Le support fait-il l’oeuvre ?

On dirait un sujet de dissertation de philo (celle qu’on fait en devoir surveillé en terminale quand on débute, quoi). L’autre jour, en me baladant sur Instagram, je vois un dessin style BD sur Orgueil et préjugés (de Margaux Motin, je crois) et je me souvins avec un peu de nostalgie de ces petites BD en fin de Je bouquine qui présentaient une oeuvre littéraire majeure. Et y a certains bouquins que j’aurais préféré lire ainsi. Mais ne perd pas t-on un peu (beaucoup) de l’essence d’une oeuvre en la changeant de support ?

(Alors du coup, oui, c’était Margaux Motin mais ce n’était pas Orgueil et Préjugés)

Alors il est vrai que Je bouquine m’a fait acheter Madame Bovary, Les travailleurs de la mer, Eugénie Grandet… des livres entamés alors que j’avais entre 13 et 15 ans et que je n’ai jamais finis (enfin, Eugénie Grandet, je crois que oui mais je n’ai aucun souvenir)… parce que les BD donnaient vraiment envie mais surtout… il ne s’agit pas juste de support, en fait. On n’est pas dans un débat “papier ou liseuse et quid du livre audio ?”, non, je parle d’adaptation, en fait. Pourquoi j’aimais bien ces BD et pas du tout les romans ? Parce que ça m’épargnait les longues parties de description avec lesquelles j’ai encore du mal aujourd’hui… Question de goût. Mais du coup, si on sabre de grandes parties des mots qui ont constitué l’oeuvre, est-ce qu’on peut encore parler d’oeuvre ?

Au bonheur des dames

Ah zt Au bonheur des dames, aussi ! Ca me donne envie de le reprendre (la lecture)

La question se pose aussi sur l’expo Klimt à l’Atelier des Lumières. Alors puisque vous ne me demandez pas mon avis sur cette expo, je vous le donne en 2*2 : j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans parce que je me sentais un peu “volée” dans mon expo vu que je ne pouvais choisir combien de temps j’admirais une oeuvre mais finalement, j’ai été attrapée. Donc oui, c’est cool mais pour moi, ce n’est pas une expo mais une performance. Idem pour les interprétations radiophoniques de livres. Je vous conseille l’adaptation de La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker diffusée sur France culture que je trouve magistralement interprété. Mais une fois de plus, on sabre les mots (contrairement à un pur livre audio, par exemple, je suis en train de découvrir). Et évidemment les adaptations cinématographiques qui peuvent parfois franchement prendre quelques libertés avec le matériel de base. Mais du coup, en terme d’oeuvre, est-ce toujours la même ou carrément une nouvelle ?

L'expo Klimt à l'atelier des lumières

Et question corollaire : peut-on se targuer d’une connaissance d’une oeuvre si on l’a découverte par un support plus « abordable » ? Point de snobisme de ma part ici, je suis cette adolescente qui aurait adoré avoir la BD de Mme Bovary en entier car le style de Flaubert la rebutait (il faudra que je retente, j’ai réussi à lire le Rouge et le Noir très facilement une fois adulte et même les deux premiers volumes de A la recherche du temps perdu. J’ai même envie d’écrire un roman autour du personnage d’Odette… enfin, mon interprétation de ce personnage là mais j’ai déjà trop de choses à écrire pour le moment). J’ai vraiment adoré l’adaptation de la vérité sur l’affaire Harry Quebert par France culture et je voudrais récupérer plein de ce type d’adaptation (si vous avez quelque chose à ce sujet là… et je parle d’adaptations, pas de livres audio, j’ai pris un abonnement Audible, déjà). Et du coup, c’est là, la vraie question : qu’est-ce qui fait une oeuvre ? Son fond ou sa forme ? Pour en revenir à Le rouge et le noir que je n’ai lu que récemment (ah, cette volonté de ne pas lire les romans qu’on t’impose au lycée), j’avais vu il y a quelques années l’adaptation de TF1 avec Carole Bouquet et Judith Godrèche et je connaissais donc les grandes lignes mais une connaissance de l’oeuvre… pas vraiment. J’ai pas un grand souvenir de cette adaptation (à part la fin) mais il me semblait que certaines thématiques étaient un peu squizzées…

Le rouge et le noir téléfilm TF1, Carole Bouquet

Mais finalement, est-ce si grave que ça ? Je veux dire certains romans, tableaux, symphonies… ne sont certes pas abordables avant un certain âge ou tout du moins un certain bagage culturel et qu’on peut trouver les thématiques du Rouge et le Noir ou Mme Bovary absolument passionnantes mais être rebuté par le style littéraire de leurs auteurs. Alors oui, toute adaptation fait perdre toute la forme d’une oeuvre originale. Mais quand on raconte une histoire, est-ce que l’on souhaite que nos interrogations, nos récits, nos témoignages soient partagés au plus de personnes possibles ou est-on résolument attaché à ce que les gens découvrent l’histoire à travers nos mots et seulement eux ?

La peinture par numéro

Parfois, j’ai envie de me remettre à la peinture par numéro, à propos de connaissance d’oeuvre…

Et bien… je sais pas, j’avais juste envie de poser la question.

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Beauté froide vs beauté chaude

Partons du principe qu’ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d’entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l’article.


Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l’univers mais n’ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l’idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à … à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l’inverse : je suis une beauté chaude.

Qu’entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l’effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j’étais légèrement à la bourre (j’ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d’un certain âge m’arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais… ».  Ca, c’est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler… Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C’est un fait.


Alors quelque part, c’est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j’ai l’air sympa et que j’ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m’intègre facilement dans n’importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j’ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l’amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n’osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l’excuse bidon) et un mec qui m’a dit que j’étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu’il se foutait de ma gueule (c’est lourd toutes ces parenthèses (mais j’aime bien)))), les gens viennent spontanément m’adresser la parole… y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.


Je n’ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n’est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu’être une beauté froide, c’est pas si drôle quand on n’est pas actrice, que les gens nous prennent d’abord en grippe en pensant qu’on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu’un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j’ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j’apprenne par cœur un plan de Paris, ça m’évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j’ai confondu des rues.

NB préventif : le SIDA, c’est mal, tu sais que c’est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.

NB : Non, plus rien, j’ai fini.

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Sous le soleil par LilVirgo et Nina

Avec LilVirgo, notre grande spécialité, c’est de sauter du cop à l’âne. Et voici comme on passe des gens qui se la pètent avec leur culture à Sous le Soleil. Ca se passe de commentaires. (à noter une phrase = une réplique, sinon, c’est illisible)

Nina : Ben, disons que voilà, tu as fait des études et tout, tu es très forte, y a des sujets que tu maîtrise mieux que moi mais bon, si je te lance sur le
Canada et le Québec, je te mets ta race!! 😉

LilVirgo : parce que à mon école, les conversation un peu « poussées » fonctionnent uniquement comme ça
Nina : Oui, c clair. Moi, je sais pas trop mais y a des fois, j’ai pas envie de parler donc ça m’arrange que la conversation file sur un sujet que je connais pas
LilVirgo : uais mais à ce moment là, je te caserai sur a/la série qui se passe au canada, b/les états-unis qui sont pas si loin, bim bam boum, rapport de force
inversé, niark niark. moi ce que j’apprécie particulièrement, c’est les mecs qui parlent de leur domaine, mais qui cherchent à t’inclure dans la conversation en te briefant sur tel ou tel détail.
C’est EUX les plus intelligents de la vie

Nina : Et là, je te renvoie sur Alerte à Malibu et je glisse sur Sous le soleil et je te pile!! ben, moi, quand un sujet me passionne, j’ai tendance à en parler pour convaincre les autres que c intéressant
LilVirgo : ah nan sous le soleil, j’crois pas, nan
Nina : Après, je me perds pas dans les détails qui rendent le discour incompréhensible. Ben, écoute, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui sur TMC, c’est
affreux. Déjà, l’Américaine, elle est hyper chiante.

LilVirgo : hihi ! Avec mon frère on regardait et on essayait de deviner les dialogues et de pronostiquer l’arrivée du « je sais plus où j’en suis » dans l’épisode
Nina : Ben, c la série mal conçue de base : tu sais dès le début de l’épisode ce qu’il va se passer. Rien qu’avec le résumé au départ. Par contre, comme je regarde qu’un épisode tous les trois ans, je suis tjrs larguée, vu qu’ils s’échangent les maris
LilVirgo : jess c’est un des personnages phares, fais gaffe, elle vient même de lancer une ligne de vêtements
Nina : Elle est plus maire? Prof de danse? Animatrice radio? Serveuse? Elle s’habille comme un sac en plus!!
LilVirgo : ben jess, elle a commencé mannequin, puis barmaid, puis gérante de night club, puis danseuse, puis maire. ben oui. c’est l’actrice, hein, qui lance la ligne de vêtements. la fan de mode dans la série, c’est valentine, la nympho qui a eu un mome avec alain après avoir été défigurée, qui a été refigurée, a lancé un magasine de mode, a fait je sais plus quoi et est je sais plus quoi. elle a dû se marier 4 fois, elle
Nina :  Ah, j’ai raté le mannequin et le night club. Elle avait une boutique avec la mère de Laure à une époque
LilVirgo : oui le truc de fringues
Nina : A un moment, elle avait une soeur aussi
LilVirgo : oui qui est morte, je crois
Nina : Oh mince alors, je savais pas!!
LilVirgo : jeanne, la doctoresse qui prenait une blouse xxs et qui se tapait baptiste
Nina : Là, déjà, suis tombée dessus samedi, j’ai appris que Caroline avec un 2e enfant (mais je sais pas avec qui). Non, elle se tapait Alain
LilVirgo : avec le sosie de son premier mec je crois. oui mais avant de se taper alain elle s’est tapé baptiste
Nina : Ah ouais, c’était super naze cette histoire. Oh la pute!
LilVirgo : ce qui a failli provoquer la rupture avec la régulière
Nina : Quand il était avec Laure ou Jessica ou entre les deux?
LilVirgo : qui était déjà jess, je crois. laure c’était au tout début quand elle a trompé grégory avec (je pense que là, tu copie-colles cette conversation et
t’as un post « sous le soleil » tout beau tout frais pour demain)

Nina : Oui et après, il est revenu et il la voulait
LilVirgo : oui, mais finalement il s’est mis avec valentine
Nina : Mais à un moment, il était avec une Anna, mais je sais plus qui c’est
LilVirgo : qui avait divorcé d’alain puis alain s’est fait passer pour mort, ce qui a fait revenir valentine
Nina : Oh putain mais j’ai raté ça!!!
LilVirgo : et grégory, gentleman, s’est effacé. remarque qu’il lui renvoyait l’ascenseur : grégory avait bien piqué laure à alain (le jour de leur mariage en plus)
Nina : Ah mais c’est Gregory qui s’est mis avec Valentine? Ah mais oui!!
LilVirgo : mais oui!
Nina : Ok, je croyais que c’était Baptiste avec Valentine mais ça me paraissait pas logique
LilVirgo : déjà, il avait trompé laure avec elle quand il faisait du bateau. non c’est grégory avec valentine quand il est revenu pour la deuxième fois d’entre
les morts

Nina : Oui, je m’en souviens, elle est apparue le jour du mariage
LilVirgo : oui ça doit être ça
Nina : Puis Grégory, il était mort en mer lors de la nuit de noces, normalement
LilVirgo : il est mort en mer deux fois en tous cas
Nina : Il va revenir, tu penses? Jamais deux sans trois
LilVirgo : ah parce qu’il est re-mort, là??? parce que moi, la mort en mer, c’était y a longtemps la première fois
Nina : Je sais pas
LilVirgo : puis il était revenu vite
Nina : Ah mais ok, ça, j’avais zappé
LilVirgo : puis il est re-mort pour de vrai pour quitter la série mais 8 ans après il est revenu
Nina : Oui mais non, c’était pas pour de vrai
LilVirgo : (fred deban devait pas arriver à percer)
Nina : Ben, comme tous. Ils sont tous revenus, quasi, sauf Mallaury Nataf
LilVirgo : naaaan « mort pour de vrai » pour dire c’est pas du pipeau, mais en fait 8 ans après si. ouais, elle elle est jamais revenue. remarque, ne jamais dire « fontaine ». y a bien louis qui est revenu sous la forme d’un agent secret taciturne et ténébreux
Nina : Oui, remarque, vu qu’elle a fait la ferme célébrité, ça m’étonne. Ouais mais il était nul lui
LilVirgo : alors qu’avant c’était l’esthétique barman dreadeux
Nina : Il a une gueule d’abruti, je trouve
LilVirgo : ah ben il est assez raté, c’est sûr
Nina : Puis il joue mal en plus
LilVirgo : euh… Nina… ils jouent tous très mal dans cette série
Nina : Ahahahahahhahahha. Putain, tu me fais rire!!! C vrai en plus
LilVirgo : ben oui!
Nina : Moi, j’aime bcp Jessica qui a un peu le même jeu d’acteur à base de « toujours ouvrir la bouche »
LilVirgo : non la pire c’est laure quand même
Nina : Elle, c’est plus le serrement de machoîres, en fait
LilVirgo : ben elle c’est à base de chaque phrase est dite sur le même ton avec lequel elle a dû réciter la mort du loup d’alfred de vigny en cm1
Nina : Ouais, carrément!! 😀 Ben, la nana, on lui a dit qu’elle ressemblait à Carole Bouquet, elle doit penser que ça suffit
LilVirgo : ben sans doute
Nina : D’un autre côté, elle joue dans Sous le Soleil, pas dans un film de Truffaut
LilVirgo : seulement voilà. carole bouquet est glam, pas elle. carole bouquet fait n°5, elle fait un soap français. sachant qu’en plus carole bouquet n’est pas l’actrice la plus géniale de la vie… oui voilà
Nina : Ben, honnêtement, je trouve pas la ressemblance si frappante que ça. Tu la sens plus dans le rôle de miss camping que celui de miss Channel 5
LilVirgo : ben oui c’est à peu près tout à fait ça
Nina : Et la musique?? Et la musique!!
LilVirgo : ben écrite par pascal obispo. notons quand même que caro, avant d’être avocate de renom crypto goudou, a quand même été chanteuse à succès tronchée par un musicos de talent (sam), puis a tenu un ranch pour se tenir à l’écart du monde du showbiz
Nina : Moi, j’adore!
LilVirgo : tiens, dans les métiers de jess, j’ai oublié « présentatrice radio »
Nina : Comme ça fait trop partie de l’action. Oui, moi, je l’avais dit!! Oui, surtout j’aime bien la nana qui devient avocate en 6 mois
LilVirgo : ben comme celle qui devient maire après barmaid, c’est pas mal j’avoue
Nina : C clair
LilVirgo : y aussi la stripteaseuse qui a acheté une boîte de nuit, mais je me rappelle plus son nom, j’avoue
Nina : Et qui passe de maire à animatrice radio car elle file son poste à son mari. Marie?
LilVirgo : oui!!! marie c’est ça, elle se tape un vieux, nan?
Nina : Oui, le père de Laure. Qui était maire, en plus, nan??
LilVirgo : non, tu confonds avec le père de louis et grégory, là. le père de laure, je crois qu’il était grrrrrrand médecin de renom d’où la carrière de laure
Nina : Non, je suis pas sûre… Quoi que… Y en a un qui se tape Sophie Favier à un moment
LilVirgo : notons aussi le parcours de blandine, la maman : femme au foyer se reconvertit vendeuse dans un magasin de fringues avant de s’improviser proviseur de lycée. sophie favier? tiens, j’avais oublié son passage…
Nina : Ah ouais, énorme. Oui, elle était la secrétaire malsaine qui provoque le divorce. Je crois que c’est entre les parents de Laure
LilVirgo : ah je me souvenais pas de ça, tiens…
Nina : Ouais, mais je suis plus sûre… Disons que c’était au tout début
LilVirgo : et moi j’ai jamais vu de rediff c’était que du « inédit sur tf1 »
Nina : Non, l’été, ils rediffusent

Et on est parties sur autre chose. Bon j’avoue que sur le sujet, Lil, elle assure plus que moi!

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Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

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Sex and the city

Il y a parfois dans la vie certains paradoxes. Prenons par exemple un blog qui se veut un « sex and the city » à la française et qui n’a
pas publié un seul article sur la série… Donc voici ENFIN un article sur le sujet.
 
Automne 2000 (je crois), après avoir regardé Ally McBeal sous la pression de mes amis (oui, au début, j’arrivais pas à suivre). Après les aventures de l’avocate névrosée et anorexique, voici qu’apparaît sur mon écran un drôle de truc : une musique un peu jazzy et une nana à la gueule qui me revient pas qui se balade en tutu dans la rue. Qu’est-ce que c’est ? Curieusement, je survis à ce générique bizarre (je devais avoir la flemme de me lever éteindre la télé) et là, je découvre 4 New Yorkaises déjantées qui vont devenir un
sujet de conversation inextinguible avec mes amis : Carrie, Miranda, Charlotte et surtout la grandiose Samantha. Quatre femmes qui nous ressemblent un peu, si on excepte le compte en banque, la garde-robe et les professions. Elles sont avocate, attachée de presse, journaliste ou guide dans un musée, nous sommes étudiants, désespérément étudiants. Je crois que le jour où j’aurai les moyens de glisser mes fesses dans un pantalon Prada, mes premières rides seront apparues depuis longtemps.
 
Revenons donc à nos quatre amies, est-il la peine de les présenter ? Au cas où :
Carrie : la journaliste et narratrice de l’histoire. Fétichiste de la chaussure, elle n’est jamais habillée deux fois pareil et a des tenues
parfois… hum… curieuses. Durant la série, elle a deux grandes histoires d’amour : Hayden, le fabricant de meuble avec qui elle va jusqu’à se fiancer mais surtout Mister Big (aucun rapport avec le nôtre), l’homme de sa vie qui n’arrête pas de partir et de revenir. En amour, on peut dire que Carrie est chiante. Oui, vraiment. Du genre à faire des scènes pour tout et n’importe quoi, elle a, quelque part, le complexe de la petite fille gâtée. Et puis, en plus, dès qu’elle est avec un mec, Mister Big revient et la fidélité en prend un coup. A noter que Carrie parle souvent de sexe mais on voit très rarement des scènes olé olé avec elle. Il me semble même que des quatre, c’est elle qu’on voit le moins en action.
 
Miranda : LA carriériste de la racine des cheveux aux ongles des orteils. Cette femme est avocate et c’est franchement tout ce qui compte. Jolie rouquine, la coupe courte (pour gagner du temps le matin ?), elle s’habille chic, souvent en tailleurs ou tenues assez strictes. C’est, à mon avis, la plus intelligente et la plus cynique des quatre. Comme c’est la moins bombasse des quatre, c’est aussi celle qui connaît le plus les affres de la misère sexuelle… Personnellement, je la trouve bien jolie mais ce n’est que mon avis. Au niveau des relations amoureuses, y a un geek pas très beau qu’elle se tape de temps en temps… En gros quand le petit geek se trouve une copine, elle fait tout pour se le taper, histoire de vérifier son pouvoir d séduction. Mais surtout il y a Steve, le père de son bébé. Car Miranda est la seule à avoir un enfant des quatre et ça arrive assez tard. D’un point de vue scènes sexuelles, les siennes sont généralement assez savoureuses puisqu’elle tombe toujours sur des psychopathes aux mœurs bizarres.
 
Charlotte : Bon, elle est vaguement guide dans un musée mais elle est surtout blindée de tunes et ne fait rien, finalement. Elle a deux passions dans la vie : les chaussures et la recherche de son futur mari. Oui parce que, elle, c’est la romantique un peu prude du groupe, celle qui est choquée quand ses copines parlent sexe crûment et qui passe son temps à faire de super plans pour trouver un homme. Du coup, Charlotte est la première à se marier des quatre, avec Trey, un riche chirurgien chiant comme la pluie. Après une rencontre pour le moins spéciale (il a failli la renverser en taxi), ils passent très vite aux choses sérieuses mais leur mariage va très vite se consumer, car Charlotte ne peut pas avoir d’enfants, le drame de sa vie. Ensuite, elle garde leur luxueux appartement et aussi la belle-mère qui va l’ennuyer quelques temps. Puis elle va rencontrer un avocat juif, assez repoussant physiquement, mais elle va en tomber raide dingue, allant jusqu’à se convertir au judaïsme pour l’épouser. A la toute fin de la série, ils arrivent à adopter un enfant. Concernant les scènes sexuelles, RAS, si ce n’est que Charlotte fait toujours l’amour en sous-tif…
 
Samantha : le meilleur pour la fin. Je dirais que le mot nymphomane est trop léger pour elle : un épisode, un amant. Les scénaristes se lâchent bien, ils lui font faire à peu près n’importe quoi. A mon avis, ils recyclent les films pornos qu’ils voient pour constituer les scènes avec Samantha. C’est le personnage le plus fun mais pas toujours le plus creusé : on ne sait pas grand chose de sa vie hors sexe. Je n’ai pas tous les épisodes en tête mais on n’apprend que sur le tard qu’elle est attachée de presse, à peu près quand elle tombe amoureuse de son patron. Côté cœur, trois histoires notables : Richard, son patron, Maria (je crois) et Smith. Pour le premier, elle fait tout pour nier ses sentiments mais une fois qu’elle les accepte, elle devient totalement névrosée, suit son mec et découvre qu’il n’est pas fidèle. La seconde, c’est une femme, pour les trois du fond qui n’auraient pas suivis, mais Samantha aime le pénis donc arrive un moment où ça ne passe plus, d’autant que Maria est jalouse de tous les anciens amants de Samantha (soit de tout Manhattan). Enfin, Smith, le super beau gosse de la pub d’Absolut Vodka dont elle tombera amoureuse et ça la rendra franchement gnangnan. Evidemment, les scènes sexuelles de Samantha sont de très loin les meilleures. Elle garde son sous-tif,des fois, aussi, ou se cache souvent les seins, je suppose qu’il y a un respect de la pudibonderie américaine, ici.
 
Bon, voilà, des portraits très caricaturaux, je suppose que j’oublie pas mal de choses. Ce qui est amusant, c’est que le trois amies de Carrie représentent chacune une partie de notre personnalité : notre carriérisme, notre romantisme et notre sexualité. La blonde, la brune et la rousse sont de parfaits faire-valoir pour Carrie, celle qui semble la plus équilibrée. Ni trop romantique ni trop obsédée sexuelle, carriériste mais pas trop (oui, enfin, y a des moments, sa carrière, ça la stresse pas plus que ça). Idéalement, Carrie est le profil type des femmes regardant cette série, fashionable au possible, femme forte qui se retrouve paumée dès qu’il s’agit des mecs. C’est moi, c’est toi, c’est elle. Bon, évidemment, nous, on vit pas dans un super appart à Manhattan en écrivant un article par mois de chez soi (non, je vous jure, ça paie pas !), on ne se déplace pas qu’en taxi, on n’a pas un placard complet dédié à nos chaussures et on n’a jamais mis les pieds chez Gucci (sauf pour faire nos malines)… Mais bon, Carrie, elle nous ressemble, quoi qu’il arrive.
 
Ce qui est bien avec cette série, c’est que les héroïnes grandissent au fur et à mesure. C’est pas comme dans Friends où ils ont 30 ans pendant 5 ou 6 saisons alors qu’ils fêtent trois fois Thanksgiving par an… Petit à petit, ces femmes légères et insouciantes découvrent la vie de couple, la maternité, les problèmes de santé, d’argent, de carrière… Rien n’est immuable dans la vie et ça, on le sent bien dans Sex and the City. Les héroïnes changent, chaque histoire compte et les construisent. On peut saluer là le travail des scénaristes qui ne commettent aucun illogisme (contrairement à Friends mais c’est pas le sujet de l’article). Les exs reviennent, on en parle des fois dans les conversations, ce genre de choses…
Comme dans la vie, quoi.
 
Nos quatre amies passent beaucoup (trop ?) de temps dans un resto branché et, pendant leurs déjeuner, elles parlent des hommes et de sexe. De sexe et d’hommes… Parfois d’autre chose mais rarement. Tout y passe : fellation, cunni, anulingus, poils ou pas, circoncis ou pas, sextoys, chlamydiae et morpions, même ménopause ! Le sujet le plus trash abordé ? Je me souviens d’un épisode où Charlotte parle toute excitée, des magazines de robes de mariées entre les mains, quand Samantha sort : « le jus de mon mec à un goût ! ». Et là, Charlotte s’en va en claquant la porte. J’avoue que cette scène m’a fait mourir de rire. Evidemment, ces conversations sont motivées par ce qu’il leur arrive. Exemple : Miranda tombe sur un mauvais amant et simule (scènes grandioses, au passage), ses copines lui conseille de ne pas continuer, grand débat, chacune y va de sa petite histoire « moi, une fois, ça m’est arrivé et alors… ». Je crois que les conversations les plus amusantes sont celles où les rôles sont inversés, comme celle sur l’anulingus. Toutes : « bah, c’est DE-GOU-TANT ! ». Et là, Charlotte qui fait : « Ah mais non, Trey et moi, on le fait souvent ! ». C’est marrant comme quoi, dès que Charlotte la prude avoue pratiquer un truc, les autres se disent : « bah, si Charlotte le fait… ».
 
L’épisode qui m’a le plus rire ? Je crois que c’est celui du vibromasseur, le modèle « chaud lapin » rose fluo donc Charlotte devient
tellement accro qu’elle ne veut plus sortir le soir avec ses copines. N’empêche qu’il serait temps que j’aille faire un tour au sexodrome pour avoir le même, vu la longue période de chasteté qui s’annonce (ben oui, je peux être chaste avec les hommes tout en m’éclatant avec un gode, non mais !).
 
Par contre, j’ai été déçue par la fin, comme la plupart des fins de série, dégoulinantes de bon sentiments. Déjà, il faudrait que les Américains arrêtent d’avoir des clichés pareils sur Paris : non, il n’y a pas que de vieilles rues, chez nous, on a découvert l’asphalte, aussi. Et on ne voit pas la Tour Eiffel de partout, il n’y a pas de boulangerie tous les deux pas ni une auberge rue St André des Arts. Bref, comme d’habitude, Paris se fait vieille pour voir Carrie retrouver (enfin) son Mister Big, non sans avoir rencontré avant Carole Bouquet et des fans qui a-do-raient son livre. Pendant ce temps, Charlotte et son mari arrivaient à adopter un enfant, Samantha dit « je t’aime » à Smith et retrouve sa libido et Miranda… ben, rien, elle est heureuse avec son mari et son petit. Bon, super, c’est cool, tout le monde est heureux mais dans la vie, tout n’est pas si simple.
 
Pourquoi cette série a aussi bien marché ? Je pense qu’aborder le sexe sans tabou et avec humour, ça ne peut que fonctionner. Mais parler sexe et plaire, c’est pas forcément évident, il y a toujours le risque de tomber dans le vulgaire et le superfétatoire. Voir une scène de sexe, oui. Faire une série avec UNIQUEMENT des scènes de sexe, non. Sex and the city est tiré des chroniques de Candace je-sais-pas-quoi, une journaliste américaine. Même si certains traits sont trop gros (genre leur compte en banque), je trouve que ces
femmes ont les mêmes préoccupations que nous et on peut regarder cette série sans se sentir déconnectées. Et puis, mine de rien, ça fait rêver toutes les sado-masochistes que nous sommes. Ben, oui, moi, l’histoire Mister Big/Carrie, elle me fait rêver. C’est une histoire d’amour absolu, passionnée, ils s’aiment tellement qu’ils n’arrivent pas à communiquer. Ils en chient, ils passent leur temps à s’engueuler, elle pleure, elle crie, elle s’arrache les cheveux, elle l’oublie juste au moment où il revient (connard, va) et pourtant, ils s’aiment. Moi aussi, j’aimerais un Mister Big, un mec avec qui je finirai forcément ma vie parce que c’est lui, parce que c’est moi. Et je pense que je ne suis pas la seule à vouloir ça ! Sauf que moi, je serai pas aussi chiante que Carrie (enfin, j’espère) comme ça, il me plaquera pas tous les trois matins !
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