Quand la fin approche

Je le sais, elle est là, je la vois arriver. Chaque moment prévu, chaque scène imaginée est née sur papier, certaines attendant encore d’être retapées. Alors qu’au dehors défilent la Grèce puis la Croatie et les Alpes (écrire dans un avion a un côté très magique), je mets les mots sur cette scène là, celle que je n’avais pas réussi à caler juste là et après… Une dernière scène forte, quelques discussions et ce sera la fin. Et je commence à galérer.

Quand la fin approche

Je me penchais l’autre jour sur le pourquoi de l’écriture, le fait que ce que je kiffe, c’est le processus plus que le succès final et il m’arrive aujourd’hui ce qui m’arrive souvent quand j’approche de la fin d’un projet chronophage : je me disperse. Concrètement, pour l’écriture, ça donne que j’ai de plus en plus de mal à terminer mon roman de Maja et je suis en train de voir lequel attaquer ensuite (nous avons pas mal de challengers et puis, je suis résolue à réécrire Technopolis pour en faire une oeuvre plus mature, plus “j’ai 17 ans de plus que la gamine qui a pondu ça, je vais un peu lui apprendre la vie”), commencer à plus réfléchir au début de ma prochaine aventure d’écriture qu’à la fin de celle-ci.

Tableau de répartition des tâches

C’est un peu quand on arrive à la fin d’un séjour chouette, qu’on sait qu’on va bientôt reprendre l’avion ou le train et que pour se consoler, on envisage déjà le prochain voyage, histoire d’avoir une perspective. C’est tout à fait ça, moi, je crois que je ne supporte pas de ne pas avoir de verbes à conjuguer au futur, je ne suis pas trop capable de prendre des vacances de projet, en quelques sortes.

Projets professionnels

Sauf qu’à me projeter, j’oublie que j’ai pas fini mon roman de Maja. J’ai toujours eu ce travers là. Je me souviens, quand j’étais jeune et que j’écrivais tout le temps, je commençais toujours un roman avant d’avoir fini celui d’avant, c’était plus fort que moi. A noter d’ailleurs que ce roman commencé avant la fin de l’autre finissait toujours à la poubelle mais j’ai un espèce d’enthousiasme d’écriture qui fait que quand j’ai une idée, je dois l’écrire maintenant. Et comme le roman de Maja n’occupe plus tellement mes pensées, je pense forcément aux autres histoires et…

groupe qui s'ébat dans l'eau

Et j’ai récidivé, j’ai commencé à réécrire Ofelia même si je sens déjà mon envie de celui-là faiblir. Ceci étant, j’ai commencé à écrire un nouveau roman mais en vérité, je vous le dis… A l’heure où vous lisez cet article, j’ai déjà écrit le mot fin sur le roman de Maja (du moins dans sa version manuscrite). Quelques pages à retaper encore et ce sera la fin pour de vrai… Ca mérite un article à part !

 

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Le doute de l’écrivaine

Commencer un roman est exaltant, à tel point des fois que les mots vont plus vite que vos doigts et qu’il devient presque douloureux d’écrire tant vous avez à dire. Les premières pages se noircissent vitesse grand V, c’est facile, ça coule tout seul. Mais, noir comme l’encre, il vient soudain tâcher votre bel enthousiasme… Lui ? Oui, lui : le doute.

citation "le doute détruit beaucoup plus de rêves que l'échec", pied sur un rail

Allez, hop, une citation random, pour faire un peu lettré (va savoir qui a dit ça)

Quand je commence à écrire, c’est avant tout un exercice de “vidage”, ni plus, ni moins : ma tête est trop pleine d’histoires, je dois les coucher sur papier. Je suis souvent prise d’un violent désir d’écriture, surtout quand je ne suis pas trop censée le faire. Typiquement au boulot, quand je suis dans une tâche rébarbative et peu impliquante intellectuellement parlant. Il y a aussi des moments de lecture qui stimulent soudain mes neurones de l’écrivaine et il faudrait limite que je lâche tout séance tenante pour écrire. A bien y réfléchir, c’est un peu dommage que je ne cède pas plus souvent à cette pulsion, je serais moins en train de chouiner sur le manque d’avancement de mes projets… Mais plus sur l’avertissement que j’aurais pris au boulot pour baisse flagrante de productivité, allez savoir.

Femme désespérée au travail, allongée sur son clavier, se prend la tête

Cependant, une fois que j’ai mis mon histoire sur les rails, arrive l’inévitable moment du doute, celui qui peut tuer en un coup mon embryon d’histoire. J’ai tissé tranquillou mon fil directeur, je sais où je commence et où je finis (j’ai toujours plus de mal avec le milieu, ça vient en cours d’histoire) mais soudain, l’évidence : elle est pourrie mon histoire. Je réagis souvent en comparaison. Typiquement, je lis n’importe quel livre de Moravia et je me sens une petite crotte au niveau de l’écriture, genre crotte de lapin, même pas un bel étron démoulé par un labrador, hein, non. Voire une crotte de souris, encore plus petit et insignifiant.

souris sortent d'une fissure dans le béton

Je me pose parfois l’intérêt que pourrait avoir les gens en lisant mon histoire. En général, c’est dans ma phase misanthrope, un truc style “qu’est-ce que je me fais chier à vouloir raconter une vraie histoire à messages alors que les gens, ils ne veulent que lire les histoires d’une meuf coincée du cul qui se fait cravacher une fois dans sa vie et en pond trois romans ?” Alors oui, il est vrai que la romance et l’érotisme soft, ça marche. Mais personne ne m’empêche d’en écrire et il n’est même pas dit que je réussisse quoi que ce soit en la matière. Et puis, ai-je envie d’écrire par réussite personnelle ou pour vendre de la merde dont je ne serais pas vraiment fière par millions. Pour être tout à fait honnête… Je ne serais pas contre l’idée d’en vivre parce que ça me permettrait de faire tous les voyages que j’ai envie de faire, par exemple.

Vue du hublot, la Méditerranée dorée par le soleil

Il y a ensuite la phase “de toute façon, elle est niquée, mon histoire”. J’ai parfois l’impression que j’avance avec des sabots en acier forgé d’une lourdeur incomparable, que tous mes personnages sont archi clichés, nuls et qu’on ne pourra jamais s’attacher à de tels archétypes. En gros, j’ai envie de faire de la dentelle, je tisse en réalité une infâme toile de jute.

sac en toile de jute

Arrive alors la phase finale, le “à quoi bon” qui te fait tout lâcher. Mon histoire est nulle, les personnages le sont aussi, personne ne voudra jamais lire ça. Ne t’acharne pas, ça ne sert à rien. J’essaie de m’accrocher en me disant qu’on s’en fout de l’avis des autres, que je dois écrire avant tout pour moi puisque je ne dépends pas de ça pour vivre mais ça finit toujours pareil : au bout de quelques pages, une trentaine pour les plus aboutis, le dernier point posé devient final.

Etait-ce une sorte d’appel au secours de la société qui rêvait d’un autre monde ? A moins qu’elle ne cherche à se rassurer sur le bien fondé de sa mission.”

Certains se finissent carrément au milieu d’une phrase, coupé en plein élan par le fatal accident qu’on appellera le doute de l’écrivain.

simulation accident route jouet06

Mais cette fois, je dois m’accrocher. Parce que les regrets à base de “ah gna gna si j’avais fait”, j’en ai marre, stop. Je FAIS. Si j’échoue j’aurais au moins une bonne raison de chouiner.

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Cette bande annonce qui m’a trompée

Quand je vais au cinéma, je fais bien attention à ne pas rater le début de la séance car ils passent un truc que j’adore : les bandes annonces. J’aime bien prendre ces morceaux de films mis bout à bout et imaginer l’histoire du long métrage derrière. Sauf que maintenant, la bande annonce te spoile méchamment le film. Comme dirait le fossoyeur de films “maintenant, aller au cinéma, c’est payer pour voir la version long métrage de la bande annonce”. Et c’est pas faux ! Je me souviens par exemple avoir vu le film Le Saint avec val Kilmer et à un moment, le personnage est censé être mort ou disparu (j’ai un souvenir très diffus de ce film) mais je savais que c’était un leurre. Parce que c’est le héros donc immortel ? Non parce qu’une image de la bande annonce le mettant en scène n’était pas encore passée… Et c’était extrait d’une des dernières scènes du film. Bravo champion.

le-saint-kilmer

Mais parfois, les bandes annonces sont montées de telle façon qu’on te raconte une tout autre histoire. Bonne nouvelle, on me spoile pas le film mais mauvaise nouvelle, ça peut être absolument déceptif. Prenons par exemple les comédies : on peut être sûr que les meilleures vannes seront dans la bande annonce, faut donner envie quand même. La question devient alors : est-ce que le film est à l’avenant où on a eu droit aux seules trois bonnes vannes de l’oeuvre. L’avantage, c’est que si on n’a pas rigolé sur la bande annonce, on peut déjà se passer de voir le film.

Dès la bande annonce, tu sais que tu n'iras pas voir ce film

D’autres fois, tu vois un teaser et là, ton imagination construit une histoire en deux minutes trente et tu veux aller voir ce film… Sauf qu’il n’existe que dans ta tête en fait. Comme par exemple… A la poursuite de demain. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois, alors que le film s’appelait encore Tomorrowland, j’avais très envie de le voir, d’autant que la grande ville me rappelait follement Esthar de Final Fantasy VIII, jeu auquel j’ai beaucoup joué, juste pour les cinématiques et parce qu’il se finissait beaucoup plus vite que Final Fantasy VII. Et un peu Zanarkand de Final Fantasy X, jeu que je n’ai jamais terminé, tiens… Bref, j’étais motivée pour le voir même si je craignais d’avoir un George Clooney version “je suis venu cachetonner mais j’en ai rien à foutre du film, bisous !”. Puis les distributeurs français ont décidé de lui donner un titre français “À la poursuite de demain”, douchant immédiatement mon enthousiasme. Déjà, est-ce que les gens qui traduisent les titres de films peuvent arrêter de parodier des titres d’autres films ? Genre le “entre amis”, là. Surtout qu’en général, ça n’annonce vraiment rien de bon, ça fait “hé, ce film est une merde mais on a mis un titre proche de celui d’un autre film que vous avez aimé pour vous attirer dans les salles”. 

Ici Esthar

Ici Esthar

Zanarkand

Et là Zanarkand

Magie, magie, Tomorrowland se matérialise sur mon disque dur et un soir de “on fait rien”, on décide de se mater ça avec Victor. Et… Ben pour ce que j’en ai vu parce que je me suis endormie un bon moment, c’est mauvais. Je vais citer Victor qui lit par dessus mon épaule tandis que j’écris cet article “Non mais parle de la scène d’exposition qui te fait croire que la fin du monde est imminente afin de créer un enjeu alors qu’à la fin du film, tu comprends que pas du tout, c’est malhonnête !”. Ce n’est certes pas le sujet mai un peu quand même car il y a une autre chose de malhonnête dans ce film : la bande annonce ! Donc là, je vais spoiler mais le film est nul de toute façon ! En fait, dans le film, l’insupportable héroïne dont j’ai oublié le nom trouve un médaillon qui la fait switcher de son monde actuel (le présent) à cette société futuriste incroyable où elle va prendre une fusée, moment qui constitue l’essentiel de la bande annonce et qui m’avait mis l’eau à la bouche… sauf qu’on apprend au bout de 20 mn de film qu’en fait, ce qu’elle a expérimenté n’était qu’une publicité pour une ville qui n’existera jamais. L’enthousiasme de la jeune insupportable est douché et mon intérêt pour le film envolé.

Et donc là, c'est Tomorrow Land

Et donc là, c’est Tomorrow Land

On a en France un vrai problème avec les bande annonces. Je sais pas bien comment ça se passe à l’étranger mais nous, soit on te raconte tout le film parce qu’on veut t’en mettre plein la vue et que les scènes finales sont généralement plus dantesques que le début (surtout pour les blockbusters) soit on te raconte un truc qui n’a rien à voir parce que les seules scènes cool du film mises bout à bout sont trompeuses… Mais on s’en fout, on veut que tu craches ton billet de 10 pour voir ce film qui, en fait, n’existe pas ou que tu connais déjà. Et encore, quand je dis 10, je parle pour les versions 2D.

wonder-woman

En attendant, je suis toujours à la recherche de ce film d’anticipation avec une ville cool et lumineuse qui me donnerait envie de vivre dans le futur, une belle utopie… Je ne désespère pas ! Mais je me fierai plus aux bande annonces pour choisir un film, par contre. Et je vous mets les cinématiques de Final Fantasy VIII et X car ça me fait plaisir

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J’ai testé pour vous l’Oculus Rift… y a deux ans

 

Parce que je suis la reine pour vous raconter ma vie en direct live (tiens, j’ai pas fini le Canada, d’ailleurs. Je crois que je vais vous épargner le récit de mon week-end à Londres), je voulais vous parler d’une expérience que j’ai faite… y a deux ans : j’ai testé l’Oculus Rift. Et réalisé au passage le rêve de mon moi ado.

J'ai testé l'oculus rift

Quelque part dans le passé, j’ai 11 ou 12  ans, je me livre un samedi à mon activité préférée : végéter sur le lit parental, une télécommande à la main et je zappe. Oui, le début de mon adolescence fut assez ingrat, on va pas se mentir. Je tombe sur une émission de Canal+ qui s’appelle l’Oeil du Cyclone qui était, je cite Wikipedia, dédiée aux arts alternatifs. Ce qui explique sans doute pourquoi j’en ai un souvenir un peu étrange… Bref, un jour, un épisode est consacré à la réalité virtuelle et OH MON DIEU, je veux ces trucs là. Alors pour rappel, pour ceux qui tomberaient sur ce blog pour la première fois, je suis née en 80 donc cette émission, je l’ai matée en 1991 ou 92. Je reste bouche bée devant ces casques que tu enfiles et qui te permettent de tout faire. Bon, j’avais un peu trop laissé mon imagination gambader, je croyais que ces casques projetaient en 3D ce que tu étais en train de penser et que, donc, tu pouvais naviguer dans les décors que tu créais toi même juste par la pensée… Ce serait géant… mais très flippant.

l-oeil-du-cyclone

Donc depuis 91-92, j’attends. Je lisais avec avidité les reportages de VSD et compagnie (la référence) annonçant que notre bon vieil écran cathodique aurait disparu de nos foyers en 2000, au profil des fameux casques de réalité virtuelle. Alors oui pour les écrans cathodiques mais non pour les casques de réalité virtuelle. Alors, j’attends, j’attends puis un jour, je reçois un mail dans ma boîte pro “venez tester l’Oculus Rift à la cafète”. Et j’ai testé la montagne russe. Donc ça a donné des “aaaaaaaaaah putain” et le mec qui finit par se mettre derrière moi parce que je bouge beaucoup trop pour ma propre sécurité. Au bout de 2 mn, je suis extatique et légèrement nauséeuse, aussi. Récemment, j’ai aussi eu l’occasion de tester le Samsung VR, les mecs avaient compris que j’avais pas lancé la vidéo qu’on m’avait proposée mais un jeu au vu de mes gestes.

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Alors est-ce que c’est à la hauteur de ce que j’attendais. Alors évidemment, j’ai compris depuis bien longtemps que le casque VR ne lit pas dans mon esprit pour projeter les images que j’imagine mais j’avoue que ça reste bluffant. T’as beau être face à de l’imagerie 3D (et on sait que j’aime pas trop ça), tu es vite immergé dans l’univers qu’on te propose, tu esquives des images en polygone qui te foncent dessus, tu n’entends plus ce qui se dit autour de toi, tu découvres un nouvel univers… Alors oui je suis enthousiaste, surtout que je peux utiliser l’Oculus Rift ou le Samsung VR avec mes lunettes mais…

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Il reste quand même un gros point négatif. Oh je ne parle pas de vos camarades qui vous font des blagounettes pendant que vous jouez parce que pour certains, j’ai envie de dire… ben choisissez mieux vos amis…

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Non, je parle de la nausée. Ben oui, ça tourne, ça vire et ton cerveau commence à perdre un peu les pédales et donc… ben tu finis par avoir la gerbe au bord des lèvres. Donc oui, la VR, c’est génial et si j’avais pas prévu de a/déménager, b/ faire des voyages, c/me racheter un pc portable à l’occase et d/aller au Japon en 2017, je me serais précipitée sur l’Oculus Rift mais pour le moment, on va attendre…

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A moins qu’en tant que super professionnelle des réseaux sociaux, Facebook m’offre un casque… Non ? Et bah tu peux attendre pour que j’utilise la réalité virtuelle sur mes pages de marque, Mark !

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De l’obsolescence du niveau d’incompétence

J’aime bien les titres pompeux, réminiscence de ce temps où j’étais étudiante chercheuse (ça me manque).

Vous connaissez certainement le principe de Peters, celui qui dit que chaque salarié progresse jusqu’à atteindre son point d’incompétence, salarié qu’on range généralement dans le management, là où il est de fait le moins nocif (un jour, on réhabilitera le management j’espère). Principe qui nous permet de nous moquer de notre manager si on l’aime pas.

Or depuis quelques temps, j’ai noté un phénomène troublant : ce point d’incompétence n’existe plus ou plutôt on ne nous laisse plus l’atteindre. Regardez autour de vous dans l’open Space et comptez le nombre de salariés rentrés à un petit poste et qui ont monté les échelons. Je sais pas chez vous mais chez moi, y en a pour ainsi dire pas. Maintenant comptez ceux entrés à un poste, qui font leur temps et qui quittent la boite pour gravir l’échelon suivant. Ça fait de suite beaucoup plus. Bon, après, je parle de mon milieu mais est-ce différent ailleurs ?

Prenons le cas compliqué des formations. En general, quand on n’est pas trop con, on vise une formation nous permettant de nous rapprocher de l’échelon suivant. Sauf que pour l’obtenir, bon courage ! « je voudrais une formation management » (ou storytelling ou création d’une offre commerciale, que sais-je). « Mais tu manages personne. Tu veux pas une formation gestion de projet ? » »Genre le truc que je fais tous les jours depuis plus d’un an et que tu viens de me dire que je le fais bien ? » « Et une formation en anglais ? » « Je viens de la terminer et puis à part un client, ils sont tous franco-français ». « Ah oui, ok… Bon, je reviens vers toi ASAP pour voir ce qu’on peut te proposer ». Dans les faits, à part la fameuse formation en anglais l’an dernier, je n’en avais jamais eu. Je recite Simon de TGGP « ils veulent pas nous filer de super formations de peur qu’on s’en aille ». En effet, je serais restée chez TGGP, j’aurais eu droit à une formation « animation de communauté ». Indispensable quand on a 2 ans d’expérience en la matière…

Du coup, on n’arrive même plus à progresser jusqu’à notre point d’incompétence. Oh, le calcul est en soi compréhensible : je vais bien mon taf, me faire évoluer est prendre un double risque : que je sois moins douée au poste supérieur et que la personne qui me remplace soit moins efficace. Non que je sois un génie de la gestion de projet ou du community management, nul n’est irremplaçable mais pourquoi changer une équipe qui ronronne ?

Justement parce qu’elle ronronne justement. Quand on passe un temps certain au même poste, on perd de l’enthousiasme et la créativité décline pour être remplacée par l’habitude. Sans réclamer une promotion tous les 3 mois, savoir qu’à un moment, ça arrivera, ça stimule. Ça donne envie de pas répliquer bêtement les mêmes tâches mais proposer un petit plus, montrer qu’on en a sous la pédale. Tu m’as adorée en tant que chef de projet ? Tu me kifferas en tant que strategist (nouveau terme à la mode pour dire consultant, je l’aime trop, ça fait éminence grise machiavélique, mouahahah !).

Et puis pardon mais depuis toute petite, on m’a appris que l’evolution est dans l’ordre des choses. Maternelle, primaire, collège, lycée, fac… Si j’étais compétente, je passais au niveau supérieur. Et là faudrait qu’on ne bouge plus ? C’est anti naturel !

Et que dire des employés Kleenex, freelances, intérims, CDD « pouvant-évoluer-en-CDI » qu’on prend et qu’on jette en fonction des besoins, les licenciements qui se terminent au prud’hommes avec une condamnation régulière de l’employeur. Quand on sait qu’en région parisienne, y a 2 ans d’attente avant que l’affaire passe en jugement, imaginez le nombre de licenciements jugés abusifs par le salarié… Et c’est pas juste pour le fun, faut payer un avocat hein (et qui paye les juges, tiens ? Le perdant ?).

Bref, le salarié est parfois un bout de bois balloté par l’océan patron et qui ne dispose que peu d’armes pour se défendre (ou les saisit peu, je pense). Mais attention ! Au pays du travail comme ailleurs, rien n’est tout noir ou tout blanc, y a aussi des salariés salopards.

Je vous en parle demain.

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J’ai testé pour vous la réunion sex toy

Et j’avoue que j’étais pas super enthousiaste de prime abord.

Comme je vous l’ai dit lundi, j’étais convoquée samedi pour un enterrement de vie de jeune fille avec en clou de soirée, non pas un strip teaseur (c’est tellement vulgaire ceci étant dit) mais la soirée tupperware des filles coquines : la soirée sex toy. En gros, ce qui me dérange, c’est la sensation d’être limite obligée d’acheter alors qu’en matière de sex toy, j’ai déjà ce qu’il me faut (et que pour dire la vérité, rien ne vaut le manuel, je crois). Mais n’étant ni la future mariée, ni une témoin organisatrice, ni chieuse, je n’ai rien objecté quand j’ai eu le programme. Et c’est parti pour la réunion sextoy.

20h30, nous sommes tous chez la belle soeur anglaise de Léna dans un appart intéressant. Comme dirait Stéphane Plaza, c’est un produit atypique, j’ai bien aimé sur le coup. En gros, c’est une sorte d’ancien atelier en RDC sur cour aménagé en duplex un peu étrange. Sympa mais inchauffable en fait. C’était la minute immobilier. Bref, on papote en mangeant des cochonneries et en buvant de l’orangina quand arrive une jeune femme que nous ne connaissons pas : la vendeuse. Sympa, dynamique. On s’installe toutes autour d’une table avec une coupe de champagne (quand même !) et c’est parti. En un, on remplit un questionnaire sur le sexe qui nous dit que, ahah, le corps n’est que jouissance et zones érogènes, même que si on n’a jamais eu d’orgasme rien qu’en recevant des caresses sur les seins, c’est que notre mec s’y prend mal (et sans doute nous aussi, la masturbation, cette réalité niée ?). On apprend également que si un mec est câlin et tactile, c’est parce que sa maman l’a été avec lui. Le papa, manifestement, il fait pas de câlins donc on n’en parle pas. Soit.

Après ce questionnaire limite culpabilisant à base de “huhu, vous n’y connaissez rien en sexe”, c’est parti pour la vente en 4 parties : les huiles et bougies de massage, la lingerie, les jeux pour adultes et les sextoys.

Les huiles et bougies : pourquoi pas sur le papier, c’est vrai que je n’en ai pas. Il y a des huiles chauffantes, le principe de bougies qui se transforment en huile chaude (mais pas brûlante) est sympa mais je bloque un peu sur les odeurs de bonbons et de bubble gum. Et je passe sur le gloss qui fait un effet chaud froid hyper désagréable mais, je cite “c’est pour faire plaisir aux mecs, pas à vous”. Oui, souffrir pour sucer son mec, quelle noble façon de procéder. (sinon, en gratuit, le glaçon ou le thé, ça marche bien. Ou le champagne mais c’est plus cher. C’étaient les conseils de Tatie Nina).

La lingerie : je sais pas trop, elle montrait un catalogue, j’étais loin et j’avais pas mes lunettes donc j’ai un peu somnolé. Je retiens juste : “les filles, faut pas négliger la lingerie parce que sinon, vos mecs iront voir ailleurs”. Ok, je lâche l’affaire, je sens Laure, une autre copine de la plongée, bouillir à côté de moi. Je retiens juste que je suis pas très chaude à l’idée d’acheter un déguisement mère Noël pour être sexy.

Les jeux pour adultes : Bah, Dieu merci, j’ai pas besoin de dés ou de petits papiers (29 € le jeu de petits papiers, je vais me les fabriquer moi même alors) pour avoir quelques idées de positions à pratiquer. Surtout qu’au moment M, j’ai un peu autre chose à faire que de lancer des dés.

Les sextoys : je dois avouer que y a eu du progrès depuis mon Jack, ils sentent plus trop le latex. A part ça, c’est amusant, y en avait quelques uns d’éventuellement tentants mais les prix m’ont largement freinée. 70 € en moyenne la bite en plastique, bof bof. Sans parler de la vibration. Il y a en avait, je vais l’appeler le triple play parce que je connais pas son vrai nom, en gros, tu as un gode qui s’enfonce dans le vagin plus deux bras stimulateurs pour le clito et l’anus. Ok, bien. Appuyons donc sur le bouton pour le faire vibrer. Vitesse 1, ok, vitesse 2, m…Moui. Vitesse 3… OH PUTAIN ! Mais hors de question que je mette un truc aussi violent dans mon vagin, ça va me balancer Güdrun direct dans l’estomac et me déchausser les dents.

Fin de la réunion, celles qui n’ont envie de rien peuvent s’éclipser. Eclipsons nous alors parce que non, rien ne justifie que je fasse chauffer la CB. La fille était sympa et on a bien rigolé mais me reste une interrogation : comment se fait-ce que lors d’une réunion sextoy entre filles, le plaisir de l’homme prenne autant de place ?

J’en reparlerai demain (ou un autre jour, comme d’hab).

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Tous des cons

L’autre jour, je me baladais dans la FNAC, avide et angoissée. Non parce que me lâcher dans la FNAC, c’est comme lâcher un boulimique dans une pâtisserie. Je veux tout, je consomme avec excès et après, je sais plus quoi faire de mes vieux livres. Et je me demande si je peux déontologiquement les ruiner pour construire soit un meuble, soit des trucs déco ou si c’est tuer l’âme du livre. Enfin, les bouquins type Chick litt, je peux les pulvériser, non ?

Bref c’est pas du tout mon sujet. En furetant, je découvre sur une table différents ouvrages dont le titre comportait le mot « con ». En somme plusieurs manuels pour nous apprendre à survivre au milieu de tous ces cons que sont nos collègues, nos voisins, notre famille (parents et enfants compris). En un mot : l’autre. Théorème : l’autre est un con. Or si je est un autre, je est con. Car oui mes petits, ne nous le voilons pas la face : on est toujours le con d’un autre.

De fait, le mot con recouvre pas mal de réalités :
– est con l’idiot qui ne comprend pas ce que tu lui expliques et qui a des capacités intellectuelles moindres (selon ta propre perception, notons que parfois, la vérité est une notion subjective donc nul n’a obligatoirement tort ou raison).
– est con l’inculte qui n’a pas connaissance de ce qui te paraît la base de la culture (là, encore, c’est subjectif)
– est con celui qui se comporte en dépit des règles élémentaires de courtoisie et de politesse. Du genre les gens que j’ai décrit dans mon article sur les passagers indélicats du métro.
– est con le goujat voire l’ordure finie qui descend les autres à tour de bras et se sert de leur cadavres pour grimper haut.

Bref, le mot “con” est utilisé de façon très large, d’où ce marketing qui se développe autour du con, cet autre nuisible qui nous empêche de vivre au monde des Bisounours. Le con nuit à notre sérénité et notre petit plan bien établi. Le con, c’est celui qui t’appelle quand tu es débordé pour une demande urgente, celui qui n’a pas fait correctement la tâche que tu lui avais confié, soit par manque de compréhension soit par feignantise. Le con nous énerve, nous rend de mauvaise humeur mais le con étant partout, il faut composer avec lui. D’où la multiplication des ouvrages nous expliquant comme les niquer avec classe. Ou en gros “si tu veux composer avec des cons, sois plus con qu’eux !”. Parce qu’à côté de mes livres sur “composer avec les cons”, nous avons tous les bouquins de pseudo développement personnel à base de “manipule les codes pour être le plus fort”. Ainsi grâce au Mentalist, nous découvrons tous avec enthousiasme le PNL, cette méthode magique qui te permet de faire avaler des couleuvres à l’autre qui s’exécutera avec grand enthousiasme.

Car n’oublions pas : les autres sont toujours plus cons que toi, tu les baiseras tous grâce à ta connaissance de la connerie humaine et comment la modeler pour avoir ce que tu veux. Car l’autre est un mouton, il n’a ni capacité de réflexion ni libre arbitre. Alors, je vais te faire un révélation (houuuu) : le plus con, c’est bien celui qui achète ces bouquins en pensant que demain, il sera le roi de la manipulation donc du pétrole. Parce que ce n’est qu’un catalogue de ficelles plus grosses les unes que les autres et qui ne marcheront qu’une fois sur un public crédule. Les autres te verront arriver avec tes sabots 3 tonnes et sauront de suite ce que tu cherches à cacher. Un peu comme un powerpoint : plus tu mets d’effets, moins t’as de choses pertinentes et intelligentes à dire.

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Les entretiens se suivent et se ressemblent (ou pas)

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Je poursuis mon petit journal d’une démissionnaire, ça fait déjà 3 mois que je suis à mon nouveau poste, il serait temps de conclure. Patience, ça va venir.
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Donc entre novembre 2009 et mai 2010, j’en ai passé des entretiens. Combien ? Je sais pas, faudrait que je compte mais je n’en ai guère envie, je dirais une dizaine voire une douzaine. J’en ai déjà raconté quelques uns qui méritaient que l’on s’y arrête, d’autres ne méritent pas un article à part entière mais le côté anecdotique fait que je vais juste les regrouper ici. En fait, il y en a quatre qui ont retenu un peu mon attention.

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Le cabinet de recrutement ou de l’art d’être une belle erreur de casting

Des annonces, j’en ai vues, j’ai répondu à je ne sais combien sans toujours avoir un seul retour. C’est le jeu ma bonne dame. C’est agaçant mais voilà, l’auto-reply « si dans 3 semaines, t’as pas de nouvelles de nous, oublie », je le connais pas cœur. C’est notamment la spécialité des cabinets de recrutements. Durant mes recherches, j’ai croisé la route de deux d’entre eux. Quand je dis croisé la route, c’est-à-dire que j’ai eu des entretiens chez eux. Le premier, trèèèèèèèès connu, m’appelle pour un poste où j’ai eu le culot de postuler. Culot car c’est un poste d’éditeur de site web demandant des connaissances et compétences que je n’ai pas, notamment au niveau négociations de partenariat ou référencement. Mais bon, je décroche un entretien. On me demande de ramener mes diplômes. Il faut savoir que mon dernier diplôme date de 2005 et que je ne suis jamais allée le chercher, pas plus que celui de 2004. Non parce que depuis 5 ans, il me semble que ma carrière parle plus de mes diplômes surtout que rappelons pour les nouveaux arrivés que j’ai un diplôme de journaliste et que là, je suis community manager. Tout à fait la même chose donc.

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Bref, entretien classique, je parle de ma vie et là, attention, verdict du jury, aka le monsieur (bien comestible) spécialisé dans le recrutement :
« Ouais, vous êtes super géniale, on sent que vous aimez votre métier… beaucoup trop en fait ». Pardon ? Ben oui, je suis trop motivée, technique et détaillée ce qui fait que a) il doute que j’ai le profil pour devenir éditrice de site (moi, je suis certaine que je ne l’ai pas) et b) mon enthousiasme tirera toujours les propositions salariales vers le bas vu qu’on sait qu’on pourra m’avoir pour pas cher. Ceci étant, pour ma défense, j’étais sérieusement en mode prison break donc je voulais me casser de mon job, peu importe le prix. Résultat, je leur ai fait un magnifique powerpoint sur les améliorations qu’on pourrait apporter à leur site (j’ai même parlé partenariat et référencement), document qui m’a pris deux heures à faire et accueilli par un silence assourdissant. Plus jamais eu de news.

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Autre cabinet, autre ambiance. Là, je charme la demoiselle face à moi et je décroche l’entretien avec le PDG de la boîte qui recrute. Souci 1 : ce jour là, j’étais en train de mourir d’un rhume, sous entendu mon nez menaçait de se décrocher, je parlais atrocement du nez, je planais à 100 000, mes yeux pleuraient tout seuls. Ze cata. Comme je ne voulais pas arriver en retard, je suis arrivée bien 10 mn en avance devant la société. Or étant enrhumée, j’allais pas patienter un peu dans la rue. Et bien j’ai senti que ces 10 mn d’avance ont légèrement énervé le PDG. Qui de toute façon n’a pas trop écouté ce que je racontais vu que je n’étais pas « assez luxe » pour lui. Hé mec, je t’ai donné mon salaire, tu dois bien te douter que j’ai pas les moyens de me fringuer chez Chanel, là, de suite…  Peu importe, j’ai appris par la suite par une copine qui bosse dans le cabinet de recrutement qu’aucun candidat n’a jamais fait l’affaire donc voilà.

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Le test de personnalité de la mort

Pour un autre entretien, on me demande de passer un test de personnalité. Ok, je le fais. Déroulement de l’entretien classique, je parle de ma vie, la demoiselle me parle du poste qui consiste en gros à manager une équipe (entre autres). Puis elle me lit mon test de personnalité « vous ne cherchez surtout pas les responsabilités, vous n’en avez rien à faire de vous mettre en avant, vous aimez bien travailler seule ». En gros. Moi « ouiiiiiii ! C’est trop ça ». Bon, ben curieusement, j’ai pas eu le poste, allez savoir pourquoi. Ceci étant, c’est pas plus mal : même si c’était pour une enseigne très connue, je n’aime pas le management de salariés, je suis infoutue de déléguer donc arrive un moment où il faut aussi savoir connaître ses forces et ses faiblesses. Evidemment, si je veux continuer à progresser, va falloir que j’apprenne un jour à manager une équipe (parce qu’une communauté, ça va, je gère) mais j’ai pas très envie actuellement. Bref.

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Le job qui pue la croquette

Alors là, ce fut le pompon de la pomponnade, si j’ose dire. Entretien décroché un matin, il neigeait, je me souviens, je suis arrivée en retard car j’avais oublié de noter le numéro précis de l’immeuble et j’étais pas dans le bon. A l’époque, j’avais pas encore mon iPhone donc c’était passablement la merde. Le projet avait l’air super chouette, l’entretien se passe bien même si la fille en face que je connais a oublié qu’on s’était déjà croisées en soirée. Peu importe, je me sens pas mal motivée jusqu’aux détails techniques du poste :
« alors c’est un contrat en auto-entrepreunariat de 6 mois renouvelable ». Gloups. «Le salaire est de 1900 € » Heu, net ou brut ? « Ah non, faut enlever la TVA, ça fait 1400 à l’arrivée ». Hin, hin, hin, comment te dire ? « Ah oui mais non, moi, je suis en CDI là et je gagne déjà bien plus, je ne peux pas accepter, même si le projet est sympa ». Ce à quoi la demoiselle en face de moi a répondu « Même si vous étiez au chômage, vous n’êtes pas obligée d’accepter n’importe quoi non plus », un truc du genre. J’ai découvert récemment qu’elle ne bossait plus pour eux. Tu m’étonnes !

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Bref, j’en ai vu des vertes et des pas mûres, j’ai été déçue parfois, baissé les bras à quelques moments en me disant que finalement, chez Pubilon, ça n’allait pas si mal que ça, que je ferais bien de continuer un peu. Mais finalement, j’ai continué à postuler. Et bientôt toucher le graal.

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Peut-on sortir avec un mec reac quand on ne l’est pas ?

Il est parfois des histoires que l’on pense bien parties mais qui, finalement, ne suivent pas les bons rails. Cas concret : Kamel. Rencontré au cours d’une soirée, on se plait, on est physiquement compatibles, les voyants sont au vert. La semaine suivante, on d’échange pas mal de mails, il écrit bien (et sans fautes), le courant passe. Mais la semaine suivante, alors que l’on dej et que l’on batifole au parc, ça commence à légèrement se compliquer. A coté de nous, des jeunes de 15-16 ans boivent de la vodka (oui, au déjeuner, je sais) et il commence à fortement s’indigner comme quoi les jeunes ne respectent plus rien, y a plus d’autorité, c’est du n’importe quoi, etc. Ouiiiiii ? Je réponds gentiment qu’à notre époque c’était pareil et je pense très fortement qu’un mec qui me tripote la fesse en public n’est pas le mieux placé pour disserter sur la bienséance.
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Rendez-vous suivant, il me sort qu’il y a quand même 18 Noirs en équipe de France et se sent obligé de préciser que Billy Idol est gay mais que sa musique est marrante. Heu… Oui ? Outre le fait que je n’ai rien à dire sur la question (je me fous de la sexualité d’Idol et je ne connais pas les joueurs de foot français donc je suis incapable de dire si les joueurs sélectionnés, quelle que soit leur couleur, sont les meilleurs ou non), je tique un peu. Allez Kamel, rassure-moi, t’es pas raciste et homophobe quand même ?

 

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Du coup, mon enthousiasme est quelque peu douché. Non que j’envisageais d’assurer sa descendance ou autre mais je le trouve beaucoup moins magique que la première fois, malgré ses très bonnes
manières et les dizaines de compliments qu’il me fait sur ma beauté et mon intellect. Oui, il a aussi des qualités.

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La question est en fait de savoir jusqu’à quel point ça peut être bloquant. J’ai répondu poliment à chaque fois sans rentrer dans son discours mais je me connais, si c’est trop récurrent, je vais finir par exploser. « oui il est gay et alors ? On s’en fout, il fait ce qu’il veut, c’est pas illégal que je sache! » Je sais que ça peut se finir comme ça parce que, d’une part, je me connais mais surtout ça fait une éternité que je vis ça avec la mère et que je suis souvent obligée de me la fermer pour éviter les prises de bec. Heureusement, là, c’est l’été, on ne mange plus devant les infos.  A noter que ma mère n’est pas homophobe (juste condescendante à leur égard), à la place, elle est grévophobe alors même que les grèves, je les subis bien plus qu’elle. Même si ça me donne une bonne excuse pour aller dormir chez Amant chouchou qui vit sur Paris même. Mais la différence majeure, c’est que ce que je tolère de la mère (parce que j’en ai qu’une et que je
l’aime quand même), je ne pense pas être en mesure de le supporter longtemps chez un homme. Même si je suis tout à fait capable de comprendre les origines de son discours. Même si ça me fait quand même pas mal marrer de penser que le garçon qui s’entendrait à la perfection avec ma mère qui est bien raciste s’appelle Kamel et est d’origine tunisienne. Même si c’est vrai que physiquement, bizarrement, on dirait plutôt un Asiatique mais bon… C’est pas la question ! Du coup, il va falloir apprendre à éviter tous les sujets fâcheux pour ne pas gâcher nos moments intimes. Ou alors je ne le supporterai plus et je mettrai fin à notre liaison.

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Mais quelque part, ça m’embête un peu. Deux personnes ayant des positions opposées n’ont-elles donc aucun terrain d’entente ? Avec Kamel, on se retrouve sur le sexe (évidemment), les petits plaisirs de la vie et l’orthographe, il est aussi chiant que moi sur le sujet. Mais après ? Cette liaison n’a pas, des le départ, vocation a être pérenne pour des raisons que je ne donnerai pas ici. Du coup, je me dis que je peux en faire une expérience pour répondre à la lancinante question : peut-on sortir avec quelqu’un qui a des opinions contraires aux nôtres ? La, de suite, j’ai
envie de répondre non. Je peux m’habituer à des tas de manies, accepter certains modes de vie, faire des compromis mais ça, non, je ne peux pas. Parce qu’en ne voulant pas entrer en conflit avec Kamel, j’ai limite approuvé ses propos par le bon qui ne dit mot consent. Même si je lui ai fait comprendre que la couleur des joueurs de foot ou l’homosexualité de Billy Idol n’était pas pour moi source de débat, je ne vais pas non plus rester calme ad eternam. Preuve par A+B qu’on n’est pas faits pour aller avec n’importe qui. Et puis si à tout hasard, j’avais envie une subite envie
de me reproduire avec Kamel, j’ai pas forcément envie que mes enfants tiquent sur une couleur de peau ou une orientation sexuelle.

 

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Je laisserai le mot de la fin à Anne qui me connaît depuis toujours quand j’ai évoqué le cas Kamel : »ahahah mais je te vois pas du tout avec un mec comme ça ! ». La messe est dite.

PS : Ceci étant dit, mes enfants auront le droit de ne pas aimer Magloire et McDoom. Parce qu’avec eux, le problème n’est pas leur couleur ou leur orientation sexuelle (d’ailleurs, je ne sais pas s’il est gay ou pas McDoom), juste qu’ils sont naturellement gonflants.

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Bienvenue chez Pubilon

Depuis que j’ai fini mon journal d’une démissionnaire, j’ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j’ai fini ma période d’essai, d’ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j’avais passé deux entretiens dans un café n’ayant pas vu les bureaux sauf l’entrée. Certains s’étaient demandé pourquoi, j’ai eu la réponse dès que j’ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n’est pas droit et à ce moment là, je n’avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c’était donc ça. Quand j’arrive, il n’y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là… ». Ok, je sens le gros prétentieux, là…



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l’Asiatique qui n’a pas un nom d’Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n’est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu’un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j’ai envie de jouer un requiem à l’humour). Retour dans mon bureau, j’allume mon ordi. Ah, l’écran n’est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu’un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c’est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l’écran n’est pas connecté à l’ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d’un quart d’heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d’attendre Fabien qui va me régler tout ça.


Je retourne à mon bureau et m’occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c’est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m’installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c’est qu’ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C’est amusant comme ambiance.


L’ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J’étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l’ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j’étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j’ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t’attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m’invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu’il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j’arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu’un nouveau, Martin,  vient d’arriver (il va y avoir plein d’arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd’hui 9, je suis la 3e par ordre d’ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s’interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas… ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller
très vite :

« Pascal, je peux te voir s’il te plaît.

– Oui pourquoi ? Ca va être long ?

– Heu… écoute, ramasse toutes tes affaires ».


Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu’un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d’avant pour cause de sinusite), j’étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

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