases qui mériteraient qu’on s’y arrête à tout casser, le reste est du babil de post ado dont tous les paragraphes commencent par “sinon, pia pia pia”. Et de toute façon, cette prose n’a aucun cas vocation à sortir du classeur dans lequel elle est sagement rangée. Parce que ce n’est pas intéressant en soi. Quelques trucs, peut-être, que j’envisage d’exploiter un jour, quand je serai plus libre de ma parole, sous la forme d’un roman ou d’un “essai” façon Facebook m’a tuer. Quelques anecdotes mises de côté qui pourraient servir un jour, ne sait-on jamais. Mais ça reste que tous les jours j’écris. Un peu comme ce petit trot de 2 km quotidien : on est loin du marathon mais ça permet de rester chaud. Enfin, je dis ça, moi, je ne cours pas, mais vous voyez l’idée.

Pivoine_court

La pivoine en pleine action

Et puis, en vérité, j’aime bien prendre mon petit classeur pour écrire de mon écriture particulière les histoires du jour, sentir le stylo gel dont je suis très contente (ce détail est important, je cherchais depuis pas mal de temps un stylo pour remplacer les stylo encre jetables v pen que je ne trouve plus (mais je vois qu’ils sont en vente sur Internet), j’en rêvais même la nuit, que j’allais en papeterie tester des stylos… j’ai de vrais problèmes, manifestement) glisser sur la feuille quadrillée, vider du venin inutile, m’encourager à changer de vie sur des détails (ça, ça ne marche pas).

Le V pen de mon adolescence

La semaine prochaine, on va parler écriture, pour de vrai.

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Le jour où on n’a pas vu le Mont Fuji

Le 04 octobre – Mont Fuji nous voici ! L’excitation est palpable. Je voulais partir à 6h30 de l’appartement pour arriver tôt car mon guide disait qu’il pouvait se couvrir en fin de matinée et nous avions une heure de train pour arriver mais Victor tempère mon ardeur : 7h30, ça suffira amplement. Il faut savoir qu’au Japon, il fait jour dès 6h du matin donc si on veut partir à l’aventure tôt, c’est fort possible. J’enfile mon petit t-shirt, mon petit gilet et c’est parti ! Pour briser immédiatement le suspense : on a bien fait de suivre le plan de Victor plutôt que le mien.

Kasei

Météo qui met de suite dans l’ambiance

Le petit train pour le Mont Fuji

On part donc enthousiastes et on se fait refroidir assez vite par la météo : il fait plus que couvert et, visiblement, il a plu. C’est pas grave me dis-je, ça doit être un peu comme en Irlande pendant mon voyage de classe en 97. C’est le matin, ça va se lever. Notre train monte tranquillement vers sa destination : Kawaguchiko, un lac avec vue imprenable sur le Mont Fuji. Il pleut mais c’est pas grave : c’est le matin et on est encore loin de la destination. Pas de panique…

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

9h, gare de Kawaguchiko. Il pleut et on a froid, je sors mon Kway de touriste et on se réfugie dans un hôtel/restaurant pour avaler un consistant petit déjeuner et un café. Ca va se lever…

Petit déjeuner au pied du Mont Fuji

10h, ça ne s’est toujours pas levé mais on ne va pas passer la journée là. Victor me propose de faire un tour du lac à pied, 10 km, environ. Bon, on n’a que ça à faire de toute façon, allons-y, ça finira bien par se lever.

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

 

Le lac, donc. Pas mal de barques en forme de cygne ou avec des têtes de pandas ou de chats. Ambiance Batman Returns de Burton. Plus un point direct. On oublie le téléphérique amenant à un point de vue sur le Fuji vu qu’il fait tout dégueulasse et on commence à marcher paisiblement. Au bord du lac, quelques pêcheurs, on croise de rares promeneurs. On goûte le calme et notre solitude. Malgré la pluie intermittente et un Mont Fuji invisible, c’est une balade hyper agréable, on a droit à quelques jolis coins et on croise même d’adorables chatons. Tout ce qu’on aime.

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon, barques cygnes

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon

Mais soudain, une musique étrange s’élève, mi fantastique mi flippante… on aperçoit derrière les arbres un étrange château comme un mini Disneyland. Intrigués, on fait le tour et nous découvrons le Music Forest Museum. Résumé de la situation : il pleut, on n’a que ça à faire de la journée de se promener autour du lac… Bah, faisons un tour dans cet étrange musée.

 

Et c’était cool ! Franchement, on n’y serait jamais allés exprès et on aurait manqué un moment sympa. On a droit à deux spectacles : un concert d’automate avec une chanteuse d’opéra et un concert du plus grand orgue automatique du monde. Ouais, rien que ça ! Et c’était assez bluffant genre t’es assis dans une espèce de salle de bal et tu as tous les pantins au-dessus de toi qui battent le rythme. On a aussi droit à un petit spectacle de sand art qui nous raconte la légende la princesse Kaguya. Encore un truc que j’aimerais bien savoir maîtriser. Tout était aux couleurs d’Halloween, fête qui semble très prisée ici. C’est d’ailleurs la musique d’Halloween version orgue qui nous a attirés. On croise des bâtiments étranges, j’ai presque l’impression de me balader dans un univers parallèle

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Quand je parle d’un côté un peu flippant du lieu, je parle de ça, par exemple

Une heure de mignonnerie plus tard, on tombe sur un joli parc chelou, on traverse des champs de fleurs, on aperçoit une école qui ne ferait pas tâche dans un manga sur des fantômes… Toujours pas de Mont Fuji mais il ne pleut plus et les nuages s’effilochent paresseusement sur les reliefs. Oui, c’est beau. Un rayon de soleil vient même parfois nous gratifier d’un timide coucou.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

On marche, le coeur vaillant. On marche. On a quitté le musée vers 13h15, il est 14h. 14h30. On suit les bords du lac mais on n’a pas droit à un lac tout rond, non, on a droit à des détours dans tous les sens et on commence à ne plus trop faire les fiers, tout en se rassurant mutuellement. “Ca va, toi ? Moi, ça va !”. Oh et puis au pire, on finira bien par tomber sur un bus, il doit bien y avoir des trains jusque tard…” Dans ma tête, je suis en panique totale : on n’a rien mangé depuis 10 heures du mat, on n’est pas très chaudement habillés et à chaque virage, on découvre un nouveau méandre du lac. 16h15, on finit par trouver un arrêt de bus avec des horaires, le suivant est annoncé à 16h27. 16h29, le bus d’en face passe, on va vérifier, il était prévu à… 16h29. 16h35, je commence à me demander si ça se pratique l’auto-stop ici. 16h42, la délivrance : le bus nous cueille enfin.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

17h15, nous sommes épuisés mais soulagés et à la gare de Kawaguchiko, on s’enfile un Udon de la victoire, tellement mérité. Nous avons quand même marché de de 10h à 16h15 avec 30 mn de pause pour les spectacles du musée et ce sans se restaurer. Le soir, en rentrant, petite halte au Lawson , une espèce d’épicerie station service où on trouve enfin, après avoir écumé je ne sais combien de Family Mart et Seven Eleven, on trouve enfin des Kit Kat matcha.

Le Udon de la victoire KitKat Matchamnt

Du coup, malgré l’immense fail de la journée, ne pas voir le Mont Fuji alors que la journée lui était dédiée, on a passé d’excellents moments, une si belle journée qu’on a décidé que oui, le Japon, on y reviendrait dans pas si longtemps que ça. Peut-être même en hiver pour y faire du ski. Le comble du snobisme.

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A quelle heure on met le réveil ?

Si je devais comparer ma vie de célibataire à ma vie en couple, la principale différence pour moi est clairement mon rythme de vie au global. En gros, avant, je me couchais tard mais genre vraiment tard et je me levais à la dernière seconde, tenant rarement mes résolutions d’arriver tôt au boulot pour partir plus tôt, profiter mieux de ma soirée et dormir plus tôt. En couple… c’est pas encore tout à fait ça mais là, on fait les choses à deux. Genre choisir l’heure du réveil.

Mauvais rythme de vie, fatigue au travail

Chacun sa conception du couple, nous, on est assez fusionnels dans le rythme de vie : on se lève ensemble, on se couche ensemble. A quelques nuances près. A une époque bien trop lointaine, j’ai ambitionné de suivre le Morning Miracle en me levant tous les matins à 6h, faisant un peu de sport et un peu d’écriture avant d’aller réveiller mon doux. Faudrait que je m’y remette d’ailleurs mais j’ai toujours ce problème récurrent du matin, cette sensation d’être écrasée sur mon lit par la gravité et que mon corps pèse environ 58 tonnes. Et justement, en étant en couple avec un individu qui prend les transports avec moi pour aller travailler, je n’ai guère le loisir de m’adonner au snoozing plus que de raison. Oui, depuis qu’on vit à deux, je me lève suffisamment tôt pour faire autre chose que me doucher et sauter dans mon jean, genre petit déjeuner avec un vrai café et tout.

Petit déjeuner avec petite brioche homemade, porridge aux graines de chia et café

A propos de dormir, parlons du soir, également, un grand moment. Etant célibataire, je traînais, traînais, trainaiiiiiiiiis sur mon ordinateur, regardant une dernière vidéo Youtube, un dernier épisode de série… Mon cercle vicieux classique : “faut que je finisse mon article pour le blog mais l’épisode de la série que je matais vient de terminer, je vais en relancer un autre”. Et ça sans parler du temps passé sur les Yahoo! jeux ou escape games les soirs où j’étais trop fatiguée pour enfiler les mots. Maintenant, on n’a pas un rythme parfait, loin de là (surtout en ce moment avec les jours à rallonge) mais au moins, je ne passe plus mes soirées à me lobotomiser et je ne dors pas si mal que ça.

Mieux dormir pour un réveil parfait

Mais à part dormir, il y a quoi qui change dans le rythme de vie ? Forcément, quand tu vis en  couple, t’es moins dans la spontanéité  : tu dois prévoir les sorties de l’un et de l’autre, faire une liste des courses en conséquence. Bien sûr, on peut avoir des imprévus ou décider d’aller boire un verre à la dernière minute mais il faut toujours prévenir l’autre. Et ne pas rentrer au milieu de la nuit sans prévenir… Et tu as vite une espèce de culpabilisation. Enfin, moi, du moins. Je peux vite me laisser entraîner à faire des milliers d’activités mais je dois me souvenir de consacrer du temps à mon bien aimé. Parce que c’est le piège : quand tu vis à deux, tu sais que, forcément, quand tu rentreras chez toi, tu trouveras ta douce moitié quelque part dans l’appart alors ça va. Sauf que si c’est pour la trouver roulée en boule dans le lit et endormie, l’intérêt est limité.

Sommeil profond

Mais une fois à la maison ensemble, que fait-on ? On fait tout ensemble ou séparément. Et bien, ça dépend des jours. Même si j’avoue que j’ai parfois du mal à tout mener de front, la vie pro, la vie amoureuse et les projets annexes. Parfois, il est tentant de renoncer à ces projets là, à se contenter d’aller bosser et passer la soirée dans les bras de l’objet de son amour sans chercher plus. Heureusement, on est deux et lui aussi a des projets ou juste envie de jouer un peu à un jeu, regarder une série que je ne regarde pas… Oui, vivre à deux, ce n’est pas toujours vivre à deux. Le rythme parfait reste difficile à trouver mais on se rapproche de la bonne balance. Encore deux ou trois ajustements et je pourrai travailler, aimer et réaliser quelques rêves à côté tout en faisant du sport.

 

Ah tiens, le sport, nous en parlerons la semaine prochaine.

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AirBnB : la solution top pour voyager, mais…

Tout commence en 2014, quand je file à Barcelone avec la Reine Zénobie pour 4 jours de vadrouille, elle me suggère que nous prenions un AirBnB pour nous loger. Après une étude de marché minutieuse (3 clics sur Last Minute et 2 sur voyage privé, à peu près), nous convenons que c’est effectivement la meilleure solution en rapport qualité prix (à prix équivalent, si l’hôtel nous offre un solide petit déjeuner, ils ne sont pas vraiment bien situés). Je découvrais alors les choix de voyager en logeant dans des appartements privés, m’offrant une liberté d’aller et venir bien plus agréables qu’un petit déjeuner à prendre à des horaires fixes et ne proposant pas toujours un grand choix.

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Depuis, j’ai utilisé ce mode de logement à Rome, Naples, Athènes, New York, Londres, re Barcelone, Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ah, la joie d’avoir le choix de dîner au resto ou “à la maison”, la possibilité de prendre un petit déj à poil si on en a envie,  les systèmes de check in et check out simplissimes (“laissez la clé sur la table, bisous”), la liberté des horaires et des apparts souvent placés proches des points d’intérêt, parfaits pour des piétons. Ce mode de logement m’enchante mais… qu’ouïs-je ? Sur ma timeline Twitter, mes gauchistes sûrs râlent sur AirBnB, modèle qu’ils jugent aussi néfaste que Uber. Allons donc…

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AirBnB pose le problème du logement en ville : un AirBnB représente un appartement inaccessible à la location pour les locaux et participe donc à l’augmentation des loyers dans ledit quartier du fait du déséquilibre de l’offre et de la demande. Moui, je suis moyen convaincue. Parce que j’avais une vision un peu naïve du truc : pour moi, la location AirBnB, c’était un moyen de rentabiliser un appart vide pour des particuliers dans des cas précis : absence prolongée (ex celui de Barcelone où le mec loue son appart quand il est pas là), peut-être couple récent qui vit plus ou moins ensemble et sous-loue l’appart vide de l’autre conjoint sans oser le lâcher pour le moment (cas soupçonné pour notre premier hôte à Athènes), héritage d’un appartement un peu vieux à refaire pour être plus “tendance” mais besoin de fonds pour réaliser les travaux (cas soupçonné à Dubrovnik)… Bref, je ne voyais pas le mal et était un peu agacée par la volonté de la France d’imposer les revenus liés à ce marché. Pour moi, ce n’était qu’un appoint provisoire en attendant de… Un peu comme toutes les sous-locations dont je vois les annonces fleurir régulièrement sur mon Facebook ou mon Twitter.

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Sauf que notre expérience AirBnB en Europe de l’Est m’a fait entrevoir une autre réalité, celle du business caché. Sur au moins deux apparts (je ne sais pas pour Budapest, nous n’avons pas rencontrés nos hôtes mais pour le coup, je pense qu’il s’agissait de particuliers), la location était gérée par une agence, détail dont je n’ai pas eu la connaissance avant de réserver. Et ça m’a emmerdée. Pourtant à Prague, l’appart était super bien entretenu, confortable, bien situé et l’agence nous a fourni un cahier détaillé de ce que nous pourrions faire en ville, très pratique. Le gars parlait un anglais impeccable, facilitant les échanges. Mais je me suis sentie complice d’une pratique qui tue justement ce que j’aime bien dans mon image fantasmée du AirBnB : un petit arrangement entre particuliers. Et là, je comprends parfaitement pourquoi la France veut taxer les revenus liés au AirBnB : parce que pour certains, ce n’est pas un revenu ponctuel histoire de rentabiliser l’appart pendant les vacances mais bien un business à part entière, d’autant plus lucratif qu’il n’est pas imposé.

corruption

Du coup, vais-je renoncer au AirBnB ? Non parce que ça reste le moyen le plus agréable d’être hébergé dans une capitale mais je vais essayer d’être la plus attentive possible pour squizzer les agences qui profitent de la plateforme pour se faire un peu de fric au black. Et parce que quand on loue directement à un particulier, on a un peu plus de chance de discuter, d’avoir de vrais bons plans de gens qui connaissent le quartier… et de se retrouver à partager une liqueur de menthe avec la proprio de l’appart en arrivant alors qu’on ne rêve que d’une douche ! (la dame croate, ce fut fort épique mais assez drôle)

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La plongée, quel sport de con !

Michel, un encadrant de mon club, 25 avril 2011.

Depuis que j’ai entamé la plongée, je ne vous en ai parlé qu’en mode bisounours genre « han mais nager au milieu des poissons c’est kro kro bien ». Ça je le maintiens. Mais souvent, avant d’arriver au pays des poissons, tu te demandes toujours ce que t’es venu faire dans cette galère.

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Les vacances plongée, c’est d’abord se lever à l’aube (6h30-7h). Ouch quoi. Après un solide petit déjeuner (je ne déjeune jamais en temps normal parce que le matin, j’ai PAS faim), on file au centre de plongée, parfois avec un gros sac sur le dos pour récupérer une bouteille d’air d’une bonne vingtaine de kilos qu’on charge sur un camion.

bouteille-plongee.jpg

Sur le bateau, la place est minimale. Et encore quand je dis bateau, il faut parfois s’entasser sur un Zodiac donc t’as intérêt à optimiser ton rangement : tout à portée de main ! Tu te faufiles dans une combi très près du corps en Néoprène qui agace la pulpe des doigts, tu t’attaches une ceinture de plomb de plusieurs kilos autour des hanches et tu enfiles ton gilet muni de la bouteille pré citée. Oui, tu as bien compris, ton matériel te fait prendre 20 à 30 kg (voire plus) en quelques secondes. Les poches de ta stab (le gilet) débordent de
matériel en tout genre, tu es légèrement engoncé. Et encore, ça, c’est la plongée du matin, celle de l’apres-midi, tes vêtements de plongée sont encore humides et froids.

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Puis tu te jettes à l’eau, une claque entre 13 et 20° dans ta face. Parfois l’eau est si froide que ça t’en coupe le souffle. Elle se glisse, insidieuse, entre la combi et ta peau. A ce moment précis, tu te demandes vraiment ce que tu fous là et je ne t’ai même pas parlé de houle et de tangage. Car les plongeurs ça vomit aussi.

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Puis tu descends (attention les oreilles) et tu croises un mérou, une dorade ou un barracuda, une murène te surveille du coin de l’oeil. Les anémones et gorgones fleurissent, tu furètes dans les rochers pour essayer de trouver des poulpes (j’en ai pas vu un seul cette semaine alors qu’un de mes camarades qui savait que je voulais en voir m’en avait trouvé un mais ma palanquée traçait). Et là tu te souviens. Que les 20/30 kg sur ton dos te permettent de cumuler deux plaisirs : celui de voir toutes ces merveilles de la nature et d’évoluer en 3D. A présent que je maîtrise ma stabilisation (mon gros point faible), je peux en jouant avec mes poumons monter et descendre sans le moindre effort. La sensation de voler.


voler.jpg

Alors oui, le matériel et son poids, le bateau, l’eau froide, toute la théorie à maitriser pour, tant qu’à faire, ne tuer personne, ça peut décourager son homme. Mais une quarantaine de minutes à naviguer au milieu des mérous et des poulpes (mes 2 chouchous de la mer), ça les vaut amplement.

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