Comment voyager en couple ?

A priori, partir en amoureux ne pose pas plus de soucis que partir seul, au contraire, même. Quand on voyage seul, il est parfois difficile de trouver un pied à terre qui ne serait pas hors de prix, les hôtels ne semblant pas se préoccuper de fournir des chambres pour une personne. Mais parfois, on n’a pas tout à fait la même définition du voyage. Et voyager en couple devient un peu plus périlleux.

Voyager en couple

J’ai plusieurs objectifs de vacances : me reposer (en général, je pars chez mes parents pour ça), découvrir une ville ou un pays, faire du sport genre Yoga ou plongée. Si sur les deux premiers objectifs, je peux absolument partir avec Victor, on a trouvé notre équilibre de voyageurs, entre balade, découverte et sirotage d’un verre pour profiter aussi de la vie parce que les vacances, c’est fait aussi pour se détendre. Mais voilà, concernant la plongée ou le yoga, c’est tendu. On a bien réussi à se faire un séjour moite-moite en Guadeloupe mais depuis, on galère, l’UCPA ne proposant pas des activités qui séduisent mon cher et tendre sur des centres qui proposent de la plongée.

Plongée

Alors la solution serait donc de réserver une partie de mes vacances pour mes activités annexes et partir sans lui. Sur 7 semaines de congés en comptant les RTT, y a bien moyen de s’envoler une dizaine de jours plonger loin (et coller un ou deux jours pour un week-end yoga). Bon, il faut un peu se serrer la ceinture pour tout faire (surtout quand on aime plonger en eaux chaudes aux fonds chatoyants) mais ça peut passer. Le souci ? Le manque et un soupçon de culpabilité.

Coucher de soleil aux Philippines

Alors comprenez que Victor ne me reproche rien du tout, c’est pas mon sujet mais ça peut l’être pour certain. Cette histoire de voyage est l’exemple parfait de ce qu’est qu’être en couple : être un je, être un nous, trouver l’équilibre quelque part entre les deux. Je ne veux pas renoncer à certaines de mes activités mais j’ai toujours un peu de peine quand je vis des choses sans lui. Le plus simple serait de partir en Club Med ou assimilé mais la moindre plongée coûte un bras. Il faut investiguer, encore et encore. Trouver notre équilibre. Ou forcer mon adoré à se mettre à la plongée mais curieusement, cette solution me paraît bien périlleuse pour l’avenir de notre “nous”.

Poisson clown dans son anémone

Après, c’est difficile de laisser mon adoré à la maison pendant que je vais m’éclater au soleil. C’est dur parce que je le laisse tout gérer mais surtout, il me manque. Pourtant, je reste persuadée que c’est important d’avoir chacun un sas bien à soi, qu’on doit garder nos activités, ne jamais se sacrifier pour l’autre mais gérer le compromis. Ce n’est pas si simple… mais en me serrant la ceinture et en gérant bien mes congés, je vais y arriver, à me refaire un petit séjour plongée.

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

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  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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On vient de se pacser, on va fêter ça au soleil

A l’heure où vous lisez cet article (si vous le lisez le jour de sa sortie), Victor et moi serons quelque part au dessus de l’Atlantique pour des vacances, ô combien méritées, dans les Antilles, destination : Guadeloupe. Parce que, oui, on vient de se pacser et qu’on s’offre une Lune de sucre. C’est comme la lune de miel mais juste pour le pacs. Parce que comme dirait ma chef “Oh bah avec Nina, tout est prétexte à voyager “.

Un voilier en Martinique, ciel gris

Et on ne va pas se mentir : la principale raison qui nous a poussé à nous pacser, ce sont bien les jours de congés offerts pour l’occasion, un petit voyage en amoureux pour vivre notre amour un peu loin du train train quotidien. Au fond, le PACS, on s’en foutait un peu : on vit ensemble depuis si peu de temps qu’on n’a qu’une seule possession en commun : ce sublime arbre à chats.

deux chats sur un arbre à chats

Les chats les plus malheureux du monde (on dirait pas mais il doit faire 1m75, l’abre)

On trouvait bien plus engageant le fait de prendre un appart ensemble et de s’ouvrir un compte commun. J’ai aussi proposé un compte Facebook commun grâce au nom génial qu’on a trouvé en mariant nos prénoms et noms de famille mais, curieusement, j’ai reçu une fin de non recevoir (ok, j’avoue, le compte Facebook commun, c’est TROP). Mais quand on a annoncé qu’on se pacsait, on a reçu moult félicitations qui m’ont un peu étonnée. Vous savez, on va juste signer un papier au tribunal d’instances sans familles ou amis, c’est encore moins qu’un mariage à la mairie. Mais sa meilleure amie avait presque la larme à l’oeil, j’ai reçu un SMS de ma mère et de ma sœur le jour j, un d’une collègue avec qui je suis proche qui m’a souhaité beaucoup de bonheur. Woké…

coupe de champagne, célébration, se pacser

Parce que, la vérité, le pacs, c’est un moment nul. Je vous raconte. Nous avions donc rendez-vous à 10h15 au tribunal de Trivelin, à 5 minutes à pied de notre appart, soit le temps d’attraper un Osselait et deux Fantominus (oui, on joue toujours à Pokémon Go, keskiya ?). On arrive, on passe un portique qui bippe, le vigile nous scanne et nous envoie attendre dans un coin, sur de magnifiques vieux fauteuils en cuir. Un jeune homme nous appelle, on rentre dans la salle. Contrôle des pièces d’identité, “nous sommes là pour le pacs de Nina, Germaine, Isabelle Bartoldi et Victor, Paul, Arthur Sfarelli, vous êtes toujours d’accord ? Blabla état civil blabla perdez pas le papier blabla le certificat pour vos employeurs car vous savez, vous avez droit à des jours de congés [t’inquiète, j’étais parfaitement au courant]. Voilà, félicitations, vous êtes pacsés, au revoir !”. Je… Hé ? Voilà, 3 mn, 3 mn montre en main pour lier administrativement notre destin. Et bah… heureusement qu’on avait placé tous les espoirs de la journée dans la séance de massage de l’après-midi (parfaitement réussi d’ailleurs, on en est ressortis plus détendus que l’élastique de ma culotte de règles).

Fleur de tiaré après la pluie aux Philippines

Mais quand même, on a reçu plus de félicitations et d’émotion pour ces 3 minutes mornes que pour le reste de notre vie à deux. Le couple n’existe-t-il qu’administrativement ? Peu importe qu’on se soit engagés à vivre dans un appart qu’on doit payer un millier d’euros par mois ? Peu importe que nous ayons un chéquier avec nos deux noms dessus ? Certes, le PACS sera sans doute le point culminant de notre périple administratif, il est très peu probable qu’on se marie… Mais pour nous, notre preuve d’amour et d’engagement, elle est sur la boîte aux lettres en bas, sur l’étiquette où nos deux noms sont collés.

Deux chattes profitent du soleil sur le balcon sous le linge qui sèche

Il n’empêche que maintenant que j’ai vécu un pacs, je suis encore plus ravie que le mariage pour tous ait été promulgué…

Bref, mon solidaire et moi, on file à la plage (ou récupérer nos bagages, selon le moment où vous lisez cet article), on se revoit semaine prochaine! Bisous (mais j’ai programmé des articles car, étant en vacances, j’ai eu le temps d’écrire, ouiiiiiii !)

Plage Ste Anne en Martinique avec sable blanc et palmiers

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Partir ou rester ?

Au fur et à mesure que le chômage s’allonge, on commence par se poser la question de sa localisation géographique. Suis-je au bon endroit ? La France étant un pays peu décentralisé, vivre à Paris / Ile de France paraît un choix stratégique. Mais pour autant, ce n’est pas là que tout se passe.


Au départ de mes recherches, je me limitais à l’Ile de France tout en louchant vers Midi Pyrénées, mon pays. Je me limitais bêtement, devrais-je dire. Ensuite, j’ai commencé à ouvrir mes recherches. Est-il si grave de partir dans une autre région si j’y trouve du boulot ? Je ne le souhaitais pas forcément mais après tout, j’ai bien quitté Toulouse pour Paris, je sais que je peux le faire. Même s’il est vrai que dans mon métier, la place to be reste définitivement Paris, surtout si on veut une vraie évolution professionnelle. Ceci étant dit, des carrières sont tout à fait possibles dans de grandes villes comme Lyon, Marseille, Lille… et pourquoi pas Toulouse, aussi. Et de belles carrières.

Pourtant, j’ai toujours pensé que l’adresse marquée en haut à gauche du CV, la mienne, pouvait être un facteur positif ou négatif pour un entretien. En gros, si j’étais retournée à Toulouse et que j’envoyais une candidature à Paris, est-ce que les 700 et quelques kilomètres qui me séparent du recruteur ne sont pas un handicap en soi ? Techniquement non. Ca pourrait même être un avantage si je montre que je suis prête à faire un aller-retour juste pour un entretien, motivée la fille. En contrepartie, l’avantage d’être sur place, c’est qu’on peut prendre un rendez-vous le jour pour le lendemain, c’est drôlement plus pratique.

Pour un CDI, le choix n’est guère compliqué mais quid d’un CDD ? A l’époque où je fréquentais Guillaume 2 (qui vivait en Bretagne), il m’envoyait parfois des annonces pour des CDD à Nantes ou dans son coin. Louables attentions mais je ne voyais pas bien comment gérer le truc. Par exemple, un CDD de 3 mois, ok, mais je fais quoi de mon logement parisien ? Je le garde en louant un meublé sur Nantes en attendant, laissant mes parents payer le loyer de l’appart parisien ? Dans mon cas, ça n’aurait pas vraiment changé de ma période de chômage mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur le coup, je m’étais vraiment posé la question vu qu’un CDD, c’est toujours ça de pris (et une ligne en plus dans le CV) mais n’est-ce pas beaucoup de tracas pour rien ? Je ne connais personne à Nantes, il va falloir que je trouve un appartement en urgence que je ne garderai que 3 mois, un meublé… A l’arrivée, ce
CDD ne risque-t-il pas de me coûter plus qu’il ne va me rapporter ?


Si j’avais connu quelqu’un dans la ville, le questionnement aurait été plus simple. 3 mois est certes une longue période pour une cohabitation mais au vu de ma situation, je pense que peu de personnes refuseraient de me tendre la main, je l’espère tout du moins.

Et si nous avons des attaches affectives dans la ville où nous vivons, que nous sommes en couple ? Il est facile de partir quand rien ne nous retient mais autrement ? L’amour à distance, ça ne marche que dans les livres et encore, la plupart du temps, même pas. Doit-on réellement faire passer le travail avant le reste ? Là, impossible de répondre de façon générale, chacun ses priorités et puis, ça dépend des corps de métier. Dans le journalisme, les choses se passent essentiellement à Paris, rester sur la capitale paraît être une bonne idée. Mais il y a des métiers où la mobilité n’est pas un choix mais un devoir. L’enseignement par exemple.Une fois votre CAPES en poche, vous partez là où on vous dit d’aller, Lucie s’est
ainsi retrouvée deux ans à l’académie de Guadeloupe. Au vu de l’actualité du moment, nous sommes ravis de savoir qu’elle n’y est plus. Avait-elle le choix ? Non.


De façon générale, j’ai quand même tendance à croire que la mobilité reste une bonne chose. Ca montre qu’on est prêt à quitter notre région pour du boulot. Quant à l’expatriation, nous verrons ça une autre fois.

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La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

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– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !

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Ah si j’étais riche

 Un bonheur ne vient jamais seul ! Comme si trouver un boulot ne suffisait pas, je viens de gagner une grosse somme d’argent ! Je suis même passée dans un journal, regardez !
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Bon, évidemment, ceux qui ont lu ont vu le fake, je suis pas Suisse ! C’est une campagne amusante mise en place par le journal Suisse 24h. En voyant ça, ça m’a fait penser au jeu classique que j’ai avec ma sœur ou des copains : et si tu gagnais une grosse somme d’argent, tu en ferais quoi ? En juillet 2005, Alice (ma sœur) et Nina font les soldes aux Halles. Au déjeuner, Alice me rappelle qu’il y a une super cagnotte à Euromillions et elle veut savoir ce que j’en ferais.

« Alors, je m’achète une maison puis je donne des sous à papa et maman, à mamie, aux tantes puis à toi aussi.

– C’est tout ?
– Heu… »

Il est vrai que je ne joue pas ou très peu à ce genre de jeu donc je ne m’amuse pas à imaginer ce que je ferais avec un tel magot. Et comme je réponds jamais aux mails de tous ces Africains qui veulent me filer un peu de leur fortune pour service rendu, je vais pas avoir un gros gain de sous comme ça, tout à coup, sans raison.

N’étant cependant pas dénuée d’imagination (n’est-ce pas !), je peux imaginer que je joue ET que je gagne. Là, tout est permis. Commençons par le commencement : un bien immobilier. Non parce que être vraiment chez soi, c’est cool aussi. Et comme je suis pétée de tune, j’aurai un appart à Paris dans un quartier hypra chic genre St Germain les Prés pour faire ma bobo et une maison à la campagne pour le week-end histoire de changer d’air quand j’en ai envie. Ensuite, j’aurai une super garde robe et je prendrai des séances powerplate. Quitte à avoir plein de tunes, autant en profiter.

Niveau boulot ? Non, je ne deviendrais pas jet setteuse sans emploi. J’ai suffisamment souffert de mon inactivité professionnelle pour pas y retourner aussi sec. Donc je pense garder mon emploi actuel, histoire d’accumuler de l’expérience et peut-être qu’après, je créerai mon propre journal. En attendant, je mets des sous dans un compte épargne à cet effet, histoire de pas tout dépenser en attendant. Puis j’irai voir Lucie en Guadeloupe, avec tous les sous que j’ai, je peux prendre l’avion en business class !

Bon maintenant que j’ai dépensé des sous pour moi, forcément, j’en ferai profiter mes proches. Bon, mes parents sont pas dans le besoin mais ils m’ont élevée et entretenue pendant 27 ans, normal que je leur en rende, ils pourront se payer un sublime voyage, par exemple, ou ce qu’ils veulent. Après tout, une fois l’argent donné, je n’ai plus mon mot à dire dessus. Ma sœur aussi aura un tribut substantiel. Son mec et elle gagnent pas trop mal leur vie mais normal de partager (encore). Ils pourraient s’acheter un appart, par exemple. Evidemment, j’en donnerais aussi à ma mamie maternelle qui survit avec une retrait de 300 euros à peu près et aux sœurs de ma maman (mes tantes, donc), qui ne roulent pas sur l’or. Côté paternel, ma grand-mère a plus d’argent qu’elle ne peut en dépenser et je n’ai pas vu mon oncle (frère de mon père) depuis au moins 5 ans donc bon… Après, j’organiserais une énorme fête sur péniche avec mes amis, je ferais des cadeaux à ceux que j’aime le plus (ou je leur donnerais des sous selon leurs besoins). Evidemment, mes amis apparus juste après mon gain ne font pas partie de ma liste des gens qui bénéficieront de mes sous. Je n’aime pas du tout qu’on me prenne pour une conne.

Enfin, tout cet argent me tombant du ciel, il est totalement naturel que j’investisse dans l’humanitaire. Idéalement, j’aimerais parrainer un enfant du tiers monde pour lui assurer une éducation et une vie correctes. C’est un projet qui me tient à cœur et dans lequel je compte me lancer quand je pourrai (pas de suite de suite, mon salaire n’étant pas non plus mirobolant) donc là j’aurais des sous, j’hésiterai pas une seule seconde. Après, il faut voir quelles associations me parlent le plus, il y a beaucoup de gens à aider en France, aussi. Mais j’avoue que je ne sais pas laquelle, il y en a tant. Je crois que grâce au métier de mes parents, je donnerais plus facilement aux associations qui embellissent la vie des enfants hospitalisés pour des maladies graves.

Quoi qu’il en soit, tout cet argent qui me tomberait dessus, comme ça, j’avoue que quelque part, je ne trouverais pas ça très juste, mon seul mérite étant de trouver une bonne combinaison de chiffres complètement au pif. Et puis l’argent m’angoisse un peu, je crois que mon compte en banque qui se retrouve crédité de millions d’euros, je fais une syncope (ma banquière
aussi, je pense). J’aurais peur de trop dépenser et mal. Non parce que je connais la valeur de l’argent et fête et paillettes, c’est cool mais vu que cet argent ne vient pas de la sueur de mon front mais de l’encre de mon stylo, je crois que je serais incapable d’en jouir de façon totalement égoïste et superficielle sans culpabiliser. Et oui, passer 15 ans dans un bahut catho, ça laisse des traces.

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Le sushi échoué

Ce week-end, Lucie est venue sur Paris nous faire un coucou, à Gauthier et moi, donc on en a profité pour faire des choses, forcément. Et je te le raconte, lecteur, ça t’occupera.
 

Tout commence vendredi soir, la miss arrive à 21h25 sur Paname. Au départ, avec Gauthier, on avait prévu de se faire un petit pique-nique, balade sur les bords de Seine. 20h45, il pleut des cordes donc non. A 17h, Lucie m’avait appelée et m’avait demandé si Gauthier venait la chercher et je lui réponds que oui, sans doute, on irait tous les deux. 21h, j’arrive donc chez notre ami, je m’installe. 21h15, je lui fais remarquer que Lucie arrive dans 10 minutes et que ce serait une bonne idée d’aller la chercher. « Mais non, elle vient toute seule !

– Heu… Je lui ai dit le contraire. »

Bon, finalement, Lucie arrive en râlant toute seule comme une grande (enfin, après un pilotage téléphonique, quand même). On discute en buvant du coca puis on se rapatrie dans un japonais prêt de chez Gaugau. Bon, on est un peu serrés mais ça va. Et là, on découvre les talents de Lucie en matière de maniement des baguettes. C’est-à-dire qu’elle ne sait absolument pas s’en servir et peine à manger sa salade de chou, si bien que le serveur finit par nous ramener une fourchette. Ce qui ne l’empêche pas de laisser un de ses sushis s’échouer dans la sauce.

 

Repas intéressant, j’ai aperçu la raie des fesses très poilue du gars d’à côté, ce qui m’a un peu coupé l’appétit, des Américains de type pas minces et bruyants se sont installés à la table voisine pile au moment où on partait, ça tombe bien. On retourne vite fait chez Gauthier, le temps que je tire les cartes à la demoiselle et je repars.

 

Samedi, 11h30, Lucie me réveille mais je ne dis rien, on discute 5 minutes puis je me lève, vu que j’ai une réunion deux heures plus tard (oui, j’ai des réunions tout le temps). Bref, je réunionne et à 16h, je sors et j’appelle les deux zigotos. Je compose le numéro de Gauthier et là, une voix féminine me fait un « mmmm nallooooo ? ». Je regarde mon portable : ben oui, j’ai bien appelé Gauthier. En fait, les deux s’étaient endormis comme des larves et je les réveillais en pleine sieste. Du coup, je rentre chez moi et en fait autant, les lâchant pour aller au Solidays, vu que j’avais dormi 4 heures la nuit précédente. On se retrouve vers 23h30 chez Gauthier, on boit un peu, on recueille lefroid qui sortait de son boulot. Soirée peinarde, on boit, on fume (des cigarettes, hein !), on papote. Rien de bien subversif mais qu’est-ce que c’est bon. On se quitte vers 5h, chacun rentre chez soi, Gauthier sort.

 

Dimanche, le programme : 14h, quai Branly, on va se faire le musée. 13h, prise d’un pressentiment, j’appelle Gauthier. « Grmpflp » me répondit-il. Bon, ok, je le réveille. Il me passe Lucie qui est réveillée depuis un moment, on décide qu’on se retrouve vers 14h30. Puis finalement, on se rappelle, ce sera 15h. 15h30, on est enfin devant le musée. Mais on regarde la queue et on déchante : on en a facile pour deux heures. Donc on décide de se rapatrier vers le Louvre. En chemin, on croise des bouquinistes et Lucie décide d’acquérir de vieux magazines donc, finalement, on renonce aussi au Louvre vu qu’il est 17h. A la place, on se pose à la terrasse d’un café et là, on explose : mais qu’est-ce qu’ils nous font chier les footeux ! On a croisé cinquante mille mecs en maillots de l’équipe de France ou avec des drapeaux, des gens qui klaxonnent en permanence… Plus on s’approche de l’heure fatidique, pire, c’est. Les drapeaux se dessinent sur les joues et sur les paupières des filles (c’est très laid), tout le monde chante « Zidane, il va marquer… ». Ah, pire que le foot, Cauet ! On a vraiment l’impression d’être à beauf-land, genre le mec qui gueule « et frout, le pet de la mouche ! ». Ca en est trop, on rentre chacun chez soi en espérant très fort que la France va perdre car on craint les débordements de la victoire. Et ils nous ont tellement gavés avec leur « Zidane il va marquer… », on n’en peut plus, une vraie overdose. On est atterrés par le niveau intellectuel de tous ces gens qui chantent cet hymne de merde. Franchement, je peux comprendre que quand on aime un sport, on apprécie de voir son équipe arriver aussi loin dans la compétition, il n’y a aucun souci. Mais cette espèce de frénésie idiote, je comprends pas. Moi aussi, j’ai pu faire ma supportrice beauf, je m’étais maquillée aux couleurs du Stade Toulousain pour la finale de rugby mais je l’ai fait dans l’enceinte du stade et en partant, on s’est tous joyeusement démaquillés (une grande expérience, ça aussi). Parce que le maquillage et les drapeaux dans un Stade, c’est normal. En dehors, c’est curieux. Et quand on se met à chanter Cauet, c’est proprement ridicule.

 

Donc, on avait très peur de la victoire. Déjà, vu les débordements de la demi-finale… On s’est dit qu’on dormirait pas.

 

Sinon, Paris est magique, on a donc croisé une sublime mariée (en fait, un mannequin avec un mec très moche). D’ailleurs, mes 27 ans seront sur le thème du mariage, histoire qu’on se marre un peu.

 

Bref, un week-end tellement agréable mais tellement court ! Je redescends 15 jours sur Toulouse puis Lucie remonte début août, juste avant de partir en Guadeloupe. Et là, cette perspective m’angoisse complètement. J’ai pas envie qu’elle parte même si c’est sa vie. Enfin, je lance l’opération « économisons pour aller en Guadeloupe » car entre le billet d’avion et les somnifères pour pas faire une crise de panique dans l’avion, ça va coûter cher !

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Un an…

Voilà, ça fait un an que j’ai publié le premier article sur ce blog, je m’en souviens parfaitement. J’ai déjà raconté la genèse de ce blog il y a quelques temps, je ne vais donc pas recommencer, déjà qu’il paraît que je radote.

En un an, il s’en est passé des choses dans notre vie à tous. En vrac, là, comme ça : Gauthier est venu vivre sur Paris, Lucie a eu son CAPES et est devenue prof, Mister Big a enfin retrouvé un toit… Nous avons tous rencontré des hommes, nous avons aimé (avec un petit a), nous avons ri et pleuré… Bref, la vie normale des vingtenaires. Quand je regarde le chemin parcouru depuis un an, ça me donne le vertige. Même si, sur le papier, j’ai l’air d’être au même point, ce n’est pas le cas. J’ai connu une période difficile sans précédent et je ne suis pas encore arrivée au bout du tunnel mais y a du progrès.

Les vingtenaires, c’est, à l’heure où j’écris, 382 articles, près de 23500 commentaires, plus d’un millier de lecteurs par jour. Grâce à ce blog, j’ai rencontré des gens comme Lil Virgo, Le Froid, Yome, Karma, La Rouquine, Bernardin, Bouc et Moustache, Sechev… des mauvaises rencontres aussi mais je n’en parlerai pas. Ce blog est devenu un lieu de rencontre (pas dans le sens meetique du terme, of course), des gens sont devenus virtuellement amis, certains se sont rencontrés en vrai mais pour l’heure, j’ai le regret de vous annoncer qu’aucun couple ne s’est formé parmi mes commentateurs mais je ne désespère pas un jour de voir naître un bébé « vingtenaire ». Après tout, c’est un lieu de rencontre comme un autre, comme un café, sauf qu’on ne voit pas les gens.

Où en sont les vingtenaires ?

Gauthier est en fin d’études, il travaille actuellement, célibataire

Anne travaille et est amoureuse, en couple depuis 3 mois

Lucie a eu son CAPES et va bientôt partir en Guadeloupe, célibataire

Mister Big travaille et vient de rompre avec son mec
Emma travaille et est actuellement célibataire

Tatiana est partie deux mois au Mexique, elle devrait pas tarder à revenir, célibataire

Océane attend les résultats d’un concours, célibataire depuis ce week-end

Nina est actuellement en stage, célibataire

Clara est en CDD jusqu’en août et est amoureuse depuis presque un an, maintenant.

On est sans nouvelles de Linga, Victoire et Athéna.

Ca fait très téléfilm américain judiciaire quand ils énoncent les verdicts, à la fin…

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