Tu veux pas débattre avec moi ? Nazi.e !

Le débat, ah, le débat… Sacralisé, c’est, paraît-il, le summum de l’ouverture d’esprit, le “je suis tellement mature pour un échange d’idées”, alors que je déteste le débat, en fait. D’abord parce qu’il ne sert à rien dans l’absolu, les impliqués ne changeront jamais d’avis, par conviction ou par ego. Après, ça peut toucher ceux qui écoutent mais surtout, cette sacralisation du débat fait qu’aujourd’hui, on se sent obligés d’opposer deux camps d’égal à égal alors que non. Mais surtout, refuser de débattre serait une preuve de faiblesse, un reproche légitime à faire. Oh vraiment ?

refuser de débattre

Revenons d’abord sur le problématique débat d’égal à égal évoqué plus haut mais que j’évacue en paragraphe deux pour ne pas perdre tout le monde. Je peux tout à fait comprendre le débat politique où l’on va tenter d’équilibrer les couleurs des intervenants, je n’ai, sur ce point, aucun souci. Même en étant quelqu’un de très fermement positionnée sur l’échiquier, ça peut m’apporter une certaine culture. Le problème du débat politique est surtout le manque de modération de la part des journalistes qui ont l’air de pioncer les ¾ du temps et on va se retrouver avec un débat où A accuse B de mentir sur des chiffres… et personne ne valide (ou pas) cette affirmation. Alors que ce serait justement le travail journalistique. Autant il est difficile de trancher sur les idées, sur les faits, y a peut-être du fact checking à faire et en direct, s’il vous plaît, tout le monde ne se rue pas sur Twitter pour voir ce que disent les comptes de fact checking, voyez… Mais le pire, ce sont les débats “pseudo” scientifiques où on donne la parole d’égal à égal à des personnes qui n’ont pas la même légitimité. Un exemple ? L’homéopathie. Alors oui, je suis fille de médecin donc je ne suis pas rigoureusement objective mais à quel moment des billes de sucre sont censé guérir quoi que ce soit en fait ? Non parce que des études cliniques ont été menées, l’histoire de la mémoire de l’eau complètement démontée et je suis à peu près persuadée que la moitié des gens qui prennent de l’oscillococcinum n’ont aucune idée que c’est censé contenir des cellules de foie et de coeur de canard de Barbarie. Je suis quelqu’un qui évite dans la mesure du possible de prendre des médocs à la moindre occasion mais mettre sur un pied d’égalité un médecin qui prescrit des médicaments qui ont subi des études concluantes et un homéopathe qui défend une médecine qui est scientifiquement reconnue comme inefficace, pardon mais non. A la limite, moi, si les gens sont rassurés par un placebo pour un rhume, ça me pose aucun souci mais quand on commence à se passer de certaines vaccinations parce qu’on prend des billes de sucre ou qu’on croit que ça marchera mieux que la chimio (comme l’ananas fut un temps ou le fruit du jacquier aujourd’hui), s’il vous plaît… Enfin, c’est étrange parce que sur le cancer, on a aussi des articles de merde te disant qu’il disparaîtra si t’arrêtes de manger du sucre… ce qui me paraît un peu antinomique avec l’homéopathie mais passons*.

Homéopathie

C’est rigolo parce que je trouve plein de photos avec des petites fleurs mais aucune avec un canard…

Passons maintenant sur l’obligation de débat. Ben pardon mais non. La semaine dernière, quelques hommes se sont indignés d’avoir été placé sur une liste Twitter référençant les comptes problématiques. Cette liste, on en fait ce que l’on veut, notez. Je peux m’en servir pour bloquer des comptes en préventif parce que j’ai pas forcément envie de m’attirer des mascus malsains dès que j’ouvre la bouche ou recevoir des dick pics non sollicitées. A dire vrai, j’ai déjà bloqué des comptes qui venaient me suivre et qui puaient les embrouilles genre le mec bien macho qui vient me suivre moi, le genre de compte où tu sais que son seul but sera de te faire fermer ta gueule dès que tu diras quelque chose d’un tout petit peu féministe. Donc oui, je me protège un peu et je ne comprends pas le scandale.

Le scandale

D’abord, Twitter, comme n’importe lequel de mes réseaux sociaux, c’est un espace personnel et j’y suis/lis qui j’ai envie de suivre/lire. Je n’ai aucune obligation de RIEN. Non mais déjà que dans la vraie vie, je suis obligée de me coltiner beaucoup de gens dont l’avis me file vite la nausée, les commentaires dignes des meilleurs PMU dans le métro entre deux personnes qui ont décidé de partager leur conversation à tout le monde… Voilà, dans la vie, on n’a pas toujours le choix d’entendre certains avis moisis, c’est pas pour me les récupérer aussi sur mes réseaux sociaux. “Mais tu m’as bloqué alors que je t’avais rien dit, ma liberté d’expression, blablabla”. Alors le fait que je te bloque peut signifier deux choses : je n’ai pas envie de te lire mais aussi je n’ai pas envie que tu me lises, des fois que tu décides de me casser les ovaires, comme déjà expliqué. Mais même en te bloquant, je ne nuis pas à ta liberté d’expression : tous les 12 millions d’utilisateurs actifs mensuels Twitter peuvent te lire sauf une… Je trouve que niveau censure, c’est ultra léger.

L'homme qui pleure

Bref, va falloir un peu désacraliser le débat, surtout pour les quidams qui n’ont aucune obligation à le faire, rien à vendre, pas d’élections à gagner… Par exemple. Je n’ai pas envie de répondre ou même de voir quelqu’un parler, c’est mon droit le plus absolu. “Mais t’es pas ouverte d’esprit”. Si par “pas ouverte d’esprit” tu veux dire que je n’ai pas envie de perdre du temps avec des gens aux idées nauséabondes (j’ai bloqué Boutin) ou ceux qui guettent mes mots juste pour tenter de me rabaisser le caquet… heu ben ok, pas de soucis. Par contre, si tu trouves à ce point intolérable une personne qui ne voit pas l’intérêt de rentrer en connexion avec toi, demande-toi ce qui te motive vraiment : défendre une cause ou consolider ta posture ? D’ailleurs, j’en parle souvent de posture, va falloir que j’écrive dessus, tiens.

* Si des pro homéopathie passent par là : le fait que vous, à un moment donné, ça vous a fait du bien ne démonte pas différentes études prouvant que ça ne sert à rien. Soignez-vous avec des billes de sucre en expliquant à qui vous voulez que les médicaments et les vaccins, c’est juste un truc de labos (sinon, l’oscillococcinum, c’est vendu par les laboratoires Boiron, bisous) mais perso, je m’en fiche donc épargnez moi vos complaintes, merci.

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Le devoir de pédagogie du militant

Il y a toujours quelque chose qui me turlupine dans le militantisme quand tu causes à des gens pas sensibles à ta cause : ceux qui te réclament de la pédagogie sinon, ils ne s’intéresseront pas à ton combat. Perso, j’appelle ça une excuse et je refuse le devoir de pédagogie.

Le devoir de pédagogie du militant

Parce qu’on n’a pas le temps. Il existe des tas de causes auxquelles je m’intéresse et ceux qui ne m’ont pas forcément effleuré. Je ne hiérarchise pas, hein, je ne dis pas qu’une cause a forcément plus de valeur qu’une autre, juste que je ne suis pas au courant de tout non plus ou que je ne suis pas la plus légitime pour prendre la parole sur certains sujets. Donc je reste sur mes prérogatives, notamment le féminisme. La semaine dernière, par exemple, j’ai écrit un article sur le not all men et apparemment, le ton de l’article n’est pas “encourageant” pour s’intéresser au féminisme. Et bien, si vous vous arrêtez à ça, c’est qu’il y avait peu de chances que ça vous intéresse de toute façon (mais certains ont quand même eu besoin de le signaler, je.ne.com.prends.pas). Parce qu’on n’épouse pas une cause parce que quelqu’un vous prend par la main pour vous apprendre la vie. Non. Surtout que de façon générale, personne n’aime qu’on lui prenne la main pour lui apprendre la vie, c’est TOUJOURS mal pris.

Le schtroumpf à lunettes donneur de leçons

Sortons du féminisme pour parler un peu écologie, une cause qui m’est chère aussi. Comment me suis-je intéressée au sujet ? Oh bah je me suis assise dans un coin et j’ai demandé aux écologistes de m’expliquer leur histoire pour voir si ça m’intéresse ou pas… Non, évidemment que non. Je lis, j’écoute. Si j’ai une question, je la pose simplement, sans jugement, sans “j’entends ton argument mais vu comment tu parles, j’ai pas envie, je crois. Parle moi mieux et peut-être que je t’écouterai”. Evidemment qu’on ne sait pas tout spontanément, bien sûr que parfois, on ne comprend pas le soucis et on a besoin d’explications. Mais il faut aussi comprendre que le militant n’est pas obligé d’expliquer, encore et encore. Surtout quand on sait que la question n’est pas si gratuite et innocente. Voire qu’il ne s’agit pas d’une question en vrai mais une leçon de vie. Un peu en mode “oui, je comprends pas trop pourquoi tu t’énerves sur le sujet [parce que moi, personnellement, je trouve que ça n’a aucun intérêt et tu as un peu tort, là…]”. Sauf que… ben on s’énerve pas par principe, on prend la parole quand on est convaincu d’un fait, on va pas changer d’avis juste parce que quelqu’un qui n’a jamais défendu la cause vient te dire qu’en fait, ton combat, c’est un peu de la merde et c’est pas comme ça qu’il faut faire.

L'arrogance

Mais vous allez me dire que l’union fait la force. Ben pas tellement en fait. C’est compliqué de s’investir dans une cause, c’est fatigant, littéralement, tu essaies déjà de prendre du temps pour poser tes arguments, tu écris ou parles avec tes tripes d’un sujet qui t’importe, sur lequel tu prends du temps pour monter au créneau et là, quelqu’un qui n’y connaît rien ne comprend pas bien pourquoi tu n’es pas tout sourire quand il vient t’expliquer que franchement, tu ne donnes pas envie de s’impliquer. Mais ce n’est pas mon but, de “donner envie”. Je ne suis pas là pour vous apprendre les choses. Je soulève un point, sans fioriture parce que, justement, ça fait plus réagir qu’avec des “s’il vous plaît, veuillez considérer”. Des ressources sur les différentes causes, il y en a des tas, sur le féminisme, l’écologie, l’égalité des droits, etc. Quand on s’intéresse vraiment à un sujet, on n’a pas besoin que quelqu’un nous explique gentiment les choses, on va les chercher nous-mêmes. Quant aux alliés qui ont besoin de courbettes pour daigner s’intéresser au sujet… On s’en passera en fait.

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Arrête de hater

Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

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Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.
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Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !
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Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…

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Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.

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Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.

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Le syndrome de l’imposteur

Introspection, nous voici seuls face à nous mêmes, pire qu’un entretien d’évaluation avec le plus vachard des managers. Vous avez remarqué comme on est super durs avec soi ? Comme on peut se reprocher le moindre bourrelet avec violence, le moindre manquement avec une intolérance hystérique ? Je sais pas vous mais moi, y a des jours où la fille qui me regarde dans le miroir, j’ai envie de la gifler tant elle a chié sur toute la ligne.

le-miroir

Prenons un cas concret : le travail. Dans mon job, y a des trucs que je gère tranquille comme par exemple tout ce qui a trait à l’écriture. Par contre, dès qu’il s’agit de ficeler une strat sur PowerPoint, mes mains sont moites et tremblantes, la slide d’ouverture me nargue « recommandation SMO pour la marque Tartempion, 15/12/12 », je colle le logo de la marque. C’est après que ça se complique… Et grâce à Management, le magazine, j’ai enfin compris pourquoi je traîne tant à monter mes slides : je souffre du syndrome de l’imposteur.

syndrome-imposteur

Pour résumer, le syndrome de l’imposteur, c ‘est cette sensation désagréable qu’on n’est pas à la bonne place, que nous n’avons pas les compétences que l’on nous prête et que ça va finir par se voir. Dans sa version la plus légère, on ne rend les documents demandés qu’au dernier moment, histoire de « faire durer » l’imposture. Quoi que moi, non, j’essaie de le rendre le plus vite possible pour permettre trois milliards de corrections. Dans les cas les plus graves, celui qui en souffre peut aller jusqu’à saborder son travail, fuir les points avec son manager…et donc il finira par perdre son taf, aggravant le sentiment d’être un imposteur.

cercle-vicieux depression

Prenons mon cas. Après 7 ans d’études donc 5 en histoire, 1 en science po et 1 en journalisme, je mets le pied par hasard dans le webmarketing, univers où l’on dégaine PowerPoint et excel à tout va, outils que je n’avais quasi jamais utilisés jusque là. Ben oui, en journalisme, notre outil préféré, c’est word. Le truc qu’on utilise en webmarketing pour les règlement de jeux concours et comptes rendus de réunion, point. Autant vous dire que PowerPoint m’a filé et me file encore des sueurs froides. Surtout quand on souffre comme moi d’une mauvaise intelligence spatiale et qu’on met 2h à essayer d’équilibrer les différents espaces. Bref, moi, j’ai jamais eu de cours de ppt et j’ai l’obscure sensation que je serai toujours nulle.

presentation-ppt

Pourtant, mes compétences sont reconnues. Ma chef me corrige rarement mes powerpoints, changeant juste un mot ou 2 à l’occase, les commerciaux me trouvent performante en rendez-vous et il paraît même que je suis experte en Facebook ads alors que j’ai programmé la 1ère mi septembre. Mais ça va, en 3 mois, j’ai réussi à chaque fois à faire mes campagnes sans conneries. Je dois progresser en optimisation mais je m’en sors, quoi. Bref, personne ne me reproche quoi que ce soit, personne sauf moi. A chaque fois que je rends un truc, je me dis qu’on va bien se rendre compte que j’ai un gros souci avec ce powerpoint de merde, que ma strat est pourrie et que je sais même pas de quoi je parle. Sauf que si je me pose 5 minutes et que je suis honnête avec moi même : si, je sais très bien de quoi je parle. Je peux vous faire une dissert de 4h sur Facebook, Twitter ou Pinterest, je crée mes petits réseaux. Rien que pour le blog, j’ai un compte Facebook (et une page dont je ne me sers pas), un Twitter, un Spotify, un Pinterest, un Instagram et même une page Google+. Et un Tumblr mort. Ne manque qu’un linkedin ou viadeo Nina Bartoldi (ce dernier existe, je sais plus si c’est moi qui l’ai créé ou non mais si tel est le cas, je me demande ce que je comptais en faire…). Je sais quel réseau social utiliser pour quoi, je sais chanter de belles chansons au client pour qu’il se dise que lui et moi (et le commercial, ma chef, le DG et tout ce qui nous entourent, lalala), on va écrire une belle histoire. Mais je suis toujours un peu dérangée par la peur d’être « découverte ». C’est une impostrice. La preuve, début 2011, quand on lui parlait e commerce ou s commerce, elle hochait la tête sans comprendre. Maintenant, je comprends mais ça m’intéresse pas beaucoup plus.

social_commerce

En fait, si ce sentiment peut relativement se justifier dans l’univers du marketing qui n’est point le mien au départ (après tout, ça fait que 5 ans que j’y bosse, il serait peut-être temps que je m’enfonce dans le crâne que, oui, je suis légitime), il a toujours été présent à chaque fois que je commençais une nouvelle aventure professionnelle, y compris dans le journalisme. Ne me serais-je pas légèrement survendue en entretien ? Il y a toujours un vent de panique le premier jour, quand on m’assomme par une avalanche d’infos dont je ne retiens pas la moitié, je me sens idiote, larguée, je n’y arriverais jamais. Et puis finalement… Ca le fait.

peur

Il est temps de lutter contre ce syndrome de merde qui nous paralyse tant. Peut-être est-ce un mal générationnel, cette époque où même les stagiaires doivent savoir faire le job (alors qu’ils sont censés l’apprendre), que tu es là pour appliquer tes compétences sans avoir presque le temps d’apprendre. On n’est pas là pour te former de toute façon. En 5 ans (presque 6 dis donc), je n’ai eu droit qu’à une formation : anglais. C’est pas pour autant que j’ai pas les mains moites quand je dois bosser dans la langue de Shakespeare. Pourtant, l’anglais, je le parle, je le comprends. Je fais des fautes, oui, mais vu le nombre de fautes de français que je vois passer dans mes mails pros (rarement les miennes… Surtout que quand j’en fais une, je vais me flageller pendant une heure aux toilettes), on m’excusera quelques coquillettes dans une langue qui n’est pas la mienne. Dans la limite du raisonnable, bien entendu. De toute façon, mon anglais, je le bosse… Histoire de me sentir plus légitime. Ou pas.

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Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

bilan-2012

Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

tigresse

Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

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Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

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Oh mais bosser jusqu’à 65 ans, c’est rien !

Deux ans plus tard, je réagis un peu à la question des retraites, j’aurai un jour la prime de la réactivité, je vous promets. Evidemment, on peut se demander si la question des retraites a une réelle légitimité sur un blog s’appelant les vingtenaires mais je pense que oui car le problème nous touche au premier plan. 


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Principe de base : va falloir travailler plus longtemps pour payer les retraites de tout le monde, solidarité, tout ça. Moi, je dis pourquoi pas. Après tout, les 30 glorieuses, c’est fini et la solidarité, ça me plaît, tous la main à la pâte (et au porte-monnaie). Ouais, je suis le genre de meuf à payer les impôts sans trop s’indigner, essentiellement parce qu’on me prélève un peu tous les mois et que ça me fait pas trop mal au cul. Sauf la redevance télé, ça me saoule de payer pour une télé regardée par les + 70 ans… Mais j’écoute la radio publique alors je dis trop rien (et y a des trucs bien sur France 4 et 5 aussi). Alors ok, cotisons ce qu’il faut. 42,5 ans pour partir avec la retraite à taux plein. Oui alors si on considère que j’ai eu mon premier CDI à 27 ans et que j’ai pas mal bossé à droite à gauche avant, on va dire 26 ans, 26+42,5 ans = 68, 5 ans. Youpi les amis, pas de panique, il me reste quasi 15 ans de retraite si je suis conforme à l’espérance de vie moyenne, youhou !

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Sauf que. Mon calcul (simpliste) est bien joli mais je vois un souci en amont et en aval qu’on appelle communément le chômage. Prenons le problème sous un autre angle : les gens vivent plus vieux donc faut cotiser plus longtemps pour permettre aux vieux de ne pas crouler sous la misère. Ce qui reste assez relatif, ma grand-mère avait environ 300 € de
retraite… Léger mais bon, soit. Moi, je veux bien cotiser longtemps mais d’abord, mon métier, faut des bac++ pour l’exercer donc par souci de calcul, on se retrouve diplômés à 25 ans. Mais là, drame, même pas on a du boulot à la sortie et notre diplôme marron douteux sert juste à orner les toilettes (c’est marrant comme la couleur du diplôme va parfaitement dans ce lieu magique, c’est pour en illustrer la couleur). Selon les statistiques, un jeune diplômé met un an et demi à trouver son premier emploi donc 26,5 ans + 42,5 = 69. Certains verront dans ce chiffre hautement érotique une allégorie de la baise monumentale que nous inflige le système mais je ne suis pas là pour dénoncer, moi, je calcule. Ok donc on va bosser jusqu’à 69 ans. Question : quelle entreprise voudra de nous à 69 ans ?

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Je vois la vie professionnelle ainsi, vision toute personnelle certes mais je pense que la plupart sera d’accord : début de carrière, on se défonce puis plus on avance, plus nos priorités changent. Surtout que l’ingratitude de certains patrons n’aide pas à se défoncer soirs et week-ends en sus.   Au début, on avance, on apprend, on progresse. Puis un jour, on trouve que notre vie privée en a pâti et on rééquilibre. On laisse tomber les dossiers à ramener à la maison. De toute façon, je trouve ça assez stupide avec le recul, arrive un moment où 12h de boulot dans la journée ne peut pas être synonyme d’efficacité, le cerveau fait pshhhttt ! Peu importe, la vie et l’âge font qu’on baisse en performance et en ambition. Or imaginons que par un drame épouvantable, on se retrouve au chômage à 55 ans. Selon mon calcul, il nous reste 14 ans à cotiser, le tiers ! On fait quoi ? On postule bien sûr mais qui voudra de quelqu’un plus proche de la retraite que du début de son activité et qui n’a plus grand-chose à apprendre de la vie professionnelle. Car là est tout le drame de ma démonstration. Travailler plus longtemps, ok, mais au vu de la précarité de nos emplois, qui pourra vraiment cotiser à taux plein ? Plus j’avance dans ma vie professionnelle et plus je vois des employés jetés à la poubelle à la première crise. La rupture conventionnelle, c’est sympa mais pas que pour les employés, en fait… Si je prends mon cas, il y a 6 mois, je bossais dans une boîte ayant 11 employés à temps plein sur Paris. Aujourd’hui, ils sont 3 et nous n’avons été que 3 à partir volontairement… Oui, si tu comptes, 5 ont sauté du jour au lendemain à cause de la crise… Bon, par la magie de
l’interchangeabilité des employés, 2 d’entre eux sont à nouveau en poste, 1 en pleine création d’entreprise et les 2 autres, je sais pas. Dans ma nouvelle boîte, ça rentre et ça sort dans tous les sens, je ne comprends pas bien. Mais en somme, si t’es pas content, tu pars, on ne te retient pas. Nul n’est irremplaçable. Alors quand on arrivera à l’âge de la baisse de régime, qui va nous garder, franchement ? 

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Mais ça, personne n’en parle, on préfère se dire que les gens sont juste paresseux et ne rêvent que d’une vie oisive. Mais bien sûr…

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J’ai pas tout compris à la vie

Par Lucas

Chère DRH,

Il parait qu’il t’arrive parfois de venir sur Facebook pour recruter.
Je ne sais pas comment tu fais vu que la majorité des gens ne donnent pas libre accès à leur profil à n’importe qui. Tu m’diras : « oui, mais certains donnent un libre accès à leur page pour les membres du réseau et pour peu que tu sois membre du réseau France eh bah, le 15 Septembre 2008, 2 616 763 personnes pouvaient venir te voir. C’est super Lucas, tu ne trouves pas ? « .

Oui, c’est super Raoulette. Mais quelle est la plus value comparée à Linked in ou Viadeo ?
En quoi peux-tu juger d’un potentiel technique sur un poste donné ?
Parce que le jeune homme a adhéré au groupe « Le Mimétisme est ma religion » tu peux faire le pari qu’il fera un bon potentiel à façonner ensuite aux méthodes de la boite ?
C’est légèrement intrusif et je sens frémir l’article 9 CC. Ouep, un brin seulement parce qu’après tout on a donné notre accord pour mettre l’info en ligne.
Toute la question ici est celle de la destination finale de cette info, l’usage qui en est fait par un voyeur et ça je doute fort que le magistrat s’y intéresse du moment que l’accord a été donné pour qu’elle soit publiée… Mais bon…

Donc ma chère DRH te voila sur les Vingtenaires après avoir fait un tour sur Facebook sur mon profil. Tu as vu le lien, te voila en train de lire ma diatribe et tu te dis : « voila un p’tit bouffon, je vais envoyer le lien à des collègues pour ne pas être la seule à rigoler ». Parfait, vas-y. Ya aucun problème. Si tu savais comme j’en ai ras le bol des compromissions, comme je suis lassé de rédiger des lettres ternes et diplomates, d’écrire exactement ce que tu veux y lire et rien d’autre. A grand renfort de phrases courtes et portant l’info qu’il faut, l’info qui tue. Mon expérience et mes compétences, mes envies et mes avis. Moi, Toi, Nous et mes salutations policées.

Parce que tu comprends faut pas déconner avec toi, ma chérie.
Il ne faut pas sortir de l’image idéale et surtout idéelle du jeune diplômé, du potentiel en devenir, efficace et façonné.
Il faut rentrer dans des petites cases et ne pas susciter d’inquiétude. Bah oui c’est la crise. Tiens va donc lire la solution que Pénélope Jolicoeur a trouvé pour lutter contre la crise…

Tu sais petite DRH…
Parfois, j’ai un rêve ; faire un truc parfaitement incongru.
Postuler pour un job dans lequel je n’aurais strictement aucune compétence mais en préparant l’entretien avec les réponses que tu attends. Bien sûr je serais démasqué au deuxième entretien dès que les discussions deviendraient plus techniques mais cela importe peu… Simplement pour te montrer à quel point ton processus manque de ressources et n’a rien d’humain.

Mais s’il n’y avait que ça…

Il y a aussi ce putain de marketing qui s’infiltre jusque dans les offres d’emploi. Comme si tu voulais que, dès le berceau, les futurs employés soient inféodés à la marque, pensent marque, raisonnent marque… Parfois tu en crées même de toute pièce pour te donner une légitimité. Mais t’as pas l’impression de nous prendre pour des cons ? Tiens tu veux un exemple ? OK c’est parti.

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Notre réseau de distribution poursuivant son développement national, Audi recherche le profil commercial qui saura satisfaire pleinement les attentes Premium de ses clients et se distinguer par sa passion de l’automobile et son professionnalisme.
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Vois-tu petite DRH, cette annonce est l’exemple même de l’hypocrisie érigée en règle et du qu’en dira t-on craint comme une imprécation. Le terme « prémium » est une monstrueuse supercherie, un mot utilisé il y a qq décennies pour qualifier des marques de voitures qui se caractérisaient par trois points:
– avoir plus de clients que de véhicules disponibles à la vente,
– veiller à ce que la qualité du produit reste à tout moment à un niveau d’excellence et enfin
– une gamme jamais élargie vers le bas.

Rien que sur le premier point Audi n’est pas une marque « premium » et la malhonnêteté intellectuelle de l’usage de ce mot est insupportable. On en fait un label, on crée une identité en espérant que ça va passer ds le langage courant et que les retombées seront bonnes.
Or cette malhonnêteté, tu la connais bien petite DRH parce que tes copines et toi c’est exactement ce que vous faites dans les annonces pour nous marteler des concepts débiles afin qu’ils rentrent en nous. Tous les moyens sont bons pour marteler la marque… Comme tes acolytes du marketing l’ont demandé, comme ils le font dans leur boulot qui consiste à porter aux nues l’image.
Mais tu me diras que ça te sert aussi à avoir une prévalence sur le candidat et lui rappeler qui a la légitimité et l’ascendant.
Question d’image.
Si tu es sage, je te raconterai un jour cette réalité odieuse qui consiste pour Renault à présenter ses produits comme des êtres humains (« Megane va vous enthousiasmer, Mégane a du caractère » et non « LA Mégane va vous enthousiasmer, LA Mégane a de la puissance… »).

Ceci dit, ma petite DRH, n’hésite pas à revenir porter un regard sur mon profil Facebook, à voir que je ne suis pas assez maléable et aller chercher ailleurs un autre bout de pate à modeler à ta convenance sans même jeter un oeil sur mes compétences techniques.

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Courrier des cœurs : réponse à Nathalie

Cette semaine, Nathalie nous a posé la question suivante : « J’ai eu une liaison avec un mec déjà en couple pendant 6 mois et là, ça fait un mois que j’ai plus de nouvelles, disparu du jour au lendemain, sans même un mot. Je sais qu’il n’est pas mort. Alors je voudrais me venger mais je sais pas comment. J’ai gardé tous nos mails, textos et tout et j’ai failli les envoyer à sa copine mais je trouve que c’est petit joueur. D’autres idées? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce que nous en avons pensé

Lucas : Ouhai vas-y bousille-lui la gueule à c’pov mec !

Pour le coup de la copine effectivement c’est trop facile. Surtout qu’elle va croire que tu voulais la pourrir elle aussi là où tu ne voulais toucher que le fautif. T’as bien sûr des solutions basiques comme aller lui bousiller sa caisse/la porte de son appart (s’il ne vit pas en couple) mais si j’étais toi j’attendrai quand même quelques temps. Si ça se trouve ton ressentiment sera estompé dans quelques jours. T’étais bien au courant que ce mec était en couple et que tu n’étais qu’une toquade, une passade, ni vue ni connue. A toi d’assumer ce rang. Le fait de vouloir te venger n’a de logique que si le bonhomme t’avait promis de quitter sa copine pour toi… Dans ce cas là, tu peux mettre la purée et envoyer des lettres à lui et à sa copine. Une par jour « Machin
est infidèle » pour semer le doute ds leur couple (purée j’ai vraiment des idées de gros sadique, c’est dingue)

Marine : D’autant plus de gros sadique, Lucas, que ça fera plus de la peine à la fille, qui pour le coup n’avait rien demandé et n’a rien fait, qu’au mec. Ce serait une méchanceté gratuite contre elle.

Lucas : Je suis une ordure, mais c’est vrai que ma réponse manifestait bien ce malaise… A quoi bon faire souffrir une innocente…

Tatiana : Moi je vois même pas pourquoi tu veux te venger. Tu t’es engagée dans la relation en connaissance de cause. Bon faire le mort c’est clair que c’est pas du tout classe, mais de là à se venger… Moi je suis pas très vengeance en fait donc je vais pas pouvoir t’aider.

Summer : Je suis complètement d’accord avec Tatiana. Pour le coup tu savais qu’il était en couple. si au bout de 6 mois il a continué à jouer double jeu c’est que manifestement tu n’étais pas l’élue. Je comprendrais que tu veuilles te venger s’il ne t’avait rien dit ou s’il t’avait promis de la quitter mais là franchement je n’arrive
pas à trouver une quelconque légitimité.

Enzo : Vengeance car il n’a plus donné signe de vie depuis un mois ? Tu fais ça aussi avec les hommes célibataires qui te font ça ? Et avec tes ami(e)s ? Et les possibles employeurs quand tu recherches du boulot ? Je pense que tout cela ne lui donnerait que trop d’importance. Laisse tomber et ignore-le superbement s’il revient (la vengeance est un plat qui se mange froid et tout et tout) !

Nina : En effet, prévenir la copine, c’est petit joueur. La pauvre fille n’y est pour rien (à moins d’être la reine des sadiques) donc on la laisse où elle est, hors de l’histoire. Pour le reste, c’est clair que c’est un pauvre type, comme il en existe parfois (mais pas tous, vous énervez pas les hommes). Alors soit tu lui envoies un texto où tu l’agonises d’insultes qui te défoulera, soit je peux te fournir des déjections félines à lui envoyer par colis (je recycle)… soit tu laisses tomber. Au bout d’un mois, est-ce
réellement la peine de s’énerver encore ?

Voilà, si toi zossi tu as une question love and sex à nous poser, nous y répondrons avec toute la conscience et le sérieux qui est le nôtre. Ahem…

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Le Trophée à la Maison !

Par Lucas

Bon dans ce titre il y a une référence implicite au Trophée Ecricome, un trophée sportif qui réunit six écoles de commerce de France, dont la mienne… Mouhai bon, tout le monde s’en fiche et tuuuut le monde a raison… Là, pour le coup, le trophée, c’est moi !

Je crois vous avoir déjà dit (mais je vous rappelle que des fans de foot et du PSG nous lisent aussi alors je répete pour eux) que je suis passé lundi 23 en hosto de jour. Du coup, je suis tous les
soirs chez moi ! Enfin je veux dire chez mes parents…


Et c’est là que ça coince…

Depuis mon bac (il y a bientôt 9 ans) je virevolte deci delà dans mes études. Mais surtout, et c’est le plus important, je fais mon Tanguy… Un an de prépa Sciences Po, 5 ans de Droit, 3 ans
d’école de commerce à Reims… Merde quoi ! Ca commence à bien faire !

C’est exactement ce que je me disais à Noël, en espérant être diplomaaaaâble en juin, trouver un taff, un appart et un livre de cuisine facile pour les nuls ( non parce que les spaghetti alla
vongholé que je faisais pour mes colocs ça passe un soir…Pas tous les soirs.)
Donc des velleités d’indépendance bien légitimes.
Et puis survint l’accident de ouaaaature et l’hospitalisation…

3 mois.
3 mois à bosser comme un chien en kiné à l’hosto de Garches histoire de libérer le lit pour qq’un qui en aurait plus besoin que moi..
Trois mois et enfin l’hospitalisation de jour….

Malheureusement, le retour à la maison m’a tranformé en poids mort.
Et j’en viens au sujet de mon article. Enfin…

Vous n’imaginez pas comme c’est chaud de revenir chez ses parents, à 27 ans…

Surtout quand vous avez des parents qui vous ont pris en charge à l’age de 11 ans… (mon père biologique m’avait pas reconnu à la naissance et ma mère biologique a eu un…accident de voiture
mortel en 1991.)
Des parents qui vous ont bercé du refrain « Dans la vie, il faut être RESPONSABLE, aller de l’avant, ne pas être une charge pour les autres » .Autant j’étais responsable et attentif quand je ramenais des potes autant j’etais « rapide » en solo….

Je ne vous raconte pas comme je me sens malheureux en ce moment d’être de nouveau un poids pour mes parents… Le premier truc censé que j’ai dit après mon coma c’est que je tenais à participer à
mes frais d’hôpital en ce qui concerne la partie que la Sécu ne prend pas en charge ( merde j’ai bossé 3 ans à Decath, j’ai des reserves, quoi !)
Et là, ce soir, j’ai insisté pour inviter ma famille au resto. Etre présent pour eux et moins pesant… Comme quoi l’éducation, même à 27 ans ya encore des relents…
C’est aussi une des raisons pour lesquelles je ne fais pas une « crise d’ado 2, le Retour… » en disant à mes parents que zut quoi j’ai pas besoin d’être materné… Bon j’avoue parfois je hausse le ton…

Pour autant, ya quand même des moments où je fais le dos rond et je prends sur moi pour ne pas pêter un cable. Pas facile de dire qu’on est pas d’accord sur quelque chose à ses parents quand
lesdits parents ont cru l’espace de 10 jours perdre leur fils et que, l’espace de 3 mois, ils se sont relayés pour venir, tous les jours, voir l’affreux jojo à l’hosto.

Si il a des lecteurs/lectrices qui, pour des raisons X ou Y, ont vecu le retour à la maison familiale ils comprendront ce que je veux dire. Pas facile de trouver sa place, sa légitimité, son allant au sein d’un environnement que vous étiez prêt à quitter. C’est encore moins facile quand vous vous dites que vous aviez déjà une dette auprès de vos parents pour vous avoir pris en charge à la
mort maternelle et que votre dette morale et affective augmente d’autant plus. Si vous avez des conseils je suis preneur !

PS : commentaire n°6 sur CETTE PAGE... Tu vas pas t’en tirer comme ça !!
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(PS de Nina : Des fois que les images ne marcheraient pas chez vous non plus, elles sont et )

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La télé peut nous aider

Des fois, j’allume ma télé et je tombe sur des émissions de type talk show où on vient en aide aux gens. En fait, je n’en vois que sur TF1 mais j’avoue que je n’aime pas vraiment ce genre d’émissions donc je dois en rater pas mal. Mais bon, c’est pas grave, on va faire avec ceux que je connais, à savoir Sans aucun doute (ou les péchés capitaux, il me semble que c’est pareil) et Y a que la vérité qui compte. Parce que des fois, la télé, c’est que du bonheur, comme dirait Arthur, Benjamin Castaldi ou Nikos.
 
 
Bon, je regarde rarement et en fait, j’ai découvert lundi que ça reprenait, y avait Grey’s anatomy, avant, c’était mieux. Et puis, en plus, ils ont viré la fille qui faisait l’hôtesse mais ils font toujours les reportages avec une nana qui se la joue Pascale Clark avec de la poésie écrite par un gamin de CE2 : « ils sont tous deux et deux, ça rime avec amoureux. Tout va bien sous le soleil de Nice où dore leur bonheur. ». Enfin, voilà. Des fois, je me demande qui peut passer dans ce genre d’émissions. Parce que, perso, on me convie là, j’y vais pas : si on a quelque chose à me le dire, c’est pas la peine de le faire devant des milliers ou millions de spectateurs. Surtout que si vous ouvrez pas le rideau, vous passez pour la méchante garce sans cœur. Mais peut-on reprocher à une nana de pas vouloir sortir avec son marchand de journaux à qui il manque une dent et qui a les cheveux naturellement huilés ? Mais bon, outre les déclarations d’amour foireuses, il y a la partie « retrouvailles ». Imaginons que je décide de retrouver mon démon tentateur parce que, tiens, je rêve ma vie et que je connais son nom et prénom, contrairement au mec au briquet. Bon, il faudrait déjà que je fasse la démarche, que le monsieur vienne et encore, une fois sur place, faudrait pas que je me prenne un merveilleux : « non mais j’ai une copine, je peux pas sortir avec toi ! ». Enfin bon, je le ferai jamais mais potentiellement, la télé pourrait me rendre heureuse, pour peu que j’ai pas peur de me prendre un râteau devant des milliers ou millions de téléspectateurs.
 
Mais le summum de la télé justicière, c’est quand même Sans aucun doute avec notre ami Julien Courbet, défenseur des petites gens. En fait, j’avais un peu oublié cette émission, suis retombée dessus vendredi dernier. Ah oui, la justice expéditive de TF1, c’est encore mieux que Cas de divorce ! C’est quand même fou qu’une émission de télé passe avant la justice parce que dans les faits, c’est ça. Prenons un cas au hasard : moi. Bon, si jamais je décidais d’assigner mon proprio qui m’a pas remboursé un centime sur mes chiottes (et en plus, mon père a payé les 80 euros que je refusais de payer) ou l’asso qui m’a pas encore payée mes 600 euros (mais je leur ai envoyé un mail incendiaire vendredi et comme de par hasard, Simon m’a rappelé mais comme j’étais avec Guillaume 1er, j’ai pas décroché), non seulement ça me coûterait du temps mais aussi de l’argent. Et oui, il faut bien payer les avocats, c’est normal, ils ne vivent pas
de l’air du temps. Mais bon, grâce à Julien Courbet, je squizze tout ça ! Je vais voir M. Courbet, je pleure un peu sur le plateau, des avocats sur place se mobilisent pour moi et hop, tous mes soucis sont réglés !
Par exemple, quand je regardais, deux bonnes femmes avaient des soucis avec leurs locataires qui payaient pas le loyer. Ennuyeux en effet. Bon, l’équipe tente une conciliation téléphonique, c’est le grand moment de l’émission en fait. Courbet, il est fort, il a réussi à donner une image à du son (le téléphone) et à mettre en scène l’appel en lui-même. Pour ceux qui n’ont jamais vu, je vous décris un peu. Courbet dit : « Nous allons appeler ces personnes pour tenter de parvenir à une conciliation. Régie, composez le numéro ! ». Là, il tend le doigt vers la caméra et ça lance un petit jingle à base de son de touches (il est atroce ce jingle), on voit des gens en régie avec des micro-casques sur la tête. Bon, ça sonne « biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiip ! Allo ? » Alors, au début, ce sont les gens qui viennent se plaindre qui parlent genre « non, non, on n’est pas à la télé » et si ça
s’envenime, ce qui arrive souvent, Julien Courbet intervient. Et là, c’est grandiose, on assiste d’abord à une volée d’insulte « Non mais qu’est-ce que tu m’veux connard ? C’est pas toi qui fait la loi ! Va te faire fout’ ! Tut-tut-tut ». Oui parce que la personne raccroche en général mais elle s’est tellement énervée qu’on a bien entendu les postillons s’écraser violemment contre le combiné. C’est concept : c’est l’émission de télé qui active l’imagination, on les voit les postillons, on sent le décor autour, on imagine le beauf de base, le même qui
a témoigné dans Droit de savoir la semaine dernière pour dénoncer le prix prohibitif des loyers (comme je parle bien quand je m’y mets, vous sentez la journaliste, là ?). Bon, après ce premier échec, on se démonte pas, on envoie les journalistes sur place. Une voix off nous explique tout, on filme même les gens sur le plateau qui attendent une réponse. En gros, c’est pas du direct et on s’en vante ! De l’autre côté, Julien, il est gentil mais il allait pas me faire croire qu’à 1h du matin, il arrive à avoir la CAF et une agence immobilière au téléphone !
Bon, on filme les journalistes qui se font refouler par les locataires toujours très courtois et on revient en plateau. Les avocats expliquent que là, avec la trêve hivernale qui s’en vient, on ne peut plus faire expulser les locataires car le temps d’instruire le dossier, il sera trop tard. Oui parce qu’à TF1, ils passent par-dessus de la justice au max mais arrive un moment où il faut quand même s’adresser aux instances compétentes (ouf !). Ceci étant, en un coup de fil, ils ont réussi à demander à la CAF de verser les allocs logement aux propriétaires et non plus aux locataires. Bordel, moi, ça fait trois mois que j’attends qu’ils me versent mon ALS (surtout que je suis chômeuse maintenant).
 
En fait, tout ça me gonfle. Bon, encore, Y a que la vérité qui compte, si ça amuse les gens de se prendre une honte en public, je m’en fous. Et les petits textes poétiques de CE 2 sont marrants. Mais les trucs genre sans aucun doute qui passent par-dessus la loi pour régler des problèmes, je suis moins d’accord. Bon, c’est bien pour les gens qui en bénéficient, surtout qu’en général, ce ne sont pas des gens très dégourdis, qui découvrent un peu les rouages d’une justice implacable (ooooooh !) mais ce qui n’est pas forcément juste, c’est que l’émission
prend FORCEMENT le parti de celui qui est sur le plateau. Comme si la volonté de passer devant une caméra donnait forcément une légitimité. Parce que mine de rien, il me semble que ces procès télévisuels sont basés sur la bonne foi de celui qui passe à la télé, il n’y a aucune preuve juridique. A ce compte-là, c’est facile de foutre la pression sur des gens dont le seul tort a été de saisir la justice plutôt que la télé.
 
En fait, la télé, ça me fait peur, des fois.

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