Cette période de flemme

Hello les amis, comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je dois vous avouer qu’en ce moment, c’est un peu la période “meeeeee”. Vous savez, ces périodes où, objectivement, tout va bien mais vous êtes empêtrés dans une espèce de langueur, une envie de pas faire grand chose, une envie de flemme…

Jeune femme alanguie avec un pull chat a la flemme

Ce que j’aime dans la vie, c’est avoir la patate, me bouger les fesses, déplacer des montagnes, même si ce sont in fine des petits monticules de terre. J’aime avoir des projets, des ambitions, me dire que ma vie sera toujours exaltante, pleine. Mais y a des périodes dans l’année où tout devient gluant, lourd, agaçant. J’ai un planning idéal à base d’apprentissage, de remuage de ciel pour atteindre mes objectifs, mais… mais ce sont quoi mes objectifs, déjà ?

Atteindre ses objectifs

Oui parce qu’en période de flemme comme celle que je traverse, tout me paraît assez vain, fatigant sans bénéfice… Je ne pense plus à cet “après la montagne”, je ne vois que les pentes à escalader et ça me fatigue par avance. Attention, ne pensez pas que je fais une bonne dépression des familles parce que rien n’est moins faux. On parle ici de projets annexes, de choses qui pourraient m’ouvrir des portes ou des intérêts nouveaux, des bénéfices immédiats comme une bonne séance de sport mais j’ai juste envie de rester chez moi, sur le canap, sous le plaid, à mater des séries avec mon adoré en tricotant un peu. Faut dire qu’il fait nuit tout le temps, il fait froid, y a tellement de brouillard que je suis déconnectée du monde… Comment tu veux aussi ? Bref, laisse moi dans mon métro-boulot-dodo, c’est déjà assez.

paresser en couple

Au boulot, justement, c’est à peine mieux. Chaque mail me fait soupirer, je me dis que je devrais profiter de la baisse d’activité de la période pour avancer sur mes projets persos mais je traîne, je navigue de réseaux sociaux en réseaux sociaux en soupirant de ne rien trouver d’intéressant. L’ennui me cloue à ma chaise, plus rien ne sort. Je traîne à en être débordée, obligée d’avancer, de travailler. Plus positif. Parce qu’en fait, c’est ça le pire du pire dans ces périodes de flemme, c’est juste une passivité contaminante : moins t’en fais, moins tu as envie d’en faire. Alors que si ma boîte mail ne déborde pas, je pourrais profiter de ces heures pour trouver des études ou articles sur des sujets qui m’intéressent, lancer mon blog Nina feels good, écrire, encore et encore : des articles, recopier mon roman de Maja (je suis dramatiquement en retard sur le recopiage), entamer l’écriture des aventures d’Audrey, retaper mon blog, me cultiver… Mais non, je traîne en m’autoflagellant “putain mais bouge-toi le cul, espèce de grosse gélatine fondue au soleil”. Blob Blob !

Bonbon ourson en gélatine géant
Alors je sais, je saiiiiiiiis “non mais ça va, on peut pas toujours être productif et performant H18 (je ne dors que 6h par nuit en moyenne en ce moment), respire meuf”. Et c’est vrai, certes. Mais j’ai mes plages de relative glande, le soir, quand je mate des trucs avec Victor en tricotant, à la cool. Les grasses mat du week-end… Bref, quitte à bouger mon cul à l’autre bout de Paris alors qu’il fait froid et mauvais, autant que ce soit pas juste pour soupirer…Je sais que c’est un peu un sentiment général et que je vais vite me remettre en selle mais je vous le dis : je déteste cette petite mollesse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Une nouvelle ère arrive

10 ans de blog, c’est pas rien. C’est la première fois que je tiens un projet aussi longtemps même si je ne suis pas sûre que le terme projet soit vraiment bien choisi vu qu’il n’y a ni but ni objectif. Ce blog a grandi avec moi, il m’a accompagnée dans une décennie importante pour moi, peut-être la plus essentielle de ma (courte) vie. Celle où j’ai définitivement coupé le cordon, celle où je suis devenue totalement indépendante, celle où j’ai débuté ma carrière. Celle aussi où j’ai fait des (petites) conneries, où je buvais un peu trop facilement pour oublier le vide de ma vie. Avec le recul, certains articles me sont pénibles à lire mais c’est pas mal d’avoir un petit rappel de cette période moisie histoire de pas retomber tête la première dans certains travers.

alcool-fete

Ce blog, c’est un peu un compagnon discret, il m’a suivie durant 10 ans, a évolué avec moi mais parfois, je me questionne : est-ce que ça sert de continuer ? Est-ce que je pourrais pas mieux utiliser le temps que j’y consacre pour quelque chose de constructif ? Mon éternel à quoi bon. Parce que s’il m’a ouvert des portes à l’époque où je cherchais du taf, je l’ai ensuite un peu maltraité, laissé mourir la communauté qui s’était développée autour parce que je n’ai plus le temps d’aller commenter partout, tisser des liens d’amitié (somme toute relatifs), de faire grossir mes réseaux… Pourtant, si je retravaillais un peu tout ça, je pourrais faire repartir le feu (d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux), j’ai chopé quelques notions de SEO, je suis quand même consultante senior social media* donc je repimpe un peu tout ça et je reprends les portes ouvertes, je pourrais même faire un peu de pub dessus histoire de remplir ma cagnotte à voyages et…

choisir-une-valise

Et bien non. Le défi est intéressant, ça me rajouterait une petite pierre à mon CV comme à l’époque mais je n’ai juste pas envie. Parce qu’en fait, les vingtenaires, c’est mon antre et j’ai pas envie de le saloper avec un esprit mercantile, en fait. Puis c’est un peu mon petit cocon où je m’amuse à écrire ce que je veux quand je veux, mon labo de production en quelques sortes. Et puis les soirées blogueurs, j’en ai fait quelques unes à l’époque et quand tout le monde a commencé à se prendre un peu au sérieux, c’était tellement la guerre d’ego que ça m’a bien blasée. Vous n’imaginez pas le niveau de saloperies balancées dans le dos des uns et des autres, tout sexe, âge et thématique de blogs confondus. Ce que toi, tu prends pour un jeu, un loisir sympa le soir, certains le prennent comme une question de vie ou de mort. Alors bien sûr, certains en ont fait leur vrai métier (d’ailleurs, ce sont rarement ceux qui crachent dans le dos vu qu’ils ont intégré le fait qu’on n’était plus au lycée) mais d’autres se prennent tellement pour des demi Dieux dès qu’ils dépassent 500 lecteurs par jour (ce qui n’est franchement pas ouf non plus). Alors entre ça et les “si t’es copine avec Bidule, on va pas être copains”, bof non. Puis j’ai besoin de mes soirées pour voir Victor, mes amis, faire du sport ou juste glander. Donc pour un produit que j’aimerais découvrir de temps en temps, le jeu n’en vaut pas la chandelle (puis en fait, moi, je voudrais juste partir en voyage mais avec mes amis ou mon copain, pas avec des gens qui me fatiiiiiiiiiguent). J’ai cependant l’ambition de lancer un blog plus calibré là dessus avec un thème spécifique mais pas ici.

wordpress

A quoi bon le garder alors ? Et bien tester, m’amuser, organiser un peu ma pensée. Là, par exemple, je me dis que je dois me mettre au flat design, infographies et vidéos, ça m’intrigue. Quoi de mieux que mon petit espace virtuel pour m’y amuser sans pression ? Si je fais un truc foiré, c’est pas trop grave, je perdrai au pire un lecteur ou deux ici agressé par la laideur de mon rendu MAIS ça ne fâchera aucun de mes clients et ne mettra pas en péril ma carrière. Au mieux, j’arrive à faire des trucs bien sympas et finir par les intégrer dans mes recos ou animations.

flat-v-minimal_03

Et puis, en ce moment, je brûle d’envie de raconter des histoires. J’ai déjà pris un peu ce chemin là par le passé sans le suivre bien loin comme avec la série quasi morte née “une histoire d’amour” et les aventures d’Audrey. Alors pour cette dernière, je la mets en stand by pour le moment car j’ai plein d’idées et je dois travailler dessus mais je sais pas si je vais pas relancer la première. Et réaliser quelques mini strips dans le style des illustrations d’Audrey pour m’entraîner à utiliser Photoshop et progresser là dessus. Même si, pour le coup, ça me prend bien plus de temps qu’écrire un article, activité à laquelle je peux parfois m’adonner au bureau quand je mange devant mon écran alors que faire du photoshop, non, vu que j’ai pas le logiciel.

Dashboard.photoshop

Bref, Vingtenaires version 10, c’est parti : plus d’histoires, d’expérimentations en tout genre et, je l’espère, de voyages !

DSC_0825

* J’avoue que ce titre très sérieux me fait un peu rigoler, d’autant que je ne m’en sers jamais dans la vraie vie hors signature de mes mails pro

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les amitiés malsaines

Pendant des années, je vous ai parlé ici d’amour et de couple mais en somme assez peu des relations amicales, une forme d’amour, et surtout certaines qui se révèlent assez malsaines. Mais je commence à savoir les détecter (enfin, avec pas mal de temps)

black-swan-mila-kunis-natalie-portman

En amour, je suis méfiante. On sait tous et toutes que celui ou celle que l’on considère comme notre doux alter ego peut se révéler un jour une arnaque complète plus intéressé par ce qu’il se passe dans notre culotte que dans notre cage thoracique. En amitié par contre, je donne sans parcimonie. Concrètement, je ne vois pas pourquoi je serais la victime d’une amitié non sincère : je suis pas particulièrement friquée, mon nom n’ouvre pas de portes. La seule chose que j’ai à offrir, c’est ma personnalité et une oreille compatissante, voire une épaule pour pleurer au besoin. Malgré cela, j’ai parfois donné à tort, tombant soit sur des pompeuses d’air (au féminin car j’ai plus d’amies que d’amis) ou, pire, d’éternelles rivales. Arrêtons nous un instant sur le second cas, je consacrerai un article aux premières un autre jour. Ou pas parce que j’aurai oublié.

rivalite-amicale

La rivalité entre amis n’est pas nécessairement une mauvaise chose à partir du moment où elle reste limitée et ludique. Focus sur Cécile, ma meilleure amie du lycée avec qui je jouais à qui aura la meilleure note. Saine émulation qui avait une limite majeure : si l’une d’entre nous se prenait une sale note, l’autre fermait simplement sa gueule, pas de « ohlala, t’as eu 5 ? Moi 15, je suis la meilleure ! ». Contrairement à Rachel qui me faisait régulièrement la gueule parce que j’avais eu une meilleure note qu’elle, m’expliquant inlassablement qu’elle ne comprenait pas pourquoi vu qu’on avait fait le même plan. Rachel était l’amie rivale type : l’idée qu’un mec puisse s’intéresser à moi et pas à elle lui filait régulièrement la nausée. A cette époque, nous formions un trio amical avec Yohann qui finit par tomber amoureux de moi. Sa réaction : « Non mais Nina et moi, on a le même caractère [pas du tout ndlb], pourquoi elle plutôt que moi ? ». Notez que pour elle, mon physique ne pouvait pas être un argument… A chaque fois qu’un mec s’intéressait à moi, il fallait qu’elle en tombe amoureuse pour ensuite me reprocher l’intérêt du jeune homme pour moi. Heu…

monica-rachel-vandamme

Comme je suis naïve, je ne repère pas toujours ces amitiés malsaines et pourtant, avec le recul, j’en ai eu mon petit lot. Le must have étant d’essayer de choper le mec avec qui j’ai pas trop réussi mon coup. Sur le coup, je remarque pas. Après tout, je n’ai pas de droits sur mes ex amants ou ex crushes et à partir du moment où je n’ai plus de sentiments (sinon je mords), si l’amie rivale veut tenter sa chance, qu’elle y aille. Oui, moi, connement, j’espère que mes copines soient bien dans leur vie et si c’est avec un de mes exs (avec un petit e), ok… Je ne mesure pas la compétition engagée, je n’en prends pas conscience car ça n’a aucun sens.

fired-wife

Puis un jour, soudain, je réalise. Et je ferme la porte. Je considère souvent l’amitié comme un îlot, un havre de paix. La compétition, je la vis assez au quotidien pour ne pas m’en foutre une lichette en plus. D’autant que je ne comprends pas pourquoi on se mettrait en concurrence avec moi vu que j’ai rien d’exceptionnel. Sans doute une question de tempérament mais un tempérament qui ne me convient pas. Surtout que ce n’est quand même pas très agréable à la longue de subir cette volonté de te démontrer qu’on vaut mieux que toi.

Blair Waldorf Must Pie

La jalousie n’a rien à faire dans une amitié. On peut envier la chance d’un de nos amis, se dire qu’on aimerait vivre la même chose. Mais si on en vient à tout faire pour prouver à l’autre que nous, on a tout pareil mais en mieux, là, ça vire malsain. A ce niveau là, c’est sans doute plus d’un psy que d’une amie dont l’ami rival a besoin mais, une fois que j’ai fermé la porte, tout cela ne me regarde plus.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Jeune, tu es une manne pour les employeurs

 


Sauf qu’ils n’auront pas tous l’honnêteté de te payer à ta juste valeur. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ô joie, le journal 20 ans ressort. Bon, je ne le lisais pas à  l’époque mais tiens, pourquoi pas. Je n’ai même pas eu le temps de l’acheter que je veux déjà ne plus rien savoir de ce torchon. Je ne parle pas des papiers (après tout, de prime abord, ils valent ceux des autres féminins) mais des révélations pas jolies jolies qui ont été faites sur la rémunération des « journalistes ». Entre guillemets parce qu’à ce niveau là, j’appellerais plutôt ça de pauvres victimes.

 


Il était une fois un groupe presse qui se dit « tiens, si on ressuscitait un magazine féminin connu pour se faire plein de blé ? » « Ouaiiiiiiiiiiiiis ! ». Alors prenons un magazine féminin mort style 20 ans qui bénéficie d’une bonne image nostalgique chez ses anciennes lectrices. Maintenant, prenons de très jeunes filles genre blogueuses ou étudiantes en école de journalisme ou comm et faisons leur une proposition d’enfer : « Alors, tu vois, tu vas travailler avec nous, ça va être trop top pour ta carrière, ça va faire super joli sur ton CV ! La paie ? 20 euros les deux pages, 10 euros l’une, 5 euros la demi page ». En gros, on t’encule à sec avec verre pilé sans lubrifiant et t’es mignonne, tu souris, merci.  Des tarifs scandaleux, une équipe inexpérimentée : la rédac chef avait 19 ans, stagiaire et s’est d’ailleurs fait remercier avant la sortie du 1er numéro. Et curieusement, le gentil directeur (Frédéric Truskolaski) rechignent à leur donner leur argent de poche. Oui, moi, j’appelle pas ça un salaire mais de l’argent de poche.




J’ai déjà parlé de ce patron de presse qui m’avait tenu sensiblement le même discours dans le temps. Pourtant, je n’ai rien contre la pige bénévole puisque j’en ai déjà fait (et que ça m’arrive encore), je pense même que c’est un bon tremplin. Mes deux ans de pige bénévole en tant que chef de rubrique sur un webzine étudiant m’a drôlement aidé à trouver du boulot. Il y a aussi l’aventure Sensuelles montée de toute pièce par une équipe motivée et bénévole. Mais là où il y a une énorme différence, c’est qu’en l’espèce, rien qu’une page de pub dans le magazine permettra de payer nos pauvres journalistes et le reste, direct dans la poche du patron. C’est ce qu’on appelle de l’exploitation, non ? Si.




Oui mais il reste quand même le volet expérience vont souligner les esprits grognons ou ceux qui ne savent pas ce qu’est la précarité et la course à la moindre pige. Non mais c’est vrai, elles font chier ses petites connes à chouiner alors qu’elles ont écrit sur 20 ans et ça va faire trop bien sur le CV. Et bah tiens ! 20 minutes ayant révélé ce qu’il se passait en coulisses, bonjour la crédibilité. Même si pour ma part, j’admire Claire Crepon, la jeune de 19 ans qui a réussi le lancement du mag en 1 mois et demi, sachant que tout se faisait par MSN vu qu’il n’y avait pas de locaux. Claire si tu me lis, je te paie un verre quand tu veux, ça me ferait plaisir de te rencontrer, ceci sans ironie. Le challenge qu’elle a relevé est juste énorme. Sauf que voilà, 20 ans, ça sent un peu mauvais suite à ce mini scandale. Travailler par MSN, c’est bon pour les magazines amateurs, pas pour les titres de presse avec plein de gros sous investis dessus.



Et voilà dans quel monde on vit. Entre les stagiaires et les piges payées avec les billets qui traînent dans la tirelire, on est loin de se sortir du trou. Tout ça m’écoeure et me donne envie de hurler. Parce que j’ai vécu ce genre d’expérience, parce que j’ai parfois été trop conne d’accepter parce que j’espérais que ça  m’ouvrirait des portes et que je m’en suis prises sur le bout du nez.  Que je vois nombre de webzines ne pouvant payer les gens qui écrivent dedans et qui s’excusent platement de ne pouvoir le faire (genre le très bon Save my brain ou Madmoizelle) et qu’à côté de ça, des mecs peu scrupuleux se font construire une jolie maison en exploitant nos espoirs en une belle carrière,  notre envie de bosser coûte que coûte, même si le salaire n’est pas là…



Et après, on nous dit que les jeunes ne sont pas travailleurs. Et bien…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mise au point (puisqu’il en faut une)

Décidément, cette semaine, je passe mon temps à devoir expliquer des choses tellement basiques que je me demande ce qui n’est pas clair dans ce que je dis. Alors voilà : ici, vous
êtes sur notre blog, celui d’une bande de potes qui prend sur son temps libre pour vous écrire des articles, ceci gratuitement. Donc la base serait de respecter un peu ses auteurs mais déjà, là, on arrive dans l’incroyable, pour certains. Qu’est-ce qu’un blog ? C’est comme un salon privé : vous y êtes les bienvenus tant que vous vous essuyez les pieds et que vous respectez vos hôtes. Ici, ce n’est pas la foire : tu te conduis mal, tu sors. J’ai dû récemment modérer les commentaires à cause de ça, la modération n’est pas prête de sauter vu que certains pensent qu’ici, c’est un défouloir.

Dans les faits, ça en est un. Le mien. Le nôtre, celui des vingtenaires. Pas le vôtre. Ici, vous êtes tenus de nous respecter car on vous accueille sur notre espace. Ce n’est pas parce que c’est du virtuel que vous devez mettre vos pieds crottés sur la table. Je passe ma journée à me faire insulter par des bloggeurs qui n’ont pas compris que le client avait aussi des devoirs, en premier lieu, le respect. Il est hors de question que je doive subir ça le soir aussi. J’ai fermé le forum parce que les gens étaient incapable de suivre 3 règles simples et qu’à chaque fois qu’on faisait une
remarque de modération, ça partait au « si tu me rappelles à l’ordre, c’est que tu me détestes ». Non, j’en ai rien à foutre de ta gueule, tu fais ce qu’on te dit ou tu pars. Je suis pas payée pour tenir le forum donc qu’on soit 10 ou 100, c’est pareil donc les gens incapables de comprendre les règles de base (les mêmes que sur n’importe quel forum), dehors. Je suis méchante ? Absolument pas, juste que je veux avoir la paix chez moi, ça me paraît pas difficile à comprendre.

Les vingtenaires, c’est mon bébé, un projet que je mène depuis 2 ans et quelques qui m’a ouvert quelques portes, mine de rien. On essaie tous autant qu’on est d’instaurer une relation entre vous et nous. Le problème, c’est que ça ne va que dans un sens : nous producteurs, vous consommateurs. On fait un concours, on vous demande de le faire sérieusement et on nous dit qu’on se la joue, qu’on se prend trop au sérieux ? On s’est plantées et excusées mais trop tard, le procès est lancé, on n’est que des connes merdeuses et prétentieuses, au moins. Alors oui, quand on lance un truc, on a envie que ça marche et que ceux qui nous suivent jouent le jeu. Quand j’ai lancé la vingtenaire academy, plus de la moitié des candidats a laissé tomber en cours de route, seuls deux se sont excusés de ça dont un qui ne pouvait plus participer car son net était tombé en rade. A côté de ça, on a Lucas, qui a gagné, donc, et qui s’excuse dès qu’il peut pas me rendre un article par semaine « parce que, tu comprends, je te le dois à toi mais aussi à ceux qui on perdu face à moi ». Un exemple pour pas mal d’entre vous. Alors oui, le lot est plutôt modeste, désolée de pas gagner 4500 euros net par mois pour vous offrir des ipods, peut-être que vous seriez plus motivés et que vous nous cracheriez moins à la gueule à la première occasion.

Alors, maintenant, ce blog va devenir un simple egotrip. Enfin, de mon côté en tout cas. Je n’essaierai plus de vous solliciter, j’ai bien compris que ça vous fatigait trop. Apparemment, participer sérieusement à un concours, c’est juste un truc de filles. Maintenant, si t’es pas content, je t’invite à cliquer sur la petite croix en haut à
droite. Il y a suffisamment de blogs sur le net et de sites en tout genre pour que tu viennes pas perdre ton temps ici, non ? Moi, en tant que personne normale, je ne lis pas les blogs qui me saoulent ou ceux de personnes que je n’apprécie pas, même pour vérifier qu’elles ne disent pas du mal de moi (pour ce que j’en ai à faire, de toute façon…). Vous ne me connaissez pas, pour la plupart, tant mieux ou tant pis, c’est selon. Si vous pensez que je suis une connasse, soit. Mais dans ce cas, partez au lieu de m’emmerder, je ne vous demande rien. Cette semaine, sur le blog de
Laurel, un truc m’a interpelée : elle explique qu’elle a un peu peur d’aller au festiblog car elle a peur de tomber sur les tontons, un groupe de détracteurs virulents et pas toujours fins qui tapent notamment sur son physique. Ca m’a révoltée. Je ne suis pas toujours d’accord avec Laurel et y a des moments où elle est très maladroite mais alors ? Je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle dessine, je passe mon chemin, des blogs BD, c’est pas ce qui manque. Me moquer de son physique ? Non seulement ça n’a rien à voir dans l’histoire mais en plus, je la trouve très jolie, moi, Laurel et il paraît qu’elle est encore mieux en vrai, dixit Dulcinée.
Bon, évidemment, elle, elle vend des albums par milliers, elle a réussi sa vie donc ça suscite la jalousie mais elle n’a pas à subir ça. Aucun bloggeur n’a à subir ça. Au cas où vous n’auriez pas remarqué, il y a quelqu’un derrière l’écran avec une vraie sensibilité et les coups, à force, ça fait mal.

Bref, tout ça pour dire que j’en ai marre de voir mon plaisir gâché par une poignée d’acharnés. Je voudrais juste avoir la paix dans mon coin de blogosphère, pouvoir continuer à écrire mes délires parce que j’en ai besoin, sans que ça me force à m’engueuler, m’expliquer, me justifier. Maintenant, les comms servant à m’agresser ou à foutre le bordel ne seront plus validés. Si je vous plais pas, vous partez. Si je vous plais, vous respectez certaines règles et limites. Ca me paraît pas compliqué et pourtant, je suis obligée de le (re)dire, c’est épuisant, à force. J’écris d’abord pour
moi mais aussi pour mes amis car ça nous amuse de nous lire les uns les autres.

C’est si difficile à comprendre?? Il me semble pas.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je suis une rebelle de la life

Chaque année, il est une tradition : le bilan. En gros, je pose mon délicat fessier sur un siège, je me prends la tête entre les mains et je réfléchis : cette année fut-elle bonne ou pas? Ben, moi, cette année, j’ai décide de ne pas faire de bilan, na. Fin de l’article !

Mais non, je déconne. Non, je ferai pas de bilan de l’année 2006 parce que je suis en pleine transition et ça sert à rien de se retourner pour voir le chemin effectué si on n’est pas arrivé au sommet. En gros, en 2006, j’ai commencé à poser des jalons mais j’ai pas fini. De toute façon, cette année, tout est question de période et je n’arrive toujours pas à déterminer si c’était une bonne année ou pas. Tant sur le plan affectif que sur le plan professionnel, d’ailleurs. Si je compare ma situation actuelle à l’an dernier, ça se ressemble beaucoup mais niveau psychologie, je me sens plus forte et plus sereine, même si c’est pas forcément le pied non plus (cause pas de boulot, souvenons-nous). Bon, bref, au lieu de vous faire la liste de ce qui était cool ou pas cette année, je vais pas faire un bilan. Je le ferai peut-être plus au moment de mon anniversaire puisque, pour moi, 2006 a vraiment commencé à ce moment-là.

 

Alors puisque je fais pas de bilan, de quoi vais-je parler ? Oui, je sais, ça fait deux fois en trois jours que je vous fais le coup du : je réfléchis sur le sujet de mon article et je vous en fais profiter mais arrêtez de râler un peu, admirez mon altruisme, plutôt ! Vous assistez aux coulisses du blog, quand même, ce n’est pas rien ! C’est un peu comme si vous étiez dans ma tête… Faut pas avoir peur du bordel ! Bon, en fait, l’idée, c’est que plutôt que de vous faire un bilan de l’année, je vais vous faire un petit post d’humeur. En gros, vous dire qu’en ce moment, je me sens plutôt bien. D’abord parce que j’ai été bien gâtée à Noël, j’ai eu ma Nespresso (what else ?) et des chapeaux, des habits et des livres et tout… Bref, je remercie mon presque frère et ma sœur de remonter en voiture, ils me ramèneront plein de trucs. Ensuite, ça fait du bien d’être en famille, je me sens toute détendue. Mais ça m’empêche pas de réfléchir à mon avenir ! Non, non, vacances studieuses, j’ai des tas de choses au programme. Si en plus je parviens à sauver les données de mon disque dur, tout sera parfait ! Je vais profiter des vacances pour faire des tas de lettres de motivation comme ça, dès le 8 janvier, je rebalance tout ça, avec mon CV, évidemment. Puis j’ai des tas d’articles à écrire, j’ai une grosse frénésie d’écriture en ce moment.

 

Bref, je suis mo-ti-vée. Je multiplie les contacts partout, ça finira bien par payer, c’est obligé. Je suis comme une pépite (toujours aussi modeste) : je ne peux pas rester toute ma vie à moisir dans ma rivière, non, non, non. Donc puisque le relationnel, ça fait beaucoup dans le journalisme, je le travaille, j’intègre des équipes, des groupes. Je me fais de nouveaux amis, aussi, parce qu’on ne sait jamais qui connaît qui. Je ne le fais cependant pas par opportunisme : je vais pas me forcer à boire le thé avec une couillasse que je supporte pas, faut pas déconner. Mes amitiés sont spontanées. Après, si ça m’ouvre des portes, tant mieux. Mais si on applique la théorie qui dit que une personne connaît potentiellement 10 personnes, si je côtoie 10 nouvelles personnes, c’est 100 nouveaux contacts potentiels, hé ouais ! Et puis, mine de rien, mon press book grossit aussi vite que Clio, la chatte de mes parents. Non parce que je voudrais pas balancer mais à peine adulte, elle pèse déjà plus que Kenya (qui est certes une cro-crotte). A mon prochain entretien, ça leur fera de la lecture.

 

Et puis, comme je disais dans un article précédent, je suis bien dans mes pompes en ce moment. J’essaie d’avoir une vie la plus saine possible : fini la clope (je tiens), fini les cuites (même si chez mes parents, je prends l’apéro avec maman), un peu de sport (ouais, enfin, à part la brouette…), je me lève tôt (oui, ben, j’ai pas le choix, je suis chez mes parents, je peux pas dormir jusqu’à midi), je me couche tôt (pareil, je peux pas faire la nouille jusqu’à 4h du matin)… Bon, maintenant, faudrait que j’enfourche le vélo d’appartement pour en faire, plutôt que de jeter mon peignoir dessus. Pour le reste, cette année, je ferai pas de résolution non plus puisque la fin de 2006 ne marque la fin de rien pour moi et le début 2007, le début de rien. Je sens pas que c’est une période qui s’achève pour donner naissance à une autre. D’ailleurs, je crois que c’est la première année où j’ai vraiment pas été dans l’esprit de Noël : je l’ai pas vu venir ! En gros, un matin, je me suis levée et fallait mettre ses cadeaux sous le sapin. D’ailleurs, mes cadeaux ont eu un grand succès, je vous mettrai les photos plus tard. Et le cadeau de Yohann aussi, je peux vous le dire maintenant : c’était un kit lover avec un pot pourri et une bougie pour l’ambiance, deux coupes de champagne, un kit massage et un plateau petit déjeuner avec deux tasses et sous-tasse et une rose en plastique. Je suis désespérée de voir à quel point j’ai des idées géniales mais que j’ai toujours pas de boulot. D’ailleurs, je suis en pleine crise en ce moment : dois-je me réorienter vers la comm ou rester sur le journalisme ? Non mais je me pose sincèrement la question parce que la comm, ça me plaît, me triturer le cerveau pour trouver THE idée pour faire parler de Modo et encourager les gens à signer notre liste de soutien (comme c’est habilement placé, huhuhu. Que ça ne vous empêche pas de signer, hein !). Bon, j’ai bien proposé de coucher avec Matthieu Kassovitz pour qu’il tourne Modo mais maintenant, je suis plus trop disponible et je suis fidèle alors ça se peut plus. Non mais je trouverai des idées, O-BLI-GE ! Je suis payée en bouteille de champagne pour ça (et en t-shirt rose le jour où je serai classée 5e de la rubrique ciné avec Modo).

Bref, tout ce blabla plus ou moins sans queue ni tête pour dire que je refuse de faire un bilan là, maintenant, car je suis en plein milieu d’un cycle, à tout point de vue, et je ne sais encore ce qu’il va en sortir donc ce serait stupide de faire un bilan maintenant. Et comme je prendrai pas de bonnes résolutions non plus (de toute façon, je les tiens jamais !), ça me fait encore un article de moins…

 

Bon, je sens que bientôt, sur ce blog, y aura plus que des articles délirants issus de mon esprit en surchauffe. Mais à la limite, c’est ce que vous aimez, non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Paris vs province

Aujourd’hui, je ne parlerai pas de sexe, désolée pour les obsédés. Non, en ce jour, je vais parler boulot et surtout études.
 

L’autre jour, je parlais avec ma sœur sur MSN, nous causions boulot, pour changer. Oui, Alice et moi adorons nous faire du mal en pleurant sur nos diplômes provinciaux qui n’ouvrent aucune porte. Regardons un instant mon CV : un bac littéraire (avec mention, siou plaît !), une maîtrise d’histoire (toujours avec mention), une maîtrise de science po (idem) et un master de journalisme (toujours pareil). Bon, on ne peut pas dire que je sois une bille en études. Bon, évidemment, un diplôme en soit ne veut rien dire. Par exemple, en science po, il suffisait d’étudier pour réussir, rien d’insurmontable. De même en journalisme : on a tous cartonnés en modules techniques et les cours, il suffisait à peu près de recracher, sauf quelques rares exceptions. Mais tout ça pour dire que les formations que j’ai suivies, je les ai réussies avec brio. Et pourtant, chômage. A côté, prenons un étudiant d’une école de journalisme de Paris non reconnue par la profession parce que, faut dire ce qui est, certaines sont profondément merdiques. Par exemple, en tant que chef de rubrique sur un webzine, je dois gérer plusieurs pigistes. L’un d’eux, en deuxième année d’ISCOM me rendait chaque mois des petites brèves insolites, soit. Un soir, alors que je montais sur dreamweaver ce qu’il m’avait rendu, quelque chose me turlupine. J’ai déjà lu ces articles. Un petit tour sur le net et mon sang se glace : ça fait trois mois que ce con me rend des copier/coller de dépêches AFP ! J’en informe de suite le directeur de publication qui refuse donc de publier la prose copiée du jeune homme. Oui, sans être une pro du droit d’auteur, je sais qu’on n’a pas le droit de copier un texte qui n’est pas de nous et le signer de notre nom !

 

Agacée, j’envoie donc un mail au jeune homme, insistant sur les retombées dramatiques qu’il y aurait pu y avoir si quelqu’un s’en était rendu compte. Et là, le mec me répond : « ah mais je savais pas, tu ne me l’avais pas dit ! ». Non mais je rêve ! Ce mec suit des études d’info/comm dans une école à 4500 euros l’année minimum et il ne sait même pas ça ? C’est moi, pauvre étudiante en journalisme qui doit lui apprendre les règles de base ? Et pourtant, quand un employeur verra nos deux CV, il aura plus de chance d’être pris que moi car lui, il a fait une école parisienne.

 

Le problème ne touche pas que le journalisme. Ma sœur a fait commerce : 3 ans dans une école de gestion et de commerce dans notre ville natale où elle a fini major de sa promo, deux ans d’ESC à Toulouse. Bon, vous le savez peut-être pas mais un ESC, ce n’est pas de la merde. Il faut savoir que ma sœur a été reçue à TOUS les oraux des ESC qu’elle a présentée et a été admise à TOUS les oraux qu’elle a présenté sauf un (oui, pour elle, le négationnisme, c’était le fait de nier tout, elle n’avait pas fait de lien du tout avec l’Histoire donc bon). Et ma sœur qui n’est pas la moitié d’une abrutie n’aura pas un poste si elle se retrouve face à un mec qui sort d’une école équivalente mais parisienne.

 

Et là, je hurle mon indignation. Bon, la France est un pays globalement mal décentralisé, je ne le découvre pas aujourd’hui. Mais si les diplômes de province ne valent rien, autant fermer tous les établissements là-bas. Au nom de quoi une école parisienne vaudrait-elle mieux qu’une école provinciale ? Surtout qu’à Paris, des écoles de merde, il y en a, notamment en journalisme puisque c’est la filière que je connais la mieux. Serai-je toujours à la masse car mes parents n’ont pas eu le bon goût de me faire naître à Paris ? Ne trouverai-je que des postes minables parce que je n’ai pas eu mon bac à Henri IV et que je n’ai pas fait science po Paris ?

 

Au-delà du problème du diplôme, y a le problème du réseau. En février, je suis allée dîner avec Clara et un de nos camarades de promo qui continue joyeusement ses études plutôt que de chercher du boulot (si moi je suis surdiplômée, lui, je me demande ce qu’il est…). Et nous voilà à chouiner : « ben tu vois, un élève de telle école-de-merde (je suis généreuse, je cite pas), il trouvera plus facilement du boulot que nous parce que lui, au moins, il a un réseau. » Le mot est lâché : réseau ! Si je regarde dans mon carnet d’adresse, c’est pas brillant, il ne fourmille pas de journalistes parisiens, loin de là. Sur mon CV, une seule expérience significative s’est déroulée sur Paris et pas dans un grand journal. C’est ça qui me tue tout. Parce que, mine de rien, les journaux omettent souvent de passer des annonces pour recruter ou le font quand le poste est quasiment déjà pourvu, pour être en accord avec la loi. Or, moi, je ne connais personne qui m’appellera pour me proposer un poste vacant. Les candidatures spontanées ? Ah, ça, le « on garde votre CV en archives », je l’ai entendu mais si un petit journaliste chômeur connaît quelqu’un dans la rédaction, il passera toujours devant moi, même s’il sort d’école-de-merde et qu’il n’a fait qu’un stage à « Salut » ou « OK podium ».

 

Nous sommes bientôt au mois d’avril et là, je dois prendre une décision. Je suis incapable de savoir ce qui est le mieux pour moi donc tous les conseils que vous pourrez me donner sur le sujet seront les bienvenus. Et le thème est : « dois-je reprendre mes études ? ». En fait, l’IPJ (Institut Pratique de Journalisme) reconnu par l’Etat propose deux diplômes qui peuvent m’intéresser : le diplôme de l’école (on est pris sur dossier) et le master pro de journalisme (concours). Si je choisis le premier, j’ai encore le temps de décider mais pour le second, faut que je m’active : on révise pas un concours trois jours avant. Guillaume II m’a posé une bonne question : « mais tu vas apprendre quoi de plus ? ». Rien ou presque. Alors pourquoi ? Juste pour intégrer le réseau. Des cours de journalisme à Paris, ce sont des enseignants journalistes, ce sont à nouveau des stages obligatoires et des facilités pour intégrer une rédaction durant quelques temps.

 

Mais question essentielle : est-ce que j’ai vraiment envie de reprendre des études ? J’adore ça, les études, c’est pas le souci mais avoir deux master pro de journalisme sur mon CV, est-ce que ça va vraiment appâter le recruteur ? Car si je vire celui de Toulouse, je vais me retrouver avec un trou de deux ans dans mon cursus. Est-ce que j’ai envie de « reperdre » un an de ma vie pour apprendre ce que je sais déjà ? Je peux compter sur le soutien de mes parents, j’ai vaguement abordé la question avec ma mère qui m’a criée, la voix tremblante (oui, au téléphone, je ne vois pas les yeux plein de larmes) : « mais ma fille, si c’est ce que tu dois faire pour réussir, n’hésite pas ! ». Mais est-ce que je dois faire ça pour réussir ? Mon talent, si j’ose dire, se résume-t-il à un diplôme ? Non, certainement pas. Par ailleurs, si ce diplôme peut éventuellement m’ouvrir des portes, n’est-ce pas également un aveu de faiblesse ? Je ne suis pas capable d’ouvrir les portes avec mon CV actuel donc j’essaie de trouver une solution qui ne sera peut-être pas la bonne.

 

Donc, voilà, j’en suis là et ça me fatigue un peu. Dois-je céder au parisianisme ambiant pour arriver, enfin, à décrocher un poste ou continuer à me vendre malgré mes origines provinciales ? Plus j’y pense, moins je sais.

Rendez-vous sur Hellocoton !