Attention ne pas flirter dans l’open space

Il y a quelques temps lointains, je chantais les louanges du crush de bureau, vous savez, ce petit palpitement provoqué par un(e) collègue bien à votre goût que l’on entretient de loin en loin pour avoir une bonne raison de se lever le matin pour aller au travail et toujours paraître au mieux. C’est mignon, c’est frais, ça donne le sourire. Sauf que je n’avais pas pris en compte un élément dans ma petite histoire : les pipelets.


Oui, pipelets parce que les mecs, ce ne sont pas les derniers à bavasser. Voire même les premiers. Avant, j’avais un pouvoir magique, celui de voir, et particulièrement les connivences entre deux êtres qui se cherchent et se trouveront peut-être dans le secret de l’intimité. Je sais pas, j’y serai pas. Mais en général, je partage assez peu mes observations sauf avec mes plus proches collègues car je suis pas une cancanière. Enfin, pas trop… Quand je veux lancer de fausses rumeurs, je dis les choses haut et fort et personne ne me croit. On en rit et on en oublie. Mais depuis qu’on a déménagé, on m’a mis dans un coin où mon pouvoir ne sert très peu puisque je n’ai dans mon angle de vue plus que 4 personnes, tous les autres sont dans mon dos. Heureusement que j’ai un pouvoir annexe : celui d’attirer les pipelets qui me racontent tout. Même quand le tout est le fruit de leur imagination.


Quoi qu’il en soit, la vie d’une entreprise tourne aussi autour des ragots échangés autour de la machine à café et là, attention, c’est parti pour le quart d’heure jugement où les personnes impliquées dans le flirt peuvent être vues comme des garces (“elle drague un mec marié alors qu’elle le sait”), des salauds (“il est en couple mais répond à ses avances”), des queutards (“il se tape n’importe qui dans la boîte, il paraît qu’il a déjà eu une liaison avec Jasmine de la compta/ Kevin du service marketing”…). Rare sont les idylles naissantes, réelles ou supposées, qui ne font pas l’objet de commentaires chuchotés à la cantine et étouffés sous quelques pouffements mal venus.


Parce que faudrait voir à pas oublier deux choses :
– ça ne nous regarde pas.
– nombre de couples se rencontrent au travail, près d’un couple sur deux (mais ça varie selon les statistiques) donc une idylle naissante entre deux dossiers n’a rien de surprenant.


Oui, certes, mais ça n’empêche pas la discrétion. Surtout si l’un des deux est déjà en couple de façon on ne peut plus officielle. Parce que si on a le droit de se conter fleurette dans l’open space (cadre teeeellement romantique), il ne faut pas oublier que ce petit jeu de séduction est une pénétration de la sphère privée dans la sphère professionnelle et ça n’a rien à faire là. Oui, on parle un peu de nos vies privées entre nous, je sais qui est en couple ou qui ne l’est pas, on a des anecdotes mais on en parle entre nous, à la cantine ou en pause. Dans l’open space, on drague pas, on bosse. On rigole aussi mais le problème d’une séduction repérée, c’est qu’elle trouble : sont-ils au top de leur concentration ? A-t-on vraiment envie de voir ça ? Et surtout, si l’une des personnes est en couple comme déjà évoqué, ne sommes-nous pas malgré nous complices d’un adultère possible ?


Quoi qu’il en soit, ça occupe, ça génère de la discussion. Au mieux ça amuse, au pire ça agace. Mais finalement, n’est-ce pas humain ? Tous ces gens passant leur journée ensemble enfermés entre 4 murs, ça finit bien par susciter des rapprochements. C’est le principe même de base de Secret Story et autres TV réalité. Et puis aussi incroyable que ça puisse paraître, les flirts de bureau peuvent se transformer en réelle love story. Genre je connais un couple qui s’est rencontré sur le lieu de travail et ça fait maintenant 35 ans. Même que ce sont mes parents et qu’ils ont bien fait de se foutre du “no zob in job”. Mais même si chacun fait ce qu’il lui plaît, n’oublions pas ce bel adage : pour vivre heureux, vivons cachés.

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A la recherche du prince charmant

Par Laurent

J’aime me balader sur les blogs afin de capter les préoccupations des gens, comprendre comment cette société raisonne. Mais depuis quelques semaines j’arrive à une certaine saturation, plus je lis, plus les sujets tournent en rond, se résumant en grande partie à : moi petite fille gentille en quête du prince charmant mais qui ne tombe que sur des connards.

Au début je regardai ca d’un œil plutôt attendri, ravi de voir qu’espoir et insouciance étaient encore présents chez certaines personnes (chez moi ca s’est envolé il y a des années). Mais au bout du 15° texte disant : j’arrive pas à trouver un mec bien, une petite voix me susurra avec de plus en plus d’insistance : mais quel bande de gourdasses.

Sans vouloir jouer au pseudo docteur love, j’ai quand même envie de vous passer un savon, parce qu’y a rien de pire pour les mecs « civilisés » que de voir une jolie fille bien sous tous rapports dans les griffes d’un tocard qui saura pas en prendre soin.

J’ai bossé pendant 5 saisons comme G.O dans des camps de vacances, et j’ai vu suffisamment de couples (au sens large) se former pour remarquer que c’était souvent les grandes gueules à 2 balles qui remportaient le gros lot, alors que les vrais mecs biens, eux, pouvaient se la mettre sur l’oreille. Ca me dépassait de voir à quel point certaines nanas, pourtant sur le papier normalement constituées, pouvaient gober absolument tout ce qu’on leurs racontaient. Mais l’étiquette ne correspond pas nécessairement au produit! Pour reprendre mes cours de marketing, c’est les produits les plus nazes qui ont le plus gros service marketing. Les « princes charmants », eux, ne ressentiront pas le besoin de se mettre en avant, ils n’ont rien à prouver à personne. Alors SVP, arrêter d’être naïve, de céder sous les sirènes du premier beau parleur venu, pour ensuite venir pleurer que tous les hommes sont des connards.

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Surtout que quand on y réfléchit, un connard, ca reste facile à identifier. Le type qui va picorer à tous les râteliers en soirée, le type qui commentera absolument tout ce qui se dira, ca parait évident qui a rien à en attendre ! Surtout que le test anti connard ca existe ! Vous lui dites que vous ne coucherez pas avant deux mois et vous regardez une
semaine plus tard s’il est encore la… imparable (ca vous empêche pas de vous amuser dès que vous avez la réponse à votre test !). Mais quand je vois le nombre de nanas qui essayent avec des mecs qui de notoriété publique sont des gros cons, des fois je me dis que vous aimez vraiment qu’on vous marche dessus et qu’on vous fasse mal. Si vous voulez qu’on vous respecte, exigez qu’on vous respecte.

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Aujourd’hui, les femmes ont beaucoup plus de pouvoir que les hommes dans notre société. Pour preuve, vous en voyez souvent vous des nanas dormir dans la rue ? En pratique ca se traduit par le fait que c’est à l’homme d’aller séduire la femme, qui la plupart du temps lui répondra : next … et oui la femme propose ET dispose. Vous êtes très clairement en
position de force : une fille même moche arrivera toujours à ramener un mec en une heure si elle le désire. Nous on a quoi comme solution pour plaire à une belle inconnue ? Essayer de se faire remarquer durant les 4 secondes que vous voudrez bien gracieusement nous accorder. Pour vous dire la vérité, faire la démarche de sortir de son petit confort pour venir discuter avec les meilleurs intentions du monde avec une fille qui nous plait réellement, et se faire jeter en beauté, c’est terriblement blessant. Au final la majorité des mecs 
n’abordent des filles que s’ils en ont rien à faire d’elles, c’est moins douloureux si ca tourne mal, et ca explique pourquoi la grande majorité des mecs qui vous abordent se conduisent comme des lourdauds. J’imagine que ca doit être assez gonflant pour une nana plus séduisante que la moyenne de se faire accoster par des relou en permanence, mais reconnaissez le, si on ne ressemble pas à ca, on à même pas droit à un regard :

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Ne pensez vous pas que le prince charmant a dans sa liste de qualités la discrétion et le respect envers les femmes ? Il n’est donc probablement pas du genre à se la péter ou à accoster les filles sauvagement. Et si c’est la seule manière que vous lui laissez de faire votre connaissance, il ira voir ailleurs. J’avoue que ca me fait assez rire de voir le comportement d’un bon nombre de fille qui s’amuse à snober les mecs. Je peux comprendre qu’une nana n’aie pas forcement le temps de papoter en allant au boulot, mais rien n’empêche de discuter avec son voisin dans le métro, ou de discuter avec une table voisine dans un bar (si c’était soirée privée entre amies, autant faire ca chez soi, non ?). Peut être que si vous vous rendiez plus accessible et laissiez les gens vous approcher, vous auriez l’occasion de faire connaissance avec les 80% immergé de l’iceberg, et surement la partie la plus intéressante.

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Des mecs bien moi j’en connais un paquet : doux, intègre, bonne présentation, bonne situation, mais ils ne trouvent pas preneur. J’en conclus qu’au fond malgré leurs dires, un mec bien c’est pas ce que les filles recherchent. Elles cherchent juste un mec un peu con qui leur donnera l’illusion de sortir quelques instants de leur morne et ennuyeuse existence.
En y réfléchissant un mec bien c’est trop sage, trop plat, et surtout ca fait pas flashy devant les copines. Des mecs biens y en a partout, faut juste savoir ce que vous voulez.

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J’te lèche ta chatte

Dans la vie, on a tous nos petites malédictions. Si des fées se sont penchées sur mon berceau, la vilaine carabosse m’a fait un bien étrange cadeau, outre ma grande distraction : la langue maudite.



La langue maudite est un phénomène étrange qui me pousse à dire assez forts des termes sexuels au moment où je vais me payer une affiche. J’avais raconté dans le temps l’affaire anulingus (ça va faire plaisir à mon petit troll chéri) : au resto avec Emma et Gauthier, on parlait de l’épisode de Sex and the city sur le sujet et au moment où je dis « anulingus » de façon forte et distincte, un silence se fait et tout le monde m’a entendue. Un malheur n’arrivant jamais seul, deux ans plus tard, je raconte l’histoire à Gabriel et pile au moment où je dis « anulingus », je vois apparaître sous mes yeux ébahis la main de la serveuse me tendant mon dessert. Mais pourquoi ce mot jaillit-il toujours de ma bouche au mauvais moment ? Non parce qu’autant ça a fait marrer Gabriel, autant la dame qui nous servait, je suis moins sûre.


Alors en mon âme et conscience, j’avais décidé de ne plus dire anulingus en public. Sauf qu’en fait, la langue maudite marche sur d’autres mots. Mise en situation : mercredi soir, je vais prendre un verre au Brebant avec Perséphone. C’est marrant comme je me retrouve souvent au Brebant, malgré moi vu que ce n’est pas une volonté de ma part (mais j’ai rien contre non plus). A noter que je rencontrais la demoiselle pour la première fois. On s’attable, on commande, on boit et on papote. Je lui raconte ma folle histoire passionnante de plombiers pour ma machine à laver et là, elle me dit « non mais tu vas pas être toute seule chez toi quand il viendra ? ». Heu… Pourquoi, tu crois que c’est potentiellement dangereux ? Non parce que j’ai beau avoir vécu des histoires qui sont pas toujours sympa sympa du genre la bagarre dans le métro, donc, le mec qui me touche les fesses dans le train, le psychopathe qui m’a menacée de mort ici même et le fameux voyeur de la fenêtre. Donc je  rappelle les faits : avant, j’habitais au rez de chaussée côté rue et un soir, je me baladais à poil chez moi avec les volets à peine entrouverts pour laisser passer un filet d’air, fenêtre ouverte. Je me couche et là, j’entends des espèces de sifflements dans la rue donc je commence à pas me sentir super à l’aise, je remonte les draps jusqu’au menton, j’éteins la lumière et là, j’entends « j’te lèche ta chatte ».



Donc, EVIDEMMENT, pile au moment où je prononce « je te lèche ta chatte », avec force de gestes car je parle avec les mains (je suis une fille du sud), le serveur passait à côté de notre table. Oh la tête ! Le mec s’est figé et m’a regardée ne sachant trop comment réagir avant de me voir piquer un fard. Mais pourquoi, POURQUOI ça m’arrive systématiquement ? Alors qu’en plus, on ne parlait pas de sexe, finalement, je ne faisais pas de propositions salaces à la jeune demoiselle. Surtout que les propositions salaces, je les fais
à voix basse.  Mais bon, voilà : langue maudite.





Du coup, je vais définitivement arrêter de parler sexe ou n’importe quoi approchant au bar. Et boire aussi parce qu’une goutte d’alcool et je m’anime comme un sapin de noël surchargé de guirlandes lumineuses.


Un jour, j’apprendrai la discrétion.

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Le dernier qui part a gagné !

Situation type d’un open space : journée de travail, chacun travaille dans son coin, certains surfent en toute discrétion (ou pas), c’est le jeu. Puis arrive l’heure du départ et là, ça se zieute en coin : qui aura l’audace de partir en premier ?

Sur mon contrat, il est écrit que je suis censée faire les horaires suivantes : 9h30 – 18h30. Bon, en vrai, c’est plus du 10-19h, c’est vrai. Parfois, je peux faire des journées plus longues au besoin mais il arrive parfois que je ne parte pas alors que j’ai fini mes tâches journalières. Quand j’étais dans le grand open space, Lena était un jour partie en 18h30 en se justifiant : « ce sont les horaires et moi, je veux aller à mon cours de danse! ». Et là, je me suis dit qu’elle avait bien raison.



Je fais partie de la partie nullipare et célibataire de l’open space. Quand Lucie part à 17h30 récupérer sa fille, personne ne sourcille (mais elle arrive à 8h30, aussi). Pour ma part, la seule excuse que je peux sortir, c’est un rendez-vous ou un cours de sport puisque je n’ai ni homme ni enfants qui m’attend avec impatience à la maison. Pratique quand la pile de dossiers du jour n’est pas descendu mais quand on a fini à l’heure, regarder tomber les mouches n’est pas des plus fascinants.


De plus, à force de rester plus de temps que prévu par jour peut envoyer deux messages :

– je suis une acharnée de boulot parce que je n’ai que ça dans ma vie, n’hésite pas à m’en donner plus, chef adoré !

– je suis gourde, j’arrive pas à faire en temps et en heure ce qui me revient, je suis un boulet.

Si le premier cas me semble moins grave que le second, je ne suis quand même pas favorable à des masses de boulot en plus juste parce que j’ose pas partir dans les premiers.

Dernier argument et le plus essentiel pour moi : l’équilibre vie professionnelle et vie privée. Il est donc vrai que pour l’heure, je n’ai pas vraiment d’hommes et je n’ai pas du tout d’enfants. Sauf si on compte mon chat mais je trouverais ça assez flippant. Ceci étant, ça ne veut pas dire que je n’ai pas de vie privée. J’ai des amis à voir, du sport à faire pour évacuer la pression et des hommes à honorer. A moins que ce ne soit l’inverse. Et j’ai aussi des articles à écrire. Bref, ma journée faisant à peu près 18h, vu que je dors peu (et même pas assez), consacrer 9h d’entre elles, soit la moitié, au boulot (pause déj devant l’écran), ça me paraît déjà pas mal et encore, je ne compte pas les pensées sur le sujet que j’ai pendant mes longueurs à la piscine ou avant de m’endormir.



Mais j’ai pris le parti que, sauf urgence, je pars à peu près à l’heure. Quitte parfois à finir des trucs à la maison. Parce que je ne veux pas passer pour une longue à la comprenette ou une no privacy qu’on peut charger sans qu’elle le réclame.

Depuis que j’ai intégré cette donnée, j’ai finalement plus de temps utile pour moi et je travaille mieux au boulot vu que je traîne moins, histoire de finir tard. Quand j’étais stagiaire dans mon canard local en 2004, je me moquais un peu des journalistes qui faisaient du 10h à très tard en glandant une partie de la journée alors que je faisais un 9h-17h en étant en avance sur mon planning du lendemain. Aujourd’hui, je comprends mieux le principe du « je traîne pour avoir l’air débordé ». Mauvaise stratégie.

A partir de maintenant, je vais tenter le 9h30-18h30… Bon, ok, commençons par un 9h45-18H45.

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Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


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Se pomponner pour un entretien

Voici un article qui paraîtra superficiel de prime abord mais je suis sûre que je vais vous convaincre. Le but d’un envoi massif de candidatures est d’obtenir un entretien. Mais quand celui-ci survient, il faut s’y préparer.

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Il y a donc 9 mois, j’ai deux entretiens pour la même boîte. Mercredi, 15h, je commence à me préparer. Quelle tenue ? Un tailleur, of course. J’avoue que j’aime bien les pantalons tailleurs déjà, à la base, là, suffit juste d’y adjoindre la veste et c’est parti. Alors devant ma penderie, je prends mon tailleur-pantalon fétiche noir à rayures blanches. Fétiche parce que j’y suis bien dedans, je peux bouger sans soucis. Avec ceci, que mettre ? Mon haut rose fuschia avec un peu de dentelle au col. Suicidaire ? Non, stratégique. Sans décolleté (pour pas qu’on croit que je joue sur mes atouts physiques pour réussir), il réhausse la sobriété de ma tenue tout en y mettant une touche de féminité. J’avoue que j’aime le rose et les hauts colorés, ça égaie et en plus, ça donne bonne mine. Ça montre que je ne suis pas du genre à me cacher, à être tellement discrète qu’on ne me voit même pas. Non, ce n’est pas le genre de la maison.


De toute façon, en entretien, je suis 100% naturelle : enthousiaste, souriante et dynamique. Et puis je postule à un poste de journaliste/rédactrice, pas pour être hôtesse d’accueil dans une entreprise de pompes funèbres. Un journaliste, c’est tout de même quelqu’un qui ose : ose interpeller des gens dans la rue pour des micro-trottoirs, ose décrocher son téléphone pour solliciter des entretiens, ose mobiliser son réseau pour trouver le bon interlocuteur… Quelqu’un qui ose mettre du rose fuschia, même quand elle ne passe pas d’entretien.

Je prends soin de choisir mes dessous aussi. Il faut être à l’aise des pieds à la tête. Des jolis dessous pour que je me sente bien. Idem pour les bas : il faut qu’ils soient entier, aucune maille filée ne sera acceptée. Enfin, les chaussures. Bon, là, je suis obligée de renoncer à mes chaussures si confortables (baskets ou bottes) pour mes chaussures à talons certes très jolies mais comme je les mets jamais, je souffre un peu. D’un autre côté, j’aime bien marcher avec pour le bruit que ça fait, un bruit de femme déterminée.

A présent que je suis vêtue, il est temps de se maquiller. Bon, je ne change rien à mon habitude : n’étant pas une star de la chanson pour ado, je ne me tartine pas la figure de trois kilos de maquillages. Un peu d’or dans mes cheveux, un peu de noir sous mes yeux… Je plaisante. Je me maquille les yeux avec soin, comme d’hab, un fond de teint qui me flatte les narines car il sent bon la poudre, un peu de gloss. Je me coiffe les cheveux avec soin mais ayant une coupe carrée, je ne les attache pas. Pour quoi faire ? Mes ongles sont parfaitement coupés, un petit pshit de parfum pour sentir bon.

 Bref, je me prépare pour un entretien comme pour un rendez-vous galant. Futile ? Non. Oui, bien sûr, ce n’est pas mon physique que je vais vendre mais mes compétences. Après tout, on peut être un(e) bon(ne) journaliste et avoir le cheveu gras et le méchant look qui tue. C’est vrai, mais le débat n’est pas là, à mon sens. Pomponnée comme je suis, je me sens belle et conquérante, je dégaine mon sourire d’autant plus facilement. Je soigne ma démarche, déterminée, je me tiens droite, je vais attention à pas tripatouiller n’importe quoi. A partir du moment où je me sens jolie et avenante, la machine à confiance en moi se met en route. Je m’adresse à mon interlocuteur de façon polie et souriante. Je suis bien, je suis moi.
 

Certains vont me dire : « mais si tu tombes sur une femme, tu vas être mal ». Et bé non ! Je suis souvent tombée sur des recruteuses et ça s’est tout aussi bien
passé. A mon avant-dernier entretien, je suis tombée sur deux femmes. Je n’ai pas eu le job vu qu’elles ont préféré quelqu’un de plus expérimenté (je comprends), j’ai reçu un mail d’une des eux me félicitant de mon « excellente prestation ». Oui excellente ! C’est juste une question de confiance. Je me sens bien quand je sais que tout est parfait dans les moindres détails, j’ai ma petite chaîne en or avec mon ankh rapporté d’Egypte par mes parents, j’ai ma jolie écharpe verte, mes lunettes rouges (que je mets ou non), mon sac avec un livre sérieux dedans (alors que j’avoue que je lisais Cosmo dans le train pour y aller mais j’avais besoin de me détendre). Bien sûr, ce qui compte le plus, ce sont mes compétences et mon press book. Mais la phase de préparation, l’habillage et le maquillage sont des rituels qui me rassurent.

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Petit blog deviendra grand

En ce moment, vous l’aurez remarqué, je me fais un peu discrète par ici. Pourquoi ? Parce que j’ai besoin d’un peu de recul par rapport à ce blog, voir ce que je vais en
faire, si je le continue ou pas.

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Résumons un peu la situation : 2 ans et quelques de blogging sur les vingtenaires, une ligne éditoriale qui a évolué puisqu’on a un peu délaissé le côté « liaisons
foireuses » pour le côté « nos vies, nos envies, nos délires ». J’en suis d’ailleurs à me demander si le terme même de liaison foireuse vaut encore la peine puisque sur les 9, 3 et
demi sont en couple et ça se passe bien donc le côté foireux est un peu léger. Puis on parle tellement d’autres choses, maintenant, que l’intitulé du blog est bien loin de son contenu.

 Le contenu parlons en. Je ne parle plus guère de moi et ce pour plusieurs raisons. Le début de l’année 2007 a tourné exclusivement autour de ma recherche de taf, pour moi, mes

échecs, mes désillusions et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Me voilà une grande fille, j’ai un taf. Pendant quelques temps, j’ai encore eu le réflexe de traîner sur les sites de recherche de taf, pas que j’en cherchais un nouveau mais c’était un bête réflexe. Maintenant, ça y est, je suis plus une étudiante, plus une chercheuse d’emploi, je suis une salariée, une vraie, toute la problématique de ma vie change. C’est pas pour autant que la question du chômage ne paraîtra plus jamais ici, au contraire, même. J’avais écrit une série d’articles sur le sujet pour un autre blog, ils paraîtront ici dans une série, je reviendrai plus tard sur cette histoire de série.

 

Ensuite, parlons de Nina, mon avatar bloguesque. Y a des jours où Nina me saoule franchement ou les rapports qu’ont les gens rapport à Nina. J’ai parfois l’impression que certains veulent juste me rencontrer pour savoir la gueule que j’ai mais c’est le seul intérêt, peu importe qui je suis en réalité. Parce que Nina, c’est qu’un bout de moi, je l’ai déjà dit, je suis plus riche et plus complexe que ce qui paraît ici. J’ai des avis sur pas mal de sujets que je n’aborde pas ici parce que c’est pas le lieu. Par exemple, j’ai lu récemment un livre sur le Québec qui m’a inspirée des tas de réflexion mais c’était tout simplement impossible de faire des articles sur le sujet ici, ce serait trop hors contexte. Un blog n’est pas un journal, on ne fait pas d’actu ici. Ca intéresse pas mal de vingtenaires, bien sûr mais si vous voulez de l’actu, allez sur le site du Monde ou de ce que vous voulez, pas sur des blogs. Surtout celui-ci. Ici, c’est un peu sociologie de comptoir. Par ailleurs, mon anonymat n’est plus qu’une utopie, aujourd’hui, pas mal connaissent mon vrai nom, ma vraie trombine. Des gens qui ne m’aiment pas me lisent aussi, je sais que mes loses les réjouissent, d’où mon sentiment que je ne peux plus dire ce que je veux aujourd’hui. De toute façon, dès que je le fais, on m’accuse de régler mes comptes. Mais bon, vu que certains me lisent pour trouver une demi phrase qui pourrait les incriminer, forcément, ils la trouveront même si ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire. Enfin, y a les trolls mais ça, c’est un peu inévitable donc je vais pas chouiner sur le sujet surtout que bon, des inconnus qui m’insultent, je peux pas dire que ça me touche vraiment.

 

Mais c’est vrai qu’il y a des jours où j’ai envie de faire disparaître Nina, tout plaquer ici et recommencer ailleurs. Autre pseudo, autre lectorat, nouvelle liberté d’expression.
Pourquoi je le fais pas ? Parce que les vingtenaires, c’est mon bébé. Ca peut paraître bizarre de dire ça mais ce blog est ma réussite, quelque part. Combien de blogs apparaissent et
disparaissent sans même avoir atteint la centaine de lecteurs ? Moi, j’en ai 20 fois plus, des gens qui viennent tous les jours, des anonymes pour la plupart qui lisent nos petites histoires avec leur café du matin. Jamais je ne fermerai mon blog à cause de quelques indésirables, ça devra venir d’une vraie lassitude. Là, j’ai juste envie de faire évoluer le blog, en faire quelque 
chose d’un peu plus sociétal et un peu moins perso, ce qui est le cas depuis quelques temps. Je ne vous parle plus des hommes que je croise, juste quelques noms qui apparaissent de ci de là dans mes listes mais rien de précis. Et ça suffit. Pour vivre heureux, vivons cachés, comme on dit.

 

Bref, ce blog va devenir grand, plus adulte. Je parlerai moins de moi, plus de « nous », les vingtenaires. De ce qui fait qu’on est une génération qui vaut aussi le détour, tout comme les trentenaires, qu’on a notre propre vécu, nos propres expériences et que, non, on est définitivement pas la génération lose. Je vais lancer des « séries », plusieurs articles sur un même sujet, une sur le chômage et une sur le blogging. Le tout avec une certaine bonne humeur, histoire de rendre le café plus joyeux. Allez, c’est parti, nouvelle saison.

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Girls just wanna have fun

En ce moment, je suis très branchée fille. Pas sexuellement, non, mon lesbianisme reste abstinent, c’est moins dangereux pour mon petit cœur. Non, quand je dis que je suis
très branchée fille, je parle des mes coupiiiiiiiines avec qui j’entretiens des relations passionnantes et passionnées.

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Pendant longtemps, je me suis méfiée des amitiés féminines où y a toujours un relent de jalousie ou presque. Bon, au lycée, avec Cécile, on était comme les deux doigts de la
main et y a jamais eu de problèmes entre nous. Avec Anne non plus, je me souviens pas qu’il y ait eu des histoires de jalousie et nous connaissant, je pense que si je m’en souviens pas, c’est
normal, c’est qu’il n’y en a jamais eus. Mais bon, mes années fac ont été empoisonnées par des relations féminines conflictuelles qui m’ont fait limite détester les filles. Je ne sais pas
pourquoi les femmes ont une propension plus importantes à se jalouser les unes les autres. Récemment, j’ai déjeuné avec un blogueur de la « haute blogosphère », celle des importants qui
squattent le top 100 des blogs les plus influents et il me parlait de l’une d’entre elles qui avait pas mal de détracteurs alors qu’objectivement, il me fait marrer son blog. Ouais, c’est futile,
c’est léger mais c’est bien écrit, c’est jouissif alors où est le problème ? Rançon du succès, ok, mais pourquoi ce sont toujours les femmes qui doivent le payer, ça, ça me dépasse. Mais là,
je suis officiellement hors sujet.

 

Après un début d’année bien pourri, je rencontre Vicky avec qui le courant passe instantanément. En à peu près 6 mois, on est passées de copines de blogs à « les
inséparables à l’unique personnalité, c’est moins fatigant ». Même dans la lose, on est solidaires ! On passe nos journées à se mailer, nos soirées à se MSNer, on se voit trois ou
quatre jours par semaine. En gros, vous avez une, vous avez des chances d’avoir l’autre pas loin. J’avoue que cette amitié me fait beaucoup de bien, c’est serein, y a pas de jalousie. En plus, on
a même pas les même goûts en matière de mecs donc on se battra pas. Sauf pour George mais là, on s’est promis de le partager (mouahahah !). D’ailleurs, Vicky et Nina qui regardent Hors
d’atteinte avec Geoooooorge et Jennifer Lopez, ça donne : « Han, Geoooooooorge, il est trop beau. Elle était pas mal Jennifer à l’époque, quand elle était pas refaite de partout…
Putain, il est nul, ce film. Han Geooooooooooorge ! » Bref, on se marre, on se console, on se soutient. Normal ? Oui mais entre deux femmes, pas si simple. Certaines disent par
devant « oh, c’est trop affreux que Kevin-John t’ait plaquée » et pensent par derrière « Je trouvais bizarre que cette grosse vache soit en couple et pas moi. Ouf, retour au statu
quo ! ».

 

En dehors de Vicky, j’ai d’autres amies, of course. En ce moment, je vois beaucoup Summer aussi, Tatiana, Lil Virgo et Marine. Je dois à tout prix rappeler Sab, Lefroid et
Zoé. Avec les filles vingtenaires, on adore se faire des plans girlies : on va boire un verre dans un bar méga prout prout puis on va manger dans un resto tendance aux prix raisonnables
parce que se la péter, c’est bien, mais on n’a pas forcément les moyens de dîner à la Tour d’argent, hein. Bon, des fois, dans nos soirées girlies, y a Kinder mais bon, comme c’est le chéri de
l’une de nous, il est le bienvenu. Je suppose qu’on l’a un peu traumatisé quelque fois mais bon, il revient toujours, il doit aimer ça, entendre parler les filles. Et il a bien raison, on
n’apprend jamais autant sur les femmes que quand on passe une soirée avec une bande de filles et qu’on se fait discret. Genre Kinder, d’ici peu, il pourra nous écrire « Etre dans la tête des
femmes : ce qu’elles veulent, ce qu’elles désirent, ce qu’elles pensent de nous ».

 

A quoi ça sert les soirées entre filles ? A se détendre, à se marrer mais aussi à se rassurer. Quand vous exposez votre problème et que les autres disent « moi
aussi ! » ou « pas de panique, ça m’est déjà arrivé ! ». Non parce que les hommes, je les aime, je les aime même trop, des fois, mais ils savent pas ce que c’est d’être
une fille. Si je leur dis « merde, mes règles sont en retard », ils me filent de suite une pilule abortive ou commencent à choisir les futurs prénoms de nos enfants. Alors que mes
copines, elles raisonnent : « Oh, ça arrive, si tu dormais plus de 5h par nuit, aussi, que tu mangeais correctement, que tu n’avais pas repris la clope, que tu n’étais pas stressée par
ton boulot… ». Oui bon, ok, les amies servent aussi de mère de substitution parfois. Puis quand un mec nous fait une crasse, ça fait du bien de sortir la cellule « tous des
connards », un mec comprendrait pas. Non parce qu’on le sait bien que non, pas tous des connards, y en a de bien mais on s’en fout, on est malheureuses, on a droit de maudire tous les
détenteurs d’un pénis durant une soirée. Et puis on peut être futiles, s’acheter du maquillage ensemble, parler fringues, mecs, manger des glaces et se marrer. Ou, c’est superficiel et léger mais
on s’en fout, ça met du baume au cœur.

 

Bref, avec mes copines, on décompresse, on se marre. J’aime ses relations sans ambiguïté, sans jalousies, sans désir de plus ou de moins. Je leur dis tout, de la beauté des
fesses d’un choupinou à mes loses quotidiennes, à mes séances de piscine, tout, tout. J’aime nos mailings quotidiens, nos after work, ça illumine mes journées (qui ne sont pas bien ternes,
certes, mais encore plus). J’vous kiffe les filles !

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L’art indélicat de la séduction

Par Jane

Messieurs, imaginons que vous soyez dans la rue. Soudain, une jeune femme arrive en face de vous, l’air paumé, les écouteurs dans les oreilles, la démarche pressée.

Vous commencez à la dévisager, avec toute la discrétion qui vous caractérise.

Lorsqu’elle vous dépasse, vous continuez à apprécier la bête.

Quand elle vous a dépassé, vous vérifiez les dernières zones non visibles de face.

Et là, vous dites bien fort à vos potes « Wohhh ptain j’suis amoureux là, t’as vu son cul? »

Si c’est votre technique, je vous conseille d’en changer. Parce que ne me faites pas croire que ça marche vraiment! Et que le petit merdeux avait vraiment de la chance que je sois déjà en retard.

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Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

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