Le travail est une souffrance

Je m’intéresse pas mal à la problématique travail… car pour moi, il s’agit d’une énorme arnaque. Je veux dire, on m’avait vendu le travail comme un moyen de s’épanouir, de devenir quelqu’un, de réussir ma vie. Bullshiiiiiiiiit. La seule chose que ça m’offre, c’est de la fatigue, du non sens, de l’aigreur… et du fric qui me permettra de partir en voyage pour oublier quelques jours ce petit jeu de dupes. Je vous le dis, le travail est une souffrance.

Le travail est une souffrance

En fait, je crois que je ne passe pas une semaine sans voir un article sur les burn-out, bored-out, brown-out, je sais pas quoi-out qu’on nous sortira demain. On souffre, on s’invente des mots pour expliquer ce non sens qu’est notre “bullshit jobs”, nos patrons embauchent des “chief happiness officers” qui nous fournissent des jus de fruits pressés main et organisent des tournois de ping pong pour nous faire oublier que notre vie entre 9h30 et 19h, elle est nulle à chier.

Le bonheur au travail : la grande arnaque

Et le pire, c’est que j’ai complètement conscience que dans ma sphère, on est vraiment dans les “problèmes de riche”. Mon métier n’a sans doute pas vraiment de sens : personne ne veut voir des publicités pendant qu’il se balade sur le net, personne ne veut voir de pub tout court. Mon métier, c’est de vous parler de promos, de produits, de vous faire acheter. Evidemment, dit comme ça, ça n’a aucun sens et il est vrai que je n’en trouve pas particulièrement. Mais pour un job alimentaire, il est sacrément rémunérateur. Bah oui, n’oublions pas que le travail, c’est avant tout “gagner sa vie”, comme on dit. Et l’environnement est bien plus sympa qu’une caisse du Leclerc avec son violent éclairage néon et son bruit permanent ou un guichet de la Poste où tu te fais engueuler parce que le facteur n’a pas livré le colis ou expliquer d’un air désolé à la personne qui pleure à ton guichet que tu ne peux pas lui donner de l’argent car y en a plus sur son compte. J’ai bossé à la Poste, je vous jure que c’est comme ça que ça se passe (ah et les gens qui choisissent des timbres pendant deux heures alors que derrière eux, y a 25 personnes qui attendent). Si le burn-out est assez transversal quel que soit le milieu, le bored-out et browned-out, c’est pas un truc typique de bureau ?

Bored-out

Faut dire qu’on nous met la pression, un truc de ouf. Le travail fait partie de notre identité. Je ne suis pas Nina, passionnée de plongée, de dystopie et qui passe sa moindre minute de libre à rêvasser non. Je suis Nina, consultante webmarketing… Ah oui, en plus, je viens changer d’étiquette et j’en change selon le client donc c’est un peu la confusion. Le pire, c’est que quand je ne me présente pas en déclinant mon métier (ce qui arrive tout le temps dans ma vie perso), on me le demande très rapidement. Cet hiver, je suis allée à Cuba (un récit à suivre dès mercredi, regardez comme tout s’enchaîne bien par ici) en voyage UCPA : nous étions déconnecté de tout, sans Internet, rien, et en général, ça donnait ça “salut, tu t’appelles comment ? Tu viens d’où ? Tu fais quoi dans la vie ?”. Mais j’ai pas envie de parler de mon travail, moi, c’est juste le moyen que j’ai trouvé pour bien vivre et me payer ce voyage. Je ne l’ai pas choisi et il n’a rien qui va changer la vie des gens. Je ne fais que coller des sommes dans des docs excel en faisant comme si ça avait une quelconque valeur, je ne sauve ni des vies, ni la planète. Au contraire, même, je pense que mes petites activités numériques alourdissent chaque jour mon bilan carbone.

Pollution numérique

J’ai commencé un manuscrit sur toutes ces hypocrisies du monde du travail (il fait deux pages depuis… juin, quand je m’apprêtais à quitter mon ancien taf. Le nouveau me demande actuellement trop d’énergie, je préfère consacrer mes instants de répit à l’écriture de romans) où je dénonce cette société de l’ultraperformance qui nous balance que le travail est la seule voie d’épanouissement, qu’il faut vivre de sa passion, gagner du fric pour être quelqu’un, ne pas compter ses heures… Moi, j’ai un plan, un plan quinquennal (forcément) : j’ai 5 ans pour faire sauter la banque… et après, je me casse en province pour faire n’importe quel taf avec des horaires. Parce que la vie, c’est pas dans un open space qu’elle se passe.

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J’ai rencard


Bon voilà, après avoir stressé comme un(e) malade à imaginer toutes les issues possible du premier rendez-vous, et en particulier les pires, vous voici devant le cinéma à attendre. Le premier sur les lieux a toujours droit à cette angoissante question : et s’il/elle ne venait finalement pas ? Questions subsidiaires pour ceux qui n’ont que très peu fréquenté leur date avant ce rencard : vais-je le/la reconnaitre et/ou est-il/elle aussi bien que dans mon souvenir ?


Vous êtes en attente. L’autre est quelque part dans le métro, sur un Escalator ou un trottoir, sans doute en train de vérifier sa montre en priant pour ne pas être (trop) en retard histoire que celui que l’on rejoint ne confonde pas désinvolture apparente et désintérêt. Pendant ces quelques minutes avant de se retrouver, on espère ne pas avoir eu de coup de chaud faisant naître d’épouvantables auréoles, un épi malicieux ou un bouton caché qui aurait trouvé le moment propice pour faire sa sortie.


Enfin, nos deux prétendants se retrouvent et se font la bise. Il est toujours assez drôle de remarquer la soudaine maladresse des bises des futurs amoureux, comme si cet effleurement de nos lèvres sur la peau de l’autre devenait soudain le point clé de la suite de l’aventure. Souvent, les bouches partent dans le même sens, le rire est gêné et maladroit, le cœur bat un peu plus vite.


La particularité du premier rendez-vous au cinéma est la proximité physique dans un lieu sombre. Pour moi, le cinéma en temps normal se résume à une lutte de territoire avec le voisin inconnu donc hostile. Je tiens à gagner la subtile guerre de l’accoudoir, je pousse des soupirs agacés des que la personne derrière moi file des coups dans mon siège. Le but est de préserver au maximum son espace vital. Avec une personne qui vous plaît, c’est différent. Votre corps se penche subtilement vers lui/elle, la bouche à portée pour un baiser impromptu, la main traînant sur l’accoudoir histoire d’emmêler romantiquement nos doigts. Durant tout le film, votre cœur palpitera au moindre mouvement de l’autre, espérant qu’il/elle est en train de prendre son courage à deux mains pour enfin vous prendre ce premier baiser.


Vous suivez distraitement le film tandis que dans votre tête, ça questionne sec. Puisqu’il/elle ne semble pas prendre l’initiative, dois-je me jeter à l’eau ? Ou souhaite-t-il/elle regarder le film en toute quiétude ? Là, encore, la préservation de l’espace vital qui prévaut en société va vous permettre de jauger la température. Effleurez nonchalamment votre voisin(e), bras contre bras, pour voir la réaction. S’il/elle retire son bras aussi sec, vous êtes très mal parti, autant se contenter de regarder le film. S’il/elle ne fuit pas, c’est déjà plus intéressant, il/elle accepte le contact. Laissez votre bras. Puis approchez un doigt, caressez délicatement la main de votre cible. S’il/elle répond à la caresse en mêlant ses doigts aux vôtres, vous avez gagné, félicitations, vous pouvez tourner la tête pour aller glisser votre langue dans la bouche de votre nouvelle conquête.


Sauf que dans l’histoire d’amour que je vous narre, aucun des deux n’a fait le premier pas, ils sont restés tendus à guetter le moindre geste, la moindre respiration haletante mais rien. Ils ressortent donc de la salle de cinéma, les deux veulent prolonger la soirée mais se demandant comment le proposer, nonchalamment, à la cool, histoire de ne pas mettre la pression. Et l’un d’eux se lance : « j’ai un peu soif, ça te dit d’aller boire un verre ? »

Et ils enchaînent sur le verre post premier rencard, le verre de tous les dangers.

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Cette incroyable boule de bonheur

19 mars 2012. Comme tous les lundis, ma soeur me prend à la sortie du boulot pour qu’on aille jouer les Britney ou les Adele à la chorale. « Ça va ? Me demande-t-elle.
– Ouais, ouais, super et toi ?
– Ouais, j’étais en week-end chez les parents. D’ailleurs, j’ai décidé de lire de nouveaux trucs. Tiens, regarde dans la boîte à gants ! »


Je m’exécute et vois un magazine à la couverture rouge et une première syllabe : « Ma. » Premier réflexe : penser qu’il s’agit de Management et vouloir répondre « ah moi aussi, je suis abonnée ! » mais je regarde mieux et la deuxième syllabe apparaît : »…Man. » Oh mon Dieu ! « Tu… Tu es enceinte ??? » « Oui ». À partir de là, ce fut larmes et ultrasons. Et dans mon corps, une boule, une véritable boule de bonheur qui se gonfle et éclate, inondant mes tripes d’une douce euphorie. Orgasme du cœur. Je suis TELLEMENT heureuse, l’ai-je déjà été autant ? Ma sœur, ce petit bébé que je baignais dans ma prime jeunesse, cette adorable bambine à la bouille et aux yeux ronds et sa petite coupe champignon, ce petit bout là va donner la vie. Je vais repleurer un coup.

Petite anecdote : le 20 février, je me rends chez une voyante en compagnie d’Anaïs, Anna et Isa brune. Au milieu de pas mal de conneries (je ne savais pas à l’époque mais y a un sujet sur lequel elle s’est violemment vautrée), soudain, elle me parle de ma sœur et s’écrit : elle est enceinte ! Déjà, j’avais eu ma petite boule de bonheur à ce moment-là mais j’étais vite retombée, me rappelant que la dame était voyante et non la gynécologue de ma sœur. Résultat : ma sœur est tombée enceinte le 24 février… Bien vu. Dommage que t’aies pas vu d’autres trucs un peu importants et assez immédiats parce que bon, tu m’as dit sur j’allais rencontrer l’Amouuuur et peut-être même avec un mec qui bosse dans la restauration (?? C’est pas du tout un univers qui me parle) et pour le moment, peau d’zob… Enfin non, justement. Mais je m’égare.


Du coup, je traquais ma sœur. J’avais bien entendu raconté cette folle histoire de voyante à ma mère, avec interdiction d’en parler à ma sœur qui n’aime pas les marabouteries en tout genre. La semaine précédant la fameuse révélation, elle m’avait glissé « non mais les règles arrivent, je suis de mauvais poil ! ». Du coup, le lendemain, coup de fil à ma maman « Bon, Alice doit avoir ses règles depuis mardi, tu surveilles ce week-end hein ! » Ok, ça fait psychopathe dis comme ça mais pendant mes vacances en Thaïlande, j’avais rencontré une maman qui avait eu du mal à tomber enceinte et vivait très mal l’inquisition des autres « alooooors, t’es enceinte ? ». Du coup, je préférais guetter les signes que de demander directement, histoire de pas mettre la pression à ma pauvre sœur.

Et voilà, je vais officiellement être tatie. Après le marasme 2011, rien ne peut me rendre plus heureuse. Maintenant, il va falloir attendre un mois et demi avant de connaître le sexe puis c’est parti pour la phase cousette et tricot pour que mon futur neveu ou la future nièce soit le plus beau ou la plus belle. J’ai de grands projets pour cet enfant, faudra juste que j’en touche deux mots à ma sœur (si tu me lis sœurette, je voudrais bien l’inscrire aux bébés nageurs et l’y amener, dis ouiiiiii !). Je suis euphorico-hystérique, j’ai le sourire éclatant dès qu’on en parle, je pousse des hiiiii! à tort et à travers, j’attrape tous les bébés qu’on me tend histoire d’être bien prête à bichonner ce futur petit bout.

Tatie M-5.5. J’ai haaaaaate !

(en tant que tatie en devenir, je me réserve le droit d’abuser des voyelles).

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Courrier des cœurs, réponse à Philou

Cette semaine, Philou nous a posé la question suivante : 

« Bon c’est Philou le presque 50, depuis Varsovie ou je rame avec ce P… de clavier qwerty de l’hotel. Déjà si je suis a Varsovie, au lieu de copuler dignement avec ma chérie en ce samedi soir, c’est que je me suis fait larguer comme ça, ya 2 semaines, après 2 ans de parfait amour, pour déphasage soi disant … Bon, on était tous deux du même âge, un gosse de 18 ans tous les deux, qui allait justement dans le supérieur donc en théorie moins de contraintes, 80 km a parcourir pour se voir, et passé pas mal d’étapes (la belle famille, les amis, les vacances en commun, etc) bref même si il y avait tassement par rapport au début très hot et très passionnel, je n’imaginais pas interrompre ainsi une belle histoire … Au bout d’1 semaine après, j’ai tenté un dernier message que Alfred De Musset il aurait pas écrit mieux ! J’ai eu droit à je cite: j’ai passe d’agréables moments avec toi… Qu’en pensez vous ? (à part que c’est bien râpé) Dois je recommencer la quête de l’âme sœur parce que là, je commence à fatiguer … »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Enzo : Que je lise entre les lignes : 50ans, un fils de 18ans, en couple, non marié (cf *) avec une femme de 50ans qui a aussi un fils de 18ans (lequel va dans le supérieur, les deux ?). Ou il faut lire 20ans de parfait amour au lieu de 2ans, auquel cas c’est un seul fils de 18ans ? En même temps si la fin se gère en trois semaines, j’aurais tendance à privilégier le premier cas, que je vais prendre comme base. 50 ans, un fils d’une première union, une histoire de 2ans qui se finit. Combien d’histoires avant ? La question n’est pas « dois-je recommencer la quête de l’âme soeur » mais « faut-il encore croire à l’âme soeur » ! La quête de l’âme soeur, non. La quête d’une compagne, pourquoi pas si vous (à 50ans, j’ai tendance naturellement à vouvoyer) n’êtes pas fatigué des inconvénients, et puis les hommes vivent plus longtemps en couple que seul.

*: utilisation de ‘chéri’ au lieu de ‘femme’ et histoire de 2ans à un âge de 50ans

Tatiana : Moi je pige pas bien la question. Il veut savoir si c’est vraiment fini avec elle ou il veut savoir s’il a une chance de rencontrer quelqu’un avec qui ça dure ?

Keira : Vu le nombres de potes de mon père qui trouvent l’amour, je crois que l’espoir n’est pas mort, loin de là.En plus, avec
le gosse en moins, ça va faciliter les choses.Donc… le marché est ouvert, foncez ! ^^

Petite Cervoise : 50 ans, un grand enfant qui est indépendant, promesses de sexe débridé, passion… bon, s’il n’y avait pas Varsovie, le style décousu et « Philou », je dirais « Viens te consoler dans les bras de Petite Cervoise ». (prière d’envoyer un relevé bancaire pour information, on pourra peut être s’arranger)

Nina : Bon, je vais sans doute faire ma cynique mais voilà, moi, l’âme sœur, je n’y crois pas et je n’y ai jamais cru. Dans cette histoire, j’ai l’impression que ce qui te plaisait le plus chez cette compagne, c’est le nombre de vos points communs. Ca me paraît un peu léger. A part l’âge, les enfants, le sexe, aviez-vous des passions communes ? Je crois que le problème est que tu cherches trop un idéal. Il n’y pas si longtemps, tu parlais de ton divorce, cette femme n’a-t-elle pas eu peur d’être la roue de secours ? Celle qui se retrouve à la place de l’épouse partie ? Si tu te mets la pression de l’âme sœur à chaque fois, tu ne t’en sortiras pas. Vis les choses avec plus de légèreté,
sans parler d’étapes ou autres. Laisse faire les choses. Cette femme avait déjà vécu une situation matrimoniale, il est probable qu’elle n’ait pas eu envie de remettre ça, tout simplement.

Voilà, si toi aussi, derrière ton écran, tu veux nous poser une question, tu l’envoies soit ici en comm, soit par mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), soit facebook ou twitter si tu peux le faire en moins de 140 caractères.

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40 jours, 40 nuits et même plus !

Je vous l’ai annoncé la semaine dernière au détour d’un article : je relance l’opération abstinence active. Ou lesbianisme abstinent ou No more mec in 2007, au choix. J’aime bien donner des noms à mes opérations de vie. Ca fait commando. Bref alors que je décidais ça, j’ai vu un chef d’œuvre du 7ème art appelé « 40 jours et 40 nuits » où le héros décide de ne plus avoir de sexe pour oublier son ex. Ben moi, c’est pour remettre un peu d’ordre là dedans.

 

Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai décidé ça tout à coup. Ou alors vous vous le demandez pas mais je vais le dire quand même. C’est à cause d’une goutte d’eau en trop, celle qui fait déborder le vase. En quelques mots, récemment, j’ai rencontré THE mec parfait ou à peu près : intéressant, intelligent, cultivé, curieux, touche à tout. Et beau. Mais alors beau, un truc de malade. Après un premier rendez-vous idyllique de 24h (rien que ça) et deux nuits tendres et torrides à la fois, je commence à flipper. Alors que je disais à Vicky : « non mais t’as vu comme il est beau, je fliiiiiiiiiiiiiippe ! », je reçois un mail : « ça fait pas longtemps que je suis célib, je sors d’une longue relation. Mais toi parfaite, je regretterai sans doute ». Bon, j’insiste un peu mais non. Donc, forcément, là, c’est trop. En 2007, j’ai côtoyé plus ou moins une dizaine de mecs, seuls 3 échappent au titre de connard : Gaétan (le dernier en date), Gabriel (même si quelques maladresses parfois) mais le titre de gentleman ultime, irréprochable de bout en bout revient à… Guillaume IV, celui là même
qui m’a quittée genre le 4 ou 5 janvier. Pour le reste, une succession de « je te baise, je disparais » ou « je te donne pas un billet mais le cœur y est ». Donc stop.

Le problème c’est que tout ça finit forcément par faire douter. Même si mes amis me disent que je suis géniale, même ceux qui me quittent dans les règles vantent mes qualités mais ça suffit pas. Bien sûr qu’on a tous et toutes vécu des sales histoires, je suis pas la seule et je vous sors pas la complainte de la pauv Nina. C’est pas du tout le but de cet article qui se veut optimiste. Là, je me range des voitures quelques temps pour me recentrer un peu sur moi, regonfler ma confiance en moi. Parce que même si l’amour, ça se mérite pas, je suis quelqu’un de bien qui a des choses à offrir (et à recevoir aussi). Faut juste que je change ma façon de procéder, je pense, que je sois plus sélective, moins précipitée. Plus naturelle aussi parce que de peur d’effrayer ces messieurs, je dis rien, je montre rien. Forcément, je passe pour la bonne sexfriend de service mais pas mieux. Alors que je peux être géniale comme petite amie, même si je demande à mon mec de m’acheter des tampons et du démaquillant (3 ans après, Guillaume m’en a encore reparlé, le pauvre !). Je fais pas des scènes pour rien parce que ça me saoule. Ouais, les disputes, c’est fatigant, j’aime pas.

 

Donc voilà, je me lance dans un hiver cocooning ressourçant. Le tout pour racheter une belle confiance en moi toute neuve. Bah oui, c’est mathématique : mieux je suis dans ma peau, plus je rayonne, plus je suis attirante. Par ailleurs, en ayant confiance en moi, je peux démarrer en relation en toute sérénité au lieu de bouder mon plaisir genre « il est merveilleux, fantastique mais il va me plaquer, c’est sûr de sûr ». Non parce qu’autant le boulot, après une crise, j’étais obligée de continuer à chercher parce qu’un taf, j’en avais besoin mais un mec, non. Je dirais pas que c’est un bonus mais comme je suis pas dans une logique « tiens, si je trouvais un père pour mes futurs enfants ». De toute façon, si je commence à rentrer là dedans, je crois que le risque de se prendre un mur augmente. Non parce que si je me mets la pression, je vais forcément la mettre sur l’autre qui n’a rien demandé et ça ne va pas être vivable. Zeeeeeeeeeen, ma fille, zeeeeeeeeeeeen. Donc voilà, j’ai ressorti mon tricot (j’ai un peu massacré mon pauuuuvre échantillon), ma couverture, je passe mes soirées peinardes à la maison et ça me fait du bien. C’est un peu comme un roman qu’on écrit : si à un moment, on bloque, ça ne sert à rien de s’acharner. Si on insiste, on va sortir un truc médiocre, au mieux moyen, mais si on laisse reposer, le chef d’œuvre est au bout du chemin. Ou du moins, un truc qui nous plaît.

Donc voilà, c’est parti pour une soixante dizaine de jours d’abstinence minimum. Ca tombe bien, avec mon boulot, je vais être très très occupée.

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La liste qui fucke le world

– Bon, le piercing au nez, c’est fini. Il s’était légèrement infecté et en plus, je l’ai un peu arraché par accident dans la nuit de vendredi à samedi, je pense que je ne retenterai pas l’expérience. Et l’hexomédine, c’est pas le mieux pour désinfecter, apparemment.

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– Dans la série « on s’éclate avec les bugs », cette semaine, le gros bug qui tue : « monsieur l’anim, monsieur l’anim ! Je suis ptitangekrokromignon_27 et
là, je suis sur l’administration de petitpoulpeviolet16, je comprends paaaaaaaaaaaaaaas ! ». Hé oui, les administrations se sont mélangées et donc certains en wap se connectaient sur le compte d’un autre, pouvant donc lire ses messages privés, écrire sur son blog et tout ça. Quand j’ai vu ça, j’ai frémi, ça va encore me faire une révolution. Et bé non ! Je pense que beaucoup ont aimé lire les pv des autres.

 

– Quand on cherche quelque chose, toujours le chercher là où il est censé être. Par exemple, mon papa a cherché son appareil photo deux heures dimanche… Il était dans sa boîte, bien rangé. Tout comme Vicky qui a cherché trois plombes ses télécommandes qui étaient à leur place.

 

– Cette semaine, j’ai eu droit à des perles (comme d’hab, quoi), je vous mets quelques dialogues entre moi et mes amis blogueurs. « Anim, je comprends pas pourquoi mon article est censuré. J’ai un bac L et je sais que rien n’est vulgaire dedans ! – Bonjour, malgré vos diplômes, le mot chier est bel et bien vulgaire ». « Anim, lis mes PV avec Zigouigouibogoss, il me traite ! Fais quelque chose ! – Bonjour. Non, je ne ferai rien puisque c’est vous qui commencez les insultes donc merci de respecter la cordialité de la plateforme – Hé mais je l’ai même pas insulté ! – Si, lui parler de sa « mouille crasseuse », c’est quand même une insulte ! ». Bon, après, y en a un qui me pond un roman pour me dire que la modération lui en veut mais je lis même plus alors je sais pas ce qu’il dit. Sinon citons le charmant monsieur qui m’a suggéré de « mettre mon poing dans le cul des modérateur en espérant qu’il chope des MST ». Hop, je l’ai mis en liste noire sans lui expliquer qu’une MST se chope pas par le poing.

 – Mme Bon Point est venue s’excuser de sa conduite. J’ai gagné !!!
 

– Cette semaine, mon papa était à Paris donc on est allés au resto se péter le bide (j’ai pas réussi à finir mon plat). Ma sœur me raconte une anecdote qui m’a fait marrer, je ne résiste pas à l’envie de vous la raconter. Ma maman est donc infirmière en plateau technique dans le service où mon papa travaille de temps en temps. L’autre jour, elle reçoit un monsieur « Mais c’est quel docteur qui a prescrit cet examen ? – Heu… C’est le docteur Mandibule. – Ah, c’est pas le docteur Bartoldi ? Je l’aime pas, il est nul ! » Donc ma mère prend sur elle « Non, non, c’est le docteur Mandibule. – Ah tant mieux parce que ce docteur Bartoldi, quel nul ! ». Ma mère commence à respirer fort. Et là, évidemment, mon papa
passe dans le couloir ! « Ah bon sang, sa gueule me revient pas au docteur Bartoldi, c’est un connard ! – Mais qu’est-ce qu’il vous a fait le docteur Bartoldi ? – Rien mais sa gueule me revient pas ! » Et là explosion : « Ecoutez, monsieur, votre tête ne me revient pas non plus. Moi, ça fait 30 ans que je vis avec lui et je peux vous garantir que ce n’est pas un connard. Et c’est pas parce que sa tête vous revient pas que vous devez remettre en cause ses compétences ! – Oui, pardon. N’empêche que sa tête ne me revient pas ! ».
Là, on admire ma maman qui a fini son examen sans le faire souffrir.

 

– Merde, je dois aller chercher un recommandé à la Poste. Je vois absolument pas ce que c’est (sans doute un nouveau chéquier, je ne vois pas d’autres explications) mais la Poste étant fermée quand je rentre le soir, va falloir que je me lève plus tôt pour y aller, fuck.

 

– Titfayot a fait fort ses derniers jours pour avoir son trophée du jury, genre il me lèche les bottes qu’il en peut plus. Hier, il me fait « aaaaaaaaah, j’espère avoir une belle surprise lundi [surtout que les résultats sont mardi] parce que j’ai jamais de chance au jeu… ». Donc, je lui ai fait remarquer que me mettre la pression n’était pas cool. Surtout que comme c’est un mec qui a gagné l’an dernier, là, on a choisi une fille.

 

– Au boulot, cette semaine, ça a été plus détendu, sélection de dailymotion envoyés par mon collègue Claude.


Tournez manège
envoyé par J-Noel

Clio 747
envoyé par lopeprod


Sinon, j’ai bien ri quand nos amis Tchèques ont pushé la nouvelle homepage annonçant que les élections étaient finies et « viens vite voir les résultats ! ». Super le vote se termine lundi ! Heureusement, les gamins ont pas fait gaffe.

– J’aime la SNCF, cette merveilleuse entreprise qui méprise les usagers d’une façon à peine croyable. Vendredi, je pars tôt du boulot car j’ai des courses à faire (tôt, c’est 18h20, vous excitez pas non plus). Arrivée à la gare à 19h05, je rate mon train de 19h05. Pas grave, y en a tous les quarts d’heure. Sauf que le train de 19h20 saute. La dame de la SNCF nous explique bien que les trains des voies 14 et 22 vont partir avec du retard mais mon train à moi, personne ne nous a prévenu qu’il était annulé. A l’arrivée, je suppose qu’il a été supprimé pour régulation du trafic. Mais merci de nous prévenir, bande de connards.

 

– Oui, je sais, je parle que boulot mais le soir, suis trop claquée pour travailler ma vie privée. Moi, en ce moment, la seule chose dont j’ai envie, c’est d’un bon gros câlin à caractère non sexuel. Et puis avec la météo, j’ai globalement le moral en berne, je me sens à peu près aussi séduisante et sexy que Maïté qui viendrait de cuisiner de l’ail.

 

– Cette semaine, je suis pas allée à la piscine. Motif : mercredi soir, 0h passé, me suis rendue compte que j’avais plus de crème dépilatoire. Et moi, je me mets pas en maillot si j’ai trop de poils. Alors non, j’en ai pas tant que ça mais quand même, c’est pas net net et ça aurait été trop la honte.

 
– Et une petite bonne action. Un caillou dans l’édifice.
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De chômeuse à travailleuse : le moment M

Lundi, je vous ai donc appris, l’air de rien, que j’avais du taff. Un vrai, un CDI, avec des horaires et un bureau et tout. A moi les joies du métro aux heures de pointes sur une ligne qu’est pas des plus joyeuses mais putain, ça me rend heureuse.

virgin-suicides

Revenons au moment M, celui où mon téléphone a sonné. Je vois s’afficher un numéro bizarre à 4 chiffres donc à aucun moment, je ne pense que c’est la réponse à mon entretien. En fait, j’étais pas certaine, certaine d’avoir la réponse vendredi, peut-être que tous les gens n’avaient pas rendu leur rédactionnel ou autre. Donc je suis en terrasse avec Lola et je m’en fais peu. Ma sœur a beau me harceler parce qu’elle a oublié son portable, ça va.

 Donc 18h, le téléphone sonne, ce curieux numéro à 4 chiffres. Et là, l’incroyable, l’inattendu et l’inespéré arrive : « vous êtes prise Nina. Tu commences lundi ? ». Voilà, ça, c’est Claude, mon nouveau boss donc et maintenant, on se tutoie. J’ai eu un petit aperçu de mes collègues (mes collègues, ouééééééééé) en allant à l’entretien jeudi, je pense que je serai dans les plus vieilles et ça rigolait bien. Mais bon, je verrai quand je serai intégrée.

Donc il me reste un week-end avant de devenir une salariée. Sur le coup, je percute pas, même si je me mets à trembler comme une feuille puis tout à coup, tous les aspects positifs arrivent. Avoir un boulot, ça veut dire avoir des horaires, se lever à une heure décente (genre à une heure à un chiffre), vivre le même rythme que les autres, ne pas rougir quand on vous demande votre profession. Ne plus avoir à subir les « mais tu envoies des CV au moins ? », « il paraît que tel journal recrute, tu devrais postuler », « moi, je connais des gens qui ont trouvé du boulot facilement dans ta branche, c’est bizarre… », « au lieu de pleurer, bouge ton cul, feignasse ! ». Ou le mieux « et tu vis comment ? Ah ce sont tes parents qui t’entretiennent… Ouais, je vois ! ». Oui, il y a des jours, j’avais la sensation de devoir m’excuser d’être au chômage et de demander à mes parents de m’entretenir. Mais moi, je demandais que ça d’avoir du taff et enfin ! Faut dire que ces derniers mois, je n’ai vraiment pas ménagé ma peine et enfin, ça a payé !

 Après avoir réalisé, des tas d’idées me viennent en tête. La première : youpi, je vais déménager ! Bon, je vais attendre un chouia avant d’envoyer mon préavis mais ciao mon rez-de-chaussée, youhou ! Ah tiens, ça me fait penser qu’il va falloir que j’ouvre un nouveau compte en banque, le mien est toujours domicilié à Toulouse et c’est chiant. Ah oui, tiens, faut que je rapatrie tout ce qui était retiré sur le compte de mon père, genre le loyer, EDF-GDF… Et mes allocs alors, elles deviennent quoi ? J’ai rien déclaré en 2006 donc je devrais les avoir un an de plus, non ? Et les impôts comment ça marche ? Où je demande à être mensualisée ? Et pour la sécu et la mutuelle ? Hein ?

Et puis après, on pense aussi au boulot. C’est la première fois de ma vie que je suis embauchée en CDI. Mes boulots d’avant, c’était du court terme qui se mesurait en semaine ou en mois donc au pire, si je m’y plaisais pas, c’était pas grave. Là, ça va se mesurer en année. Le premier contact fut bon et je me fais pas trop de soucis pour être honnête mais c’est étrange de se dire que durant les prochaines années, ce sera ma vie, mon quotidien. Je me lèverai tous les jours ouvrables à 7h30 puis j’irai travailler et je rentrerai le soir, je pourrai même dire « pfiou,
je suis claquée ! ». Une vie rythmée. Ca peut paraître trop métro-boulot-dodo mais moi, ça fait quasi un an que j’avais pas bossé dans un bureau et ça m’enchante.

Le nuage noir du chômage est parti de mon ciel. Vendredi, je réalisais pas puis tout à coup, je me suis sentie épuisée. Toute cette tension accumulée ces derniers mois s’est envolée et j’avais juste envie de dormir. Le soir, après quelques coups de fils et récits MSNiens, tous mes amis sont ravis pour moi, je me demande si j’ai pas un peu trop foutu la pression sur
tout le monde avec mes gros coups de déprime et tout ça. Je sens que Nina la chômeuse va pas leur manquer à eux !

Moi maintenant, je vais avoir une vie plus jolie avec des horaires, des congés planifiés à l’avance (plus facile pour planifier les retours au pays), je pourrai m’inscrire à des activités artistiques et déménager aussi. Enfin, maintenant, je peux vivre, quoi ! Vendredi, je me suis endormie avec le sourire. Samedi, je me suis réveillée avec le sourire (sans rapport avec
le rêve érotique orgasmique que je venais d’avoir). Ca faisait longtemps que ma nuit n’avait pas été perturbée par des pensées noires. Et franchement, ça fait du bien.

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Les histoires d’amour finissent mal (en général)

Par Jane

Si on se réveillait un matin en se disant mutuellement « Je ne t’aime plus, je te quitte, je pars avec la télé et la table basse je te laisse le lit et le chien, sois heureux(se) et envoie moi un faire part de ton futur mariage », ça se saurait, et les marchands de poupées vaudoues feraient faillite (ainsi que les revendeurs de mort au rat à la sauvette)

Il semble donc qu’une rupture réussie passe par une période de bouffage de chignon en bonne et due forme (oui, je fais des généralités, mais honnêtement, les ruptures à l’amiable, c’est beaucoup moins drôle!) Mais afin de faire ça bien, il faut respecter quelques règles de base. Le basique 6 temps de la rupture merdique.

1 – Commencer doucement à se détacher

Pour qu’une rupture sadique soit une réussite, il faut d’abord réussir à mettre la rupture sur le dos de l’autre. Parce que sortir largué, martyrisé, esseulé, éploré etc etc suite à une brutale découverte de la méchanceté humaine, c’est beau, c’est grand, c’est triste. Bref, tout le monde vous plaint. Mais quand on veut se faire larguer, ça aide pas. La solution est donc de commencer doucement à mettre la pression sur l’autre. « Tiens, j’avais jamais remarqué que tu avais de la cellulite » marche très bien auprès des jeunes femmes traumatisées à la seule lecture de ce mot. Vous aurez la paix pendant 2 heures, le temps de localiser, maudire, crèmer, remaudir cette foutue cellulite qui n’était même pas là hier, d’abord. Et vous rappelerez à votre douce et tendre qu’elle n’a plus le statut de déesse vivante à vos yeux, mais celui de nana comme les autres, avec de la cellulite. « Mais oui j’aime quand on fait l’amour, c’est plein… d’amour, alors qu’avec machin c’était uniquement sexuel et bestial » marche très bien pour ces messieurs, le doute sur les capacités de bestialité (donc de virilité) faisant assez souvent mouche. Bien entendu, ce ne sont que des exemples et non un guide exhaustif des petites phrases assassines permettant de rappeler à l’autre qu’après tout, il n’est qu’un être humain, potentiellement interchangeable avec le modèle plus récent et plus perfectionné.

2 – Mettre de la distance

Maintenant que votre partenaire n’est plus sur son petit nuage et se rend compte que de grandes mesures s’imposent pour reparaître parfait(e) à vos yeux, il faut passer à l’étape 2, la suggestion « C’est bien que tu te remues, mais il est peut-être trop tard. » Par la même occasion, vous pouvez lui faire découvrir comme la vie est dure sans votre présence. Parce que oui, votre présence est un honneur et un bonheur de chaque instant, il ne faudrait pas l’oublier! Il est donc temps d’organiser ce petit week-end entre potes/copines. Attention, pour maintenir une aura de sainteté, il ne faut absolument pas préciser que ce week-end sera mixte. Chéri(e) d’amour est peut-être effondré(e) par la découverte de sa cellulite naissante et/ou de sa libido décroissante, mais n’est pas encore totalement stupide. En cas de suspicion, un simple « Mais ptain t’es paranoïaque toi! » sur un ton exaspéré réussit généralement à calmer la crise naissante. Au pire, préciser le nom de quelques participants (mais surtout pas celui du canon intergalactique qui vous fait fantasmer depuis 6 mois ou de la greluche qui vous tourne autour avec la discrétion d’un troupeau d’ours autour d’une ruche) Durant ce week-end, faire le mort. Ne pas répondre au message le premier soir. Couper son téléphone le second. Le rallumer mais sans répondre le troisième. Envoyer un texto exaspéré le quatrième « Je suis crevé, malade et pas encore rentré, fais ce que tu veux » (en réponse au « on se voit ce soir ou pas? ») En clair, torturer l’autre pendant un long week-end (oui, les longs week-ends font 4 jours) et être cassant ensuite. Si toutefois votre partenaire avait un sursaut de fierté, et refusait de vous parler, ne surtout pas faire le premier pas, vous ruineriez tous vos efforts. Laissez le/la revenir (pour le coup de grâce)

3 – La mise à mort

Au bout de quelques jours de silence radio, l’être jadis aimé risque de cèder, et de tenter une approche MSNienne (petit(e)s veinard(e)s), téléphonique (moins drôle, il faut trouver le ton juste) voire même, pour les plus malchanceux, visuelle (quelques leçons au Cours Florent peuvent servir dans cette dernière éventualité) Cèder maintenant devant la détresse palpable du futur-ex qui telle une mouette isolée a senti le vent tourner serait une grossière erreur. Vous avez entamé la phase d’isolement psychologique et de remise en question, il ne faut pas faiblir! Quand votre partenaire s’énerve légèrement en demandant une explication à ce silence radio, énervez-vous deux fois plus (tout est question de proportions pour que cette recette fonctionne) Non mais c’est vrai, ce n’était qu’un week-end, et puis d’abord, il ou elle fait pire et ça ne le/la dérange pas. Ouch. Ben oui, il faut enfin porter le coup bas, le bien mesquin. Réattaquer sur le sujet de la perfection pas si parfaite que ça. Parce que oui, pendant les week-ends en famille, l’amour de votre vie a tendance à ne pas appeler tous les soirs, ou à ne pas passer sur MSN. Un comble quand on sait quand même que les visites à la famille sont au nombre impressionnant de 3 par ans. Ne pas trouver le moyen d’envoyer plus d’un texto par soir ou d’appeler plus d’une fois tous les 3 jours méritait bien un week-end de silence absolu! Quand votre psychopathe en devenir demande d’un ton excédé « Tu veux quoi finalement? Qu’on en reste là? » répondre, d’un ton encore plus excédé (c’est vous la victime de l’ignoble chantage à la rupture quand même!) « A chaque fois c’est pareil, une engueulade, et tu veux tout larguer. Alors ce coup-ci, oui, c’est bon, c’est fini. »
ATTENTION: Gaffe à n’absolument pas commettre: Rajouter (sans reprendre votre souffle) « Et tu me diras ce que je dois faire pour la banque et quand je dois venir signer les papiers et récupérer mes affaires. » Ca fait un chouia prémédité (mais juste un chouia hein!)

4 – Gèrer l’après rupture

Vous pouvez souffler, le plus technique est passé. Mais il ne faut cependant pas vous endormir sur vos lauriers, tant que maintenant-ex n’est pas totalement sorti(e) de votre vie.
– Prenez des nouvelles quand vous sentez que ça ne va pas. Parce que vous êtes un monstre, mais que ça vous dérange quand même de faire souffrir quelqu’un que vous avez aimé (dans une autre vie) Ou parce que vous êtes un monstre et que le malheur de l’autre vous remplit d’une jouissance inexprimable.
– Soyez plein de bonne volonté, mais expliquez que les éléments sont contre vous. Vous aimeriez beaucoup récupérer les trucs embarassants qui jonchent l’appartement, mais sans le permis et avec vos horaires de travail, il faudrait que l’ex se rende un peu compte que vous ne pouvez vraiment pas. Non non, vous n’avez pas un seul moment le week-end de disponible (voir explication plus bas)
Il faut noter que rester en bons termes est indispensable afin de continuer à profiter pleinement de la bonté (niaiserie?) naturelle de votre ex.

5 – La période assisté de la vie

Une fois l’ex bien anéanti et très emmerdé(e) par la paperasse qu’il/elle se tape seul(e) vous pouvez recommencer à vivre. Mais attention, quelques précautions s’imposent afin de rentabiliser au maximum ce temps béni des dieux de la glanditude:
– Evitez d’utiliser la carte bancaire du compte commun pour payer un week-end à votre nouvelle greluche (vous savez, celle du week-end entre potes) Parce que le pigeon de service va se rendre compte que vous avez encore moyen de retirer de l’argent, va connaître votre localisation géographique, va savoir que le week-end où vous n’aviez pas le temps de venir chercher vos affaires, c’était parce que vous aviez une nouvelle pintade à honorer. Et ex bafoué(e) va aussi réfléchir, d’un coup…
– … et bloquer le téléphone dont les factures sont encore débitées sur son compte. Donc avoir accès à l’historique des textos envoyés depuis le site. Donc découvrir le double jeu qui durait depuis des mois. Donc l’avoir un peu mauvaise d’un coup.

6 – Le summum de la revanche: les menaces

Bon, vous êtes grillé(e), votre ex sait que vous avez un peu joué avec lui/elle, le rôle de la victime larguée devient un peu plus difficile à incarner en étant crédible. Surtout que là, la victime, ce n’est plus tellement vous quand on y réfléchit bien. Et puis comme la nouvelle victime est un peu furax, et pense (mais uniquement en pensée) à de multiples revanches (griffonner le numéro de téléphone de la nouvelle dans les toilettes d’une aire d’autoroute, revendre vos affaires sur eBay, hurler au monde entier sa haine profonde…) et que vous ne savez pas qu’il ou elle à une conscience et donc ne fera pas grand chose, next step: Les menaces: « Tu veux jouer, on va jouer. » Arghhhh. Ben oui, les menaces, ça marche toujours, si vous avez toujours les clés, et un esprit assez pervers pour pourrir l’existence de l’autre. Accessoirement, vous perdez tout reste de considération qu’il ou elle avait pour vous, mais greluche ou nouveau canon sont là pour vous regarder avec de nouveaux yeux pleins d’amour en vous répètant que ce n’est vraiment pas juste d’avoir à vous farcir un(e) psychopathe comme ça. Qui a dit que l’amour rend aveugle déjà??

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n’est que pure coïncidence (j’aurais peut-être du le mettre au début ça)

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Les joies des relations amoureuses

Depuis le temps que tu me connais, lecteur, tu as dû remarquer un truc récurrent chez moi : je suis une merde intégrale en matière de gestion des sentiments et, de ce fait, des relations amoureuses. Je dis bien amoureuses, pas sexuelles. Récemment, j’expliquais à un ami qu’hormis avec Guillaume, mes relations n’avaient pas été significatives dans leur durée (2 mois et demi, après, record battu !). Et là, ce gentil jeune homme me demande si j’ai pas aussi ma part de responsabilité là-dedans. Après l’avoir éviscéré avec un cure-dent*, j’ai réfléchi à la question.

 

 

Bon, dans ma vie, je considère de façon unilatérale avoir eu 6 petits amis. Mais en fait, y en a deux, je suis plus très sûre avec le recul mais on va rester à 6 quand même. Bon, bien sûr, l’histoire marquante de ma vie, c’est Guillaume 1er. 4 ans et demi, pas une engueulade, une relation tranquille au possible (et reposante, nostalgie, nostalgie…). Le reste, ça a été passion (ou pas d’ailleurs), quelques temps marchant main dans la main et on se sépare, sur le quai d’une gare. Bon, alors, certes, il y a souvent des histoires avec une autre femme ou des problèmes qui font que j’ai pas ma place dans la vie du jeune homme. Si je reprends la liste, à part pour Arnaud (mais je n’ai jamais eu le fin mot de l’histoire), je peux trouver une bonne excuse pour dire « c’était lui et pas moi ». D’ailleurs, c’est ce qu’ils me disent tous « c’est moi, c’est pas toi ». Oui mais arrive un moment où on se demande ce qu’on a fait. Parce que, ouais, ok, tous des connards, si on veut, mais quand même. En plus, je tombe même pas que sur des connards donc ça vaut pas.

 

Donc, je réfléchissais à tout ça en me brossant les dents. Oui parce que curieusement, quand je me toilette, je réfléchis à ma vie mais je sais pas pourquoi. Donc j’essayais d’analyser ma vie sentimentale en essayant d’isoler ce qui avait fait que ça avait marché avec Guillaume et pas avec les autres. M. MSN a suggéré que mon problème était que je m’enflammais trop vite. Je ne nie pas avoir une tendance à m’emballer toujours un peu trop vite mais c’est pas tellement un problème en amour, c’est un problème partout, dans toutes les sphères de ma vie. Une annonce ANPE qui correspond 100% à mon profil ? Je m’imagine déjà aller travailler dans cette entreprise. Avec les hommes, je m’imagine pas forcément mariée avec X gosses avec un mec qui me fait vraiment craquer, quand même, mais bon… Ceci étant, ça n’a pas été un souci avec Guillaume 1er alors que nous avons consommé très rapidement (genre suite au premier baiser). Alors que ma pensée cheminait dans ma petite tête et que ma brosse à dent frottait avec vigueur mes dents, projetant du dentifrice sur le miroir (oui, les brosses électriques, c’est bien mais faut faire attention),il m’a semblé voir un souci comportemental autrement plus grave, à savoir que je n’envoie pas de message. Enfin, si mais pas comme il faut donc il n’est pas perçu comme il devrait.

 

Servant de docteur des cœurs pour la moitié de mes contacts MSN, je suis un peu effrayée par les nanas (car ce sont souvent elles) qui sont incapables de passer une heure sans avoir le besoin de communiquer leur amour à leur roudoudou adoré. Perso, je préfère respecter l’espace vital de chacun. Je dis pas que je suis complètement réfractaire aux textos et aux manifestations amoureuses, pas du tout. Mais moi, je serais un mec, je recevrais trente textos par jour à base de « je pense à toi, j’ai envie de te voir », ça finirait par me saouler. Sauf que ce sont peut-être elles qui ont raison. Disons que je pars du principe qu’il vaut mieux que je fasse pas chier mon nouvel homme, que je lui foute pas la pression… Sauf que, du coup, à force d’être distante et de me blinder, je suppose qu’ils finissent par penser que je ne les aime pas et me quittent sans trop d’état d’âme. Même dans les ruptures, je m’efface, je me bats pas. J’accepte la décision sans discuter, histoire de ne pas me mettre à pleurer devant lui. Mais alors, pourquoi ça a marché avec Guillaume et pas avec les autres ? Parce que Guillaume, je le voyais quotidiennement à la fac donc pas de questions de textos à envoyer ou pas, coup de fil à passer. A une époque, on était même 24h/24 ensemble, 5 jours sur 7 (ouais, le week-end, chacun sa vie, faut pas déconner non plus). C’était d’une simplicité agréable. Les autres, je les fréquentais pas quotidiennement, à cause de la distance ou du travail ou des choses comme ça. En gros, si je suis nulle en gestion d’une relation amoureuse, c’est un peu parce que je sais pas faire.

 

Evidemment, j’essaie de me soigner, d’arrêter de croire que je « dérange » systématiquement mon mec et que je peux l’appeler juste pour prendre des nouvelles et pas parce que j’ai une raison précise. Enfin, je fais ça aussi dans ma vie, je n’appelle jamais personne « juste comme ça », je parle rarement aux gens sur MSN « juste comme ça ». Du coup, je passe pour une bêcheuse mais bon.

 

Quoi qu’il en soit, va falloir que j’apprenne un peu à exprimer mes sentiments sans avoir peur d’effrayer monsieur. Après tout, avoir envie de l’entendre, de lui parler, de le câliner, c’est pas non plus une demande en mariage !

 

* En vrai, aucun jeune homme n’a été blessé dans cette histoire, juste un peu de feutre sur le nombril mais c’est pas ma faute.

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Insomnie mon amie

Par Tatiana

Rien de mieux pour commencer la semaine qu’une bonne insomnie. C’est le genre de truc qui me rend d’humeur massacrante pour le reste de la journée. Je sais que pour ceux qui connaissent vous êtes comme moi, vous détestez ça. Une insomnie c’est horrible. Déjà tu te réveilles alors que tu voudrais dormir, et comme en général tu fais des insomnies parce que tu es préoccupé par quelque chose, tu te mets à penser et alors là c’est mort pour te rendormir. Donc tu ne peux pas dormir et en plus tu penses a des trucs déprimants ou énervant. Parce que c’est très rare que ton insomnie soit due à quelque chose qui te mets de bonne humeur. En tous cas moi je déteste les insomnies donc là je suis de sale humeur. En plus c’est ma semaine de partiels donc autant dire une semaine de merde.

Mais je vous ferais grace d’un article sur l’insomnie, je vais plutôt vous parler des épisodes de sex and the city de vendredi, et de la nouvelle serie du dimanche sur la six. Vendredi c’était l’épisode ou Carrie et son mec (oui je sais pas comment écrire son nom) se séparent pour la 2e et dernière fois. J’avais jamais vu cet épisode et je dois avouer que je n’ai pas bien saisi les raisons du mec pour rompre. D’après ce que j’ai compris il prend le refus de se marier de Carrie pour une marque de non amour. Il lui met la pression et lui dit que si c’est pas maintenant ce sera jamais. J’ai vraiment trouvé ca injuste pour elle. En quoi le fait qu’ils se marient va changer quelque chose ? S’il n’a pas confiance en elle c’est pas en ce mariant que ca va l’empecher d’aller voir ailleurs. Y a vraiment des gens sur terre qui trouve qu’il y a une différence entre être marié et ne pas l’être ? Moi je crois que tout ça c’est dans la tête et dans le regard des autres. Là le mariage il a réussi qu’à un truc : briser la relation.

Mais parlons de la nouvelle série de la six : Kevin Hill. J’adore glander devant la tv le dimanche aprem donc je regarde un peu tout ce qu’il y a. Et là je suis tombée sur cette nouvelle série. C’est un ally mc beal inversé dans le sens où c’est l’histoire d’un avocat un peu macho qui se tape plein de nanas et travaille qu’avec des mecs comme lui. Le truc c’est que son cousin meure et lui laisse sa petite fille à élever. Il se retrouve donc obligé de changer de cabinet d’avocat car il a besoin de plus de temps libre, et attérit dans un cabinet avec que des filles. On le voit faire petit à petit l’apprentissage du monde de la psychologie féminine et de la paternité. Comme dans ally, on explore les sentiments humains et on voit des procès. Les personnages sont tous particuliers, il manque plus que les toilettes mixtes. C’est clair que la série s’est inspirée d’ally mc beal. D’in côté je trouve ca dommage et de l’autre c’est bien car comme ils les diffusent plus les ally (message à M6 c’est quand que vous les rediffusez ), au moins on a un truc pour pallier. Et puis surtout c’est mieux que les sagas du dimanche que j’ai du voir je ne sais pas combien de fois.

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