J’aime pas me lever le matin

Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je grogne, lance le snooze et me tourne pour grapiller quelques minutes de sommeil. Faux, erreur ! allez vous hurler, il ne faut surtout pas faire ça ! Parce que sinon, tu te rendors, tu réenclenches un cycle de sommeil et après, tu es défoncée. Je le sais mais… je m’en fous en fait. Si je devais prendre la liste des trucs mauvais pour la santé que je fais et bien celui là n’arrive pas vraiment en tête de liste…

Dormir - Stresser le matin rend moins créatif

Je n’aime pas me lever le matin. N’y voyez pas une déclaration de dépressive en mode “j’aime pas mon taf, j’aime pas ma vie, laissez moi au fond de mon lit” parce que pour le coup, ça n’a rien à voir. Non, si je devais expliquer ce pourquoi de manque d’entrain le matin, c’est assez facile : je suis une grosse flemmarde. Voilà. Enfin oui et non. J’ai beau m’en défendre depuis des années, me dire qu’en changeant un peu, je pourrais devenir du matin, un fait persiste : le soir, je tiens jusqu’à très tard alors que le matin, me lever très tôt est un calvaire.

Mal dormir

J’ai essayé, vraiment, en me disant que ce serait quand même sympa de trafiquer deux ou trois trucs pour moi avant d’aller au boulot, siroter mon petit café en pondant un petit article. Voire aller faire du sport pour démarrer la journée du bon pied. Mais ça ne fonctionne pas. Anecdote : un matin, j’avais mis mon réveil à 6h suivant un article qui disait que se lever à 5h30, c’était cool. Ah ben oui, me dis-je, ça va me permettre de faire du yoga et d’écrire un article, au moins. Donc le réveil sonne et là, je me dis “heu… je veux faire quoi ? Bah rien.” Réveil remis à 7h45.

Lever de Soleil aux Philippines

Alors qu’en vacances, je peux me lever sans soucis à 6h pour prendre des photos de lever de soleil

Puis j’ai eu une ambition : décaler mes horaires de travail, m’offrir des 9h-18h30 voire 8h30-18h. Sauf que dans mon métier, les choses ne démarrent vraiment qu’à 10h donc autant vous dire que vous carapater à 18h, ça arrive une fois l’an et encore. Surtout qu’au vu de mes what milliards de réunions, 18h, c’est à peu près l’heure à laquelle je commence vraiment à travailler (même quand je suis là depuis 8h10, véridique, je l’ai fait l’autre jour). Alors du coup, je me dis que quitte à commencer à 10h, je pourrais faire un crochet par la salle de sport… Ah mais oui mais l’antenne près de mon bureau, je peux pas y aller avant 9h parce que j’ai pas la bonne carte et je dois attendre qu’il y ait un mec derrière le guichet… Ou alors à la piscine. Ah ouais mais quand je vais m’installer avec Victor, si nos plans réussissent (ce dont je doute de plus en plus à dire vrai), je vais être loin, faudrait partir au max à 7h30 pour faire toute ça avant le boulot et no way, quoi !

Un café pour tenter de se réveiller

Tous les soirs, je me motive, je me dis que demain, oui, demain, je me lèverai tôt, je snoozerai peu voire pas parce que c’est mauvais pour moi puis je me lèverai tôt parce que quand je le fais, je suis assez fière de moi et j’aime cette sensation. Oui mais comme j’aime la sensation d’avoir été raisonnable après une journée diète ou l’afflux d’endorphines après une séance de sport… J’aime ça mais c’est pas pour autant que je ne tombe dans le premier paquet de Shokobons qui passe, ruinant ainsi ma journée soupe et yaourt de la veille ou que je sèche la séance sport parce que “j’ai pas le temps, je suis claquée”. Même si j’ai un réel problème de temps, on y reviendra dans mon bilan de l’année ou dans mes résolutions, je sais pas encore.

Manque de motivation, dormir au bureau

Mais la vérité, mes amis, c’est qu’en fait… j’aime ça traîner au lit. J’aime me rendormir et être assaillie de rêves débiles dont je vais me souvenir, j’aime m’étirer à n’en plus finir, j’aime faire un câlin à mon chat, Victor ou les deux, j’aime prendre mon temps… et finalement, puisqu’à mon boulot, tout le monde s’en fout que j’arrive tard, pourquoi ne pas en profiter tant que je peux ? Après tout, vu ma liste possible de résolutions, décidons que celle de se lever plus tôt pour faire des milliers de trucs n’en fera pas partie.

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Facebook m’a tuer – Alex des Isnards, Thomas Zuber

Il y a des livres qui vous motivent plus que d’autres à priori. Ici, je me retrouve face aux mecs qui avaient écrit l’excellent mais non moins effrayant L’open Space m’a tuer et qui parlent en plus de mon terrain de jeu quotidien : Facebook. Allons y, c’est parti.

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Avant de poursuivre, je dois faire une petite précision contextuelle : entre ma lecture de l’open Space m’a tuer et celle-ci, j’ai découvert le fameux monde des agences. Il faudrait d’ailleurs que je reprenne L’Open Space m’a tuer pour mesurer le côté caricatural du truc. Non, parce qu’à l’époque, je ne savais pas trop de quoi on parlait finalement et je ne pus mesurer le réel du caricaturé. Mais après 2 ans presque et demi en agence, j’ai jamais fit de nocturne sushis, élément présenté comme quotidien dans L’Open Space. Les 3/4 de mes nocturnes se sont faites chez moi, c’est plus sympa… Au moins, quand je mets le point final à mon doc à 2h30, j’ai plus qu’à me doucher et au lit. Rassurez-vous, c’est arrivé UNE fois, d’ordinaire, je finis plus tôt. Bref. Si je souligne ce point, c’est que dans ce nouvel opus, un élément va rapidement m’agacer : la caricature.

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D’abord, nos deux auteurs soulignent quelques travers amusants qu’on a tous eus sur Facebook. Eus au passé, oui. Parce que le livre est sorti en 2010, écrit sans doute en 2009, à l’époque où on ne faisait pas trop attention à protéger sa vie privée (enfin, moins en tout cas). Pour preuve, la fameuse histoire des messages privés de 2008 redevenus visibles, vous vous souvenez ? Je regarde mon propre mur en me demandant si la personne avait vraiment pu poster cela en public. Puis j’ai constaté qu’aucun des messages torrides peuplant ma boite mail n’est apparu en public. Et qu’aucun de mes textes mutins n’avait été révélé sur le mur de mes amants. Donc non, pas de bug, juste qu’en 2008, on se croyait un peu entre nous sur Facebook. Et puis surtout à l’époque, y avait pas Twitter, Facebook était donc peuplé de statuts anodins qui ont quelque peu disparus aujourd’hui pour envahir Twitter. Perso, sur Facebook, maintenant, je ne poste plus que quelques articles et quelques photos persos que je ne peux pas poster sur Twitter, rapport à la volonté de séparer l’univers Nina de mon vrai moi. En gros, je poste les photos de ma trombine sur Facebook, le reste sur Twitter. Il y a également quelques photos de mes voyages mais voilà, plus de « allez, c’est parti pour le rameur » ou je ne sais quoi. Du coup, ce livre, sorti il y a trois ans, permet de mesurer l’évolution de notre utilisation des réseaux sociaux, amusant.

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Par contre, ce qui devient un peu agaçant, c’est la caricature. Dans le mondez joyeux d’Alex et Thomas, les femmes sont toutes minces et sont accro au cuit vapeur. Ainsi Mélanie, après une journée de travail, rentre chez elle se faire des brocolis vapeur et faire du repassage avant de ressortir en soirée. Non mais qui fait ça ? Perso, si je rentre chez moi, jamais de la vie je ne ressors ! Surtout que faire un crochet chez moi pour faire du repassage en boulottant du brocolis vapeur, au secours ! Parce que les caricatures de Thomas et Alex sont assez tristes : des sociopathes, autistes nombrilistes baignant dans un attention whorisme de compétition. Changez d’amis les mecs !

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Pourtant, quelques trucs sont bien vus et je vais me permettre de reprendre la thématique pour quelques articles. Parce qu’à un moment, j’avais comme une envie de reprendre mes études pour faire une thèse sur la mise en scène du soi sur Internet (forums, blogs, réseaux sociaux). Du coup, ce livre me sert bien la soupe avec les gens qui mettent en scène leurs vacances, leur petite vie pour susciter envie et désir. Du bien vu, oui, notamment l’addict à Farmville (même si je n’y ai jamais joué, je le confesse) ou la chouineuse dépressive qui vient de pourrir la soirée sur MSN. MSN, le truc qui n’existe plus depuis moins d’un mois…

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Mais le livre part en vrille. On part vaguement des réseaux sociaux pour dépeindre la génération Y mais on s’y perd. Focus sur deux chapitres sur Anne, qui se sépare de Sébastien. Hormis un paragraphe évoquant le fait qu’ils n’ont pas changé leur statut de couple sur Facebook, on se demande vie ce que ça fout là. Idem pour l’histoire de Karen et Jocelyn, rencontre sur adopteunmec (lui apparaissait quelques chapitres plus tôt en tant que chasseur sur Meetic). Bref, elle passe de grosse connasse qui jette les mecs sans réelle raison à soumise à l’odieux Jocelyn qui aime la sauter à même le sol. Heu, oui ? Peut-être nos deux compères ont en vue une série sur la Génération Y, une histoire de jeunes qui se croisent sur les réseaux sociaux, sites de rencontre et mangent des légumes vapeur en se racontant leur vie sur MSN… Enfin skype. Ou Twitter.

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Bref, on retrouve quelques bonnes idées dans ce petit livre mais un peu noyées dans des chapitres écrits pour faire du volume. Un peu dommage. Mais ça permet de mesurer l’évolution sur les réseaux sociaux en trois ans. Parce que maintenant, avec Twitter et Instagram, on aurait pas eu besoin des histoires d’Anne, Jocelyn et Karen pour atteindre le nombre minimal de pages.

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Plus belle la vie, la série über progressiste

Je l’avoue, je ne suis que peu la série Plus Belle la Vie, essentiellement parce que je suis rarement chez moi à 20h en semaine. J’essaie de comprendre qui est qui et qui fait quoi mais arriver 8 ans (je crois) après le début de l’histoire, c’est coton pour tout comprendre. Surtout que j’aimerais savoir qui a eu la géniale idée d’appeler les Dupond et Dupont de la série « Jean-Paul » et « Jean-François », comment tu veux que je les confonde pas !


Je ne vais donc pas m’adonner à mon vice, celui de me moquer des séries car je n’en sais pas assez, je n’ai que des bribes d’histoires, des anecdotes pas très parlantes. Bien que je me demande avec qui l’actrice qui fait la serveuse n’a pas couché pour être cantonnée à un rôle de dépressive n’ayant plus dans sa vie qu’un chien. Dur. Donc passons sur les scénarii rocambolesques (il s’en passe des choses à Marseille dis donc) pour en venir quand même à un truc que je tiens à saluer : Plus Belle la vie est progressiste. Et je vous illustre ça :
L’amour intergénérationnel
Dans Plus Belle la Vie, l’amour transcende les âges. Des histoires que j’ai suivies, Blanche se tape le fiancé de sa fille Johanna puis Estelle l’esthéticienne qui va rouler des pelles au vieux propriétaire de la compagnie de ferries mais je ne me souviens pas du tout de son nom. Là, y a rien de bien incroyable, passons donc à la suite.


Les couples mixtes
Là, déjà, on est un peu plus dans le progressiste : contrairement aux soap opéras américains, ça se mélange sec entre personnes d’origine ethniques différentes. On a par exemple Estelle(toujours l’esthéticienne, oui) et Jawad, Abdel (je crois. Je retiens pas son nom mais je le laisserais bien faire me faire du bien) et Barbara, Jean-Paul et Samia, Laurence et le docteur dont j’ai oublié le nom… Une des principales héroïne a un enfant métis… Bref, l’origine ethnique n’est pas une barrière et ça, c’est une putain de nouveauté sur ce type de programmes.


Les couples homos qui ont même des enfants
Il y a aussi des gays dans Plus Belle la vie. Y a le barman, déjà, qui a au passage une coiffure épouvantable. Bon, il a un côté Diva Passiva un peu fatigant, ça fait très « la pédale clichée » mais son compagnon, par exemple, est docteur. Et a adopté un enfant avec son ancien compagnon. Bon, ça se passe mal là parce que si j’ai bien tout compris, son ex ne veut plus que le docteur voit son fils car il n’a pas digéré la rupture. Mais le gamin, ado maintenant, n’est pas traumatisé par l’homosexualité de ses pères (mais plus par les relations conflictuelles entre eux mais comme tous les gosses de cette série vu qu’ils divorcent tous. Ceci étant, il doit être beaucoup plus équilibré que les enfants Newman qui n’arrêtent pas de se marier avec les exs de leurs parents et vice et versa d’ailleurs. Va comprendre…).


Une série où les ethnies se mélangent, les homos s’aiment et élèvent des enfants, je veux pas dire mais c’est quand même pas partout, surtout dans les séries françaises. Vous imaginez Julie Lescaut se faire trousser par Mouss Diouf sur son bureau, vous ? Si je reprends deux univers de série phare, c’est quand même pauvre en homosexualité et mixité …


Sous le Soleil : Jessica a beau avoir adopté un enfant noir, y a pas des masses de « minorités visibles » dans le lit de nos héroïne. Y en a bien une qui a une aventure avec un gitan (la même Jessica je crois) mais en dehors de ça, c’est blanc, blanc, blanc… Et pour les gays, y a bien eu le mec qui était d’abord le prétendant de Laure avant de découvrir qu’il était son frère alors on peut se demander si, dans la tête des scénaristes, son homosexualité n’est pas née de l’inceste qu’il a quasi commis (ils ont juste fait des bisous (je crois)).


L’univers AB : alors là, je maîtrise mieux. Côté gay, à part quelques personnages dont la sexualité est finalement peu exploré (Gérard des filles d’à côté qui finit hétéro en fin de compte), la seule question de l’homosexualité ressort surtout dans les histoires de cul des super nymphos (Audrey, Hugo et surtout Ingrid, la mante religieuse ultime). Quant aux couples mixtes, déjà, dans les premières années, on n’a même pas de Noir ou d’Arabe dans les séries. Puis vint le Miel et les Abeilles avec l’incroyable couple Marie (petite blanche bourgeoise) et Giant Coocoo, noir…et nain ! Mais les acteurs n’ont jamais échangé un baiser… On a ensuite un couple mixte dans une sitcom méconnue « L’un contre l’autre ». Dans Hélène et les garçons et ses avatars, Nathalie se tape un beau métis américain (mais plus par loi mathématique ou les 1 seuls se mettent forcément ensemble) puis blanc, blanc, blanc (même quand ils vivent dans les Antilles, ils côtoient quasi aucun Noir à part quelques figurants) puis ils nous sortent un Sri Lankais de nulle part qui sert d’hébergement à Hélène et Jeanne quand elles sont en galère avec Nicolas mais lui aussi aura sa petite blanche… Crystal, une prostituée.


Bref, je suis vraiment pas une spectatrice assidue de Plus Belle la Vie et vu que je comprends rien quand je tombe dessus, ça m’encourage pas… Puis je m’en fiche un peu en fait. Mais en ces temps de climat nauséabond où le racisme et l’homophobie s’assument sans complexe, voir un peu de mixité et d’homosexualité sans avoir l’impression que c’est juste pour un « alibi minorités visibles et tolérance », c’est déjà pas si mal

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Premier entretien, premiers espoirs

Suite donc à la lettre d’avertissement qui m’a rendue intime avec le lexomil, je décide de me bouger les fesses pour trouver un emploi ailleurs, il est hors de question que je devienne une loque dépressive. Donc je me décide à guetter ce qu’il se passe sur le marché et j’ai un très bon outil à ma disposition :Twitter.

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En effet, en tant que community manager, je suis censée connaitre et utiliser les réseaux sociaux dont Twitter fait partie. Un jour, je vois passer un twitt de Gregory Pouy parlant d’un poste de community manager à pourvoir rapidement. Je lui envoie un DM puis mon cv et il le transfère à la personne adéquate avec en PS « cette fille est top ». Au secours, je défaille ! Pour ceux qui ne sont pas de mon milieu, Greg Pouy, c’est un peu Dieu et Dieu a dit que j’étais top. Mes chevilles ont mis trois jours à s’en remettre. J’attends donc quelques nouvelles. A ce moment là, je vais déjeuner avec la team TGGP à savoir Ioulia (qui avait déjà quitté la société), Simon (en recherche d’opportunité) et Philippe. Après avoir discuté de mon état médicamenteux qui désespérait Philippe qui ne m’avait jamais vu comme ça (il faut savoir que dès que je vais mal, ma voix part dans les suraigus), j’explique que j’ai peut-être un truc. Et là, révélation : Simon est aussi sur le coup ! Il a passé l’entretien le matin même et il me conseille de rappeler l’agence pour voir ce qu’il se passe. Après quelques coups de fil, c’est bon, j’ai l’entretien (hiiiii)

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Jour J, je ressens à nouveau le stress de la femme adultère que j’avais décrit lors de ma première démission. Sous mon pull informe, un magnifique top délicatement clouté bleu klein (les clous étaient à la mode cet hiver) et dans mon sac de sport une veste toute neuve. Le plus dur est d’arriver à sortir à l’heure soit 18h45, avant 19h, un véritable crime ! Technique : sortir en courant en criant au revoir à tout le monde en serrant les fesses car la spécialité du big boss était de jaillir de son bureau en te criant après pour te parler d’un truc. Oui, il a eu toute la journée pour le faire mais c’est plus drôle de le faire quand tu t’en vas. Donc je me lève, je pars d’un pas assuré, j’ai le coeur qui bat à tout rompre, je transpire, j’ai peur… J’ai réussi ! Je cavale les escaliers, je sors de l’immeuble, je m’éloigne le plus vite possible. Gagné, j’ai réussi à partir !

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Arrivons maintenant à l’entretien, je trouve le bâtiment sans encombre, j’ai même eu le temps de me planquer dans une ruelle pour virer mon pull et mettre ma veste et c’est parti pour ce qui sera sans doute le plus long entretien de ma vie : 1h30.Face à moi le PDG et le directeur du pôle marketing. Je vous la fais courte, nous retiendrons un « vous changez souvent de poste, non ? », l’excuse magique pour expliquer pourquoi on veut quitter sa boîte : difficultés financières (à l’époque, c’était faux… Je me demande si je leur ai pas un peu porté la poisse). Puis discuter des réseaux sociaux, forces et faiblesses, tester ma connaissance des blogs y compris dans les milieux financiers et du bâtiment. Bref, je sors de là lessivée mais heureuse parce que j’ai réussi et je le sais. Bien sûr, il y a un énorme point noir : ils ont besoin de quelqu’un rapidement, j’ai normalement trois mois de préavis que je pense faire baisser à 2 mais moins, ça me paraît compliqué. A voir.

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Le lendemain, mail me demandant de rédiger un article sur un documentaire dont ils doivent assurer la promotion. Ok. J’écris, je publie puis avec Simon, on guette les publications pour avoir idée de qui est dans la course. On commence un peu à flipper en voyant la liste s’allonger mais on se raisonne : de toute façon, on n’a plus qu’à attendre. N’ayant pas reçu de réponse suite à mon article, je renvoie un mail pour savoir s’ils l’ont bien reçu. Je reçois une réponse dès le lendemain : « désolée, tu as perdu, nous avons pris une candidate immédiatement dispo mais tu étais top et si tu veux, tu peux venir à la soirée qu’on organise dans deux jours ». Je contacte Simon : la même. Bon, rendons-nous donc à la fameuse soirée, on fait un coucou puis on va manger avec Ioulia. Nous croisons l’heureuse candidate que je connaissais déjà (je connaissais de fait 3 candidats), le big boss de la boîte nous salue chaleureusement et
présente Simon, la fille et moi à un de ses collaborateurs : « tu vois, là, c’est notre trio de finalistes! ».

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Conclusion : je vaux quelque chose. Après toutes les vexations des derniers jours, (re)découvrir que je vaux quelque chose fait un bien fou et me booste à mort même si j’entrevois ce qui va poser problème dans pas mal de cas : le préavis. Comme dit ma soeur, s’ils veulent quelqu’un d’expérience, faut pas qu’ils s’attendent à ce qu’on soit là dix jours après mais bon… En tout cas, cette première candidature m’a fait un bien fou et m’a remise sur les rails. Mais surtout le big boss a envoyé nos CV à un autre employeur qui cherchait un CM. Et cet employeur, c’est carrément pas n’importe qui. A suivre !

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La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

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– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

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La liste de la marmotte hyperactive

(à ne pas confondre avec la marmotte neurasthénique qui traîne sur un blog voisin et adoré)

– Jeudi soir, Vicky et Nina en soirée VIP on se la pète sur la terrasse du printemps. Soirée organisée par Sony et Kenzo avec que des gens prout-prout. La soirée commence à 18h30. On arrive royalement une heure plus tard, on se trouve une copine dans les escalators et quand on arrive en haut : plus de champagne ! Open Bar nous a tuer. En plus, il en restait partout des coupes à moitié pleines… Du coup, on a pris des photos de la Tour Eiffel, on a fait du karaoké sur Britney, même pas peur. Et en plus, cherry on the cake (oui, j’intègre de l’anglais dans mes phrases, genre je suis bilingue), j’ai gagné un walkman video Sony Ericsson qui déchire sa mère.

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– Aller en réunion chez notre principal client à Trifouille-les-Oies, c’est chiant… sauf quand je me fais balader en scooter par les collègues, j’adore ! D’ailleurs, je
sens que quand j’aurais emménagé sur Paris, va falloir que je m’achète un petit Vespa. Si j’arrive à surmonter la trouille de conduire un deux roues sur Paris (non parce que quand je conduis pas, 
je m’en fous).

– J’aime pas être stressée au boulot parce que je suis tout au bout de la chaîne et que j’hérite d’une station de chat totalement buguée. Que même je suis obligée d’aller pleurer auprès de Yohann et Florent pour qu’ils m’aident alors que c’est pas trop leur fonction, normalement.

– Plus je suis claquée, plus je sors. En gros, je vous la fais courte : lundi, apéro-resto avec Future coloc, mardi, Gabriel, mercredi, verre avec des gens du forum, Vicky, Summer et Enzo puis fin de soirée avec un gars qu’on appellera Nabil. Jeudi, apéro sur le toit du Printemps, vendredi, soirée fi-fille chez
Vicky. En gros, la soirée la plus calme fut celle de jeudi où je suis royalement rentrée à 22h30.

– Ce week-end, je dois aller nourrir le chat de ma sœur. Je l’aurais bien prise chez moi, la bê-bête mais deux chattes dans 27 m² et qui passent leur temps à se peigner parce qu’elles s’entendent pas… Euh… non.

– Cette semaine, nouvel épisode Nina vs la RATP/SNCF. Oui, encore. Jeudi, je me lève la tête dans le pâté au vu de l’alcool ingéré et des quelques folies de mon corps perpétrées. J’arrive à la gare et je le sens mal : le train de 9h30 est retardé… Il est 9h45, presque. A l’arrivée, j’arrive à avoir un train à 10h (normalement, y a un train par quart d’heure donc 2 qui ont sauté) donc suis de mauvaise humeur. Je monte dans le métro et arrivé à une station « ce train ne prend plus de voyageurs, vous êtes prié de descendre et de prendre le
prochain ». Un jour, je comprendrai pourquoi les galères de transports se cumulent toujours.

– Vendredi, j’avais une douleur un peu bizarre au nez. C’est à dire que tout à coup, ça commençait à me faire un peu mal et mes yeux se mettaient à pleurer. Je suis arrivée au boulot en reniflant, les yeux explosés. Toi aussi, passe pour la dépressive de service (alors que non, tout va bien).

– Ce serait cool que certains comprennent que non, je les lis plus donc pas la peine de me faire passer des messages par personnes interposées, je comprends rien, du coup.

– On peut être politique et vraiment con comme ses pieds. Exemple, M. Devedjian qui traite une ancienne députée PS de salope… devant caméra. Trop fort Patrick !

– J’ai un super nouveau pote au boulot : un modérateur qui bosse en République Tchèque, on se refile les pseudos des relous et on commente l’actualité française. Il aime pas Devedjian, d’ailleurs. Et en plus, comme on est pote de bannissement (on veut bannir tout le monde), il m’a filé une vidéo rigolote. Ils ne sont pas de droite les modérateurs de la République Tchèque !

 

– J’ai pris une grande résolution (ouais encore une, gna gna). Maintenant, le matin, je me lève plus tôt pour profiter un peu. En fait, vendredi, ma sœur devait passer entre 8h30 et 9h et comme j’avais pas forcément envie de l’accueillir en petite tenue (oui, voire même carrément en tenue d’Eve), je me suis levée tôt. Mais ma sœur étant à la bourre, j’en ai profité pour me boire un petit café, étendre mon linge… et suis partie au boulot de bonne humeur. Prenons des bonnes habitudes de vie, me lever tôt, ça me permettra de siroter un café tranquille en feuilletant un magazine.

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L’importance de la lose en période de crise

Moi, la lose, c’est un peu mon sujet favori, même que je mets deux o au lieu de un pour bien accentuer le truc. Bon, peu importe, cet article ne traitera pas d’orthographe anglais
mais bien de la loooooooooooose, ces petites choses bêtes et méchantes qui nous arrivent.


La lose, c’est ma vie. Genre samedi, je fais une machine, tout se passe bien. A priori. J’ouvre le hublot et sloush, un tsunami. Au bout de trente seconde, je me dis que mettre un seau sous ce
flot peut être une bonne idée. Blonde un jour, blonde toujours. Bref, je récupère le flux restant, je serpille, je pleure sur MSN avec Vicky à base de « put[biiiiip] de bord[biiiiiiip] de machine
de merde [biiiiiiiiip] ». Oups, j’ai raté mon bip. Bref, je râle un bon coup et j’oublie parce que bon, je suis attendue à Sephora par la demoiselle sus-nommée pour un « comme c’est trop joli ce
maquillage ! ».

La même scène mettons deux ou trois mois plus tôt. Quand j’étais au chômage, quoi. Que ce serait-il passé ? Peut-être que je me serais assise devant ma cascade improvisée et je me serais mise à pleurer. Parce que trop c’est trop et que si la machine elle-même me fait remarquer que ma vie de chômeuse est pourrie, je vais pas tenir.

Il y a quelques années, je lisais le livre « Pourquoi ? » de Philippe Vandel qui recense des questions marrantes. Parmi elles : « pourquoi quand on cherche un annuaire à la Poste, celui qu’on voulait est toujours le dernier ? ». Bon question désuète, certes mais la réponse que je vais vous donner dans quelques instants marche aussi pour : « pourquoi le pantalon de mes rêves n’est plus disponible qu’en 32 et 44 ? », « pourquoi je me prends tous les feux rouges », « pourquoi c’est toujours quand on est en retard que notre train l’est aussi ? ». En fait, la question est mauvaise. Par exemple, si je suis en retard et que mon train n’arrive pas, ce qui va me faire arriver encore plus à la bourre, je vais m’énerver, trépigner, injurier mentalement la SNCF et tous ses travailleurs qui sont pas foutus de faire arriver les trains à l’heure… Donc ça va me rester en mémoire. Si, quand je suis à la bourre, le train est à l’heure, je ne noterai pas cette information. En gros, quand tout se passe bien, on fait pas gaffe, quand ça génère une contrariété, on le retient et on râle.

La lose, c’est un peu pareil. Quand tout va bien ou à peu près dans ma vie, que les oiseaux cuicui, les papillons frout frout et tout ça, les petites contrariétés glissent sur moi. Ahah, qu’elle est taquine ma machine à se transformer en fontaine. Ohoh, mon train est en retard, c’est deux minutes de rab pour lire. Hihi, la plate forme de blog pour ado marche plus, je vais en profiter pour fumer une clope (oui, je sais, c’est mal, tout ça). Mais si je suis de mauvais poil et en mauvaise période, ma machine, je l’explose à coup de pied (enfin, c’est plutôt mon pied que j’explose), j’ai envie de casser la figure du conducteur de train et putain bordel de merde de plateforme qui marche jamais. Et donc, toutes ces immeeeeeeeeeenses contrariétés accumulées, arrive le moment où je chiale. Parce qu’en plus, il y a un effet d’accumulation. On rumine, on rumine, on intériorise ce qui va pas et soudain, ça pète sans qu’on sache pourquoi. J’en parlais par exemple à Anne à mon retour en province pour mon anniversaire, elle m’expliquait qu’elle, un jour, elle s’était mise à pleurer parce qu’elle n’arrivait pas à se coiffer correctement. Le problème n’était pas tant la coiffure mais c’était la goutte d’eau en trop.

Bien sûr, tous ces problèmes sont insignifiants me direz vous. Vous avez raison. J’ai la santé, je suis jeune, belle (les fleurs sont pas chères), beaucoup de gens aimeraient être à ma place. Bien sûr qu’il faut savoir relativiser son « malheur » quand on voit qu’à côté, une personne a tel ou tel problème. Sauf qu’il faut aussi savoir lâcher les vannes. Y a pire ailleurs, y a toujours pire ailleurs mais merde, des fois, ces petites contrariétés nous pèsent, reconnaissons-le. Oui, ça m’a fait chier que ma machine crache toute cette eau et je suis allée m’en plaindre à Vicky. Une fois ma litanie injurieuse terminée, ça allait mieux. Pas de quoi en chier une pendule à treize coups mais bon, ça va mieux en le disant.

Bref, tout ça pour dire que, oui, la lose, c’est chiant et si on a envie de râler, de gémir un peu, de pousser un bon « meeeeeeeeeeeerde » bruyant et rageur, faisons le sans honte aucune. Et si on se met à pleurer pour une broutille, ce n’est pas qu’on est folle ou dépressive, c’est normaaaaaaaaaaal. Et d’ailleurs, si vous voulez vider votre sac, j’ai trouvé un site rigolo qui, je sens, va beaucoup me servir les prochains jours, mes amis slaves me causant pas mal d’énervement en ce moment.

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La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

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The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!
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Dans le métro

Aujourd’hui, je rédige un petit article typiquement parisien mais qui peut s’adapter à plusieurs grandes villes. Parce qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire dans le léger, je vais vous parler du métro (et RER). Prenez votre ticket (ouais, c’est pas beau la gruge) et asseyez-vous sur un strapontin et on y va.
 
Bon, le métro, j’ai pas découvert à Paris, on en a un à Toulouse, un métro super moderne avec portes automatiques et sans chauffeur. Et on avait aussi nos heures de pointes, si, si ! Je me souviens, quand je sortais de cours à 18h, je devais partir vers la banlieue pour descendre à la station suivante et repartir vers le centre ville pour squizzer le monde à la station du Mirail. A la fin, je devais même partir deux stations plus loin vu qu’on était nombreux à appliquer la même combine.
 
Mais le métro parisien, c’est une autre dimension. 14 lignes plus 5 lignes RER, je ne sais combien de stations, c’est quand même quelque chose. Certaines stations sont purement dantesques. Par exemple Châtelet ou Auber, vous descendez d’un côté, vous prenez des tapis roulants, des escalators, des ascenseurs pour aller d’une ligne à l’autre. Montparnasse aussi, c’est pas mal avec le tapis « ultra rapide » avec une voix qui dit : « gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat » parce que si vous levez les pieds au moment où vous passez du tapis à bille (hyper casse gueule, soit dit en passant) au tapis roulant, ben paf ! vous tombez. Outre le ridicule de la situation, je vous le conseille pas, un coccyx, c’est fragile. Et puis un bleu aux fesses, c’est délicat et douloureux, pas top de passer sa vie assise sur une fesse car l’autre est hors service.
 
Mais surtout le métro parisien, c’est une aventure olfactive de tous les jours. Ca pue. Selon les stations où vous vous arrêtez, vous êtes agressé par une forte odeur de viennoiserie industrielle et bien lourde, à éviter en cas de nausée. D’ailleurs, le jour où je suis enceinte, je prendrai plus le métro parce que ce genre d’odeurs, ça vous fait rendre une femme qui va enfanter ! Et encore, ces odeurs sont les plus sympathiques ! Parce qu’un peu plus loin, vous avez droit à la forte odeur d’œufs pourris venant des égoûts voisins ou pire, l’odeur chaude et piquante de l’urine. Alors, ça, c’est un truc que je ne comprends pas ! Comment peut-on se laisser aller dans les couloirs du métro, c’est vraiment dégueulasse ! On n’est pas des chiens, que je sache ! C’est pas comme si y avait pas des sanisettes partout en ville ! Enfin, vous passez dans toute cette forêt d’odeurs pour le moins agressives, un vrai bonheur !
 
Maintenant, prenons une Nina, un poil étourdie et pas vraiment douée du sens de l’orientation, et mettons là dans les dédales du métro parisien. Ca nous fait plein d’anecdotes. Par exemple, hier soir, je suis sortie au théâtre, j’avais rendez-vous avec Sab à Bastille. Inspirée, je décide de quitter le RER A à Auber plutôt qu’à Châtelet et prendre la ligne 8 pour gagner du temps. Je sors donc du RER et suis les indications « ligne 8 », je prends un tapis roulant et là, je me retrouve face à deux escalators, l’un en direction de Créteil, l’autre Balard et aucun panneau pour me dire quelle direction je dois prendre donc au hasard, je prends Balard. En montant les escaliers, je me représente le plan. Ah bien y réfléchir, Créteil est à droite du plan, Bastille aussi, par rapport à Auber/Opéra, je prends pas la bonne direction, je suis sûre ! (droite = est mais bon, je suis pas géographe, moi). Le métro arrive, je monte dedans et regarde le plan : ouais, je suis pas dans le bon sens ! Bon, je ressors aussi sec, je décide d’aller de l’autre côté mais les panneaux m’indiquent pas l’autre ligne 8 (oui, je suis pas censée la rejoindre à partir de ce quai-là !) donc je dois ressortir de la station et re-rentrer. Bravo le gain de temps !
 
Un autre jour, je déjeunais dans le sentier avec une collègue de l’asso. En repartant, j’étais perdue dans mes pensées, occupée à dresser la liste de tout ce que je devais faire (bonjour le truc) et donc, je fais pas gaffe, je le prends dans le mauvais sens. Donc je descends à la station suivante, Réaumur-Sébastopol, et décide de rejoindre Les Halles en prenant la ligne 4. Mais y avait pas les panneaux indiquant la liste des stations donc je choisis une direction au hasard et évidemment, je prends pas la bonne. Du coup, je suis descendue à la station suivante pour prendre la ligne 9 et rejoindre St-Lazare. Oui, j’ai un art certain pour perdre du temps. Par contre, une fois, j’ai été trop forte : en suivant la direction que je pensais la bonne, je me suis plantée et me suis retrouvée dans l’autre sens… Et finalement, je me suis rendue compte que j’ai bien fait de me planter puisque j’avais choisi la mauvaise direction. Oui, je sais, des fois, faut que je descende de ma planète.
 
Sinon, le métro est un haut lieu culturel où se produisent des artistes au talent… particulier. Quand je bossais en CDD, je devais prendre le RER pour aller dans la ville sur laquelle je travaillais. Systématiquement, à une station, montait tout un tas d’artistes, accordéonistes ou chanteuses avec ampli qui avaient toutes la même voix (mais je ne dirai pas qu’elles font du playback), des trucs cauchemardesques, j’entendais même plus mon lecteur mp3 ! Le pire c’est un jour, j’attendais le RER dans ladite ville pour retourner bosser, j’étais au téléphone avec Gauthier. La rame arrive, je m’avance vers une porte et je vois un accordéoniste ! Donc je cours dans la voiture suivante… et tombe sur la chanteuse à ampli. Et meeeeeeeeeeeeerde !
 
Enfin, le métro est un haut lieu de drague. J’en ai subi pas mal, comme la plupart des filles. Des mecs qui me matent fixement, ce qui me met extrêmement mal à l’aise, de ceux qui me parlent de mon lapin en peluche accroché à mon sac. Le pire ? La main au cul. Classique aussi mais très désagréable. Maintenant, j’ai la solution : le bouquin et le strapontin. Dès que je peux, je m’assois et me plonge dans la lecture de tout et n’importe quoi comme ça, je fais abstraction de tout, une vraie petite bulle de détente ! Et franchement, je crois que c’est la seule façon de pas virer dépressive !
 
Alors, lecteur, si tu croise une petit châtain qui lit dans le métro et même continue sa lecture en sortant de la rame parce qu’elle a pas fini son paragraphe, avec un lapin en peluche sur son sac et qui ne regarde pas du tout où elle va (sans doute dans la mauvaise direction), y a de fortes chances que ce soit moi !
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