J’écris des lettres

Mercredi, je suis allée au théâtre (oui, je me la pète intello un peu alors qu’en vrai, je n’y vais quasi jamais, à mon grand regret d’ailleurs. Intello en mousse, quoi. Ca ferait un bon titre de blog, ça tiens…). Au début de la pièce, un homme slam une lettre de Saint Paul puis explique à un personnage féminin entré sur scène “Oui, Saint Paul, il écrivait des lettres à tout le monde”. Hé mais si je faisais pareil !

Ecrire des lettres

Je ne suis certes pas une sainte, peut-être une illuminée, à vous de voir. Je ne prétends pas que mes futures modestes lettres auront un parfum d’évangile, de vérité absolue, qu’on lira mes quelques mots à chaque mariage tel un incontournable, comme si Saint Paul avait été le seul à capter ce que pouvait être le mariage… ou alors les gens ont la flemme de se taper les testaments pour trouver un texte chouette… D’un autre côté, ils parlent rarement d’amour, ces livres là, c’est assez étrange quand on y pense.

Bref, je vais écrire des lettres modestement. Alors que je survolais l’océan Atlantique, quittant Cuba pour revenir vers notre chère France, je lisais un nouveau magazine “In the moment”, qui est l’équivalent d’un Flow, d’un Respire, d’un Calme et tutti quanti (je n’ai pas compris la différence entre ces magazines, je dois avouer), et il y avait justement un article sur le fait d’écrire des lettres. Mais plutôt des lettres qu’on envoie pas, ça mériterait un article à part entière car il m’est arrivé d’en écrire. Bref, moi, mes lettres, je vais pas les poster, je vais les publier ici.

Ecrire des lettres

Et à qui vais-je m’adresser ? Aux gens. Par exemple, je vais en écrire une aux gens qui ont voté Macron pour leur expliquer que la démocratie, c’est pas une fois tous les 5 ans et qu’on a le droit de dire à l’homme pour qui on a voté, par conviction ou par peur de la candidate en face, que non, on ne lui a pas donné mandat pour faire de la France une réplique de l’Angleterre de Thatcher (faudra quand même un jour m’expliquer comment on peut prendre ça pour modèle quand on voit le résultat mais bon…). J’en écrirai une sans doute aux femmes, aux hommes (ça va faire grimper le “not all men” geignard, ça encore) et puis ça dépendra de l’actualité. Une sorte d’édito, finalement.

S'asseoir sur un banc et observer les gens

Alors évidemment, ce seront souvent des appels à se réveiller,à enfin se bouger, mais aussi peut-être des explications, j’en sais trop rien encore. Certains y trouveront sans doute un ton maternaliste, ça va agacer certains qui viendront, drapés d’indignation, m’expliquer que j’ai tort. Tiens, je vais y glisser quelques lettres à mon moi du passé, j’ai dit quelques conneries autrefois, il serait temps que je me fasse la leçon…

Donner des leçons

Bref, cher vous, cher nous, cher toi, cher moi, je saisis ma plus belle plume virtuelle pour vous rédiger des lettres…

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Le raté du changement : le sharing desk

Il y a 2 ans et demi, ma boîte a déménagé. Oui,  c’est un peu ma spécialité, ça : quand j’arrive dans un nouveau job, il est question de déménagement. En fait, sur les 6 boîtes que j’ai faites, 4 ont changé d’adresse pendant que j’y étais (et une, on a changé d’open space). Du coup, le déménagement, c’est la bonne occasion pour secouer un peu les habitudes et c’est ainsi que fut implanté le sharing desk. Enfin, sur le papier…

Sharing desk

Ah oui, point que j’ai oublié dans mon article et qui me revient là (c’est pas mon entreprise, ici) : il n’y a pas de double écran sur chaque bureau, ce qui limite les déplacements

C’est quoi le sharing desk ? C’est l’idée qu’il n’existe plus de places attribuées et qu’on se pose où l’on veut/peut. Un peu comme à la bibliothèque. Du coup, on ne laisse plus rien sur les bureaux, on ne mange pas à sa place… Ca permet d’avoir moins de  bureaux que d’effectifs pour réduire un peu l’espace du bureau (surtout si la moitié des effectifs est nomade…). Chez nous, l’idée est (était) de « casser les silos » pour  créer plus de synergies entre les pôles. En plus clair « ouvrez vous l’esprit et pensez à vendre des opés 360 ». Alors du coup, je vous illustre cet article avec des photos de mon bureau histoire que vous compreniez à quel point ça n’a pas pris. On a nos places attribuées, point barre.

Pourtant, j’étais ultra motivée. Quand on a déménagé, mon équipe était très bruyante et niveau blagues, on était à peu près niveau égout. L’idée de prendre un peu l’air me ravissait donc au plus haut point. Mais ça puait la croquette dès le départ vu qu’on nous a attribué des places. Heu… mais on ne devait pas se mettre où on voulait ?  « Si, si, c’est juste pour les cartons de déménagement… ». Vous l’avez compris, le sharing desk était mort né et 2 semaines après l’emménagement, j’offrais à ce bureau officiellement mien une petite plante.

La plante sur mon bureau

Le pire, c’est que j’ai fini par changer de bureau un vendredi de total bordel où je n’en pouvais plus de barboter dans les cris et la connerie. Sans mot dire, je me suis levée, pris mon ordi et me suis posée à l’autre bout de l’open space. Je suis revenue 4 mois plus tard parce que, tu comprends, on est une équipe. Heureusement qu’on devait casser les silos… non parce que des fois, tu as besoin de calme et de concentration et pas de bol, c’est le jour où tes voisins de bureau ont envie de faire la foire. Ca arrive. Bah tant pis, tu subis.

Un bouddah dans ma plante

Oui, j’ai mis un petit Bouddah dans ma plante

Alors après, le sharing desk, c’est pas le paradis non plus. Par exemple, certaines places sont chères et d’autres… ben ce sont les places des retardataires, quoi, celles que personne ne voulait. Il y aussi un fil à la patte très fort. Comme je l’évoquais dans mon article sur le télétravail, la confiance dans les salariés est… très relative. Ainsi, dans une agence parisienne totalement sharing desk, les salariés sont « traqués ». En gros, on sait toujours où est leur ordinateur… or parfois, quand je dois vraiment avancer sans être dérangée, ca m’arrange que seule ma manager sache me situer…

déco de ma plante : statue bouddah, fève geisha et oeuf de pâques

… Et aussi une petite fève trop mignonne et mes collègues y ont laissé un oeuf de pâques

Bref, cette histoire de sharing desk me parait être une excellente illustration de ce manque de confiance dans les salariés : pour être sûr que tu travailles bien, on te garde sous le nez. Ce qui est absolument faux, de mon point de vue…

Mes petites matrioshka déco

Tiens, on va parler de ça semaine prochaine et je fermerai ensuite cette parenthèse sur le travail.

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Dernier train pour Busan : les zombies version coréenne

Après notre cycle Wes Anderson, on se cherchait une petite idée de cycle à se faire et on s’est dit : pourquoi pas le cinéma coréen ? Après avoir bâti une liste de un nom, nous voici donc posés au calme devant Dernier train pour Busan de Yeon Sang-Ho. Bon, en vrai, on aimerait se faire un cycle coréen mais on s’est pas penchés sur la question et comme on avait beaucoup entendu parler de Dernier train pour Busan, on s’est lancés.

Affiche Dernier train pour Busan de Sang-Ho Yeon

Alors si vous avez les mêmes références que moi, quand on vous parle de train, vous imaginez un road trip initiatique du type A bord du Darjeeling Limited de toujours Wes Anderson… Et bien pas du tout ! On est ici bien plus proche d’un 28 jours plus tard ou The Walking dead, voyez. Oui, c’est un film de zombies. Je vous raconte un peu quand même : c’est l’histoire du père busy busy qui s’occupe de sa fille Soo-Ahn quand il arrive à raccrocher son téléphone, à peu près. Tous deux doivent prendre le train pour Busan où vit la mère de Soo-Ahn. Ils montent donc dans le train non sans avoir croisé une pelletée de pompiers et policiers, un incendie fait rage au loin. Alors que le train va partir, une jeune fille parvient à sauter dedans sans se faire remarquer. Les portes se ferment, le train se met en branle… Et Soo-Ahn a juste le temps de voir des gens sauter sur le chef de quai sans comprendre. Le voyage commence paisiblement jusqu’à ce que la jeune fille qui a sauté au dernier moment et qui semble blessée meure… et revient à la vie, s’attaquant à l’hôtesse de bord. La contamination commence.

Attaque de zombie dans dernier train pour Busan

Ce film est hyper prenant, on ne va pas se mentir. D’autant que même si les trains coréens ont la télé à bord (hé ouais), la situation est confuse, on ne sait pas ce qu’il se passe, s’il reste des gens non contaminés, des infrastructures. On a quelques news de l’extérieur via le conducteur du train qui parle avec les gares… Jusqu’à ce que plus personne ne lui réponde. Le papa est aussi en contact avec un de ses collaborateurs qui lui fait de temps en temps un point sur la situation. La grande force de ce film est son rythme : on alterne les phases de calme et les phases de panique totale. C’est vraiment grosse tension – asseyez vous pour respirer – on repart, de vraies montagnes russes bien dosées. Ce rythme est bien facilitée par l’ignorance des personnages. Un peu comme dans 28 jours plus tard et The walking dead, quand Jim/Rick sort du coma et part errer dans la ville sans avoir conscience du danger. Et tout à coup, ça tombe. Ici, c’est pareil : dans le train, quand l’attaque commence, beaucoup de passagers ne sont pas au courant et ceux qui fuient arrivent à semer les zombies, trop occupés à grignoter ceux restés à l’arrière. Idem quand ils s’arrêtent en gare, ils ne savent pas du tout ce qu’ils se passent, ils sont seuls et aucune menace ne semble planer…

Dernier train pour Busan

J’ai également bien aimé la version très nerveuse de ces zombies. Contrairement à the Walking dead où ils se traînent (surtout maintenant qu’ils sont de plus en plus décomposés), ils courent très vite, semblent comme possédés avec des corps désarticulés et sont surtout extrêmement acharnés. Par contre, je ne comprends pas ce qu’ils veulent. Dans The walking dead et 28 jours plus tard, ils se nourrissent de leurs proies, là…ils mordent la personne et se barrent. Woké…

Les zombies dans Dernier train pour Busan

Mais ce film a quelques défauts structurels un peu gonflants. D’abord les transformations. Selon les personnages, ça peut durer cinq bonnes minutes (genre la fille au tout début même si, ok, elle s’était fait un garrot) et pour d’autres, ça se fait en à peine 10 secondes… Mais surtout, surtout, comme dans tous ces films : certains personnages sont super cons et tu te retrouves à gueuler sur ton canapé “mais putain pourquoi tu fais ça ?” ou pourquoi tu ne le fais pas ou pourquoi tu te laisses mourir alors que tu avais deux très larges minutes pour te mettre à l’abri ? La plus agaçante sur le sujet étant Soo-Ahn qui a un peu tendance à rester plantée là où elle est, y compris quand une horde de zombies lui fonce dessus. Je veux bien croire qu’elle soit sidérée mais à un moment, est-ce que ça existe vraiment des êtres humains qui n’ont pas le réflexe de se barrer quand un truc mortel leur fonce dessus ?

Soo-Ahn dans dernier train pour Busan

Oui, y a plein de gens qui courent autour de moi en hurlant mais je suis bien, là

Il faut aussi que je fasse deux spoilers donc ceux qui veulent voir le film sans tout savoir (et je conseille ce film), filez au paragraphe suivant. Deux points négatifs majeurs dans ce film, selon moi : en 1, le “méchant”. Ok, je comprends très bien le sous-texte sur la dénonciation du capitalisme dans le film, ok. Mais le mec, c’est le même que dans Avatar, il crève jamais, on a droit à plusieurs rebondissements sur ça et à la fin, t’as juste envie de dire “ok, il est pas mort, quelle surprise, ohlala”. Mais surtout, arrêtons nous sur les deux survivantes : une enfant et une femme enceinte, les plus faibles de la bande. Je me pose la question de la lecture de ça. Dans The walking dead, les plus faibles ont tendance à mourir, par exemple, plus dans la série que dans le comic d’ailleurs, mais parce que c’est devenu extrêmement dur de vivre dans ce monde là et les plus faibles (petite fille comme Sofia ou femme enceinte comme Lorie) n’y ont pas leur place. Mais peut-être que le sous-texte ici est que c’est grâce à la solidarité des forts et leur sacrifice que les plus faibles s’en sont sortis. Mais du coup, c’était presque attendu… On ne tue pas les enfants et les femmes enceintes (mais les autres, c’est bon).

Dernier train pour Busan

Alors est-ce que je conseille ce film ? Oui… et j’avoue que je suis pas sûre de savoir pourquoi : il ne réinvente pas le genre zombie, il est souvent convenu et prévisible, il ne fait pas peur et Soo-Ahn est insupportable comme tous les enfants au cinéma. On ne ressent pas une pâte coréenne particulière, on voit in fine assez peu d’images du pays… Mais j’ai aimé quand  même. Peut-être le rythme, peut-être l’ambiance, peut-être la version désarticulée des zombies, peut-être le jeu d’actrice de Kim Soo-an (qui joue Soo-Ahn parce que oui, son personnage est chiant mais l’actrice est juste bluffante), peut-être le personnage de Sang-hwa que j’ai vraiment apprécié. Bref, je ne saurais pas vous dire pourquoi mais ce film, je m’y suis laissée prendre. Et vous ?

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L’intimité de la première nuit

La première fois avec cette personne que vous convoitiez, ce n’est pas seulement une découverte physique, des corps qui se touchent, se caressent, se pénètrent. Il y a aussi naissance d’une bulle, une sphère dorée propre aux amants : l’intimité.

Souvenez-vous de votre première nuit avec cet autre. Repus d’amour, allongés dans le même lit l’un contre l’autre, dans la pénombre, voilà que les langues se délient. Mais la conversation prend un tour et une profondeur différents. On ne parle plus à l’objet de notre convoitise mais notre nouvel amour. Il est certes ambitieux de parler d’amour des la première nuit mais on est dans le cadre d’une histoire d’amour, je rappelle.

Dormir ensemble crée une nouvelle proximité. Entendre l’autre sombrer dans le sommeil, le regarder alors qu’on s’éveille avant lui abandonné dans les bras de Morphée. Plus de jeux de séduction, d’œillades torrides et complices, il/elle est là, brut(e).

Et puis il y a le premier matin. On n’est jamais sexy au petit matin avec la figure chiffonnée, les cheveux en bataille, l’haleine alternative et le mascara au niveau des joues pour celles qui n’auront pas osé briser cette bulle dorée de la première nuit pour aller se démaquiller. Déjà aller faire pipi, c’était limite… Les gens sont parfois différents au réveil. Il y a les hyperactifs volubiles qui font le café, le jus d’orange pressé et les toasts en même temps tout en vous racontant mille choses et ceux qui ne réalisent pas tout à fait qu’ils sont levés et que la journée est déjà commencée et qui n’aspirent qu’au calme et au silence (genre : moi). Ou encore ceux qui répètent un étrange mantra en boucle : café… Café… Café… Forcément, si un volubile s’accouple avec un adepte du silence, ce premier réveil risque d’être… Violent.

Fin du petit dej, embrassades sur le pas de la porte ou sur le quai du métro. « On se revoit bientôt ? » « Oui… »

PS : J’adore tellement ce gif… J’aimerais l’utiliser tout le temps

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2010, ce sera mieux quand ce sera fini

Chaque année, à Noël, y a des traditions : le foie gras, le saumon, la bûche, le sapin et le bilan de l’année. A quatre jours de cette fin d’année, j’ai envie de dire : ouf, je vais pouvoir respirer ! Non parce que 2010, y a eu des trucs bien, je ne peux pas dire que ce fut une année pourrie. Non, ce fut une année montagne russe. Mais j’ai pas vomi.

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2010 commençait avec une belle ambition : changer de taf pour ne plus jamais prendre de lexomil. Mission réussie après 6 bons mois de recherche pas vraiment intenses. Je vous ai relaté ça dans journal d’une démissionnaire auquel il manque la conclusion et l’épilogue. Je vais le faire. 6 mois de course, d’entretiens cachés, de stress, de déceptions. Jusqu’à la délivrance. Puis le préavis qui ne s’est pas forcément très bien passé, jusqu’à ce jour où j’ai littéralement pété les plombs au bureau. Vous en connaissez beaucoup des démissionnaires qui terminent quotidiennement entre 20 et 22h, vous ? Et pourtant, ce n’était pas encore assez, manifestement. Grosso modo, si je résume cette première partie de l’année, ce fut stress, grande fatigue. Parfois, j’avais envie de m’asseoir par terre et juste pleurer pour me vider de toute cette lassitude, de tout ce stress, me laver de l’intérieur. Avec le recul, je vois ce que m’a apporté cette expérience dans le positif au niveau du travail et aussi au niveau humain, j’adore mes anciens collègues.  Mais reste une blessure, une vilaine cicatrice qui a considérablement compliqué mon intégration dans mon nouveau boulot car j’ai perdu confiance et sens de l’initiative. Jusqu’aux mots magiques de ma chef actuelle « arrête de toujours demander la permission, fais les choses ! Tu es capable de faire de très belles choses, c’est dommage. » Ah oui, tiens. Je sais que j’ai encore du travail sur ce point mais j’avance, j’avance.

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2010 a été une année très riche d’un point de vue sentimental aussi avec l’arrivée d’Amant Chouchou qui n’est plus du tout un amant mais un vrai amoureux. Je me souviens de notre premier échange de regards, en janvier, cette pensée immédiate « lui, je le veux ». Notre première nuit qui me fait penser que lui, il n’est pas comme les autres. Les premiers jours où j’ai un peu peur qu’une nouvelle fois, le Prince charmant m’échappe. Prince charmant qui a quelques particularités, dirons-nous mais sur le coup, je ne fais pas attention.  Ce n’est pas grave, profitons de l’alchimie de nos corps et quand j’en aurai marre, je partirai. Puis il y a eu cette matinée de juillet, une matinée d’orage, où j’ai avoué mes sentiments. L’aimer, lui, c’est un peu comme se jeter dans le vide, je ne sais pas encore si le parachute va bien s’ouvrir. Ou plutôt c’est se lancer à toute vitesse sur une piste de ski, foncer tout schuss à travers un mur de brouillard sans savoir si derrière on trouvera une falaise, un sapin ou une piste délicieuse. Qui vivra verra comme on dit. Pour l’heure, la vitesse est enivrante, excitante, totalement flippante et parfaitement jouissive. Alors je continue. Quoi qu’il arrive, j’ai réappris à lâcher la carapace, à faire confiance, en lui et en moi, à dire je t’aime sans avoir l’impression de déclencher un cataclysme.
Même si je le dis pas beaucoup non plus, pas besoin, ça se voit (enfin je pense).

 

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Et puis, gros point positif de l’année, quand même, ce sont mes relations amicales, aussi. Outre mes ami(e)s habituel(le)s qui ont eu fort à faire avec moi cette année, notamment à cause de mes déprimes professionnelles et quelques atermoiements sentimentaux (je vous aime, faut pas l’oublier quand je suis chiante !), j’ai fait de belles rencontres. A la plongée, j’ai gagné des amies précieuses avec qui on parle beaucoup, on se soutient, on se confie. On rigole beaucoup aussi. Le fameux club des 5 passé à 6, peut-être une 7e en approche. Et tout ces gens qui sont là pour moi ou me font confiance pour m’ouvrir leur cœur, ça m’émeut presque aux larmes.

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Parce qu’en 2010, j’ai aussi beaucoup pleuré. J’ai appris à lâcher prise sur mes larmes et du coup, je suis une vraie fontaine. Je pleure parce que je suis triste, je pleure de colère, je pleure d’émotion, je pleure de jouissance. Je pense qu’à notre cantine, je suis la pleureuse officielle tellement je pleure dans les bras de Vicky devant. Bon, ok, je l’ai fait que deux fois et demi mais en un mois, ça fait beaucoup. Bon, j’ai encore un peu de mal à accepter mon droit à pleurer mais je progresse, je progresse.

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Comme je disais 2010 fut très riche. Ce qu’on peut me souhaiter pour 2011 ? Du CALME.

PS : Je suis en train de déménager mon blog donc si vous voyez un blog complètement différent à  l’adresse www.vingtenaires.com, c’est juste que le transfert a été fait. Ce sera sans doute dans la semaine.

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Les chevaliers du fiel, un humour sud ouest

Depuis hier, je suis dans mon pays et je revis. Enfin du calme, plus de stress, plus rien, je suis zen. Même si le retour a été une véritable épreuve mais je raconterai ça demain, histoire de rajouter une nouvelle page au dossier « j’ai la lose ! »

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Hier soir, ma mère me propose de regarder un DVD avec eux, j’avais au choix Millenium, éliminé car trop long. Il faut savoir que mon voyage en train ne m’ayant pas permis de finir ma nuit comme à l’accoutumée (il part à 7h54, parfait pour roupiller une partie du trajet), j’étais un peu claquée genre à 18h30, enroulée dans une couverture, je me suis légèrement endormie en lisant mon magazine.  Nous avions aussi au choix Première Etoile, une comédie française qui est « dans la lignée de Rasta Rocket ». Autant petite, j’avais adoré ce film (pas revu depuis, je sais pas si j’aimerais toujours, tiens), autant un Rasta Rocket version française, ça me fait un peu peur, malgré le mec qui a l’air beau gosse sur la jaquette (à vérifier sans lunettes de soleil). Du coup nous reste le dernier spectacle des Chevaliers du Fiel « La brigade des feuilles ».


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En regardant le spectacle qui m’a bien fait rire (il tape pas mal sur les syndicats, ça devrait plaire à quelques uns…), une question surgit : mais comment ces mecs là peuvent marcher en dehors de Midi Pyrénées ? La plupart des vannes concernent les bleds d’ici à part une référence à Narbonne qui est en Languedoc mais qu’on connaît tous puisque c’est la première plage que l’on croise en partant de Toulouse (une heure et demie, ça fait rêver hein ?). Par exemple vanne sur Rodez ou Millau que vous connaissez sans doute de nom (Millau, vous avez intérêt, avec le viaduc, quand même). Par contre Caussade ou Labastide St Pierre, je suis moins sûre. Oh, je sais ce que vous vous dites à part vous, avoir une maison secondaire à Labastide St Pierre, ça doit être sympa tellement ça sonne bien.  Perso, les seuls souvenirs que j’en ai ne sont plutôt pas bons (ma cousine et sa famille y vivaient quand nous étions petites et y avait un sale chien à côté, genre mini chien teigneux, qui venait toujours aboyer quand on allait chez ma tante et je le détestais) . Mais ouais, le nom sent bon le sud, c’est vrai.

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Et je ne vous parle pas du sketch de la chanson en patois. Même moi, j’ai été un peu larguée alors que mes parents se roulaient par terre de rire. Oh, je pourrais pleurer  sur le fait que c’est encore une langue qui va se perdre. Imagine, lecteur, si j’avais su parler le patois… J’aurais maîtrisé la langue de mes ancêtres, celle de ma génération (on va dire le verlan. J’ai droit, je suis pas musulmane*) et il fut une époque où je gérais incroyablement bien le sms. J’ai un peu perdu depuis mais sa revi1 vit (lol). Enfin, je m’égare, je me rêvais pont entre les générations. Donc pour en revenir à mon histoire de Chevaliers du Fiel, je me demande si c’est facilement exportable. J’avais vu leur spectacle « L’assassin est dans la salle » sur Paris Première donc manifestement oui. Après tout, peu importe qu’on soit déjà allés ou non à Caussade ou à Rodez, on peut comprendre ce qu’il se trame derrière. On pourrait remplacer par Berck ou Sainghin en Mélantois (si, ça existe) et on comprendrait de suite mieux. Evidemment, je ne suis pas certaine de l’effet comique du coup vu que nos amis ont quand même un accent du sud bien audible, ça pourrait créer un décalage étrange… Un espèce de bienvenu chez les chtis bis… Heu non…

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Bref, tout ça pour dire que me voici de retour dans mon pays et j’ai déjà envie de dire que je ne reviendrai jamais à Paris. Ce qui est faux bien entendu mais quand je vois à quelle vitesse je me suis toute détendue… Et ça va durer  quasi jusqu’en 2010.

* Pour les 3 excités du fond qui googlisent les mots du genre « musulmane » ou « immigration » ou que sais-je encore juste pour venir crier au racisme, je précise que le contenu de cette parenthèse est une référence à une actualité

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J’ai deux cœurs

(Promis, la semaine prochaine, retour de la question love and sex mais en ce moment, j’ai pas trop la tête sur les épaules mais ça va  aller)

Cette semaine, j’ai été en vacances. Oh, pas assez, j’ai repris le travail hier. Oui, dans ma boîte, prendre le vendredi, c’est perdre le samedi donc j’ai tendance à revenir juste pour un jour.  Mais ces quelques jours passés dans le sud réveillent à chaque fois en moi cette sensation : j’ai deux cœurs.


J’aime Paris, ma vie parisienne et toutes les possibilités qu’elle offre et mes amis, bien entendu. J’aime Toulouse, ma famille, mes amis là-bas, la détente, la vie plus calme et plus saine. Mon coton en témoigne : le soir, il ramasse moins de saleté dans le sud que sur Paris, c’est un fait. Parfois, je me dis que si Paris et Toulouse étaient à 1h l’un de l’autre, ce serait parfait. On me chuchote à l’oreille qu’en avion, ça prend à peine une heure mais je dis non. Rien qu’aller à l’aéroport, j’en ai pour quasi une heure, sans compter que mes parents n’habitent pas du tout Blagnac donc une autre heure, sans compter l’heure à respecter pour l’enregistrement, l’embarquement, blablabla. A la limite pour un week-end, je dis pas (bien que ça m’ennuie de demander à mes parents de venir me chercher si loin) mais pas plus. Mais j’envisage de plus en plus le train de nuit.


J’aimerais bien avoir mes deux vies côte à côte dans l’espace. Chaque départ dans un sens ou dans un autre est une petite fêlure tout en étant une joie. Quand je redescends dans le sud, je me fais bichonner par maman, je revois mes amis qui me racontent leur vie. En plus ces derniers temps, il s’en passe des choses, j’ai parfois l’impression de rater l’essentiel. Oh, on va me dire à juste titre que je ne peux pas être présente pour tout le monde, que je dois aussi vivre la mienne, etc. C’est vrai, je le sais mais bon, des fois, je me sens tellement en décalé. Déjà dans mon vocabulaire alors que je n’en ai même pas conscience. Par exemple, j’expliquais à Guillaume «je suis rentrée, j’étais complètement jetlaguée ! ». Il me regarde « hein ? Quoi ? T’étais quoi ? ». Heu ? Mais c’est typiquement parisien de la comm de franciser des anglicismes pour en faire un adjectif ? Bref, quand j’explique que j’étais sur « une opé », personne ne comprend… La comm m’a tuer. J’ai beau toujours me moquer des anglicismes à outrance des présentations d’opération (brandé, trend, early adopter, streetstylé, les remixers…), je suis en train de les intégrer malgré moi. AAAAAAAH !




J’ai donc deux cœurs. Quand je redescends, des fois, je me prends à imaginer que je retourne ici, au pays où la vie est plus douce, moins chère. Avec mon salaire, je serais la reine du pétrole…Evidemment, je n’aurais pas le même. Mais revenir, c’est quitter ma vie parisienne et ça, je ne peux pas. Je n’en ai pas envie, pas maintenant en tout cas. J’ai la sensation qu’il me reste des milliards de possibilités ici. Alors je reste avec mes deux cœurs, je rate des trucs à Paris ou dans le sud, selon où je me trouve. Et je prie pour que la SNCF mette ENFIN Toulouse à 3h de Paris. On peut toujours rêver.

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Ensemble, tout devient merdique?

Par Diane

Vingtenaires, vingtenairettes, j’ai aujourd’hui à vous faire part de constatations résultantes de mes moultes observations existentielles.

Il se trouve que je suis revenue la semaine dernière d’une semaine de vacances dans un petit lieu dit de provence (au milieu des moutonsss, dans le sud de la france en pays des santonnns). Si l’on ajoute le fait que je me trouvais dans un petit lieu dit accessible uniquement par une petite route encastrée dans la montagne et peuplée d’animaux bizarres à celui qu’on était mi septembre, et donc que la populace vacancière était à 98% partie, vous conviendrez que j’avais passé la semaine dans un cadre relativement propice au calme, à la méditation et à la paix de l’esprit. Et
effectivement, ma tension a baissé d’un coup, j’ai cueilli des noisettes et le peu de personnes que j’ai pu croiser pendant mon séjour a été plus qu’avenant et aimable.

Or, lorsque j’ai repris le train et que je suis arrivée dans le métro parisien, force m’a été de constater que l’amabilité ambiante avait un brin diminuée.  Et que j’te rentre dedans en râlant parce que t’es sur mon chemin, et que jte laisserais debout même si t’as 95 ans, une jambe en moins et une valise de 45 kilos parce que moi je bosse toute la journée, merde, hein, toi t’es à la retraite, t’asseoir, t’as que ça à foutre, j’en passe et des meilleures.

Et il m’est souvenu que l’année dernière, quand j’avais passé 15 jours au québec, l’amabilité des gens m’avait étonnée aussi. Sachant que les québecquois, si mes souvenirs sont bons, se partagent
un territoire de 7 fois la france avec une population équivalente à celle de Paris/banlieue, j’ai commencé à me poser sérieusement des questions sur le rapport entre la qualité de vie (et je ne parle pas d’un point de vue financier, hein, mais de choses futiles comme l’amabilité, l’empathie, la fraternité tout ça…) et la masse de population. Prenons quelques exemples tous simples:

1/Vous êtes en haut d’une montagne, au milieu d’une belle rando de 6h. Vous êtes arrivé en haut, vous en avez chié,  vous n’en pouvez plus, mais vous êtes le roi du monde (Jack dawson peut bien aller se rhabiller, ce guignol). Et tiens, tout en haut de la montagne, vous voyez un vieux monsieur assis qui se repose. Qu’est ce que vous faites? Vous vous dites bonjour, vous vous auto-félicitez de votre belle montée, vous vous extasiez tous deux sur le panorama et tiens, c’est drôle, vous venez du même coin, et, votre oncle, c’est le pharmacien de son village! Alors que, à
St Lazare un lundi soir, est ce que vous allez causer à votre voisin de train? A ceux qui attendent le train avec vous sur le quai? A 95% non. D’ailleurs, ils tirent la gueule, ça donne pas franchement envie. Et pis lui là, il est louche avec son grand imper.

2/Vous êtes prof, animateur, éducateur, ou n’importe quelle situation où vous avez affaire à cet étrange catégorie humaine(?) qu’on appelle les adolescents. Prenez en un, montrez lui quelques trucs et pouf, il sera capable de vous pondre de magnifiques dissertations, de montrer l’envie d’apprendre, voire même, j’ose à peine le dire, d’avouer que Tokyo hotel, c’est d’la merde et qu’il écoute Maxime le Forestier quand personne le regarde. Alors que, prenez le même adolescent et mettez le avec une douzaine de ses con(dé)génères, il diminue aussitot son vocabulaire de moitié, lit « scooter magazine » et balance des pierres du haut d’un pont sur l’autoroute en dessous en signe de sa pathétique rebellion à l’autorité castratrice qui ne le comprendra jamais.

3/Et là, je pique mon exemple à Pierre Desproges, (dans un de ses réquisitoires il me semble), tiré de son expérience personnelle. Quand il était à l’armée, il a assisté à un jeu formidable: la course de tortues. Quelques uns de ses camarades avaient chacun une tortue à laquelle ils faisaient une petite incision sous le bide pour y placer un morceau de coton imbibé de je ne sais plus quoi inflammable. Et le jeu, je vous le donne Emile, c’était au signal de départ, de foutre le feu à sa tortue pour voir laquelle arriverait en premier. Qu’est ce qu’on se marre à l’armée! Et M. Desproges de remarquer que si l’on prenait individuellement un de ces hommes et qu’on lui donnait une tortue, il n’aurait pas d’autre idée que de l’appeler « Fifi », de lui donner quelques feuilles de salade et de lui trouver un abri pour pas qu’elle aie froid l’hiver.

Je ne sais pas si vous avez noté, mais les médias mettent un point d’honneur à nous faire remarquer que le monde est dans une misère noire et qu’il risque de s’écrouler d’un moment à l’autre, que
le malheur est là, partout, on ne peut y échapper. C’est apocalypse soon.

Déja on va tous crever de faim parce que notre pouvoir d’achat ridicule ne nous permettra bientot plus de nous acheter à manger. Ensuite on va tous crever désintégrés sous les bombes des terroristes intégristes islamistes et tout un tas de trucs en « iste » qui ont juré d’avoir notre peau, sans compter les jeunes de banlieue qui brûlent tout et fusillent les enfants dans les collèges. Ah, et puis on va aussi tous crever de cancer, de cirrhose ou d’horribles maladies parce qu’on ne mange pas 5 fruits et légumes par jour. Sans compter bien sûr mesdames les guéguerres au
sujet duquel je ne résiste pas à vous citer une magnifique phrase de l’article « guerre » du dictionnaire Philosophique de Voltaire:  » Les malheureux harangueurs parlent sans cesse contre l’amour, qui est la seule consolation du genre humain et la seule manière de le réparer; ils ne disent rien  des efforts abominables que nous faisons pour le détruire ».  (oui, c’est beau. Vingtenaires, vingtenairettes, amis du genre humain, lisez Voltaire. Jvous assure, des fois, ça fait du bien)
Donc, disais-je avant d’être grossièrement interrompue par Voltaire, j’aurais tendance à me dire que, plus il y a de population sur la planète….plus c’est la merde. (sans oublier le rôle des médias et des politiques hein. C’est bien connu, la peur est l’ingrédient le plus efficace jamais testé pour soumettre le peuple aux choses les plus ignobles, quitte à se torcher bien allègrement avec la déclaration des droits de l’homme)
Et là je me demande: est ce que l’homme serait incapable de se retrouver à plusieurs sans devenir automatiquement con? Ce fameux « effet de groupe » est-il inévitable?

D’un autre côté, c’est aussi au contact des autres qu’on devient soi et qu’on s’enrichit….laissez un homme seul au monde (avec ou sans ballon de volley) il tardera pas à devenir dingue, ou en tout cas à régresser carrément. (le contact de l’autre permettant la confrontation et l’émulation intellectuelle). Ou alors, énième suggestion: le contact de l’Autre enrichit l’homme; le contact des autres le rend con. (et encore, j’vous ai même pas parlé des supporters).

Enfin voilà, à vous de me dire ce que vous en pensez.

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A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

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The Maeght Foundation !

Par Lucas

Aujourd’hui je vais vous parler d’un endroit que j’affectionne. Un endroit situé dans le Sud de la France à 7 kms de la mer, pas loin de Nice… Je vais vous parler de la merveilleuse Fondation Maeght.(Photos) Pour résumer en une phrase, Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. (copyright Charlie B.)

Une musique adequate pour lire cet article ? Pas de problème, celle-ci est parfaite

 

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Alors là bien entendu vous avez maté la photo et laché un Mouhai bof. Je vous entends dejà, comme d’haaaaaab, maugreer, râler, ronchonner, etc.. Tout ça
dans un esprit contestataire prepubère de ouf (lecteur si tu veux être dorloté c’est Nina qu’il faut aller voir, pas moi)

Alors j’en était où de ma présentation des lieux ? Ah oui vous étiez en train de râler, je cite: « Tu parles Charles, chuis sûr que Lucas il bluffe et que sa fondation ça ne casse pas 3 pattes à Nina…

Ca prouve bien que vous venez sur ces pages uniquement parce que vous êtes interessé par les ébats sessouels de la demoiselle et sa vie palpitante. Pfff, donnez de la confiture aux lecteurs ils vous feront de belles crottes…(Copyright Papy du Ptit Spirou)

Bon, sans déconner…

La Fondation a été crée au début des années 50 par Monsieur Aimé Maeght, marchand d’art parisien et ami de nombreux artissses, dont Miro, excusez du peu. Création faite en 1956 sur la suggestion de George Braque, ouhai c’est sympa d’avoir des potes artisssses, moi j’ai seulement des copines journalistes… 🙂

L’endroit est harmonieusement rempli de pièces d’art moderne, peintures et sculptures, voire même de mobiles. De Kalder à Giacometti en passant par Klee et Picasso.

Pour autant, ce qui est formidable dans ce musée c’est justement le fait qu’il n’en est pas vraiment un…

Tout l’intérêt de la Fondation Maeght tient dans la ballade au sein de cette maison moderne et pleine de lumiere, ainsi que dans ses jardins parsemés de sculptures et de mosaïques. Le parc est des plus agréables avec son odeur de pin et le vent dans les branches…

Je vous rappelle qu’on est dans l’arriere pays niçois et que la chaleur et l’atmosphere sous les pins sont tout simplement divins. Mais bon si vous vous sentez mal ou emporté par la fougue (qui nous traine, nous entraine,bon ok c’est un jeu de mots nase, promis je l’ferai plus), donc si vous ne vous sentez pas en forme vous pouvez toujours aller vous remettre de vos émotions ou chercher l’apaisement au sein de la chapelle du lieu, elle même décorée par des artisssses. (photos)

J’insiste… Passer une après midi là bas est un appel à la détente et à la sérénité. Alors n’hésitez pas à y traîner vos guêtres pendant vos vacances. Je ne vois pas comment vous pourriez le regretter !

Sinon je voulais également vous donner une adresse tip top, que je kiffe encore plus que ma Nina, c’est peu vous dire ! Ca s’appelle Parillusion et c’est de la balle, pour parler ce langage cru et imagé de la jeunesse vagabonde. 700 photos de Paname avec des coins méconnus à découvrir, des endroits superbes et – souvent- un brin cachés. Bref, l’antitouriste guide. La premiere fois que je suis arrivé sur le site j’y ai passé 2h00 , c’est vous dire ! Par contre il y a un bémol. On ne peut y aller qu’avec Explorer. Firefox est interdit heu…. http://www.parillusion.com/

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