El Nicho : cascades cubaines

Le 12 octobre – C’est la journée cascades ! Rendez-vous à 9h au bus mais ça bégaie un peu : on a changé d’heure pendant la nuit et personne ne nous a prévenus. On avait bien remarqué avec ma coloc qu’il faisait plus sombre mais on avait mis ça sur le compte de l’orage de la nuit passée et du temps maussade. Et bien non ! Du coup, ceux qui n’utilisaient plus leur téléphone comme réveil ont eu quelques soucis. Mais on arrive à décoller sans trop de retard. En route pour El Nicho !

La mangrove de Cuba

Gilet pour le bus puis on change de transport au bout d’une heure pour s’installer dans de vieux camions aménagés en… difficile de parler de bus. La balade est superbe. J’aime cette île. J’aime les paysages antillais et, pour une fois, je vois le soleil… Cuba 1, Guadeloupe 0, Martinique -1.

Camion emménagé en bus à Cuba Village cubain Paysage antillais : Cuba Village cubain

Petite halte rapide dans un village pour profiter du paysage, un petit âne portant un énorme grain de café en pierre trône sur la montagne. On repart et nous voici enfin à El Nicho. Une petite balade d’une heure, une heure trente, le long d’une cascade. Alors les cascades et moi, on n’est pas toujours amies vu que la dernière m’avait coûté le pare-soleil de mon appareil photo… sur le coup, j’avais craint que ce soit l’objectif. Là, je ne suis pas tombée, je suis fière de moi.

Cuba vieille voiture Un cheval perché sur la montagne Statue âne et grain de café

On croise des bassins à l’eau pure, des paysages sublimes. Pendant la montée, notre guide Lili nous montre plein de plantes, nous raconte leur utilité pour l’hygiène ou les petits remèdes. On croise des caroubiers, avocatiers, cafetiers et le manguier avec la petite anecdote qui va bien : “à Cuba, les femmes aiment beaucoup les compliments et on leur dit souvent qu’elles sont une mangue… parce qu’on veut les manger.” On en apprend un peu sur la vie cubaine, notamment les années 90, très pauvres, où il fallait adopter le système D pour s’en sortir. On arrive au “bassin de cristal” nommé ainsi car l’eau est transparente. C’est parti pour la baignade… Ouh, ça pique, l’eau est fraîche. Mais on s’y fait vite et la baignade est un vrai délice, ça fouette les sangs !

Végétation Cuba El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Panorama du haut d'El Nicho Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba

On redescend pour un déj sympa : soupe aux haricots, poulet, riz sauvage aux haricots noirs, courge (potimarron, je pense), papaye en dessert. Et en fait, la papaye, c’est pas top, ça a un goût de navet sucré. Le tout arrosé d’un jus de goyave fait maison et d’un cocktail “Naturel” que tu ne peux boire que là. Bon, , on nous dit ça à peu près à chaque fois. En résumé, c’est un cocktail entre le mojito et la piña colada. Pas ouf mais plus chargé que les cocktails de l’hôtel, quoi. On déjeune en musique avec un petit orchestre. En fait, beaucoup de jeunes font des études de musique et forment des groupes qui écument les restos et vivent du tourisme. Il faut savoir qu’ici, il y a une vraie culture de la petite pièce, le truc qu’on ne ferait jamais en France quoi… Il y a aussi un gars qui fait des caricatures. Il se met dans un coin et choisit un sujet. Et je fus l’une des heureuses élues !

Cuba, El Nicho, végétation

Le toit en bas, c’est celui du resto

Cocktail cubain et jus de goyave

Après le dej, on repart vers un autre bassin, à 200 mètres de l’entrée d’El Nicho mais là, il n’y avait personne. C’est fou comme parfois, s’éloigner de quelques mètres change tout. Première à entrer dans l’eau, dernière à en sortir. On se fait un petit cocktail dans l’eau, rhum-limonade, basique, parfait. Je barbote bien une heure mais la réverbération couplée à mon talent inné pour m’étaler la crème solaire n’importe comment, ça nous donne un dos cramé.

Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade

Retour à l’hôtel, petite sieste puis tentative de photographier le coucher de soleil. Echec, les nuages masquent la fin. Je remonte à travers les crabes qui sont de sortie. J’avais entendu parler des crabes rouges de Cuba, on en retrouve partout, jusque sur la terrasse du bungalow.

Crabe rouge de Cuba Coucher de soleil Cuba Coucher de soleil Cuba Crabe rouge de Cuba Crabe rouge de Cuba

Après le dîner, je traîne un peu au bar pour siroter une piña puis 22h30, je retourne à mon bungalow où ma coloc dort déjà. Je commence à repérer les gens que j’aime vraiment bien.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cuba : premières plongées, premiers mojitos

Premier jour à Cuba et direct premières plongées. En sortant de la chambre pour aller prendre le petit déjeuner, je découvre le centre avec un petit kiosque en face de la chambre et surtout un bras de mer. Tout un tas de choses que je n’avais pas repérées à l’arrivée. On croise quelques stagiaires au petit déjeuner, les affinités commencent à se créer. J’essaie de retenir un peu les prénoms… et comme souvent dans ces cas-là, il y a ceux que tu apprécies spontanément… et les autres.

Cuba centre UCPA

Petit briefing du séjour, la plongée commence dès 11h, je récupère direct un binôme, N2 qui veut à tout prix faire de l’autonomie. “Oui mais si on se perd, c’est pas grave, ça fait partie de l’apprentissage !”. Heu… En route pour la première plongée, juste au pied du centre. Le matos est un peu vieux mais ça va, le bateau est poussif et pue le mazout mais nous amène à destination. Saut droit et me voici immergée dans les eaux cubaines. C’est beau. Les fonds me paraissent assez proches de ceux de la Guadeloupe mais le soleil étant de la partie, ça rend de suite mieux. De jolis coraux, des poissons papillon, des demoiselles bijoux, ça virevolte en douceur. Evidemment, la go pro refuse de fonctionner, problème sur la carte micro SD. Pas de film de plongée pour Cuba. Je suis toujours un peu poissarde là-dessus… Pas grave, je savoure même si le ballet des méduses blanches sur fond bleu méritait d’être immortalisé.

Cuba, centre UCPA

Méduse

Vieille photo de 2012 ou 2013 que j’ai toujours aimé fort

Déjeuner en speed, on enchaîne. Pendant qu’on mange, je repère deux filles que j’aime bien, un couple adorable et la princesse de la veille dans ses grandes oeuvres qui impose sa cadence à son petit groupe.

UCPA - centre cuba

Cette photo a été prise plus tard mais c’est pour donner l’idée du cadre

Deuxième plongée et ça se complique. La mise à l’eau est un peu précipitée et mon binôme oublie sa ceinture de plombs, on perd donc rapidement le groupe qu’on est censés suivre de loin. La plongée est une dérivante sauf qu’on n’a rien dérivé du tout… Deux gros chapons à l’accueil de la descente, une langouste, un crabe énorme (depuis Osaka, je trouve ça flippant, les crabes), deux lions fishes, des méduses… et là, le drame survient. Mon binôme veut à tout prix faire demi-tour, j’ai pas l’impression que c’était la consigne mais j’ai pas trop écouté… Et effectivement, on ressort à bien 500 mètres du bateau… Je nous fais redescendre car c’est plus simple pour tracer mais mon binôme n’a plus d’air donc on remonte à nouveau. Heureusement, le bateau nous voit et vient nous récupérer. Moralité : il faut que je me fasse plus confiance et que je me fie moins aux autres. Retour au centre pour une petite douche et départ pour s’offrir le premier mojito du séjour dans un bar. Et le deuxième aussi, d’ailleurs. On est en bord de route avec des enfants qui jouent sur le petit pré derrière nous, notamment avec une chèvre. Sur la route, une voiture en tracte une autre avec une sorte de chambre à air, ça n’a pas l’air très efficace… En venant, on est passés par un quartier très rural, on a croisé des agneaux, des hommes à cheval qui venaient se chercher les uns, les autres. Le cheval, c’est un peu le scooter local, quoi… avec beaucoup plus de gueule.

Guajimico, Cuba

Retour au centre pour un apéro. Résolution d’être raisonnable : ahem… Mais les consos du bar ne sont pas trop chargées, la Piña Colada et le Cuba libre passent sans faire de dégâts. Je sèche cependant la soirée : en vacances, j’aime aussi dormir et rétablir la balance déficitaire de mon sommeil.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comment voyager en couple ?

A priori, partir en amoureux ne pose pas plus de soucis que partir seul, au contraire, même. Quand on voyage seul, il est parfois difficile de trouver un pied à terre qui ne serait pas hors de prix, les hôtels ne semblant pas se préoccuper de fournir des chambres pour une personne. Mais parfois, on n’a pas tout à fait la même définition du voyage. Et voyager en couple devient un peu plus périlleux.

Voyager en couple

J’ai plusieurs objectifs de vacances : me reposer (en général, je pars chez mes parents pour ça), découvrir une ville ou un pays, faire du sport genre Yoga ou plongée. Si sur les deux premiers objectifs, je peux absolument partir avec Victor, on a trouvé notre équilibre de voyageurs, entre balade, découverte et sirotage d’un verre pour profiter aussi de la vie parce que les vacances, c’est fait aussi pour se détendre. Mais voilà, concernant la plongée ou le yoga, c’est tendu. On a bien réussi à se faire un séjour moite-moite en Guadeloupe mais depuis, on galère, l’UCPA ne proposant pas des activités qui séduisent mon cher et tendre sur des centres qui proposent de la plongée.

Plongée

Alors la solution serait donc de réserver une partie de mes vacances pour mes activités annexes et partir sans lui. Sur 7 semaines de congés en comptant les RTT, y a bien moyen de s’envoler une dizaine de jours plonger loin (et coller un ou deux jours pour un week-end yoga). Bon, il faut un peu se serrer la ceinture pour tout faire (surtout quand on aime plonger en eaux chaudes aux fonds chatoyants) mais ça peut passer. Le souci ? Le manque et un soupçon de culpabilité.

Coucher de soleil aux Philippines

Alors comprenez que Victor ne me reproche rien du tout, c’est pas mon sujet mais ça peut l’être pour certain. Cette histoire de voyage est l’exemple parfait de ce qu’est qu’être en couple : être un je, être un nous, trouver l’équilibre quelque part entre les deux. Je ne veux pas renoncer à certaines de mes activités mais j’ai toujours un peu de peine quand je vis des choses sans lui. Le plus simple serait de partir en Club Med ou assimilé mais la moindre plongée coûte un bras. Il faut investiguer, encore et encore. Trouver notre équilibre. Ou forcer mon adoré à se mettre à la plongée mais curieusement, cette solution me paraît bien périlleuse pour l’avenir de notre “nous”.

Poisson clown dans son anémone

Après, c’est difficile de laisser mon adoré à la maison pendant que je vais m’éclater au soleil. C’est dur parce que je le laisse tout gérer mais surtout, il me manque. Pourtant, je reste persuadée que c’est important d’avoir chacun un sas bien à soi, qu’on doit garder nos activités, ne jamais se sacrifier pour l’autre mais gérer le compromis. Ce n’est pas si simple… mais en me serrant la ceinture et en gérant bien mes congés, je vais y arriver, à me refaire un petit séjour plongée.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

img_0574 img_0578

soufriere_guadeloupe_nuage

 

Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

soufriere_guadeloupe_jungle_2 soufriere_guadeloupe_jungle soufriere_guadeloupe_pluie_4 soufriere_guadeloupe_pluie_3 soufriere_guadeloupe_pluie_2 soufriere_guadeloupe_pluie

Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

rhumerie_maison marche_guadeloupe_horloge marche_guadeloupe-rhum canelle_marche_guada

… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

bananeraie-guadeloupe_3 bananeraie-guadeloupe_2 bananeraie-guadeloupe bananeraie_gaudeloupe

Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

———————————

* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

murene_guadeloupe

murene_guadeloupe_2

serpent_mer_guadeloupe lion_fish_guadeloupe

 

  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

pain_de_sucre_plage_saintes_iguane

Là le pain de sucre

pompierre_plage_saintes_iguane

Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

pompierre_plage_saintes_2

Pompierre again

pompierre_plage_saintes

Pompierre toujours

plage_ucpa_saintes

Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

————

je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

Rendez-vous sur Hellocoton !

On vient de se pacser, on va fêter ça au soleil

A l’heure où vous lisez cet article (si vous le lisez le jour de sa sortie), Victor et moi serons quelque part au dessus de l’Atlantique pour des vacances, ô combien méritées, dans les Antilles, destination : Guadeloupe. Parce que, oui, on vient de se pacser et qu’on s’offre une Lune de sucre. C’est comme la lune de miel mais juste pour le pacs. Parce que comme dirait ma chef “Oh bah avec Nina, tout est prétexte à voyager “.

Un voilier en Martinique, ciel gris

Et on ne va pas se mentir : la principale raison qui nous a poussé à nous pacser, ce sont bien les jours de congés offerts pour l’occasion, un petit voyage en amoureux pour vivre notre amour un peu loin du train train quotidien. Au fond, le PACS, on s’en foutait un peu : on vit ensemble depuis si peu de temps qu’on n’a qu’une seule possession en commun : ce sublime arbre à chats.

deux chats sur un arbre à chats

Les chats les plus malheureux du monde (on dirait pas mais il doit faire 1m75, l’abre)

On trouvait bien plus engageant le fait de prendre un appart ensemble et de s’ouvrir un compte commun. J’ai aussi proposé un compte Facebook commun grâce au nom génial qu’on a trouvé en mariant nos prénoms et noms de famille mais, curieusement, j’ai reçu une fin de non recevoir (ok, j’avoue, le compte Facebook commun, c’est TROP). Mais quand on a annoncé qu’on se pacsait, on a reçu moult félicitations qui m’ont un peu étonnée. Vous savez, on va juste signer un papier au tribunal d’instances sans familles ou amis, c’est encore moins qu’un mariage à la mairie. Mais sa meilleure amie avait presque la larme à l’oeil, j’ai reçu un SMS de ma mère et de ma sœur le jour j, un d’une collègue avec qui je suis proche qui m’a souhaité beaucoup de bonheur. Woké…

coupe de champagne, célébration, se pacser

Parce que, la vérité, le pacs, c’est un moment nul. Je vous raconte. Nous avions donc rendez-vous à 10h15 au tribunal de Trivelin, à 5 minutes à pied de notre appart, soit le temps d’attraper un Osselait et deux Fantominus (oui, on joue toujours à Pokémon Go, keskiya ?). On arrive, on passe un portique qui bippe, le vigile nous scanne et nous envoie attendre dans un coin, sur de magnifiques vieux fauteuils en cuir. Un jeune homme nous appelle, on rentre dans la salle. Contrôle des pièces d’identité, “nous sommes là pour le pacs de Nina, Germaine, Isabelle Bartoldi et Victor, Paul, Arthur Sfarelli, vous êtes toujours d’accord ? Blabla état civil blabla perdez pas le papier blabla le certificat pour vos employeurs car vous savez, vous avez droit à des jours de congés [t’inquiète, j’étais parfaitement au courant]. Voilà, félicitations, vous êtes pacsés, au revoir !”. Je… Hé ? Voilà, 3 mn, 3 mn montre en main pour lier administrativement notre destin. Et bah… heureusement qu’on avait placé tous les espoirs de la journée dans la séance de massage de l’après-midi (parfaitement réussi d’ailleurs, on en est ressortis plus détendus que l’élastique de ma culotte de règles).

Fleur de tiaré après la pluie aux Philippines

Mais quand même, on a reçu plus de félicitations et d’émotion pour ces 3 minutes mornes que pour le reste de notre vie à deux. Le couple n’existe-t-il qu’administrativement ? Peu importe qu’on se soit engagés à vivre dans un appart qu’on doit payer un millier d’euros par mois ? Peu importe que nous ayons un chéquier avec nos deux noms dessus ? Certes, le PACS sera sans doute le point culminant de notre périple administratif, il est très peu probable qu’on se marie… Mais pour nous, notre preuve d’amour et d’engagement, elle est sur la boîte aux lettres en bas, sur l’étiquette où nos deux noms sont collés.

Deux chattes profitent du soleil sur le balcon sous le linge qui sèche

Il n’empêche que maintenant que j’ai vécu un pacs, je suis encore plus ravie que le mariage pour tous ait été promulgué…

Bref, mon solidaire et moi, on file à la plage (ou récupérer nos bagages, selon le moment où vous lisez cet article), on se revoit semaine prochaine! Bisous (mais j’ai programmé des articles car, étant en vacances, j’ai eu le temps d’écrire, ouiiiiiii !)

Plage Ste Anne en Martinique avec sable blanc et palmiers

Rendez-vous sur Hellocoton !

Partir ou rester ?

Au fur et à mesure que le chômage s’allonge, on commence par se poser la question de sa localisation géographique. Suis-je au bon endroit ? La France étant un pays peu décentralisé, vivre à Paris / Ile de France paraît un choix stratégique. Mais pour autant, ce n’est pas là que tout se passe.


Au départ de mes recherches, je me limitais à l’Ile de France tout en louchant vers Midi Pyrénées, mon pays. Je me limitais bêtement, devrais-je dire. Ensuite, j’ai commencé à ouvrir mes recherches. Est-il si grave de partir dans une autre région si j’y trouve du boulot ? Je ne le souhaitais pas forcément mais après tout, j’ai bien quitté Toulouse pour Paris, je sais que je peux le faire. Même s’il est vrai que dans mon métier, la place to be reste définitivement Paris, surtout si on veut une vraie évolution professionnelle. Ceci étant dit, des carrières sont tout à fait possibles dans de grandes villes comme Lyon, Marseille, Lille… et pourquoi pas Toulouse, aussi. Et de belles carrières.

Pourtant, j’ai toujours pensé que l’adresse marquée en haut à gauche du CV, la mienne, pouvait être un facteur positif ou négatif pour un entretien. En gros, si j’étais retournée à Toulouse et que j’envoyais une candidature à Paris, est-ce que les 700 et quelques kilomètres qui me séparent du recruteur ne sont pas un handicap en soi ? Techniquement non. Ca pourrait même être un avantage si je montre que je suis prête à faire un aller-retour juste pour un entretien, motivée la fille. En contrepartie, l’avantage d’être sur place, c’est qu’on peut prendre un rendez-vous le jour pour le lendemain, c’est drôlement plus pratique.

Pour un CDI, le choix n’est guère compliqué mais quid d’un CDD ? A l’époque où je fréquentais Guillaume 2 (qui vivait en Bretagne), il m’envoyait parfois des annonces pour des CDD à Nantes ou dans son coin. Louables attentions mais je ne voyais pas bien comment gérer le truc. Par exemple, un CDD de 3 mois, ok, mais je fais quoi de mon logement parisien ? Je le garde en louant un meublé sur Nantes en attendant, laissant mes parents payer le loyer de l’appart parisien ? Dans mon cas, ça n’aurait pas vraiment changé de ma période de chômage mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Sur le coup, je m’étais vraiment posé la question vu qu’un CDD, c’est toujours ça de pris (et une ligne en plus dans le CV) mais n’est-ce pas beaucoup de tracas pour rien ? Je ne connais personne à Nantes, il va falloir que je trouve un appartement en urgence que je ne garderai que 3 mois, un meublé… A l’arrivée, ce
CDD ne risque-t-il pas de me coûter plus qu’il ne va me rapporter ?


Si j’avais connu quelqu’un dans la ville, le questionnement aurait été plus simple. 3 mois est certes une longue période pour une cohabitation mais au vu de ma situation, je pense que peu de personnes refuseraient de me tendre la main, je l’espère tout du moins.

Et si nous avons des attaches affectives dans la ville où nous vivons, que nous sommes en couple ? Il est facile de partir quand rien ne nous retient mais autrement ? L’amour à distance, ça ne marche que dans les livres et encore, la plupart du temps, même pas. Doit-on réellement faire passer le travail avant le reste ? Là, impossible de répondre de façon générale, chacun ses priorités et puis, ça dépend des corps de métier. Dans le journalisme, les choses se passent essentiellement à Paris, rester sur la capitale paraît être une bonne idée. Mais il y a des métiers où la mobilité n’est pas un choix mais un devoir. L’enseignement par exemple.Une fois votre CAPES en poche, vous partez là où on vous dit d’aller, Lucie s’est
ainsi retrouvée deux ans à l’académie de Guadeloupe. Au vu de l’actualité du moment, nous sommes ravis de savoir qu’elle n’y est plus. Avait-elle le choix ? Non.


De façon générale, j’ai quand même tendance à croire que la mobilité reste une bonne chose. Ca montre qu’on est prêt à quitter notre région pour du boulot. Quant à l’expatriation, nous verrons ça une autre fois.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

undefined  

– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ah si j’étais riche

 Un bonheur ne vient jamais seul ! Comme si trouver un boulot ne suffisait pas, je viens de gagner une grosse somme d’argent ! Je suis même passée dans un journal, regardez !
 millionnaire.jpg

Bon, évidemment, ceux qui ont lu ont vu le fake, je suis pas Suisse ! C’est une campagne amusante mise en place par le journal Suisse 24h. En voyant ça, ça m’a fait penser au jeu classique que j’ai avec ma sœur ou des copains : et si tu gagnais une grosse somme d’argent, tu en ferais quoi ? En juillet 2005, Alice (ma sœur) et Nina font les soldes aux Halles. Au déjeuner, Alice me rappelle qu’il y a une super cagnotte à Euromillions et elle veut savoir ce que j’en ferais.

« Alors, je m’achète une maison puis je donne des sous à papa et maman, à mamie, aux tantes puis à toi aussi.

– C’est tout ?
– Heu… »

Il est vrai que je ne joue pas ou très peu à ce genre de jeu donc je ne m’amuse pas à imaginer ce que je ferais avec un tel magot. Et comme je réponds jamais aux mails de tous ces Africains qui veulent me filer un peu de leur fortune pour service rendu, je vais pas avoir un gros gain de sous comme ça, tout à coup, sans raison.

N’étant cependant pas dénuée d’imagination (n’est-ce pas !), je peux imaginer que je joue ET que je gagne. Là, tout est permis. Commençons par le commencement : un bien immobilier. Non parce que être vraiment chez soi, c’est cool aussi. Et comme je suis pétée de tune, j’aurai un appart à Paris dans un quartier hypra chic genre St Germain les Prés pour faire ma bobo et une maison à la campagne pour le week-end histoire de changer d’air quand j’en ai envie. Ensuite, j’aurai une super garde robe et je prendrai des séances powerplate. Quitte à avoir plein de tunes, autant en profiter.

Niveau boulot ? Non, je ne deviendrais pas jet setteuse sans emploi. J’ai suffisamment souffert de mon inactivité professionnelle pour pas y retourner aussi sec. Donc je pense garder mon emploi actuel, histoire d’accumuler de l’expérience et peut-être qu’après, je créerai mon propre journal. En attendant, je mets des sous dans un compte épargne à cet effet, histoire de pas tout dépenser en attendant. Puis j’irai voir Lucie en Guadeloupe, avec tous les sous que j’ai, je peux prendre l’avion en business class !

Bon maintenant que j’ai dépensé des sous pour moi, forcément, j’en ferai profiter mes proches. Bon, mes parents sont pas dans le besoin mais ils m’ont élevée et entretenue pendant 27 ans, normal que je leur en rende, ils pourront se payer un sublime voyage, par exemple, ou ce qu’ils veulent. Après tout, une fois l’argent donné, je n’ai plus mon mot à dire dessus. Ma sœur aussi aura un tribut substantiel. Son mec et elle gagnent pas trop mal leur vie mais normal de partager (encore). Ils pourraient s’acheter un appart, par exemple. Evidemment, j’en donnerais aussi à ma mamie maternelle qui survit avec une retrait de 300 euros à peu près et aux sœurs de ma maman (mes tantes, donc), qui ne roulent pas sur l’or. Côté paternel, ma grand-mère a plus d’argent qu’elle ne peut en dépenser et je n’ai pas vu mon oncle (frère de mon père) depuis au moins 5 ans donc bon… Après, j’organiserais une énorme fête sur péniche avec mes amis, je ferais des cadeaux à ceux que j’aime le plus (ou je leur donnerais des sous selon leurs besoins). Evidemment, mes amis apparus juste après mon gain ne font pas partie de ma liste des gens qui bénéficieront de mes sous. Je n’aime pas du tout qu’on me prenne pour une conne.

Enfin, tout cet argent me tombant du ciel, il est totalement naturel que j’investisse dans l’humanitaire. Idéalement, j’aimerais parrainer un enfant du tiers monde pour lui assurer une éducation et une vie correctes. C’est un projet qui me tient à cœur et dans lequel je compte me lancer quand je pourrai (pas de suite de suite, mon salaire n’étant pas non plus mirobolant) donc là j’aurais des sous, j’hésiterai pas une seule seconde. Après, il faut voir quelles associations me parlent le plus, il y a beaucoup de gens à aider en France, aussi. Mais j’avoue que je ne sais pas laquelle, il y en a tant. Je crois que grâce au métier de mes parents, je donnerais plus facilement aux associations qui embellissent la vie des enfants hospitalisés pour des maladies graves.

Quoi qu’il en soit, tout cet argent qui me tomberait dessus, comme ça, j’avoue que quelque part, je ne trouverais pas ça très juste, mon seul mérite étant de trouver une bonne combinaison de chiffres complètement au pif. Et puis l’argent m’angoisse un peu, je crois que mon compte en banque qui se retrouve crédité de millions d’euros, je fais une syncope (ma banquière
aussi, je pense). J’aurais peur de trop dépenser et mal. Non parce que je connais la valeur de l’argent et fête et paillettes, c’est cool mais vu que cet argent ne vient pas de la sueur de mon front mais de l’encre de mon stylo, je crois que je serais incapable d’en jouir de façon totalement égoïste et superficielle sans culpabiliser. Et oui, passer 15 ans dans un bahut catho, ça laisse des traces.

Rendez-vous sur Hellocoton !