Quand t’es en couple…

C’est l’été et il fait trop chaud pour être tout le temps énervée donc j’ai décidé de mettre la pédale douce sur mes articles féministo-politico-réveillez-vous-putain et remettre un peu de douceur et de légèreté sur ce blog. En fait, c’est assez amusant de voir l’évolution de ce site, d’un truc léger de jeunes cons privilégiés à un truc de meuf toujours énervée. Mais là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, je vais vous parler d’amour ou tout du moins de relations amoureuses. Quand t’es en couple, la vie n’est plus la même.

Quand t'es en couple

Je suis passée de longues années d’un célibat joyeux, entrecoupé certes de quelques épisodes de relations amoureuses parfois monogames, à une vie de couple peinarde. Je partage désormais mon foyer avec mon doux Victor et nos deux chats fous, ma vie est belle. Ca ne veut pas forcément dire que la vie de couple, c’est mieux que le célibat, c’est ma vie avec Victor qui est belle. Vous saisissez la nuance ? Mais être en couple, ça change la donne et pas qu’un peu, je m’en rends compte encore aujourd’hui. Déjà, on n’a plus le même sens des priorités : avant, je m’en foutais de finir tard pour terminer un dossier, je gérais mes horaires comme je voulais. Depuis que je suis en couple, j’essaie de limiter les nocturnes… mais j’arrive aussi globalement plus tôt (alors que paradoxalement, je vis beaucoup plus loin, j’ai troqué mes 25 minutes de marche heureuse contre 50 minutes de RER+métro… et encore, j’ai du bol, je n’ai qu’un changement mais si j’ai su rentabiliser au mieux ce trajet en lisant ou en écrivant, je pense que ça explique quand même pourquoi j’aime de moins en moins les gens. Je digresse). Je me rends compte que mon travail n’est pas ma priorité, surtout pour ce que ça me rapporte.

Un couple lèche une sucette

Alors je me dis “tiens, si je lançais une bonne vieille série des familles comme je faisais parfois sur mon blog sur le sujet “quand t’es en couple” et s’amuser à repérer les différences entre la vie d’avant et la vie de maintenant, en positif et aussi en négatif. On va parler travail, oui, mais pas que, parlons loisirs, relations avec les autres personnes, peut-être vacances… courses, ménage, nourriture… Plein de choses changent, en bien ou en mal. Heureusement, la réussite du bonheur n’est-elle pas dans l’adaptation ?

Le bonheur en amour

Je vous laisse méditer sur cette sentence sans sens.

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This is a bad, bad timing

Faut que j’arrête les titres pourris, je suis sûre que ça nuit à mon karma.

L’amour, aaaaah, l’amour, que ne lit-on pas sur lui. L’amour, voyez-vous, c’est une question de feeling. Un jour, vous êtes là, sereins, et il vient vous percuter, tel une révélation divine que vous n’attendiez pas ou plus. Braoum l’amour, c’est comme l’éclair, tu sais pas où ça va tomber, c’est pas pour rien qu’on parle de coup de foudre. Et ben pardon mais tout ça, ce sont des conneries.


Perso, je ne crois pas au coup de foudre mais passons, c’est pas le sujet de l’article. Non, moi, je veux parler de timing. Parce que oui, l’amour est une question de timing selon moi et autant vous dire que j’ai la palme de la lose en la matière.


Déjà je souhaite atomiser le concept d’âme soeur. Âme soeur au singulier, je crois plutôt à des âmes soeurs. Et je ne crois pas que l’âme soeur corresponde uniquement au domaine amoureux, on peut aussi parler d’âme soeur en terme d’amitié ou de création artistique, par exemple. Deux individus complémentaires qui se rencontrent et partagent une affinité particulière. En terme d’amour, je pense donc qu’il n’y a pas qu’une seule personne qui puisse me correspondre à la perfection mais une multitude. Déjà je ne pense pas que mon âme soeur d’il y a dix ans soit la même qu’aujourd’hui car j’ai changé et pas dit que mon âme soeur ait suivi le même chemin. Puis pardon mais sur 7 milliards d’individus, ça vous déprime pas de penser qu’il y en a qu’une pour vous ? Et si on passe à côté, on sera passés à côté de sa vie privée ? Youhou, il est où le pont le plus proche que j’aille direct m’y jeter ? Bref, le concept d’âme soeur au singulier pue, fin de la démonstration.


Donc il y a plusieurs personnes qui nous correspondent et même que certaines sont célibataires. Mais ça ne veut pas forcement dire qu’elles sont disponibles. En gros, si t’as pas le timing, t’es mort et moi, je l’avoue, je l’ai jamais. Par exemple, j’ai rencontré un gars fort chouette avec moult qualités tant physiques que morales, une personnalité un peu originale… Bref, ça aurait pu être le coup de foudre mais j’ai vite freiné des 4 fers car je ne peux ignorer l’énorme obstacle dans cette relation : SON EX. En majuscule, oui. Parce qu’en gros, ils ont passé 5 ans ensemble, ont acheté un appart ensemble et après la rupture, ont tenté une colocation. Or vu toutes les affaires de la jeune fille qui traîne dans l’appart, tu sens la rupture plus que fraîche. Ça plus d’autres histoires assez difficiles qui font passer ma propre année 2011 pour une petite promenade de santé. Donc autant dire que je n’ai pas de place dans sa vie (et son global manque de réactivité à mes invitations me le confirment).


Et parlons de cette sublime âme soeur que l’on croise un beau matin d’été (ou un pluvieux matin froid d’automne), c’est lui ou elle, c’est toi, c’est nous, love at the first sight comme on dit sauf que, voilà, l’amour, il te frappe toi mais trop pas de chance, il l’a frappé(e) la semaine dernière avec une autre âme soeur. Donc il est en pleine lune de miel métaphorique et même si vous êtes faits l’un pour l’autre, là, de suite, il/elle est fait pour quelqu’un d’autre. Alors, oui, on peut mettre son mal en patience mais rien ne dit qu’il/elle reviendra sur le marché des célibataires. Lose ultime.


Mais de l’autre côté, un homme pourrait-il en avoir une dans la mienne actuellement ? Si on considère que le lundi, c’est chorale, mardi plongée, jeudi sport avec les coupines, re plongée le vendredi même si j’arrive pas à me motiver (c’est plus loin et l’eau est froide). Le week-end, je ménage du temps pour mes cercles d’amis hors plongée, je dois faire le ménage, avancer dans mon tricot… Et encore, j’ai plus de contrats annexes. Ajouté à ça la folie furieuse qu’est mon boulot actuellement (tête dans le guidon jusqu’en 2012), je le mets où le mec de l’histoire ? Non, pas là… (enfin, je dis pas non de façon absolue hein mais c’est pas le sujet !). Oui je chouine sur le timing mais je l’ai pas non plus. De toute façon, 2011 m’a épuisée, je vais finir l’année tout doux et on reprendra un rythme plus serein en 2012.

Tout ça pour dire qu’avoir le feeling, c’est bien mais si t’as pas le timing, tu pourras rien faire. Et là, tu pourras soupirer comme moi et dire que, de toute façon, la vie est une pute.

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Ce qui devrait être, ce qui est

Dans ma vie, j’ai un but, un but ultime : régler mon problème du matin. C’est à dire arrêter de ne pas me lever comme il faudrait, arriver au boulot tôt, être pimpante dès l’aube voire même avant (en hiver, à l’aube, je suis déjà levée). Mais force est de constater que j’échoue, inlassablement, tous les matins. Pour lutter contre le snoozing maudit, j’ai tenté une nouvelle technique : mettre direct le réveil à mon heure de lever. Résultat : me suis levée hyper en retard.

Alors forcément, sur le coup, ça m’a pas mis de très très bonne humeur, surtout que je devais me laver les cheveux donc la course dès le réveil, ça me fatigue. Déjà que je traîne une vieille fatigue due à une vie sociale intense (trop)… Bref, alors que je cheminais, cheveux encore mouillés, vers mon boulot, je soupirais intérieurement : bordeyl, je vais jamais arriver à me lever tôt pour faire des trucs. Bon ceci étant, ce n’est pas une surprise. Et là, je réalise que j’ai un énorme problème dans ma vie : je ne vois que mes défauts (ou ce que j’interprète comme tel) et pas mes qualités. En gros, j’essaie d’être ce qui me paraît être le mieux au lieu de travailler sur ce que je suis et mes forces déjà présentes.



Reprenons cette histoire de sommeil. J’avais dit “idéalement, je dois me coucher à 0h30 et me lever à 7h30, ouais !!”. Sauf que dans les faits, ma vie ressemble à ça :



Donc retournons le problème autrement. Dans les faits, peu importe l’heure du réveil, je me lève tard, c’est un fait (enfin, tard, tout est relatif, je travaille quand même). Donc au lieu de prévoir un lever à 7h30, soyons objectifs et plaçons le à 8h30. Et au lieu d’espérer se coucher à 0h30, couchons nous à 1h30 (max), ça fait toujours 7h de sommeil et j’ai le temps d’écrire si je veux. Oui, faut pas se forcer non plus.


Au fond, plutôt que d’essayer d’être ce que je ne suis pas (en l’occurence lève-tôt pour cet exemple), essayons de tirer partie de ce que je suis (couche-tard). Je parle de cet exemple là spécifiquement mais ça marche pour tous les autres domaines de ma vie. Par exemple je ne suis pas quelqu’un de rangé, je vis dans un joyeux bordel permanent mais je retrouve toujours ce que je cherche. L’inconvénient, c’est que la norme est d’avoir des apparts nickels, ce genre d’appart où j’ose même pas m’asseoir de peur de marquer très légèrement le cuir du canapé. Moi, mon appart, j’y vis, j’empile les choses (et je manque cruellement d’espace de rangement mais dès que j’ai réglé mes problèmes de sous, je m’achète une commode). Plutôt que de me lamenter sur le fait que je suis pas la reine du ménage, acceptons les faits. Et passons la serpillère parce que pas rangé n’est pas synonyme de souillon, faut pas déconner non plus (puis ça sent bon quand c’est tout propre). Bref, il faut que j’arrête de stresser en ne focalisant que sur ce qui ne va pas chez moi par rapport à ce qui me paraît être un modèle de perfection et voir ce qui va bien. Sans non plus se réfugier dans une espèce d’autosatisfaction permanente, y a quand même certains défauts qui sont corrigibles, pour peu qu’on s’en donne la peine.

Ceci étant, j’ai décidé de changer de fusil d’épaule. Plutôt que de tenter de travailler sur ces qualités que je n’ai pas et que je n’aurai sans doute jamais (quoi que y a 5 ans, je ne me savais pas sportive et finalement…), travaillons pour gagner en compétence là où j’ai des prédispositions. Et arrêtons de culpabiliser parce qu’il m’est toujours impossible de me lever à 7h30 si j’ai pas une bonne raison de le faire. Y a pas mort d’homme.

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Le drame des sapins de Noël en entreprise

La semaine dernière, j’ai travaillé. Peu, 2 jours. Petite ambiance post apocalyptique avec, au max, un employé sur 3 à son poste. Pour vus dire, quand je suis arrivée jeudi matin à 9h20 (parce que j’avais dormi chez Vicky qui travaille tôt), c’est limite si j’ai pas été percutée par une botte de foin roulant par là. Mais surtout j’ai été accueillie par le sapin de Noël. Ou plutôt ce qu’il en reste.

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Jeudi soir, rendez-vous pro dans une boîte qui n’est pas mienne. En attendant mon rendez-vous, je zieute leur sapin. C’est marrant, on dirait le même que nous : en rouge et blanc, il fait la gueule et pas qu’un peu. et j’ai trouvé ça triste. Il y a bien sûr l’explication de l’air chaud en boîte qui le fait lentement s’étioler alors que le sapin familial chez moi était encore tout pimpant quand je l’ai quitté mais je m’en fous de l’explication physique, en fait, c’est pas de ça dont j’ai envie de parler. Non, en fait, je trouve la déprime de ce sapin très symptomatique de cette période étrange qu’est Noël dans une entreprise.

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Déjà, je précise donc que mon entreprise ne ferme pas entre Noël et le Nouvel an comm vous pouviez vous en douter, je suis pas allée bosser par philantropie. Mais la masse salariale a considérablement diminué. Quand je suis revenue jeudi, nous étions 3 sur notre bloc sur les 8 employés. 4 étaient donc en congés et une en maladie. On pouvait aller à la
machine à café sans faire la queue, idem aux toilettes, on recevait au mieux un mail par heure, le calme régnait dans l’open space. Une vie un peu au ralenti, comme si nous étions tous victimes de l’hibernation malgré la chaleur tropicale qui règne dans le bureau. Et après, je m’étonne d’être malade tout l’hiver. Mais peu importe, nous ne sommes pas là pour débattre de la température ambiante en open space. Puis ça me change de l’an dernier où j’enfilais mon sweat de gym par dessus mon pull tellement je mourrais de froid. Bref, je disais donc vie ralentie. Et le sapin, il fait pareil, il décline en même temps que l’activité de la boîte, laissant un étrange sentiment de lendemain amer.

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Revenons au vendredi 17 décembre. C’est le Noël des enfants. A 17h, ça crie, ça piaille, ça court, le sapin étincelle, entouré d’une ribambelle de cadeaux et d’un beau Père Noël, rouge et barbu comme il faut. Pendant que les petits déballent et que l’un d’entre eux vient me montrer son cadeau dont je n’ai toujours pas compris le nom, les grands avalent petits fours et champagne en devisant gaiement. Pour une part d’entre nous, dans quelques minutes, ce sont les vacances. Tant pis pour les dossiers qui traînent, à 18h, après une ou deux coupes de champagne, c’est la désertion. On se revoit en 2011, hein ! 18h, extinction des feux dans une certaine euphorie, dans un grand bruit festif. Pendant 15 jours, les survivants pianoteront mollement sur leur clavier, se disant que ce soir, à 17h, ils seront partis vu que personne ne vérifie leurs allers et venues. La vie sociale de l’open space s’étiole, personne ne parle vraiment, tout le monde a en tête ses derniers achats de Noël ou son réveillon. Ah tiens, un mail ! Ah non, c’est une réponse automatique m’informant que mon interlocuteur est en congés et reviendra en 2011. Si personne ne me répond, autant partir.

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Je trouve que la déprime du sapin est assez symptomatique de cette non vie durant ces 15 jours, successifs à une ambiance festive où tout le monde est clinquant, de bonne humeur. On peut ne pas aimer les fêtes de fin d’années, le champagne fait toujours son petit effet. Et je trouve que ça fout le cafard. Rentrer de vacances alors qu’on n’en a pas envie pour trouver un sapin qui fait la gueule, vestige d’une époque très proche où les vacances étaient encore à venir et non pas derrière nous. Les lendemains de fête ont toujours la même gueule : l’euphorie passée, ne reste que le ménage à faire et la gueule de bois, l’envie d’y retourner encore parce qu’on ne veut pas croire que c’est déjà fini et celle de se noyer dans un verre d’aspirine. De se dire qu’on retourne déjà au boulot dans 2 jours, qu’on sera accueilli par un sapin qui fait la gueule avec ses guirlandes pendantes, ses boules qui menacent à chaque seconde de s’écraser en mille morceaux quelques mètres plus bas, retenues de justesse par une branche molle à l’agonie et je ne vous parle même pas des épines ni de la bonne odeur de sapin partie avec l’humeur de la fête.


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03 janvier, ambiance gueule de bois.

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Article sans queue ni tête

En ce moment, le maître mot de ma vie est : pas le temps. Entre mes boulots (au pluriel, oui), la coloc de la vacuité, le ménage (parce qu’à deux, c’est vite le bordel et que Vicky préfère twitter que ménager, hihi), les démarches administratives, le sport et mon rhume.. . Ben voilà, qui en pâtit : le blog. C’est pas que je ne ‘ai plus rien à dire, c’est même précisément l’inverse mais je dois prioriser. Alors en attendant, je vais renouer avec une tradition oubliée de ce blog : la liste !

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– Il est des moments pénibles et gênants dans la vie parfois. Genre hier. Comme je vous l’ai expliqué, je suis malade, le bon gros rhume qui traîne. J’ai traversé l’hiver comme une fleur et paf, il vient me cueillir mais méchant ! Bref, hier soir, malgré mon rhume, je vais à la plonger vu que c’est la semaine sans bouteille (à 30 cm sous l’eau, mes sinus menaçaient d’exploser). Je me retrouve dans le mini groupe des débutants avec deux autres jeunes homme et le prof, trois mecs pour moi toute seule, c’est la fête. Sauf qu’en tout début de
séance, on fait des exercices de respiration « bon, vous inspirez par la bouche et soufflez par le nez ». Heu… « Nina, je mets ma main devant ton nez et ta bouche et vas y ». « Non mais je suis un peu malade, là… » « Oh, c’est pas grave, tu moucheras un peu dans ma main… » Frrrrtttt ! « Ah ok… Bon, on va changer d’exercice alors… ». Et voilà comment on perd tout glamour devant trois mâles.

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– Mes parents sont des gens bizarres parfois. La semaine dernière, j’appelle mon père « Papaaaa, tu peux me faire une ordonnance ? Me faut tel médoc. » « C’est quoi ? » « Un antibio. » « Tu es malade ? » « Heu… Non… »Alors pour expliquer un peu cet échange surréaliste, j’ai appris la semaine dernière que mon partenaire de jeu du moment pouvait possiblement avoir attrapé des chlamydiae donc principe de précaution oblige, même si on n’a rien fait sans protection, je dois aussi prendre mes antibios. Bref. Réaction de mon père : « … Ahahah, d’accord ! ». Bon, évidemment, après, ma mère m’a passé à la question « Mais non, maman, je vais bien, oui, je me protège, c’est juste par précaution ». A la question « mais pourquoi t’es pas allée chez le docteur », la réponse est « si, j’y suis allée à la pause déj, j’ai attendu 30 mn et j’ai pas vu la queue d’une blouse. Et y avait 5 personnes devant moi ».

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– Hier soir, arrivée à la piscine, alarme. Bon vu que les gens ne partent pas en courant, j’en déduis qu’il n’y a pas le feu, je rentre. La sirène se termine enfin. Quelques instants plus tard, ça repart, on râle. Puis on apprend qu’en fait, l’alarme, c’est pour prévenir la police (arrivée une demi heure après) parce qu’un monsieur avait montré son zizi à une petite fille. Oh… Ceci étant, j’ai aussi entraperçu le zizi d’un mec en retournant au vestiaire deux heures plus tard (enfin, j’avais pas mes lunettes donc j’ai pas vu grand-chose, même pas la gueule de son proprio…)

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– Dans la série, « ma machine à laver est une pute », aujourd’hui, provoque toi aussi un dégât des eaux chez tes voisins. En fait, y a un plus produit sur mes tuyaux : toute l’eau rejetée du lavabo ou de la machine refoule dans un tuyaux et coule par terre. 6 mois que ça dure, on a juste réalisé ça dimanche avec Vicky. Maintenant, prions tous ensemble pour que l’assurance veuille bien payer, j’ai un peu peur.

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– Si l’assurance paye, au lieu de payer les travaux de mon voisin, je vais me payer une épilation laser. Non parce qu’avec toute la plongée, faut que je sois toujours nickel du poil (tout le monde ne m’a pas vu faire des bulles de morve avec mon nez), on ne sait jamais…

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Bon, voilà, j’irais bien faire la sieste pour profiter de mon rtt mais faut que je bosse et que je fasse le ménage… J’aurais dû prendre deux jours.

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Le déménagement, un moment convivial entre amis

Ce week-end avait donc lieu le déménagement de Vicky, un grand moment épique qui fut très éprouvant pour elle puisque tout le monde l’a plus ou moins gentiment taclée durant la journée. Comme on dit qui aime bien châtie bien. Là, samedi, on l’a adorée.


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7 personnes : 5 filles, 2 gars dont un qui s’est échappé en route (bon après avoir descendu le clic-clac et la machine à laver avec la Marmotte Narco bien active aussi). Le nombre est ok, point trop n’en faut sous peine de se marcher sur les pieds et de tous devenir totalement inefficaces. Certains diront qu’un mec de plus aurait été appréciable mais on fait ce qu’on peut, hein…

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Pour nous donner du cœur à l’ouvrage, on commence par petit déjeuner : viennoiseries à gogo et café dans les mugs que je viens juste de laver, ouéééééé…  Ceci étant, au vu du travail, ça n’est pas du luxe, il nous fallait du carburant. 11h, le dernier arrivant est là, c’est parti. Alors voilà le principe : on prend les cartons, on les descend du 1er au rez de chaussée avec un splendide escalier en spirale et on les stoque dans un garage 100 mètres plus loin. Comme je suis une fille prévoyante, j’ai amené mon diable, acheté cet été pour l’installation de la machine à laver. J’avais dit qu’il resservirait pour le déménagement de Vicky, hin hin hin, j’avais raison ! Par contre, j’aurais pu intuiter aussi qu’une deuxième boîte à outlils et un deuxième aspirateur aurait pu faire gagner du temps. Mais me lever à une heure à un chiffre le samedi me fait perdre de l’intelligence.

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Etape 1 : vider. On descend les meubles, on les stoque dans l’entrée, on les amène au garage, je démonte une étagère avec So Long (sans que personne ne soit blessé), Grenouille démonte la mezzanine, So Long trouve des souvenirs de nuits torrides gênants, on rigole tous comme des idiots, la machine est évacuée par une marmotte et une grenouille, une fille qu’a pas de blog ou de twitter perd les clés du garage… dans sa poche. Bref, comme à chaque déménagement, c’est la débrouille et le léger n’importe quoi mais à 14h, on dévore notre McDo avec un réel enthousiasme. L’après-midi, c’est ménage, je me découvre une passion pour le serpillage des murs. Oui, parce que vivre pendant 4 ans dans un appart, ça laisse des traces donc pour les atténuer, je serpille les murs. Evidemment, ça ne vaut pas un bon lessivage mais peu importe, j’y ai mis du coeur. Et je ne vous parle pas de mon acharnement à faire partir les traces de projection sur le mur de la cuisine, moi et mon éponge imbibée de vinaigre blanc (je hais l’odeur du vinaigre même si le blanc est plus doux que le rouge). J’ai tellement fait corps avec le mur que je suis repartie avec une partie de la peinture sur mon jogging et mon poncho. Heureusement que j’avais laissé mon tailleur Chanel au placard. Et je ne vous parle pas de l’odeur persistante de vinaigre qui a fini par trépasser après deux douches, une vaisselle et je ne sais combien de lavage de main avec du savon Lush qui sent très fort (mais qui sent bon). Cependant, dans un souci de confort esthétique pour mes camarades, mes murs, je les ai lessivés avec une voilette qui m’appartient et qui traînait chez Vicky (j’ai toujours des trucs qui traînent chez elle). La voilette avec un poncho et un jogging, c’est la classe. Ou pas… Mais je devrais la mettre plus souvent même si faut l’assumer (et que ça ne protège pas de la pluie).

A la fin de la journée, j’étais curieusement de bonne humeur. Ben oui, les déménagements, ça m’enchante… Enfin, les déménagements qui se passent bien. C’est crevant, c’est salissant mais on se marre bien en fin de compte (sauf Vicky qui s’est fait ratatiner toute la journée) et on a l’impression d’avoir rentabilisé son week-end. Et je pourrais ajouter qu’on fait du sport mais vu qu’on
a tendance à porter les cartons un peu n’importe comment, ce n’est pas vraiment le plus efficace pour avoir un corps de rêve.

Bref, bilan : pas de blessés, rien de cassé (je crois), quelques fous rires, une bonne humeur générale. Je ferais des déménagements presque tous les week-ends. PRESQUE.


PS : Manifestement, Over-blog a décidé que j’avais assez illustré mes articles comme ça, je ne peux plus rajouter d’images… Faut vraiment que je termine le blog sur wordpress…

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Et la marmotte, elle met le chocolat…

Ceci est un coup de gueule contre moi-même. Ces derniers temps, j’ai un passe-temps pour le moins étrange : je dors. Tu vas me dire que c’est pas un mal et que ça arrive même à des gens très bien. Et puis après deux ans à dormir 5h par nuit, il était temps de se rattraper un peu. Ouais ok mais le problème, c’est que je n’ai plus le temps de ne rien faire.


Journée type d’une Nina nouveau modèle (c’est-à-dire depuis le nouveau boulot) : lever 8h, boulot à 9h30, fin du boulot à 19h30 (en moyenne), retour maison vers 20h30 (des fois, je fais des courses). 21h, « bon, je vais m’allonger 5 mn ». 23h30, j’ouvre un œil. 23h45, j’ai viré mes fringues et je me rendors. Passionnant. Ma vie est fidèle au cliché métro-boulot-dodo. Et cerise sur le gâteau, dans un mois, ma boîte déménage et je vais me taper un train et deux RER. Quand on pense que j’avais déménagé pour me rapprocher du boulot, on peut rire très fort.


Bref, là, je me dis que rien ne va plus. Evidemment, j’ai des explications qui tiennent au changement de saison et changement d’heure et changement de boulot. Tous ces changements, dis donc ! Donc évidemment qu’il est normal que je sois un peu fatiguée, que je tombe comme une masse mais faut dire aussi que je ne fais aucun effort pour lutter contre l’assoupissement. Hier soir, par exemple, j’avais un programme aux petits oignons : quitter le boulot à 19h, aller à la laverie, faire deux ou trois courses au retour, ménage, popote, exercices physiques et dodo. Finalement, j’ai eu un truc de dernière minute à faire donc je suis partie royalement à 19h30 (et encore, le serveur était en rade donc je n’allais pas rester), je suis passée faire quelques courses en rentrant, j’ai rangé mes courses dans le frigo et paf, dodo. 23h30, j’ouvre un œil et là, dilemme : je me relève ou pas ? Non, j’ai envie de dormir. Dont acte. Du coup, je n’ai pas écrit une ligne pour le blog, ce qui ne serait pas dramatique en soi si je n’avais également d’autres projets en cours qui prennent la poussière.


Et pourtant, il suffit de ne pas céder. Parfois, le soir, je vais au sport, je ne rentre donc pas avant 22h et là, je ne me couche pas de suite car le coup de pompe est passé, j’ai le temps de manger (j’ai un équilibre alimentaire de dingue en ce moment), d’écrire un peu et d’aller me coucher. Ca, ça me plaît. Parce que le coup du 21h au lit, ça m’empêche de manger/écrire/lire/faire du sport. D’ailleurs, ma fatigue vient aussi du fait que je fais moins de sport qu’avant pour cause de changement de boulot. Mais bon, je dois me ressaisir. Donc à partir de maintenant, interdit de se coucher avant 23h !

Quand je pense qu’en janvier, j’étais résolue à dormir plus, voilà que maintenant, je dois me forcer à rester debout… Je me demande si on aurait pas changé un truc en moi sans que je m’en rende compte… Ca me rappelle quand j’étais ado et que je vérifiais les symptômes d’un enlèvement extraterrestre (je fus très déçue de constater que je ne faisais pas partie du lot, malgré des bleus apparus mystérieusement mais qui s’expliquent par ma peau vraiment trop fragile). La fatigue, c’était pas un peu un symptôme ? Mais bon, je crois pas que les extraterrestres choisiraient d’enlever quelqu’un qui vit dans un immeuble dans le centre d’une ville de banlieue de la petite couronne, ce ne serait pas très discret. La vérité est ailleurs…

NB : J’hésite à avoir honte de la chute totalement minable de cet article… Mais je suis si fatiguéééééééeeeeee …

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Je suis pas bonne à marier

(petite pause dans la chômagie parce que pas envie cette semaine, envie de légèreté, c’est le printemps, youpi)

En début d’année, une bonne part de la vingtenaire corps  s’est réunie dans un café (pour info, il y avait Jane, Marine, Summer, Bobby, Lucas et moi). A un
moment, on parlait du blog, et Bobby fait « et qui veut tenir la rubrique cuisine ? ». Face à moi Marine. On se dévisage toutes les deux, l’air horrifiée, puis elle déclare :
« moi, je cuisine pas. Je suis vraiment pas bonne à marier ! ».


De fait, je cuisine peu. C’est pas que j’aime pas ça mais pour moi toute seule, ça m’ennuie. De toute façon, je rentre chez moi entre 20h et 20h30, je fais une
sieste post job donc autant te dire qu’en me relevant, j’ai plus faim. Mais au-delà de la simple question de la cuisine (Picard est mon ami), cette réflexion sur le bonne à marier m’a fait réfléchir. Quand ma mère s’est mariée, elle ne savait pas cuisiner et sa première grande fierté de jeune épouse a été de confectionner une blanquette de veau. En fait, c’est pas super compliqué la blanquette, j’en ai déjà faite une (alors que je suis pas mariée, lalalère). Quand j’étais une petite fille, j’avais sur le dos les tricots faits par maman, les habits cousus par elle. D’ailleurs, à l’époque, ma mère achetait du tissu et faisait tout en double, ce qui fait que ma sœur et moi étions souvent habillées pareil, sans pour autant être jumelles. Pour ma part, j’ai pas
touché une machine à coudre depuis mes 13 ans, et encore parce que j’avais des cours de couture à la place de techno car on n’avait pas le matériel, je sais juste faire le point de mousse en tricot ce qui n’aide pas beaucoup…Autant vous dire que mes petiotes, si j’en fais un jour, elles ont très peu de chances d’être habillées par des fringues made in maman. Et vu mes compétences en la matière, on peut dire qu’avant d’être nées, elles sont déjà sacrément chanceuses.

Aujourd’hui, alors que le féminisme agressif envahit les plateaux télés avec Isabelle Alonso, je trouve quand même qu’il est aussi important de voir les évolutions.
Aujourd’hui, la femme peut prétendre se marier sans pour autant maîtriser la base des tâches domestiques qui lui étaient autrefois imposées. Aujourd’hui, si la femme coud ou tricote, c’est plus par goût que par obligation, idem pour la cuisine. Perso, le tricot, j’aime bien, par exemple. Je ne fais rien de précis, que des points et ça me détend. J’avoue que dans mes rêves les plus fous, j’aimerais savoir coudre pour me faire des fringues de folie mais le fait est que je ne sais pas faire. Surtout que les fringues que j’ai en tête, c’est un peu du très compliqué. Si un mec me
quittait sous prétexte que je pourrais pas confectionner des fringues pour notre future progéniture, je dirais bon débarras. Parce que la cuisine pour plusieurs personnes, j’aime bien (quand j’ai le temps) mais pour le reste, faudrait voir à pas trop me forcer. Quant au ménage, repassage et tout… L’avantage de l’homme des années 2000, c’est qu’en général, il vit seul quelques années et apprend à se servir d’un aspirateur, d’une machine à laver et d’un fer à repasser. Si, c’est vrai ! Du coup, il ne passe pas direct du giron de sa môman au mien, je n’aurai pas besoin de lui
expliquer comment marche la machine, l’aspirateur ou le produit vaisselle, il pourra le faire tout seul. Je ne désespère pas de tomber sur un suffisamment docile pour participer au lavage de la litière de Kenya mais j’abuse peut-être un peu là…

Du coup, le partage des tâches domestiques et même la liste de celles-ci me semblent moins évident qu’avant. Déjà, dans ma prime jeunesse, quand ma mère travaillait en soirée (infirmière oblige), mon papa nous faisait à manger. Bon rien de bien compliqué, des raviolis en boîte, de la purée mousseline, des œufs au plat… Mais bon, déjà à l’époque, j’étais un peu étonnée quand on m’apprenait que la maman faisait à manger et le papa ramenait les sous. Parce que mon papa à moi, il ramenait des sous et faisait à manger aussi. Des fois, il faisait le ménage mais très rarement mais il bricolait pas du tout par contre. Mais du coup, aujourd’hui, vu que nos hommes ont vécu seuls, on n’est pas obligées de tout se taper non plus, sans rentrer tout autant dans un « je le fais pas parce que je suis féministe ». Parce que mine de rien, j’aime bien faire un bon plat à mon chéri, quand même.

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La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

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Addiction, insupportable fléau

En ce moment, je lis un roman sympa « Sexe et dépendances » de Stephen McCauley. En gros : l’histoire d’un homo, William, pré quinquagénaire, qui décide au début du roman de mettre fin à son addiction au sexe. Bon, pendant toute une partie du roman, il est merveilleux de logique : « Bon, je vais juste baiser un coup mais comme ça, ça m’obsèdera

plus ».

 

Dans ce roman, on croise une foule d’addict. Charlotte, ex alcoolique qui boit quand même encore un peu, une accro aux visite d’appartements. Ah et puis William, c’est un peu un accro au ménage. C’est-à-dire qu’à côté, Monica, dans Friends, c’est la pire des souillons. Bref, je lis ce petit roman et je me reconnais dans le côté addictif vs bonnes résolutions. Suis-je une addict ? Oh que oui ! En surface, je parais addict à pas mal de choses : Internet (blogs, MSN, mails), clope, sexe, café… Mais suis-je une vraie addict ? J’ai lu dans un magazine l’autre jour les symptômes de l’addiction et il semble que je ne sois pas réellement addict à tout ça. Jamais Internet ne m’a empêché de sortir (d’ailleurs, ce week-end, j’ai pas trop posé mon fessier sur ma chaise de bureau), j’ai passé 15 jours chez mes parents en fumant en tout et pour tout deux clopes. D’ailleurs, j’annonce que je copie Gaugau, je m’arrête de fumer pendant les fêtes : vu que je fume pas chez mes parents et que ma ligne sera de toute façon menacée par les repas de fête, profitons-en. Le sexe, j’ai eu de longues périodes d’abstinence choisies (mais aussi parfois subies mais si j’avais vraiment voulu du sexe, j’aurais pu en trouver). Quant au café… Ouais, là, par contre, impossible de me réveiller correctement sans. Mais des fois, je prends du thé à la place.

 

Revenons en à William. Durant tout le roman, il cherche des palliatifs au sexe sans réel succès au départ, il décide de faire des choses constructives comme passer ses soirées à lire. Mouarffff ! Et là, je me reconnais complètement dans les moments où je prends une bonne résolution et que je la tiens pas. Exemple typique : le régime. Un régime, on décide ça un dimanche soir, on commence le lundi. Tant qu’on va pas au supermarché, tout va bien, tant qu’on n’a pas de tentation à domicile. Mais lorsque l’on se retrouve au rayon chocolat (TOUJOURS en face du rayon diététique, bande d’enfoirés !), là, on se retrouve toujours face à un dialogue intérieur :

« Non mais c’est pas raisonnable…

– Bah, c’est pas une tablette qui va te tuer puis comme ça, après, t’en auras plus envie…

– Bon, mais juste une alors ! »

Bon, moi, je suis pas addict au chocolat, j’ai des envies passagères, comme tout le monde, mais ça donne l’idée. Et puis en plus, la tablette de chocolat, on la bouffe en une heure et on se sent pas super bien, après…

 

Il est vrai que je ne cesse de me reconnaître dans le personnage de William, dans sa volonté de se passer de quelque chose en espérant améliorer sa vie et ses échecs, justifiés par une mauvaise foi hallucinante. C’est typique de l’addiction. On est persuadé qu’elle est la base de notre malheur. Si j’arrêtais de fumer, je serais en meilleure forme, si je ne mangeais plus de chocolat, je serais plus mince et plus séduisante et je suis sûre que le vilain bouton que j’ai sur la figure, c’est la faute à Milka. Si je passais moins de temps à chercher du sexe facile, j’en aurais plus pour faire autre chose. Si je passais moins de temps devant l’ordi ou les blogs, je pourrais faire tout un tas de choses en plus dans la journée… Enfin, bref, il suffit de changer un truc pour que tout aille mieux… Bon, ok, c’est complètement psychologique mais parfois, il suffit d’un rien pour se sentir bien dans sa tête et donc réaliser des choses, même minimes.

 

Pourtant, on échoue. Dans Jasmin, l’autre jour, je lisais donc le portrait d’un addict aux rencontres sur meetic en vue d’une brouette et basta. A un moment, le mec raconte qu’il a arrêté pour mieux replonger juste après. Parce qu’il est totalement intoxiqué, au point de se couper de ses amis pour mieux baiser des inconnues qu’il ne reverra pas, les traquer sur meetic et consort… Ca paraît dingue mais on est tous susceptibles de tomber dans une addiction quelle qu’elle soit. Mon ex, Guillaume 1er, par exemple, est totalement jeu de rôle en ligne addict. Il passe son temps là-dessus, il ne parle quasi que de ça (et je comprends jamais rien), il ne sort plus, ne parle quasi plus qu’à des gens en virtuel… Heureusement que je le sors quand je descends dans la région !

 

Mais combattre une addiction, aussi minime soit-elle, c’est avoir la sensation de prendre sa vie en main, de s’améliorer en perdant une mauvaise habitude de vie. Moi, en ce moment, je suis fière de suivre mon régime sans trop craquer. Quand j’arrêterai de fumer, je serai fière de moi aussi. Quand j’arrêterai le café… euh non, ça, je peux pas. Mais bon, si se débarrasser d’une addiction ne semble pas changer la vie en soi, ce qui compte, c’est la nouvelle confiance en soi qui naît de ça. J’ai de la volonté, je suis forte, j’y arrive. Si en plus, ça me permet d’arrêter de fumer, c’est plutôt pas mal, non ?

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