Où trouver l’homme ? Episode 14-2 : au café après le musée

(je rappelle à mes chers lecteurs que tout ceci n’est qu’une fiction parce qu’en vrai, j’ai pas le droit d’aller au café en journée alors que ça fait 3 bons mois que je suggère l’idée à Ioulia et Simon. Mais Simon étant un chef « sympa-mais-faut-pas-pousser », il me rappelle qu’il faut bosser. Des fois, la fac me manque)

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, je vous avais laissé en pleine joute verbale avec le dandy séduisant du musée mais qui commence à grave m’énerver. Du coup, je n’ai plus envie de me marier avec et de lui faire des enfants (au pluriel, ouais) donc je me la joue chieuse. Puisqu’il m’attaque sur Scoop, journal people que je ne lis pas mais dont j’anime le site, je vais le défendre bec et ongles (courts).


« T’as un discours réac typique du mec qui n’a jamais ouvert ce genre de magazine. Tu décides que c’est de la merde parce que ça ne correspond pas à tes stéréotypes d’intello prétentieux qui se considère au dessus de la masse mais qui ne sait absolument pas de quoi il parle. De la même façon, j’imagine que tu craches sur des émissions populaires parce que forcément, ce qui plaît au petit peuple, à la France d’en bas, comme on dit, ne peut être que mauvais. Mais je suis sûre que tu es du genre à consommer ce genre d’émission ou de
magazine en cachette pour mieux cracher dessus.

– J’ai même pas la télé !

– Mais ça importe peu, ça. Tu as déjà lu Scoop ne serait-ce qu’une fois ?

– Certainement pas, je vais pas leur filer de la tune.

– Donc c’est ce que je dis, tu condamnes sans savoir.

– Je l’ai déjà vu chez le dentiste.

– Donc tu l’as déjà lu. Tu vois, tu n’assumes pas.

– Donc si je l’ai lu, j’ai tort, si je ne l’ai pas lu, j’ai tort aussi. C’est assez limité comme argumentation !

– Pourquoi, moi, j’argumenterais alors que toi, tu te contentes de condamner ? Tu veux que je te dise ? Oui, la vie des people, je m’en fiche, il y en a toujours que je ne connais pas alors savoir s’ils sortent avec Jim ou Joe, ça ne changera pas ma vie. Il n’en reste pas moins que ça m’arrive de le lire en vacances parce que ça me prend pas la tête, que le côté gossip m’amuse.

– Et ça t’amuse de savoir qu’à partir du moment où un artiste est connu, il n’a plus aucune intimité ? Ça ne te ferait pas chier, toi, d’être traquée en permanence ?

– Mais enfin, tout dépend comment tu joues le jeu. Des tas d’artistes qui cartonnent ne passent jamais dans ce genre de journaux, ne serait-ce que parce qu’ils ne vont pas dans toutes les soirées people où ils se font arroser de cadeaux, ils ne partent pas en vacances à St Tropez et compagnie. Ophélie Winter tire l’essentiel de ses revenus des procès qu’elle intente à ces journaux alors qu’en partant en vacances à St Trop ou St Barth, elle sait très bien qu’elle sera paparazzée.

– Et ça te dérange pas d’alimenter tout ce système.

– Je n’alimente rien du tout ! Je n’achète pas cette presse mais par contre, c’est une toute petite partie de mon job et c’est aussi ça qui me fait manger. Je vivrais bien aux frais de l’Etat mais tu vois, j’aime gagner mon argent. Surtout que j’y travaille ou pas, ça ne changerait strictement rien. Maintenant, le gossip a toujours existé, les potins, ça circule, qu’on parle de stars, de collègues, de relations… On fait même du potin avec les politiques et finalement, c’est juste parce que les gens adorent partager les scoops, c’est comme ça. On a tous nos petits travers et je trouve celui là moins nocif que d’autres. »

Il gratifie mon joli discours d’une moue dédaigneuse. Apparemment non seulement je ne l’ai pas convaincu mais en plus, le peu d’estime qu’il avait pour moi, il l’a oubliée au musée. Mais, là, je suis remontée, je suis partie. La semaine prochaine, je l’atomise. Juste pour le fun.

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Carla et Nicolas sont sur Space Mountain

Lecteur attentif, je t’entends déjà t’écrier : « mais, t’as dit pas plus tard que la semaine dernière que tu ne parlerais plus politique ! ». Ouais mais tu
remarqueras que je dis souvent des conneries genre « non, plus de sexe en 2007 » (quoi que si je le dis là maintenant, à priori, je suis bonne) mais surtout, je te ferai remarquer que je veux pas parler politique mais people. Pas ma faute si les deux se recoupent.

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Donc, l a semaine dernière, notre président passait des bras de Khadafi à ceux de Bruni en à peine 24 heures, le coquinou. J’avoue que quand j’ai vu les photo type paparazzi d’un type qu’une majorité de Français a élu pour qu’il nous gouverne et d’une starlette botoxée et ethérée, j’ai cru nager en plein délire. Bon, faut avouer que le Sarko, il n’a pas pris la plus moche parce que même si en tant que chanteuse, j’ai envie de l’étrangler, en tant que femme, je reconnais qu’elle est belle (même si elle l’était un peu plus avant). Evidemment, n’étant pas née de la première pluie, je me suis doutée du coup médiatique : comme de par hasard, alors que Sarkozy et Bruni se promènent dans le parc Eurodisney, les voilà face à des paparazzi qui les mitraillent, c’est ballot quand même. Apparemment, d’après ce que ma mère m’a dit, ce serait elle qui les aurait appelés. Mais il a pas de bol quand même Sarko, pile au moment où il veut nous faire rêver avec sa love story, une sextape de Laure Manaudou sort et lui pique la vedette.

 

Au delà du côté cancan, je trouve la situation assez fascinante. Aujourd’hui, dans les journaux à scandale, les politiques vont plus couler d’encre que les people français (qui reste-t-il ?). Patrick Bruel se sépare de sa blonde ? Pas de bol, il le fait au moment où les rumeurs Sarko-dame à la voiture rouge sortent, on s’en fout. La star academy ? Ca existe encore ce truc ? Ophélie Winter ? Elle est plus en prison ? Bref, les stars, ce sont les politiques et Sarko est celui qui en joue le mieux. Quelque part, les photos de son couple en une de Closer, Gala, Paris Match ou Point de vue, ça m’interpelle un peu. C’est vrai que c’est notre premier président divorcé et donc célibataire, j’avais déjà parlé de ça. Maintenant, j’ai pas envie d’assister au défilé de toutes ses poulettes. Au moins, les autres, comme ils étaient officiellement mariés, on n’en parlait pas. Parce que bon, elle est bien mignonne Carla Bruni mais vu le portrait super élogieux brossé dans les médias (en gros, c’est une salope, tout le monde lui est passé dessus sauf le train, sans doute car il était en grève), je doute qu’elle reste
longtemps. Et puis en plus, en tant qu’ex mannequin, y a des photos d’elle à poil partout et ça ferait désordre des photos de la Première dame de France à poil, même s’il vaut mieux Carla que Cécilia… Voire Bernadette. Je rigole mais on est quand même dans l’inédit : pour la première fois, la vie privée d’un homme politique fait jeu égal avec sa vie publique. Maintenant, la
question est la suivante : en tant que citoyen ayant ou non voté pour lui, est-on en droit d’exiger une certaine transparence dans ce domaine ? Nous est-il indispensable de connaître le nom de celle qui partage la couche présidentielle ?

Oui et non . Non parce qu’en fait, je m’en fous. Oui parce que si la nouvelle a la même influence que l’ancienne sur M. Sarko, je préfère savoir qui c’est. Non parce que la vie privée du président ne doit pas être un écran de fumée masquant la visite d’un dictateur chez nous (au hasard) et la polémique qui s’en est suivie. Oui parce que le couple présidentiel représente la France à l’étranger, qu’on le veuille ou non. C’est vrai qu’en tant que femme française, être représentée par Carla (qui n’est certes pas très française à l’origine), y a quand même plus désagréable parce qu’elle porte forcément bien les robes haute couture, ça a même été son métier. Sauf que quoi qu’on en dise, ça reste quand même pas mal une starlette et, à son bras, Sarkozy me fait plus penser à un Donald Trump ou un Paul-Loup Sultizer qu’à un président. Et encore, il a de la chance, il aurait eu 20 ans de plus, je l’aurais comparé à Eddy Barclay.
 

Bref, je ne cesse de m’étonner de retrouver les politiques français dans les journaux à scandale, place que, je trouve, ils ne devraient pas occuper. Bien sûr, ils sont célèbres, eux aussi, mais je trouve que ça nous éloigne de l’essentiel : leur gestion du pouvoir. Le fait que Sarko soit à nouveau  amoureux ne change strictement rien à ma vision de sa politique, ça ne me rend pas plus magnanime. Il rejoint qui il veut le soir, chez lui, ça n’a aucune importance. Ce qui me regarde, moi, c’est ce qu’il fait dans sa vie publique. Parce que même si j’ai pas voté pour lui, ça n’en reste pas moins le président du pays où je vis et je ne crois pas que le pays puisse passer après une amourette. 

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La rumeur, le meilleur des buzz ?

Le mois dernier, je lisais mon Technikart et y avait tout un dossier sur la rumeur, notamment politique. C’est assez marrant de voir certaines d’entre elles, genre les multiples amants de Ségolène (ouais, je sais, j’ai ajouté ma pierre à l’édifice hier), les rumeurs du contrat que Cécilia aurait signé pour continuer à figurer aux côtés de Nicolas, la liaison supposée entre Richard Gasquet et Arnaud Lagardère… Bref, la rumeur fait les choux gras d’une certaine presse. Et le bonheur des journalistes qui se savent être dans le secret des Dieux et connaissent le vrai du faux. Ou pas.

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Nous avons tous été instigateurs, relais ou victimes d’une rumeur. Les « il paraît que… », on sait ce que c’est. Bon, évidemment, à notre niveau, on va pas monopoliser les conversations des dîners mondains ! « Et tu sais quoi ? Il paraît que Nina Bartoldi est une fausse brune ! » « Qui ça ?? ». Pourtant déjà, à notre
niveau, on se rend compte que le rumeur est une arme qui peut facilement se retourner contre nous. Oui, n’oublions pas le côté téléphone arabe d’une part et que certaines personnes qui nous,voient venir vont infirmer et balancer une contre-rumeur. Exemple : vous avez un mec en vue dans votre boîte genre le beau John des RH qui a toujours le costard impeccable, le sourire ravageur et le parfum qui sent bon. Vous commencez par lancer une OPA discrète sur John en signalant que, d’une part, vous êtes célibataires et que d’autre part, il vous plait. Et qu’en plus, vous êtes un coup fabuleux, votre dernier amant a manqué de se suicider quand vous êtes partie. Oui, bah, on n’a pas dit que la rumeur devait forcément être vraie et modeste. Donc l’info commence à circuler mais pas de bol, y a Geneviève du standard qui en a après John et voit la manœuvre. Du coup, elle va infirmer : « mais non, elle est pas célibataire, elle fréquente un mec
depuis 6 mois et elle est tellement in love que John, elle l’a même pas calculé ». Et comme Geneviève est au standard, elle a un pouvoir propagatoire de la rumeur plus forte que vous, c’est mort. Ca peut marcher pour le boulot. Arrive le moment de renégocier votre salaire et vous sentez que votre augmentation ne sera pas formidable donc vous commencez à fureter par du tout discrètement sur Viadeo, vous laissez traîner le numéro spécial de Capital sur « changez de boîte, comment faire ? », etc. Mais attention car votre collègue veut l’augmentation aussi et peut transformer ça en « non mais elle est pas fiable, elle va se casser à la première occasion ».

Mais revenons à nos amis les stars. Enfin, amis et stars, tout est relatif selon les cas. Bien utilisée, la rumeur peut être un fameux buzz qui crée l’envie. Par exemple : un chanteur has been va revenir sur le devant de la scène mais ses fans l’ont trompé avec un autre chanteur. Genre Calogero revient mais ses admiratrices se pâment devant Christophe Mae, aïe. Sortir un album dans l’indifférence générale ? Non mais ça va pas non ? Alors lançons la stratégie rumeurs and buzz. Commencez par annoncer de ci de là qu’en ce moment, le chanteur est en studio et qu’on l’a vu dîner avec grand producteur. Sur son site Internet, il commence à annoncer discrètement mais sûrement son retour. Petit à petit, l’info commence à circuler entre initiés et c’est forcément de plus en plus repris. Les blogs sont un formidable nid à rumeurs. Non parce que les bloggeurs sont égocentriques, c’est bien connus, et ils aiment péter plus haut que leur cul. Moi je sais, nananère ! Le must : « j’ai appris quelque chose sur tel chanteur mais je peux pas vous dire ce que c’est ». Là, la rumeur s’emballe et c’est le jackpot, si tout est bien maîtrisé. Mais la rumeur peut parfois toucher la vie privée et c’est pas forcément un mal pour eux. Non parce qu’une fois sur deux, les paparazzis sont prévenus par les stars eux-mêmes et leur entourage. Un exemple au hasard qui m’a toujours interpellée : en 2001 ou 2 ou je sais plus, sort « Astérix et Cléopâtre », réalisé par Alain Chabat, THE blockbuster

français. Comme de par hasard, une semaine avant la sortie, qui fait la une de Voici ? Chabat himself en train de fricoter avec Ophélie Winter à St Barth, l’endroit où y a jamaaaaaaais de paparazzis, comme à St Trop, par exemple. Un autre exemple de ma connaissance mais qui là, est avéré : Isabelle Adjani et Jean-Michel Jarre sont en couple mais ils se séparent et Isabelle en
profite pour squatter la une de Paris Match ou Gala et raconter sa douleur. Jean-Michel est parti avec une autre actrice et les rumeurs sur l’identité de cette dernière vont bon train. 15 jours plus tard, les photos sont dans Voici, Jean-Michel flirte outrageusement avec Anne Parillaud, le tout sous le regard des paparazzis. Quelques temps plus tard, on a appris que ça n’avait rien d’un
hasard, Jean-Michel ayant appelé lui-même les photographes.

Bref, la rumeur, bien maîtrisée, constitue le meilleur des buzz surtout que les gens aiment se sentir puissants en la partageant « tu savais pas, maintenant, grâce à moi, tu sais ». Mais bon, c’est à manier avec précaution.
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Les peoples nos amis

Vendredi, je regardais Tout le monde en parle sur TV5 (oui, moi, le samedi, je regarde rarement la téloche) et Ardisson appelle Dany Boon pour son nouveau film qui n’a pas l’air lourd du tout. Et là, le présentateur fait : « elle va bien votre femme ? On la fait venir sur le plateau ! ». Dans la même émission, il a questionné Laura Smet sur sa relation avec Frédéric
Beigbeder et essayé de savoir qui était le nouveau petit ami de Nolwenn. Bon, vu comme était maquillée Madame Boon, ça devait un peu être prévu qu’elle vienne sur le plateau mais bon.

Les peoples, animal sympathique ou gonflant sur lequel on doit tout savoir. Brad est donc avec Angelina et ils viennent d’avoir une fille dont j’ai oublié le prénom, Katie et Tom ont aussi eu une petite fille, Sienna Miller navigue entre Jude Law et Hayden Christensen (connasse, va !), Nina Bartoldi, à nouveau célibataire, ne bronzera pas seins nus à la plage cet été parce qu’elle bosse. Bref, on sait tout de ces personnes, de leurs habitudes alimentaires à leurs lieux de vacances, de la liste de leurs opérations chirurgicales à la marque de papier hygiénique qu’ils
utilisent. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les peoples. Il suffit d’aller chez votre marchand de journaux, vous aurez le choix entre Voici, Public et Closer. A une époque, y avait France Dimanche, aussi, mais je sais pas si ça existe encore.

Pourquoi on s’intéresse à ces gens-là ? J’avoue que j’ai longtemps piqué le Voici de ma mère et ça m’amusait de le lire, c’était la récréation du week-end mais j’avoue que ça fait un an et quelques que je le lis plus et ça ne me manque pas. Mais pourquoi on lit ça ? Serait-ce pour vivre par procuration ? Bon, perso, je n’ai jamais rêvé de leur vie, ça me paraît si vain et puis finalement, ils n’ont pas une vie si différente de la nôtre : ils se baladent dans la rue, on les prend en photo en sortant du franprix, ils grimpent dans des voitures ou sur des motos, ils vont au parc, au café… Comme nous, quoi. Avant de vivre sur Paris, je me demandais comment ces gens pouvaient vivre, pouvaient sortir de chez eux sans se faire attaquer par une horde de paparazzis. Ben, en fait, dans Paris, on est tellement anonymes, moi, je vois jamais personne sauf Armande Altaï, je l’ai croisée quand même deux fois en neuf mois, dingue ! Après, c’est sûr

qu’ils ont de super baraques, qu’ils font des mariages somptueux, blablabla. Il y a longtemps, j’avais vu une émission où quelqu’un expliquait que les peoples étaient en quelques sortes de nouveaux nobles, ils ne se marient qu’entre eux, ils ne se mélangent pas au peuple… Pas faux. J’imagine que ce qui nous fascine chez les people, c’est qu’ils disposent tout de même d’un certain pouvoir, les médias leur offre de formidables tribunes et ils peuvent parler de tout et de rien. Moi, quand je parle de tout et de rien, je fais pas la couverture de Voici. Peut-être qu’on voudrait inconsciemment (ou pas d’ailleurs) faire partie de leur caste, je ne sais pas.

Les people n’ont pas tellement de vie privée. C’est pas pour autant que je vais les plaindre, je m’explique. En France, on a une loi qui n’existe nulle par ailleurs sur le droit à l’image. En très gros, on n’a pas le droit de prendre des photos de personnes à leur insu. Ca complique énormément le travail de journaliste. Par exemple, si je veux bien faire les choses, si je prends des photos de foules, je devrais faire signer un contrat à toutes les personnes qui sont sur les clichés pour être sûre qu’il n’y a pas de problème. D’ailleurs, vous remarquerez que sur les billets de concert, il est spécifié que vous cédez automatiquement votre droit à l’image. Bref, si je prends des gens en photo dans la rue, même s’ils sont consentants sur le coup, ils peuvent se retourner contre le journal. Et c’est franchement très chiant. Les stars se font donc un blé pas possible grâce à ça. A une époque, la championne toute catégorie, c’était Ophélie Winter Ophélie,
elle vend pas de disque, elle ne joue que dans des films de merde mais qu’est-ce qu’elle ramasse comme blé. En même temps, tout ça est extrêmement hypocrite. Si mademoiselle allait en vacances ailleurs qu’à St Trop ou St Barth, personne n’irait la photographier. Par ailleurs, les paparazzi prennent souvent des photos parce qu’elles ont été contactées par les stars mêmes. Hé oui ! Parfois, ce sont les journaux qui proposent un deal : vous allez à tel endroit avec telle personne, on vous prend en photo et vous pouvez tirer tant d’un procès. Je suppute que, parfois, les
stars sont vraiment prises par surprise et je peux comprendre que ça les énerve mais peut-être que s’ils ne médiatisaient par leur vie autant, aussi… Si vous regardez bien, vous noterez que certains artistes ne sont JAMAIS dans Voici ou autre genre Charles Berling, Goldman, Michael Moore (ok, Michael Moore à la plage, c’est pas Brad Pitt mais bon…), Karine Viard, Isabelle Carré…
Enfin, je vais pas faire la liste, il me manquera toujours des noms. La seule chose que je ne peux vraiment pas approuver, ce sont les photos des stars avec leurs enfants parce que les pauvres gosses n’y sont pour rien. Après, comme je ne peux savoir ce qui tient du coup monté ou de la réelle photo volée, je préfère m’abstenir de commenter. Juste que je ne trouve pas normal que certains gagnent 10 000 euros parce qu’on les a vus dans Voici seins nus sur une plage à St Trop. Y a quand même suffisamment de plages en France pour aller dans un endroit peinard, non ?

 Mais pourquoi tant de fascination, de course au scoop, d’histoires bidons ? Parce qu’au fond, les stars, tout le monde les connaît (sauf mon père qui croit que Paris Hilton, c’est juste un hôtel). Dites qu’Angelina Jolie a accouché, ça passionnera peut-être pas votre auditoire mais au moins, tout le monde sait qui c’est et la majorité des gens savaient qu’elle était enceinte. D’ailleurs, elle était pas censée attendre des jumeaux, celle-là ? Par ailleurs, les stars nous semble être des espèces d’idéaux : amour, gloire et beauté. Pourtant, sommes-nous  différents de ces gens-là ? Moi aussi, je vis des histoires d’amour et des ruptures. Moi aussi, je peux avoir la gloire à mon échelle. Parce que pour moi, la gloire, ce serait obtenir un CDI dans une rédaction et qu’on reconnaisse mon travail. Je n’ai pas choisi d’être actrice ou chanteuse, c’est pas pour autant que ma vie est plus merdique qu’une autre. On a l’impression que les people passent leur temps à s’aimer et se séparer mais parce qu’on ne focalise que sur les histoires qui ne durent pas. Mais on a tous des histoires qui ne durent pas. Quant à la beauté, c’est chacun ses goûts mais les people ne sont pas tous beaux, surtout quand ils commencent à se refaire faire la gueule de tous les côtés. Les bouches siliconées, je trouve ça ignoble. Quand je vois

Emmanuelle Béart dans Manon des Sources et quand je la vois maintenant avec sa bouche « j’ai subi une attaque de frelons », ça me fait frémir. Quand je vois la gueule de Catherine Deneuve aujourd’hui, j’ai pitié pour elle, on dirait la sœur d’Armande Altaï (celle que je passe mon temps à croiser). Mais surtout, tout cela est tellement éphémère. Les petits jeunes de la Star Ac ont fait la couv’ de Voici avec leur faux couple. Qui se souvient encore de leur nom ? Plus personne.

Mais voilà, la célébrité fait rêver. Quand ils ont lancé Closer, j’étais persuadée que ça allait se planter, grossière erreur. Parce que beaucoup de gens aimeraient un jour se retrouver à la place de ses stars, y a qu’à voir la liste d’attente sur toutes les téléréalités, y a qu’à voir tous les mecs qui font le casting de la Nouvelle Star exprès pour se ridiculiser et passer à la télé. Perso, j’apprécie ces magazines en vacances ou pour prendre l’avion (parfait pour se vider la tête et ne pas penser que je suis bien plus haut que les oiseaux) mais je ne les achète pas et ça ne me manque pas. Tant pis si je ne sais pas qui est avec qui. De toute façon, dans un mois, la plupart de ses people seront à jeter aux oubliettes.

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Comme des stars

Il y a quelques mois, j’avais écrit un article sur les blogs. A l’époque, j’étais une inconnue, j’avais une dizaine de lecteurs à tout casser. Aujourd’hui, mon regard sur ce phénomène a un peu changé, j’ai moins de naïveté et voici ma nouvelle réflexion sur le sujet.

Mercredi dernier, je passe la journée en compagnie d’un autre blogueur : Loui. C’est un jeune garçon vraiment très intéressant, on a discuté longuement du phénomène blog et cette conversation vaut, à mon avis, son pesant d’or. Pourquoi écrit-on un blog ? Comment faire face à notre « succès » ? Comment ne pas avoir envie d’abandonner, parfois ?

Quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais absolument pas à tout ce qu’il s’est passé. Me voici aujourd’hui à 1400 lecteurs par jour, pour la plupart anonymes. Pourquoi viennent-ils ? Pourquoi se passionnent-ils pour nos vies somme toute normales ? De façon tout à fait objective, je suis une fille comme les autres, pas mal de nanas de mon âge peuvent
en faire autant… Je n’ai pas tant d’aventures amoureuses que ça et même, en ce moment, c’est d’un calme ! Evidemment, c’est super flatteur, ce succès inattendu mais somme toute relatif : 1400 personnes sur 60 millions de Français, y a pas non plus de quoi se pavoiser. Et puis, les vingtenaires ne sont pas censés aboutir à quelque chose de concret. Un livre ?
Non, certainement pas ! J’écris depuis que j’ai 15 ans (bon, c’était merdique, à l’époque, je l’avoue) et j’adore ça mais quitte à être publié, je voudrais que ce soit pour mes romans, pas pour ma vie… Je n’ai pas envie d’être connue sous le nom de Nina Bartoldi, pas du tout. Nina marque une période de ma vie qui s’achèvera un jour et je ne prendrai plus ce nom.

Le problème quand on a un succès d’estime, c’est qu’on récolte vite quelques ennemis. Curieusement, le succès engendre systématiquement la jalousie. Loui en fut victime et de façon assez violente… Moi aussi. Personnellement, ça ne me touche pas dans la mesure où les gens s’attaquent à Nina et pas à moi, même ceux qui m’ont fréquentée de façon éphémère. Peu m’importe que les gens aient une mauvaise opinion de Nina, au fond, ils ne connaissent pas mon vrai nom et, s’il le faut, ils me côtoient tous les jours et m’adorent…

Cependant, il y a certains comportements que je ne comprends pas. Qu’on soit en désaccord avec ce que je dis, c’est normal et si ça peut engendrer un débat comme sur l’article Politique, j’en suis ravie… Mais qu’est-ce qui pousse les gens à être insultants envers nous ? Qu’on apprécie pas mon blog, mes idées, ma personnalité (du moins, ce qui transparaît sur le blog), soit. Qu’on me crache à la figure de façon aussi violente, là… Je pense qu’il y a d’autres façons pour marquer sa désapprobation que l’insulte. Il est vrai que, personnellement, quand je tombe sur un blog que j’aime pas, je passe mon chemin, je n’ai pas envie de traiter l’auteur dudit blog « d’enfoiré de connard qui doit être trop moche et qui pue du cul ». Si je suis en désaccord avec ce qui est écrit et que j’ai envie de le dire, rien ne m’empêche d’être courtoise. Evidemment, les insultes sont souvent de la provocation, l’anonymat est grisant, je peux aller sur n’importe quel blog et insulter les gens en les traitant de tous les noms, je ne risque rien… Oui parce qu’en général, ces gens-là sont très courageux. Samedi soir, je n’avais plus le net, donc, et Gauthier m’appelle pour connaître le fin mot de l’histoire et me dit : « On a encore été insulté ! » Emma était furieuse paraît-il. Moi, ça m’interpelle. La plupart des insultants lise le blog avec attention pour mieux nous cracher à la gueule : « t’es qu’une grosse conne inintéressante ! » Alors pourquoi tu lis mon blog, andouille ? Y en a certains qui devraient visiter un lieu fantastique qui s’appelle Sainte Anne à Paris, Beaupuy ou Marchand à Toulouse, ça leur ferait le plus grand bien…

Nous restons interdits face à de tels comportements. Loui m’a expliqué que suite à un mail particulièrement violent, il avait failli arrêter son blog. Moi même, j’ai été tentée de le faire après l’épisode « Raphaël écrit des insanités sur moi ». Non pas que ça m’ait touchée, c’était trop gros pour être crédible mais je me suis posée la question : est-ce que ça en vaut la peine ? Le blog est un loisir, pour moi, ça me permet d’écrire, occupation que j’adore, mais si c’est pour ramasser tant de haine, le jeu en vaut-il la chandelle ? Evidemment, il était hors de question d’arrêter pour si peu, ces personnes n’attendent que ça mais c’est vrai que des fois, on se demande ce qu’on a fait pour mériter ça.

La seule insulte que je ne supporte pas, c’est quand on m’attaque sur mon professionnalisme. Je m’en fous qu’on me dise que je suis une vilaine pas belle : je plais au seul mec qui m’intéresse en ce moment donc les autres, ça ne me touche pas. Et puis personne n’a vu mon visage donc je vois pas comment on peut dire que je suis moche. D’ailleurs, je ne le suis pas,
je suis très belle, j’ai un visage de princesse… Non, je plaisante ! Enfin, peu m’importe qu’on me trouve conne sur ce que j’écris, un article est torché en trente minutes maxi, c’est bourré de fautes d’inattention… Mais qu’on en déduise que je suis une mauvaise journaliste, là, ça me fait hurler. Personne ne sait comment je travaille dans une rédaction. Je n’écris pas un article sérieux de la même façon : je fais des recherches documentaires, je relis, je travaille sérieusement. Pour le blog, je ne peux perdre trop de temps dessus, je suis en recherche d’emploi et ça me prend du temps… De la même façon, quelqu’un avait accusé Loui d’être un mauvais infirmier en lisant son blog. Mais comment se permettre un tel jugement ? D’autant qu’à travers ses planches, j’aurais dit précisément l’inverse, on sent qu’il est très proche de ses patients et qu’il fait ce métier, très difficile, avec cœur. Mais bon, ce doit être le jeu, on nous juge sur la parcelle de nous qu’on montre. Mais Loui est tellement plus que son petit personnage, je suis tellement plus que Nina… Ce n’est pas parce que je ne vous fais pas tous les jours un bilan de ma recherche d’emploi que je ne cherche pas. Ce n’est pas parce que je ne fais pas une revue du livre que je viens de terminer que je ne lis pas, ce n’est pas parce que je ne vous parle pas de musée
que je n’y vais jamais… Sans doute est-ce le jeu : dès qu’on s’expose un peu, on est vite détestés, voire haïs. Personnellement, la haine étant l’exact contraire de l’amour, on ne peut haïr que quelqu’un qu’on a aimé… Je n’ai jamais pu détester une personnalité quelle qu’elle soit, je n’aime pas certaines mais les détester… Je garde mes sentiments pour les gens qui les méritent. En effet, ces gens-là ne jouent aucun rôle dans ma vie. Par exemple, je n’aime pas Ophélie Winter car elle représente le vide artistique pour moi… Ce n’est pas pour autant que, si je la croisais dans la rue, je l’agoniserais d’insulte ou que je me sens emplie de haine quand je l’aperçois…

Malgré cette aversité et cette haine que je déclenche parfois, je persiste et signe. Pourquoi ? J’ai réfléchi, samedi soir, dans mon bain, sur la question, j’ai repensé à ma conversation avec lui. Si un jour, j’édite mes romans, j’aurai forcément des détracteurs, personne ne fait l’unanimité. Arrêterai-je d’écrire parce qu’une personne aura mis le feu à mon livre
qu’il aurai jugé « merdique » ? Non. Parce que si j’écris, c’est d’abord pour moi. Puis, comme m’a dit très justement Gauthier, pour un commentaire insultant, nous avons des dizaines de sympathique. Dois-je arrêter mon blog parce qu’un courageux au pseudo « pouetpouetcacaprout » m’a dit que j’étais moche (comment pourrait-il le savoir ?) alors qu’à
côté, il y a des Stef, Yome, Fanfics, Gloups, Lefroid, Zibro, Nico, David… qui sont là tous les jours à lire nos histoires et à nous donner leur avis (pas toujours en accord avec le nôtre) ? Non, certes pas.

Et oui, car à y réfléchir, nous sommes comme de petites stars, avec nos fans et nos détracteurs mais comme a dit si bien Gauthier : « continue à nous insulter, nous, on s’en fout, ça fait grimper nos stats ! ». De mon côté, j’aurais plutôt tendance à dire que plutôt que de nous insulter sur des conneries futiles et superficielles, que le détracteur nous offre une critique argumentée et respectueuse de notre travail, ça nous donnera plus envie de l’écouter.
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Un peu de télé-réalité

En 2001 (je crois), Loft Story débarque sur M6. Je suis catastrophée : cette merde télévisuelle ne peut pas arriver en France ! Bon, si elle est là mais elle ne marchera pas, les Français sont des gens intelligents. Je suis naïve !
 
Un jeudi soir, 18h, je me plante devant la télé pour regarder Highlander, histoire de bien évacuer mes cours d’histoire et là, ô surprise, au lieu de Duncan McLeod je vois… des poules. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je mate ces gallinacés avec étonnement quand soudain, la réalité se révèle à  moi : c’est Loft Story ! Ah non, pas ça ! Comment vais-je faire pour décompresser après mes cours, moi. Bon, je vois passer les candidates, je me demande ce que fout Ophélie Winter là-dedans (en fait, c’était Loana), j’éteins ma télé.
Dans l'oeil de la caméra...
 
Personnellement, je ne suis pas fan de télé-réalité. Mais c’est quand même difficile d’y échapper. Une semaine après le début de Loft, l’émission télé de Canal+ décide de nous montrer les images de Loana et Jean-Edouard dans la piscine. Seigneur, quelles galipettes ! Ils sont forts quand même. Et là, alors qu’il est en train de la brouetter (sans capote, je suppose, bonjour l’exemple), je me rends compte qu’il y a quelqu’un qui nage dans la même piscine qu’eux… Dès le départ, on a touché le fond (de la piscine). Tout le monde en parle : les
amis, les profs, les hebdos télés et même le Monde. Moi, je résiste. A la fac, une nana (que je n’apprécie pas) m’explique sans rire : « Tu vois, Loft Story, c’est super intéressant d’un point de vue sociologique ! Tu vois, Aziz, il pourra jamais sortir avec Laure parce qu’ils sont pas du même milieu social. » Non mais quelle hypocrite, je rêve ! A ce niveau là, je pouvais prétendre regarder Sunset Beach par pur intérêt culturel, une sorte d’étude du genre « soap opera »…
 
J’ai raté le Loft 1, je me suis un peu rattrapée sur le 2 qui tombait pile à une période d’inactivités : je passais mes journées chez moi à ne rien faire si ce n’est regarder la télé, dormir, et faire semblant de travailler sur mon mémoire. Tout a commencé un soir d’avril, j’étais en vacances à la mer avec mon chéri. On va dans un petit resto et au moment de payer, on voit Loft Story 2 à la télé, l’arrivée des filles… Waaaaah, les pétasses ! Du coup, on rentre à l’appartement pour mater un peu les candidats, je suis effarée… Les nanas sont toutes
vulgaires, les mecs sont des clichés pas possible… Bon, les candidats rentrent dans le Loft, Lesly, la Loana noire, monte sur la table basse, prend une pose ultra naturelle (le cul en arrière, la poitrine en avant) et fait avec sa voix d’Ophélie Winter : « Ah euh ! Je veux…han… remercier les organisateurs…han… parce que c’est trop cool ici…han ! ». Bon, on la balance dans le confessionnal, l’autre elle arrive, elle dézippe sa combinaison jusqu’au nombril et s’assoit dans le fauteuil. Ok, elle, c’est la pouffe de service.
 
Bon, j’avoue que je n’ai pas grand souvenirs de cette émission, il me revient des anecdotes mais je ne sais plus si elles se sont réellement passées ou si à force d’en parler entre nous, nous avons tout exagéré. Il y avait Angela, la fille que je ne comprenais jamais. Elle se la jouait nana de la té-ci, elle n’arrêtait pas dire : « wouah, zyva, truc de ouf ! ». Je ne comprenais donc rien à ce qu’elle disait mais elle avait de grands problèmes de communication avec ses congénères lofteurs. Un jour, y en a un qui lui dit :
« Toi, t’es une nymphomane !
– Ahahahah, truc de ouf ! »
Notre amie Angela file de là pour rejoindre son ami mannequin qui passe son temps à défiler devant la caméra en jetant des œillades à la Alain Delon. Elle lui demande gentiment ce que veut dire nymphomane et là, il a sorti la phrase la plus culturelle, la plus poétique, la plus belle de cette émission : « une nymphomane, c’est une gue-din du cul ! ».
 
Sinon, il y a eu une belle scène, aussi, Lesly et Angela (décidément) qui découvrent un nouveau mot : ingénu. En fait, comme ils s’emmerdent, la production leur donne des défis à faire, là, il fallait chanter en duo. Comme les organisateurs veulent des prises de tête et du sang, ils ont forcément collé les deux demoiselles ensemble car elles ne se supportaient pas. Les voilà donc à répéter leur chanson, les demoiselles de Rochefort, dans laquelle il y a donc le mot « ingénu ». Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Alors en gros :
« ingénu, c’est comme ingénieur donc ça veut dire intelligent !
– Ah ouais mais non car in-génie, c’est quelqu’un de te-bê, non ? »
Arrive un lofteur.
« Hé, machin, tu sais ce que ça veut dire, ingénue ?
– Ben, ça veut dire candide. »
Du coup, ils ont fini par leur filer un dico parce que pour les demoiselles, candide, c’est une petite fille aux anglaises blondes qui a un raton-laveur.
 
Après, je n’ai pas regardé grand chose. Cette année, j’ai regardé Marjolaine et les millionnaires (pas jusqu’au bout) et le Bachelor, ces émissions me font assez rire, surtout le ménagement du suspense… J’aime bien quand le Bachelor sniffe sa rose d’un air préoccupé style : « vais choisir Marie ou Sophie ? » alors qu’il le sait très bien mais c’est pas télégénique, la certitude. Ce que j’aime surtout, c’est quand il y a du sexe ! L’avantage quand on est bachelor(ette), c’est que des tas de personnes se pâment à nos pieds ! Les filles écartent les cuisses à une vitesse folle, tout ça pour se faire jeter par le Bachelor au tour suivant. « Tu sais Anne-Charlotte, nous avons vécu de bons moments mais je cherche la femme de ma vie et tu ne l’es pas. » Marjolaine, elle était super, une reine de la brouette ! Elle a commencé dans Greg le millionnaire, une perle que j’ai ratée mais grâce au zapping, j’ai vu
l’essentiel.
 
Un soir, ma sœur rentre de Londres (ou de Paris), elle s’attable avec toute la famille autour et elle met Greg le millionnaire, une des dernières émission avec un super résumé de
la mort qui tue en début qui fait la moitié de l’émission, en gros. Et là, on a eu droit au merveilleux : « putain, arrête, je suis dur de partout ! ». Ensuite, le Greg parle
à une nana, ils sont allongés sur le lit et il lui fait : « allez, tu vas dormir maintenant ! » « Non, je veux rester là ! » « Non, tu restes pas là sinon
ça va partir en couilles ! » Oui, le terme est merveilleusement choisi. Avec mon père, on est morts de rire tandis que ma mère râle : « mais c’est une honte, c’est
scandaleux ! ».
 
Après, je n’ai suivi qu’une autre émission de téléréalité, les « colocataires »… et j’ai été à peu près la seule. Faut avouer que les candidats n’avaient aucun charisme,
aucun relief. En fait, je l’avoue, si j’ai regardé cette émission, c’est à cause de Jessica. L’année précédente, j’avais fait un stage au mouv’, dont le siège est à Toulouse, et tout le monde
m’avait demandé si j’avais rencontré Jessica. Non. Et la voilà à la télé ! Bon, je ne l’imaginais pas du tout comme ça. Vu comme elle se la joue allumeuse, je pensais découvrir une bombasse
blondasse mais euh… non. Déjà, cette fille a un sacré problème avec la nourriture : elle mange en permanence. A un moment, on la voit manger de la semoule alors qu’elle est dans son bain…
Elle bouffe, elle bouffe, elle ne fait que ça. Elle n’est pas appréciée par ses congénères, c’est une érotomane forcenée : elle est persuadée que tous les hommes la désirent, elle en harcèle
un et se prend râteau sur râteau. La demoiselle se sert de sa grosse poitrine pour tenter d’amener un monsieur dans son lit, ce qui ne se passe pas. Comme quoi, les gros seins, ça fait pas
tout.
Sinon cet été, lors d’une nuit avec Laurent, on a un peu maté la télé en mangeant des graines de tournesol car il s’arrêtait de fumer (il a repris depuis). On mate Koh Lanta,
j’avoue que je n’y connais strictement rien donc il m’explique. Dans cet épisode là, l’asiatique de service, Sakhone (je crois), qui, forcément, est tout zen. Oui parce que dans la téléréalité, y
a des stéréotype, le Noir fait du rap, l’Arabe a une main de Fatima et l’Asiatique est zen. Donc notre ami Sakhone est tout zen, il parle à la caméra en disant que cette aventure lui avait montré
à quel point il avait été salaud avec son ex copine. Et là, en surimpression, on voit l’image de la copine ! Ils se foutent de nous ou quoi ? D’où ils la sortent cette image ?
N’importe quoi !
 
Le pire, c’est qu’après, ils enchaînent sur « mon incroyable fiancé ». Bon, c’est pas le premier épisode. Petit résumé puis on voit la fille qui fait : « Ah, je
dois appeler ma maman pour lui annoncer notre mariage ! » Donc on la voit qui s’assoit, qui compose le numéro fébrile… « Allo maman ? » et là on se retrouve dans le salon
de la maman qui feint (mal) la surprise ! Non mais on se fout de nous ? Du coup, on a coupé la télé.
 
Sinon sur AB1, ils passent des super émissions américaines de téléréalité, des trucs mais d’un niveau ! D’abord, il y a « mister personnality », des hommes masqués
qui draguent une femme aux grandes dents (une Américaine, quoi), le tout présenté par Monica Lewinsky, tout ça pour dire que c’est pas le physique qui compte mais la personnalité. Bon, déjà, les
masques, ils font peur, je ne sais pas comment elle a fait, la fille, pour pouvoir les embrasser, brrrrrrr ! Mais bon, elle est trop forte, elle a choisi Jeff qui est « agent
immobilier-millionnaire », comme par hasard…
 
Sinon, ce soir tandis que j’écris cet article, je regarde « opération survie et séduction », un truc comme ça ! En fait, ce sont des super pintades mais alors du
haut de gamme, en talon et tailleur Gucci qui sont parachutées dans la jungle pour séduire Jack l’aventurier, un putain de beau gosse. Donc nos princesses écartent les cuisses plus vite que leur
ombre pour pas être éliminées. Mais c’est super tordu : là, elles sont dans un hôtel, le présentateur propose aux candidates si elles préfèrent rester dans l’hôtel ou retourner dans la
jungle ave Jack donc le mec, il doit éliminer une nana sans savoir qu’une d’entre elles pouvait partir ! En plus, ils en ont gardé une autre sous la main, une fille éliminée par ses
« copines », elle va revenir dans l’aventure… Aïe ! Là, une candidate au dépoitriné vertigineux (oui parce que là, ça n’a plus rien à voir avec un décolleté) annonce à sa
copine : « Ahahah ! Tu vois, j’ai pas de culotte non plus ! Ahah ! » L’autre l’a regardé avec un regard atterré. Y a de quoi !
 
Bon, sinon, je regarde pas les émissions de chanson, il y en a trop qui sont pris pour le physique que pour leur voix alors je me contente du zapping pour ce genre d’émissions.
L’autre soir, j’ai regardé une quotidienne avec Gauthier, c’était l’épisode : « la grosse en cours de sport ». Bon, à la Star Ac, ils prennent tous les candidats, des blancs, des
noirs, des pédés et même des gros, ce sont des candidats comme les autres… montrés comme des phénomènes de foire. Vous auriez vu cette pauvre gosse en train de courir comme une malade… Et on vous
montre ça sans pudeur, on interviewe la gamine et ses camarades : « elle est courageuse, machine ! ».
 
Sinon, ce qui est drôle, dans ces émissions, c’est que tous les présentateurs disent exactement la même chose ! « N’hésitez pas à voter, à revoter pour votre candidat
préféré, c’est très, très serré ! Quelques voix seulement séparent les deux candidats ! Il va y avoir des regrets ce soir ! ». Et toujours le côté on insiste sur
l’émotion : « Beaucoup d’émotion et de magie, ce soir ! Regardez, on voit Théo, le fils de Paolo. Oh, Paolo, vous pleurez ! C’est parce que votre fils vous
manque ? » Vous pouvez aussi dire : « Oh, Paolo vous pleurez ! C’est parce que vous pensez à votre frère mort ? ». Oui parce qu’un candidat de la téléréalité a
toujours vécu un drame terrible, c’est pas drôle, sinon.
 
Un jour, mon ex meilleur ami m’a dit : « nous, on pourra jamais faire de la téléréalité, on est normaux. » Ben, je crois qu’il avait raison. En même temps, qu’est-ce
que je m’en tape !
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