Plouf en Mer Rouge

Une semaine en Egypte pour plonger, faut bien que je raconte cette part du voyage. Mais rassurez-vous, j’ai une belle lose pour vous. Je suis une championne, je vous dis.

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Tout plongeur vous le dira : la mer Rouge est un lieu fabuleux pour plonger. Donc forcément, je frétillais d’impatience à l’idée de me balader dans les eaux claires égyptiennes, surtout qu’on m’avais parlé de requins. Ca me faisait un peu peur mais vous le savez, j’aime me confronter à mes peurs (parfois). Pour la petite histoire, on plongeait sur des Zodiacs sur lesquels il fallait grimper après la plongée… sans échelle. Ben je me suis lamentablement fait aider par les Egyptiens et mes petits camarades à chaque fois. Même qu’une fois, en roulant sur le boudin, le haut de mon maillot a fini en ceinture… Heu oups !

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Alors en fait, sachez-le, début mai, c’est pas la meilleure saison pour plonger : l’eau remonte doucement en température et c’est pas la saison des requins. D’ailleurs, commençons par une petite lose : shark point ou la plongée requin. Une plongée à 40m où on a pédalé à contre courant, on est passé dans une petite faille et… évidemment, on n’a pas vus de requins. A noter qu’on n’a pas eu trop de chance avec Dolphin Creek non plus puisque les dauphins, on les a vus mais ils ont pas voulu rester donc bon… Alors qu’Anaïs qui faisait un voyage au même endroit mais avec un autre club, elle a vu plein de requins et les dauphins étaient gentils. Pffff

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En fait, de façon générale, j’ai une lose assez remarquable en plongée puisque je suis toujours dans la palanquée qui voit rien. Que moi, je ne vois rien, ok, mais personnes… Certains ont croisé des tortues, ben pas moi. Mais j’ai vu un bien gros Napoléon et un petit requin sur une autre plongée que Shark Point… Et tellement de raies pastenagues (des petites) que j’en avais limite un peu marre à la fin… Mais bon, bien que ce ne soit pas la saison, j’avoue avoir quand même vu de très belles choses, des épaves, des paysages incroyables, des coraux en veux-tu en voilà (même si abîmé, merci la pêche à la dynamite), des centaines de petites poissons colorés jouant dans les coraux et anémones. Magique.

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Concernant la pratique, j’ai beaucoup progressé sur ma conso, passant de la boulette qui consomme plus que les autres à la fille « qui consomme rien ». J’ai même réussi à remonter d’une plongée d’une heure avec un beau 100 bars (19.6 profondeur max). Phrase opaque pour les non plongeurs mais en gros, j’ai juste têté la moitié de la bouteille alors qu’en début de séjour, sur un même profil, il ne me restait qu’une quarantaine de bars (la réserve est à 50…). Par contre, j’avais oublié mon collant qui rend l’enfilage de combi pus facile et je me suis arrachée la peau des doigts avec le néoprène. Je hais cette matière mais d’une force.

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Sinon, j’ai fait ma première plongée de nuit et j’ai tellement aimé que je m’en suis offerte une deuxième. C’est une ambiance très particulière. Vous êtes dans une certaine obscurité, trouée simplement par la lampe des plongeurs. Sur la 2e, mon binôme et moi étions assez isolés, c’est incroyable cette pénombre dont émergent poissons et tombants dans le faisceau de notre lampe. Les espèces sont différentes la nuit, vous croisez des poissons que vous n’avez pas l’occasion de voir en journée. Mais ce que j’aime le plus, c’est quand la plongée est finie, qu’on sort de l’eau et qu’on se retrouve dans la mer sous un ciel étoilé, sans aucune lumière parasite, avec quelques lampes qui balayent la surface. Comme a dit mon binôme « ambiance Titanic en perdition ! »

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Mais un voyage de Nina ne serait pas un voyage sans une belle lose. J’avais acheté juste avant de partir un appareil photo étanche qui va jusqu’à 40m, hyper pratique, hyper agréable, génial. Première plongée, je le prends pas, le temps de me réadapter. Deuxième plongée, je le prends, bascule arrière et… Tiens, mon appareil tout neuf tout étanche a un peu d’eau dans l’écran LCD… On va dire que c’est pas grave. A la fin de la plongée, j’avais de la buée sur la lentille donc impossible de prendre la moindre photo. Il ne s’est plus jamais rallumé. Evidemment, Anaïs qui avait acheté le même n’a eu AUCUN problème. Bon, j’ai demandé un échange au magasin où je l’ai commandé car je n’ai lu que des bons avis. Y a que Nina la lose pour noyer un appareil photo étanche dès 2 m d’eau… C’est déjà mieux qu’en Thaïlande où j’ai cassé le caisson avant la première plongée

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Bref, en conclusion, je dirais que je vais peut-être y retourner dès octobre-novembre !

PS : Oui, les photos sont de moi : comme l’appareil n’a pas pris l’eau au niveau des piles et de la carte SD, endroit pourtant le plus fragile niveau étanchéité, j’ai pu sauver les photos de la seule plongée que j’ai faite. La dernière est celle avec la buée.

PPS : Si y a des photographes plongeurs qui ont des scripts photoshop cools pour les retouches, partagez. Celui que j’utilise est pas si mal mais ne fonctionne pas sur toutes les photos.

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Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

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Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

Grand-froid

Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

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Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

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2013 me salue bien bas. Pétasse !

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Trop bonne, trop conne

Longtemps, j’ai mis ma lose sentimentale sur le fait que les hommes préféraient les chieuses et que j’en étais pas une. Aujourd’hui, je réalise que ma lose ne vient pas de ma non chianterie mais… De ma bonne poire attitude.

En couple, je suis conciliante. Très. Trop. Un peu par lâcheté, un peu par flemme : est-ce bien la peine de faire des scènes pour si peu et de dépenser une énergie folle alors que le boulot a déjà pompé 75% de ma batterie. Sauf trucs inacceptables de mon point de vue, je laisse pisser, le couple étant pour moi une sorte d’havre de paix, un domaine que je rêve facile et paisible.

Gentille ? Complètement gourde oui ! Parce que du coup, ces messieurs ne me respectent guère, se disant que je me laisserai jeter sans histoire, comme un papier froissé. Du genre prince-charmant-devenu-crapaud qui crut que jouer a) le silence radio (2 fois en plus) et b) la quête de ma compassion lui permettrait de se débarrasser facilement de moi. Elle est gentille, Nina, elle va me taper sur l’épaule et aller attendre dans son coin des fois qu’un soir, j’ai envie d’aller tirer mon coup. Mouahah ! Erreur, mon ami, faudrait voir à être plus subtil dans le foutage de gueule…

Oui, je suis empathique et prompte à prêter mon épaule pour consoler. Sauf que ce que je considère comme une qualité humaine au départ se retourne in fine contre moi et ça file légèrement la gerbe. Si je te mate dès le départ en te soumettant à mes humeurs et mon bon plaisir, tu resteras tel un fidèle toutou bien dressé ? Quelle tristesse. Tu n’as rien compris. Cette compassion, cette présence, cette gentillesse et cette patience que je t’ai offert, c’était de la confiture donnée aux cochons. Alors maintenant, il suffit. Oh non, je vais pas devenir une sale garce manipulatrice. Je vais juste cesser de jouer la copine ultra compatissante et très disponible. Il s’avère que je suis pas mauvaise en lead, je vais le prendre et donner le tempo. Et poser les limites. Parce que se faire marcher sur les pieds, c’est pas sexy.

En 2013, j’arrête d’être la fille mouchoir.

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Rien de neuf

Souvent, je me sers de ce blog pour coucher des mots sur mes colères, mes loses, mes rancoeurs, mes peines… Une façon de sortir un peu le mal être de moi. Et comme je suis sympa, je partage ma noirceur avec vous, bande de petits chanceux. Mais parfois, ça va juste bien. Et je me suis dit que tiens, j’allais aussi vous en faire profiter.

En ce moment, je suis de bonne humeur, le Tiger est bien de retour. Mais quel est ce regain d’énergie en plein mois de novembre ? Un nouvel amour ? Un nouveau travail ? Non, non. La seule nouveauté dans ma vie est mon neveu en cours de livraison mais à l’heure où je vous écris, il n’est pas encore né… Juste qu’en fait, il ne se passe rien. Donc rien de négatif en soi.

Comme je l’ai vaguement dit, le mois d’octobre m’a apporté son lot de contrariété, de « je vais péter des dents » (plus précisément celle de mon ex prince charmant devenu crapaud), j’ai chopé la crève et j’ai failli pleurer quand on m’a dit que je pourrai pas partir au week-end plongée en décembre en Belgique (on plonge en fosse, pas dans la mer). Puis vint le 1er novembre, j’appris que finalement, j’avais la possibilité de partir en Belgique (ouais !), j’ai écrit un mail libérateur à mon ex (ouais!), j’étais plus malade (ouais !) et la naturopathe m’a jeté des confettis tellement elle était émerveillée par mon rétablissement. Tout allait mieux.

Et c’est tout ? Ben oui, c’est tout. Laissez-moi vous conter une soirée, une soirée sans le moindre intérêt en soi (je suis pas sûre de vous donner envie de poursuivre l’article, là, si tant est que vous soyez arrivés jusque là) : jeudi dernier. Cours de Pilates (mon premier, j’ai adoré) puis retour à la maison, petite dînette, réécriture d’articles en anglais, tagage d’anciens articles, douche, écriture de mon nouveau nouveau roman, lecture, dodo. Une putain de soirée rentable car j’étais dans la bonne énergie, baignée par la douce lumière de la bougie, compagne de mes nuits hivernales. Et je me suis couchée le coeur gonflé de joie. Idem le reste de la semaine. Je n’ai rien vécu d’incroyable, que du quotidien en somme mais du quotidien cool, caressant, joyeux. Pas de drames. Enfin.

Je ne suis pas une fille qui se satisfait normalement du quotidien, je suis un peu accro à la nouveauté. Mais là, les montagnes russes des aléas sont en pause et PUTAIN BORDEL DE MERDE, ça fait du bien. Une petite pause avant la grosse montée annoncée dans les prochaines heures : la naissance de mon neveu.

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Où le malheur est une donnée relative

Si je devais me définir avec une carte de tarot (pourquoi pas ?), je choisirais la roue de la fortune tant ma vie ressemble à une sitcom avec moult rebondissements. Si je suis souvent victime d’une poisse peu commune, j’ai parfois aussi droit à quelques coups de chance insensés qui contrebalancent. La roue tourne. On débattra un autre jour de l’existence réelle de la chance ou de la malchance, c’est pas le sujet du jour.

En ce moment, je me dirais au centre d’une double rotation : il m’arrive des trucs hyper cool et d’autres franchement pénibles. Le verre est juste à moitié, difficile de démêler le plein du vide. Puis un coup de fil de mes parents « tu sais l’associé de ton père qui a guéri de façon inespérée du cancer l’an dernier ? Il a récidivé. Il lui reste 6 mois. » Voix qui tremble d’un côté, pierre qui tombe dans l’estomac de l’autre. Comment vivre quand tu sais que t’es condamné ? Comment profiter de ses 3 enfants quand on sait qu’on ne les verra plus grandir ? Comment continuer quand tu sais que tu ne souffleras sans doute jamais tes 44 bougies ?


Et toi, t’es là à pleurnicher sur ton petit nombril et là, tu te dis que merde, la vie est bien trop courte pour s’encombrer de détails. J’ai la lose ? Oui et j’aime râler dessus car ça défoule. Mais parallèlement à ça, j’ai la santé. J’ai toujours considéré que tant qu’on a la santé, on peut toujours relever le poing, se battre pour faire tourner la roue dans le bon sens. C’est certes fatigant mais on se reposera quand tout sera réglé.


Est-ce qu’on a même le droit de baisser les bras quand on voit ça ? Tu perds ton taf ? Tu en trouveras un autre. C’est fini avec ta tendre moitié ? Tu finiras par en rencontrer une autre (si). Comme dit l’adage : tant qu’il y a de la vie, y a de l’espoir. Le temps est ton allié, tu sais qu’il guérit de tout, remplace ce que tu as perdu par de nouvelles personnes ou de nouvelles opportunités. La roue tourne, la roue tourne. J’ai la santé, mon entourage aussi, qu’est-ce qui compte vraiment en dehors de ça ?

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SOS Vol 534

Un téléfilm avec un avion en perdition, mon péché mignon.

Un téléfilm sur un avion en perdition commence toujours par une scène anodine sur l’un des personnages clé comme là, on voit un mec, pilote d’avion, qui a eu un atterrissage difficile. On sent le traumatisme et on sent qu’il va prendre un avion qui va mal aller. Tension.

Pendant ce temps là, les gens entrent dans l’avion, on nous présente l’air de rien les personnages : les hôtesses dont Alexandra Paul, la fille sans seins d’Alerte à Malibu, dont on devine qu’elle va être une des grosses héroïnes de l’histoire, un groupe de jeunes un peu foufous, une star, un homme d’affaire bourru et revendicatif, un repris de justice menotté, un jeune couple et une femme enceinte. Tout le monde s’assoit, l’homme d’affaire fait deux ou trois scènes.

L’avion est en retard, tu sens qu’il va y avoir un problème de vérification ou un décollage précipité, un homme de bureau est inquiet car il doit vite faire décoller l’avion et il décide de balancer le monsieur stressé de la première scène en tant que copilote. Le pilote, capitaliste, veut pousser l’avion pour réduire le retard. Toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe mal : précipitation, capitalisme et poissard font mauvais ménage. D’ailleurs, des fois qu’on soit un peu cons ou pas habitués au films du genre, on nous montre que la soute à bagage a du mal à fermer. OH MON DIEU MAIS QUE VA-T-IL SE PASSER ? Quand le pilote sort de façon arrogante « il n’y a jamais de hic sur mes vols », tu sais déjà que ça va péter (y aurait pas de film sinon). Et puis tant qu’on y est, les techniciens secouent un peu violemment l’avion en s’y arrimant pour le tracter. Du coup, réel suspense : aura-t-on un problème avec la soute ou avec le train d’atterrissage ?

En attendant que l’avion décolle, nous découvrons qu’Alexandra est un peu troublée par le copilote poissard, on sent qu’elle lui a montré sa culotte. Donc on sait déjà qu’à la fin du film, ils se rouleront une pelle sur le tarmac en se réjouissant du fait qu’ils sont toujours en vie.

Mais n’anticipons pas. Le décollage se passe pas trop mal malgré les commentaires de nos deux hôtesses « ohlala, j’aime pas les décollages, hihi » mais l’avion arrive à son altitude de croisière et les passagers se détendent des fesses. Mais on voit qu’en soute, c’est pas la joie, la porte vibre un peu et un chien qui traîne par là chouine un peu. Bon, ils se refont vite le fessier car y a des turbulences mais les pilotes son sereins, les turbulences, c’est comme les bugs pour nous, les travailleurs du web.

Le vol se poursuit, plein de scènes de papote sans intérêt où les gens dissertent sur leur peur de l’avion ou sur le fait de s’être tapé le copilote. Notre petite Alexandra est tellement stressée à l’idée de le croiser qu’elle va lui amener un café. Oui, bon, stratégie d’affrontement de sa peur, c’est la mienne aussi, on va dire que ça reste cohérent.Ca commence à sentir mauvais, le copilote apprend qu’il est le 13e avion à passer dans une zone de tempête. Oh mon Dieu, là, c’est officiel, c’est la merde. Heureusement que c’est un chien en soute, pas un chat noir.

Mais ils sont malins les scénaristes, ils nous étourdissent avec des histoires de soute, de chien, de tempête, de numéro 13 et d’ex pour qu’on oublie notre repris de justice qui trouve un flingue dans les WC (déposé par un complice). Mais comme le pilote capitaliste continue à faire son connard et veut pas contourner la tempête pour pas perdre de temps, on sent qu’on va avoir une combo repris de justice armé+ tempête + porte de soute défectueuse. Plus un chien énervé éventuellement. Tout ça dans un même téléfilm ? Je suis gâtée.

Mais c’est finalement la porte de soute qui pète, grosse dépressurisation avec papiers qui volent, gens qui crient et hôtesse accrochée à un siège pour pas se faire aspirer mais curieusement aucun masque à oxygène qui tombe. Donc soit les fims des compagnies aériennes mentent, soit ce film est peu réaliste…En tout cas, ça crie, le pilote est assommé, c’est la merde. Au passage, je me suis toujours dit que ce devait être un peu cool de jouer ce genre de scène « allez Coco, aie l’air de te pisser dessus ». Pas de bol, le flic aussi est K.O (le seule passager HS de tout l’avion, c’est VRAIMENT pas de chance). Le vol se stabilise au palier, l’homme d’affaire fait une scène à base de « hé mais vous savez pas qui je suis ! » et le mec du couple est, OH MON DIEU QUEL HASARD, ingénieur en aéronautique donc il va aider nos amis à mener l’avion à destination.

Dans tout film du genre, il y a une accalmie. Genre « huhu, j’ai repris l’avion en main et je vais même aller atterrir en Islande parce que c’est un vol transatlantique, lalala ». Bon, le pilote se réveille et fout un peu le souk mais le copilote l’attache pour le calmer. Tranquille, quoi. Et l’homme d’affaires fout toujours le bordel, il est particulièrement fatigant dans ce film là… Tellement qu’Alexandra fout des calmants dans son scotch pour avoir la paix. Merci Alex ! Mais déjà, super hôtesse doit aller au fond de l’avion car le seul passager qui a une licence de pilote est… Ben oui, notre repris de justice… C’est vraiment le vol de la lose. Du coup, le voilà aux commandes pendant que notre copilote et l’ingénieur en aéronautique vont faire un tour en soute au milieu des papiers qui volent. Question au passage : d’où y a tout un tas de papiers dans une soute d’avion ne contenant que des valises et un chien un peu énervé ?

Le copilote reprend sa place et l’ingénieur descend en soute avec le repris de justice qui sort son revolver et fait « ahah, je voulais détourner l’avion parce que je suis pas trop trop innocent en fait. Mais comme je suis un bon gars, je vous aide, voilà ».

Résumé de la situation par l’hôtesse : « Non mais y a un trou de la taille d’une voiture dans l’avion, on est en pleine tempête et le pilote s’est écrasé lors de son dernier vol ! ». Heureusement, Alex lui raconte sa vie sentimentale parce que c’est tout à fait le moment, oui.

Mais ça chauffe en soute. La star, un sportif qui avait peur de l’avion, rejoint notre duo pour aider à fermer la porte. Là attention, des humains courageux sont proches du vide, il va y en avoir un qui va mourir, c’est toujours comme ça. Nous avons une star, un jeune marié et un repris de justice coupable. Mais qui donc va mourir, hein ? Hé oui, c’est INCROYABLE, c’est bien le repris de justice. Allez zou, dans le vide, aaaaaaaaaah.

Mission réussie, c’est pile le moment où il faut amorcer la descente, incroyable. Mais le copilote devenu pilote a un peu de mal et demande à l’hôtesse de l’assister. Ben oui, piloter un avion, c’est à la portée de la première hôtesse sans brevet de pilote venue, hein… La descente est compliquée, l’aiguilleuse islandaise du ciel est stressée mais à eux trois, ils trouvent les solutions, l’avion descend, descend… Je me demande combien de passagers ont mouillé leur siège à ce moment là du film. En tout cas, ils geignent toujours et crient un peu.

L’avion s’approche sur une musique qui accroît le suspense, est-ce qu’ils vont y arriver ? Evidemment que oui et là, grande liesse, tout le monde applaudit, Alexandra et le copilote n’attendent même pas d’être sur le tarmac pour se rouler une pelle. Les hôtesses disent au revoir au passager, le flic semble un peu embêté d’avoir perdu son prisonnier, l’homme d’affaire remercie Alexandra, un jeune invite l’autre hôtesse à prendre un café. Célébrons la vie, hihi. Scène classique d’un final de film d’avion en perdition avec ambulances sur le tarmac et couple principal qui s’embrasse.

C’est ça qui est magique avec ce genre de film, c’est que t’es jamais déçu vu que c’est tout le temps le même. Je me demande si tous les acteurs télé ont obligation d’en faire un…

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Un week-end si parfait

J’aime à observer la vie dans ses cycles, ses rebondissements et ses circonvolutions. Je suis la pro du cycle Kitchin readapté à la vie privée, je traque les fins de marasmes, les débuts glorieux d’une belle période ou l’accumulation de détails qui annoncent une période de lose. Sauf que parfois, alors que tu te sens plutôt en lose, voilà un week-end si parfait qui tend à te pousser très haut, jusqu’à la période glorieuse.

Faut dire que les éléments étaient réunis. D’abord on était en Bretagne, région que j’aime de façon instinctive. Rapport à mes origines Finistériennes ? Peut-être et justement, je redécouvrai le Finistère avec joie et émerveillement ce week-end. Puis y a la mer. Je n’ai jamais bien su si j’étais accro à la mer, à l’iode, au sable sous mes pieds mais je le dis et le répète, tous mes soucis et chagrins sont dissolvables dans l’eau de mer. Même si en l’occurrence, je n’y ai mis que les pieds et ça m’a suffi. Il a même fait un temps radieux jeudi, j’ai réussi à me ramasser un coup de soleil. En fait, la seule chose que je n’aime pas en Bretagne, c’est l’humidité.

Et puis il y avait des gens que j’aime. Lena et son mari, les copines « plouf » avec qui on a parlé cul à peu près tout le temps (et transit aussi et un petit peu plongée). Des fous rires jusqu’aux larmes, du champagne, de bons moments, le plaisir d’être ensemble, tout simplement.

Et puis quelques anecdotes aussi comme lors du premier déjeuner. Je suis assise à côté d’un garçon dont je ne connais que le prénom, on discute en bande quand je me lance dans une folle histoire à base de « j’étais en cours de physique et j’écoutais pas, comme d’hab, quoi… » »Ah ben bravo, je suis prof de physique ! » »Hihihi, c’est une blague ? » »Non… » Ah oui ok, je vais aller voir sous la table si j’y suis hein… Surtout que le lendemain, j’ai voulu me rattraper donc sur le ton de la blague, je sors « Non, mais je suis pas si nulle que ça en physique, on peut parler d’ohm si tu veux… » Oui, ok, la prochaine fois, je dirai ampère ! C’est triste que mes meilleures vannes ne soient toujours qu’accidentelles.

On a aussi eu la blague sur la rivière. L’immense propriété familiale est traversée par une « rivière » que je qualifierai pour ma part de ru. Le premier soir, le futur marié prend la parole pour nous donner quelques consignes pour le lendemain à base d’heure de départ pour la mairie, et « attention aux enfants rapport à la route ». Discours accueilli avec enthousiasme et là sa mère grimpe sur une chaise « Oui, je vous en conjure, faites attention aux enfants car la route et la rivière sont très dangereuses, ce serait vraiment trop triste que la fête soit gâchée… » Gros blanc, rattrapé par le futur marié « Heu mais si on, il reste des fraises ! », « Oueeeeeee ! ». Du coup, on a passé le week-end à se dire « t’approche pas de la rivière, ce serait trop dommage ! »

Sinon, j’ai exécuté pour la première fois de ma vie des bouquets de fleurs, on a construit deux barnums avec l’équipe des ploufs sans s’engueuler une seule fois, on a super bien géré la douche et les toilettes aussi (on était 7 ploufs dans la même maison ainsi que la famille propriétaire soit 11 en tout). Bref, je retrouvais un peu la même énergie de nos week-end plongée mais en plus fort encore puisqu’on ne venait pas se cailler les fesses dans une eau à 13° mais célébrer l’amour. Amour avec un grand A devrais-je écrire. Une énergie folle, puissante, constructrice.

Alors forcément, quand vient le moment de se quitter après 4 jours ensemble, y a du cafard et du pincement au cœur. Cendrillon a la gueule de bois, disais-je l’an dernier. On sait qu’on se reverra mais ce sera pour d’autres occasions, moins fortes. Alors tu te mets presque à espérer de partir vite histoire de ne pas te faire attraper par la langueur de cette journée d’après où nous errons, groggy, à la recherche de la moindre miette à attraper en plus. Belle allégorie de la vie, on aimerait que les belles choses ne terminent jamais ou se terminent vite histoire de ne pas trop verser dans la mélancolie.

Ce week-end, j’ai fait le plein d’énergies positives, je suis prête à relever le gant cette semaine et me battre telle une lionne. Paris, attention, la Nina 2.012 en mode iodé débarque !

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La malchance n’existe pas…

Il y a des jours où je suis exaspérée, où j’ai juste envie de me planquer sous la couette et attendre que ça passe. Sauf que, pas de chance, paraît que je suis une adulte et que j’ai pas le choix, faut rester droite dans les tempêtes. Être adulte, c’est vraiment la merde.

Sauf que parfois, la tempête te donne juste envie de hurler, de fracasser des verres contre des murs. Parce que quand tu racontes ce qui t’arrive, tu récoltes des « c’est dégueulasse ! », « c’est injuste ! ». Bref, pour te consoler, on t’explique en toute sincérité que tu n’es pas en tort et que t’as juste pas eu de chance. Sauf que moi, ça me rend encore plus en colère. Je veux dire quand tu agis mal, que tu commets des erreurs, tu as moyen de rectifier le tir. Mais quand ton tort est, encore une fois, de pas avoir eu de chance, d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, qu’est-ce que tu fais ? Tu te contentes de pleurer ? Heu… Non, ça ne me convient pas !

Je n’aime pas m’en remettre à la fatalité, ça me rend dingue. Oh oui, ok, je suis pas la plus à plaindre du monde : j’ai un boulot, la santé, un toit au dessus de la tête, des amis, la famille… Même la Nina 2012 devrait avoir honte de dire quoi que ce soit par rapport à la Nina 2011. Sauf qu’il y a toujours une goutte d’eau qui fait déborder le vase. Pas forcément la plus grosse, juste celle qui te fait demander ce que tu as bien pu faire pour mériter ça. Celle qui fait que tu peux pas admettre que le coup de malchance se répète et que tu n’as pas de leçon à tirer de tout ça. Peut-être ai-je été trop gentille, pas assez pugnace… Mais non, si la conclusion reste la même, l’histoire diffère en tout point. Mais pourquoi ça me tombe toujours dessus ?

Pourtant, jeune, j’ai eu du bol, je tombais souvent sur les sujets que je maitrisais le mieux en interrogation. Je sais plus vraiment quand j’ai eu ce premier sentiment d’injustice, peut-être en 2003 pour mon concours d’entrée de journalisme. Pour être admis, il fallait avoir 12, j’ai eu 11.70… Avec un 10 en entretien de motivation qui était coeff 4. Un de mes potes admis m’a raconté son entretien, on lui a demandé pourquoi il voulait être journaliste. Moi, on m’a demandé si la taille de la balle de Ping pong était une question politique. Pour de vrai. J’étais dans les dernières à passer, je suppose qu’ils avaient déjà choisi leurs candidats tant cet entretien n’était qu’une farce. 11.70. Sans ce putain d’entretien, j’étais prise. Après, en vrac, on a des tas d’histoires comme le taxi qui se perd et me fait arriver très en retard à un entretien, l’histoire du boulot où on m’a pas prise alors que ma candidature était parfaite mais qu’il fallait faire un choix entre 2 personnes et que j’ai pas eu de chance… Des fois, je me raisonne en me disant qu’une porte qui se ferme, c’est une autre qui s’ouvre mais au bout d’un moment ça saoule.

Et je vous parle pas de ma vie amoureuse, là, c’est juste ridicule. Vous connaissez ma spécialité ? Je suis « la fille juste après », la fille pansement qui débarque après une rupture, qui répare le petit coeur et qu’on jette à la poubelle après guérison avec une petite tape sur la tête : « Non mais t’es une fille bien, tu trouveras quelqu’un qui te mérite vraiment. » Comment te dire… Ta gueule. Je tombe toujours dans un mauvais timing. Épuisant.

Alors, c’est quoi la morale de l’histoire ? Que des fois, t’as pas de chance et qu’il faut l’accepter ? Que tu auras beau tout faire pour que tout fonctionne, des fois, tu es juste monté dans le mauvais train, celui qui tombe en panne en pleine voie ? Que tout le monde va te faire des sourires désolés en t’expliquant que c’est pas toi, c’est juste la vie ? Et que rien ne garantit que ça se reproduira pas alors même que tu te blindes à mort ? Mais t’inquiète pas, hein, tu seras forcément heureuse puisque tu as toutes les qualités pour être heureuse. Paraît-il.

Bon, ben, je vais me recoucher. Ah non, c’est vrai, je suis adulte. Je dois affronter la tempête. Rien de grave, je vais faire la gueule pendant 15 jours puis ça ira mieux.  Ou alors je trouve une façon productive d’utiliser ma colère. Je pensais à minima aller faire du sport histoire d’évacuer. Oui, c’est peut-être ça la morale du truc : en cas de lose collante, sers-t-en pour… Hmmmmm… la transformer en énergie positive.

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This is a bad, bad timing

Faut que j’arrête les titres pourris, je suis sûre que ça nuit à mon karma.

L’amour, aaaaah, l’amour, que ne lit-on pas sur lui. L’amour, voyez-vous, c’est une question de feeling. Un jour, vous êtes là, sereins, et il vient vous percuter, tel une révélation divine que vous n’attendiez pas ou plus. Braoum l’amour, c’est comme l’éclair, tu sais pas où ça va tomber, c’est pas pour rien qu’on parle de coup de foudre. Et ben pardon mais tout ça, ce sont des conneries.


Perso, je ne crois pas au coup de foudre mais passons, c’est pas le sujet de l’article. Non, moi, je veux parler de timing. Parce que oui, l’amour est une question de timing selon moi et autant vous dire que j’ai la palme de la lose en la matière.


Déjà je souhaite atomiser le concept d’âme soeur. Âme soeur au singulier, je crois plutôt à des âmes soeurs. Et je ne crois pas que l’âme soeur corresponde uniquement au domaine amoureux, on peut aussi parler d’âme soeur en terme d’amitié ou de création artistique, par exemple. Deux individus complémentaires qui se rencontrent et partagent une affinité particulière. En terme d’amour, je pense donc qu’il n’y a pas qu’une seule personne qui puisse me correspondre à la perfection mais une multitude. Déjà je ne pense pas que mon âme soeur d’il y a dix ans soit la même qu’aujourd’hui car j’ai changé et pas dit que mon âme soeur ait suivi le même chemin. Puis pardon mais sur 7 milliards d’individus, ça vous déprime pas de penser qu’il y en a qu’une pour vous ? Et si on passe à côté, on sera passés à côté de sa vie privée ? Youhou, il est où le pont le plus proche que j’aille direct m’y jeter ? Bref, le concept d’âme soeur au singulier pue, fin de la démonstration.


Donc il y a plusieurs personnes qui nous correspondent et même que certaines sont célibataires. Mais ça ne veut pas forcement dire qu’elles sont disponibles. En gros, si t’as pas le timing, t’es mort et moi, je l’avoue, je l’ai jamais. Par exemple, j’ai rencontré un gars fort chouette avec moult qualités tant physiques que morales, une personnalité un peu originale… Bref, ça aurait pu être le coup de foudre mais j’ai vite freiné des 4 fers car je ne peux ignorer l’énorme obstacle dans cette relation : SON EX. En majuscule, oui. Parce qu’en gros, ils ont passé 5 ans ensemble, ont acheté un appart ensemble et après la rupture, ont tenté une colocation. Or vu toutes les affaires de la jeune fille qui traîne dans l’appart, tu sens la rupture plus que fraîche. Ça plus d’autres histoires assez difficiles qui font passer ma propre année 2011 pour une petite promenade de santé. Donc autant dire que je n’ai pas de place dans sa vie (et son global manque de réactivité à mes invitations me le confirment).


Et parlons de cette sublime âme soeur que l’on croise un beau matin d’été (ou un pluvieux matin froid d’automne), c’est lui ou elle, c’est toi, c’est nous, love at the first sight comme on dit sauf que, voilà, l’amour, il te frappe toi mais trop pas de chance, il l’a frappé(e) la semaine dernière avec une autre âme soeur. Donc il est en pleine lune de miel métaphorique et même si vous êtes faits l’un pour l’autre, là, de suite, il/elle est fait pour quelqu’un d’autre. Alors, oui, on peut mettre son mal en patience mais rien ne dit qu’il/elle reviendra sur le marché des célibataires. Lose ultime.


Mais de l’autre côté, un homme pourrait-il en avoir une dans la mienne actuellement ? Si on considère que le lundi, c’est chorale, mardi plongée, jeudi sport avec les coupines, re plongée le vendredi même si j’arrive pas à me motiver (c’est plus loin et l’eau est froide). Le week-end, je ménage du temps pour mes cercles d’amis hors plongée, je dois faire le ménage, avancer dans mon tricot… Et encore, j’ai plus de contrats annexes. Ajouté à ça la folie furieuse qu’est mon boulot actuellement (tête dans le guidon jusqu’en 2012), je le mets où le mec de l’histoire ? Non, pas là… (enfin, je dis pas non de façon absolue hein mais c’est pas le sujet !). Oui je chouine sur le timing mais je l’ai pas non plus. De toute façon, 2011 m’a épuisée, je vais finir l’année tout doux et on reprendra un rythme plus serein en 2012.

Tout ça pour dire qu’avoir le feeling, c’est bien mais si t’as pas le timing, tu pourras rien faire. Et là, tu pourras soupirer comme moi et dire que, de toute façon, la vie est une pute.

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