Où je vais rentrer en résistance

Terme un peu grandiloquent, je l’admets mais j’annonce la couleur. A l’heure où j’écris cet article, il est 22h07 jeudi 20 avril, une fusillade a eu lieu sur les Champs et je ne sais pas encore qui quoi qu’est-ce (on commence à parler d’un cambriolage qui aurait mal tourné). Quelle que soit l’histoire (et au-delà bien sûr du drame humain), je ne vois qu’une conséquence : un second tour Fillon-Le Pen.

Affiche pour le second tour des élections présidentielles

Alors soyons un peu clairs : je sais qu’un Président sans majorité parlementaire n’a pour ainsi dire aucun pouvoir donc on a une deuxième chance en juin mais honnêtement, je suis pas très optimiste. Alors, en mon âme et conscience, j’ai décidé de “rentrer en résistance”.

Résistance

“Et tu vas rentrer en résistance derrière ton clavier ? Bouffonne, va !” (oui, j’imagine un contradicteur un peu énervé). Alors déjà je pense que oui parce que ça ne fait jamais de mal de prendre la parole, tu ne sais jamais à qui tu vas apporter un peu de lumière. Et au pire, ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas tout seuls. Mais surtout, je vais bouger mon cul sur le terrain. Etant salariée, j’ai un peu trop laissé les syndicats, étudiants, chômeurs, ceux qui pouvaient aller manifester à ma place. Je dois désormais assumer mes opinions et je ne laisserai rien passer.

Manifestation contre la loi Travail

Cependant, finalement, peu importe qui sera au second tour, peu importe si le candidat que j’ai choisi portera l’écharpe tricolore, je ne donne pas de chèque en blanc, sorry. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, je le sais. Je vote pour une vision de la société et si je suis trahie, je continuerai à vociférer pour obtenir cette société là. Je ne suis militante de rien, aucun parti. Si je ne suis pas contente, peu importe qui aura lancé une réforme dégueulasse, je m’y opposerai.

Manifestation féministe contre Trump aux Etats-Unis

En fait, cet article est un peu un appel au réveil citoyen. Je sais pas vous mais là, niveau naïveté démocratique, j’ai épuisé mon stock. J’aimerais être optimiste, j’aimerais y croire encore parce qu’on est vivant tant qu’on est fort (je comprends même pas ce que ça veut dire), me dire qu’on va pas systématiquement se faire baiser la gueule, voir nos droits grignotés chaque jour un peu plus, notre bien être, notre environnement… Mais vraiment, je n’y crois plus. Limite, j’en viens à me demander pourquoi je vote encore… Alors c’est fini, je me laisserai plus faire.

Bulletin de vote nul

J’avais écrit quelques articles qui devaient être publiés cette semaine et je me suis un peu loupée mais je les publierai semaine prochaine, peu importe le résultat du second tour (et je vous parlerai de Séville, aussi !)

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Oh happy days

Hou happy days, oh happy days, lalalala

Ces derniers temps, vous l’avez peut-être ressenti, j’ai pas l’hyper patate. Des choses me contrarient, j’ai l’impression d’être sur une barque à contre courant, je dois aller à un point A mais l’eau et des gens qui essaient de faire chavirer ma barque m’empêchent de toucher au but. Et ça me bouffe un peu. Beaucoup. Pourtant, tout n’est question de focale. Oui, mon année 2014 a déjà vu la mort de mon iPhone, le vol de mon Canon 7D, le cambriolage de ma cave mais l’an dernier, à la même époque, l’année 2013 comptait la perte de ma carte bleue et un énorme trou dans la jambe avec soins infirmiers pendant deux mois (il a bien évolué, merci). Et finalement, le trou dans la jambe, c’était quand même plus grave que mes soucis matériels de 2014 et je n’hésite pas à classer 2013 comme une belle année malgré tout. En fait, c’est en général là que je sais que je vais pas bien : quand je zoome sur le noir au point de ne plus trop voir le blanc autour.
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Alors pour lutter contre ce noir ambiant, j’ai décidé de réagir. Et c’est chez Eric que j’ai trouvé la bonne idée : le projet 100 happy days. Le principe est bête comme chou : tous les jours, tu prends une photo qui illustre un bon moment et ce durant 100 jours. Y en a forcément. Si. Un verre entre amis (et j’en ai un bon paquet en ce moment), un moment avec une personne qu’on aime bien, une lecture sympa…
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Quelques exemples récents :
– le bouquet offert par mes collègues pour mon anniversaire
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– mon chat qui me fait plein de câlins
kenya
– mon neveu adoré
saturnin
– le tiramisu géant dégusté samedi avec Anaïs
tiramisu-fraise
– cette soirée mardi soir avec mes amis
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– ces verres samedi soir avalés avec Zéno
cocktail-dorty-dick
Barcelone (malgré l’appareil photo, oui)
barcelone
– La mer, vue déjà trois fois cette année
coquillages-deauville
– Ce café car le café, ça fait toujours plaisir
cafe

Des touches de blanc partout, tout le temps. A moi de les capturer pour ne pas oublier.

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J’en ai marre d’être une victime

Comme je disais hier, il m’est arrivé une triste aventure à Barcelone : j’ai été volée. Alors que j’étais bien, alors que j’arrivais enfin à me détendre, alors que je profitais de cette douce journée de mars, j’ai été volée. Et ça m’a salement énervée.
canon reflex
L’histoire est banale. Attablée à la terrasse d’un resto, j’attends Zeno partie aux toilettes, je range tranquillement mon sac, mon appareil posé à côté de moi. Soudain, un mec passe derrière moi et me parle, voulant savoir si la table était libre. Je marmonne un oui, me demandant pourquoi il me demandait ça quand soudain, je percute : plus d’appareil. Le mec a détourné mon attention. Je hurle, je pars à leur poursuite, y a trois mecs qui courent, j’en attrape un, triomphante. Pas de bol, c’était un gentil touriste allemand qui avait essayé de m’aider. Avec le recul, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un des voleurs vu qu’il ne m’en a pas collé une pour que je le lâche. Bref, j’ai récupéré Zeno, on a fait un tour dans les petites rues des fois que (des fois que quoi, la question reste entière), je parle à un musicos qui me dit que, si je veux, il peut me dire où ils ont jeté mon portefeuille. Pas de chance : c’est pas mon portefeuille qu’on m’a piqué mais mon appareil photo. Au moins, la vie m’a appris que j’étais parfaitement capable de déposer plainte en anglais. Et que, oui, en terrasse, tu laisses rien traîner.
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J’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur : mieux vaut l’appareil photo que les papiers ou la carte bleue. Et puis je dois bien avoir une assurance qui va me rembourser un peu (non, en fait). Repartons de bon pied et faisons des photos avec mon téléphone pourri (vu que j’ai noyé mon iPhone 4. Mon année 2014 est très funky), ce sera toujours ça de pris. Mais ça m’agace, ça me démange. Dois-je m’en vouloir de mes quelques secondes d’inattention ? Oui mais non. Merde à la fin, j’ai aussi le droit, non, le devoir, de lâcher du lest. Barcelone est une ville réputée pour les vols, y a qu’à voir le défilé dans le commissariat pendant que nous attendions mon tour. J’ai eu une réaction, j’ai tenté de pas me laisser faire et finalement, je crois qu’il était plus sûr pour moi de choper un gentil touriste plutôt qu’un des voleurs qui aurait eu vite fait de me frapper pour que je le lâche (ce que j’aurais certainement fait, je sais pas me battre). Comme me dit ma mère « oh ben t’as eu du bol : la dernière fois qu’on a été à Barcelone, ton père a tellement été tabassé qu’on a fini aux urgences ». Voilà, voilà.
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Pourtant, même si je raisonne, ça n’est qu’une goutte d’eau de plus dans mon vase déjà trop plein. Parce que j’ai été cambriolée 15 jours plus tôt et même si on ne m’a rien volée, ça commence à faire beaucoup. Que, comme je le disais, à force d’être la gentille de service, je suis devenue la super bonne poire et ce triste incident en rajoute, encore et encore. Je dois reprendre les choses en main, d’une façon ou d’une autre. Même si en l’occurrence, ce vol n’a rien à voir avec ma « gentillesse », pas plus que la visite de ma cave, mais c’est juste que ça me fatigue.

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Alors je tourne le truc dans un sens, dans l’autre, je cherche, je veux trouver. Je dois trouver la force de dire merde, de dire stop, d’aller cogner symboliquement. La piscine me fait du bien mais je ne me rends pas plus « méchante ». Alors finalement, je repense au conseil que m’avait donné mon chef il y a 2 ans sur les arts martiaux. Et s’il avait eu raison. Peut-être du kendo, c’est classe, ça, le kendo. Et du yoga pour être « en phase ». Et après ? Puis-je faire le job seule ou suis-je alourdie par 34 ans de trop bonne éducation ? Je suis pas sûre.
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Mais je note déjà que je change, que je m’impose déjà plus. Et c’est pas fini. En espérant que ça n’en reste pas là.

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Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !

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Les résolutions, c’est bon, mangez-en

Aaaaaah, vous l’attendiez, voici mon article sur mes résolutions 2014. Accrochez-vous à vos slips, j’ai de grandes ambitions pour ce nouveau millésime.

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Mais avant, reprenons ensemble mes résolutions 2013 pour rire ensemble du fait que je les tiens jamais (c’est pour ça que j’aime bien en faire, je les appelle mes voeux pieux). En 1 : faire n’importe quoi… Ah oui, si, ça je l’ai pas mal tenu, tiens. Par contre, dépenser des sous dans des cours qui me plaisent, pas tant que ça. En 2 : bosser sur des projets éditoriaux et me remettre à écrire : non pas du tout pour le 1er et pas assez sur le second. En 3 : travailler mon e réputation en cleanant tous mes CV : oui, ça, c’est bon ! Bon, en fait, j’ai été soft niveau résolution l’an dernier, je crois que j’ai bien fait. Rajoutons tout de même que j’ai arrêté de fumer depuis le 04 mars et qu’à part quelques clopes taxées en soirée, j’ai pas repris et ça, même si c’était pas dans mes résolutions, c’est la victoire suprême.

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Bon, puisque 2013 était l’année du repos, 2014 sera l’année de la réussite, ai-je décidé. J’ai avec moi ma petite liste de résolutions mais avant de vous l’exposer, laissez-moi vous présenter ma façon de réfléchir. D’abord, je dois admettre que je ne peux pas être parfaite. Donc pour aller vers celle que je veux être, je dois m’autoriser certains défauts. Donc je renonce à l’idée d’être une super cuisinière, je ne ferai jamais de jogging, j’aurai toujours une écriture manuscrite de cochon. Ah et j’admets que je serai jamais cinéphile et que je continuerai à regarder des merdes à la télé. Ah et résolution que j’abandonne d’ores et déjà car je SAIS que j’y arriverai pas : le snoozing. Tous les soirs, je me dis « demain, tu te lèves de suite » et tous les matins, j’échoue. Alors, oui, je sais, c’est mauvais pour moi mais oh, j’ai arrêté de fumer, je peux pas tout faire non plus.
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Autre point : j’ai souvent eu de la frustration car je me résolvais à trop de choses et, ne sachant dans quel ordre commencer, je ne commençais finalement rien et me disais que je n’étais qu’une grosse merde sans volonté. Alors je vais un peu hiérarchiser. Chaque chose en son temps. Dooooonc à présent, voici mes résolutions !

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Temps 1 : remettre de l’ordre dans mon intérieur. Estomac et appartement. Mon appart semble sortir tout droit d’un cambriolage en permanence, j’en ai marre. Donc en janvier, par ici étagères et rangements, on va vendre bureau et canapé sur le bon coin, c’est parti mon kiki. Parallèlement à ça, on va manger bien. Légumes, légumes et fruits. J’y ai déjà pensé : le dimanche, je découpe tout et je range mes bouts de légumes dans des petits sacs isothermes pour ne plus avoir qu’à les mixer pour me faire des soupes et la mixture (un truc inventé par mes soins à base de carotte, tomate, brocolis, banane, mangue, ananas, yaourt au soja et amandes. Si, c’est bon). De toute façon, vu la méga crise de foie que je viens de me taper (toi aussi, passe le 25 décembre enfermée dans les toilettes à gerber), le gras et moi, on s’aime plus trop. Evidemment, avec ça, faut que je reprenne le yoga car j’ai besoin de mon shoot de sérénité et toujours autant la piscine car je me sens jamais aussi bien qu’après deux ou trois heures de barbotage. Puis un peu de marche aussi, faut s’aérer. Bref, en temps 1, je deviens plus mince et ordonnée.

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Temps 2 : je mets en place un suivi précis de mes dépenses pécuniaires et caloriques ainsi qu’un compteur de mots écrits. Je m’explique : sur mon agenda iPhone, j’inscrirai tous les jours combien de temps j’ai marché, si j’ai nagé ou non, ce que j’ai dépensé par jour et combien de mots j’ai écrit pour mes romans (pour le blog, ça compte pas). Objectifs : 7 km de nage par semaine, 150 € dépensés par semaine, 1500 mots écrits par jour. Ca peut faire ultra psychorigide dis comme ça mais vu qu’au boulot, ma liste drastique a fait de moi une employée super organisée, je sens que c’est par là que je tiens le bon bout.
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Temps 3 : trouver un mec. Là, de suite, j’avoue que je suis pas ultra motivée, j’aime bien vivre de beaux instants, de super premiers baisers. J’ai vraiment eu de jolis moments cette année et, en un sens, ça me convient. De l’autre, quand la journée a été chargée et que je rentre chez moi avec l’envie de m’asseoir par terre et de pleurer pour sortir la fatigue de moi, des petits bras accueillants ne seraient pas de trop. Même si j’avoue que la reprise intensive de la piscine a pas mal réglé cette histoire de sortir la fatigue de moi. Tout se dissout dans l’eau chlorée, y compris la sale fatigue. La question est cependant : si je trouve un mec, pourrai-je garder la résolution 2 ? Non parce que si je nage 3,5 km par session, il me suffit d’en faire deux et là, je suis bonne. Mais pour les 1500 mots… Bah, on verra !

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Ah et évidemment, la vraie résolution mais qui va devoir se lancer très vite, c’est réussir mon nouveau projet professionnel me permettant de devenir la queen du digital… A suivre !

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Donc premier pas : acheter des étagères. Et bloquer le numéro de ma banquière !

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Qui de la mode ou de moi ?

Ma vie manquant cruellement de légèreté et de superficialité ces derniers temps, samedi, j’ai profité d’une escapade dans mon pays chéri pour faire un peu de shopping avec ma maman. Alors que je me promène dans les rayons en pleurant sur la forme slim long très en vogue (alors même que je le déteste), je m’arrête devant les imprimés à pois, Liberty et même orange. Ce que je détestais quelques années auparavant.

Notons que seuls les imbéciles nez changent pas d’avis, ok. Sauf qu’alors que je faisais ma crâneuse dans mon top liberté vert amande (il est sublime) dans ma cabine d’essayage, je me demandais qui de la poule ou de l’oeuf. Autrement dit : mes goûts ont-ils évolué seuls ou suis-je victime malgré moi de la mode ? Ai-je fini par devenir accro aux pois parce que j’en ai tellement vu partout que j’ai intégré le fait que c’était cool ? Terminerai-je par porter des spartiates parce qu’à force d’en voir partout, je vais me dire que c’est pas si mal ? Après tout, j’ai dit pendant des années que le leggings ne passerait pas par moi et finalement…


Je parle de mode mais ça peut m’arriver pour des séries télés ou des chansons. Je suppose que je ne suis pas particulière sur cette question : osez me dire que jamais une chanson que vous n’aimiez pas de prime abord est finalement devenue agréable à vos oreilles. Moi, par exemple, je détestais « Alors on danse » de Stromae que je trouvais totalement déprimante dans ses tonalités. Depuis, elle est dans ma playlist bestone, entre The power de SNAP! et Padam de Benjamin Biolay (j’ai mon quota de chanteurs pas gais). Idem pour Dr House, ce que je trouvais ça insupportable ce connard irascible et gratuitement méchant qui va cambrioler ses patients en toute décontraction… Finalement, j’ai fini par apprécier. Juste House, hein, les personnages annexes sont globalement sans intérêt.


Bref, la question est : nos goûts personnels peuvent-ils survivre face à une douche médiatique continue ? Je bosse dans le digital, je suis malgré moi dans un bain tendanciel. Aime-ci, aime-ça, ceci est à bon, ceci ne l’est pas. Je résiste, je dis non. Je refuse de regarder Bref tant que tout le monde s’extasiera dessus, je manquerai trop d’objectivité. La hypittude est mon quotidien, je m’y crois imperméable car j’en connais les rouages et mécanismes et est-ce si sûr ? Aime-je le Liberty parce que mes goûts personnels m’y poussent ou parce que ma carapace à une fuite ? Est-il réellement possible d’éviter toute influence de la tendance à partir du moment où on y est exposé ?

De tout façon, m’en fiche, mon top, il est trop beau ! Mais peut-être devrais-je arrêter de fustiger ceux qui suivent toutes les tendances vu que je finis par les suivre. Certes 2 ans plus tard en moyenne.

PS : En fait, ce que j’aime le plus dans la mode, ce sont les dessins de créateurs.

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Paranormal Activity 1 & 2 de Oren Peli

Lecteur, je ne sais pas si tu en as bien conscience mais des fois, je souffre exprès pour toi. Comme par exemple quand, dans l’avion, je regarde Paranormal Activity 1 et 2. Et si j’ai pas regardé le 3, c’est parce qu’il y était pas. Tout ça pour t’écrire un nouvel opus de l’art du nanard… Remercie moi.

En fait, tout a commencé par accident, je me demandais quelle était cette étrange émission de téléréalité bidon que regardait la fille devant moi dans l’avion (au passage, pourquoi je me retrouve toujours derrière le connard ou la connasse qui allonge son siège dès le décollage ?). En guise de téléréalité, c’était en fait un film réalisé avec trois bouts de ficelles façon vidéo amateur pour faire plus vrai : Paranormal activity 1.

Katie et Micah sont de jeunes étudiants qui s’installent ensemble dans une belle maison mais suite à quelques événements étranges, Micah achète une caméra pour filmer tout ça. Et c’est vrai que ça fait peur : pendant la première nuit, les clés que Katie avaient posées sur le comptoir de la cuisine sont tombées au sol. OH PUTAIN C’EST LE DEMON ! A dire vrai, les premières nuits, ils ne se passent quasi rien : un lustre qui se balance, des lumières qui s’allument et s’éteignent. C’est du démon de compète… Y a la porte qui bouge un peu. Bref, je meurs de peur. Katie appelle un prêtre ou un exorciste et lui raconte qu’elle est poursuivie par un démon depuis qu’elle est toute petite, même qu’il a mis le feu à leur ancienne maison.

Bref, la caméra énerve un peu notre démonounet qui commence à se fâcher un peu. Katie passe une nuit debout, endormie, avant de partir dans le jardin, il prend possession d’un oui-ja, ça monte en pression. Un soir, Micah trouve dans le grenier et trouve une photo à moitié brûlée de Katie petite. Tout le monde flippe mais moi, pas trop, trop. En fait le suspense se base sur une technique de base : images sombres, silence, tu sais qu’il va se passer un truc (un truc = porte qui claque, un objet qui tombe…) et forcément, quand ça se passe, tu sursautes. Finalement, seule la fin est bien foutue, les deux dernières attaques sont sérieuses (c’est pas juste une lumière qui clignote mais j’en dis pas plus). Le premier opus se termine sur une scène “d’horreur” (on voit rien, t’as qu’à imaginer), sans explication.

On passe à l’opus 2 avec une petite famille américaine : le papa, la toute nouvelle maman avec un petit garçon et la fille du père (belle-fille de la mère). On a droit à des images absolument sans intérêt d’un bonheur familial jusqu’à ce que l’on frappe à la porte : oh mais c’est Katie de l’épisode 1. Katie est la soeur de la jeune maman ! Effectivement, elle avait parlé d’une jeune soeur… Bon, il me semble que dans l’épisode 1, la dite soeur devait s’appeler Cherry et là, elle devient Kristi mais comme j’ai eu la flemme de vérifier, on va dire que je me plante. Petite ellipse temporelle, on se retrouve un an plus tard et la maison de Kristie a été dévastée par des cambrioleurs qui n’ont rien emporté… Ohoh, dit Kirstie à Katie, ça me rappelle quand on était petites, tu sais ? “non, non, parle pas de ces choses là!”. Du coup, le mari de Kristie installe des caméras partout dans la maison et c’est reparti pour un tour : il se passe des trucs trop flippants genre le robot de la piscine qui sort tout seul de l’eau pendant la nuit. TERREUR ! Le démon semble en vouloir à Hunter, le bébé, il se passe des choses étranges la nuit dans sa chambre. Un soir, la bonne espagnole entend de drôles de bruits, elle flippe et veut exorciser la maison mais les parents rentrent à ce moment là et la virent.

Là encore, les événements deviennent de plus en plus violents, on passe de pas grand chose à un bébé qui vole jusqu’à l’attaque violente de la mère par le démon. On sait que l’histoire se passe juste avant le 1. Kristi révèle qu’elle est attaquée depuis toute petite et…. Non mais attendez, quoi ? Dans l’opus 1, c’est Katie la victime du monstre, pas Kristi… Et pourtant si. Le démon prenant possession du corps de Kristi,  la seule façon de s’en débarrasser est de le refiler à Kathy pendant un exorcisme (où la bonne espagnole revenue entre temps disparaît entre deux scènes, normal). Super les mecs, vous êtes en train de totalement vous contredire.

Bref, je vous raconte pas l’histoire plus avant. Dans le 3, de ce que j’ai vu de la bande annonce, ils relieraient le démon à la légende “Bloody Mary” (le truc où tu dis trois fois son nom dans le miroir pour l’invoquer). Là encore, le démon en a après Kristi. Sauf que dans le 2, la belle-fille de cette dernière semble trouver une raison liée à un ancêtre de la famille qui aurait vendu son âme au diable. Et dans le 1er, c’était Katie la victime du démon et non Kristi.

En fait, la “force” du 1 était qu’il n’y avait pas vraiment d’explication bien que Micah parle d’un cas similaire, une certaine Diane (prénom gravé par le démon sur le oui-ja), histoire qui disparaît complètement dans l’opus suivant. En donnant une explication dans le 2 (qui semble modifiée dans le 3), ça casse complètement finalement le peu de peur psychologique du film : Katie est victime sans raison, limite, ça peut nous arriver à tous. Le 2 est plus poussé en terme d’effets spéciaux , les attaques sont de fait plus violentes et le switch final peut être un bon lien entre les deux opus en fin de compte.

Le problème en fait, c’est le rythme. C’est long, très long, tu as des scènes où il ne se passe quasi rien, voire carrément rien et tu attends limite les attaques avec impatience histoire de voir un truc. Le suspense est gonflé de façon artificielle : tu vois les heures défiler au fur et à mesure et dès que le compteur repasse à vitesse normale, tu sais qu’il va se passer un truc. Pas forcément un truc de ouf mais un truc. Du coup, t’as la pression qui monte, tu flippes et quand un objet tombe, tu sursautes. Sauf qu’une fois le film fini, ben tu peux dormir seule chez toi dans le noir sans aucun stress. Parce que ça ne fait juste pas peur, du début à la fin, tu te dis “bon allez, c’est quand la prochaine attaque parce qu’on s’ennuie ferme, là…” Et tu espères qu’à la fin, tu n’auras pas perdu 1h30 pour rien. Et ben si.

Et dire qu’ils vont en faire un 4e…

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Quelques minutes de pure violence gratuite

Est-ce que vous connaissez le blog de Perséphone ? C’est un tort. La demoiselle nous gratifie régulièrement de scénarii et historiettes avec des meurtres et du sang. En lisant son blog, je me suis dit : tiens, si j’écrivais un article fictif d’une rare violence qui aurait pour thème « dans ta face sale connard de chez But ! ».  Oui parce que quand But ne remplit aucun de ses engagements, le responsable se permet de vous dire que c’est vous qui êtes de mauvaise foi et que « deux mois pour une livraison, ça arrive, on ne fera aucun geste
commercial ». Ah ouais, ben je vais me le faire toute seule.

But Nanterre, intérieur nuit. Le vigile roupille tranquillement devant les écrans de surveillance. Au dehors, une main gantée désactive l’alarme. Une demi douzaine d’individus pénètrent dans le magasin, à pas de loup. Même si l’alarme est désactivé et le vigile drogué par leur soin, autant ne pas se faire remarquer.

Cambrioleur 1 : Bon, c’est quoi le plan ?

Cambrioleur 2 : On doit trouver un meuble de salle de bain et un meuble d’entrée. Ah et aussi une étagère, la mienne est déjà pleine.

[Oui, c’est moi cambrioleur 2]

Cambrioleur 3 : Quel style tu veux ?

Cambrioleur 2 : Du bois clair pour l’entrée et l’étagère, blanc pour la salle de bain. Du simple, surtout. Tout ce qui se marie bien avec une table basse en verre avec un pied en forme de dauphin ou de sirène comme celles là, vous oubliez aussi sec. Si vous trouvez de chouettes rideaux pour séparer mon coin chambre du reste de la pièce et une housse de clic clac bordeaux ou prune.

Cambrioleur 4 : Tu veux pas 100 balles et un mars aussi ?

Cambrioleur 2 : Vu comme il m’a parlé l’autre enfoiré, c’est un légitime dédommagement. Allez let’s go !

Les cambrioleurs s’éparpillent discrètement dans le magasin et quand l’un d’eux trouve un produit correspondant aux recherches, il appuie sur son porte clé laser pour attirer l’attention. Ils remplissent le diable qu’ils ont amené avec les produits qu’ils recherchaient.

Cambrioleur 1 : C’est bon, on a tout ce qu’il nous faut. On y va.

Cambrioleur 2 : Allez y, j’ai un compte personnel à régler. Je vous rejoins dans quelques minutes.




Cambrioleur 2 [moi, quoi] se rend dans le bureau des responsables. Jérôme Noisel, c’est le sale con qui m’a traité comme une moins que rien au téléphone parce que y a plus grave dans la vie, que je suis de mauvaise foi et agressive. Tu vas voir si je suis agressive. Le bureau n’est pas fermé. Parfait. Cambrioleur 2 entre dans le bureau, jette un peu un œil. Sur le bureau, une photo de famille, Cambrioleur 2 la regarde un instant, on sent une hésitation dans son regard mais il est trop tard. Il jette le portrait contre le mur et prend tous les papiers qu’il trouve pour les jeter partout dans le bureau. Ensuite, il sort une bombe de son sac et tague sur les murs et les fenêtres des « sale con », tout en prenant bien soin de piétiner les papiers. Une fois la bombe terminée, Cambrioleur 2 grimpe sur le bureau, baisse son pantalon et sa culotte et s’accroupit pour laisser un dernier petit cadeau : un étron. Après s’être essuyé avec un papier traînant à portée de main, Cambrioleur 2 se rhabille et quitte la pièce.


Moralité : fallait pas m’énerver.

Bon, ok, en vrai, jamais je ne ferais ça, essentiellement parce que je ne sais pas cambrioler, neutraliser des alarmes et j’aurais tellement la trouille que mon transit en serait tout perturbé. Et puis en vrai, je serais pas capable de faire un truc aussi crade. Mais c’est un article plein de violence gratuite alors fallait pas juste se contenter de voler deux meubles et quelques petits bonus. A l’arrivée, j’ai reçu mon lit à la date de la 2e livraison mais je veux quand même un geste commercial car deux mois pour recevoir un lit payé comptant, c’est inadmissible. Et en plus que le mec se permette de dire que c’est moi qui suis de mauvaise foi, là, ça ne passe pas du tout. Surtout que je ne suis pas sûre que ce soit tout à fait légal de ne pas proposer au client de ne verser qu’un acompte quand il achète un produit qui n’est pas immédiatement disponible…

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La politique française m’ennuie

Ca faisait un moment que je n’avais plus parlé de politique française et pour cause : qu’est-ce que ça m’emmerde. Aujourd’hui, ce n’est plus que du pro sarkozysme contre de l’anti sarkozysme, les deux aussi primaires l’un que l’autre et on oublie de parler de l’essentiel. Sans parler de l’incontournable Carla Bruni-Sarkozy qui émerveille ou agace selon le camp où l’on se trouve. Parce qu’aujourd’hui, la politique française me paraît tellement manichéenne que je ne vois même plus l’intérêt de débattre, ça restera stérile quoi qu’il en soit.


A ma droite, Sarko et sa clique. Je pense sincèrement que Sarkozy n’est pas un homme très intelligent. J’ai lu pendant mes vacances un dossier sur sa personne dans Le Point qui publiait pas mal de petites phrases off et il m’a fait l’effet d’un petit notable de province qui commente la vie au café du commerce le dimanche. On le sait que c’est pas un technocrate, ce fut même un de ses arguments vente mais y a des fois, je me demande s’il est pas sous substances pour dire des conneries pareilles. Mais surtout, Sarko, ce qui me frappe chez lui, c’est le manque total de subtilité. Prenons le cas de la nomination du président de France Television par ces soins qui émeut tout le monde et surtout ses détracteurs. Bon, atterrissez un peu : jusqu’à présent, le président de France Télévision a toujours été nommé par le Président du CSA nommé par… Ah bin par le Président de la République. Y a qu’à voir la valse traditionnelle des
présentateurs de JT du service public après chaque élection pour comprendre que la présidence de la République a toujours traîné par là. De même pour la nomination ou révocation de certains journalistes. Le jovial Chirac a toujours été un killer et beaucoup ont vu leur carrière salement menacée par ses interventions et pas que dans le journalisme d’ailleurs. En somme, la seule nouveauté, c’est que c’est fait de façon ostensible et sans la moindre nuance. Sarko veut montrer toute l’étendue de son pouvoir, là où ses prédécesseurs agissaient dans le secret de leur bureau. Je suis même sûre que les pro sarkozystes trouvent ça très bien cette façon de jouer franc jeu en permanence. Moi, je trouve que c’est rajouter inutilement de l’huile sur le feu. La méthode Sarko, quoi.

Au delà de ça, je crois qu’on s’emballe franchement trop sur le cas Sarko qui n’a même pas forcément l’ambition de faire un deuxième mandat. Il veut rester dans l’histoire comme celui qui aura fait le plus de réformes mais après, il se rêve une retraite à la Clinton « il se prend 15 000 euros par conférence, je vais m’en mettre plein les poches », aurait-il dit, toujours selon le Point. Je crois que se cantonner à un anti sarkozysme primaire en guise d’opposition est une connnerie monumentale. Et notre amie Ségolène, à peu
près aussi fine, intelligente et incontrôlable que le père Sarko dès qu’elle sort de ses fiches, s’y vautre avec délectation. A l’heure actuelle, mon pire cauchemar serait un second tour Ségo-Sarko en 2012. Je voterai blanc tellement ça me paraît la peste et le choléra. L’opposition a 5 ans pour mettre sur place un projet, une alternative à la société que la droite construit aujourd’hui et leur figure de proue (mais qu’on la dégage, pitiéééééééé) mord tel un roquet le mollet du président, faisant fi du gouvernement qui va avec. Elle va jusqu’à faire des allégations très graves quant à son cambriolage. Y a des fois, j’ai l’impression qu’on est en plein X-files avec la théorie du complot, Sarko en homme à cigare qui tire les ficelles et Ségo dans le rôle de Mulder.  A mon sens, tout ça n’est qu’une surestimation de leur intelligence mutuelle, ils me paraissent franchement aussi pitoyables l’un que l’autre.

Il m’arrive souvent de lire les commentaires sur les articles des journaux en ligne et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, on ne peut être que dans le radicalisme. Tous les arguments ne sont que clichés et contre clichés, chacun s’accusant mutuellement de pro ou d’anti sarkozysme primaire et c’est pas faux. Nous sommes incapables de voir plus loin que ça, d’avoir de vraies perspectives d’avenir, de réfléchir à des alternatives. Dès qu’on essaie de faire preuve de nuance, on se fait renvoyer dans nos 22 en se faisant taxer de naïveté voire de stupidité. Ben ouais, c’est tellement plus intelligent et enrichissant de rester dans un bête rapport de force qui ne fait avancer personne et, in fine, nuit globalement à tout le monde.

Alors oui, la politique française m’ennuie profondément et j’ai de plus en plus envie de ne plus lire les articles qui s’y rapportent. Mais pourtant, je me force : quel que soient mes opinions et ma lassitude, je préfère rester vigilante, histoire de savoir à quel sauce je vais être mangée.

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Eldorado, de Bouli Lanners (2008)

Par Bobby 

Ca y est, Bobby a réussi à se bouger l’arrière train jusqu’à une salle de cinéma ! Il va donc (enfin) pouvoir vous parler d’un film récent… et il a donc choisi, pour se faire, le film franco-belge Eldorado, de Bouli Lanners, dans lequel ce dernier interprète le premier rôle.  

 

Il semblerait que le cinéma belge, contrairement au nôtre, ne soit pas du tout en difficulté. Quant on voit ce petit trésor, tout en bizarrerie, très court et qui passe très vite, malgré son rythme lent, on se dit que Bruxelles n’a rien à envier à Paris (non, je vous arrête tout de suite, je suis pas en train de faire de l’auto-flagellation à la « c’est mieux partout mais pas chez moi », c’est juste que je trouve notre cinéma très en dessous de ses capacités ; ça n’a rien de dramatique, la France a été un leader mondial du cinéma à la naissance du 7e Art puis dans les années 20, puis avec la Nouvelle Vague, mais en ce moment, on fait de la merde ; chacun son tour !).

Un quarantenaire dealer de voitures se fait cambrioler par un petit con, et se prend d’affection pour lui. Deux paumés pour lesquels on se prend d’affection.  Ils entament alors un road-movie déjanté, allant de rencontres farfelues en rencontres farfelues. Et c’est vraiment drôle. Autant je n’avais pas aimé le dernier Wong Kar Wai, My blueberry night, avec son road movie américain pseudo-original et ses personnages pseudo-atypiques. Autant là, c’est du jamais vu. Je ne vous en dirai pas plus sur les personnages qu’ils rencontrent, mais à chaque fois, tout en sobriété, nos zygomatiques en prennent un coup. Bon ok, c’est pas la même visée chez Wong Kar Wai, on va me dire que c’est pas comparable. N’empêche que. Un road movie à sketch, c’est un road movie à sketch. Parfois c’est drôle, parfois pas.

Le réalisateur chinois privilégie l’esthétique ? Bouli Lanners aussi ! Disséminés dans le film, on découvre des plans tout à fait grandioses, qui réhaussent l’aura de la Belgique. Un pays tout plat ?

Pas tant que ça…

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