Le quota de sexe dans le contrat amoureux

On dirait presque un titre de maîtrise, dis donc. La semaine dernière, nous avons eu droit à une énième polémique nauséabonde sur le consentement, cette fois au sein du couple. Est-il légitime de baiser sa copine pendant qu’elle dort ? Non. Sauf cas particulier où elle vous aurait donné son consentement avant. Le corps de l’autre ne vous appartient pas. Pour appuyer le propos, plusieurs femmes racontent leur calvaire, leur “je sentais bien que quelque chose n’allait pas mais nous étions en couple, je m’en voulais de ne pas avoir envie…” Ah, parce que y a un quota de sexe en couple ?

Quota de sexe dans le couple ?

Pour ma part, mes appétits sexuels sont souvent liés à mon humeur, un peu comme tous mes appétits, d’ailleurs. Je ne pense pas être exceptionnelle là-dessus. Donc y a des fois, je suis trèèèèèèès motivée pour câliner et d’autres, je suis très motivée à enserrer mon oreiller et ma couette et sombrer jusqu’au lendemain matin où chaque minute consacrée à la paresse sera chérie. Il y a quelques années, Sophie Fontanel avait sorti un livre où elle confessait son faible appétit sexuel et expliquait qu’elle avait feint pendant des années avoir les mêmes envies que ses copines. Enfin, à peu près, je n’ai pas lu ce livre. Mais les quelques papiers que j’avais vu sur ce roman m’avaient un peu interpellée : dans cette société où la performance est survalorisée en permanence, le sexe pourrait-il échapper à cette tendance de fond ? Après tout, en tant que fille des années 80s, j’ai grandi avec Madonna dans sa période sulfureuse, les fameux films Hollywood Night, Basic Instinct ou encore le sacro saint Sex and the city. J’ai atteint ma maturité sexuelle avant la tempête de ces romans érotico-malsains à base d’hommes abusifs et de femmes qui s’excusent d’avoir agacé leur mec…

Un couple sous tension

Donc on nous martèle qu’avoir une sexualité épanouie, c’est normal. Dans l’absolu, pourquoi pas, je suis la première à clamer que chacun fait ce qu’il veut de son cul, tant que tout se passe entre adultes consentants. Cependant, admettre que ce n’est pas toujours la fête du slip me paraît aussi un préalable indispensable. En fait, il me semble que la définition même d’une sexualité épanouie, c’est vraiment vivre ses envies… et ses non envies. Existe-t-il un autre domaine où l’on encourage la consommation quasi à outrance, au-delà parfois de ses envies ? Imaginez, remplacez sexe par alcool ou fromage à raclette. Boiriez-vous ce verre ou avaleriez-vous ce fromage fondu alors que vous n’en avez pas envie ? Bah non. Même si, ok, pour l’alcool, quand vous ne buvez pas, y a toujours un ou deux relous qui vient vous tenir la jambe “mais alleeeeeeeeeez, un petit verre, rooooooh”. Bref, une sexualité épanouie me paraît être une sexualité où on ne se force pas, on fait comme et quand on en a envie.

Du fromage à raclette

Sauf que la société, elle ne nous apprend pas ça. On doit pratiquer à minima deux ou trois fois par semaine et surtout ne jamais dire non à son conjoint sous peine qu’il aille voir ailleurs. Sur ce point, je vous donne mon avis que vous n’avez pas demandé : si votre mec trouve ce prétexte moisi pour aller voir ailleurs, ce sera pas une perte de vous débarrasser de lui (vous pouvez discuter d’une liberté dans votre couple si vous voulez mais c’est pas le sujet). En fait, le souci est là : on a la pression. On doit combler les envies de notre mec quoi qu’il arrive. Le devoir conjugal, version repimpée. Parce que dans tous les témoignages que j’ai lus, il y a souvent ce chantage affectif de “mais moi, j’ai envie”, “alleeeeeeeeeez”. Et on cède parce que bon, “les hommes ont plus envie que nous”, “si tu lui dis non trop souvent, il ira voir ailleurs”, “l’appétit vient en mangeant”, etc. On nous apprend que quand on aime, on aime sans concession, sans fatigue, sans “non, pas ce soir”. On nous apprend que si on n’a pas envie, il est mieux de mentir, de prétexter avoir ses règles, mal à la tête ou je ne sais quoi plutôt que de dire non. On en fait même des blagues parce que c’est rigolo, hein, la migraine, tout ça. Parce que souvent, dire non, c’est entrer dans une négociation sans fin donc on a plus vite fait de dire oui ou de trouver une bonne raison pour couper court. On nous apprend aussi qu’un homme a toujours plus envie que la femme, ce qui est relativement faux, ce qui en plus nous rajoute une surcouche de culpabilité dès qu’on a grand appétit.

Samantha, sex and the city

Mais le sexe ne fait pas partie du contrat de base. Vous avez le droit de ne pas avoir envie. Vous avez le droit de ne pas vous forcer. Si votre moitié ne le comprend pas, posez-vous la question : est-ce que cette personne vous mérite vraiment (NON) ?

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Venezia !

Et voici mon compte rendu de mon petit week-end à Venise, je vous la fais sous forme de liste, c’est plus sympa a) à lire et b) à écrire. Andiamo !


– Je pars donc sur le vol de 9h50 avec L0xy_more, pour ceux qui n’avaient pas suivi. Comme je suis légèrement angoissée par les transports en commun, je décolle à 6h30 pour une arrivée programmée à 8h30. Je suis royalement arrivée à 8h25 ! Merci Roissy bus. Sauf que là, tout se complique. D’un côté, Loxy m’envoit des textos pour m’annoncer qu’elle est un peu loin de Roissy encore mais c’est pas grave vu que grâce à la magie des grèves Air France, moi, je suis en liste d’attente. A noter qu’ils sont malins chez Air France, ils ont mis des hôtesses adorables au guichet donc quand elle t’explique gentiment que t’es en liste d’attente car on ne sait pas encore qui sera là ou non du personnel navigant cabine, même pas tu lui en veux. Même que tu rigoles un peu quand elle te dit que la grève ne sera pas finie mardi pour ton retour et que tu lui rétorques “oh, ça, c’est pas grave si je reviens pas, hihi!”. 9h15, je retire le billet de Loxy grâce à son numéro de réservation spécial personnel Air France. 9h18, elle arrive, on se tombe dans les bras de soulagement. 9h20, elle enregistre son bagage et le gentil monsieur d’Air France me prend le mien en me donnant un numéro de siège. On est parties ! Bon avec 40 mn de retard pour cause de brume mais on est parties !


– Arrivée à Venise, on se pose devant le tapis à bagages et là, je dis “hihi, moi, j’ai jamais eu de problème avec ma valise”. Et là, j’ai juste envie de hurler “MAIS PUTAIN TA GUEULE !”. Car oui, de valise, à l’arrivée, je n’avais point. Mais en allant au guichet Air France, ils ont dit “oui, oui, votre valise, elle est sur le vol de 12h50, on vous la livre à l’hôtel!”. Résultat, j’ai pas eu à me trimballer ma valise, j’avais ce qu’il fallait sur moi (papier, sous, appareil photo) et j’ai gagné une tite trousse de secours et un t-shirt tout blanc. Mais, pensais-je, pas besoin, je récupérerai mes affaires ce soir.

– Venise. Alors premier point : pourquoi Venise est une ville pour moi. De un, y a de l’eau partout et je suis une aquatique. De deux, on peut prendre des milliards de photos. De trois, c’est une ville où il faut se perdre et Dieu sait que je suis extrêmement douée pour ça. De quatre, y a du poisson frais et de l’encre de seiche et je suis une hystérique de n’importe quel plat à l’encre de seiche (d’ailleurs, je me suis fait un plat de spaghettis à l’encre de seiche, je me suis régalée !)


– Venise. Pourquoi je pourrais pas y vivre. Parce que je souffre d’un petit de mal de terre que je ne supporte plus, je vais aller consulter. En gros, quand je descends de bateau, je tangue. Beaucoup des fois. Je suis donc pas au top de ma forme, au point de me taper la migraine du siècle le lundi soir (perte de champ visuel et nausées). Mais bon, j’étais un peu fatiguée, j’avais mes règles et je n’ai que peu bu (je parle d’hydratation bien entendu) donc bon. Puis à Venise, y a trop de touristes. Oui, je sais, je fus moi même touriste mais j’étais ni moutonnière ni chiante. Du genre quand je vois quelqu’un qui prend une photo, je me pousse !


– Venise, les clichés. Alors pour ce qu’on m’avait dit, Venise m’a surprise sur trois points : Venise n’est pas sale du tout contrairement à ce qu’on m’a dit. Ensuite, les pigeons ont déserté depuis qu’on ne les nourrit plus, il n’y en a guère que sur la place San Marco mais en dehors, on a vu des mouettes surtout. Et enfin, Venise ne pue pas. A certains endroits, ça pue comme la ligne 14 mais ça puait certainement moins que le RER B qui empestait la merde au sens littéral du terme quand je suis rentrée (j’ai changé de wagon).


– Les Italiens. Bon, en vrai, on n’en voit quasi pas à Venise mais j’ai été un peu sidérée par leur manque total de gêne. On arrive à la Fenice, la caissière sert les deux gens devant nous. Ils partent, elle ouvre la caisse pour ranger la monnaie et sort son iPhone. Au bout de 2 mn de pianotage, je finis par me manifester (j’étais effectivement à presque un mètre d’elle, il est évident qu’elle avait du mal à percevoir ma présence…) et là, la fille se démonte juste pas une seconde et me répond tout à fait normalement et me donne mon billet. Heu… Ben merci. A l’aéroport, le jour du départ, la dame devant moi se pose au comptoir, je suis appelée à celui d’à côté. Et là, l’hôtesse qui servait la dame à côté de moi se lève et vient tenir le crachoir à la mienne. Qui me sert tandis que la dame d’à côté semble se sentir terriblement seule. Sans que ça dérange personne. Soit.

– Venise la nuit. J’ai adoré de tout mon coeur. Sauf que j’en ai pas profité à sa juste valeur. Le premier soir, on se pose à une pizzeria (dégueulasse) pour manger un bout puis on va boire un café sur une placette à côté du Rialto. A 23h30, on se rapatrie Place San Marco pour récupérer le vaporetto et, ahah, tiens, c’est curieux, y en a plus qui vont à Murano. Je demande à un monsieur du vaporetto qui m’explique qu’on doit repartir à Fundamente del nuovo pour prendre le vaporetto noctilien. C’est facile, on suit les panneaux ospedale et dans 15 mn, on y est. Sauf que Loxy m’a appris depuis qu’il y avait un ospedale et un hospedale. On n’a pas suivi le bon donc autant dire qu’on a erré longtemps dans les rues vénitiennes. C’est calme, c’est beau mais on est perdues. On a fini par croiser un groupe d’Anglais je crois (j’ai pas trop situé l’accent) qui nous a remis sur le droit chemin. A 1h30, on était enfin au lit !

– Venise, c’est communiste. Entre les faucilles et les marteaux, les ailes autour du nom de la gare, les étoiles entourant patria e onor sur l’école militaire, la statue d’un mec tenant la tête décapitée de Ronald McDonald… Venise, c’est communiste. Il paraît que je devrais consulter pour mon obsession du soviétisme au passage. Meuh non…


Bref, Venise, j’ai envie d’y retourner. Mais j’ai des tas d’endroits à voir aussi, ça m’a bien plu ce petit week-end. Va falloir que je dresse la liste des endroits que je souhaite voir pour faire des appels à mes amis. Déjà, avec Loxy, on s’est bien trouvées. On s’est jamais stressées, on voulait surtout voir la ville, se promener sans courir. C’est bon, on peut repartir ensemble quand on veut (enfin, quand nos banquiers respectifs arrêteront de nous faire la gueule, quoi…)

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Cendrillon a la gueule de bois

(toujours pas l’article sur le mariage de ma soeur mais on continue à tourner autour).

Dimanche 10 juillet, 11h, “le jour d’après”. Je m’éveille péniblement car il va falloir retourner à la salle des fêtes tout ranger. Face à moi la porte miroir du placard de ma chambre. Et là, ça fait mal : mes cheveux ont un pli épouvantable (l’effet 30 kg de laque sur ton chignon la veille), j’ai du mascara jusque sur les joues. En un mot, je suis passée d’une soirée magique où tout le monde s’extasiait sur ma beauté à un réveil où je ne ressemble à rien de connu. C’est le syndrome Cendrillon a la gueule de bois.

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Bien qu’en l’espèce, la gueule de bois, je ne l’avais pas. Ben oui, je ne maîtrise pas les béquilles suffisamment pour m’en servir une fois saoule et j’ai pas envie de me recasser la jambe donc je suis restée raisonnable dans ma consommation d’alcool. Par contre, à force de béquiller et co, j’avais mal au genou, justement, et au dos, aussi, on va dire que ça fait office de gueule de bois. Vous connaissez un peu cette sensation déprimante de fin après une soirée divine où vous vous sentiez bien ? Ou le monde semblait vous appartenir ? Que vous vous sentiez au faite de votre séduction ? Et bien plus vous montez haut, plus la chute est grande le lendemain. Sauf si vous avez réussi à ramener un vrai prince charmant dans votre lit. Oui, parce que des fois, le syndrome Cendrillon a la gueule de bois peut être aggravé par le phénomène déjà expliqué de la grenouille et de la citrouille et, pas de bol, au lieu de rentrer avec le prince, vous êtes rentrée avec le gueux.

 

gueux

Je déteste ces matins. Le soir, même quand la fête finit, ça ne donne pas cette sensation, on est encore dans l’excitation de la soirée en se disant “waouh, c’était trop bien”. Un peu comme Cendrillon qui, quittant sa citrouille, rentre raconter à ses petites souris la féerie de son bal. Mais le lendemain, quel vide tout à coup. D’une soirée pleine de rire, de glamour, de gens sympathiques (et de champagne), vous passez à votre appartement plus ou moins rangé, plus ou moins grand, plus ou moins glauque. De toute façon, même si votre appart est digne des meilleures pages de Déco magazine, vous voilà à nouveau dans votre décor quotidien, seule ou à peu près (cf supra). Plus de champagne, plus de paillettes ou alors elles sont toutes éparpillées dans votre lit, plus de glamour, votre coiffure est digne des pires atrocités capillaires de Sue Ellen (c’est bien ce à quoi je ressemblais dimanche matin). Vous vous éveillez avec en tête, outre la migraine, cette lancinante et déprimante question : me lever ? Pourquoi faire ? Parce que votre soirée a été tant remplie que là, l’idée de vous adonner à vos tâches habituelles vous donne envie de noyer trois boîtes de Kleenex.

 

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J’aime les soirées, je les aime vraiment. Mais alors le lendemain… Heureusement, Cendrillon a parfois droit à un tour de manège de consolation comme là, dimanche, où nous sommes remontés à la salle retrouver tous les gens qui avaient dormi là et nous avons fait un petit buffet froid. Buffet cafardeux pour la peine car les gens commençaient à partir pour rentrer chez eux et leur chez eux, parfois, c’est loin. Plus tôt dans l’année, par exemple, il y avait eu cette soirée chez la belle Jade qui m’avait inspiré l’article sur la grenouille et la citrouille (cf supra. Oui, j’aime bien dire ça). Le lendemain, avec Anaïs, on étaient allées pique-niquer avec Marielle, une autre fille de la plongée, ça permet de ré atterrir tout en douceur dans la vie quotidienne.

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En fait, nous faire la princesse d’un soir est le pire cadeau qu’on puisse nous faire. La fée était une garce.

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Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !

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De la douleur d’être une femme

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une douleur que pas mal de femmes connaissent et dont j’ai été victime pas plus tard que mardi : les menstruations. Rien que le mot, déjà,
il est moche, ça situe bien l’horreur du truc.

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Selon la légende, les règles sont une punition divine à cause de l’autre couille d’Eve qui a mangé le fruit de la connaissance, généralement symbolisé par une pomme. Mais en fait, c’est parce que tout les mois, on construit un petit nid pour un éventuel bébé mais si le bébé n’est pas conçu, le nid s’évacue, ce sont les règles. Vous trouvez pas que j’aurais dû faire prof de bio ? Donc ça fait presque 15 ans (aïe !) que tous les mois, ne tombant pas enceinte et ceci de façon totalement volontaire, j’ai mes règles. Des fois, ça passe comme une lettre à la Poste, si j’ose dire, mais d’autres fois, c’est parti pour des foutues crampes. Ce mois-ci, j’ai eu droit à la migraine et aux nausées (mais je suis pas enceinte puisque j’ai mes règles), je crois même que j’ai eu un peu de fièvre. Le pire fut le fois où j’avais tellement mal que je suis même allée m’allonger sur le sol de la salle de bain pour que le froid du carrelage m’anesthésie un peu. Heureusement, c’était un dimanche et j’étais au chômage. Parce que prendre une journée de congés parce que « j’ai mes règles », ça le fait trop pas.

 

Ado, je ne ressentais rien, c’est en grandissant que ça a commencé, les petites crampes. Bon, en général, j’ai la technique de me tenir légèrement penchée pour plier le ventre et
boire froid pour anesthésier et ça passe tant bien que mal. C’est pas que ce soit handicapant, c’est juste désagréable. Mais y a des mois où ça va pas. Genre mercredi, je me suis levée, j’ai fait mon activité préférée et surtout indispensable dès que je pose un pied par terre et là, j’ai bien senti que mon système reproducteur avait décidé que je déconnais à ne pas me servir de lui. Apparemment, le fait qu’il produise une ovule par mois depuis presque 15 ans (quand j’y pense, ma vie de fille réglée est maintenant plus longue que ma vie de fille qui était peinarde) et que je n’en fasse rien, ça commence à l’énerver et il proteste avec sa seule arme à sa disposition : la douleur. Donc je retourne vite me coucher et me recroqueville en maudissant la nature. Non mais sans déconner, ce serait pas plus simple que je sois fertile juste quand j’ai le désir d’avoir un enfant, non ? Bon, bref, après avoir tourné dans mon lit, j’ai envisagé d’appeler le bureau pour dire que je venais pas mais finalement, l’idée de prendre un RTT règles me paraissait trop incongrue. Non parce que j’ai que 9 RTT par an et 12 menstruations donc il va y avoir comme un souci. Et puis ce sont pas quelques douloureuses crampes qui vont m’empêcher d’aller travailler. Bon, j’ai pas été des plus vaillantes mais j’ai travaillé quand même, na.

Alors quand un mec croit drôle de me demander si j’ai mes règles quand je suis de mauvaise humeur, j’ai comme une envie de lui coller un coup de poing dans le bas ventre (pas trop bas quand même) et lui faire remarquer que moi, je subis ça pendant 24 à 48 heures et qu’encore, je suis chanceuse car des filles souffrent encore plus que moi. Et toi, t’es de bonne humeur, maintenant ? Surtout que ça veut dire quoi ? Qu’une femme n’a pas le droit d’être de mauvaise humeur sans que ça ait un rapport avec son utérus ? Si je suis de mauvaise humeur, c’est forcément que je suis en prise avec mes hormones ? Non mais est-ce que je demande à un mec de mauvais poil si c’est parce qu’il a bandé mou la veille ? Des raisons pour être de mauvaise humeur, il y en a 150 000 sans qu’il y ait le moindre rapport avec mes ovaires. Genre j’ai attendu un train qui n’est jamais venu, je me suis pris la tête avec quelqu’un, j’ai renversé mon café avant même d’avoir pu en boire une goutte, j’ai versé mon café lyophilisé dans mon verre d’eau froide au lieu de le mettre dans ma tasse d’eau chaude (si, ça m’est vraiment arrivé), j’ai pas trouvé de chaussette assortie ou de culotte qui va avec le soutif, je me suis tachée avant même de quitter l’appartement… Oui, le matin, je peux être très facilement de mauvaise humeur.

Alors, homme sans ovaires, la prochaine fois que t’as envie d’asticoter une nana de mauvaise humeur en lui jetant un « ben alors, t’as tes règles ? », réfléchis bien
à deux fois, ça pourrait te faire mal. Surtout si la fille en question, c’est moi.

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Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

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Grève

Pas d’article aujourd’hui parce qu’il est 12h35, que je voulais publier mon article y a plus de 12h et que j’ai pas pu. Que j’ai voulu publier mon article en arrivant au boulot à 10 et j’ai pas pu non plus. Donc je vais pas griller un article pour une demi journée, tant pis.

 

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Au vu des performances d’over-blog à l’heure actuelle, je me pose la question d’un éventuel déménagement. J’ai acheté mon nom de domaine donc il ne restera plus qu’à le transférer. La solution idéale serait un site free avec un moteur dotclear mais j’avoue que j’aurais besoin de coup de main et pour le graphisme et pour maîtriser dotclear parce que je connais pas et j’avoue ne pas du tout avoir le temps de me fabriquer un joli design.

Over-blog était super pratique mais je constate que je ne peux plus publier des articles quand je le souhaite et je peux même plus répondre aux commentaires sans me choper une migraine. Leur
version V2 est un vrai scandale. A mon taf, on devait lancer la version 1.2 de notre plateforme ado, elle était pas prête, on l’a pas fait. Sauf que comme on l’a pas annoncé y a presque un an, notre nouvelle plateforme, personne n’a vu qu’elle avait été reculée et personne ne se plaint. Oui, la comm est un métier qui ne s’improvise pas.

Enfin, c’est pas leur faute, ce sont les serveurs qui plantent. Tous les jours. C’est vraiment fragile ces bêtes là.


(oui, je suis énervée)

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La mue s’’opère

Il y a quelques temps, je vous parlais de faire une mue, un petit bilan s’impose. Ouais, je suis fan des bilans et comme j’ai pas encore fait celui de 2006 (qui fut une année assez bizarre), je vous ai fait celui-là en attendant. Il y a des moments dans la vie où des événements font qu’on réfléchit sur soi. Si vous n’avez rien compris à cette phrase, c’est pas très grave, elle est volontairement obscure et je ne vais pas expliquer. Mais la suite est plus sibylline, promis.

Mue_imaginale_dun_monarque

J’avais donc décidé en octobre de reprendre ma vie en main et d’arrêter la déconnade et mine de rien, je m’y tiens. Je n’ai plus pris une cuite depuis. Il m’est arrivée d’être un peu joyeuse suite à l’ingestion de vin. Je me souviens notamment d’un après-midi avec Marine et Lucas où nous refaisions le monde autour d’un verre de vin (chardonnay mon amour), à la fin, je planais un peu (et je parlais très fort !) mais je suis rentrée chez moi sans soucis. Donc, depuis ma résolution, je n’ai pas failli, mais y a pas tellement de mérite non plus… C’est pas comme si j’étais une alcoolique invétérée. Je me suis contentée de fuir les soirées où l’on boit parce qu’on n’a rien se dire donc on comble comme on peut. Je préfère les soirées où on boit peu ou pas et où on refait le monde. Je ne suis plus allée en boîte depuis mon excursion en boîte hétéro et j’avoue que ça ne me manque pas du tout. Mais alors vraiment pas. Limite, je suis contente de rester peinarde chez moi le samedi soir.

 

Du coup, ça a des conséquences sur ma vie. Sans parler de mes multiples activités annexes et du fait que j’ai meilleure mine, plus de migraines et que je vomis pas pour cause d’éthylisme (mon système digestif en est ravi), je me rends compte que mon entourage est en train de changer, que je le veuille ou non. J’ai « viré » quelques amitiés vaseuses, remplacées par de nouveaux amis plus calmes. D’autres amitiés en ont souffert sans que je le veuille. Je ne sais pas si c’est normal, je préfère ne pas me prononcer sur la question. Mais force est de constater qu’en ce moment, je fréquente déjà pas mal de trentenaires. Les trentenaires, j’avoue que je les aime beaucoup. Je me sens moi avec eux, je sais pas trop l’expliquer. En gros, j’ai la sensation qu’on se comprend et que je n’ai pas besoin de jouer un rôle. Je suis juste moi et je n’ai pas peur de l’image que je peux leur donner. Je peux parler de tout avec eux, j’ai la sensation d’être comprise quoi qu’il arrive. Ca ne veut pas dire que je délaisse les vingtenaires, non, ça n’a même rien à voir. Mais tout est lié. En gros, dans ma quête d’une nouvelle vie, je nettoie l’intérieur et l’extérieur. En privilégiant certaines sorties plutôt que d’autres, je suis amenée à fréquenter plus certaines personnes que d’autres. Après, certains de mes amis sont pris dans leur vie donc on se voit moins : je n’ai pas vu Zoé depuis juin (mais on parle quasi quotidiennement sur MSN), je vois moins Tatiana aussi. Par contre, je vois plus souvent Marine puisqu’on ne vit plus très loin maintenant.

 

Evidemment, tout ça change mes activités aussi. Je lis beaucoup en ce moment, je fais pas mal de sorties culturelles avec un couple d’amis. Et j’avoue que tout ça fait du bien à mon ego. Et à mon porte monnaie aussi : je finis mes mois en positif, ma conseillère financière doit penser que je suis dans le coma à l’hôpital. Parce que les sorties boîte-alcool, c’est pas donné non plus. Et puis en plus, l’alcool, en plus de pas être bon pour mon foie, c’était pas bon pour ma ligne.

 

Bon, maintenant, je dois continuer sur ma lancée. Prochaine étape : stop à la clope. J’ai un peu l’impression de me retrouver depuis quelques temps et de me rapprocher de la stabilité à laquelle j’aspire. Je pense avoir largement profité de la déconne mais je pense que ça fait du bien quand ça s’arrête. Ca ne veut pas dire que je ne veux plus faire la fête ou quoi, je prévoie une nouba monumentale pour mon anniversaire en avril. Mais on en est pas là. Bref, je suppose que je rentre définitivement à l’âge adulte, c’est sans doute pour ça que je me sens si à l’aise avec les trentenaires. A partir de là, je pense que la stabilité que je souhaite va arriver, c’est un peu la suite logique. Rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain pour réussir…

 
J’aimerais à présent que tout le monde le comprenne…
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Le parfum

Par Marine

C’est bientôt Noël, ça ne vous aura pas échappé. Sinon, je vous conseille une rapide incursion sur les Champs Elysées, ce sera très clair dans votre tête. Avec l’aimable concours de Vingtenaires Inc., Marine teste pour vous un parfum, A-Men, la version pour hommes de Angel, de Thierry Mugler. L’offrirez-vous à Noël?

« C’est en puisant dans ses souvenirs d’enfance que Thierry Mugler a trouvé l’inspiration pour « Angel« , son premier parfum. Dans cette fragrance est cristallisée toute la magie de l’imaginaire du créateur : senteurs de fêtes foraines, odeurs de barbe à papa, ambiance des goûters organisés par sa grand-mère… » Effectivement, grand-mère; on tient le bon bout, je crois…

Je reconnais les qualités indéniables de Thierry Mugler dans certains domaines : la bouteille est très belle, la campagne de pub, éthérée à souhait mais si seulement le parfum avait pu l’être aussi… Quand je sens Angel, je ne pense pas à un ange évanescent mais à ma prof d’histoire-géo de première, celle qui disait « objurgations » au lieu d’avertissement. Angel, c’est pour moi la première fois qu’un ange est associé à une sorcière.

Remarquez, je suis pas un bon public au départ, je supporte pas le parfum. C’est physiologique. Ca me donne des nausées. Quand je vais dans une parfumerie, j’y reste 10 minutes montre en main, en apnée, et je ressors avec une furieuse envie de rendre à l’humanité ma salade croutons-gésiers du midi. Petite biographie parfumée. Ma mère est prof. Comme tous les profs elle adoooore le parfum surtout si il sent fort. Tout y est passé, Rive Gauche, Amarige, Poison, … Angel. Le seul qu’elle a pas aimé, c’est Champs Elysées, normal, il avait une odeur légère. Moi, c’était mon préféré. Vous l’aurez compris, j’ai eu une enfance difficile. A cinq ans, on m’offre Céleste, le parfum Babar (j’ai encore le flacon chez moi). Il sert surtout à la déco. A 12 ans, je suis dans ma période « Eau Jeune », il y a un top model dans la pub Démon, j’acquiers le parfum. Le flacon est presque plein aujourd’hui. Finalement les parfums bon marché, c’est pas du tout une économie, on s’en lasse trop vite, on n’en veut plus au bout d’un mois. A 14-15 ans, victime de la mode, je veux et j’exige CK One. Pour être comme Kate Moss? Le mystère reste entier.Toujours est-il que celui-là, je le mets… pour me coller une migraine tous les soirs. Au bout de quelques mois (on n’est pas sérieux quand on a 17 ans) j’abandonne la bataille. En gros, le choix est simple : ou je mets le parfum sur mes vêtements, et là, complètement absorbé par le tissu, impossible qu’il s’évapore, et moi j’y ai droit avec intensité toute la journée, c’est horrible j’en ai des papillons dans l’intestin grêle en fin de journée (glamour is not a crime). Ou je le mets sur ma peau et là c’est génial, je fais virer tous les parfums, je pourrais me mettre un très évanescent très subtil J’Adore de Dior, au bout d’une heure, on dirait une contrefaçon achetée sur le marché de Casablanca un 27 juillet à l’heure la plus chaude. C’est bien simple ça a l’odeur de l’alcool à 90. Comprenez qu’au départ, la nature ne m’a pas gâtée. Comprenez qu’un homme qui se parfume trop, en plus de trouver ça louche (mais … mais… il se lave pas ou quoi?), je suis assez vite indisposée. Comprenez que j’ai assez peu de chances de conclure avec un homme si je sais qu’au bout d’une demi-heure je vais devoir faire des exercices de respiration pour rester en forme.

Revenons à  A-men. Avant lui, Angel. Le pari initial était donc de créer un parfum à l' »odeur de fête foraine ». Pari gagné. Une fête foraine, c’est des enfants qui rient, de la barbe à papa, des animaux rieurs, des attractions sympa. Mais une fête foraine, c’est également des ordures partout par terre, des ânes qui chient, des gens qui font la queue pour la grande roue (et développent une sudation supérieure à la normale) et des forains à l’hygiène assez peu conventionnelle.En deux mots, ça pue. Jusqu’ici, on est d’accord (si vous êtes pas d’accord, le navigateur « Marques-pages » est juste au-dessus de cette page, vous pouvez changer de site, il n’est pas trop tard). Des fois, un cri du coeur permet à quantité d’esprits de s’unir. Vous êtes nombreux, chers lecteurs, à être de mon avis sur Angel. Toutefois, on m’a demandé : et A-men? Qu’en penses-tu, Marine? Premier a priori mitigé. D’une part, le traumatisme d’Angel. D’autre part, le nom est très bien trouvé. Il garde la tonalité mystique, et il joue avec le côté Angel au masculin, j’aime bien. Il a une réputation aussi. Sur ces pages, il a l’air d’avoir du succès, on me le vend comme aphrodisiaque, entre autres… Puis, comme je suis consciente que j’ai une mission à remplir, je m’y colle. Samedi dernier. En pleines courses de noël. Je me rends à mon concessionnaire de parfums le plus proche. Je prends une grande bouffée d’air avant de rentrer. Je me dirige vers le rayon hommes d’un pas ferme et décidé, prête à tout envoyer valser sur mon passage. Je prends un testeur. Je prends A-men. Je vaporise sur le testeur. Je cherche la sortie la plus proche, je frôle l’apoplexie (oui bah essayez de trouver un parfum pour homme dans un concessionnaire de parfum un samedi après-midi en période de Noël pour voir)…
Bon, je sens l’affaire. Première impression, c’est boisé. Donc je pourrais dire A-men, ça fend du bois. Mais ça vous avancerait peu. Disons que oui, c’est viril. Deuxième impression, une heure après, c’est chocolaté (ça doit être l’aphrodisiaque, ça)… du coup c’est un peu écoeurant, mais c’est l’effet dit « testeur ». Au final, il n’est pas désagréable, rassurez-vous messieurs, il ne m’a pas provoqué les haut-le-coeur de son confrère « pour femmes » et ça sent bon. Mais je dirais pas que c’est la révolution olfactive non plus. Donc, lecteur, à acheter et à porter si tu veux compléter ton apparence d’homme qui en impose le matin à la Défense. A porter si tu veux draguer en soirée sur les Grands Boulevards, sans doute. C’est le genre de parfum qui se porte sur costard. A offrir, lecteuse, à ton père/frère, parce que ça sent bon, et que tu les vois pas exactement tous les jours non plus (sympa pour la belle-doche, elle va se taper les migraines à parfum). Mais attention, petite mise en garde, pas à ton mec, parce que c’est quand-même un peu entêtant. Ou alors à ton mec, si vous vivez pas ensemble. Comme quoi l’achat d’un parfum, c’est aussi l’occasion de redéfinir l’intensité de ta relation à tes proches, et ça aussi, c’est la magie de Noël. Finalement, à tout prendre, moi, en parfum pour hom
mes, je préfère le Mâle, de Jean-Paul Gaultier. Celui-là, oui, il me rend toute frémissante.

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Un ex qu’’il est bien

Bon, aujourd’hui, c’est le 12 septembre et vous allez me dire que vous avez pas besoin de moi pour savoir ça et que cet article ne s’annonce pas des plus passionnants… Mais rassure-toi, lecteur, ce blog ne va pas parler calendrier, nan nan. En ce jour du 12 septembre, mon ex, Guillaume 1er, a 30 ans et j’en profite pour parler de lui, ce que je n’ai jamais vraiment fait jusqu’à présent.


Tout commence en janvier 2000, le 25, je crois (un lundi, ça, c’est sûr). Ce jour-là, nous étions au resto U avec Gauthier, Sylvia et d’autres copines. Alors que nous déjeunions de façon fort peu discrète (comme d’hab, quoi), un jeune homme s’approche de moi et me demande si je peux lui prêter un jeu de cartes, ce que je fais. Ouais, faut savoir qu’entre midi et deux, on jouait à la belote en hurlant donc on nous repérait facilement. A deux heures, on se retrouve à 4, Sylvia, Gauthier, Lulu et moi pour réviser. Au bout de deux heures, on en a marre mais Gaugau peut pas jouer car il a un devoir à finir à tout prix donc on se retourne vers le gars derrière, celui qui m’a emprunté le jeu et on l’embarque dans une belote. Bon, vous l’avez compris, c’est Guillaume. Le lendemain, on se retrouve au même endroit, on joue à nouveau ensemble et je traîne un peu avec lui et un couple de ses amis pour continuer à jouer. Bref, on s’entend très bien, Guillaume passe tout son temps avec nous.

 

Le week-end passe, je mélange ma langue en boîte avec un gars qui s’appelait Pierre (oui, je tombais toujours sur des Pierre à l’époque), un gars de deux bon mètres de haut. On se décolle pas de la soirée, on se fait même applaudir par des gens quand on finit par se descotcher mais une fois que je quitte la boîte, c’est terminé, c’était juste comme ça. Le lundi, j’arrive à la fac, je retrouve Guillaume, un autre Guillaume (comme dirait Mister Big, les Guillaume, on soulève un caillou, on en trouve un) et Gaugau et mon cher meilleur ami avait déjà narré mes exploits, j’étais un poil mal à l’aise. Journée à jouer, Guillaume se rapproche un peu. Il me fait un bisou sur la joue pendant une partie puis il m’offre une cerise confite. Alors je déteste ça, les cerises confites, mais j’ai pas osé dire non de peur que ce soit pris pour un non global… Oui bon, ça va, j’avais 19 ans ! Le soir, Sylvia m’appelle et me fait comprendre que Guillaume m’aime très beaucoup « Non mais attends, il connaît la moitié des gens du resto U et il passe ses journées avec nous, ça t’interpelle pas ? » Heu… Le mardi, les choses se précisent (bon, je vous la fais courte) et bon, il est clair que dès qu’on se retrouve tous seuls, ça va le faire. Gauthier m’appelle le soir « Ben il a l’air de bien t’apprécier Guillaume ! » « Ben oui, on va sortir ensemble ! » « Ah ?? ».

 

Le mercredi, jour J, le 2 février, donc. J’arrive au resto U à midi et demi (ben ouais, j’avais cours), on n’a jamais été aussi nombreux autour de la table : 17 ! A peu près autant autour de celle de Guillaume, on n’y arrivera jamais. A 14h, ça se vide pas mal et enfin, à 16h, tout le monde se casse en cours, on commence à papoter en tête à tête quand tout le monde revient « ouais, le cours est annulé ! ». Putain, c’est pas vrai ! Bon, du coup, tout le monde s’en va, on se retrouve à trois dans le métro : Guillaume, une autre fille et moi. L’autre fille ne semble pas motivée pour rentrer chez elle « Ohlala, j’irais bien boire un verre, vous vous arrêtez où ? » Je lui réponds donc St Cyprien et Guillaume en fait autant. Je jubile car c’est pas du tout son arrêt en vrai. On parcourt le chemin qui me sépare de mon domicile en déclinant le thème : « c’est hard de se retrouver tous seuls ! ». On arrive chez moi, on s’asseoit sur le canapé, on papote quelques minutes… et blanc. Là, on explose de rire et on finit (enfin !) par s’embrasser. Et forcément, deux adultes se retrouvant seuls dans un appartement, ça dérape.

 

Et c’est parti pour quatre ans et demi avec des hauts et des bas mais globalement, une relation très facile à gérer puisqu’on ne s’est jamais vraiment engueulés. Le ton est monté parfois mais ça n’a jamais vraiment éclaté car Guillaume me maîtrisait parfaitement : dès que je m’énervais, il me laissait faire jusqu’à ce que je me calme, sans refoutre de l’huile sur le feu. Seule crise majeure : au bout de 6 mois, je le sens sec au téléphone, agacé et je le sens pas, je finis par me dire que quelque chose ne va pas et je me décide à le quitter. Mais en fait, un soir, il m’appelle, on devait sortir et il renonce à la sortie pour cause de migraine. Je lui demande ce qui va pas car c’était le gars à faire des migraines pour cause de tracas et là, il m’explique : « Ben, en fait, je me pose des questions. Tu comprends, je t’ai toujours pas dit je t’aime.

– Quoi, c’est tout ?
– …

– Enfin, tu n’es pas un garçon spontané, je m’attends pas à ce que tu me le dises et je me pose pas de questions du tout sur le sujet. »

Du coup, tout est allé mieux entre nous. Il m’a déclaré sa flamme le 2 février 2001, pour notre premier anniversaire et je me suis mise à pleurer au restaurant tellement j’étais émue. En 26 ans, c’est le seul à m’avoir fait pleurer de joie, comme ça.

 

En quatre ans et demi, nous ne nous sommes pas installés ensemble mais pendant les deux dernières années, c’était tout comme, on passait toutes nos semaines ensemble, chez moi. La journée à la fac à bosser à la BU (ou au RU), le soir à la maison. Une cohabitation dans un 28 m², c’est pas évident mais on y est arrivé sans soucis, finalement. On passait même quasi un week-end sur deux ensemble. On avait même choisi le prénom de notre future fille mais pas mieux car pour les garçons, on était pas d’accord, grand sujet de chamaillerie, d’ailleurs. Il voulait même qu’on se fiance au bout de deux ans mais j’ai refusé car il voulait des fiançailles « longues », genre on se fiance maintenant et on se marie d’ici 5 ans et j’ai pas vu l’intérêt.

 

A la fin, les liens se sont distendus tous seuls, on dormait ensemble sans plus se toucher, il avait sa vie et moi la mienne, on avait plus grand-chose en commun. Un jour, j’ai littéralement pété les plombs au téléphone et j’ai provoqué la rupture, ça n’allait plus du tout et on se voilait la face à continuer. On avait eu une grave crise lors des vacances d’avril, j’ai passé 5 jours à faire la gueule car il avait préféré passer le jour de mon annif avec ses amis plutôt qu’avec ma famille et moi, j’ai pleuré comme jamais dans sa voiture quand on allait voir ses grands-parents car il m’avait dit qu’il doutait. C’est pas que c’était une révélation, je le savais, mais tant que je l’avais pas entendu… Donc le jour de la rupture, j’ai pété les plombs au téléphone, il est venu à la maison pour une rupture en face à face, on a pleuré dans les bras l’un de l’autre pendant une bonne demi-heure. On a décidé de ne pas se voir pendant au moins quinze jours, histoire de digérer la rupture et de pas se parler, on a tout de même échangé quelques mails, il voulait savoir comment s’étaient terminés mes partiels. J’avoue voir beaucoup pleuré, ma mère m’a gavée de médocs pour dormir. Mélangés à mes médicaments anti-allergiques, ça, pour dormir, j’ai dormi… J’ai passé beaucoup de temps avec Anne et Lucie. J’étais dans un état second mais c’était la meilleure décision à prendre et comme toujours dans ce cas, j’ai trouvé une énergie nouvelle pour me lancer dans de nouveaux projets (en l’occurrence, un stage en journalisme pour l’été). On s’est revus un mois plus tard, j’étais un peu tendue sur le coup mais comme pour le reste, c’est passé comme une lettre à la Poste.

 

Deux mois plus tard, il est sorti avec une autre fille, il me l’a dit qu’après la rupture, de peur de me blesser mais j’avais deviné (oui, quand on le connaît, il était plus que flag’ !) et c’est là que j’ai compris que c’était bel et bien terminé puisque ça ne m’a pas fait mal. Il m’en a parlé plus tard, quand la demoiselle l’a quitté. Il s’est alors rendu compte que j’avais été très patiente avec lui (moi, oui, oui !), il m’en a remercié.

 

Depuis, on est toujours amis, on s’est parlé l’autre jour sur MSN, il m’a dit que si un mec m’emmerdait, il monterait lui casser la figure. Bon, c’est carrément pas vrai car il est pas du tout belliqueux et en plus, pour le faire quitter Toulouse, faut se lever tôt mais ça m’a fait sourire. Ce qui est marrant, c’est qu’il est sorti avec une Juliette juste après moi, tout comme Guillaume 2 et, de mon côté, je suis sortie avec un Alex quelques temps après lui, tout comme la fille dont il est amoureux depuis notre rupture (mais avec qui il n’est jamais sorti car elle vit au Québec, très compliqué). Quand on connaît le vrai prénom d’Alex, prénom pas si courant, ça laisse songeur. Bref, comme je lui ai dit l’autre jour sur MSN : « Des fois, je me dis qu’heureusement que je suis sortie avec toi, tu me réconcilies avec la gent masculine ! ». Bon, ben, je l’ai fait limite pleurer. Mais c’est vrai que de toutes mes histoires, c’est celle là la plus belle et de très loin. Rien que d’y penser, ça me donne envie de revivre une histoire longue durée…

 
Joyeux anniversaire Guillaume !

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