La famille, y a que ça de vrai

Cette semaine, je suis chez mes parents et ce jusqu’au 26 juillet. Pas vraiment des vacances puisque je dois bosser mais je suis quand même à la campagne avec Kenya, je peux faire des pauses piscine, tout va bien. Si je suis rentrée pour le 15 juillet, c’est pas pour voir le feu d’artifice en direct de ma ville natale (je suis même pas allée le voir) mais pour assister à la grande réunion de famille qui eut lieu chez moi samedi. Voici donc une petite chronique de la vie de la famille Parmentier (côté maternel, donc).

guepard 

Ils étaient presque tous là. Mes trois tantes, quatre cousins-cousines, quatre compagnons, une sœur et un presque frère. En tout, nous voilà dix-sept. Qu’allons-nous fêter ? Officiellement, la retraite de tante n°1 qui après trente ans de bons et loyaux services au sein de l’Education Nationale prend une retraite anticipée mais méritée. En fait, pour l’occasion, ses trois enfants (cousine, cousin 1 et cousin 2) ainsi que la chérie de cousin 2 lui ont fait un cadeau. Mais on fête aussi les 18 ans de cousin 3 et son bac, par la même occasion, sans parler des fêtes de tante 2 (et tante 3, décédée) et l’anniversaire prochain de tante 4. On aime bien cumuler. En fait, il ne manquait que cousine 2 et ses trois gamins (dont un que j’ai jamais vu) et cousin 4 et sa copine enceinte jusqu’aux yeux. Mais nous sommes plutôt en froid avec cette partie de la famille, ils n’ont même pas été conviés.

Tout le monde arrive vers 19h, tout est prêt : les tables dressées, la bouffe fraîche (oui, il fait 35e degré ici donc pour la raclette, on repassera. Oncle 1 commence à m’entreprendre et on refait le monde, comme à notre habitude. Il faut savoir que dans la famille, ils sont tous à droite sauf oncle 1, donc, cousin 3 et tante 2, je suppose. Tante 4 était à gauche aussi avant mais il paraît qu’elle ne l’est plus. Ma mère m’a expliqué que tante 4 avait voté Le Pen en 2002, j’avoue que je me suis prise une sacrée claque, j’ai du mal à y croire. Je me souviens, il y a quelques années, tante 4 était partie de chez moi en claquant la porte après une conversation très houleuse avec ma mère sur le sujet. Merde alors… Bon, bref. Lors du dernier repas de famille, nous avions découvert Aglaé, la chérie de cousin 2 (une Bretonne, c’est fou cette passion pour nos amis aux chapeaux ronds). Elle est toujours là, parfaitement intégrée à la famille tout comme Anthony, la tendre moitié de ma soeur et Yohann, mon presque frère. En son temps, Guillaume 1er avait aussi trouvé sa place. Bref, dans ma famille, on accueille gentiment les nouveaux arrivants. Cette année encore, il y en a eu un ! Pas le fiancée de cousine ou le mien, vu qu’on n’en a pas, ni le compagnon de cousin 1 puisqu’il viennent de se séparer, pas plus que le petit copain de cousin 3, ma grand-mère ne sachant pas que celui-là aussi est homo. Elle l’a un peu mal pris pour cousin 1 alors on va peut-être pas lui dire pour le petit dernier. Il faut savoir que cousin 3 est né en juillet 88, à peine deux mois après le décès inattendu de mon oncle, mari de tante 1. Donc, forcément, cousin 3, il a été extrêmement choyé, c’est un peu le chouchou de tout le monde. Si on dit à la mamie que cousin 3 est gay et qu’il s’installe à la rentrée avec son copain (oui, il est super précoce), ça va la tuer. Donc ce n’est pas du côté des cousins qu’il faut chercher le nouvel arrivant mais du côté des tantes : tante 2 nous a enfin présenté son compagnon ! Ça fait dix ans qu’ils sont ensembles mais elle nous l’avait jamais présenté car « ce n’était pas le bon ». Bon, finalement, elle a dû changer d’avis. Il est très sympathique, un look à la Bernard Lavilliers (cheveux un peu long, boucle d’oreille, chemise blanche en lin…).

 

Bon, tout le monde est là, on attaque l’apéro : soupe de champagne et cakes. Bon, il fait très chaud donc je tape un peu beaucoup dans la soupe au champagne, genre quatre coupes à moi toute seule, je commence à rire. On passe à table, oncle 1 tape l’incruste parmi les jeunes. Avant de dîner, on fait les discours. Ma mamie adresse un message à chacune de ses filles, sans oublier tante 3 qui n’est donc plus parmi nous depuis trois ans, maintenant. Sobre mais émouvant. Vient ensuite la lettre écrite par les enfants de tante 1 et par Aglaé, une lettre très émouvante qui fait pleurer ma mère. Alice et moi, on fait les fières mais on a un peu la boule dans la gorge aussi. Si c’est cousin 2 qui l’a lue, c’est que les trois autres n’en auraient pas été capables sans pleurer, Aglaé écrase aussi une petite larme. Oui, dans ma famille, on est super sensibles. Avec le discours, il y a un cadeau, donc : un voyage en Egypte. Tante 1 remercie et là, tante 2 lui dit : « Il faut que je te dise un truc. Pendant ton voyage, tu partageras ta cabine avec moi. » Et là, tante 1, 55 ans, prof de son état, se met à sauter partout et à trépigner comme une petite fille ivre de joie. Ma mère rajoute : « oui et tu devras nous supporter tous les deux » en parlant de mon père et elle. Re-trépignements de joie. Bref, c’est le bonheur. Ma grand-mère n’est pas super rassurée de voir trois de ses quatre filles restantes partir ensemble dans un pays arabe au vu de la conjoncture actuelle mais bon…

Bref, le dîner se passe plutôt bien, oncle 1 entreprend Yohann sur le sujet de la religion : les deux ont des avis fondamentalement opposés mais tout reste cordial. Alice et moi buvons tranquillement du rosé et du champagne. Autant vous dire qu’à la fin du repas, on rigole joyeusement. Tout le monde discute avec tout le monde puis à minuit, tout le monde file, reste la famille Bartoldi, Yohann et Anthony. Ma sœur décide que c’est l’heure de faire des photos donc elle y va gaiement. Elle nous impose une séance de photos : tous les 6 ensemble (ça dure trois plombes), ma mère, elle et moi, Yohann et Anthony, Yohann et elle, mon père, elle et moi… Elle nous prend en photo pendant qu’on fait la vaisselle. Oui parce que j’ai beau être saoule, j’essuie les assiettes avec Anthony et même pas j’en ai cassée une.

Bref, le lendemain, ma mère expliqua à ma mamie : « Ahlala, mes deux filles étaient pilos (ouais, ma mère parle djeuns, des fois), y en a une qui arrêtait pas de parler et l’autre qui n’arrêtait pas de prendre des photos. » Ben crois-le si tu veux, lecteur, mais ma mamie a deviné de suite laquelle avait fait quoi.
 
En somme, une petite réunion de famille comme il en existe tant, des gens liés par le sang (ou par alliance) qui se donnent des nouvelles, confrontent leur vision des choses, se racontent des blagues ou des anecdotes. Rien d’exceptionnel… Mais ça fait vraiment du bien.
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La psychologie masculine, cette inconnue

Il est 1h34, je suis saoule et je tente une expérience : écrire un article. Alors qu’un homme (que j’ai brouetté dans le temps) m’annonce qu’il vient de jouir en se branlant pendant qu’il parlait sur MSN (où j’avais mis une photo de Kenya, c’est ignoble !), je vais tenter une incursion dans la psychologie masculine. Heu non, je vais plutôt expliquer comment et pourquoi les femmes tentent de saisir la psychologie masculine. En général, elles échouent.
 
Mercredi soir, dans un bar parisien, je rejoins une copine, Tatiana. Cette fille n’a pas de veine, elle attire les cas en ce moment : entre celui qui n’arrive pas à oublier son ex femme et celui qui n’arrive pas à plaquer sa copine, elle est un peu mal… Donc ce fut une soirée sur le thème : « les mecs sont incompréhensibles ». Le meilleur, quand même, c’est le mec en couple. Ils sortent ensemble un soir, il insiste pour aller chez elle, bisous mouillés et là, il arrête tout : « Non mais je suis sorti avec toi pour pas que tu crois que tu me plaisais pas. » Et pourquoi n’a-t-il pas dit : « je te trouve jolie mais je suis en couple » ? Ça suffisait amplement, quand même ! Les hommes ont-ils peur de nous au point de ne pas nous dire non ? Ça se saurait ça, quand même ! Je me suis pris suffisamment de râteaux pour savoir que c’est pas le cas.
 
Alors quoi ? Opération brainstorming, essayons de pénétrer la psychologie de Nikos. Comme des détectives, on dresse la liste des hypothèses mais à l’arrivée, on n’a pas tranché. Pareil, à chaque fois, les mecs qui nous larguent nous disent souvent (tout le temps ?) : « tu m’en veux pas, hein ? ». Veulent-ils se rassurer sur notre état ou sur l’image qu’on a d’eux ? Faut-il comprendre dans cette phrase : « Ok, tu pleures mais rassure-moi, tu crois pas que je suis un connard,
hein ? ». Bon, ils ne sont pas tous comme ça mais ces deux-là, on dirait. Surtout que le Nikos, il est parti en courant le jeudi pour mieux reprendre son jeu de drague le lendemain ! Ben, si, on t’en veut mais qu’est-ce que ça peut faire ? Peu de filles seront suffisamment garces pour appeler madame Nikos et lui avouer la vérité. Tatiana ne le fera pas, en tout cas. De toute façon, s’ils se conduisent en gentlemen, y a pas de raison de leur en vouloir, nous ne sommes pas des harpies (enfin, pas toutes). Nous avons aussi droit au : « tu mérites mieux que moi », quelle modestie ! Ah oui, ça, ça me console. D’ailleurs, il a intérêt à sortir avec un vilain boudin débile après moi : puisqu’il ne me mérite pas, il ne mérite pas mieux que moi ! De toute façon, qu’est-ce qu’il en sait que je mérite mieux que lui ? Il croit que je suis trop conne pour prendre moi-même ce genre de décision ? Je sais ce qui est bien pour moi et ce qui ne l’est pas, qu’il ne me sorte pas cette excuse pour se débarrasser de moi. En plus, je n’aime pas quand mon ex sort avec une fille moche : oui, il a trouvé une fille « qui le mérite » mais c’est quand même vexant pour moi. Certes, M. Bidochon fantasme aussi sur Monica Belluci alors qu’il honore sa vilaine épouse le samedi soir à 21h39 parce qu’après, y a Téléfoot mais quand même… Cette excuse, y a que moi qui ait le droit de la sortir : « tu ne me mérites pas ! » mais pas l’inverse ! La phrase « tu mérites mieux que moi » ne peut être sortie que quand monsieur se rend compte à quel point il a de la chance de nous avoir et que nous lui répondons rassurante : « mais non, ne dis pas ça, tu es parfait pour moi. »
 
Pareil, en journée, j’ai la même conversation avec Zoé : « pourquoi est-ce qu’il fait ça ? Tu crois qu’il pense ça ? Pourquoi il a dit ça comme ça ? » Liste des hypothèses mais aucune affirmation. Je suis journaliste, moi, pas psychologue et je suis aussi désemparée face aux mâles de ma vie, je me tourne vers Gauthier : « et pourquoi il fait ça ? » Même réponse : « je sais pas, peut-être que… ». Remarquez, c’est mieux que Laurent : quand je lui parle comportement masculin, il me répond : « je pense à tes seins » (véridique). Bon, si même les hommes se comprennent pas entre eux, autant lâcher l’affaire…
 
Sauf que c’est pas possible. Plus je me penche sur les relations amoureuses des autres, plus je constate que les femmes ont besoin de comprendre, un
besoin viscéral. On voudrait entrer dans la tête du vilain mâle qui nous fait de la peine, comprendre pourquoi il a signé « mille baisers » et pas « bisous ». Pourquoi il nous a pas rappelé le lendemain de notre folle nuit mais trois jours plus tard pour nous demander un DVD ? C’est le maître mot, ça, « pourquoi ? ». Ce phénomène est amplifié par le fait qu’on parle tout le temps des hommes. Quand je parle de mon chômage, ça dure… deux minutes. Et plus on en parle, plus on se noie dans les hypothèses. Si les hommes avaient leurs règles, ce serait plus simple : Pourquoi il m’a pas appelée ? Parce qu’il a ses règles. Pourquoi il m’a appelée par mon prénom et pas ma biquette d’amour (le premier mec qui m’appelle comme ça, je le plaque) ? Parce qu’il a ses règles ? Pourquoi il a couché avec une autre ? Parce que c’est un connard (oui, là, les règles, ça marche pas).
 
Le problème, c’est qu’on veut mais on ne peut pas savoir. L’autre jour, Zoé s’enflammait, m’expliquant par A+B que si M.Zoé agissait comme ça, c’était parce qu’il ressentait telles choses et telles choses. Non, là, on ne peut pas aller trop loin et je le lui explique : nous ne sommes pas lui, nous ne pouvons que supputer. La seule façon de savoir, c’est de demander. Et en demandant, on passe pour de sacrées casse-couilles. J’imagine les conversations de M.Zoé ou de Nikos en parlant de ces demoiselles : « mais qu’est-ce qu’elle est prise de tête, elle passe son temps à me harceler de questions pour savoir si le fait que je pose mon verre à gauche de mon assiette signifie que je veux l’épouser. ». J’exagère, mais à peine. Parce que les femmes aiment les longues conversations « explique-moi pourquoi ? » mais les mecs non… Enfin, en général. Ils nous répondent : « c’est comme ça » ou le pire « parce que ». Mais parce que quoi, tu crois qu’on va se contenter de ça ? Remontons à ta petite enfance pour comprendre…
 
Comprendre, c’est se rassurer, ne pas être surprise si monsieur n’agit pas selon le plan qu’on a établi pour notre relation. J’ai l’impression que la différence fondamentale entre les hommes entre les femmes en matière d’amour, c’est que les hommes prennent sans se poser de questions, les femmes se posent tellement de questions qu’elles oublient parfois de prendre. Est-ce typiquement féminin de manquer tellement de confiance en soi qu’on veut à tout prix comprendre le moindre geste de l’autre pour se rassurer ? Avons-nous une inclinaison naturelle pour la psychologie qui nous pousse à analyser tout et à voir un signe de rupture dans la façon dont il a fait ses lacets ? Sommes-nous masochistes au point de ne pas goûter au bonheur tout simplement ? Là, j’avoue que j’ai pas la réponse.
 
Bon, il est manifeste qu’on ne parviendra pas à comprendre les hommes entre nous. Alors on triche, on utilise les cartes, moyen pas très fiable mais ça détend au moins. Donc, mes cartes ont dit ce soir que Tatiana devait laisser tomber son Nikos car elle court tête baissée vers le mur et elle le sait. Mais bon, sans les cartes, j’aurais dit pareil. Enfin, c’est marrant, on veut tellement comprendre, on est prêtes à tout.
 
Seulement, il y a une erreur fondamentale, il me semble : on veut comprendre les mecs, on n’arrête pas de râler : « putain, les hommes, ils sont compliqués ! ». Certes mais pourquoi on s’entête, nous aussi, à mettre tous les hommes dans le même panier ? Si les hommes se comprennent pas entre eux, c’est qu’il y a bien une raison : ils sont différents les uns des autres. M.Zoé n’est pas Nikos ou Sagamore (oui, en ce moment, l’homme de ma vie, c’est Sagamore Stévenin, ça m’occupe). Après tout, nous, les femmes, sommes différentes les unes des autres, Dieu merci. Parce que, finalement, ce que l’on prend pour une incompatibilité entre les sexes n’est ni plus ni moins que deux personnalités différentes qui se rencontrent. Et nous, on veut à tout prix rentrer dans la tête de l’autre.
 
Maintenant, je vais me coucher. Seule mais moi, au moins, je me comprends.
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Nina, l’’idole de vos jours (et de vos nuits, aussi)

Petit à petit, je deviens une star, hé oui. Vous êtes près de 800 à venir tous les jours suivre ma petite vie et celle de mes amis, certains rêvent même de moi la nuit (n’est-ce pas oui-oui !). Ainsi, toute star modeste que je suis, je dois me plier à l’incontournable exercice : l’interview.
 
Ma première interview, je l’ai subie alors que je n’étais pas encore Nina mais une simple étudiante en journalisme. En fait, dans le cadre de notre master, nous avons crée un journal dont je ne donnerai pas le nom (ce n’est pas que j’en ai honte, juste pour pas qu’on retrouve mon nom). Le « numéro zéro » fut créé dans des conditions épiques : quinze jours avant les élections présidentielles américaines pour laquelle mon IEP organisait une soirée (youpi !), notre super directeur de master nous fait : « et si vous faisiez le premier numéro de votre journal pour l’occasion ! ». 12 personnes pour créer un journal dont nous n’avions même pas le nom à l’époque en quinze jours et le garnir, tout va bien ! Bon, la veille du jour J (jour de l’impression, pas des élections), nous finissons la mise en page et l’impression du modèle type à… 5 heures. Je reste dormir chez la camarade qui nous avait gentiment prêté son appart pour cette folle soirée. 8 heures, l’heure de se lever car nous avons cours. Toilette rapide, je ne mange rien (je n’ai jamais faim au réveil), direction la fac pour apprendre que, non, en fait, nous n’avions pas cours. Mais comme nous avions rendez-vous à midi pour discuter avec un stagiaire du canard local de notre merveilleux journal, impossible de rentrer dormir donc je vais prendre un café à la cafétéria avec mes camarades d’infortune mais je n’avale rien. Midi, on rejoint le stagiaire et on se pose dans un café où j’ai l’idée du siècle : commander un vin chaud (dégueulasse, au passage). Donc, pour l’interview, j’étais un peu saoule et, curieusement, aucun de mes propos n’est apparu dans l’article. En même temps, je ne sais même plus ce que j’avais dit si ce n’est : « moi, moi, moi, je ferai les pages sport, moi, moi, les pages sport ! ».
 
Une blog-interview
Après cette première tentative pour le moins ratée, je suis devenue Nina, cette star anonyme du net comme il en existe tant. A une époque, il était à la mode de se faire des interviews entre blogueurs, Banana m’en a parlé à plusieurs reprises mais j’étais un peu circonspecte. Oui, c’est une bonne idée sur le fond mais je ne suis pas la seule à officier sur mon blog. Quant à faire une auto-interview, mon égocentrisme a encore certaines limites. Ceci étant, je pense que je vais vous servir une interview de tous mes vingtenaires, n’est-ce pas une bonne idée ? Bref, passons.
 
Peu de temps après, je rencontre Bouc et Moustache, journaliste de son état. Bon, évidemment, dès que je sais ça, je lui « saute » virtuellement dessus en lui disant que j’aimerais bien qu’on discute ensemble de ce sujet. Un soir, il vient donc me cueillir chez moi et m’embarque sur les Champs pour faire une interview croisée. Je vous préviens, mesdemoiselles, ce garçon est un fin séducteur ! Regardez comme il m’a bien cernée : il me fait parler de moi, domaine dans lequel j’excelle. Donc on se pose chacun des questions, je suis restée assez sage dans les miennes (surtout qu’il ne m’avait pas du tout parlé de son idée et que je n’avais pas eu le temps de réfléchir), ne pensant pas qu’il me poserait des questions un peu poussées sur ma sexualité. (voir l’interview ici)
 
L’avantage pour lui, c’est que je suis une très bonne interviewée, je fournis de la matière. L’inconvénient pour moi c’est que, en tant que journaliste, je sais très bien comment ça marche et que je devrais être un peu plus prudente quand je parle avec un représentant de cette profession qui note avec frénésie ce que je raconte. Car je suis un peu trop spontanée, je réponds sans tourner sept fois ma langue dans ma bouche (ni dans la sienne… pardon, j’ai pas pu résister à ce jeu de mots débile) et me voilà à lui raconter ma première expérience sexuelle qui fut un peu traumatisante, à lui expliquer que je ne fais pas l’amour dans des lieux publics car je suis bien trop expressive dans ses moments-là. La question était juste : « as-tu déjà fait l’amour dans des lieux publics ? », j’aurais dû me contenter d’un « non », plutôt que d’un « non. Tu comprends, c’est pas possible, je suis très bruyante dans ses moments-là et on se ferait forcément attraper ». Heureusement « Bouki », comme on l’appelle désormais, n’est pas sadique, il a censuré nombre de conneries que j’ai dites et a respecté ma volonté de ne pas évoquer certaines histoires dont je ne veux plus entendre parler. Car Bouki aurait été journaliste à Voici, au lieu de ressortir la phrase « je suis bruyante quand je brouette », il aurait fait part à la France entière de mon aversion pour certaines personnes dont j’ai simplement refusé de parler.
 
Il faut savoir qu’un journaliste cherche la phrase choc, la déclaration qui tue et qui, mise en première page, va faire vendre. Tant pis si placée hors contexte, elle ne veut plus rien dire. On s’en fout, nous, on veut juste avoir une exclu, un scoop, faire vendre notre torchon pour avoir des sous pour partir en vacances. Donc cette interview avec Bouki aurait dû être un excellent entraînement pour m’apprendre à fermer un peu ma délicate bouche. Et bien, non.
 
Le début de la gloire !
Quelques temps plus tard, coup de téléphone : c’est mon ami Bouki, toujours. Il me laisse un message sur mon répondeur, mon téléphone n’ayant pas daigné sonner. En gros : « Nina, c’est Bouki, j’ai un truc qui pourrait t’intéresser, rappelle-moi ». Donc je rappelle pour les trois du fond qui n’ont pas suivi que ce jeune homme est journaliste et que je suis au chômage donc immédiatement : « super, il a entendu parler d’un poste pour moi ! ». Raté : une journaliste de Zurban l’a appelé. Elle prépare un papier sur les célibataires à Paris avec un encadré spécial sur les blogs. Elle l’a d’abord appelé lui puisqu’elle est tombée en premier sur son blog et, après avoir répondu à ses questions, l’a renvoyée vers moi qui suis une personne (je cite) « fortement intéressante ». Et je peux vous dire que la demoiselle n’a pas été déçue ! A la question : « le blog est-il un bon plan pour les célibataires ? », je me suis exclamée : « Ah ben j’ai jamais autant baisé que depuis que j’ai ce blog ! ». Bravo, très bien et ta langue dans ta bouche, tu l’as tournée ? Qu’est-ce que tu es allée raconter ça, triple nouille ! Je sais pas encore ce que ça a donné au final, le numéro de Zurban sort aujourd’hui et à l’heure où je tape cet article (dans le train), je l’ai pas encore  lu. Mais si elle retient ça, il va se passer que je vais avoir plein de jeunes hommes lubriques qui vont venir sur mon blog uniquement dans l’espoir de me brouetter. Youpi… (enfin, si l’un d’entre eux est Brad Pitt, là, je veux bien me sacrifier). En tout cas, over-blog risque de voir le nombre de blogs augmenter après une telle déclaration (vous avez vu, les gars, comme je bosse bien pour vous). Enfin, je vais lire l’article et voir s’il est besoin que j’écrive un article dessus pour réagir. Mais la journaliste était très sympa (trop), elle m’a mise en confiance et du coup, je me suis lâchée, omettant à la fin de la vouvoyer comme si je parlais à une copine. Note à moi-même : copiner avec les interviewés pour qu’ils se livrent (mais bon, ça, je le faisais déjà avant). En fait, j’ai lu l’article en question, depuis, et elle a rien retenu de ce que j’ai dit… Mais j’ai réussi mon défi : voir le mot brouette écrit dans un magazine !
 
Interview à trois
Jamais deux sans trois et voici ma dernière interview en date : re- Bouc et Moustache. Cet homme est fou de moi, ma parole ! Non, je plaisante, il a décidé de faire une interview croisée d’Alya, Banana et de votre dévouée. Nous voici donc rendus chez Alya (que je n’avais jamais physiquement rencontrée), il y a également « Lui », l’amoureux de Banana. Bon, au début, on discute de tout et de rien puis vient le moment de l’interview que je vous laisse découvrir sur le blog de Bouc et Moustache. Bon, ce genre d’interview convient mieux, je laisse échapper moins de conneries (il me semble) car, à trois, je n’ai pas le monopole de la parole. En même temps ça peut avoir un effet pervers puisqu’une va dire un truc et les deux autres peuvent s’exclamer : « ah ben tiens, c’est vrai. » Aurions-nous répondu la même chose individuellement ? Rien n’est moins sûr. Je ne dis pas que nous nous sommes influencées les unes les autres au point de répondre le contraire de ce que l’on pense mais que certaines réponses ne nous seraient peut-être pas venues à l’esprit. Au début, il y a eu un QCM et c’est franchement difficile d’y répondre. Par exemple, la question sur ma mère, « est-elle ma meilleure amie, un refuge, un hôtel trois étoiles ou une étrangère », aucun ne correspond vraiment… Il fallait que je donne une réponse donc j’ai choisi un refuge (ce qui n’est pas faux en soi) mais je n’avais pas le droit de donner une cinquième réponse. Pour info, vu que certains me l’auraient demandé en comm, je considère ma mère comme un modèle sur certains points, une bonne camarade avec qui je peux plaisanter mais une amie, c’est trop fort, je ne lui confie que peu de choses sur ma vie privée. Mais bon, c’est le jeu, je m’y prête de bonne grâce. A l’arrivée, je crois que Bouki était satisfait du résultat.
 
Bref, je suis à l’orée de ma vie de star (comme je me la joue) et déjà, je me rends compte qu’il est urgent d’arrêter de papoter comme je le fais si je ne veux pas détruire ma carrière avec une interview titrée : « Nina : le triolisme, ça me fait triper et j’emmerde la morale ! ».
(Pour la jouer encore plus star, j’ai mis une photo de moi où on ne voit rien!)
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Petite bulle de bonheur (Guillaume)

Jeudi matin, lever aux aurores (non, je déconne), opération : « Guillaume arrive » ! Donc ménage en grand. Puis épilation, évidemment… Mais évidemment, le sort s’acharne contre moi : mon eau chaude se fait capricieuse. En effet : quand j’allume le robinet, un filet délicieusement chaud apparaît… Mais il ne reste que trente seconde, pas le temps de se laver, même avec la meilleure volonté du monde. Donc toilette à l’eau froide. J’espère que ce n’est pas un mauvais présage !
 
Etape 1 : le cadeau
Tout est parfait chez moi (enfin, à peu près rangé, quoi), me voilà partie en direction de la librairie de ma ville pour trouver le cadeau que je voulais lui offrir. Oui, Guillaume vient me voir pile le jour de ses 24 ans donc il faut marquer le coup. C’est très difficile de faire un cadeau à un homme qu’on ne connaît pas physiquement : on laisse tomber tout ce qui est vestimentaire. Un objet de décoration ? J’ai bien vu des photos de sa chambre mais laissons ça de côté aussi : je ne sais pas ce qu’il a, ce dont il pourrait avoir besoin… Une photo de moi… Non, je plaisante ! Des CD, il fait de la musique, trop risqué. Alors voilà, je vais lui offrir un livre. On avait parlé littérature une fois par MSN puis mail, il me demandait une liste des livres que j’aimais car il avait envie de lire plus qu’il ne le faisait. Bon, rusée, je m’en vais acheter un livre que je lui avais conseillé. En fait, je voulais lui offrir un coffret Harry Potter (oui, j’aime beaucoup, même si les premiers sont mieux que les derniers). Mais ma sublime librairie locale n’a pas ça, elle n’a rien, d’ailleurs. Les Harry Potter, il y en a mais aucun volume n’est dans la même collection, je ne peux pas lui offrir ça… Je tourne, je vire… Les Bernard Werber, il n’aime pas ça. Amélie Nothomb ? Je ne crois pas que ça lui plaira… Certains livres ont des titres alléchants mais je ne les ai pas lus donc je ne vais pas tenter… Bon, en dernier recours, je me rabats sur le « Da Vinci Code » mais je ne suis pas très contente, ce n’est pas ce que je voulais.
 
Etape 2 : le retrouver sur le quai de la gare
Je ramène le cadeau à la maison et hop ! Je saute dans le train, dans le métro et me voilà à Montparnasse : j’ai 20 minutes d’avance, ce qui tombe bien vu qu’il est 16h et je n’ai encore rien mangé. Donc un petit arrêt chez Paul pour m’acheter un beignet à la framboise (au passage, je trouve ça scandaleux qu’ils ne fassent plus les macarons à la vanille, c’étaient les meilleurs) que j’avale à toute vitesse. Une petite clope et voici le train qui arrive. Je respire, ça va bien, pas de panique. Enfin, si, un peu : j’ai pas pris mes lunettes, je ne vois rien. En fait, à l’extérieur, j’ai mes lunettes de soleil « à ma vue » donc le contraste est saisissant, je vois des tâches floues à la place des visages. Mais comment vais-je voir Guillaume ? Je ne peux tout de même pas remettre mes lunettes de soleil… Ah, quel drame !
 
Les gens défilent : on sent le week-end à rallonge, il y a un monde ! Tout à coup, je vois un jeune homme brun s’avancer vers moi, tout sourire… C’est marrant, il ne ressemble pas du tout à ses photos, il est mignon, mais… ah, ben ce n’est pas à moi qui sourit ! Voilà pourquoi il ne ressemble pas à ses photos : ce n’est pas lui. Deuxième tentative, un jeune homme brun s’approche, il a des lunettes et une drôle de sacoche… Non, ce n’est pas lui. Je suis trop nulle ! Ah, et ce jeune homme là ? Brun, assez grand… Ah, là, j’en suis sûre, c’est lui ! Effectivement, il me sourit et avance dans ma direction : même sans mes lunettes, je me suis pas trop plantée à cette épreuve.
 
Etape 3 : le premier baiser ?
Alors que faire ? Dans une conversation MSN, on avait évoqué cette question du premier contact : baiser langoureux ou sage bise ? Après avoir opté pour le premier, on se rabat sur le second : il ne faut pas précipiter les choses. On se contente donc d’une sage bise puis il me serre dans ses bras. Après cette sage étreinte, direction le métro. Il commence à me caresser les fesses avec sa valise (il ne l’a pas fait exprès) puis, une fois dans la rame, il se penche soudain vers moi : « oups, j’ai failli tomber ! » Zut, je croyais qu’il voulait m’embrasser (il s’agissait effectivement d’une première approche). On arrive chez moi, on discute tranquillement. A un moment, il va dans la salle de bain donc je vais m’allonger sur le lit pour jouer avec Kenya qui est juste en dessous. Guillaume sort de la pièce et vient s’asseoir à côté de moi, commençant à me masser les épaules. Mmmmm ! Comme je suis en travers, je me remets comme il faut, il s’assoit en califourchon sur moi et là, c’est parti pour un massage anthologique, je fonds sous ses doigts. Mais mon T-shirt le gêne, ses doigts ne glissent pas bien dessus. Ok, je l’enlève. Un baiser sur la joue plus tard, il dégrafe mon soutien-gorge : « le prend pas mal, hein ! C’est juste parce que ça me gêne. » Tout va bien. Un deuxième baiser atterrit sur ma joue, puis dans mon cou et, enfin, sur mes lèvres.
 
Etape 4 : sortie mondaine
Nos corps se découvrent peu à peu mais je n’en dirai pas plus, il y a des enfants qui peuvent passer par là. Donc, après cette brouette « découverte » tant attendue, nous voilà partis à prendre une douche (oui, on sortait après). Merveilleux, l’eau chaude est revenue, je me paie un petit orgasme aquatique pour le coup. On se frotte, on se savonne, on se rince joyeusement et nous voilà partis en retard pour le resto où nous rejoignions Banana, Agnès, Sab, Tink et Gauthier. J’appelle donc ce dernier pour le prévenir et il s’écrie : « ah, je le savais, espèce de coquinette velue ! ». Oui, bon, d’accord, tout le monde a compris… Dans les couloirs du métro, on profite de chaque escalator pour s’embrasser, on se touche, on se caresse doucement (on reste décents), on se prend la main… Bref, un vrai petit couple et ça fait du bien. Arnaud n’était pas très câlin en public, je devais toujours réclamer alors que là, non. Enfin, on se perd dans le quartier, j’essaie au passage de m’acheter des clopes, on récupère Tink au passage et nous voilà enfin au resto avec la joyeuse bande. Un resto très sympa sauf qu’on s’est entassé à sept sur une table de six, j’avais les pieds de la table entre les jambes (merci de m’éviter les jeux de mots vaseux à ce sujet !), je pose mes plats en équilibre entre deux tables… Franchement, ils ont abusé !
 
A un moment, Guillaume part aux toilettes. Déjà, Banana m’avait regardé tout le repas avec un sourire béat, sous-entendu : « et alors ? », Tink en fait autant. A peine mon cher correspondant aux toilettes, cinq paires d’yeux se tournent vers moi pour un interrogatoire en règle : on a consommé, pas consommé ? Qui a fait le premier pas ? Ah, revoilà Guillaume. Bon, on dîne, mon cher voisin glisse sa main sous la table et m’effleure gentiment la cuisse, je glisse la mienne au même endroit et on se caresse innocemment les mains. Banana et Gauthier nous calculent puisqu’ils se font des messes basses (Gauthier me confirmera ça plus tard, tout comme le fait que, lorsque nous sommes arrivés, il a dit à Banana : « ils sourient, ils ont brouetté ! »). Après ce dîner, on va dans un bar plus que louche, après avoir abandonnés Banana et Gauthier qui voulaient se coucher tôt. le patron était complètement saoul. Un café ? Non, la machine est en panne. Un coca light ? Un quoi ? Super, quoi ! Je tire les cartes à tout le monde, le tirage de Guillaume est délicat à interpréter, il y a une histoire de femme adultérine dans son présent… hum ! Bon, on rigole et on finit par partir en courant après qu’Agnès se soit pris un stylo dans la tête jeté par le patron du bar. De retour à la maison, il m’avouera avoir eu droit au même interrogatoire quand je me suis absentée aux toilettes mais lui n’a rien dit (contrairement à moi…)
 
Etape 5 : sortir du lit (on a échoué)
On rentre chez moi et Guillaume et moi dégustons du champagne pour fêter dignement son anniversaire. On commence à s’embrasser assez chaudement. A un moment, je vais dans la salle de bain pour me brosser les dents, il m’accueille à la sortie et fait mine de me ramener au divan pour finir le champagne mais c’est un piège : il me pousse sur le lit et…voilà. Joyeux anniversaire mon cœur !
 
Ce week-end, on n’a pas fait grand chose, on est resté au lit très longtemps : réveillés tard, levés encore plus tard, on profite au maximum de l’autre. Vendredi soir, on va boire un verre avec Gauthier. Samedi, monsieur m’offre un resto. Pendant le repas, il me demande s’il considère qu’on est un couple. Aïe, question piège ! Je lui réponds la vérité : non. Je suis bien avec lui mais il vit trop loin, je ne crois pas aux relations à distance et il est d’accord avec moi. En gros, nous sommes ensemble quand on se voit et entre temps, on ne se doit rien. Nouvelle session alcoolique avec Gauthier dans le Marais. Je bois peu mais vite (on se faisait mettre dehors du café, la margarita est fatale, je suis saoule. On repart après le dernier métro : bus de nuit ou taxi ? L’alcool ayant activé ma libido (déjà que…), je supplie Guillaume de prendre un taxi, on finit par en trouver un de libre et là, c’est parti pour l’aventure : le chauffeur ne connaît pas ma ville mais pas de soucis, je vais le guider. Donc, je rappelle à mon lectorat que je suis saoule et myope… A un moment, Guillaume me demande : « c’est pas à droite là ? » « Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu…si ! » Trop tard, l’intersection est déjà dépassée. Bon, le chauffeur nous balade, je lui demande de s’arrêter à un stop proche de chez moi et là, c’est le drame : il ne prend pas la carte bleue ! Bon, on se cotise, on râcle les fonds de poche. Il manque 10 centimes mais le chauffeur est sympa, il nous en fait grâce (ben tiens !). On rentre vite chez moi pour assouvir nos envies. Dimanche, grasse matinée à  nouveau puis on prend un bain à la lueur des bougies. Oui, j’ai trouvé une combine pour avoir de l’eau chaude car vendredi et samedi, douche à l’eau froide, brrrrrr ! Bon, évidemment, nos deux corps nus enrobés de la douce lumière des bougies… Je vous laisse deviner la suite.
 
Etape 6 : nos petites manies
Bref, ce week-end, on a vécu « d’amour et d’eau fraîche » comme a dit Guillaume. A un moment, juste après une brouette, je lui susurre à l’oreille : « t’es beau ». Et bien, je ne sais pas si c’était une bonne idée car tout le reste du week-end, il a fait en rigolant : « je m’en fous, je suis beau ! ». C’est pas bon de trop flatter les mecs, ils se reposent sur leurs lauriers… Enfin, pas Guillaume, ouf ! Faut dire qu’il a de beaux yeux verts rehaussés de cils magnifiques. Ça me dégoûte un peu qu’un mec ait des cils comme ça alors que, moi, je suis obligée de les gainer de mascara pour avoir le même effet. Et puis, au fil du week-end, son visage est assombri par une barbe de quelques jours, j’adore ça… En plus, il a des cheveux épais et très doux, j’adore passer mes mains dedans (je lui ai fait une coiffure d’enfer durant tout le week-end). De son côté, il a découvert une sale manie que j’ai : dès qu’un mec ne fait pas ce que j’ai envie, je pousse un gémissement de protestation : « hmmmmmmmm ! ». Par exemple, après une brouette, je n’aime pas que le mec se retire trop vite donc dès que je sens qu’il part : « hmmmmmm ! ». Ensuite, dès qu’il veut quitter mes bras pour aller dans la salle de bain : « hmmmmmmm ! ». Et le pire c’est que, avant qu’il me fasse la remarque, je n’avais jamais fait attention à ça ! Mais bon, si je suis capricieuse en matière de câlin, je ne le suis pas ailleurs, je ne suis pas du genre à réclamer qu’on me paye des restos, des verres, des cadeaux, qu’on soit disponible pour moi 24 heures sur 24… Il ne faut pas abuser.
 
Etape 7 : les au revoir
Aujourd’hui, dernier round de ce week-end merveilleux : il s’en va. Je le savais. Je le taquine un peu : « et si je te kidnappais ? Tu es vraiment obligé de partir ? » mais il ne peut en être autrement. On tente de prendre une douche mais l’eau chaude s’est à nouveau fait la malle. Déjeuner en tête à tête sur le quai de la gare, je le plains : à côté de lui, dans le train, une vieille acariâtre qui n’a pas arrêté de râler durant les deux minutes où j’ai été dans le wagon et, en plus, il tombe dans le wagon des enfants non accompagnés. D’ailleurs, avant le départ, toute cette marmaille pleure à chaudes larmes, parfait pour l’ambiance, ça. Mais les adieux ne sont pas si déchirants que ça : il repasse sur Paris le week-end prochain et j’irai le voir le week-end du 20.
 
Guillaume, une nouvelle fois, je te remercie pour ce week-end magique, j’ai hâte d’être à samedi.
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