Ce chat qui ne m’aimait pas

Ce chat là :

"Je vais te tuer"

« Je vais te tuer »

A priori, un chat qui ne m’aime pas, ce n’est pas bien dramatique surtout que j’ai d’ordinaire la côte avec les félidés. Par exemple, chez mes parents, il m’est impossible de dormir sans qu’un, deux voire trois chats viennent squatter mon lit (celle de ma mère, celle de ma soeur qui vit désormais dans le sud et la mienne quand je la redescends bien que cette dernière ne soit pas toujours très partageuse). Selon ma théorie toute personnelle, c’est parce que je dégage beaucoup de chaleur en dormant donc je suis un peu la bouillotte humaine des chats.

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Mais revenons en à celle qui ne m’aime pas : Evanya. Le problème avec Evanya, c’est que c’est la chatte de Victor, le garçon avec qui je vais m’installer dans quelques temps. Et elle ne m’aime pas beaucoup. J’exagère ? Reprenons les faits.

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Janvier 2014, un froid matin d’hiver. Je me lève et me glisse mollement dans cette salle de bain qui n’est pas mienne, celle de mon amant du moment, Victor. Eau chaude, savonnage, séchage, je quitte la salle de bain emballée dans ma serviette et me glisse dans la chambre pour m’habiller. Oh pouah, ça pue la pisse de chat. Peu réveillée, je saisis mon pantalon et… alors de 1, il pue et de 2… y a une grosse tache qui n’y était pas la veille… J’approche mon nez et… Ah oui, je confirme : le chat a pissé sur mon pantalon. Alors le drame est le suivant : j’ai pas de pantalon de rechange et Victor est très fin (alors que moi, pas vraiment). Par miracle, je rentre dans son jean (et j’avoue que ça me faisait un super cul), la situation TRES gênante n’est donc plus que gênante. Cette histoire entrera désormais dans la légende et l’explication officielle de Victor restera “tu lui as fermé la porte de la salle de bain au nez, elle s’est vengée”. Oui mais c’est à dire que j’allais pas laisser la porte grande ouverte, sachant que Victor vit en coloc… Pourtant, lors de ma première venue dans cet appart, elle avait été très gentille avec moi… Sans doute parce que son maître venait de me mettre un stop dans la face, qui sait…

Je te vois même pas

Je te vois même pas

Depuis, on navigue entre guerre froide et entente cordiale. Elle vient me coller la nuit parce que toujours cette théorie de la chaleur mais à la différence de Kenya qui dort aussi avec nous, elle, elle dort entre nous…Ce que nous interprétons par “NON, ne faites pas de bébés”. Faudrait peut-être que j’essaie de lui expliquer le concept de stérilet… Bref, en 2 ans dont un an de réelle relation, elle est venue une fois, UNE SEULE FOIS sur mes genoux pour un câlin. Alors que dans le même temps, Kenya passe de l’un à l’autre selon qui l’appelle. D’ailleurs, un soir, j’avais décidé de la rendre folle : moi sur le lit, Victor sur le canapé, on l’appelait à tour de rôle pour faire des câlins, elle en pouvait plus…

<3

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Bref deux chats, deux styles. Vous allez me dire que c’est pas bien grave que ce chat ne m’aime pas, qu’elle me regarde toujours comme si elle allait me trancher la carotide, qu’elle me tire occasionnellement les cheveux (je vous jure qu’elle fait ça), qu’elle piaule dès que j’embrasse son maître et vient même faire un tour sur le lit en miaulant très fort pendant que nous sommes en train de faire l’amuuuur. Bon, c’est peut-être une compétition vocale, elle est super douée en miaulage fort… Le souci, c’est qu’il serait temps qu’elle m’accepte vu que je vais bientôt faire partie intégrante de sa vie, moi et ma Kenya, donc. On a tenté la cohabitation cet été et force est de constater qu’elle a beaucoup mieux accepté mon chat que moi…

Tu sens qu'il y a un chat plus serein que l'autre, quand même

Tu sens qu’il y a un chat plus serein que l’autre, quand même

Il y a quelques temps, avant de me remettre avec Victor, je me disais qu’en vieillissant, je multipliais les chances de tomber sur un mec avec enfant et de me retrouver dans le rôle peu enviable de belle-mère… Finalement, j’avais pas si tort.

Il est à moi...

Il est à moi…

Ca se finit à quel âge la crise d’ado chez les chats ?

 

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La croisière s’amuse… nous moins

Je serai flagellée pour ce titre, je le sais.

Quand j’ai commencé à préparer notre voyage avec Victor, le but était de réussir à faire plusieurs destinations avec un budget pas si élevé. Après discussion, c’était décidé : ce serait Naples dont on parlait depuis un an puis la Grèce. Sauf que 10 jours à Athènes, ça fait un peu longuet donc je furète et trouve une mini croisière de 4 jours qui nous permettrait de voir Mykonos, Patmos, Heraclion, Santorin et un petit passage par le village turc de Kusadasi. Le bateau est à peu près tout ce que je déteste (gros et surtout polluant) mais au prix de la croisière en pension complète, on remplit pleinement l’objectif de voir beaucoup et pas cher. Let’s go !

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Vendredi 10 juillet, on embarque donc sur le Celestya Olympia, un magnifique paquebot qui s’étend sur 9 niveaux avec des restos, des bars, un casino, deux piscines, salle de sport et tutti quanti. On n’est pas montés qu’on nous prend nos passeports et qu’on nous les rendra à l’arrivée puis on arrête pas de nous prendre en photo alors qu’on est légèrement rouges et échevelés (le Pirée, c’est TRES grand). A peine met-on le pied sur le bateau qu’on nous annonce l’exercice d’évacuation, prenez vos gilets et montez niveau 7. Aaaaaah, laissez-nous respirer ! Néanmoins obéissants, on jette nos sacs, prenons nos gilets (je mets évidemment le mien à l’envers), on nous prend encore en photo et on écoute les instructions en 5 ou 6 langues. Des tas de gens se prennent en selfie, Victor et moi sommes un peu atterrés. Mais qui veut se prendre en photo avec un gilet de sauvetage ? « Hihi, on s’entraîne pour si on coule ! #cruise #drama #titanic #ilyavaitassezdeplacepour2surcettefoutueplanche #jesuiskatewinslet » Le pire c’est que je vous ai dit qu’on nous avait pris en photo quand on a débarqué avec nos gilets, je croyais que c’était pour une identification en cas de naufrage mais non , c’était pour nous vendre la photo ! Ah ben oui, je me sens tellement au top de moi même avec un énorme boudin orange fluo autour du cou… Bon, je me moque mais depuis, j’ai découvert des selfies de gens dans un avion en dépressurisation… (ces gens ne sont pas morts, on peut survivre à une dépressurisation, sachez le).

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On retourne dans la chambre, Victor déménage tout pour coller les deux petits lits qui étaient séparés par une table de nuit car il est hors de question de faire lit à part puis on va se promener un peu « Forfait alcoolique ! Alcool à volonté pour 20 € par jour! », « Forfait excursion, 200 € pour tout voir et tout faire ! », « Duty free, duty free, par ici ! », « Wifi, 7 euros de l’heure, youhou ! ». Pour 2 gauchistes comme nous, ce temple du consumérisme nous choque un peu. Le forfait boisson illimité ? On a à peine réussi à dépasser 20 euros pour deux le dernier jour avec 2 verres de whisky et un verre de vin chacun (oui, je me mets à apprécier le whisky). Le forfait excursion ? Si c’est pour se balader avec des accros du selfie et de la perche qui va avec, on préfère se démerder seuls, merci.

Mykonos, premier arrêt

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Le forfait alcool tout compris a entraîné un phénomène qui nous a rendu fou : les verres abandonnés quasi pleins. On a même trouvé un mojito même pas entamé dans un couloir ! Ok, le respect est resté à quai… Les gens étaient vite bourrés dont un groupe d’insupportables ados américains qui parlaient très fort et étaient particulièrement mal élevés ou ce couple de Mexicains qu’on avait à table le dernier soir. On avait avec nous 2 Colombiennes plus 2 Américaines et le quatuor hispanique parlait à bâtons rompus, le Mexicain semblant raconter strictement n’importe quoi, déclenchant l’hilarité des Colombiennes tandis que son épouse souriait comme elle pouvait suite à un lifting un peu violent. Il y eut d’ailleurs ce moment un peu surréaliste où il nous montra une branche d’olivier, hyper fier de lui, nous expliquant qu’il l’avait acheté à Santorin comme s’il s’agissait de quelque chose de très rare et précieux. Oui, monsieur, bravo, c’est très joli, oooooh !

Patmos, 3e arrêt

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Ah oui, les repas, parlons en. On nous plaçait en fonction des arrivées sur de grandes tables donc on a pu dîner en compagnie de Grecs, de Turcs, d’Italiens mais aussi de Grecs exilés en Australie qui revenaient pour la première fois et qui avaient très envie de discuter. Certains soirs, on a réussi, en arrivant un peu tard, à récupérer une table de 2 et à pouvoir dîner tranquille, entre deux photos prises par les photographes du bateau qui ambitionnaient de nous les vendres (non).

4e arrêt : Heraklion

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Oui parce que les gens se précipitaient aussi, tout le temps. Par exemple, sur les expéditions sur Patmos et Santorin, il fallait prendre des navettes qui allaient du bateau à terre. Pour se faire, il fallait aller chercher des tickets au bar entre 13 et 15h. On a voulu y aller à 13h15 avant de déjeuner… une queue de malade. Du coup, on a pris la dernière chaloupe à chaque fois mais bon, à un moment, on n’est pas là pour faire la queue non plus.

Santorin, 5e arrêt

 

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Concernant le forfait excursion, j’ai presque regretté par contre. Parce que du coup, les lieux à découvrir étaient potentiellement loin du port où on débarquait et impossible de s’y rendre à pied. C’est ainsi qu’en arrivant à Kusadasi, on a découvert qu’Ephese était à 25 mn de voiture soit 60 € de taxi… Idem pour Santorin, on est restés sur Fira, mignon mais un peu trop commercial à mon goût alors qu’il y avait une excursion à Ochia, le village avec la très belle église aux coupoles bleues des cartes postales.

Kusadasi, 2e arrêt

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Mais la croisière nous a permis de découvrir quelques coins quand même. J’ai adoré Mykonos, Santorin malgré les trop nombreuses boutiques, Patmos et Heraklion. Kusadasi n’avait rien de notable à part cet adorable chaton :

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On a failli le ramener mais vu qu’on doit déjà solutionner la future cohabitation entre nos deux monstresses, on trouvait que mettre un chaton en plus dans l’équation relevait du pur masochisme. Puis il aurait pas passé la douane.

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Bon alors évidemment, grâce au gros bateau (en fait, un autre identique de la même compagnie faisait le même trajet), on débarquait en masse et il était un peu plus difficile d’apprécier les lieux mais on n’aurait pas pu faire le tour de ces îles pour moins cher, de toute façon.

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Puis la croisière a quand même un immense avantage : on a plein de temps entre deux escales. Et quand on est un jeune couple plein de vie et de désir, ça se rentabilise bien, ce temps libre… Je comprends mieux pourquoi pas mal de couples choisissent la croisière pour leur voyage de noces…

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Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

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La vie en communauté

Je suis une femme de tribu. Ma petite vie est rythmée par mes interactions avec elles : ma famille, mes amis « historiques », mes amis de la plongée, mes collègues, mes anciens collègues, mes amants… Sans parler des tribus virtuelles avec lesquelles j’echange quand je suis devant mon pc. J’ai parfois envie de dire que le taf de community manager était fait pour moi, tant je suis communautaire. Sauf que le communautaire, à un moment, ça suffit.

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Semaine dans le Var donc. Durant une semaine, j’ai partagé ma chambre  avec 5 autres personnes : 2 hommes et 2 femmes la première nuit puis 5 filles le reste de la semaine. Oui, tu lis bien, on a été 6 filles dans la même piaule pendant 5 jours et 5 nuits. Avec une seule salle de bain. Bon, j’avoue en toute immodestie que j’ai parfaitement géré cette partie là : au lieu de glander après la journée plongee, je filais en premier sous la douche. Ça coinçait ensuite avec la chieuse de service qui décidait toujours de prendre sa douche quand une
autre annonçait qu’elle allait le faire. Alors même qu’un soir, elle est restée 15 bonnes minutes dans la salle de bain pendant que je téléphonais sans se laver. J’aime cette sensation d’avoir été légèrement écoutée…

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Parce que si j’ai bien géré la partie douche, niveau intimité et retrouvailles avec soi même, c’est plus compliqué. Déjà plus question de trainer nue comme à la maison, il faut enfiler un t-shirt long pour dormir, on prend pas 2h pour s’étaler différentes crèmes de jour, on arrête de se mater dans la glace pour voir si on est canon ou boudin aujourd’hui (la demi-mesure m’ennuie). Mais surtout quand tu vis seule depuis 13 ans, malgré une cohabitation avec un petit copain pendant près de 2 ans, une coloc de la vacuité et autres nuits partagées avec hommes ou copines, ne pas avoir une minute vraiment seule, c’est pesant. Et je te parle pas des nuits où il faut composer avec celle qui ronfle, celle qui parle et celle qui dort au-dessus de moi qui bouge si violemment que je finis par me demander si elle ne le fait pas exprès.

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Parce que des fois, j’aime me retrouver seule avec moi-même. Pour chantonner, rêvasser, lire un article sans m’arrêter toutes les 30 secondes car on me parle, menbrosser les dents en comptant jusqu’à 180 sans perdre le fil car on m’a posé une question. Me brosser les dents sans avoir à parler, d’ailleurs, ne pas frôler l’occlusion intestinale car je n’aime pas qu’on m’entende m’abandonner à certains besoins vitaux… Le souci, c’est que tout le monde ne partage pas mon besoin de solitude. Exemple : le mardi matin, je m’eveille, toute la
chambrée est déjà prête. Chouette, me dis-je, je vais avoir un peu de temps pour moi toute seule. Sauf que là rôde votre pire ennemie : la fille qui ne supporte pas la moindre once de solitude et estime que vous laisser seule est une traitrise. T’as beau lui dire : »tu peux y aller, je te rejoins », non, non, telle une ombre, elle est là. Le pire fut quand même le jour où je suis sortie de table à la fin d’un repas sans rien dire, souhaitant profiter que mes camarades de chambre soient encore attablées pour aller me délester tranquillou de quelques grammes stoqués dans mon intestin. J’avais à peine fermé la porte de la chambre qu’elle débarquait… Mais tu vas me laisser chier tranquille oui ? Notons que son inquiétude vis à vis de moi ne concerne que ma solitude, c’est la seule à ne pas avoir pris de mes nouvelles suite à mon opération.

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Vous allez me dire qu’une semaine de cohabitation, c’est rien et c’est vrai. Sauf que suite à mon cassage de tibia, je vais vivre (au moins) un mois chez mes parents. Dans une chambre proche de la leur. Et y en a un qui ronfle très fort. Et ma mère soupire « Mon Dieu quelle horreur » quand je mate Buffy contre les vampires. Tiens, j’ai à nouveau 16 ans…

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Eco-logique

C’est dimanche alors j’ai droit de faire des jeux de mots complètement foireux même si le sujet est un peu sérieux. Parce que, mine de rien, l’écologie est à la mode en ce moment. Y a qu’à regarder les pubs, on ne voit qu’éolienne et nature, on nous explique que telle voiture est plus écologique qu’une autre et puis tout ça. Or la pub étant (censée ?) nous donner une bonne indication des préoccupations de la société, l’écologie est à la mode. D’ailleurs, nos politicards déjà partis en campagne (présidentielle, pas au vert !) ne cessent de nous en parler. Ben moi aussi, na !
 
Comme je suis une fille très culturée, mardi soir, j’ai regardé le documentaire sur la 2 de Yann Arthus-Bertrand qui était franchement intéressant. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer ce que les Guignols lui reprochent, je l’en remercierai. Sans doute Bruno Gaccio avait sollicité un stage auprès du photographe dans sa jeunesse et celui-ci a refusé. Bref, ce documentaire avait pour but en gros de montrer à quel point la cohabitation entre l’homme et la faune était compliqué et que l’équilibre est facilement rompu. Or, une espèce animale qui disparaît, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. Ceci étant, le reportage n’avait pas pour but de fustiger les comportements humains car comme dit Yann lui-même : « Il est difficile de juger ces populations pauvres qui survivent comme elles peuvent ». Bref, on a échappé au discours manichéen parfois gonflant. En plus, on a vu des loutres et moi, j’adore les loutres, surtout qu’il y en avait une qui avait été élevée par une biologiste qui était toute maladroite !
 
Il est vrai que l’écologie, ça me préoccupe, même si je vote pas vert. Sans doute parce que le parti du même nom m’horripile et que la démagogie de M. Mamère m’énerve. Je ne sais jamais s’il fait les choses par conviction politique ou par une espèce de frénésie médiatique mais là n’est pas le sujet. Vendredi, Tatiana m’a parlé du site « changer d’ère » qui présente l’expo du même nom à la Villette que j’ai pas vue (même si je suis allée à la Villette samedi avec Gaugau mais on est allé voir d’autres expos). Sur le site, il y a un questionnaire pour voir combien de planètes j’utilise par an pour mes besoins : 2,3 ! Je suis sous la moyenne française (3) et loin de la moyenne américaine (7 !). Ca fait peur ! Pourtant, je trie mes ordures, je n’ai pas de voiture, je me chauffe au gaz, je prends une douche pour me laver et pas un bain (de toute façon, je trouve pas ça très propre de se laver dans une eau dans laquelle on a macéré).
Mais je ne peux pas acheter des produits au format familial pour moi toute seule ! Bref, être écolo, ça coûte parfois cher. Moi, je veux bien me chauffer au solaire mais j’ai pas vraiment une maison… Donc bon, je fais des efforts à mon petit niveau mais c’est vrai que, des fois, je trouve la culpabilisation un peu facile. Par exemple, je vis en banlieue proche donc pour me déplacer, je peux prendre les transports en commun, pas de soucis. Mais quand on vit dans une petite ville, rien n’est moins simple. Dans ma ville natale, les bus passaient toutes les demi-heures de 7h30 à 20h et pas mal de quartiers ne sont pas desservis. Evidemment, il y a les vélos voire les scooters mais bon, faire du vélo en ville, faut oser ! A Toulouse, je n’habitais pas sur une ligne de métro et le service de bus n’est pas toujours très efficace. Et prendre le vélo en ville est limite suicidaire ! Heureusement que j’avais de bons pieds. Honnêtement, je ne
supporte pas les gens qui prennent leur voiture pour un rien. Par exemple, Rachel, quand elle a emménagé à Bordeaux, m’expliquait qu’elle n’avait qu’un pont à traverser pour aller bosser mais elle prenait la voiture « parce que tu comprends, 15 mn à pied dans le froid… ». Et que dire des 4×4 en ville ! Alors ça, ça me gonfle par contre. Surtout que ça fait chier tout le monde. La semaine dernière, je suis allée acheter du pain (en voiture mais pas le choix). Je me rassois dans ma voiture et là, une bonne femme en 4×4 se gare à côté de moi. Bon ben je voyais plus rien et j’ai fait une marche arrière un peu à l’aveuglette. C’est sûr, un 4×4 en ville, c’est teeeeeeeeellement indispensable. 
Pour le tri des déchets, c’est pareil. Dans mon immeuble, j’ai toutes les poubelles qu’il me faut donc aucun souci. Mais toutes les municipalités n’ont pas forcément une politique sur le sujet.
 
Mais bon, je pense que l’écologie, chacun doit essayer de faire des efforts à son petit niveau. Evidemment que nous n’avons pas tous les moyens d’être parfaitement écologistes mais c’est vrai que marcher au lieu de prendre sa voiture pour faire 500 mètres en voiture n’est pas un mal. Trier ses déchets ne coûte rien en terme de temps. Par ailleurs, acheter des ampoules basse
tension, ça fait peut-être plus cher à l’achat mais à l’arrivée, vu que ça dure beaucoup plus longtemps, l’économie est certaine. Après, je pense que chaque Etat doit également s’engager à faire des efforts car pour pas mal de trucs, même si je fais plein d’efforts, je ne pourrai rien faire. Ce n’est pas moi qui pollue les rivières avec du nitrate, je ne peux rien pour les rejets de carbone dans l’atmosphère, etc. Je ne comprends pas comment, aujourd’hui, on peut laisser des pays ne pas signer le protocole de Kyoto comme les Etats-Unis. D’ailleurs, le Canada envisage également de se dédire de ce protocole. Après tout, si tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles, on peut comprendre que les pays n’aient pas envie de s’encombrer avec ça. Pourtant, il me semble que si on demande aux citoyens de faire des efforts, il faudrait que les pays, qui polluent à grande échelle, en fassent autant ! Utopiste ? Oui, sans doute. Mais bon, faudrait peut-être voir à se bouger les fesses car nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables.  
 

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Le sexe après lui

Rupture. L’un s’en va, l’autre reste. Fini la vie à deux, les habitudes, les « mon chéri, ma puce », les réveils câlins, les petits bisous et les petits mots doux. La rupture, quoi. Elle survient rapidement ou non, au bout de 10 jours ou au bout de 10 ans. Mais curieusement, il y a un sujet donc personne ne parle lors de ruptures : le sexe. Par décence ou par tabou ?

Un couple, c’est beaucoup de choses, un mélange bien compliqué d’un tas d’ingrédients. Il n’y a même pas de recette type, c’est chaque couple qui doit faire ses propres dosages. A l’arrivée, soit un superbe gâteau (à voir ensuite s’il est comestible ou non) ou un immonde tas de pâte. Non, jamais je ne renoncerai à mes métaphores foireuses, faut te faire une raison, lecteur. Parmi ces ingrédients, il y en a un qui reste quand même essentiel quoi qu’on en dise : le sexe. C’est triste à dire mais je me vois mal faire ma vie avec un mec qui ne me permet pas de m’épanouir sexuellement. Ce n’est pas le seul critère de choix mais ça en est un, soyons honnête. Bon, je ne fous pas le mec dehors si la première tentative a été foireuse, rassure-toi, mais si au bout d’un moment, ça ne passe toujours pas, ça va commencer à me travailler et pas qu’un peu. D’ailleurs, quand ça commence à sentir le roussi dans un couple, c’est l’activité sexuelle qui en pâtit la première. Avec Guillaume 1er, sur la fin, on dormait chastement l’un à côté de l’autre, on avait des gestes de tendresse mais plus de sexe. Pendant six mois, nous avons cohabité sans nous toucher. Ce n’est pas que nous étions du genre à le faire cinq fois par jour mais on le faisait quand même beaucoup plus régulièrement qu’une fois tous les six mois… Mine de rien, c’est dur à vivre, cette perte de désir. Si même l’homme qui m’aime ne me désire plus, qui peut encore avoir envie de moi ?

Après Guillaume, j’ai eu peur d’un retour à la sexualité. Pourquoi ? Parce que ça faisait quatre ans et demi que je ne faisais l’amour qu’à un seul homme. Oh, d’un point de vue statistique, j’ai de l’expérience, j’ai dû faire l’amour bien plus souvent en quatre ans que pas mal de gens de mon âge.  Mais pendant 4 ans, je n’ai fait l’amour qu’avec un seul homme, que je connaissais et qui me connaissait. Qu’allait-il se passer ?  Surtout que, suite à la rupture, j’ai eu une sacrée période d’abstinence. 4 ans de sexe avec un seul homme puis quasiment un an d’abstinence, allais-je retrouver mes marques ? Et des questions cons qui m’assaillent : est-il de bon ton de pratiquer la fellation lors de la première brouette ou faut-il attendre ?  Vais-je savoir stimuler un corps que je ne connais pas ? Mais aussi : va-t-il savoir me stimuler ? Finalement, je finis par me jeter dans le bain avec Louis, que je n’aimais pas et avec qui il n’y aurait aucune relation suivie. Comme ça, si je suis pas à la hauteur, ça sera sans conséquence. A l’arrivée, j’ai vite retrouvé mes habitudes. Le sexe, c’est comme le vélo, on n’oublie jamais.

Autre question que je me pose : est-ce que le prochain fera aussi bien que le précédent ? Voilà, imaginons. Avec Brad, c’était un feu d’artifice permanent, un aller direct et garanti pour le pays de l’orgasme, des parties de jambe en l’air anthologique qui me retournaient la tête. Rien que d’y repenser, j’ai chaud dans le ventre. Mais Brad et moi, ça n’a pas duré.  Ça arrive. Arrive Sagamore dans ma vie. Beau, intelligent, drôle, raffiné et compagnie… Oui, je sors pas avec n’importe qui, moi. La stimulation intellectuelle est là, la tendresse aussi (oui, on va pas parler d’amour de suite, faut pas déconner non plus). Il semble évident qu’entre lui et moi, il va se passer quelque chose. Et là, je me pose la question : est-ce que ça sera aussi bien d’un point de vue sexuel qu’avec Brad ?

Plusieurs fois, dans ma vie, après une rupture, dans mes moments de cafard, je repensais à ma relation passée et quand je pensais au sexe, je me disais : « je ne retrouverai jamais aussi bien. » Dieu merci, jusqu’à présent, la vie m’a donné tort. Car chaque homme est différent, aucun ne fait l’amour de la même façon (Dieu merci) donc je ne retrouve pas « aussi bien », je trouve autre chose de tout aussi jouissif. Mais cette crainte persiste. C’est sans doute lié à la nostalgie de ce couple passé puisque je n’ai jamais ressenti ça pour un simple plan brouette. Heureusement, je connais mon corps, je sais ce qui me plaît ou non et j’ai passé l’âge de la fausse pudeur. Ce qui me plaît, je le dis, ce dont j’ai envie, aussi. Je n’impose pas à un homme de me faire des choses, je lui indique juste que ça, ça me plaît beaucoup. Mais bon, c’est pas toujours évident de tout balancer de but en blanc, comme ça…

A l’inverse, comment assurer avec un mec qu’on ne connaît pas ? Après une relation suivie, on découvre vite ce qui plaît au monsieur et ce qui ne lui plaît pas. Mais bon, quand on se retrouve pour la première fois dans un lit avec un monsieur, c’est pas évident de trouver les clés de son plaisir. Bon, il y a de grands classiques mais figure-toi, lecteur, qu’il y a des mecs qui n’aiment pas qu’on leur mordille l’oreille. Si ! Alors que moi, j’adore ça et j’attaque toujours rapidement l’appendice auriculaire d’un homme… C’est super doux, j’adore ! Oui, je suis une fétichiste de l’oreille, j’adore. Enfin, l’avantage de passer plusieurs nuits avec mon mec attitré, c’est que je peux titiller tout son corps et voir ce qui lui plaît ou non. Or son plaisir participant au mien, c’est quand même mieux de taper juste.

Bref, à chaque rupture, j’ai cette angoisse, peur que mon dernier mec reste le meilleur amant que j’aurai dans toute ma vie et ne jamais plus atteindre le 7e ciel de façon aussi systématique. Heureusement, à chaque fois, je me suis rendue compte que c’était faux. Non pas que mes mecs successifs soient meilleurs que le précédent, juste parce que quand on s’entend bien, la jouissance est au rendez-vous.

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Un ex qu’’il est bien

Bon, aujourd’hui, c’est le 12 septembre et vous allez me dire que vous avez pas besoin de moi pour savoir ça et que cet article ne s’annonce pas des plus passionnants… Mais rassure-toi, lecteur, ce blog ne va pas parler calendrier, nan nan. En ce jour du 12 septembre, mon ex, Guillaume 1er, a 30 ans et j’en profite pour parler de lui, ce que je n’ai jamais vraiment fait jusqu’à présent.


Tout commence en janvier 2000, le 25, je crois (un lundi, ça, c’est sûr). Ce jour-là, nous étions au resto U avec Gauthier, Sylvia et d’autres copines. Alors que nous déjeunions de façon fort peu discrète (comme d’hab, quoi), un jeune homme s’approche de moi et me demande si je peux lui prêter un jeu de cartes, ce que je fais. Ouais, faut savoir qu’entre midi et deux, on jouait à la belote en hurlant donc on nous repérait facilement. A deux heures, on se retrouve à 4, Sylvia, Gauthier, Lulu et moi pour réviser. Au bout de deux heures, on en a marre mais Gaugau peut pas jouer car il a un devoir à finir à tout prix donc on se retourne vers le gars derrière, celui qui m’a emprunté le jeu et on l’embarque dans une belote. Bon, vous l’avez compris, c’est Guillaume. Le lendemain, on se retrouve au même endroit, on joue à nouveau ensemble et je traîne un peu avec lui et un couple de ses amis pour continuer à jouer. Bref, on s’entend très bien, Guillaume passe tout son temps avec nous.

 

Le week-end passe, je mélange ma langue en boîte avec un gars qui s’appelait Pierre (oui, je tombais toujours sur des Pierre à l’époque), un gars de deux bon mètres de haut. On se décolle pas de la soirée, on se fait même applaudir par des gens quand on finit par se descotcher mais une fois que je quitte la boîte, c’est terminé, c’était juste comme ça. Le lundi, j’arrive à la fac, je retrouve Guillaume, un autre Guillaume (comme dirait Mister Big, les Guillaume, on soulève un caillou, on en trouve un) et Gaugau et mon cher meilleur ami avait déjà narré mes exploits, j’étais un poil mal à l’aise. Journée à jouer, Guillaume se rapproche un peu. Il me fait un bisou sur la joue pendant une partie puis il m’offre une cerise confite. Alors je déteste ça, les cerises confites, mais j’ai pas osé dire non de peur que ce soit pris pour un non global… Oui bon, ça va, j’avais 19 ans ! Le soir, Sylvia m’appelle et me fait comprendre que Guillaume m’aime très beaucoup « Non mais attends, il connaît la moitié des gens du resto U et il passe ses journées avec nous, ça t’interpelle pas ? » Heu… Le mardi, les choses se précisent (bon, je vous la fais courte) et bon, il est clair que dès qu’on se retrouve tous seuls, ça va le faire. Gauthier m’appelle le soir « Ben il a l’air de bien t’apprécier Guillaume ! » « Ben oui, on va sortir ensemble ! » « Ah ?? ».

 

Le mercredi, jour J, le 2 février, donc. J’arrive au resto U à midi et demi (ben ouais, j’avais cours), on n’a jamais été aussi nombreux autour de la table : 17 ! A peu près autant autour de celle de Guillaume, on n’y arrivera jamais. A 14h, ça se vide pas mal et enfin, à 16h, tout le monde se casse en cours, on commence à papoter en tête à tête quand tout le monde revient « ouais, le cours est annulé ! ». Putain, c’est pas vrai ! Bon, du coup, tout le monde s’en va, on se retrouve à trois dans le métro : Guillaume, une autre fille et moi. L’autre fille ne semble pas motivée pour rentrer chez elle « Ohlala, j’irais bien boire un verre, vous vous arrêtez où ? » Je lui réponds donc St Cyprien et Guillaume en fait autant. Je jubile car c’est pas du tout son arrêt en vrai. On parcourt le chemin qui me sépare de mon domicile en déclinant le thème : « c’est hard de se retrouver tous seuls ! ». On arrive chez moi, on s’asseoit sur le canapé, on papote quelques minutes… et blanc. Là, on explose de rire et on finit (enfin !) par s’embrasser. Et forcément, deux adultes se retrouvant seuls dans un appartement, ça dérape.

 

Et c’est parti pour quatre ans et demi avec des hauts et des bas mais globalement, une relation très facile à gérer puisqu’on ne s’est jamais vraiment engueulés. Le ton est monté parfois mais ça n’a jamais vraiment éclaté car Guillaume me maîtrisait parfaitement : dès que je m’énervais, il me laissait faire jusqu’à ce que je me calme, sans refoutre de l’huile sur le feu. Seule crise majeure : au bout de 6 mois, je le sens sec au téléphone, agacé et je le sens pas, je finis par me dire que quelque chose ne va pas et je me décide à le quitter. Mais en fait, un soir, il m’appelle, on devait sortir et il renonce à la sortie pour cause de migraine. Je lui demande ce qui va pas car c’était le gars à faire des migraines pour cause de tracas et là, il m’explique : « Ben, en fait, je me pose des questions. Tu comprends, je t’ai toujours pas dit je t’aime.

– Quoi, c’est tout ?
– …

– Enfin, tu n’es pas un garçon spontané, je m’attends pas à ce que tu me le dises et je me pose pas de questions du tout sur le sujet. »

Du coup, tout est allé mieux entre nous. Il m’a déclaré sa flamme le 2 février 2001, pour notre premier anniversaire et je me suis mise à pleurer au restaurant tellement j’étais émue. En 26 ans, c’est le seul à m’avoir fait pleurer de joie, comme ça.

 

En quatre ans et demi, nous ne nous sommes pas installés ensemble mais pendant les deux dernières années, c’était tout comme, on passait toutes nos semaines ensemble, chez moi. La journée à la fac à bosser à la BU (ou au RU), le soir à la maison. Une cohabitation dans un 28 m², c’est pas évident mais on y est arrivé sans soucis, finalement. On passait même quasi un week-end sur deux ensemble. On avait même choisi le prénom de notre future fille mais pas mieux car pour les garçons, on était pas d’accord, grand sujet de chamaillerie, d’ailleurs. Il voulait même qu’on se fiance au bout de deux ans mais j’ai refusé car il voulait des fiançailles « longues », genre on se fiance maintenant et on se marie d’ici 5 ans et j’ai pas vu l’intérêt.

 

A la fin, les liens se sont distendus tous seuls, on dormait ensemble sans plus se toucher, il avait sa vie et moi la mienne, on avait plus grand-chose en commun. Un jour, j’ai littéralement pété les plombs au téléphone et j’ai provoqué la rupture, ça n’allait plus du tout et on se voilait la face à continuer. On avait eu une grave crise lors des vacances d’avril, j’ai passé 5 jours à faire la gueule car il avait préféré passer le jour de mon annif avec ses amis plutôt qu’avec ma famille et moi, j’ai pleuré comme jamais dans sa voiture quand on allait voir ses grands-parents car il m’avait dit qu’il doutait. C’est pas que c’était une révélation, je le savais, mais tant que je l’avais pas entendu… Donc le jour de la rupture, j’ai pété les plombs au téléphone, il est venu à la maison pour une rupture en face à face, on a pleuré dans les bras l’un de l’autre pendant une bonne demi-heure. On a décidé de ne pas se voir pendant au moins quinze jours, histoire de digérer la rupture et de pas se parler, on a tout de même échangé quelques mails, il voulait savoir comment s’étaient terminés mes partiels. J’avoue voir beaucoup pleuré, ma mère m’a gavée de médocs pour dormir. Mélangés à mes médicaments anti-allergiques, ça, pour dormir, j’ai dormi… J’ai passé beaucoup de temps avec Anne et Lucie. J’étais dans un état second mais c’était la meilleure décision à prendre et comme toujours dans ce cas, j’ai trouvé une énergie nouvelle pour me lancer dans de nouveaux projets (en l’occurrence, un stage en journalisme pour l’été). On s’est revus un mois plus tard, j’étais un peu tendue sur le coup mais comme pour le reste, c’est passé comme une lettre à la Poste.

 

Deux mois plus tard, il est sorti avec une autre fille, il me l’a dit qu’après la rupture, de peur de me blesser mais j’avais deviné (oui, quand on le connaît, il était plus que flag’ !) et c’est là que j’ai compris que c’était bel et bien terminé puisque ça ne m’a pas fait mal. Il m’en a parlé plus tard, quand la demoiselle l’a quitté. Il s’est alors rendu compte que j’avais été très patiente avec lui (moi, oui, oui !), il m’en a remercié.

 

Depuis, on est toujours amis, on s’est parlé l’autre jour sur MSN, il m’a dit que si un mec m’emmerdait, il monterait lui casser la figure. Bon, c’est carrément pas vrai car il est pas du tout belliqueux et en plus, pour le faire quitter Toulouse, faut se lever tôt mais ça m’a fait sourire. Ce qui est marrant, c’est qu’il est sorti avec une Juliette juste après moi, tout comme Guillaume 2 et, de mon côté, je suis sortie avec un Alex quelques temps après lui, tout comme la fille dont il est amoureux depuis notre rupture (mais avec qui il n’est jamais sorti car elle vit au Québec, très compliqué). Quand on connaît le vrai prénom d’Alex, prénom pas si courant, ça laisse songeur. Bref, comme je lui ai dit l’autre jour sur MSN : « Des fois, je me dis qu’heureusement que je suis sortie avec toi, tu me réconcilies avec la gent masculine ! ». Bon, ben, je l’ai fait limite pleurer. Mais c’est vrai que de toutes mes histoires, c’est celle là la plus belle et de très loin. Rien que d’y penser, ça me donne envie de revivre une histoire longue durée…

 
Joyeux anniversaire Guillaume !

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Recherche de colocation

Par Athéna

Une semaine avant mes recherches actives je dépose ma recherche de coloc sur le net : le lendemain, appel d’un jeune homme qui me dit que pour 300 euros , il loue son appart mais qu’il recherche plus une cohabitation qu’une colocation. Euh msieur c’est-à-dire cohabitation … ? il me répond que c’est courses communes, on fait pas chacun sa vie dans son coin. Mais moi msieur, je dormirai où …. ? et vla le jeune homme qui m’explique que son ami quand il vient dors sur un matelas en plastique dans le salon … mais qu’autrement, il y a aussi son 2m sur 2 m à partager avec lui … une cohabitation, c’est fait pour partager …. Et surtout que c’est une occase… quand on voit qu’il propose pour 300 euros une cohabitation alors qu’il faut compter 600 euros pour le même standing en principe. Je décline l’offre, c’est gentil mais c’est loin du boulot …. ( Nb : payer 300 euros par mois pour me faire brouetter … bof … il aurait du se convertir gigolo …. Mais bon … )

 

Jour recherches actives 1 : Pleine d’espoir et d’entrain, avec mon tit animal [cochon dindounnet] sous le bras, je monte m’isoler dans les 4 murs qui me servent d’appartement dans un bled paumé qui m’a servi de ville dortoir pendant 2 ans

 

Jour 2 : frénétiquement je fais les annonces des sites internet en me disant que même si il y en a qui ne voudront pas d’une fumeuse et de mon tit animal, certains voudront bien de moi. Je trouve une offre, avec RDV le lendemain pour 16h. Mais hic, c’est loin de panam et de mon boulot.

 

Jour 3 : Je décommande le RDV de 16h, c’est trop loin de mes priorités. Mais Chic une autre annonce de nana, le prix me convient et ça a l’air d’un beau T3 … seul hic,

la mademoiselle est très très portée sur la religion … ouch, avec ma vie de débauchée, ça va ti le faire ( ramener des coupains une fois le temps à l’appart, revenir totalement bourrée à l’appart ? … ; mais qui ne tente rien n’a rien donc je me décide de la contacter et lui annonce avec subtilité que je souffre d’une tare impardonnable : je suis fumeuse …. ( j’évite de placer que j’ai un tit animal ).

 

Jour 4 : la madame me rappelle, elle se laisse 3 mois pour chercher la colocataire idéale ( elle a même pas vu que c’était moi …. ) une colocataire non fumeuse. Pas grave, le lendemain, j’ai une visite pour un appart avec 2 charmants jeunes hommes ( que je pense charmant ).

 

Jour 5 : Je me ramène dans un bel immeuble avec de l’imitation marbre partout, une jeune homme charmant ( quoiqu’un peu guindé ) vient me chercher à la porte. Aïe , j’aurais ptet du me maquiller et le coiffer … mais bon, naïve que je l’étais, c’est une coloc, pas un plan drague pour lequel je postule. Tiens j’emploie le mot postuler …. Oauip, pire qu’un entretien d’embauche la recherche de colocation. Un jeune homme costard cravate et guindé, un autre qui faisait sympa. La colocataire partante aussi était là …. 3 paires d’yeux braqués sur moi à me demander si j’ai des questions.

Bin moi : oui … vous accepteriez mon tit animal ? Et au faite, vous pensez quoi des fumeuses …. Je crois que j’ai fait un bide ….

Tient, ils devaient me rappeler 8 jours plus tard, 2 semaines plus tard j’attends toujours leur coup de fil.

 

Jour 6 : Je postule pour une autre offre et arrive à obtenir un RDV pour le lendemain. Seul hic, c’est un peu loin de mon boulot et de panam …

 

Jour 7 : J’appelle la madame à 16h, j’ai végété toute la journée en pyjama, je ne suis pas plus motivée que ça pour son offre …. Je recule au lendemain en prétextant problème de voiture. Et dans la foulée, me prends un autre RDV avec 2 jeunes hommes qui cherchent une colocataire ( 2 garçons, ça doit être sympa …).

 

Jour 8 : Je rappelle la dame pour me décommander et vais au RDV des 2 garçons. Même topo, bel appart, j’aurai par contre une toute petite chambre, l’un des coloc est très très mignon ( j’prends pas mes mecs plus jeune en général mais j’aurais fait une tite exception pour lui ). Je tombe amoureuse de un de mes hypothétiques futur coloc et de leur appart.

Tiens, pourquoi ils ont tiqué quand je leur ai dit mon boulot ??? Je sens que c’est mal barré … ils ont pas tiqué quand je leur ai dit que j’avais un tit animal mais j’ai bien vu leur regard quand j’ai dit mon boulot …. Je leur ai bien dit que j’étais tolérante … Mais j’me voyais pas leur dire « vous fumerez tout ce que vous voudrez, absolument tout je ne verrai rien …. » même si je le pensais très très fort ….

Rahhh pourquoi j’étais pas coiffée ni maquillée non plus … Je commence à apprendre que le naturel ne paie pas ….

 

Jour 9 : Visite n°3 : un mec super sympa mais c’est un T2 au sixième étage sans ascenseur avec le proprio qui vient faire des tours … et pas le droit d’inviter les copines …. Ouaip, pas fait pour moi.

 

Jour 10 : Je rappelle désespérée mon coup de cœur de coloc et leur dit que je serais très ravie de faire ma coloc avec eux. Snif , ils n’ont pas encore choisi.

 

Jour 11 : Je commence à m’épuiser mais continue à faire semblant de chercher une coloc. J’en ai marre. Je fais croire à mes parents, mes amies que je suis très active dans mes recherches ( Ah, conscience quand tu nous tient ). Ca y est, j’ai décrété officiellement que c’est de la faute à mon tit animal si je suis à la rue …. Bin, vi, ok, j’étais ni coiffée, ni maquillée et même pas très bien habillée pour mes visites … mais ça ne peut pas être de ma faute si j’ai pas été prise … à 15 sur une offre de coloc avec mon tit animal en plus … sans lui, j’aurai eu toutes mes chances …

 

Jour 12 : Je végète en pyjama chez moi, vais sur des sites de rencontres, papote avec mes copines sur msn, je vais sur quelques sites…., je me prépare juste pour sortir et voir mes amis à panam. Je me lamente, je me lamente.

 

Jour 13 /14/15 : des copines sont venues passer le week-end chez moi : excuse pour ne plus chercher …. Mais elles m’embêtent à la fin à me trouver des annonces …. (OK, c’est vrai que je me lamente … mais je le sais, moi,  que je n’ai pas été très active …).

 

Jour 16 : je recherche maintenant un appart proche boulot … adieu paris et ses lumières et les beaux mâles qu’elle pouvait me proposer. Vive la campagne de la région parisienne. Mais bon, je passe ¾ de mon temps à papoter avec les copines et juste un tit ¼ à appeler les agences …. J’en ai marre, veux rentrer chez moi.

 

Jour 17 : Tiens SMS… ah, un gars à vu ma photo dans une recherche coloc et il veut m’inviter à prendre un verre. A défaut de la coloc, j’aurai ptet gagné une rencontre.  Ah, je me connecte sur ma boite, le jeune homme me propose pour un finir une coloc … tient, lui il fait payer la brouette 500 euros … le premier c’était moins cher c’était 300 dans le 16ème …. Ça sent le coup foireux, j’vais même pas prendre la peine de lui répondre ….

Pour mes recherche d’appart pour en finir : solution miracle, on me pistonne proche boulot. Ouf, l’aubaine. Plus besoin de chercher … de toute façon, je suis en grève des recherches. Plus qu’à attendre la réponse.

 

Jour 18 : le jeune homme me rappelle … il me voulait vraiment comme coloc, parce que ce jeune qu’il me dit, il est très physionomiste, il voit que j’ai l’air charmante …( j’suis morte de rire … rahhhh les mecs à nous prendre pour plus idiotes que nous ne le sommes ….  ) pour une fois que je fuis dans le sens opposé une offre de coloc. On reste en contact et on se verra plus tard ( mais j’aime pas sa voix mielleuse c’est mal barré … et ça façon de se faire mousser non plus en déclarant qu’il est physionomiste et qu’il était pompier jadis …. Je ne fantasme pas sur les anciens pompiers, ni les actuels d’ailleurs ).

Et tient encore un autre homme qui me propose une coloc, ça tombe dans ma boite Email. Il sait pas lire ? j’avais demandé paris à la base sur ce site et il habite pas paris …. De toute façon, trop loin, et trop vieux pour une coloc ( 45 ans et il veut une fille exclusivement de 18 à 40 ans … bof je sens encore un coup foireux … vais même pas prendre la peine de répondre ).

 

Jour 20 : lever 14h30, j’appelle l’agence. Réponse négative de l’agence, je suis à la rue en septembre avec mon tit animal sous le bras … sniffff. J’arrête mes recherches je verrai en septembre pour continuer … j’en ai marre et vais me prendre 1 semaine de vacances en province pour me consoler.

 

D’où mes leçons pour trouver une coloc à panam :

– Mettez votre photo sur les sites ( avec avantage qu’on vous courre après pour vous prendre en coloc ….inconvénients : ils veulent vous brouetter )

– Arrivez bien sapée et maquillée aux RDV ( sinon le mec dont vous êtes tombée amoureuse ne vous rappellera pas ).

– Soyez ordonnée dans vos RDV et prise de n° de téléphone ( avantage : ça vous évitera de vous demander où est ne n° de tel de celui dont vous êtes tombé amoureuse …. Inconvénient d’être ordonnée : vous pourriez faire la connerie d’appeler celui qui n’a pas voulu de vous comme coloc pour lui proposer un verre ).

– Pensez à vous vendre, être souriante et ne pas poser de questions dont la réponse pourrait être non ( rusez, placez votre cigarette et votre animal quand vous aurez signé le bail ).

– Passez directement par les agences immobilières et oubliez la coloc à paris pour vous expatrier en RP ( inconvénient : les frais d’agence et être en RP avec sa campagne et ne rien avoir à faire … avantage : ça évitera de vous retrouver à 15 pour une offre et votre moral n’en prendre pas un coup en vous disant que personne ne veut de votre animal ( si ce n’est de vous …. ) .

Et surtout : soyez actif dans vos recherches et supprimez msn et tous sites autres que ceux de coloc …. ( y compris les sites de rencontres … ça évitera que vous passiez votre temps à vous lamenter auprès d’inconnus que personne ne veut de votre tit animal en coloc … et vous passerez plus de temps sur les routes à visiter et appeler les agences )

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