Comment décrédibiliser un camp : comparatif manifestation Cop21 vs féminisme

Le 29 novembre dernier, peu de temps avant de décoller pour aller voir des amis, Victor et moi traînons un peu sur Twitter, suivant la manifestation écologiste à l’occasion de la Cop21. Il avait prévu d’y aller, me convainquant de ne pas le suivre car ça pouvait être dangereux. Pas à cause d’un éventuel attentat mais bien à cause des lacrymos et autres coup de matraque distribués dans le tas. Oh mais non, tu exagères, petit coeur. Ah mais non… Et sur ma timeline, je vois l’impensable : un silence de la plupart de mes contacts sur la manif jusqu’au moment fatidique où 3 connards ont jeté des bougies du Mémorial. Enfer et damnation, ces écolos sont des connards, ils méritent bien un peu de lacrymo et des coups, ils détruisent nos témoignages de compassion. Mais… Comment vous pouvez tomber dans un piège aussi grossier ? Alors oui, les connards (Black blocs apparemment mais d’après ce que j’ai pu voir/lire, aucun des cagoulés n’a été arrêté… Mais bon, vu que les black blocs ne sont pas une entité fixe mais qu’on peut tous l’être, j’imagine que c’est compliqué de savoir qui est qui), il y en a eu comme il y en a dans chaque manif mais bordel, vous voyez pas qu’ils se servent de ça pour brouiller le message ? Non.

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Ok alors pour vous prouver que si, c’est bien ça l’astuce, je vais prendre un sujet qui fait bien plus réagir ma timeline que l’écologie : le féminisme.

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Les black blocs = les Femen

Classic shit de n’importe lequel des mouvements : les membres dont on se passerait bien parce qu’on va vous les balancer systématiquement à la tronche pour décrédibiliser votre combat. Côté COP21, on l’a bien vu, ce sont les Black Blocs. Côté féministe, on a les Femen et tou-te-s celles et ceux qui ont essayé d’avoir un propos pro féministe vont confirmer : on a toujours droit aux Femen “ah ouais mais t’es féministe et t’es d’accord avec les Femen, alors !”. Non pas forcément parce que tu vois, quelles que soient tes opinions, tu ne trouveras jamais un mouvement où tout le monde est absolument d’accord sur les fins et moyens. Les Femen, je trouvais le discours de base sur la réappropriation du corps intéressante, quelques happenings qui ont du sens, je les ai trouvées couillues d’aller se frotter à Civitas mais… je comprends jamais bien ce qu’elles veulent, en fait. Des opérations coup de poing, on en a eues mais on n’entend jamais bien leurs revendications. Mais quoi qu’on pense des Femen, elles semblent constituer à elles seules un amalgame pénible à porter pour toute féministe alors qu’elles ne représentent qu’un mouvement minoritaire mais visible. Comme les Black Blocs. Et cette assimilation systématique devient un argument en lui-même pour ne pas écouter les féministes ou militants écologistes.

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“Il fallait pas faire comme ça” = le mansplaining

Toute féministe qui débat a un jour entendu un homme lui expliquer que c’est pas comme ça qu’il faut s’y prendre. En légèrement caricatural, ça donne “non mais vous êtes toutes hystériques, comment voulez-vous qu’on adhère à votre combat, aussi ?” et ces gentilles personnes (souvent des hommes) viennent nous expliquer comment qu’on milite pour gagner l’adhésion de la populace tout en nous imposant un calendrier de priorités qu’on doit suivre à la lettre parce que pardon, y a plus important que le combat que vous êtes en train de mener. Vous luttez contre la place des femmes en entreprise ? Idiotes, la priorité, c’est le viol ou la violence conjugale. Apparemment, la légende voulant qu’un homme ne puisse exécuter qu’une seule tâche à la fois semble vraie. car, voyez-vous, on peut mener plusieurs luttes de front, sans hiérarchiser la priorité en délaissant les autres dossiers. Sur la fameuse manif, on retrouve la même rhétorique : fallait pas manifester. Il est vrai que les grands changements dans le monde ont toujours été faits à partir d’un canapé. Rappelons que la chaîne humaine était autorisée et que les choses ont dégénéré lorsque les manifestants ont commencé à être enfermés sur la Place de la République et gazés avant même les premières échauffourées. Ah et pour celles et ceux qui me diraient que, quand même, y a des façons plus douces ou subtiles de lutter, relisez l’histoire du MLF, elles ont pas toujours fait dans la dentelle, loin de là.

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“Fallait pas manifester” = “elle l’a cherché, t’as vu comme elle est habillée ?”

Suite du précédent : ok, ils se sont faits gazer/frapper/interpeller mais on leur avait dit de pas aller manifester alors, hein… On remplace par “oui, elle s’est faite agresser mais t’as vu comme elle était habillée aussi”. Je n’aurai pas l’audace de comparer ça à un viol mais ici, la victime n’est jamais innocente. Non parce que pardon, remettons un peu en contexte : des centaines de personnes ayant participé à une marche autorisée avec leur drapeau peace qui se prennent des coups par des flics alors qu’ils sont assis par terre les mains en l’air, je ne vois pas dans quel univers, c’est chercher la merde… Ah si, dans celui de ceux qui veulent démonter cette manif, bien sûr.

Ces activistes sont tellement dangereux qu'un flic laisse traîner sa matraque au sol et lui tourne le dos... manifestation COP21

Ces activistes sont tellement dangereux qu’un flic laisse traîner sa matraque au sol et lui tourne le dos…

“Ouais mais les flics du Bataclan” = “no all men”

Oui les flics du Bataclan ont des couilles XXL et je n’aurais pas été capable de faire la même chose qu’eux. Mais ça n’empêche pas que les CRS qui ont “encadré” la manifestation se sont adonné à des violences injustifiées et le reconnaître n’enlève pas le mérite de ceux du Bataclan vu que ça n’a strictement rien à voir. Cette volonté de soudain déifier les flics comme l’entité salvatrice, empêchant ainsi toute critique me gêne, c’est un peu “non mais y a des mecs bien aussi”. Je suis la première saoulée par la systématisation du flic= gros con débile mais en l’occurence, sur cette manif, ils ont grave chié et abusé de leurs prérogatives. De la même façon que des mecs courageux vous sauvant d’une agression ne transforment pas tous les mecs en personne bien attentionnées à votre égard.

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Bref, une rhétorique simple qui s’applique à tout ce qu’on veut dénigrer. Toujours pas indignés, toujours indifférents ? Peut-être souffrez-vous de… snobisme géopolitique !

Je vous explique ça demain (enfin, j’essaie, je suis tellement charrette cette semaine… Enfin, ça fait un mois mais là encore plus)(mais c’est pas pour autant que je vais pas m’indigner, ça s’agite violemment en moi tout ça)

 

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On va forcer ton outing !

Il y a des moments où les Twitterers m’epuisent. Tout commence par le twitt de je ne sais plus qui declarant que Martine Aubry était lesbienne. Aussi sec, une ultra
militante de la cause gay hurle au scandale : »il faut la forcer au outing puisqu’elle n’a pas les couilles de le faire! » Et la, je découvre l’univers magique des outing forces : gare à toi si tu caches ton homosexualité, on va tout dévoiler !

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Décollons nous du cas particulier Aubry, d’autant que son homosexualité reste à prouver, et examinons le processus d’outing forcé dans son ensemble. Partant du principe que les homos ne devraient pas avoir honte de leur sexualité, il faut forcer ceux qui le cachent à sortir du placard comme ça, on verra qu’il y a plein de gays et lesbiens ! Alors sur le papier, comme ça,  ça a l’air super mais dans les faits, ce n’est ni plus ni moins qu’une chasse aux sorcières et là, je dis non. Oui, c’est mal de mentir à son entourage en se prétendant hétéro alors qu’on est gay et ceux
qui font leur coming out font preuve de courage. Seulement la sexualité relève de la vie privée et ne regarde personne.

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Allons au-delà de cette première constatation. Nos amis pro-outing vont donc enquêter sur vous et malheur à vous si vous fricotez avec un camarade du même sexe. Notons d’ailleurs que la bisexualité ne semble pas exister dans ce cas. Si t’es bi, c’est que tu es homo, point. Donc ces personnes bien intentionnées vont faire ton coming out, t’avais qu’à pas mentir d’abord, faut assumer maintenant !

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Binaire le raisonnement ? J’ai presque envie de dire primaire. Ah, ce serait merveilleux un monde où le fait d’être homo ou hétéro ne pose aucun souci, qu’il n’y aurait pas besoin de sortir du placard vu qu’on n’aurait pas à y entrer, qu’on puisse avoir une maison Barbie avec 2 Barbies ou 2 Ken parce qu’on apprendrait aux enfants qu’une famille n’est pas forcément papa+maman et on pousse le rêve jusqu’à trouver normal que Barbie et Barbie ou Ken et Ken aient des enfants parce qu’ils pourraient adopter. Sauf que la réalité est bien plus complexe que ça. Pourquoi une personne lambda cache son homosexualité ?  Et bien, surprise, ce n’est pas forcément par lâcheté ou honte, il n’y a pas qu’une explication. Du coup, cette irruption dans une vie privée  qui n’est pas notre me choque. C’est un peu facile d’aller punaiser des rainbow flags sur des portes et se laver totalement les mains de ce qu’il va se passer ensuite car « c’est sa faute d’abord, il a menti ». Menti ? Par mentir, tu veux dire ne pas tenir au courant la terre entière de son homosexualité. Ah ok…

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Ici, ce qui m’énerve le plus, c’est la sensation que ces pro-outing jouent contre leur propre camp. Imaginez vous être gay ou lesbienne, ne pas savoir trop comment l’annoncer, vous poser des questions sur la manière de faire, si ça va choquer maman…  Bref, j’en suis à me poser des questions, sans trop savoir vers qui me tourner quand arrive un inconnu ou presque qui va crier sur la place publique que je suis lesbienne. Je n’aborderai même pas la question des « preuves », tiens. Alors c’est sûr que mes questions existentielles sont réglées mais faut pas enlever
le sparadrap sur une plaie purulente, sinon, ça s’infecte. Je ne dis pas que l’homosexualité est une plaie purulente, ma métaphore est boiteuse, je dis par contre qu’une fois qu’on m’a outée, je me retrouve aussi seule qu’avant et je n’aurai peut-être pas forcément envie de me rapprocher d’associations gay & lesbiennes pour me faire aider, au vu de ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas naïve, je sais que le militantisme ne fait pas forcément dans la dentelle. Par exemple, le MLF s’est amusé à balancer du sang et de la bidoche crue sur un médecin anti avortement pour
illustrer qu’un fœtus, ce n’est qu’un tas de chair (ou un truc du genre, je ne sais plus bien). C’est pas délicat pour un sou mais la différence, c’est que le MLF défendait un choix, celui de garder ou non un fœtus peu développé. Là, on t’impose quelque chose, on te force à vivre ta sexualité sur la place publique et c’est ça qui m’énerve. Et si une association pro libertine allait annoncer publiquement qui va en club libertin ? Ou une association pro polyamour qui irait révéler que quand vous dites à votre femme que vous êtes en réunion, en vrai, vous sautez l’instit de votre fils ? (la secrétaire, c’est trop cliché). Ok, j’exagère, je l’admets mais l’idée reste la même : la vie privée d’une personne ne regarde personne. Si une personne choisit de ne pas dévoiler publiquement son homosexualité (mais est-ce que ça sous-entend réellement qu’elle est totalement dans le placard ? Ne garde-t-il pas cette information juste pour ceux que ça regarde ?), où est le problème ? Etre homo, c’est forcément s’habiller en tafiole un jour de gay pride ou en semi camionneuse à cheveux courts ? On peut pas sortir du cliché un peu ? Dans mon ancien taf chez TGGP, il y avait plusieurs gays, deux qui l’affichaient ostensiblement et un troisième qui n’en parlait pas particulièrement mais ne le cachait absolument pas.
Juste qu’il n’avaient pas besoin d’hurler qu’il était gay toutes les deux minutes pour se sentir bien et j’ai envie de dire tant mieux parce que je m’en fous. Ca ne me regarde tout simplement pas.

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Bref, de mémoire, la chasse aux sorcières n’a jamais rien donné de bon. Et je pense que ces pro outing sont en train de se tirer une belle balle dans le pied… 

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Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

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Macho Macho maaaaaaaaan

Par Tatiana

Parce qu’après tout il n’y a pas que les mecs qui ont besoin ou envie de conseil pour draguer. Aujourd’hui un topo sur comment avoir l’air juste assez futile pour choper un mec macho.
 

Vous partez en Amérique latine cet été ? A vous les mexicains/argentins/ péruviens/colombiens… (rayez la mention inutile). Seulement voilà, avant de vous lancer dans l’aventure dans tous les sens du terme, quelques trucs à savoir pour paraître à leurs yeux encore plus désirables. Primo, si vous êtes du genre peau et yeux clairs, les ¾ du boulot sont déjà faits. C’est le succès à coup sûr avant même d’avoir à ouvrir la bouche (dans un premier temps of course). Vous l’êtes l’exotisme à l’état pur. Un peu comme un Brésilien en Europe. Revers de la médaille : on vous prend pour une américaine (même si vous êtes bien plus couverte que ces dernières). Jackpot ou non, c’est selon l’appréciation de chacune. Pas besoin de vous faire un dessin sur comment ils voient les américaines là-bas, mais vous êtes sûre d’avoir du succès par contre. Vous serez sans cesse obligée de décliner toutes sortes d’invitations (douteuses pour la plupart surtout si elles viennent de la part d’un papi de 70 ans).

Une fois sur place, vous vous retrouvez en soirée et vous avez repéré le petit latino au bar qui vous regarde avec insistance depuis un petit moment. Rejoignez-le en souriant, vous avez 99% de chances qu’il vous propose un verre. Là, arrive le moment critique, l’erreur est facile et peut être fatale. Il vous faut désormais vous transformer en faible femme légèrement décérébrée pour ne pas vexer/irriter/castrer son ego de mâle. Dur challenge pour nous femmes modernes issues du MLF. Mais bon, des fois il faut ce qu’il faut : une nuit torride à la clé ça peut valoir cette peine. Pas besoin de vous expliquer trop en détail comment avoir l’air d’une pintade, il suffit de ne pas dire grand-chose et de rire aux blagues. Aide extérieure fort appréciable : l’alcool et la barrière de la langue (prenez un petit air penaud en faisant mine de pas comprendre).

A ne pas faire :

– Evitez de contredire le mec en question (très très dangereux de faire ça.)

– Ne critiquez pas trop non plus

En gros faites comme si vous n’aviez pas vraiment d’opinion sur les choses.

Les trucs en plus qui marchent bien :

– Etre tactile

– Les yeux qui en disent long

– la tenue à l’américaine (cf ci-dessus)

Si vous appliquez ces règles normalement c’est dans la poche. A vous les histoires croustillantes à raconter aux copines en rentrant de vacances, et le respect du à votre tableau de chasse décoré par une belle proie.

 Macho Macho Machistador macho macho… j’adore (ou pas)
 
Vous avez bien pris note de tous les conseils énumérés auparavant et donc vous avez récupéré un macho en cadeau. Mais voyons voir de plus près ce à quoi vous devez vous attendre plus exactement. Histoire de vos engager en toute connaissance de cause.

Un macho dans une relation ça donne quoi ?

Points positifs :

Les machos par définition aiment les femmes et donc toutes les femmes. Pour celles qui manquent de confiance en elles, y a pas plus rassurant sur son pouvoir de séduction qu’un macho. Regard de braise qui en dit long et geste prévenants. On se sent belle et désirable. La plupart du temps ils dégagent un charisme fou. En tous

cas pour ceux que j’ai rencontrés. Un regard de leur part et c’est limite si vous ne pourriez pas le déshabiller direct. A côté de cette aura plus que présente, les machos les vrais, feront normalement tout pour que vous vous sentiez bien. Prendre soin de leur femme c’est leur rôle. Ainsi, imaginez-vous dans un métro bondé, un papi de 70 ans sera capable de vous laisser sa place parce que vous êtes une femme et que c’est normal qu’il vous laisse sa place. Moi ça me scie des trucs pareils. Pour celles qui aiment se faire entretenir, il faut miser sur les machos. Car qui dit prendre soin, dit subvenir à ses besoins. Vous l’aurez compris le macho possède ses qualités quand même, quoiqu’on en dise. Mais il possède aussi ses défauts.

Points négatifs :
 

Les machos ont on gros point négatifs à leur actif : ben oui ils sont machos ! La femme doit avoir un côté bobonne et maman pour pouvoir rester dans sa vie. En gros faut toujours tout leur faire. Ce qui peut vite devenir très fatigant pour des femmes modernes comme nous. Un mec qui n’est pas capable de se prendre en main tout seul moi je le renvoie chez sa mère illico presto. Autre problème, le macho a parfois du mal avec les filles qui ont trop de caractère. Là où au début il voit le challenge, à la longue
il verra juste une emmerdeuse. Du coup exit l’emmerdeuse pour une fille plus docile. Pareil au niveau des opinions. Il aura tendance à pas trop prendre en compte les vôtres puisqu’elles viennent de vous justement et que forcément tout le monde sait qu’une fille c’est un peu stupide. Ah oui ! Un macho donc ca aime les femmes, donc forcément ça passe son temps à charmer (sans forcément aller plus loin) tout ce qui possède un vagin.

Alors finalement qui d’entre nous est faite pour avoir un mec macho ? Les machos c’est bien pour celles qui aiment bien se sentir ultra protégée et en sécurité en étant un poil soumise. Pour celles qui sont épanouies et qui n’ont pas l’envie de materner je leur déconseille sur le long terme ou ça pourrait finir en bain de sang. Par contre je conseil quand même de se laisser tenter le temps d’une nuit.

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Les nouvelles amazones, marronnier chouchou des médias

Pendant mes vacances automnales, je me suis beaucoup culturée en lisant des magazines tels que Voici, Gala ou VSD, que je ne lis jamais ailleurs que chez mes parents pour qu’ils gardent le goût des vacances. Or sur VSD, je tombe sur un dossier « les nouvelles amazones » ou quelque chose du genre et là, je soupire. Vous allez nous la faire encore longtemps ?


Je réfléchis à quand remonte ces amazones et je dirais facile aux années 70, avec le MLF, la libération de la femme et encore, entendons nous bien, je parle plus de libération de parole que de libération véritable des mœurs. Si je m’en réfère à la littérature, pas mal d’héroïnes sont infidèles et découvrent la sexualité passionnée auprès de leurs amants. Y a qu’à lire du Maupassant, du Flaubert, du Hugo… Bref, déjà à l’époque, ces femmes là avaient des fourmis dans les reins. Même la Reine Guenièvre était une coquinette. Si on découvre que la femme est sexuelle qu’au milieu des années 70, c’est essentiellement une question de prise de parole : avant, allez trouver des romans écrits par des femmes (déjà, on n’atteint pas des sommets) parlant de sexe (ouhlala), la liste n’est pas très longue. Mais depuis, les femmes assument leur sexualité qui ne s’expriment pas forcément dans l’adultère, d’ailleurs. On peut s’éclater sexuellement avec son légitime sans même aller dans des boîtes à partouze. Je vous renvoie vers le blog d’Evelyne Louvre-Blondeau, tiens, je trouve que ces dessins érotiques entre un mari et sa femme, l’amour qui les unit et leur sexualité épanouie est plus que rassurante à l’heure où on nous explique que la fidélité n’existe pas parce que l’homme a le gène de l’infidélité, blablabla.


Donc en 2008, on nous ressort le sempiternel « les femmes vivent leur sexualité ». Oh ouah, super, merci VSD, grâce à toi, je vais pouvoir baiser sans culpabilité. Ah, pardon, c’était déjà le cas. Au fond, ce qui me fait grincer des dents, c’est pas tellement qu’on nous ressorte des dossiers qui auraient pu être écrits dans les années 70, le sida et la capote en moins, c’est une espèce de normalisation d’une sexualité féminine qui se voudrait débridée. Chacun ses pratiques. Si les miennes pourraient paraître débridées (j’ai même des sextoys, imaginez comme je suis l’amazone ultime), de mon point de vue, elles ne le sont pas. Je vis ce que j’ai envie de vivre sans chercher à me taper le plus de mecs possibles. Déjà, quantité n’égale pas qualité, ensuite, je ne suis pas une journée portes ouvertes en permanence et enfin, j’ai envie de passer ma vie à autre chose que de courir après une nouvelle queue par semaine. Surtout que celle que j’ai à disposition me satisfait, merci. Et le mec qui va avec aussi, par la même occasion.


Du coup, on a une image faussée d’une femme surconsommatrice qui ne cherche que le cul, sans vouloir autre chose. Bien entendu, certaines sont comme ça et quelque part, heureusement car il faut de tout pour faire un monde et je nuancerais en faisant remarquer qu’une femme peut avoir dans sa vie des périodes wild sex et des périodes plus calmes. Mais je me demande si c’est pas un peu une porte ouverte à la goujaterie, une autorisation implicite à un « on baise, on se sépare, on se rappelle jamais ». Non mais on a aussi le droit de s’attacher, laissez nous le choix avant de disparaître, zut alors.


Au fond, les hommes et les femmes arriveraient presque sur un même pied d’égalité d’un point de vue des clichés : que du cul, pas de sentiments. Maintenant, les mecs vont pouvoir aussi dire « non mais toutes des garces, elles te sautent dessus, te baisent et hop, plus personne, envolée la meuf ! ». Mouais. Et si on admettait qu’il n’y a pas une sexualité normée pour une génération mais ce n’est qu’une question de personne, voire de période ? Qu’il existe des amazones comme il existe des femmes plus prudes qui aspirent à une vie de couple plutôt qu’à une vie de débauche ?

Et pourquoi les journalistes ne trouvent pas d’autres sujets d’articles ?

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Etre une femme libérée, le pouvoir de dire non

Discussion avec Naughty, une bloggeuse « sexe », comme on dit. Au menu du jour, si j’ose dire : la fellation. La demoiselle a pondu un article cinglant sur le
sujet, je vous laisse lire. On en discute et je lui dis clairement mon avis : la fellation, ça me gêne pas du tout mais si j’ai pas envie, je vais pas me forcer non plus. 

Des fois, j’ai l’impression que le drame de la femme libérée des années 2000 est simple : pour être libérée, faut assumer sa sexualité, pour assumer sa sexualité, il faut être un bon coup et pour être un bon coup, faut être trash en permanence et ne jamais dire non. Là, on voit carrément l’idéologie des films pornos : des femmes soumises qui ne disent jamais non ou si elles le disent, c’est pour mieux se faire prendre derrière (pas forcément par derrière même si dans les films pornos, le missionnaire est une rareté). Alors que des ados puceaux qui s’élèvent à coup de pornos et de teens movies relous à la american pie et co nous sortent ce discours, déjà, ça m’énerve, alors quand ce discours est repris par des femmes, là, je hurle. 

Concrètement, je ne suis pas chiante en matière de sexe, mes limites se situent essentiellement au niveau des pieds (on n’y touche pas, ni lui ni moi, c’est sale et c’est moche, un pied). Ceci étant dit, ma libido est comme mon humeur : fluctuante. Ya des jours où je n’ai juste pas envie. Dois-je m’en excuser ? Et puis quoi encore ? Le vis-je mal ? Ben non, pourquoi ? Qui a dit que la femme devait toujours être en appétit, les cuisses ouvertes et le sexe humide ? A part un producteur de porno, je précise. Parce que moi, je vis ma vie en dehors de mon lit aussi, j’ai un travail, je vois des gens, j’apprends des bonnes et mauvaises nouvelles… Donc il arrive que des soirs, j’ai surtout pas envie
d’exercice, juste de câlins. Et je peux avoir envie de sexe sans qu’on fasse la totale. Hé oui, on peut faire du sexe sans fellation, levrettes et éjac’ faciales, dingue hein ? 

Car à mon sens, le problème est là. Souvenons nous de Clément notre ami no life qui disait, en matant un porno « ouais ben faut pas se leurrer, les filles s’inspirent de ça aujourd’hui ». Oooooooooh, quel con, nous écrions-nous toutes, la bouche en rond, le MLF au cœur. Et pourtant, il a raison quelque part. Apparemment, pour être un bon coup, faut sortir la totale (fellation/sodomie/avalage mais pas forcément dans le même coït). J’entends déjà les mecs objecter que pour eux, c’est pareil, pas de bon coup sans cunni mais je vous parle de la femme libérée. Quoi qu’à ce sujet, la vraie femme totally wild sexuellement parlant, elle couche avec des filles aussi. Bref, une femme libérée telle qu’on nous la vend se branle, se gode, s’attache, se levrette, se fait sodomiser et éjaculer dessus (ou dans la bouche). Et surtout, la femme libérée ne dit jamais non vu qu’elle a tout le temps envie. Comme notre amie Elsa
Linux, elle se penche, elle se retrouve enfilée par un monsieur mais elle dit rien, c’est normaaaaaaaaaaal. 

Ben moi, je dis non. Je ne sors pas le grand jeu à chaque fois, j’apprécie aussi le missionnaire, surtout quand j’ai envie d’un coït tendre, je déteste qu’on m’éjacule dessus parce que franchement, c’est visqueux et de nettoyer ça, ça me file la gerbe (pour de vrai). Est-ce qu’être maîtresse de mon corps et de mes envies au lieu de me conformer à une image trash qu’on essaie de me vendre fait de moi un mauvais coup ou une fille coincée ? Je dirais non mais si, franchement, c’est le cas, ben je suis fière d’être coincée et/ou un mauvais coup. Parce qu’à côté de ça, je vis bien ma sexualité, je sais ce qui me fait jouir et ce qui me déplaît, les jeux qui me mettent en transe et ceux qui me laissent froide. Il me reste encore pas mal de choses à explorer (dieu merci) mais sans doute que je ne testerai pas tout, ce qui n’est pas un drame en soi. Moi, je suis responsable de communauté, pas actrice porno. Parce que le truc clé, c’est que je vis ma sexualité pour moi et mon partenaire et que je fais les choses juste par envie, pas « parce qu’il faut le faire sinon, c’est que t’es coincée du cul ».
Au moins.  

Bref, j’aimerais qu’on parle plus de ces femmes hors clichés qui ne sont pas dans une abstinence absolue ou dans un « porno like » mais qui vivent juste leur sexualité au gré de leurs envies et besoins, assument leurs fantasmes et ne subissent pas en plus ceux des autres car « il faut tout tester, tu comprends ». Pour moi, tout est question d’occasion, inutile de faire la liste de ce que je dois faire pour être une bombe sexuelle. Surtout que je suis intimement persuadée qu’un vrai bon coup, c’est plus une fille qui suit ses pulsions que celle qui confond un lit et une scène et qui fait les trucs « parce qu’il faut le faire ». 

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Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

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Vous reprendrez un peu de féminisme ?

Bon, aujourd’hui, j’ai pas envie de parler sexe ou amour. Pas du tout parce que je suis frustrée ou aigrie, juste qu’il faut savoir varier les plaisirs quand même. Une récente conversation avec un ami a dérivé sur le féminisme, je me dis qu’il est temps d’aborder ce sujet.

 

En tant que femme libérée des années 2000, je me dois d’être féministe. Mais quand je vois les hystériques des chiennes de garde, j’avoue que je ne suis pas très emballée… Ouais, certaines pubs sont sexistes mais y a quand même des sujets plus graves à traiter en priorité. J’ai parfois l’impression que nos chiennes se contentent de couper les branches mortes plutôt que de soigner l’arbre. Ces combats sont hyper médiatiques, c’est sûr qu’interdire une pub Babette (je la lie et je la fouette), ça fait du bruit. Mais bon, ces bonnes femmes se penchent-elles sur des problèmes plus graves comme les femmes battues ou les pauvres gamines dans les cités qui se mettent à porter le voile pour pas être emmerdées par les garçons. Pour ça, y a « ni putes, ni soumises », mouvement né dans la cité, Dieu merci.

 

Dans les années 60 et 70, la cause féminine a été défendue par le MLF, « Mouvement de Libération des Femmes » dont on a pu mesurer la réussite : légalisation de la
pilule et de l’avortement, criminalisation du viol… Donc un bilan positif. Mais les méthodes ne sont-elles pas discutables ? Lors d’une conférence d’un médecin anti-avortement, elles avaient
débarqué dans la salle et lui avaient jeté de la viande à la figure pour représenter des fœtus. Pas très fin… Ceci étant, si on regarde en arrière, toutes les grandes causes n’ont pas toujours
fait dans la dentelle. Personnellement, je ne me permettrai pas de remettre en cause leurs méthodes puisque j’étais pas née et rien n’indique que je n’aurais pas applaudi des deux mains ce genre
d’agissements à l’époque. Mais ce qui me dérange dans le féminisme de la vieille école (dans lesquelles je range les chiennes de garde), c’est que pour obtenir des droits pour les femmes, on se
bat contre les hommes. Eradiquons le dictateur phallocrate ! Il est évident que le combat féministe se fait contre une société machiste et il y a encore beaucoup à faire. Ceci étant, au lieu
de mettre en place une guerre des sexes systématique et stérile, pourquoi ne pas tendre la main aux hommes ? De nombreux hommes sont préoccupés par la cause féministe et veulent faire
changer les choses comme nous. Pourquoi les foutre en dehors du coup sous prétexte qu’ils ont un pénis entre les jambes ? « Ni putes ni soumises » l’a bien compris mais le problème
de ce mouvement, c’est qu’on le cantonne aux cités. Or les problèmes que le mouvement souligne dépasse le simple contexte de cité.

 

Car c’est pas toujours facile d’être une femme aujourd’hui. Bon, en France, on n’est pas les plus mal loties mais c’est pas une raison pour ne rien faire. Bon, sans parler du côté pénible du « je peux pas mettre une jupe sans le faire emmerder », il y a quand même un sacré problème sur le marché de l’emploi. Outre la question des salaires, il y a une vraie discrimination à l’embauche. Au début de l’été, je déjeunais avec Simon, le président de l’asso, et Gabrielle, une attachée de presse qui bosse avec nous. Gabrielle a 30 ans, mariée depuis peu. Et là, elle m’explique qu’elle a eu beaucoup de mal à trouver du boulot car pré-trentenaire et jeune mariée, les recruteurs prenaient peur : celle-là, elle va faire un bébé ! Elle a même fini par remplacer le « mariée » par « célibataire » sur son CV pour trouver un emploi. Et là, j’ai peur car je vais bientôt rentrer dans la zone fatidique des 27-30 ans où on n’embauche pas de femmes de peur d’une grossesse. Je veux pas dire mais c’est pas parce que je suis en âge de me reproduire que je vais le faire ! Par ailleurs, le congé parental, c’est plus forcément la mère qui le prend. Enfin, qu’est-ce que c’est que ce procès d’intention ? Comme je disais à l’ami avec qui j’en parlais l’autre jour : « est-ce qu’on refuse d’embaucher un automobiliste car il risque de mourir dans un accident ? ». Ouais, j’assume mes comparaisons pourries. C’est quand même hallucinant aujourd’hui que dans une société où on a tous les outils pour maîtriser notre fertilité, on nous colle encore dans le rôle traditionnel de la maternité.

 

Et pourtant. L’autre jour, je lisais « Génération 69 » qui consacre un paragraphe au féminisme, justement, et qui rapportait le témoignage d’une jeune femme qui avait quitté le MLF car elle désirait avoir un enfant et que ses copines la regardaient avec dédain : un enfant ? Beurk ! Alors outre le rejet des hommes, le féminisme doit aussi faire fi de nos envies personnelles ? Ce n’est pas parce que je suis une femme que je veux forcément un enfant. Mais ce n’est pas parce que je suis une féministe que je n’en veux pas. Parce que le côté féministe « je rejette tout ce qu’il y a de féminin en moi », je trouve ça un peu ridicule. Le but n’est pas de nier notre statut de femme mais de promouvoir notre place dans la société ! Alors après, je pourrais refuser de m’épiler pour ne pas obéir aux canons de beauté imposés par la société (comprenez, les hommes) mais moi, je trouve mes jambes plus jolies sans poil. Je me souviens d’un cours de sociologie des femmes quand j’étais en licence, une hystérique expliquait fermement qu’elle refusait de repasser les affaires de son mec et de faire la cuisine, suivant ses idéaux féministes. Ben, moi, c’est con, mais cuisiner un petit plat pour mon chéri, ça me fait plaisir. Ca veut pas dire que ça doit être à moi de le faire systématiquement mais cuisiner (et réussir) un plat pour deux, je trouve ça assez agréable.

 

Bref, quand je vois certains combats d’arrière-garde, je comprends que certaines (et certains) ont du mal à se définir comme féministes. Car après tout, le combat ne devrait-il pas permettre à toutes les femmes, quelles que soient leurs origines et leur milieu social, de pouvoir vivre normalement et d’avoir les mêmes droits que les hommes ? Si, évidemment. Mais y a des jours où c’est pas évident. Mon féminisme à moi, c’est juste de pouvoir faire ce que je veux sans être gênée parce que j’ai un vagin. Et si un jour je veux un enfant, qu’on me laisse faire.

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Pas plus pute que soumise

Je ne me considère pas comme une féministe forcenée, les chiennes de garde me font plus grincer les dents qu’autre chose. Certes, en son temps, le MLF a tapé fort et n’a pas toujours fait dans la finesse mais si le combat des femmes doit désormais passer par le plateau de Laurent Ruquier, ça me fait peur.

Pour moi, le combat féministe du XXIe est clair : pouvoir vivre comme les hommes, exactement comme eux, sans être victime de leur comportement machiste et totalement banalisé. Oui, je revendique le
droit de marcher dans la rue sans me faire draguer tous les deux pas, oui, je revendique le droit d’aller en boîte sans me faire emmerder par le relou du coin. Mais surtout, je revendique le droit de m’habiller comme je veux sans que l’on ne me classe dans aucune catégorie. Evidemment, si je pouvais avoir le même salaire que mes compagnons masculins et pouvoir récupérer un poste de dirigeante plus tard, ce serait bien aussi mais chaque chose en son temps. Ou plutôt essayons de militer à notre niveau.

Régulièrement, sur ce blog, des commentaires me font comprendre que tout ce que je rabâche depuis presque un an n’est absolument pas écouté par la gent masculine. Il y a ceux qui nous considèrent comme des filles faciles, des filles qui sont bien dans le baskets et qui assument leur sexualité qui, au passage, n ‘a vraiment rien de scandaleux. Mais le pire, ce sont les analyses comportementales que les hommes nous assènent, pensant nous comprendre mieux que nous nous comprenons nous-mêmes. Oui, nous sommes des femmes, nous sommes un peu connes… En substance : si les filles se mettent en mini-jupes, c’est qu’elles sont célibataires et veulent donc se faire remarquer. Si on va par là : une fille qui fait des efforts pour s’habiller est FORCEMENT célibataire. Et
forcément, moi, je sors de mes gonds : qu’est-ce que c’est que ces théories machistes à deux balles ? Ayant été célibataire et en couple, je peux vous garantir que ma façon de m’habiller n’a jamais
varié d’un iota… Enfin, si, en suivant plus ou moins les modes si elles me plaisent et mes envies mais je me suis pas habillée différemment selon mon statut « privé ».

Mise en situation. Je me lève et c’est déjà l’heure de s’habiller, mon armoire regorge de fringues jolies (à mon goût), c’est justement pour ça que je les ai achetées. Donc forcément, je vais bien m’habiller, pas parce que j’ai envie de pécho le premier blaireau croisé dans la rue mais parce que quitte à acheter de belles fringues, autant les mettre. Par ailleurs, j’ai tout à fait le droit
de me faire belle pour une seule personne : moi. Ben oui, que voulez-vous, je me trouve beaucoup plus jolie avec un beau top et un pantalon-tailleur, le tout rehaussé par un maquillage discret
qu’en jogging, Tshirt XL et le teint vert. Oui, c’est mon droit de me faire belle juste pour moi ou à la limite pour mon chéri mais ce n’est pas pour les autres. Dois-je me déguiser en pouilleuse à
partir du moment où je suis en couple car je n’ai plus le droit de plaire, y compris à moi ? Si un mec m’impose ça, autant que j’aille direct au couvent : là-bas, au moins, on le sait dès le départ
qu’on portera la robe de bure.

Le problème, et c’est ce qui m’énerve profondément, c’est que ce genre de discours peut aller très loin. Si je me fais belle, c’est donc que je suis célibataire, disponible et en chasse qui plus est. Imaginons un gars que nous appellerons l’Affreux. L’Affreux me voit ainsi parée et me fonce dessus, comme une charogne sur sa proie. Moi, il ne m’intéresse pas, je m’en fous de lui. Sauf qu’avec son système de pensée, me voici une allumeuse : je provoque mais j’assume pas. Donc là, soit l’Affreux n’est pas si Affreux que ça et il lâche l’affaire mais souvent, on se prend un « pute », « salope » ou « allumeuse » dans la tronche. Et pour peu que l’Affreux soit agressif (genre en boîte avec quelques verres dans le nez), ça peut mal, très mal se finir.

A partir de là, on excuse souvent les comportements masculins, genre : « oui, il t’a mis la main au cul mais t’as vu comment t’es habillée, aussi ? ». Le problème c’est que nous, les femmes, on subit régulièrement ce genre de comportement. Je sais pas combien de mains se sont baladées sur mes fesses sans autorisation, combien de mecs se sont frottés à moi dans les transports en commun de façon plus que suspecte. Oh, évidemment, je me suis pas faite violée, de quoi je me plains ? Mais voilà, là est tout le problème : ces comportements ne sont absolument pas considérés comme délictueux. Si je vais porter plainte à la police parce qu’un mec m’a touché les fesses dans le métro, on me rira au nez. Mais comment une société qui se dit avancée peut accepter ça ? Le corps de
la femme n’est pas un objet livré à la concupiscence des hommes absolument pas ! Et je ne supporte plus ce genre de discours.

J’avais dit il y a quelques temps que je ne voudrais pas que ma fille se promène string apparent avant un certain âge (j’ai pas de filles, je raisonne dans l’absolu). Le problème n’est pas tant ma fille. Je pense que je ferai suffisamment confiance à la chair de ma chair pour la laisser se balader avec un bout de tissu qui dépasse de son string sans que ça veuille dire qu’elle se tape tout le lycée. Là où j’ai peur, c’est de tous ces mâles irrespectueux qu’elle risquerait de trouver face à elle. Imaginons que si dans le fameux taxi de Gauthier, il y avait eu non pas notre Gaugau
préféré mais une gamine de 15 ans en jupe, mettons. Si le taximan s’était livré aux mêmes attouchements, probable que la fille n’aurait pas réagi de la même façon. Sans aller jusqu’à dire qu’elle se serait laissée violer, ce simple attouchement l’aurait traumatisée longtemps, elle se serait crue fautive, à cause de sa tenue trop provocante. Le problème c’est que parfois, à cet âge-là, on ne parle pas de ce genre de traumatisme, elle aurait dû porter ça toute seule. Tout ça parce que si elle s’est mise en jupe, c’est qu’elle voulait plaire et que monsieur s’est autorisé à la
toucher.

Il y a quelques années, une amie de Gaugau a manqué de se faire violer dans le métro toulousain, elle a réussi à s’échapper et quand elle est arrivé à la police, elle s’est pris un : « et alors qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Vous avez vu comme vous êtes fringuée, aussi », un truc du genre. Donc, voilà, la France du XXIe siècle est un pays où on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même si on a été violée ? Si une fille veut se promener en cuissardes et jupe de cuir, pourquoi n’aurait-elle pas le droit, si ça lui plaît ? Pourquoi on doit toujours subir la concupiscence mal placée des hommes qui n’ont toujours pas compris que nous ne sommes pas des objets, qu’on nous doit le respect. Ça me dépasse de devoir encore le dire mais visiblement, je me bats contre des moulins à vent.

A une époque, les gamines de banlieue se mettaient toutes à porter le voile pour ne pas être embêtées par les garçons, j’avoue que je ne sais pas si ça existe toujours ou pas. Comme ceci est symptomatique ! Comme ceci montre que les hommes n’ont toujours pas compris que l’on n’aime pas se faire traiter de pute ou être considérée comme telle. Qu’une fille, sous prétexte qu’elle est seule, n’aime pas qu’un mec vienne taper la conversation dans le seul but de se la faire. Qu’une fille en a ras la casquette de pas pouvoir mettre les jupes qu’elle a achetées car avec, elle va se faire allumer par tout ce qui porte un boxer. Qu’une fille ne peut pas se faire jolie juste pour elle sans qu’on croit qu’elle se cherche une moitié. D’abord, si je cherche une moitié, je ne la chercherai certainement pas dans la rue donc foutez-moi la paix.

Un jour, nous, les femmes, auront le droit de nous habiller comme nous voulons sans être victime du moindre jugement. Car se faire belle n’est pas un indicateur de notre célibat ou pas, juste de notre envie de nous plaire et d’être bien dans les baskets. Mais apparemment, la testostérone rend cette information totalement incompréhensible.

 

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