La dystopie version glamour ?

J’ai un problème d’addiction… aux livres. Aller dans une librairie est toujours un grave danger pour mes finances, je ne me contrôle pas, je dépense, dépense, dépense. Et je furète, beaucoup. Le week-end dernier, je erre donc dans les rayons d’un Cultura et je découvre un rayon dystopie. Extatique, je m’y précipite et que vois-je ? Ils ont confondu avec les Harlequin ou quoi ? Non, bienvenue dans la dystopie version glamour.

dystopie version glamour

Réflexe n°1 : non mais vous êtes sérieux ? La dystopie, c’est un sujet grave, politique, l’auteur dénonce les dérives de notre monde actuel en grossissant les traits les plus préoccupants pour en faire les règles générales d’un monde où il ne fait plus bon vivre. C’est 1984, c’est Farenheit 451, c’est Le meilleur des mondes, c’est Barjavel, Metropolis ou Terminator ou Mad Max. C’est censé délivrer un avertissement, nous faire réfléchir… Pas faire soupirer les jeunes adolescentes en fleur le soir dans leur lit.

adolescente amoureuse

Mais j’ai un peu poussé la réflexion. Je n’ai pas vu Hunger Games et j’ai juste vu les deux premiers épisodes de Divergente, dystopie que je trouve assez navrante dans son traitement alors que je trouvais le principe de départ de leur société très intéressant mais je n’ai pas lu les bouquins donc bon… Je ne les ai pas tous vus, donc, mais je sais néanmoins une chose : les deux héroïnes sont ultra badass. Elles sont puissantes, sans peur, elles se battent et provoquent une révolution. Alors oui, ok, elles tombent amoureuses maiiiiiiiiiiis elles ne deviennent plus dès lors le simple love interest du héros principal, elle garde leur force et leur indépendance. Et je pourrais même rajouter que dans Divergente, on est clairement dans un univers de femme puisque le leader de ce monde là est clairement une leadeuse en la personne de Kate Winslet.

Kate Winslet dans Divergente

Et du coup, je nuance mon jugement. Parce que ouais, ces couvertures me font mal aux yeux et je ne parviens pas à y projeter quoi que ce soit de dystopique mais si ça peut apprendre aux jeunes filles à pas se laisser faire et se battre pour leurs idéaux plutôt que de s’aplatir devant un pervers narcissique qui prend un plaisir pervers à les piétiner “mais c’est pas sa faute, il a eu une enfance difficile” (oui ok mais rappel : t’es pas sa psy. Barre-toi de là). Si on peut les soustraire du traditionnel “rabaisse-toi parce que l’amour fait souffrir”, je ne peux finalement qu’applaudir la démarche.

Katniss dans Hunger Games

Et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de l’un d’entre eux (mais j’ai pas choisi lequel). Je prends toutes les suggestions.

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Disparue de Lisa Gardner : les polars se déclinent au féminin

Forcément, semaine des droits des femmes oblige (oui, j’en fais une semaine, moi), j’avais envie de vous parler d’une auteure de roman. J’avais dans ma besace d’un côté Lisa Gardner et de l’autre “Sur ma peau” de Gillian Flynn mais j’ai préféré prendre celui où l’héroïne est la plus badass. Donc Disparue de Lisa Gardner.

Disparue de Lisa Gardner

Je vous raconte l’histoire : Rainie est enlevée au coeur de la nuit, son mari, dont elle est temporairement séparée, Pierce Quincy, va collaborer avec les forces de police locale pour tenter de retrouver celle qu’il aime. Voilà, ok, niveau originalité, on repassera, je suis d’accord. Mais ce roman va déjà me permettre de mettre en exergue quelques différences majeures entre une écriture masculine et féminine, à savoir :

Ecriture féminine

  • Le héros n’est pas omniscient ou omnipotent

Il y a un truc qui m’a toujours gonflée, c’est le héros parfait qui sait tout, qui voit tout, qui réalise des prouesses dès le petit déjeuner, genre Robert Langdon, Darwin Minor ou encore Miles Lord, ces mecs qui te sauvent le monde et ramassent la fille qui les aident à la fin, vous voyez ? Cet archétype masculin du mec infaillible qui hurle en sous-texte “l’auteur aimerait tellement être moi”. Ici, Quincy ne fait quasi rien, finalement. Il réfléchit certes mais c’est plutôt sa fille, Kimberly, qui va agir, une shérif, aussi. Même, par le passé, quand la famille de Quincy est disséminée par un serial killer, ce n’est pas lui qui va sauver sa dernière fille mais Rainie. Bref, sans les femmes, il n’est plus grand chose.

Lucy Lawless dans Xena

  • Les héroïnes n’attendent pas d’être sauvées

Pas de syndrome Belle au Bois Dormant ici (vous savez, la meuf qui roupille en attendant qu’un mec ait l’obligeance de la tirer de là où elle est), Rainie, dont on suit également les péripéties, essaie à tout prix de se sauver de la situation périlleuse où elle se trouve, devant par ailleurs sauver la vie d’un enfant kidnappé avec elle. Je vous dirai pas si elle s’en sort ou non mais elle perd pas mal de son intégrité physique au cours de l’histoire (ses cheveux pour commencer mais aussi un genou, quelques côtes…). Et pourtant, elle lâche rien… On dirait presque le méchant increvable d’Avatar, à force.

Sarah Michelle Gellar dans Buffy

  • Mais la beauté doit être préservée

Oui, la beauté reste la beauté. Je spoile un peu là donc pour ceux qui veulent lire le roman (qui est franchement pas mal), rendez-vous paragraphe suivant. Donc au cours de moult péripéties, la belle Kimberly (la fille de Quincy) et la shériffe pas très jolie se retrouvent dans un phare en flamme. Alors que la vie de Kimberly est menacée, elle est sauvée par la shériffe qui perd un peu son visage au passage. Alors certes, la belle Kim était évanouie au sol mais c’est quand même étonnant que la belle ne soit pas défigurée alors que l’autre… Par ailleurs, les personnages féminins sont souvent décrits en fonction de leur beauté (Rainie est belle, Kim aussi, un autre personnage secondaire et pas très sympathique par contre…). Mais bon, y a des mécanismes sociaux plus difficiles à démonter que d’autres.

Wonder woman

Alors du coup, Disparue de Lisa Gardner, on lit ou pas ? Ma foi oui : l’action est nerveuse, on n’échappe certes pas à quelques clichés mais qui passent sans trop faire lever les yeux au ciel. Par contre, y a eu une maladresse d’écriture à un moment, je sais pas si ceux qui ont lu ont eu pareil. C’est peut-être moi qui ai lu de travers, je dis pas mais du coup, à un moment, y a un dialogue mal ficelé et qui m’a révélé le nom du ou de la coupable… Sur le coup, je me suis dit “quoi, c’est iel ?” mais en fait, ce n’était pas encore l’heure de la révélation… mais ça m’a permis de tout remettre à l’endroit et quand j’ai su que c’était Emile le tueur, ça ne m’a guère émue.

Cité de la peur - Odile Deray

Bref, si vous voulez un polar sympa qui occupe le temps, celui-ci est très bien. Pas forcément le meilleur, je n’avais pas de mal à le remiser au fond de mon sac une fois ma destination atteinte mais ce fut quand même plaisant à lire. Et je pense retenter l’aventure avec Lisa Gardner à l’occasion

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C’est bientôt l’été

Cette année, je suis une travailleuse, un peu comme l’an dernier d’ailleurs. Mais là, j’ai prévu 15 jours de vacances, ni plus ni moins, dont une semaine à la mer en parentale compagnie. Or qui dit une semaine à la mer dit une semaine sans le net, ce qui ne me dérange pas en soi mais je sais que certains d’entre vous n’auront pas la chance de partir et je pense à eux, je veux assurer l’interim sur ce blog. Alors l’idée serait de faire une série un peu genre la saga de l’été comme l’an dernier mais j’hésite, j’hésite. Alors, toi qui me lis, je compte sur tes comms pour m’aider un peu.

 

Comme je n’ai pas d’histoire vraie à transformer en saga, je me suis demandée ce que j’allais vous raconter. Si je me base sur le principe de la saga de l’été, il faut :

– une héroïne qui revient dans sa famille après des années d’absence

– un lieu en province parce qu’il n’y a personne à Paris l’été

– une famille qui a des secrets

– un peu de mystère ésotérique.

– un meurtre

 

Mais la question est : as-tu envie de lire les mêmes trucs que ce qu’on voit à la télé. Surtout que moi, je peux pas me payer Ingrid Chauvin ou Cristiana Reali. Du coup, j’hésite, j’hésite. Déjà, j’ai jamais rien écrit de tel, si ce n’est mon roman de quand j’avais 16 ans mais y avait pas de secret de famille et de mystère ésotérique. Puis c’était long quand même parce que si je calcule, si je fais tenir la série sur une semaine, 7×2 = une histoire en 14 pages word, c’est pas beaucoup. Sans compter le manque total d’interactivité. Ou
alors, j’écris une histoire et selon vos propositions, j’en créerai la fin.

Ou alors, je fais un espèce de Cluedo, je raconte une histoire de meurtre et je ne dis pas qui est le meurtrier avant mon retour de vacances pour vous laisser dans l’expectative. Ou alors vous avez une autre idée et c’est là qu’il faut me la suggérer en comm parce que je prends.

Allez y, lâchez vous, je vous écoute.

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Halte à la braderie !

Depuis que je travaille sur des forums, je lis toujours la même histoire qui me fait globalement hurler. Celle d’une jeune fille tout à fait normale (ça marche
aussi avec un mec, tu peux t’identifier à mon héroïne, lecteur mâle) qui raconte ses difficultés de couple avec la sentinelle question : « et maintenant, que vais-je
faire ? ». Et quand tu lis certaines histoires, la fille, t’as juste envie de la prendre par la peau du cul et la sortir de là.

L’amour, c’est compliqué. Comme Summer l’a dit, il ne s’agit pas de jeter l’éponge à la première crise. Mais y a des limites à tout. Qu’on doive faire des concessions, c’est normal mais sacrifier son amour propre pour un connard égocentrique ou un fou furieux narcissique et méprisant, là, je dis non. Certaines femmes essuient des insultes, coups et autres humiliations et viennent le regard hagard « heu, vous pensez que je dois lui donner une autre chance ? ». Des fois, j’ai l’impression qu’il n’y a de la chance que pour la racaille. Pas au sens « habitant de banlieue », dans le sens étymologique du terme, je parle. Il y a par exemple l’histoire de la fille qui invite une de ses amies à dîner et à la fin du repas, son mec, torché, roule des pelles à l’invitée, sous l’œil de sa « bien aimée ». Très entre guillemets. Ou celle plaquée par son mari qui revient quelques mois plus tard, la gueule enfarinée. Il ré emménage et depuis, la traite plus bas que terre.

Des histoires comme ça, j’ai de quoi en faire une encyclopédie. Oh, j’entends déjà les « non mais l’amour rend aveugle, tu sais » et compagnie mais arrive un moment où je me demande si on n’est pas carrément dans le syndrome de Stockholm. Ces femmes souffrent, elles viennent se confier à des inconnus pour être aidées mais le pire, c’est que dès que tu leur fais remarquer qu’elles doivent se tirer, une fois sur deux, elles réagissent mal à base de « mais tu peux pas comprendre, je l’aime ! ». Si, je peux comprendre mais faudrait pas oublier un truc : aimer l’autre ne veut pas dire qu’on ne s’aime plus soi. Renoncer à ce point à son ego, à son amour propre, je ne comprends pas, in fine. Vaut-il mieux être mal accompagnée que seule ? La société stigmatise-t-elle tellement le célibat qu’on préfère se caser avec le premier connard venu plutôt que d’attendre une belle opportunité ?

Pour moi, un couple, c’est un système de concession équilibré. Concessions, pas sacrifices. Comment voulez-vous que ça marche si l’un fait tous les efforts et
l’autre pas du tout. Arrive forcément un moment où ça va rompre. Je n’ai pas la naïveté de croire qu’il suffit de s’aimer pour que tout marche : avec Guillaume 1er, on avait une bonne relation, une très bonne entente mais fallait parfois se recentrer l’un et l’autre pour notre épanouissement commun. Par exemple, il passait un peu moins de temps dans ses jeux de rôle pour le passer avec moi. Mais je respectais aussi sa passion et ne l’empêchait pas de jouer. Pas de sacrifice.

Au fond, tout ça me fait penser à un énorme manque de confiance en soi : youpi, j’ai un petit ami, je vais pas le faire fuir. Non parce que c’est pas comme si
ça m’arrivait tous les jours. Alors il est pas parfait mais qui l’est hein ? Hihihi ahaha…ahem. Mais non. Non, non, non ! Personne ne mérite d’être traité comme le dernier des paillassons miteux. N’importe qui peut trouver une moitié qui la traite à sa juste valeur, pour peu qu’on s’en donne la peine. Et déjà, avoir conscience qu’on n’est pas une bouse, c’est un pas en avant. Franchement, se faire marcher sur les pieds, ce n’est pas de l’amour. Et même, quelqu’un qui se laisse faire sans jamais rien dire, ça finit par lasser le bourreau qui ira voir ailleurs à la première occasion. Mais oui, c’est logique : qui, ici, peut dire qu’il a envie de passer sa vie avec une personne sans le moindre caractère qui dit toujours oui à tout ? Pas moi en
tout cas. Mais pas avec quelqu’un qui dit non tout le temps non plus !

Allez, on se regarde dans la glace : on n’est pas si mal, n’est-ce pas ? Sans parler de nos qualités de cœur et de caractère. Alors maintenant, on arrête de se brader. On mérite tous une moitié qui nous traite à notre juste valeur. Comme dirait Claudia (ou Pénélope ou Jennifer ou qui tu veux) : « Parce que je le vaux bien ».

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Music is the soundtrack of your life

Depuis mon adolescence, je vis en musique. Si je devais faire la liste des inventions technologiques qui m’ont changé la vie : le walkman, le discman (quoi que ça sautait tout le temps, c’était pénible), le lecteur MP3, le CD enregistrable… Quand je pars en voyage, je ne peux pas oublier mon lecteur de musique. Sans ça, je me sens démunie.

musique

Quand je regarde en arrière ma courte vie, je me rends compte que ma vie a beaucoup changé grâce à la musique. Ca peut paraître bizarre mais c’est comme ça. Petite, je me souviens que vaguement ce que j’écoutais. Je sais que le matin, entre la maison et l’école, on écoutait la cassette de Chantal Goya, avec la chorale des sœurs Bartoldi : « ce matin, un lapin a tué un chasseur !!! C’était un lapin qui… avait un fusil !!! ». Donc mon père bénissait le moment où on quittait la voiture et qu’il pouvait enfin mettre la radio.

 

Début du collège, j’écoute toutes les daubes techno que mes congénères écoutent, je suis la génération Dance Machine. Avec le recul, y a quelques chansons que j’aime encore bien, genre « No limit » mais je dois avouer que la plupart des chansons étaient des insultes à la musique. Dire que j’ai deux CD de Dance Machine chez moi (enfin, je crois, j’ai dû réussir à m’en débarrasser, depuis), la honte ! Donc pendant mes années collège, j’ingère de la musique n’importe comment, juste parce que les autres aiment et que je veux être dans le coup (houhou !). En fait, c’est la musique qui m’a appris à sortir des sentiers battus, voici l’histoire. En 4e, je pars en voyage de ski avec mes parents dans un hôtel qui sert quelques animations. Bon, c’est pas trop notre genre, on aime bien être peinard en vacances mais soit. Pour la dernière soirée, il y avait une animation « le personnel de l’hôtel chante Starmania ». Moi, je préfère regarder Mystères. A la fin de l’émission, je descends pour rejoindre mes parents et j’écoute deux, trois chansons, c’est sympa. Du coup, de retour chez nous, ma mère achète un CD de Starmania (la version 94) et je tombe littéralement amoureuse du CD, je n’écoute plus que ça, je guette les concerts pour pouvoir y assister… J’achète toutes les versions disponibles, je deviens une pro.

 

De là, j’ai donc décroché de ce qu’écoutaient les autres. Bon, souvent, j’écoute la radio, Fun Radio, à l’époque, c’est très rock, tout à fait dans mon style. Maintenant, je suis beaucoup moins starmaniaque, ça m’a passé mais il n’en reste pas moins que cette comédie musicale a changé ma vie dans le sens où j’ai arrêté d’être comme les autres mais j’ai commencé à être moi.

 

Chaque période de ma vie est marquée par une chanson, un CD ou un artiste. Souvent, il s’agit d’un délire, d’une connerie et quand je ré-entends la chanson, ça m’émeut un peu, ça me rappelle de bons souvenirs. Côté musique débile : y a du Kylie Minogue (« Na, na, na, na… »), du Britney (Baby One more time ou Toxic) , du Gloria Gaynor (I will survive), du Tom Jones (Sex bomb)… Et y en a plein d’autres !

 

Souvent, aussi, certains artistes sont liés à des romans que j’écris. En fait, avec la possibilité d’attraper de la musique sur le net, j’ai une sacré playlist sur mon pc et, évidemment, selon la période, je n’écoute pas la même chose. Par exemple, le roman 1999, c’est plus l’album « Together Alone » d’Anouk et « Pieces of you » de Jewel. Pour Technopolis, j’avoue que je ne sais plus, y avait « Right here, right now » de Fatboy slim mais après… Une musique peut même m’inspirer un roman, le prochain dont je n’ai pas du tout le titre. Je l’avais déjà expliqué, c’est l’histoire de quatre sœurs italiennes dont une est violoncelliste. Evidemment, notre amie violoncelliste (qui s’appellera Cécilia), elle jouera du Jorane. Parce que la musique est une source d’inspiration comme une autre. Franchement, il y a des chansons qui raisonnent en moi de façon particulière, qui m’inspirent. Quelques mots prononcés en rythme et ça me percute : en voilà une histoire géniale, en voilà des mots qui collent parfaitement à ma vie.

 

De la même façon, j’adore cheminer avec de la musique dans les oreilles. Quand j’étais à Toulouse, les deux dernières années, j’habitais à 25 mn à pied de la fac, quasi autant avec le bus, pour peu que je ne l’ai pas de suite donc je préférais utiliser mes petites pattes pour pas arriver en retard. Donc iPod vissé dans les oreilles, je chemine tranquillement, plus ou moins rapidement selon la chanson qui passe. C’est fou comme une même rue peut avoir un air très différent selon la musique que l’on écoute. Et j’avoue que j’adore, avoir l’impression que ma vie
est un film. Quand l’héroïne erre dans les rues, seule, le réalisateur met souvent une musique par-dessus histoire de donner de la consistance à la scène. Bon, moi, quand je marche dans la rue, c’est pas parce que je suis en train de réfléchir comme dans les films, c’est juste que, des fois, j’ai besoin de me rendre quelque part.

 

Cette semaine, j’ai commencé un nouveau boulot, pour ceux qui n’ont pas suivi. Ma mission : faire découvrir aux employés la ville A. Donc il faut bien que je m’y rende, c’est pas que ça me réjouit mais bon… Récemment, ma mère m’a filé un petit lecteur MP3 (128 mo) qui me sert à charger un album que je viens de découvrir et l’écouter. Cette semaine, au banc d’essai : Etyl. En fait, j’avais croisé la route du CD il y a trois semaines, en vacances chez mes parents, ce nom ne m’était pas inconnu, j’aimais bien la chanson que j’avais entendu sur M6, la nuit, mais j’hésite à acheter. J’ai récemment été déçue par l’album de Camille (que je n’ai pas acheté), donc on télécharge d’abord, on verra ensuite. Résultat : je l’ai confondue avec une autre artiste (qui ?) mais je regrette absolument pas, j’adore, je suis totalement fan. Etyl, c’est en fait un groupe. Je me promène donc dans ville A, un peu complètement paumée mais peu importe, ma musique dans les oreilles, tout va bien. Je croise la route d’un parc où il y a de somptueuses tulipes rouges. Puis je vais me perdre dans un quartier résidentiel, je n’ai pas la moindre idée d’où je vais mais j’ai en point de mire les grues qui servent à édifier le futur bâtiment de l’entreprise. Je suis frappée par différentes chansons de l’album, j’ai l’impression que chaque titre marque un passage particulier de ma vie amoureuse des 6 derniers mois. Elle a copié sur ma vie, cette fille ou quoi ?

 

Quoi qu’il en soit, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de foudre musical. Dans quelques années, quand je repenserai à cette partie de ma vie, je sais en tout cas quelles chansons ça m’évoquera !

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Les rêves, reflet de mon esprit dérangé

S’il y a truc qu’on ne peut nier, c’est mon imagination débordante et des fois, ça envahit mes nuits. Je fais des rêves bizarres, ça, c’est un fait et les gens rigolent beaucoup quand je les raconte. Certains sont de véritables films ou romans dont je suis l’héroïne. Oui, c’est marrant, je ne suis pas moi dans mes rêves ou plutôt, je suis une actrice qui joue dans un film ou évolue dans un livre. Parfois, je suis même l’héroïne du roman que j’écris, bonjour la mise en abîme ! Faut dire qu’il y en a, ce sont de vrais scénarios extrêmement alambiqués.

Plus jeune, mes cauchemars reflétaient mes peurs primaires. Par exemple, je me trouvais souvent dans un avion qui s’écrase (ou je me prends un avion dans la gueule, pas de chance), un ascenseur qui tombe ou je me faisais attaquer par des serpents. Pour les Freudiens, je précise que mes serpents avec une grosse tête avec plein de dents et une petite queue. En grandissant, ma peur des serpents a disparu, sans doute parce que j’ai déménagé dans la grande ville et que la friche à côté de ma grand-mère qui grouillait de couleuvres a laissé place à de sales immeubles. Ca me fait penser à une chanson de Polnareff, tiens… Pour les ascenseurs, pareil…

Par contre, les avions, ça reste. L’autre nuit, par exemple, je rêvais que je montais avec Anne dans un vieil appareil tout pourri avec des sièges en cuir genre RER et de vieilles ceintures, je donnais mon ticket de train pour que le contrôleur le poinçonne puis je montais dedans. L’avion décolle, gniaaaaaan ! A un moment, allez savoir pourquoi, je sors de mon corps et de l’appareil et je découvre qu’il est en train de voler à l’envers… Là, je me dis que l’avion, ça fait moins peur à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mais en fait, l’avion était en panne, il plane en attendant que ses moteurs s’arrêtent et là, il tente un atterrissage en catastrophe et évidemment, il s’écrase. De là, je me retrouve à l’hôpital en train de visiter Anne et là, je regarde les infos et j’apprends que je suis morte donc je vais dans les décombres pour essayer de retrouver mon corps. Sinon, dans le genre « les avions dans les rêves de Nina », l’histoire de l’avion qui menace de se crasher sur Paris. Donc nous voilà en famille sur Paris dans un resto chinois (hautement improbable, mes parents n’aiment pas ça). Il y a donc papa, maman, Anthony, Alice et moi. Ma mère se casse faire des courses aux Halles et pendant que mon père consulte le menu, Anthony, Alice et moi nous promenons devant le resto. Soudain, alarme : un avion menace de s’écraser sur la ville, pile là où on est, évidemment. L’avion, encore à l’envers, rase le sol une première fois, on se couche par terre puis on se cache dans le hall d’un immeuble et je dis à Anthony et Alice qu’il faut rentrer dans l’immeuble et monter à l’étage pour éviter l’effet de blast. Anthony (pompier de son état) se fout de moi mais on fait ça, on rentre dans l’immeuble, on se recroqueville à l’étage et finalement, l’alerte est levée, on rejoint mon papa, toujours en train de consulter son menu. Imperturbable, le papa.

A propos de ma sœur et des rêves récurrents. Souvent, je rêve que je suis juive pendant la deuxième guerre mondiale donc je dois me cacher. Et je me retrouve toujours dans un immeuble désaffecté avec un grand escalier en pierre. Je rêve aussi souvent que je fuis les autorités et dans ce genre de rêve, la seule personne de ma famille présente, c’est ma sœur. Sinon, dans la série famille, ces derniers temps, je me retrouve affublée d’un petit frère, un bébé MINUSCULE, il tient dans la main… Je sais pas d’où il sort, celui-là !

Sinon, en ce moment, j’ai deux rêves récurrents. Le premier je suis enceinte ou j’accouche. La dernière fois, je rêvais que j’accouchais dans mon lavabo (très confortable comme lieu d’accouchement, tiens), mon père faisant office d’obstétricien, ma mère de sage-femme. Fascinant. Le bébé, une fille (d’habitude, un garçon), un truc bizarre que je pose sur le rebord du lavabo une fois née. Je suis contente, elle a les yeux verts et l’accouchement se passe extrêmement facilement, même pas mal. D’ailleurs, on en parlait après avec mes parents, nous étions tous fiers du travail accompli (et ma pauvre gosse neurasthénique toujours sur son rebord de lavabo). Sinon, l’autre nuit, je rêvais que j’étais enceinte, d’un garçon cette fois, mais il voulait pas venir le bougre, il avait trois jours de retard et je me promenais avec mon gros bide, je prenais le train et je racontais cette histoire à Bertrand (qu’est-ce qu’il foutait là, lui ?). Tiens, ça me fait penser que je rêve souvent de trains, aussi.

Sinon, dans la série rêves très récurrents : je repasse mon bac. Ah, celui-là, je le fais tout le temps ! Je suis extrêmement angoissée par l’épreuve d’allemand, vu que je ne parle plus un mot de cette langue. C’est curieux car pour mon bac, le vrai, j’avais pas stressé du tout, pourquoi ce rêve revient donc fréquemment ? La nuit dernière, j’ai rêvé que je devais passer le bac mais en série ES (j’ai le L). J’expliquais à un métis trop miam miam que je passais cette série pour ajouter un plus à mon CV… Non mais c’est dingue ça ! Mais c’est plus souvent l’allemand qui ressort, quand même, cette foutue épreuve qui me glace le sang j’arriverai pas à faire illusion, je ne sais plus rien dire. Ich spreche nicht deutsch ! I can do my work in english ? Non? Va te faire voir.

Sinon, les rêves les mieux, ce sont ceux plein d’amour. Il y a des moments dans la vie où je suis amoureuse de mecs qui ne sont pas (encore ?) mien. Dans les rêves tout est permis… Et ben non, en fait. Je me souviens, quand je craquais sur Fabien, le vilain démon tentateur, dans mes rêves, il y avait toujours le « tu n’as pas le droit ». Les caresses et attentions tendres étaient nombreuses mais je n’ai rêvé qu’une fois d’une brouette avec lui car généralement, même dans mes rêves, je me l’interdisais… Ah, mon surmoi est très puissant, ma foi. Mais ces tendres baisers déposés sur la joue, sa manie de me prendre dans ses bras, juste comme ça… Et les : « non, il ne faut pas ». Merdouille ! Encore récemment, je rêvais d’un gars comme ça, pas disponible pour moi, je me contentais de le serrer contre moi, de lui chuchoter de belles paroles et même, audace suprême, de l’embrasser sur la joue… Bon, j’avoue, je l’ai aussi un peu embrassé sur les lèvres mais pas trop, car pas le droit.

Par contre, quand je craque sur un célibataire, mes rêves sont autrement plus explicites. Quand je craquais sur Julien, je me souviens très bien d’un rêve où il m’emmenait chez lui me présenter sa famille, très gentille, d’ailleurs. A un moment, on se retrouvait à s’embrasser passionnément sur un tapis, c’était torriiiiiiiide. Pareil pour Bertrand après ma rupture avec Guillaume mais je me souviens moins là.

Curieusement, mes rêves érotiques (hé oui), je les fais extrêmement rarement avec quelqu’un que je connais, même si ça arrive. Le plus souvent, ce sont des inconnus, pas forcément dotés de visages. Même un homme que je désire, je rêve rarement d’une brouette avec lui, peut-être parce que, psychologiquement, je ne veux pas imaginer, j’en sais rien… Mes rêves érotiques sont par contre très crus, pas de fioriture, on en vient à l’essentiel… Des fois, y a de la baise au milieu de rien, comme ça. Et chose merveilleuse, il m’est déjà arrivée de me réveiller juste après ce genre de rêve car je venais d’avoir un orgasme. La puissance de l’esprit m’étonnera toujours, que de sensation on peut avoir en rêve, la douceur de lèvres, le grain d’une peau, la puissance d’un sexe masculin dans le mien… ou ailleurs.

Donc je rêve, beaucoup. Et même, quand je suis amoureuse d’un homme qui n’est pas (encore) mien, je m’accorde quelques siestes pour espérer le retrouver dans mes rêves et partager de délicieux moments avec lui… En attendant que ça soit enfin la réalité. Mais souvent, ce genre de rêve me rend nostalgique, après, je ne cesse de ressasser et je suis un peu triste que ça ne soit pas la réalité. A moins qu’ils ne soient prémonitoires !

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