Le grand bleu ou mon premier cours de plongée

J’avais dit cette année que je voulais prendre des cours. De dessin ou de russe mais ce sera finalement de plongée. Tout a commencé par un dîner chez des amis, j’explique que j’ai bien aimé mon baptême et que je devrais continuer. A peine avais-je fini ma phrase que la fille en face de moi appelle un de ses potes qui appartient à un club de plongée. Me voici donc au pied du mur.

plongeur.jpg

Mardi soir, me voici donc à la piscine pour mon premier cours. Je passerai sous silence la galère pour y aller, j’ai eu l’audace de tenter la ligne 7 bis. Plus jamais. Bref, j’arrive sur place. Si vous avez bien suivi, je n’ai indiqué à aucun moment avoir vu mon « parrain » de plongée avant mon arrivée au club. Parce que oui, je ne l’avais pas encore rencontré et je ne connaissais de lui que son avatar twitter… Heureusement, je suis bien accueillie par un monsieur qui me demande si je viens pour un baptême ou pour une prépa niveau 1. Heu ben je sais pas trop… Techniquement, j’en ai déjà fait un de baptême mais à part respirer dans l’embout, j’ai pas fait grand-chose, le moniteur me promenant sans que je ne fasse rien. Enfin, j’ai bien essayé de palmer mais je faisais pas bien, je pédalais alors qu’il faut faire du ciseau. Donc je préfère refaire un baptême, le moniteur qui nous rejoint n’est pas trop de cet avis alors en fin de compte, je ferai baptême en première heure, prépa N1 en deuxième. Puis là, on me présente (enfin) mon « parrain », Benoît.


Ligne_7bis.gif


Après avoir été présenté à des dizaines de personnes, c’est l’heure d’aller nager ! Bon, je découvre qu’il y a peu de cabines et là, une fille me prend sous le bras en me disant : « viens, on a une cabine collective pour les filles, c’est plus convivial ! ». Ah oui, tiens, c’est pas forcément le mot que j’aurais utilisé mais à Rome, fais comme les Romains, zou. Sauf que voilà, ça tombe pile le jour où je n’ai plus de culotte. Oui parce que pour tout vous dire, j’ai mes règles depuis lundi (4 jours d’avance, j’adore) et du coup, ma culotte n’était plus très nette et ça me gênait donc je l’ai virée. Ca le fait d’être la fille sans culotte ou pas ? Bon, je me change vite, personne ne s’en rendra compte. Même la fille qui discute avec moi pendant qu’on se change.


culotte-grise.jpg

Le moniteur, Fabien, me file des palmes et un masque et c’est parti, je file avec le groupe prépa N1 (ça fait trop scolaire comme nom, j’adore). Il y a un mec qui a commencé la semaine précédente et il nous prend à part pour nous apprendre à nager avec les palmes. Là, j’ai le déclic : suffit de tendre les pieds et ça va tout seul. Du coup, je m’éclate, je nage trop vite, c’est magiiiiiiiique ! En 2e heure, j’ai le moniteur rien que pour moi (ahah !) et on part avec les bouteilles. Sauf que mon gilet n’est pas très adapté et je n’arrête pas de tomber en arrière. Quand je suis sous l’eau, je me prends la bouteille dans la tête ou je penche à droite mais je finis par quand même bien gérer. On essaie plusieurs fois de régler cette histoire de gilet mais le moniteur n’ose pas trop tirer mes sangles. Rapport au fait que c’est au niveau de mes seins, en fait. Tout à coup, je sors la tête de l’eau et y a déjà plus personne dans le bassin. Quoi ? Ca fait déjà 2h ? C’est pas possible, on m’a volé du crédit temps ! Retour sous la douche où je retrouve Benoît, il m’explique qu’il y a un pot après, si le cœur m’en dit. Evidemment que le cœur m’en dit !

plongee-corail-go-voyages.jpg

Et nous voici sur une terrasse à 23h30, moi avec mon coca light glacé, ma main droite décédée de froid, les autres avec une bonne bière. « Bon alors Nina, tu reviens la semaine prochaine ? ». Un peu que je reviens ! Et pas juste parce que j’ai entendu parler du week-end plongée à Marseille en mai… Mais je sens que la plongée va m’apporter la zénitude dont j’ai besoin. Puis mine de rien, 2h de natation, ça fait toujours du bien par où ça passe !

Rendez-vous sur Hellocoton !

La vertu des petits réveillons

Depuis quelques années, mon réveillon se révèle intimiste. Pas plus de 10 personnes et même, les 3 derniers réveillons ont été vraiment en petit comité : 3 en 2007-2008, 1 en 2008-2009 (merci la grippe). En cette année ? 4 jusqu’à 22h puis 2 (et on a parlé anglais en plus, vu que l’un des convives était australien). L’autre étant naturellement Vicky, on ne change pas un duo gagnant.


duo-denfer.jpg

Pourquoi je choisis désormais de petits réveillons ? Oui, choisis, c’est un choix (sauf la grippe de l’an dernier). En premier lieu, je rappelle qu’en hiver, je suis globalement autiste donc les grandes assemblées ne me séduisent guère.Par exemple, je suis rentrée mardi soir tard de ma province aimée suite à 10 jours de vacances où je n’ai vu, hors ma famille (et les gens dans les magasins mais ça ne compte pas), 4 personnes : Anne et son mec, Lucie et son mec. Point. Et j’en étais ravie ! Alors revenir et me retrouver soudain au milieu d’une soirée de vingt personnes, bonjour le traumatisme.

big-party.jpg

Et puis les petits réveillons ont de nombreux avantages : d’abord l’organisation. Tu viens ? Oui ? Liste des invités, ok. Pour les courses, pareil, je les ai faites en 1h jeudi soir (il y a des raisons pour lesquelles elles ont été faites à la dernière minute, notamment le fait que mercredi, j’avais un peu la nausée et qu’acheter à manger ne me tentait pas du tout). Pour le repas d’ailleurs, pas la peine de s’emmerder non plus : amuse-gueules pour l’apéro, foie gras et bûche, voilà. Enfin, sauf qu’il n’y avait plus trop de bûche au Picard, juste une au nougat glacé et une abricot-lait d’amande. C’est marrant comme ce genre de fête est un bon indicateur du goût des gens. Par exemple au match Coca Zéro/light vs Pepsi Max, dans mon Monoprix, Coca écrase la concurrence.  Bref, une affaire rondement menée.

courses.jpg

Et la soirée s’est parfaitement bien passée. Le problème des folles soirées à multiples participants, c’est que ça multiplie les risques de voir apparaître le gros lourd bourré qui devient tellement chiant que ça vous pourrit un peu la soirée. C’est soit celui qui a l’alcool triste et qui va se mettre à pleurer sur sa vie merdique (à tort ou à raison), sur le fait que son chat est tout seul à la maison pour le réveillon, sur une rupture qui remonte à trois ans… Ou y a aussi super alcoolo, celui qui te soutient mordicus que le fait qu’il ne marche pas droit ne l’empêche pas du tout de conduire et que si tu lui prends les clés de sa caisse, tu risques de te prendre une baffe ou un poing dans la figure. Y a aussi l’alcoolique agressif, lui, pas besoin de lui prendre quoi que ce soit pour qu’il ait envie de taper. Je ne dis pas que ça arrive systématiquement mais est-ce qu’il y a quelqu’un ici à qui ça n’est jamais arrivé ? Et justement, l’avantage des petits réveillons, outre qu’on est entre gens de très bonne compagnie, c’est qu’on n’a pas besoin de boire pour tromper son ennui et que tout le monde reste dormir à la maison de toute façon donc aucun risque. Bien qu’avec Vicky on a été très sages. On a passé la soirée à papoter (on s’était pas vues depuis presque 3 semaines donc même si on se sms ou on parle sur MSN, y avait de la mise à jour à faire) en étalant notre foie gras sur des toasts avec de la bonne musique derrière. Du genre musique club, j’entends, on avait du Rihanna, du Britney Spears, du Lady Gaga, du Beyonce et leurs copains copines.


lady-gaga.jpg

Mais surtout, l’avantage du réveillon mini modèle, c’est le lendemain. Le 1er janvier ne sert clairement à rien, nous sommes d’accord. Avec Vicky, on a regardé un téléfilm catastrophe en petit déjeunant, ce fut le haut fait de la journée. Après, j’ai dû m’habiller pour la raccompagner au parking de mon immeuble pour ouvrir la porte… Si j’avais 2 télécommandes, JAMAIS je ne me serais habillée, rester en pyjama tout le 1er janvier, c’est quand même plus sympa. Du coup, pour me venger, j’ai pris un bain délicieux avec un bon bouquin et un masque en argile sur la tronche. Histoire de commencer 2010 resplendissante. J’avais prévu de me teindre les cheveux aussi (je repasse en brune) mais n’ayant pas eu le temps d’aller au coiffeur la semaine dernière, on va attendre. Parce que le coiffeur donne toujours des choses étranges : soit ça me brunit, soit ça me blondit et même, depuis ma dernière coiffure, j’ondule… C’est joli mais c’est bizarre, j’ai le cheveux plutôt du genre désespérément lisse, moi.


anglaises-coiffure.jpg


Mais surtout, surtout : pas de gueule de bois ! Et ça, c’est que du bonheur.

Bonne année 2010 et comme je disais sur mon texto de nouvelle année (envoyée par lot, veuillez m’en excuser) : 2010, année des délices, des vices, des surprises, des pénis, du pastis… veuillez rayer la mention inutile (depuis, il a été rajouté clitoris et fist). Selon mon sondage personnel, les gens ont soit tout pris, soit les délices. Moi, je prendrai bien une bonne lichette de (bonnes) surprises aussi.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 8 : au pub, pendant un match

(Je rappelle à mes lecteurs chéris que tout ceci est une joyeuse blague. En vrai, je suis pas blessée du poignet, je cherche pas d’hommes et je regarde le match chez moi ou chez ma sœur).

La semaine dernière, je me suis rendue au Stade de France, le cœur gonflé d’espoir à l’idée de choper un beau supporter de rugby mais, manque de bol, autour de moi, que des familles et ma sœur. Cette fois-ci, je change mon fusil d’épaule. L’idée est la suivante : parmi les supporters de rugby, il y a toujours plusieurs mecs mignons, pile dans mon style. Or au stade, une fois le match commencé, tu ne peux pas te déplacer à ta guise surtout qu’au stade de France, il est un peu dur de scanner tout le monde pour verrouiller sa cible. Mais la chasseuse ne commet pas deux fois la même erreur. Cette fois, je prends sous le bras une amie fan de rugby et on va au pub.

L’avantage du pub, c’est que je peux atteindre qui je veux et le sujet est tout trouvé : le match. Comme j’ai fait un stage dans le journalisme rugby, je peux tenir une conversation sur le sujet sans passer pour une pauvre idiote. Et figure-toi qu’une nana qui s’intéresse au sport (pas forcément pour le pratiquer mais qui le regarde), ça fait toujours son petit effet. Le jour où je suis désespérée, je deviens une pro du foot. Bon, donc, arrivée au pub, c’est bondé, ça sent la bière.
« TU VEUX QUOIIIIIIIIIIIIIII ? » hurle ma copine.

Bon, alors, la bière, je fais impasse, j’ai horreur de ça. Bon, on va jouer la carte du coca light. Ça fait pas super ambiance mais je vais pas boire une boisson que je déteste quand même… Oui, quand je bois de la bière, j’ai l’impression que ça lessive l’estomac comme si j’avais bu la tasse à la piscine. Puis surtout, la bière me fait faire plus pipi que le coca et j’ai pas envie de rater l’amour parce que j’étais en train de faire la queue aux toilettes. Surtout que casser une discussion charmante par un « scuse, je vais faire pipi », ça vous casse un coup.

Donc me voici en train de siroter mon coca, essayant de discerner la tronche des messieurs vu que j’ai enlevé mes lunettes. Déjà, remercions la loi française, maintenant, y a plus de fumée donc je peux voir un tout petit peu mieux. Bon, alors, il y a un brun pas mal là bas, je demande confirmation à ma copine pour éviter d’être victime de ma myopie et je commence à envoyer les signaux conventionnels : regards appuyés, jeu de cheveux, sirotage du coca avec la paille d’un air mutin… Mais le problème, c’est que je peux envoyer tous les signes que je veux, le monsieur est absorbé par le match. Et en plus, on ne gagne même pas donc il a pas l’air super content.

Bon, tentative de plan B. L’idée : se placer le plus près possible de lui pour partager l’ivresse d’un essai, qu’on se saute joyeusement dans les bras pour fêter ça. Je traverse la foule en arrivant miraculeusement à ne pas renverser mon coca sur mon beau top. Ah, le coca, mince : faut que je le boive et vite parce qu’on ne saute pas de joie avec une boisson dans la main, surtout que ça constitue un rempart entre ma cible et moi. Ben oui, on prend pas dans les bras quelqu’un qui a un verre, c’est mathématique. Le problème, c’est que quand tu bois du coca cul sec, c’est que ça fait pleurer mais j’assume, je suis une grande fille. On dira que c’est l’émotion puis ça rend mes yeux brillants. Bon… Ah, on a bien choisi notre jour pour jouer comme des brelles, on marque pas un essai ! Quelques pénalités mais rien de transcendant.

Ok, puisque c’est ça, passons au plan C dit le plan « j’étale ma culture ». Le principe est simple : je prends ma copine qui connaît rien au rugby et je lui explique tout genre je suis trop un  pro.
« ALORS TU VOIS, LA, Y A UN EN AVANT !
– C’EST QUOI ?
– C’EST QUAND LE JOUEUR PASSE LA BALLE VERS L’AVANT VERS UN AUTRE JOUEUR OU QU’IL LA RECUPERE ALORS QU’ELLE EST TOMBEE VERS L’AVANT.
– ET POURQUOI IL PEUT PAS ?
– PARCE QUE CE SONT LES REGLES, C’EST POUR QU’IL Y AIT PLUS DE SPECTACLE ! »

I’m so good. Même si en vrai, je vois pas bien ce qu’il se passe à l’écran (j’ai pas mes lunettes, j’ai dit) donc parfois, je vois pas trop pourquoi y a faute. Mais un pub n’étant pas le lieu le plus silencieux du monde, j’ai beau hurler, le beau gosse ne semble pas m’entendre (ou du moins m’écouter). Bon, tout va se jouer en 3e mi-temps.

Sauf que la France perd, une défaite amplement méritée. Et là, c’est soupe à la grimace, ma cible semble bien dégoûtée et commente la défaite avec son pote, sans même nous regarder. D’ailleurs, la pub se vide rapidement, les fans déçus préfèrent rentrer chez eux. Ai-je verrouillée la mauvaise cible ou n’était-ce tout simplement pas le lieu ? Puisque c’est ça, la semaine prochaine, je drague dans un bar moins bruyant et plus cosy.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Petite bulle de bonheur (Guillaume)

Jeudi matin, lever aux aurores (non, je déconne), opération : « Guillaume arrive » ! Donc ménage en grand. Puis épilation, évidemment… Mais évidemment, le sort s’acharne contre moi : mon eau chaude se fait capricieuse. En effet : quand j’allume le robinet, un filet délicieusement chaud apparaît… Mais il ne reste que trente seconde, pas le temps de se laver, même avec la meilleure volonté du monde. Donc toilette à l’eau froide. J’espère que ce n’est pas un mauvais présage !
 
Etape 1 : le cadeau
Tout est parfait chez moi (enfin, à peu près rangé, quoi), me voilà partie en direction de la librairie de ma ville pour trouver le cadeau que je voulais lui offrir. Oui, Guillaume vient me voir pile le jour de ses 24 ans donc il faut marquer le coup. C’est très difficile de faire un cadeau à un homme qu’on ne connaît pas physiquement : on laisse tomber tout ce qui est vestimentaire. Un objet de décoration ? J’ai bien vu des photos de sa chambre mais laissons ça de côté aussi : je ne sais pas ce qu’il a, ce dont il pourrait avoir besoin… Une photo de moi… Non, je plaisante ! Des CD, il fait de la musique, trop risqué. Alors voilà, je vais lui offrir un livre. On avait parlé littérature une fois par MSN puis mail, il me demandait une liste des livres que j’aimais car il avait envie de lire plus qu’il ne le faisait. Bon, rusée, je m’en vais acheter un livre que je lui avais conseillé. En fait, je voulais lui offrir un coffret Harry Potter (oui, j’aime beaucoup, même si les premiers sont mieux que les derniers). Mais ma sublime librairie locale n’a pas ça, elle n’a rien, d’ailleurs. Les Harry Potter, il y en a mais aucun volume n’est dans la même collection, je ne peux pas lui offrir ça… Je tourne, je vire… Les Bernard Werber, il n’aime pas ça. Amélie Nothomb ? Je ne crois pas que ça lui plaira… Certains livres ont des titres alléchants mais je ne les ai pas lus donc je ne vais pas tenter… Bon, en dernier recours, je me rabats sur le « Da Vinci Code » mais je ne suis pas très contente, ce n’est pas ce que je voulais.
 
Etape 2 : le retrouver sur le quai de la gare
Je ramène le cadeau à la maison et hop ! Je saute dans le train, dans le métro et me voilà à Montparnasse : j’ai 20 minutes d’avance, ce qui tombe bien vu qu’il est 16h et je n’ai encore rien mangé. Donc un petit arrêt chez Paul pour m’acheter un beignet à la framboise (au passage, je trouve ça scandaleux qu’ils ne fassent plus les macarons à la vanille, c’étaient les meilleurs) que j’avale à toute vitesse. Une petite clope et voici le train qui arrive. Je respire, ça va bien, pas de panique. Enfin, si, un peu : j’ai pas pris mes lunettes, je ne vois rien. En fait, à l’extérieur, j’ai mes lunettes de soleil « à ma vue » donc le contraste est saisissant, je vois des tâches floues à la place des visages. Mais comment vais-je voir Guillaume ? Je ne peux tout de même pas remettre mes lunettes de soleil… Ah, quel drame !
 
Les gens défilent : on sent le week-end à rallonge, il y a un monde ! Tout à coup, je vois un jeune homme brun s’avancer vers moi, tout sourire… C’est marrant, il ne ressemble pas du tout à ses photos, il est mignon, mais… ah, ben ce n’est pas à moi qui sourit ! Voilà pourquoi il ne ressemble pas à ses photos : ce n’est pas lui. Deuxième tentative, un jeune homme brun s’approche, il a des lunettes et une drôle de sacoche… Non, ce n’est pas lui. Je suis trop nulle ! Ah, et ce jeune homme là ? Brun, assez grand… Ah, là, j’en suis sûre, c’est lui ! Effectivement, il me sourit et avance dans ma direction : même sans mes lunettes, je me suis pas trop plantée à cette épreuve.
 
Etape 3 : le premier baiser ?
Alors que faire ? Dans une conversation MSN, on avait évoqué cette question du premier contact : baiser langoureux ou sage bise ? Après avoir opté pour le premier, on se rabat sur le second : il ne faut pas précipiter les choses. On se contente donc d’une sage bise puis il me serre dans ses bras. Après cette sage étreinte, direction le métro. Il commence à me caresser les fesses avec sa valise (il ne l’a pas fait exprès) puis, une fois dans la rame, il se penche soudain vers moi : « oups, j’ai failli tomber ! » Zut, je croyais qu’il voulait m’embrasser (il s’agissait effectivement d’une première approche). On arrive chez moi, on discute tranquillement. A un moment, il va dans la salle de bain donc je vais m’allonger sur le lit pour jouer avec Kenya qui est juste en dessous. Guillaume sort de la pièce et vient s’asseoir à côté de moi, commençant à me masser les épaules. Mmmmm ! Comme je suis en travers, je me remets comme il faut, il s’assoit en califourchon sur moi et là, c’est parti pour un massage anthologique, je fonds sous ses doigts. Mais mon T-shirt le gêne, ses doigts ne glissent pas bien dessus. Ok, je l’enlève. Un baiser sur la joue plus tard, il dégrafe mon soutien-gorge : « le prend pas mal, hein ! C’est juste parce que ça me gêne. » Tout va bien. Un deuxième baiser atterrit sur ma joue, puis dans mon cou et, enfin, sur mes lèvres.
 
Etape 4 : sortie mondaine
Nos corps se découvrent peu à peu mais je n’en dirai pas plus, il y a des enfants qui peuvent passer par là. Donc, après cette brouette « découverte » tant attendue, nous voilà partis à prendre une douche (oui, on sortait après). Merveilleux, l’eau chaude est revenue, je me paie un petit orgasme aquatique pour le coup. On se frotte, on se savonne, on se rince joyeusement et nous voilà partis en retard pour le resto où nous rejoignions Banana, Agnès, Sab, Tink et Gauthier. J’appelle donc ce dernier pour le prévenir et il s’écrie : « ah, je le savais, espèce de coquinette velue ! ». Oui, bon, d’accord, tout le monde a compris… Dans les couloirs du métro, on profite de chaque escalator pour s’embrasser, on se touche, on se caresse doucement (on reste décents), on se prend la main… Bref, un vrai petit couple et ça fait du bien. Arnaud n’était pas très câlin en public, je devais toujours réclamer alors que là, non. Enfin, on se perd dans le quartier, j’essaie au passage de m’acheter des clopes, on récupère Tink au passage et nous voilà enfin au resto avec la joyeuse bande. Un resto très sympa sauf qu’on s’est entassé à sept sur une table de six, j’avais les pieds de la table entre les jambes (merci de m’éviter les jeux de mots vaseux à ce sujet !), je pose mes plats en équilibre entre deux tables… Franchement, ils ont abusé !
 
A un moment, Guillaume part aux toilettes. Déjà, Banana m’avait regardé tout le repas avec un sourire béat, sous-entendu : « et alors ? », Tink en fait autant. A peine mon cher correspondant aux toilettes, cinq paires d’yeux se tournent vers moi pour un interrogatoire en règle : on a consommé, pas consommé ? Qui a fait le premier pas ? Ah, revoilà Guillaume. Bon, on dîne, mon cher voisin glisse sa main sous la table et m’effleure gentiment la cuisse, je glisse la mienne au même endroit et on se caresse innocemment les mains. Banana et Gauthier nous calculent puisqu’ils se font des messes basses (Gauthier me confirmera ça plus tard, tout comme le fait que, lorsque nous sommes arrivés, il a dit à Banana : « ils sourient, ils ont brouetté ! »). Après ce dîner, on va dans un bar plus que louche, après avoir abandonnés Banana et Gauthier qui voulaient se coucher tôt. le patron était complètement saoul. Un café ? Non, la machine est en panne. Un coca light ? Un quoi ? Super, quoi ! Je tire les cartes à tout le monde, le tirage de Guillaume est délicat à interpréter, il y a une histoire de femme adultérine dans son présent… hum ! Bon, on rigole et on finit par partir en courant après qu’Agnès se soit pris un stylo dans la tête jeté par le patron du bar. De retour à la maison, il m’avouera avoir eu droit au même interrogatoire quand je me suis absentée aux toilettes mais lui n’a rien dit (contrairement à moi…)
 
Etape 5 : sortir du lit (on a échoué)
On rentre chez moi et Guillaume et moi dégustons du champagne pour fêter dignement son anniversaire. On commence à s’embrasser assez chaudement. A un moment, je vais dans la salle de bain pour me brosser les dents, il m’accueille à la sortie et fait mine de me ramener au divan pour finir le champagne mais c’est un piège : il me pousse sur le lit et…voilà. Joyeux anniversaire mon cœur !
 
Ce week-end, on n’a pas fait grand chose, on est resté au lit très longtemps : réveillés tard, levés encore plus tard, on profite au maximum de l’autre. Vendredi soir, on va boire un verre avec Gauthier. Samedi, monsieur m’offre un resto. Pendant le repas, il me demande s’il considère qu’on est un couple. Aïe, question piège ! Je lui réponds la vérité : non. Je suis bien avec lui mais il vit trop loin, je ne crois pas aux relations à distance et il est d’accord avec moi. En gros, nous sommes ensemble quand on se voit et entre temps, on ne se doit rien. Nouvelle session alcoolique avec Gauthier dans le Marais. Je bois peu mais vite (on se faisait mettre dehors du café, la margarita est fatale, je suis saoule. On repart après le dernier métro : bus de nuit ou taxi ? L’alcool ayant activé ma libido (déjà que…), je supplie Guillaume de prendre un taxi, on finit par en trouver un de libre et là, c’est parti pour l’aventure : le chauffeur ne connaît pas ma ville mais pas de soucis, je vais le guider. Donc, je rappelle à mon lectorat que je suis saoule et myope… A un moment, Guillaume me demande : « c’est pas à droite là ? » « Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu…si ! » Trop tard, l’intersection est déjà dépassée. Bon, le chauffeur nous balade, je lui demande de s’arrêter à un stop proche de chez moi et là, c’est le drame : il ne prend pas la carte bleue ! Bon, on se cotise, on râcle les fonds de poche. Il manque 10 centimes mais le chauffeur est sympa, il nous en fait grâce (ben tiens !). On rentre vite chez moi pour assouvir nos envies. Dimanche, grasse matinée à  nouveau puis on prend un bain à la lueur des bougies. Oui, j’ai trouvé une combine pour avoir de l’eau chaude car vendredi et samedi, douche à l’eau froide, brrrrrr ! Bon, évidemment, nos deux corps nus enrobés de la douce lumière des bougies… Je vous laisse deviner la suite.
 
Etape 6 : nos petites manies
Bref, ce week-end, on a vécu « d’amour et d’eau fraîche » comme a dit Guillaume. A un moment, juste après une brouette, je lui susurre à l’oreille : « t’es beau ». Et bien, je ne sais pas si c’était une bonne idée car tout le reste du week-end, il a fait en rigolant : « je m’en fous, je suis beau ! ». C’est pas bon de trop flatter les mecs, ils se reposent sur leurs lauriers… Enfin, pas Guillaume, ouf ! Faut dire qu’il a de beaux yeux verts rehaussés de cils magnifiques. Ça me dégoûte un peu qu’un mec ait des cils comme ça alors que, moi, je suis obligée de les gainer de mascara pour avoir le même effet. Et puis, au fil du week-end, son visage est assombri par une barbe de quelques jours, j’adore ça… En plus, il a des cheveux épais et très doux, j’adore passer mes mains dedans (je lui ai fait une coiffure d’enfer durant tout le week-end). De son côté, il a découvert une sale manie que j’ai : dès qu’un mec ne fait pas ce que j’ai envie, je pousse un gémissement de protestation : « hmmmmmmmm ! ». Par exemple, après une brouette, je n’aime pas que le mec se retire trop vite donc dès que je sens qu’il part : « hmmmmmm ! ». Ensuite, dès qu’il veut quitter mes bras pour aller dans la salle de bain : « hmmmmmmm ! ». Et le pire c’est que, avant qu’il me fasse la remarque, je n’avais jamais fait attention à ça ! Mais bon, si je suis capricieuse en matière de câlin, je ne le suis pas ailleurs, je ne suis pas du genre à réclamer qu’on me paye des restos, des verres, des cadeaux, qu’on soit disponible pour moi 24 heures sur 24… Il ne faut pas abuser.
 
Etape 7 : les au revoir
Aujourd’hui, dernier round de ce week-end merveilleux : il s’en va. Je le savais. Je le taquine un peu : « et si je te kidnappais ? Tu es vraiment obligé de partir ? » mais il ne peut en être autrement. On tente de prendre une douche mais l’eau chaude s’est à nouveau fait la malle. Déjeuner en tête à tête sur le quai de la gare, je le plains : à côté de lui, dans le train, une vieille acariâtre qui n’a pas arrêté de râler durant les deux minutes où j’ai été dans le wagon et, en plus, il tombe dans le wagon des enfants non accompagnés. D’ailleurs, avant le départ, toute cette marmaille pleure à chaudes larmes, parfait pour l’ambiance, ça. Mais les adieux ne sont pas si déchirants que ça : il repasse sur Paris le week-end prochain et j’irai le voir le week-end du 20.
 
Guillaume, une nouvelle fois, je te remercie pour ce week-end magique, j’ai hâte d’être à samedi.
Rendez-vous sur Hellocoton !