Altered Carbon, une dystopie immortelle

N’étant pas toujours d’accord avec les engouements des réseaux sociaux pour certaines séries (genre Dark), nous nous sommes lancés avec Victor dans le visionnage de Altered Carbon avec prudence et… oh mon Dieu, j’ai adoré, adoré, adoré. Une dystopie à base de ville gigantesque, voitures qui volent et des questions sur la nature de l’Homme, je dis mille fois oui.

Altered Carbon

Pourtant, ça démarrait mal, on débute direct sur une scène de cul et je ne pense que rarement du bien des séries qui commencent comme ça, ça pue normalement le truc moisi donc on te met de la fesse pour compenser. Mais là, si on a quelques scènes olé olé qui ne sont pas toujours des plus utiles, ça va. En fait, dès le premier épisode, on nous balance très rapidement cet univers qu’on va suivre à travers le regard de Takeshi Kovacs, un “diplo” dont la pile a été conservée pendant 250 ans et qui se retrouve dans un nouveau corps. Parce que oui, la mort est devenu un concept périmé. Chaque individu bénéficie d’une pile implantée à la base du cou et qui va permettre de transvaser vos souvenirs et ce qui peut s’apparenter à l’âme dans une nouvelle enveloppe. Les plus riches se font donc construire des corps en avance et les plus fortunés se font appeler les “Maths” comme Mathusalem car ils vivent depuis plus de deux siècles pour certains. Dans cet univers où la mort n’est plus et où on ne peut savoir avec certitude qui est dans une enveloppe, Kovacs est donc rappelé à la vie pour enquêter sur l’assassinat d’un Math (mais qui est revenu car sa pile n’était pas endommagé mais sa sauvegarde pas assez récente pour savoir qui l’a tué).

The head in the cloud dans The altered carbon

Ca, ce fut mon clou du spectacle à moi, cette espèce de station orbitale, là…

Dis comme ça, ça évoque directement “Time out”, une dystopie qui avait pour seule qualité Justin Timberlake. Vous savez, ce film où un jour, les humains se réveillent avec un timer sur le bras qui se déclenche le jour de leurs 25 ans, jour où ils arrêtent de vieillir et si le timer arrive à zéro, ils meurent. Dans ce film, il y avait les riches aussi qui avaient tous l’air très jeunes alors qu’ils avaient des siècles. On retrouve d’ailleurs ce brouillage entre les générations quand la fille d’une Math emprunte le corps de sa mère pour une soirée…

Joel Kinnaman dans Altered Carbon

Ok mais une société qui n’a plus l’échéance de la mort, ça donne quoi ? Peu ou prou du grand n’importe quoi. L’idée principale est que les Maths ont tous les droits. Par exemple, lors d’une soirée, il y a un spectacle de combat à mort, le perdant (celui qui meurt) aura droit à une nouvelle enveloppe. Les crimes semblent donc peu graves, les gens peuvent être inculpés de “meurtre d’enveloppe” et tout ce qui est exécution consiste à détruire la pile. On se retrouve dans le cas également du témoignage ou non des morts dans les enquêtes sur les crimes les concernant. Sans la mortalité, il n’y a finalement plus vraiment de règles. Kovacs est embauché par celui qui a été assassiné, les Maths et leurs enveloppes de rechange s’affirment régulièrement au-dessus des lois. Il y a aussi tout un questionnement sur la virtualité et les IA puisque le coeur de l’individu, c’est sa pile et non son enveloppe.

Laurens et Miriam Bancroft dans Altered Carbon

Autre point que j’ai bien aimé dans la série : les femmes. Elles sont assez badass. Quell, la mentore de Kovacs qui en plus d’être la reine des arts martiaux est la femme qui révolutionna le monde. Kristin, la fliquette déterminée, un peu increvable et parfois un peu chiante, Reileen ou encore Lizzie… Elles se battent et pas qu’un peu. Elles n’ont pas tant besoin de Kovacs pour s’en sortir, c’est même lui qui se fait sauver le cul par les femmes à quelques occasions. Bien sûr, on reste (malheureusement) dans le schéma classique du love interest (Kovacs va multiplier les liaisons, pas le point le plus passionnant de l’histoire malgré la perfection des fesses de Joel Kinnaman, sexy as hell) mais ces femmes ont de la substance, elles n’ont pas besoin d’homme pour survivre. Et ça, ça fait du bien.

Quell au combat dans Altered Carbon

Donc oui, regardez Altered Carbon… et moi, je vais me rajouter le roman sur ma pile à lire car il paraît qu’il est bien plus profond que la série.

Vous croyez que je peux me faire payer pour lire des livres ? Parce que j’ai tant à lire et pas tant de temps à y consacrer… Ma vie est dure.

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In time d’Andrew Niccol

(Trouvé aussi sous le titre Time out)
L’avantage quand on prend l’avion (pendant 19H), c’est qu’on a le temps de voir des films, plein. Et des mauvais. Choisis certes un peu sciemment parce que oui, y avait The artist mais j’avais pas envie. Donc parmi les nanards matés, je vais vous parler d’In time d’Andrew Niccol avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried.

En Dieu seul sait quelle année, l’homme a muté et s’arrête désormais de vieillir à 25 ans et pour déterminer l’heure de sa mort tout le monde a un compte à rebours dans le bras : quand tu arrives à zéro, tu meurs. Donc pour retarder le fatidique 13 zéros,la nouvelle monnaie est le temps : tu bosses, tu gagnes du temps. Tu peux donner ou prendre du temps aux gens en leur attrapant l’avant bras. Du côté des pauvres en temps, Will Savage s’éveille. Will, c’est Justin Timberlake, seul argument du film en fait. Will se lève avec 18h à vivre, va falloir travailler dur pour finir la journée. Dans la cuisine, sa maman lui concocte un petit déjeuner… Maman incarnée par Olivia Wilde, bonnasse à grands yeux pour rappeler que huhu, on arrête de vieillir à 25 ans. Bon, je vous passe les relents incestueux de la relation entre Will et sa mère. Will va donc à l’usine où il passe sa journée à soupirer sur la cherté de la vie puis le soir, en bon prolo qu’il est, il va au bar dépenser de son temps. Là, il rencontre un très riche qui a tout un siècle à dépenser qui cherche les embrouilles. Will le sauve d’un vilain méchant qui provoque le siéclard en duel et celui-ci décide de se suicider en donnant tout son temps à Will. Comme ça, pouf.

Alors Will, il est content, il a un siècle pour lui tout seul alors il va voir son meilleur pote et lui fait “hé ouais, on est potes depuis dix ans ? Ben tiens, je te file une décennie”. Grand prince. Après, il se dit qu’il va amener sa maman chez les riches, à New Greenwich mais là, c’est le drame. Sa maman doit prendre le bus mais elle n’a plus qu’une heure trente et le bus coûte deux heures. Pour tenter de rentrer en vie, elle court à toute vitesse vers sa destination où l’attend Will avec un beau bouquet de fleurs (une relation saine mère-fils, je disais donc). Quand le bus arrive et que la maman n’est pas dedans, notre héros court, il court, elle court, contact visuel, il va pouvoir la sauver et là, patatrac, elle arrive au 13 zéros et meurt dans ses bras. Oui, je sais, c’est tellement nase et évidemment, il regarde vers le ciel en criant “nooooooooon!”. Par contre, ils nous ont épargné la pluie.

Du coup, Will, il l’a mauvaise et il va à New Greenwich pour apprendre la vie aux riches. Son but : voler leur temps pour le donner aux pauvres. Sauf que y a quand même une police du temps et ils enquêtent sur la mort du siéclard et pif paf, en 30 secondes, ils retrouvent Will. Pendant ce temps, notre Robin de la montre se fait remarquer à New Greenwich, il est pas comme les autres, il prend pas son temps, il court tout le temps : on sent bien le parvenu. Il croise la route d’une rousse aux grands yeux morts (Amanda Seyfried). Il se rend au casino et joue avec un super siéclard et lui gagne plein de temps au poker. Comme de par hasard, la Rousse vient s’asseoir à leur table et là, seule bonne réplique du film, le siéclard dit à Will : “Drôle d’époque où on ne sait plus qui est qui. Est-ce ma mère, ma femme ou ma fille ?”. Et c’est sa fille et comme Will, il a la classe malgré son côté homme pressé, le siéclard, ni un ni deux, il l’invite à la réception qu’il tient chez lui pour je ne sais plus quelle raison.


Pendant la fête, Will et Sylvia, puisque tel est son nom, se font des bisous mais la police du temps arrive alors Will prend Sylvia en otage, file vers la ville des pauvres mais trop pas de bol, ils ont un accident de voiture et les méchants du début du film débarquent comme de par hasard. Ils volent la décennie de Sylvia, ne lui laissant qu’une demi heure car le méchant n’a pas eu le temps de tout pomper. A partir de là, les gens courent, les méchants ressortent de temps en temps mais Will les massacre à chaque fois. A la fin, Sylvia est amoureuse de lui et ils deviennent un peu les Bonnie and Clyde du temps. Bon, ok, j’avoue, j’étais moins attentive à la fin donc je résume à l’extrême. Puis en fait, c’est cousu de fil blanc, ils courent et à la fin, ils gagnent et ils ont des siècles et des siècles mais ils redonnent aux pauvres parce que ce sont les gentils. Ouahou.

Le thème était en soi intéressant, ce côté course contre la montre est haletant… sur le papier. Parce que dès les premières secondes, t’es perdu dans cette histoire de mutation qui ne sort de nulle part, ces premières minutes où on illustre bien que pfiouuuu lala, la vie est chère pour les pauvres, que tout augmente ma bonne dame et qu’à la fin, on meurt de plus avoir le temps de prendre le bus. Et puis le siéclard suicidaire apprend à Will que vu que les gens sont de base immortels tant qu’ils gagnent du temps, augmenter le coût de la vie est une façon de tuer les gens pour éviter la surpopulation (ces riches, ils sont vraiment krokro méchants). L’idée d’un Robin des bois futuriste était sympa en soi sauf que tout est bancal dans le film : comment Will le pauvre devient siéclard, sa facilité à pénétrer le cercle très privé des riches dont on montre en permanence la paranoïa (ils se baladent en permanence avec des gardes du corps pour ne pas être tués), comment le garde du temps meurt comme un con car il n’a pas vérifié son compteur (c’est juste un peu son métier, le temps)… Et que dire de notre couple vedette ? Justin joue très bien des pectoraux mais pour le reste, j’ai pas réussi à dire si sa mono expression était censée représenter le mec dur ou s’il joue juste comme un pied. Pas mieux pour Amanda Seyfried qui a toujours la même tête quoi qu’il arrive et un regard tellement mort… Bref, y a rien à sauver dans ce film.

A ne regarder que si vous êtes folle amoureuse de Timberlake (raison valable pour les minettes en dessous de 16 ans sinon ça fait pitié).

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Femmes libérées cherchent attaches

Le saviez-vous, j’ai dans la vie de grandes réflexions, quand je suis sous la douche ou en train de remplir une grille de sudoku aux toilettes. Souvent j’aime imaginer des scènes de romans que je n’écrirai peut-etre jamais. Comme par exemple cette histoire d’écrivaine de romans girly qui en a marre de tant de niaiseries, roman construit autour d’une seule scène pour le moment : celle où elle prend un verre avec quelqu’un en dissertant sur la femme du XXIe et en énonçant cette vérité : la femme veut bien se dévergonder un peu si à l’arrivée l’amour est au rendez-vous.


Ben oui, force est de constater que l’amour (avec un grand A et plein de ouuuuuu) doit etre la conclusion logique de toute aventure impliquant un homme et une femme (oui l’hétéronormisme nous tuera). Petit à petit, on progresse, on admet que les femmes aussi ont des besoins sexuels et qu’un bout de plastique vibrant ne suffit pas toujours. Le sexfriend est devenu une norme, un objet tendance. Mais. Maiiiiis la femme reste un être romantique qui finit toujours par chercher l’amour car le ramonage sans sentiments, c’est lassant.

On est d’accord ou pas avec cet axiome, peu importe. Si on peut constater un léger déplacement du curseur « salope », on constate néanmoins que si l’homme peut, dans l’imaginaire collectif, tremper sa bite dans n’importe qui sans le moindre pincement au cœur, sa partenaire a un peu de mal à partager sa désinvolture. Je veux dire elle veut bien accueillir une bite amie de temps en temps mais point trop longtemps et la bite amie devient finalement la bite aimée. Même quand c’est celle d’Ashton Kutcher qui ferait très bien dans mon lit mais nettement moins dans ma bibliothèque si vous voulez mon avis. A la limite, Justin Timberlake me semble plus enclin à lire un livre sans images…


Mais la femme est un être romantique (quand l’homme reste un éternel queutard) et au fond, le sexfriend qu’elle s’est trouvé, elle veut le capitaliser et en faire un amoureux. Et ben pardon mais non. Je veux dire ça peut arriver mais soyons honnêtes : si ça arrive, c’est sans doute que c’était le but recherché dès le départ genre : « Mmmm, Justin, il est trop mignon et il lit des livres sans images, je le veuuuuux. Bon, il ne veut qu’une relation à caractère sexuel on va dire que nous aussi mais je lui laisse pas deux mois pour tomber in love de moi ». On connaît le truc, hein. Et ça peut marcher, pourquoi pas. Mais du coup, la femme libérée sensuelle, elle en prend quand même un sacré coup. C’est ça les princesses modernes, au lieu d’être esclaves et de soupirer en attendant le prince charmant (pardon mais les princesses sont esclaves, j’y reviendrai peut-être tiens), elles baisent en soupirant parce que quand même l’amour, c’est cool et que le sexe sans sentiments ne les satisfont en définitive pas. C’est typiquement le cas de Carrie. Ouais, Carrie, c’est le prototype de la fausse libérée qui ne cesse de parler de cul genre « ouais, yo, je suis trop libérée » mais dès qu’elle couche sans sentiments, elle se dit que non, c’est pas pour elle, c’est pas bien et elle pleure sur Mister Big parce que ça fait passer le temps. Au-se-cours. Au moins, Charlotte, elle assume son côté princesse qui cherche le prince charmant, elle ne dissimule pas derrière une sexualité en fin de compte insatisfaisante son besoin d’amour et de romantisme.


De par mon expérience, un plan cul se transforme très rarement en plan love. Ca peut arriver, ça m’est arrivé mais en réécrivant l’histoire, je me dis que plus qu’un plan cul, c’était plus un début d »histoire tout en douceur, sans prise de tête particulière, sans pression. Quand il a été temps de se dire qu’on comptait un peu plus l’un pour l’autre que de simples amant/maîtresse, on est passé à l’étape suivante. Mais à côté de ça, j’ai des sex buddy depuis plus de 4 ans (cet article est une encyclopédie des synonymes du plan cul) (non mais y en a un, s’il meurt pas en vacances et qu’on se voit à son retour, il détiendra le record de ma « relation » la plus longue, record établi actuellement à 4 ans et 4 mois. Mais bon, peut-on comparer une relation amoureuse régulière et monogame de 4 ans et 4 mois et une relation de fuck buddy (je l’avais pas encore mis celui là) de 4 ans et 6 mois où on se voit une fois tous les mois dans les périodes fastes ? Tiens, je vais en faire un article) et dans ma tête, c’est clairement pas possible qu’on passe à une autre relation. Si on avait dû être un couple, on l’aurait été depuis le temps. Bref. Finalement, un plan cul dans l’imaginaire collectif féminin, c’est quoi ? Soit un début de relation amoureuse qui ne dit pas son nom, soit un en-cas en attendant un dîner somptueux aka le petit ami parfait (un petit ami est toujours parfait de prime abord, c’est après que ça se complique).


Moralité : la femme libérée est un mythe. Enfin, non, il existe vraiment des femmes qui ne cherchent aucune attache et baisent à tout va en toute décomplexion mais on nie leur existence d’un « non mais en vrai, elles cherchent l’amour ». Bah, oui, une femme est romantique, c’est gé-né-tique.

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Expérimente ton look

Salut mon moi d’avant,

Il y a deux mois de cela, je suis allée à la gay pride. Rassure-toi, c’est normal que tu ne connaisses pas, on en parle pas encore dans la province pendant ton adolescence. Il s’agit d’une marche dite « des fiertés homosexuelles, lesbiennes et transgenres ». Non, je ne suis pas en train de t’annoncer de façon subtile que tu es devenue lesbienne avec l’âge, je veux juste te parler look.



A cette journée, vois-tu, c’est un peu le permis de se fringuer n’importe comment et j’aime les looks un peu extravagants. Le problème, c’est que là, j’ai 29 ans, un travail et une crédibilité professionnelle (ou à peu près) donc je ne peux pas venir fringuée au boulot en princesse gothique, en fluokids ou en clone de Madonna époque Cherche Susan, désespérément. Ni en culotte  à la Britney Spears (t’inquiète, dans quelques années, tu sauras de qui je parle et note que quand elle racontera partout qu’elle veut garder la virginité jusqu’au mariage, commente : « pfff, tu parles, Justin Timberlake l’a déflorée! »; Promis, un jour, tu comprendras ). Et là, je regrette un peu mon époque ado où j’aurais pu expérimenter plein de trucs (dans les limites parentales, c’est quand même notre mère qui sort la CB pour nous habiller et le shorty n’est carrément pas une tenue  pour sortir. Et montrer son nombril, c’est vulgaire.



Concrètement, je veux dire quoi ? D’abord, c’est bien d’avoir découvert à 14 ans que tu pouvais aussi mettre autre chose que des joggings et des fuseaux (quoi qu’à mon époque, les fuseaux s’appellent leggins et c’est le top de la mode) mais c’est pas une raison pour t’habiller tous les jours en jean et t-shirt XL. Même si c’est globalement la mode. Te cacher dans des T-shirts amples ne te fait pas perdre 10 kg (faire du sport, oui) donc si tu n’assumes pas ton corps (pas si difforme que ça, au passage, une fois passé le cap difficile de tes
14-15 ans), re modèle-le, tu as l’âge pour. Mais expérimente des looks, créés-toi un personnage sympa, pas pétasse vulgaire, je te prie, mais éclate-toi. Mets de la couleur aussi, elle n’est pas ton ennemie. Le beige, c’est sympa mais arrive un moment où ne porter que ça (ou du noir) te rend d’une fadeur, ma fille… La couleur, c’est le bien. Par exemple, en ce moment, on arrive en pleine mode automne-hiver, je te jure, j’en ai marre du prune et gris avec des pointes de marron, la couleur en hiver devrait être obligatoire (d’ailleurs, j’hésite à acheter une veste bleu électrique, si tu veux tout savoir. On appelle même ça le bleu Klein, note).



De toute façon, puisqu’au lycée, tu ne fais partie ni des stars ni des parias, profites en un peu pour t’éclater. Au pire, certains se moqueront de toi mais ceux-là n’étaient pas tes amis quoi qu’il arrive alors tu ne loupes rien. De toute façon, je vais te délivrer une leçon de vie : tu ne pourras jamais plaire à tout le monde donc l’avis des gens qui ne comptent pas pour toi, ne l’écoute pas, ça ne sert à rien. Vois le positif : s’ils parlent de ton look même en mal, ça veut au moins dire qu’ils te voient, c’est pas si mal. Mais affranchis-toi
du regard des autres, je te jure, c’est tellement plus reposant. De toute façon, dis-toi bien que tu ne pourras jamais être irréprochable donc si on veut médire sur ton compte, y aura toujours moyen de trouver un truc pour t’épingler, alors…


Et puis justement, arriver à ne pas suivre les chemins extrêmement policés de la mode lycéenne va te forger la personnalité. Etre tout comme les autres, c’est nul d’autant que nous savons toutes deux à quel point tu es fantasque quand tu veux… Et bien, fais en sorte que ça se voit, je te promets que tu n’y perdras rien.

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La liste de la fille qui se tire en vacances (youhou !)

Je me casse en vacances, lalalère, je me casse en vacances, lalalère !

– Mes collègues m’ont trouvé une nouvelle fonction au boulot. J’étais déjà la fille de service (« t’as pas du dissolvant sur toi ? », véridique), la fournisseuse de feu, la dernière aux fléchettes… maintenant, je fais dico vivant. Mardi, je finis ma clope dehors quand Sébastien et Rémi reviennent de la supérette. « Nina, toi qui a plein de diplômes, ça veut dire quoi pierre qui roule n’amasse pas mousse ? Tu peux nous donner un exemple ? ». Donc au boulot, pierre qui roule n’amasse pas mousse désigne un intérimaire grâce à mon exemple foireux, c’est même écrit sur l’ardoise des chiottes. Oui, parce qu’il y a une ardoise aux chiottes mais on sait pas pourquoi. Du coup, j’ai écrit dessus que ce serait cool de rabaisser la lunette. Je suis sûre que les copines/épouses de mes collègues vont finir par m’adorer.

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– Discussion MSNique avec Vicky « Dis, tu crois que les mecs sont des connards parce qu’ils ont de grosses bites ? » « Non, regarde machin » (laquelle a dit ça, mystère !). Arf, ça aurait été si simple ! Puis, c’est vrai que j’ai connu des mecs bien montés pas salauds. Mais on trouvera un moyen de les reconnaître un jour.

– Ok, j’ai une bonne tête, c’est un fait, mais c’est dingue que je puisse pas fumer ma clope devant l’agence sans que quelqu’un vienne me raconter sa vie. Quand je dis
quelqu’un, je parle pas de mes collègues ou des gens de l’entreprise voisine, non, je parle de gens qui marchent sur le trottoir et s’arrêtent pour commenter le temps ou la vie. Reste plus qu’à capitaliser ce pouvoir que j’ai. Si quelqu’un a une idée…

– Je suis dégoûtée, les histoires de fesses dans mon agence, elles sont à Prague, pas ici. C’est pas drôle… Bon, ok, ma boss et moi, on est les deux seules filles donc y a
une chance sur deux que je sois concernée mais j’aime bien les histoires croustillantes. Même quand je suis pas impliquée.

– C’est l’été, les hormones font pschhhhhhhhhhhtttttttt, c’est un fait.

– Des fois, je m’impressionne par ma lose, mais vraiment. Jeudi, en plein ennui, je décide d’aller passer la soirée au cybercafé, vu que free a décidé que livrer une prise,
ça irait plus vite par pigeon voyageur que par la Poste (je sais pas si on peut tout à fait leur donner tort). Je mange et me mets en branle, j’arrive sur place. Autant vous dire qu’au bout d’un an, mon identifiant n’existe plus donc je recrée un nouveau compte et là, le mec me fait « on ferme à 22h donc vous n’êtes pas obligée de prendre beaucoup de temps. » Alors vivant à quelques bornes de Paris, j’avoue que je pensais naïvement que ce foutu cyber serait ouvert au moins jusqu’à minuit. Je lui demande l’heure : 21h46. 10 minutes de net, ô joie. Faut dire que dans mon quartier, dans la catégorie « célibataires entre 20 et 40 ans n’étant pas équipé d’Internet chez eux », on doit être 3.

– Il se murmure des choses au boulot ! Jeudi, on reçoit un mail de Tchèque en chef « réservez votre week-end du 30 septembre au 2 octobre » (en anglais mais
fuck, pas envie de vous le faire en VO). Là, Guillaume fait « ça sent le séminaire  – Ah bon, demande-je, vous en faites souvent ? – Non mais tout un week-end…
Peut-être qu’ils veulent faire un week-end avec les Tchèques. Et ça coûte moins cher d’aller à Prague pour nous que pour eux de venir ici ». Bon, j’ai bien vérifié qu’il me faisait pas marcher parce que Jason, il m’a fait croire qu’on allait faire un chat avec Justin sexy back Timberlake et je l’ai cru (c’est con, je pourrais trop me la péter, là). J’espère trop que c’est ça !

– Cette semaine, j’ai pas le net, ma girlie team est en vacances, j’ai plus la télé et le téléphone non plus donc je pouffiasse seule chez moi. Au menu : vernissage des
orteils (bon ok, c’était dimanche juste avant la venue de Gabriel mais je sais pas s’il a vu), masque vert qui fait peur et masque avec du gel froid sur les yeux pour chasser les cernes. Parce que oui, le noir que j’ai sous les yeux, force est de constater que c’est pas du maquillage, le démaquillant refuse de l’enlever.

– Pour pétasser à mort dans les couloirs du métro, je mets mon super walkman Sony Ericsson que j’ai gagné dans les oreilles et je mets Fast Tracker d’Etienne de Crécy. 8 mn d’électro pure qui rend les couloirs du métro de suite vachement plus sympa.

– Pourquoi quand je verse l’eau chaude sur ma soupe lyophilisée, ça crie ? (et pourquoi je sais pas écrire lyophilisée ?)

– Hier, j’ai découvert le comble de l’audace : mettre un jean blanc alors qu’on est sur le point d’accoucher. Bravo, madame.

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Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


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En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.

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Soutenons Britney (la pauvre) !

La semaine dernière, suis allée au resto avec LilVirgo et autour de notre pizza, après notre traditionnelle séance de psychanalyse des gens qu’on connaît (ou pas d’ailleurs), on a évoqué les potins de star. En fait, Lil m’a parlé d’un blog potin que je connaissais pas, un manque terrible à ma culture. Non parce qu’avant, je lisais Voici tous les week-end chez mes parents mais vu que là, je suis pas rentrée depuis Noël et que je vais pas tous les jours chez le marchand de journaux, je suis plus trop au courant. Enfin, si, là, je sais que Melissa Theriau sort avec Jamel parce que ça l’a traumatisée, ma mère, vu qu’elle les déteste autant l’un que l’autre.
britney-spears

 Bref, revenons à nos people. Y en a une qu’on aime bien, c’est Britney Spears. Parce qu’au fond, c’est juste une pauvre petite fille. Résumons la vie de Brit Brit

pour ceux qui ne la connaissent pas. Du haut de ses 15 ou 16 ans (j’ai la flemme de wikipédier), elle devient une star mondiale, chante en montrant son nombril mais elle veut rester vierge jusqu’au mariage parce qu’elle croit en Dieu ou je sais plus quoi… Elle sort avec un chanteur d’un boys band, un certain Justin Timberlake mais on sait pas trop qui c’est. Puis Britney se lâche : toujours vierge (dit-elle), elle chante qu’elle sera ton esclave en mettant son string sur son jean. Elle devient une méga star, jette Justin (ou l’inverse), fait un smack à Madonna (non mais qui a pu parler de pelle pour ce petit piou ?) et fait un duo avec elle. Mais là, la success story commence un peu à dérailler. D’abord, Britney, elle tombe amoureuse de son danseur et se marie avec lui et elle devient beauf : elle se balade attifée n’importe nawak, avec des boutons plein la figure. Comme Cameron Diaz mais Cameron Diaz, elle fait du surf avec ses boutons alors que Britney, elle bouffe des cochonneries, c’est moins glam. Puis en bonne petite épouse, pif, elle lui fait un bébé à son danseur (il s’appelle Kevin Federline et même qu’il paraît qu’il fait du rap). Puis elle fait un peu comme ma cousine : au retour de couche, pif, elle retombe enceinte parce qu’avoir des bébés, c’est trop marrant. Au passage, elle nous fait une petite téléréalité (que j’ai jamais vu moi), genre 24h avec Brit Brit où elle passe son temps à avoir envie de brouetter avec Kevin. Faut pas s’étonner qu’elle se reproduise à nouveau. Mais voilà,
Britney, tous les journaux disent qu’elle est mauvaise mère. Et puis, elle divorce de Kevin, finalement, qui est un gros nase qui n’a fait que profiter d’elle et de son argent. Et là, Brit Brit a l’idée de s’acoquiner avec Paris Hilton, ce qui aurait pu être une bonne idée vu que Paris est en photo partout, tout le temps (jamais bien compris pourquoi mais bon). Sauf que les facéties de Paris, tout le monde s’en fout, maintenant mais Britney, elle nous avait pas habitué à ça : elle sort de sa voiture en mini jupe mais elle a pas mis sa culotte (imaginez le spectacle) et elle fait qu’à boire ! Là, les gens sont révoltés. Puis Brit Brit pète les plombs, elle se rase la tête et décide que, finalement, une cure de désintox, c’est plutôt une bonne idée.

Ca, c’est la vie de Britney version « résumée à partir de Voici, Public et Closer ». Et encore, je suis sûre que j’ai raté des passages. Bon, Britney, c’est une gourdasse, c’est clair. Elle est bête comme ses pieds (elle dit : « moi, je suis pour la peine de mort comme ça, les criminels, ils comprennent la leçon et ils recommencent
pas ! ». Heureusement, ça ferait peur, sinon !), elle est républicaine et tout. Je pense qu’elle est arrivée au mariage aussi vierge que moi je le serai si tant est que je passe un jour devant M. le Maire. Mais au fond, ce qu’elle vit, ce n’est ni plus ni moins qu’une crise d’adolescence tardive. Quelque part, je me dis que ce qu’elle a vécu, je l’ai vécu un peu aussi, le côté trashouille – grand n’importe nawak, sans le mari, les enfants et les millions de dollars. Et quand je dis je, on a tous eu cette petite période de flottement. Mais bon, forcément, quand nous, on se contente de se bourrer la gueule à coup de vodka sunrise ou whisky coca ou ce que vous voulez, elle, elle a les moyens de se faire une soirée coke-champ. Mais finalement, je me dis que cette pauvre fille n’a pas eu la « chance » de vivre sa vie tranquille. Ses parents l’ont toujours poussée vers le show biz (d’ailleurs, ils essaient de pousser la petite sœur
maintenant), elle passait déjà à la télé à 8 ans dans une émission Disney… J’imagine que c’est le genre de gosse qui a passé un tas de concours mini miss et co. Forcément, avec une telle pression dès l’enfance, on finit par péter les plombs.

Moi, Brit Brit, je l’aime bien au fond. J’ai même de ses chansons sur mon itunes (par contre, c’est pas hyper romantique comme musique post coïtale…). C’est juste
regrettable qu’elle ait eu ses deux gosses qui n’ont rien demandé à personne et qui risquent de pas avoir la belle vie si elle redresse pas la barre. Mais, au fond, c’est juste une pauvre gosse paumée comme il en existe tant. Sauf qu’elle, elle passe dans les tabloïds et journaux à scandales. Mais au moins, quand vous pousserez vos gosses à un casting ou autre, peut-être que vous repenserez à Britney et vous passerez votre chemin. Perso, j’ai jamais compris comment on pouvait pousser ses gamins à faire ça. Ouais, y a la fierté « mon bébé, c’est le plus beau ».
Mais mon bébé, il sera fait pour jouer avec un hochet, pas devant la caméra. Si je veux gagner de la tune, je jouerai au loto, ce sera mieux pour la santé mentale de mon petit.

PS : J’ai mis deux chansons parce que je savais pas laquelle choisir

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