La dystopie version glamour ?

J’ai un problème d’addiction… aux livres. Aller dans une librairie est toujours un grave danger pour mes finances, je ne me contrôle pas, je dépense, dépense, dépense. Et je furète, beaucoup. Le week-end dernier, je erre donc dans les rayons d’un Cultura et je découvre un rayon dystopie. Extatique, je m’y précipite et que vois-je ? Ils ont confondu avec les Harlequin ou quoi ? Non, bienvenue dans la dystopie version glamour.

dystopie version glamour

Réflexe n°1 : non mais vous êtes sérieux ? La dystopie, c’est un sujet grave, politique, l’auteur dénonce les dérives de notre monde actuel en grossissant les traits les plus préoccupants pour en faire les règles générales d’un monde où il ne fait plus bon vivre. C’est 1984, c’est Farenheit 451, c’est Le meilleur des mondes, c’est Barjavel, Metropolis ou Terminator ou Mad Max. C’est censé délivrer un avertissement, nous faire réfléchir… Pas faire soupirer les jeunes adolescentes en fleur le soir dans leur lit.

adolescente amoureuse

Mais j’ai un peu poussé la réflexion. Je n’ai pas vu Hunger Games et j’ai juste vu les deux premiers épisodes de Divergente, dystopie que je trouve assez navrante dans son traitement alors que je trouvais le principe de départ de leur société très intéressant mais je n’ai pas lu les bouquins donc bon… Je ne les ai pas tous vus, donc, mais je sais néanmoins une chose : les deux héroïnes sont ultra badass. Elles sont puissantes, sans peur, elles se battent et provoquent une révolution. Alors oui, ok, elles tombent amoureuses maiiiiiiiiiiis elles ne deviennent plus dès lors le simple love interest du héros principal, elle garde leur force et leur indépendance. Et je pourrais même rajouter que dans Divergente, on est clairement dans un univers de femme puisque le leader de ce monde là est clairement une leadeuse en la personne de Kate Winslet.

Kate Winslet dans Divergente

Et du coup, je nuance mon jugement. Parce que ouais, ces couvertures me font mal aux yeux et je ne parviens pas à y projeter quoi que ce soit de dystopique mais si ça peut apprendre aux jeunes filles à pas se laisser faire et se battre pour leurs idéaux plutôt que de s’aplatir devant un pervers narcissique qui prend un plaisir pervers à les piétiner “mais c’est pas sa faute, il a eu une enfance difficile” (oui ok mais rappel : t’es pas sa psy. Barre-toi de là). Si on peut les soustraire du traditionnel “rabaisse-toi parce que l’amour fait souffrir”, je ne peux finalement qu’applaudir la démarche.

Katniss dans Hunger Games

Et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de l’un d’entre eux (mais j’ai pas choisi lequel). Je prends toutes les suggestions.

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La fête, le corps des femmes et les frotteurs

Un dimanche soir de match de foot, programme : pizza poivron chorizo maison (très bonne si vous voulez savoir) et glande à la maison. Parce que je n’aime pas la foule : j’ai déjà stressé un max à Budapest lors de leur qualification à l’Euro avec les bouteilles de bière qui volent mais malheureusement, ce n’est pas le seul danger… Les frotteurs rôdent.

les frotteurs dans le métro

Mais pourquoi ils ont pris un homme Noir pour cette photo ??

La foule est effectivement toujours un grand moment de doute : ce frôlement sur mes fesses, là, c’est un accident ou un fait exprès ? Eviter les contacts est devenu un réflexe surtout que je ne suis pas vraiment aidée par mes attributs féminins proéminents : un peu de monde, des tas de coudes direct dans les seins. Bref, on est toujours potentiellement la proie de gestes déplacés, de tripotages “mais non, je tripote pas, c’est qu’il y a du monde mais c’est pas ma faute”. En cherchant dans les bas fonds du web, vous pouvez même trouver une communauté de “frotteurs”, des mecs qui s’excitent en se frottant aux femmes dans les transports. Charmant n’est-ce pas ? Alors quand une fête se profile, les frotteurs se préparent.

métro foule

J’exagère ? Et bien…

frotteurs-twitter

Voilà. Et on en revient toujours au même problème : la rue est toujours une menace pour la femme. En 2016. Et non, je suis désolée mais l’alcool et la fête n’est une excuse pour rien. Hier, toujours, en traînassant sur Facebook, j’ai vu la discussion lancée par une de mes amies sur les soirées dans les bars de l’Euro et c’est la fête du slip : les mecs se jettent au cou des femmes pour les peloter et embrasser… Femmes qu’ils ne connaissent pas. Mais allez, vas-y, c’est la fête, on est contents, ce n’est qu’un bisou. Heu… non. Mes lèvres, tout comme le reste de mon corps, a tout à fait le droit d’assister à un événement public sans qu’un homme décide d’y toucher pour exprimer sa joie. T’es content ? Ben va faire le tour du quartier en courant, tu vas voir, c’est fun !

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Parce que oui, la fête est toujours quelque chose de menaçant pour les femmes. D’abord parce que l’alcool. Je lisais l’autre jour un très bon article de Scaachi Koul, une Canadienne expliquant qu’elle ne pouvait pas aller au bar sans être guetté par les hommes qui surveillait son taux d’alcoolémie pour l’attaquer quand elle est le plus vulnérable. Et bordel, je ne connais pas une femme qui ne regrette pas légèrement un roulage de pelles ou une coucherie en se disant qu’elle aurait peut-être pas dû autant picoler et céder au monsieur. Ah et si vous n’allez pas lire l’article de Scaachi (ce qui serait dommage), elle donne un petit tip : si l’homme vous propose un verre, demandez-lui de vous payer quelque chose à manger plutôt, pour voir. En gros : veux-tu me payer quelque chose pour m’être agréable ou veux-tu me saouler encore plus ? Bref, filles un peu vulnérabilisées par l’alcool, mecs qui ne se rendent pas compte qu’ils outrepassent les limites (ou prétendent ne pas se rendre compte à cause de l’alcool), déjà, ça ne finit pas toujours bien. Le pire avec l’alcool ? Un mec bourré qui tripote, on va lui accorder des circonstances atténuantes : il est saoul, il se rend pas compte… alors qu’une femme saoule qui se fait emmerder, on lui dira que c’est quand même un peu sa faute, elle n’avait qu’à pas boire aussi

fillesaoule

Et puis y a la foule, la masse. On croit qu’il ne peut rien se passer avec tous ces gens autour mais c’est précisément l’inverse: service de sécurité débordé, difficile de voir qui fait quoi, de façon consciente ou non.

Revellers celebrate the start of the San Fermin festival in Pamplona July 6, 2013. The beginning of the festival, known as the Chupinazo, was postponed for 20 minutes while authorities removed a Basque flag hanging in front of the town hall. The annual San Fermin festival, famous for the running of the bulls event, started on Saturday and runs until July 14.    REUTERS/Eloy Alonso (SPAIN - Tags: SOCIETY)

La foule est hélas un danger pour les femmes. En France, en Allemagne, partout, parce que certains pensent que la fête est une excellente occasion de serrer les meufs… dans tous les sens du terme. Alors que non : l’euphorie ne nous donne pas forcément envie de coucher avec vous, l’euphorie ne vous donne certainement pas le droit de nous toucher pour “fêter ça”. Au pire, tapons nous dans les mains, c’est bien, ça, se taper dans les mains. J’aimerais tellement que mes amies puissent aller dans les bars et les fanzones sans être en danger en aucune façon, sans risquer de tomber sur un frotteur ou un manipulateur qui va espérer que la fête va accroître leurs chances de coucher. Laissez-nous kiffer la vibe…  à distance raisonnable. Et ne croyez pas que les frotteurs ne sont que des personnes issues de minorités, des migrants sans éducation, des terroristes qui en veulent à la liberté de la femme. De mon expérience perso, les frotteurs sont de toutes origines, géographiques ou sociales. Tristement universel.

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Caressée par un requin

La peur est une chose un peu étrange : elle vous rend visite à l’improviste mais peut aussi vous poser un lapin. Voici donc l’histoire de ma plongée de nuit avec les requins (brrrr).

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En général, quand tu vas aux Maldives, on te promet « du gros ». Ayant réussi l’exploit de ne jamais croiser de requin en plongée (enfin, si, un de loin en Égypte), je restais circonspecte : sur les brochures, on te met toujours des requins baleine et des raies manta ou des tortues mais à l’arrivée… Premier jour de plongée aux Maldives, 2 plongées requin. Pardon 2 Putains de plongées requin (dans le sens « waouuuuuh »). Pourtant la 1ère partait mal, mes oreilles passaient pas. Mais une fois crochetée en bas, c’est le spectacle : des requins corail, des requins gris, du thon, des poisson perroquets, ça défile devant toi comme les Parisiens quand t’es enterrassé en été. Peur ? Bah non, ils s’approchent pas ! Mais le soir allait être une autre paire de manche…

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Le soir, c’était donc the plongée requin. Une plongée facile : on descend, on s’accroche avec nos crochets et on assiste au spectacle. Là, des dizaines de requins nourrices passent dans tous les sens pour manger. Accrochée à mon rocher, je suis hallucinée. C’est si surréaliste ! Un requin passe à côté de moi, caresse ma peau et part vivre sa vie. Et j’ai même pas eu peur. Même quand je me suis couchée (par maladresse) sur l’un d’entre eux qui mangeait sous le rocher auquel j’étais accrochée. Zen la Nina. Même quand une raie est venue me voler pas loin. Une de mes collègues de plongée (plus expérimentée que moi, j’étais la newbie de la semaine) m’a dit avoir crié au début tellement elle flippait. Alors que moi, j’ai juste eu un peu d’appréhension quand, avant de sauter, on a vu passer des dizaines de requins dans l’eau. Heu… Oui, ok, ils sont pas méchants les requins nourrices mais je suis pas sûre que ça les amuse de prendre sur la tronche une flopée de plongeurs. On peut les comprendre.

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Mais une fois sous l’eau, c’est si incroyable qu’on ne pense pas au danger. Danger certes relatif mais on parle d’animaux sauvages, on ne sait jamais… Ils te frôlent, caressent, bousculent mais tout se passe comme dans un rêve. Et même pas t’as peur. Heureusement car la semaine nous a réservé des plongées bien difficiles, je vous raconte ça très vite ! (Demain à priori)

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Hop, pour vous donner une idée de l’ambiance, une petite vidéo !

Et tiens, la vidéo du défilé de requins de l’après-midi

PS : je suis nulle en photo sous marine et en retouches, désolée pour la piètre qualité des images (prises par moi, y compris celle qui a l’air faite en image de synthèse)

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J’te lèche ta chatte

Dans la vie, on a tous nos petites malédictions. Si des fées se sont penchées sur mon berceau, la vilaine carabosse m’a fait un bien étrange cadeau, outre ma grande distraction : la langue maudite.



La langue maudite est un phénomène étrange qui me pousse à dire assez forts des termes sexuels au moment où je vais me payer une affiche. J’avais raconté dans le temps l’affaire anulingus (ça va faire plaisir à mon petit troll chéri) : au resto avec Emma et Gauthier, on parlait de l’épisode de Sex and the city sur le sujet et au moment où je dis « anulingus » de façon forte et distincte, un silence se fait et tout le monde m’a entendue. Un malheur n’arrivant jamais seul, deux ans plus tard, je raconte l’histoire à Gabriel et pile au moment où je dis « anulingus », je vois apparaître sous mes yeux ébahis la main de la serveuse me tendant mon dessert. Mais pourquoi ce mot jaillit-il toujours de ma bouche au mauvais moment ? Non parce qu’autant ça a fait marrer Gabriel, autant la dame qui nous servait, je suis moins sûre.


Alors en mon âme et conscience, j’avais décidé de ne plus dire anulingus en public. Sauf qu’en fait, la langue maudite marche sur d’autres mots. Mise en situation : mercredi soir, je vais prendre un verre au Brebant avec Perséphone. C’est marrant comme je me retrouve souvent au Brebant, malgré moi vu que ce n’est pas une volonté de ma part (mais j’ai rien contre non plus). A noter que je rencontrais la demoiselle pour la première fois. On s’attable, on commande, on boit et on papote. Je lui raconte ma folle histoire passionnante de plombiers pour ma machine à laver et là, elle me dit « non mais tu vas pas être toute seule chez toi quand il viendra ? ». Heu… Pourquoi, tu crois que c’est potentiellement dangereux ? Non parce que j’ai beau avoir vécu des histoires qui sont pas toujours sympa sympa du genre la bagarre dans le métro, donc, le mec qui me touche les fesses dans le train, le psychopathe qui m’a menacée de mort ici même et le fameux voyeur de la fenêtre. Donc je  rappelle les faits : avant, j’habitais au rez de chaussée côté rue et un soir, je me baladais à poil chez moi avec les volets à peine entrouverts pour laisser passer un filet d’air, fenêtre ouverte. Je me couche et là, j’entends des espèces de sifflements dans la rue donc je commence à pas me sentir super à l’aise, je remonte les draps jusqu’au menton, j’éteins la lumière et là, j’entends « j’te lèche ta chatte ».



Donc, EVIDEMMENT, pile au moment où je prononce « je te lèche ta chatte », avec force de gestes car je parle avec les mains (je suis une fille du sud), le serveur passait à côté de notre table. Oh la tête ! Le mec s’est figé et m’a regardée ne sachant trop comment réagir avant de me voir piquer un fard. Mais pourquoi, POURQUOI ça m’arrive systématiquement ? Alors qu’en plus, on ne parlait pas de sexe, finalement, je ne faisais pas de propositions salaces à la jeune demoiselle. Surtout que les propositions salaces, je les fais
à voix basse.  Mais bon, voilà : langue maudite.





Du coup, je vais définitivement arrêter de parler sexe ou n’importe quoi approchant au bar. Et boire aussi parce qu’une goutte d’alcool et je m’anime comme un sapin de noël surchargé de guirlandes lumineuses.


Un jour, j’apprendrai la discrétion.

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Gomorra, de Matteo Garrone

Par Bobby

Gomorra, c’est un film italien comme on aimerait en voir plus souvent. A travers six personnages, six destins, on entre dans les réseaux de l’enfer de la Camorra, la mafia qui sévit à Naples et s’étend dans toute l’Italie du Sud. Une mafia toute puissante, sur laquelle l’Etat n’a pas d’emprise. C’est elle qui dirige et tire les ficelles : trafic de drogue, textile, recyclage des déchets, banques, guerilla… Tout y passe.

Le film traite ce sujet avec un réalisme choc. Les personnages sont empêtrés dans un système inextricable, où le danger menace à chaque instant, où la mort s’abat sans prévenir sur les individus, où le sang coule parfois à flot sous les yeux des voisins ou des proches.

Un jeune garçon rejoint les rangs d’une armée souterraine, manipulé par tous, deux adolescents font bande à part, armés jusqu’aux dents et immatures à souhait, un jeune homme découvre l’horreur du recyclage et les ravages sur l’envirronement, un homme cherche à s’en sortir dans l’industrie textile en venant en aide à des chinois en secret, et un vieil homme distribue de l’argent aux membres d’une des deux « tribus » adverses, risquant sa peau un peu plus chaque jour.

Je ne vous le cacherai pas, ça finit mal pour chacun d’eux, à des degrés très différents. Chacun se retrouve face à un dilemme impossible à surmonter, que seule la violence peut résoudre, brutale et tragique.

J’ai trouvé, personnellement, qu’un film de ce genre, qui reste une fiction même s’il a une portée quasi documentaire, a bien plus d’impact que les fades docu-fictions dont on nous bassine à la télé. Ce sont tous des personnages, certes, mais des personnages vivants, palpables. Ils nous immergent dans un monde sous tension, et dénoncent une horreur de notre monde, terriblement meurtrière au quotidien, et pas si loin de chez nous.

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La Guadeloupe, ça vous gagne!

Par Lucie
Vendredi :

La journée débute à 8h30 avec l’état des lieux qui dura 2h… le propriétaire est plus que contentieux et perfectionniste !

Je pars en courant à l’agence de l’eau, j’arrive à 11h et il ferme à 11h30, je suis soulagée mais pas pour longtemps puisqu’il me faut des photocopies de divers papiers. Je gère à fond, je repars en courant vers le cyber café…je rappelle qu’il fait très chaud et humide !! Je suis déjà une flaque géante ! Le mec du cyber café est très sympa et il commence à faire la causette ouais mais là c’est pas le moment !

Mes photocopies en main je me redirige vers l’agence de l’eau et c’est enfin bon.

Maintenant opération EDF, toujours en courant puisque c’est à l’opposé ! J’ai déjà tous les papiers donc ça va relativement vite !

Il me reste encore à faire le magasin de meubles qui ferme à 13h et il est déjà 12h, tout va bien se passer VIVEMENT QUE CETTE JOURNEE SOIT FINIE !!

Je dévalise à la vitesse de l’éclair le magasin (un lit, un canapé, un meuble pour la cuisine et un pour la salle de bain), la livraison est pour samedi matin.

Ensuite direction le magasin d’électroménager. Là aussi je dévalise le magasin… le patron est super sympa et il me fait livrer dans les 30 minutes qui suivent !

Un peu de répit, il est 14h, je suis exténuée et je meurs de faim !!

Mais je dois être à 15h30 au magasin d’électroménager pour acheter des assiettes, casseroles et tout ce qui pourrait m’être utile si je veux pouvoir me faire à manger la semaine prochaine !

Le patron est très gentil puisqu’il me livre mes affaires après avoir fermé le magasin et il me propose de m’amener à Saint-Louis pour ma montrer un peu l’île. Rendez-vous est pris pour 18h et il est déjà 17h30.

Il devait effectuer une livraison d’urgence chez des gens dans la campagne profonde de Saint-Louis. Des gens très accueillants qui m’ont montré comment on ouvrait une noix de coco avec une machette !! c’est quand même un peu dangereux et je n’essaierai jamais, je serai capable de me couper la jambe sans avoir érafler la noix de coco !!!!

Ensuite, le patron du magasin, qui a aussi une petite ferme, m’a fait goûter pleins de fruits (des caramboles et pleins d’autres que je ne sais pas orthographier ou dont je ne me souviens pas du nom) ! Il m’a trimbalée pendant 2h dans presque toute l’île en m’expliquant la géographie, l’histoire, les coutumes locales….C’était génial ! Il est vraiment très gentil ce monsieur. En plus, j’aurai peut-être son fils en cours à la rentrée !

 

Cette journée est à noter dans les annales, je n’avais jamais autant couru depuis les cours de gym au lycée !! Et oui, j’ai quand même fait 4 km en courant. Pour les mauvaises langues qui diraient que c’est pas grand-chose, je leur répondrais juste que je suis le prototype de l’anti-sport et qu’avec un taux d’humidité à plus de 70% et une température qui plafonne à 28-29°C c’est vraiment pas le pied et j’aimerai bien les y voir !!!

 

En rentrant, je me suis effondrée comme prévu sur mon lit !!! Et c’est parti pour 9h de dodo intensif !!! Ah, le repos du juste !

 
Samedi :

Ça y est, j’ai enfin un lit pour dormir et un canapé pour poser mes fesses !! Pour le reste, on verra dans 15 jours parce que là, la moumour a épuisé tous ses pouvoirs de wonder moumour !

J’ai le principal pour pouvoir aménager lundi.

 

Côté météo : il n’a pas plu depuis la nuit de jeudi, l’humidité commence donc à se faire moins sentir, ouf il était temps !

 

Bon, j’arrête là, le jacuzzi me réclame.

 
Mercredi : la plongée, c’est pas pour moi mais les coups de soleil OUI.
 

Ce matin le fils des proprio du gîte m’invite à faire de la plongée avec lui, sympa de la plongée. En plus, je veux justement m’y mettre. Nous voilà partis pour le club de plongée puisque pour moi c’est un baptême.

De 8h à 11h, baignades dans la mer des Caraïbes, c’est génial mais l’eau était un peu fraîche (27°C) !! non, ne m’égorgez pas tout de suite !!

 

Départ à 11h direction le site de plongée, une épave à 6-7 m.

Je mets le harnachement réglementaire et je me mets à l’eau.

Je commence à descende avec un moniteur et là l’horreur, à 2-3 m de profondeur mes oreilles sont prêtes à exploser et malgré toutes les techniques utilisées ça ne passe pas. Une chose à faire remonter. Je précise que j’ai eu mal aux oreilles pendant presque une heure par la suite !!

Bon, j’en discute avec le moniteur et il me demande si j’ai déjà eu mal aux oreilles.

Ah ben pour ça oui : dès que je monte en montagne, quand je plonge deux minutes dans une piscine de 2 m de profondeur, au décollage et à l’atterrissage de l’avion….

Donc là, il commence à m’expliquer que c’est pas gagné pour moi et que je ne pourrais jamais pratiquer la plongée en profondeur. Genre je serais une éternelle débutante.

Bon je ne me décourage pas et je vais retenter une plongée d’ici une semaine ou deux !

Sinon tant pis, je vais me rabattre sur la plongée en eau peu profonde, près de la barrière de corail. Rien qu’avec des palmes, un masque et un tuba, on se croirait dans un aquarium géant !!! ça me suffira pour ma contemplation de la faune et de la flore locales aquatiques !

 

Sinon en 40 minutes de bateau aller-retour pour aller sur le site de plongée, j’ai pris un méga coup de soleil sur le visage, le décolleté, les jambes enfin la moitié des jambes…et oui parce que pour plongée il faut une combinaison short…j’ai donc le haut des cuisses bien blanc et le bas bien rouge !!! C’est trop sexe !!!

Il ne me reste plus qu’à faire la bonne vieille technique de la protection solaire indice 50+ spécial enfants sur les parties rouges et le monoï sur les parties blanches…. C’est totalement pratique et ultra rapide !!!

J’interdis à quiconque de se moquer de moi !! Sinon ma vengeance sera terrible (parole de wonder moumour) !!

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Peur sur la ville

Sortir le soir sur Paris n’est pas dénué de « danger ». Jeudi, Anne est arrivée sur Paris après un voyage en train épique (une heure et demie de retard, tout va bien). Anne est une grande fille, elle arrive seule jusqu’à chez moi sans même se perdre. Après une pause bienvenue à la maison et de délicieuses nouilles carbonara, nous décidons de repartir au centre de Paris.
 
Après un coup de fil à mon chéri pour qu’il nous rejoigne, direction Bastille, on se pose rue de Lappe. On discute, le courant passe bien entre les deux, je suis ravie. A minuit et quelques, il est temps de décoller, un dernier bisou pour la route et nous voilà reparties dans le métro. On attend tranquillement sur le quai en discutant puis la rame arrive, on s’assoit sur un siège, côte à côte. Il faut avouer que le métro est plutôt soporifique donc la conversation perd en intensité puis on finit par se taire, d’autant qu’une demoiselle s’était installée face à nous. Si tu suis, lecteur, tu auras donc noté qu’il ne restait qu’une place dans notre coin, à côté de la fenêtre précisément.
 
Et évidemment, le taré de service a décidé de s’y installer. Au départ, je n’y ai pas trop fait attention mais il a commencé à parler et, là, on s’est regardé bizarrement avec Anne. Personnellement, je m’appliquais à observer le défilement des tunnels souterrains par la fenêtre pour éviter de le regarder, malgré les grands gestes qu’il nous adressait. La seule parole que j’ai réussi à capter fut : « elle, elle écoute son walkman avec ses écouteurs », en parlant de la jeune fille assise face à nous. A un moment, Anne se penche vers moi et me fait : « on sort à la prochaine station ».
 
Plutôt que de sortir, on s’est avancé plus loin dans la rame mais nous étions dans un métro où tous les wagons communiquent donc on s’avance assez loin et on se pose à nouveau. Il faut préciser que la dernière fois que j’avais fui un homme étrange et sous l’emprise de substances étranges, j’étais avec Clara et Gauthier. Un homme totalement saoul s’était posé au milieu de notre trio, me filant un coup de sac au passage et menaçant de vomir soit sur mes chaussures, soit sur le pantalon de Gauthier donc, courageux, nous décidons de fuir. Nous descendons de la rame mais plutôt que de remonter ailleurs, on a attendu le métro suivant. Oui, nous sommes machiavéliquement intelligents, surtout que, tard, le soir, les métros ne passent pas toutes les deux minutes…
 
Donc nous voici, Anne et moi, assez loin de notre individu bizarre et, là, la jeune fille assise à côté de nous commence à écouter son walkman et un autre gars totalement ivre, assis près de nous, commence à s’agiter. Mince, nous avons comme une impression de déjà vu ! Heureusement, celui-là descend à l’arrêt avant nous. Le métro redémarre, prochain arrêt : le terminus, là où nous descendons. Et qui s’achemine droit sur nous : notre individu bizarre ! On baisse la tête en frémissant : que fait-on s’il revient nous coller ? Anne m’explique qu’il lui fait peur : « tu comprends, il n’arrêtait pas de me dire : « toi, regarde-moi dans les yeux ! » en agitant les mains sous mon nez, je le sens agressif ». Je suis d’accord, il n’a pas l’air débordant de gentillesse. Défoncé comme il est, je me dis qu’on le sèmerait vite en cas de poursuite mais je n’ai pas très envie de courir pour fuir un type louche. Heureusement, il poursuit sa route et va tout au bout du convoi donc on se décide à rallonger un peu le trajet et passer de l’autre côté.
 
Après avoir constaté qu’il n’y avait plus de train et qu’on devait terminer le trajet a pieds, on se rend au pied des escalators pour rejoindre le haut de la station, on entend des bruits bizarres au dessus : notre ami étrange qui, il me semble, se battait avec une porte automatique. Très courageuses, nous avons donc décidé de prendre un autre chemin, on se précipite dans un couloir quasiment vide que je n’avais jamais emprunté. Un regard par-dessus l’épaule, un autre… Non, c’est bon, il ne nous a pas vues et donc pas suivies. Anne est un peu tendue, moi un peu perplexe : où est donc la sortie ? On finit par ressortir et là, je me rends compte de l’incroyable découverte que je viens de faire : un fameux raccourci ! Toute guillerette, je traîne Anne derrière moi qui reste un peu stressée mais nous sommes dans mon quartier, le type louche doit toujours se battre avec sa porte, tout va pour le mieux.
 
Moralité : c’est la première fois en cinq mois que je suis obligée de dévier ma route pour éviter un type potentiellement agressif… Dois-je en déduire que c’est Anne qui attire les fous ? Ceci étant, elle objecte que grâce à elle, j’ai découvert deux raccourcis en deux jours !
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