Trop beau pour toi

L’amour, ah, l’amour. Qu’est-ce qu’on s’emmerderait sans lui. Un matin, vous vous levez, votre vie est vide de ce doux sentiment, vos fantasmes sont peuplés d’acteurs et de mannequins top bueno parce que dans votre entourage, nul ne fait vibrer votre coeur. Eventuellement, en tirant un peu, vous reconnaissez que le beau mec du pôle du côté peut faire frémir votre culotte mais à force de l’avoir sous le nez toute la journée, vous vous êtes légèrement lassée. En un mot comme en cent : nul n’occupe vos pensées.

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Alors que vous cheminez ainsi, un homme vient croiser votre destinée. Il est TOUT. Tout à fait à votre goût, bourré de charme et d’humour, ouvert et cultivé et il a même cette voix grave qui vous fait frissonner des pieds à la tête. Ca tombe bien : enamourée, vous pourriez passer des heures à l’écouter parler, vous émouvant de ses connaissances, de son sourire, de son visage d’ange et de cette petite fossette, là, au creux du menton (ou de tout autre détail physique qui vous séduit. En fait, moi, je suis plus sensible aux jolis nez qu’à la fossette mais là n’est pas le débat. Enfin, je crois pas…). Bref, ce mec là, mon vieux il est terrible. Justement trop. Vous crevez d’envie de lui, ça vire à l’obsession mais vous avez la sensation de ne pas jouer dans la même cour.

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Les Américains raisonnent en terme de notation sur le sujet. Vu dans la navrante série Joey qui a trouvé comme ressort humoristique l’inceste (on en est tous très à l’aise), ce dernier explique à son neveu la règle de drague : tu es une note, tu peux viser les gens du même rang que toi, un rang en dessous et tenter le rang en dessus mais tu ne dois pas sortir de ce cadre-là. Un 8 peut tenter le coup avec un 7 ou un 9 mais si tu es un 6, tente pas le 8, tu vas te manger un râteau.

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En théorie. J’y oppose trois arguments massue (attention):
– perso, je suis bien infoutue de m’auto noter. Soit on se sous évalue (le plus souvent, je pense), soit on se surévalue.
– quel est le référent de beauté ? Je veux dire, existe-t-il seulement un canon universel à un point donné ? Actuellement, je suis une charmante blonde à la peau caramel (ok, j’exagère légèrement ce dernier détail mais c’est mon blog, j’ai le droit de survanter mon bronzage, merde) d’1m56 avec des gros seins. Pour le mec qui kiffe les petites blondes à gros seins et au teint hâlé, je dois être du 8-9 facile. Par contre, pour le mec qui kiffe les grandes brunes androgynes, je suis un 4, on va dire. Ou pour le mec qui kiffe les Noires, là, je dois descendre à 3 voire 2. Donc existe-t-il une note universelle ?
– et si je me donne une note pas top, rien n’interdit à mon 10++ d’avoir mauvais goût et de trouver qu’il grignoterait bien la note largement inférieure que je suis. Après tout, George Clooney est bien resté trois ans avec Céline Balitran (qui n’est certes pas moche mais qui était un peu une inconnue au moment des faits. C’est marrant, c’est le seul exemple qui m’est venu, si vous en avez d’autres…).

Peacemaker Premiere

Sur le papier, rien n’est jamais perdu tant qu’on n’a pas tenté. Peut-être que votre 10++ se donne un 4 et vous croit hors de portée. Peut-être que votre charme, votre charisme et votre humour vous fait gagner un joli bonus de points que vous ne soupçonniez pas. Il reste difficile de draguer un mec que vous estimez hors de portée. De 1/ le râteau vous paraît inévitable, de 2/ si vous arrivez à l’obtenir, vous aurez peur qu’il trouve mieux que vous. A moins que vous ne vous détendiez. Vous n’êtes pas si mal que ça… Et les mecs ne sortent pas avec vous par charité.

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La fille des magazines est philosophe dans l’âme

Par PinkLady

Hé saluuuuuuuuuuuut le blog ! Comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je vais un petit peu moyen et c’est de ma faute : pour vous, lecteurs, j’ai repris la lecture de magazines féminins et j’ai beaucoup souffert, vous savez… J’avais oublié quoi ! Toute cette fureur, tous ces articles qui m’expliquent la vie, toute cette pression de la minceur bronzée tout en m’expliquant que allez, c’est pas grave si je rentre pas dans un 38 mais que bon, si je pouvais faire des abdos et du vélo elliptique, je serais bien mignonne. Gniiiiii. Avant de vous décortiquer quelques articles, petite considération générale : la fille des magazines est philosophe.

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Prenons un magazine féminin, celui que vous voulez. Survolez tranquillement la Une, ne faites pas attention à la silhouette disloquée de la fille en couverture trop photoshopée. Que voyez-vous ? Des gros titres colorés dont la plupart sont… des questions. La presse féminine questionne tout. Tout et n’importe quoi. Est-ce que j’ose la tendance sweat imprimés ? (j’avais pas besoin de lire pour savoir que non, jamais de la vie) Et si on arrêtait les régimes ? La crème anti gros cul, réalité ou arnaque ? Faut-il retourner voir son ex ? Comment pimenter son couple ? Est-ce qu’il sait quand je simule ? (j’invente pas pour la dernière!). Tant de questions ! Car oui, la fille des magazines s’interroge suer tout. Et du coup, vous aussi. D’ailleurs, plutôt que de demander s’ils sentent si je simule, moi, je me demande plutôt s’ils sentent que je jouis. J’espère avoir un dossier sur la question dans les prochains mois.

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On n’imagine pas à quel point la fille des magazines est en proie au doute perpétuel. Pour tout, tout le temps. La fille des magazines, elle se lève et déjà, elle se demande « dois-je embrasser doudou avec ma douce haleine fétide du matin? » voire pire si le dit doudou est en forme :faut-il copuler avec son haleine chargée, sa coiffure inédite et son absence de maquillage ? Ou maquillage dégoulinant pour celles qui ont découché sans prévoir le matos. D’ailleurs, nouvelle question : comment se démaquiller lors d’une nuit de découchage ? On zappe ou on s’éclipse discrètement dans la salle de bain passer sa petite lingette histoire de faire respirer la peau ? Retournons à notre galipette du matin : oui ou non ? Non parce qu’on n’est pas à notre optimum. Oui parce que quand on baise, on ressemble rarement à une pub Calvin Klein. Non parce qu’on n’a pas le temps et que les préliminaires vont être bâclés. Oui parce que dépenser des calories avant le petit déj, ça va puiser direct dansle gras, c’est meilleur… Evidemment, vu la foultitude de questions posées, ce sera non car notre fille des magazines est déjà en retard.

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En route vers le dressing. Même s’il s’agit d’un placard tout pourri, on dit dressing, point. Donc là, c’est le drame absolu : rayure ou pois ? Jupe longue ou courte en fonction de ma morphologie ? Sweat ou pull ? Ugg ou bottes ? Mettre une jupe courte alors que j’ai pas le genou fin (oui, maintenant, on nous explique comment mincir des genoux) ? Le questionnement est sans fin et guère utile : le temps que notre fille des magazines se décide, la mode aura changé trois fois. Puis vu le temps qu’il fait, te bile pas : sous ta doudoune, on sait pas comment t’es fringuée. A quoi que non, la doudoune, c’est out, pardon…

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Direction la salle de bain, là, je vous parle même pas de la pile incroyable de dilemmes entre le maquillage, les produits de soin, etc. Y a aussi une mode en matière de lipstick. C’est quoi la tendance, corail ou rouge intense déjà ? Un peu de bronze sur mes paupières ou j’y vais à fond dans le color block ? Et ma manucure, stylée ou nature ? French ou caviar ? Gniaaaaaaa ! Pshhhhhh, quelques neurones en moins pour une surchauffe du moteur.

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Allons au travail. Là, ouf, la fille des magazines se pose moins de questions hormis qui couche avec qui et s’interroge sur le bien fondé d’une relation au travail. Elle parle un peu avec Martine à la machine à café mais pas trop car il faut toujours se méfier : peut-on réellement faire confiance à ses collègues ? Au fond, la seule vraie question de la fille des magazines à propos de son travail (outre les histoires de fesses), c’est comment demander une augmentation. Elle en veut une tous les trois mois mais ne sait jamais comment la demander. Oui, faut y aller entre douceur et fermeté. Trop doux, tu l’auras pas, trop ferme non plus et t’auras agacé ton chef en prime. Mal joué.

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Vient l’heure du déjeuner, moment honni par toutes les filles du magazine car on n’a pas encore résolu l’énigme qui bouleverse l’humanité depuis que l’homme est homme : comment bien déjeuner sans grossir. Evidemment, la salade verte semble toute indiquée mais entre les déjeuners professionnels et la cantine, pas si facile et manger sa salade maison devant son écran fait asociale. Puis bon, manger en travaillant, c’est mal pour la digestion, la salade pourrait nous rester en travers. Sans compter le fait qu’une salade à midi, c’est bien mais à 16h, vous êtes au bord de l’inanition. Que faire, que faire ?

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Fin de journée, l’heure du sport. Là aussi, la vie est pleine de dilemme. Ah oui, faut faire du sport, obligé. Les magazines ont bien compris que le jogging en bord de Seine, ça nous ennuyait un peu alors tous les mois, on a droit à un sport musclant et sexy de type danse du ventre, yoga bikram, natation synchronisée (pour de vrai), toutes les danses du monde, aquabiking… Souvent des sports qui coûtent un bras mais pour votre régime, c’est top : vous n’aurez pas les moyens d’acheter du gras qui coûte cher, vous aurez les moyens pour un bol de riz par jour. Youhou !

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Le soir, ah le soir. C’est encore pire que le midi ! Parce que le soir, on picole, on se fait des apéros et les apéros, ça fait grossir. Que faire, se demande notre philosophe. On a bien sûr toute une batterie de solutions (bois un grand verre d’eau, mange une pomme avant d’y aller…). Mais surtout le soir, on voit les hommes, source infinie d’interrogation pour notre fille des magazines qui est donc forcément hétérosexuelle. Parce que les hommes, on nous explique qu’ils viennent de Mars. Au vu de l’incompréhension de ces petits êtres, je voterais plus pour Uranus… Non pour les traiter subtilement de trou du cul mais parce que Mars me paraît bien trop près. Elle s’en pose des questions la fille des magazines sur ce garçon, qu’est-ce qu’il pense, qu’est-ce qu’il veut ? Pourquoi il veut coucher avec nous ? Pourquoi il ne veut pas ? Pourquoi il ne hisse pas le pavillon sur commande ? Pourquoi il bande tout le temps alors que là, j’ai pas envie ? Pourquoi il dit je t’aime pendant le sexe et pas après ? Pourquoi il veut pas rester dormir ? Pourquoi il prend tous les draps ? Pourquoi il appelle sa mère ? Et pourquoi il l’appelle pas ? Pourquoi, pourquoi, POURQUOIIIIIIIIIIII ? Oui, la philosophe des magazines vire un peu hystéro à force de se poser tant de questions.

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Moi, j’en ai une de question : pourquoi tant d’errances ? Pourquoi tant d’interrogations ? Je veux dire si tu as besoin d’un magazine pour mener ta vie sur des choses aussi bassement pratiques que ta façon de t’habiller ou pourquoi ton mec dit je t’aime pendant le sexe (t’as qu’à lui demander), c’est peut-être et surtout que tu manques cruellement de confiance en toi. Et un magazine n’est pas un jeu de tarot qui va t’apporter toutes les réponses sur un plateau…Mais ainsi va la femme des magazines.

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Régime et réseaux sociaux

12 mars, toc toc, c’est l’heure du régime. Oui, j’ai beau m’indigner sur les régimes, les canons de beauté qu’on nous impose, je reste une faible femme qui se met à la diète. Jetez moi vos bouteilles de crèmes chantilly et vos cheese cakes au visage, honte à moi.

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En fait, cette décision est le fruit de quatre éléments distincts :
– je suis en voyage plongée dans un mois trois quart
– je dois faire plein de sport en ce moment car le sport,ça active la circulation donc la cicatrisation du putain de trou que j’ai à la jambe suite à ma bûche dans le métro. C’est à dire que là, on dirait qu’on a planté une énorme vis dans mon tibia, ahah… C’est con que je me sois pas blessée au pied, je pourrais dire que c’est une stigmate et fonder une secte.
– je suis en phase d’arrêtage de fumer (quasi 15 jours que j’en ai pas touché une mais je dis pas encore que j’ai arrêté)
– je rentre plus dans mon pantalon le plus étroit.
Oui, bon, ok, c’est certainement ce 4e point qui m’encourage mais passons.

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Donc depuis vendredi, je suis au régime. Mangeons équilibré, abusons des carottes parce que ça m’aidera en prime à avoir un beau bronzage en Egypte, buvons de l’eau dès qu’on a un petit creux. Bon, je vais pas vous détailler mes menus, je pense que tout le monde sait ce que signifie un régime.

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Sauf que manifestement, je suis la seule de mon réseau décidée à ne pas céder à la gourmandise. Dimanche, j’ouvre mon Facebook et je suis assaillie de cannelés, muffins, crumbles et autres délices caloriques. Oh mais merde alors !

canneles

(c) ma soeur

Sur le coup, amusée, je décide de riposter avec la photo de ma propre pitance (un riz au lait maison avec des raisins secs, c’est super bon). Mais au fur et à mesure que je termine mon bol, je vois fleurir des tas de photos de mets plus caloriques les uns que les autres. Oh, oh, OH !! Je suis au régime que depuis 3 jours, 3 putain de jours, je peux pas déjà subir une tentation, c’est trop tôt. Alors quittons Facebook pour Twitter où les gens twittent les photos de leurs plats, format instagram ou non. Là, mon estomac commence à toquer à ma porte, mon cerveau m’envoie de joyeuses images de plats caloriques et délicieux, je sens leur goût dans ma bouche. Et mais help quoi !

riz-au-lait

Et je vous dis pas en semaine ! Je gère le compte Pinterest d’un client et Pinterest, c’est un peu le diable. Déjà, ce truc est un poison de procrastination, c’est horrible. Tu y mets le doigt et tu perds une heure, tu mates les photos et des photos de bouffe savoureuse, y en a un paquet, j’en ai même fait un board ! Est-ce que la production de salive favorise la digestion et donc la perte de poids ? Non parce que ça justifierait cette épreuve permanente. Sinon, je vais juste être atrocement frustrée et le craquage risque d’être très violent. Déjà que ce soit, c’est resto fromage…

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Bref, les réseaux sociaux, c’est pas toujours super cool. Je préfère quand les gens me font des câlins virtuels parce que ma putain de plaie de merde à la jambe me fait mal.

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Où j’ai failli ne pas revenir

Terminons ce cycle “mes vacances en Thaïlande” par un article sur mon retour et mon ressenti de tout ça. J’avais prévu de vous faire un article sur mon voyage en avion mais finalement, à part “alors j’ai plus peur de l’avion du tout, j’ai passé les deux fois 19h à regarder des films, manger et dormir”, j’ai rien à dire. Ah si, je pourrai rajouter sur mon road map “Doha et Kuala Lumpur”, je m’y suis posée.

Mais avant tout, revenons sur l’anecdote de fin de voyage me concernant. Je dois avouer que j’ai passé dix jours idylliques, tout s’est bien passé si on excepte mon caisson cassé et surtout l’ADD de Mathilde (oui, bon, ça, c’était pas anecdotique).Mais la veille du départ, un nuage discret se forme dans mon ciel. Alors que l’on refait nos sacs, Anaïs me parle d’un papier qu’on nous a donnés à l’aéroport. “Heu, tu veux dire le papier qu’on nous a donné à la douane là quand on a tamponné nos passeports ? Ben je l’ai jeté…”. Oui, la Nina 2.012 jette, c’est une nouveauté. Sauf qu’il paraît que le papier, c’était pas juste un récépissé, c’était ma departure card. Ouiiiii… Mais bon, j’ai le tampon sur mon passeport, c’est pas grave.

Le lendemain, je soumets mon cas à notre responsable qui commence à méchamment paniquer : “mais tu te rends pas compte ! Ils te laisseront jamais partir sans ça ?”. Heu… Mais quel est ce pays qui empêche les gens de rentrer chez eux ? En tant que Française, je suis pas habituée, nous, on a tendance à faire l’inverse… Il fait appeler l’aéroport mais je me sens un peu dans Midnight Express (film que j’ai jamais vu en fait). Peu de temps avant le départ, un de nos camarades se réveille : lui aussi l’a jeté. Sachant que ce mec là a manqué le vol à l’aller et a dû se payer un nouveau billet. Ok, toi, les avions, c’est pas ton truc. Donc on a droit à un coaching angoissant : “à l’aéroport, vous courez vite vous enregistrez et après, vous allez à l’immigration. Jouez pas aux cons sinon vous allez rater l’avion et ce sera la merde”. Oui mais j’ai le tampon sur mon passeport, ça marche pas ? Bon, on va voir. Arrivés à l’aéroport, on fonce avec mon camarade d’infortune nous enregistrer. Arrivé au guichet, l’hôtesse nous demande notre departure card. “Oh, we lost it…” Elle nous regarde : “Ok be careful the next time, it’s important… There is your new departure card, have a good flight”. En gros : “oh ben c’est pas bien de perdre le papier, tu feras attention la prochaine fois, je t’en donne un nouveau, salut!”. Heu… C’est tout ? C’était bien la peine de nous faire flipper…

Epilogue de cette histoire : arrivés à l’immigration, je donne ma departure card (sans tampon), je passe sans soucis. Mon camarade, par contre, a dû parlementer 5 minutes pour avoir le même honneur. Ah ouais, les avions, c’est vraiment pas ton truc à toi…

Bref, hormis cette sémillante anecdote, y a pas eu d’accroc. Et bon sang, ça fait tellement de bien. Pendant 10 jours, j’étais coupée du monde, coupée du net, je ne savais plus l’heure ni même le jour. Je me souviens de ce soir, notamment, où Anaïs et moi étions assises sur la terrasse à l’avant du bateau avec pour vue la mer qui défilait sous notre embarcation et les poissons volants surgissant des flots (curieusement, ma vue semble s’être un peu améliorée sur place) et nous parlions de nos vies, sereinement. A ce moment précis, j’étais heureuse, purement heureuse. Pour la première fois, j’étais en vacances avec aucune envie de rentrer mais alors aucune.

En 2011, toutes mes vacances ont été gâchées : celles de janvier par une rupture, celles de juin par un genou cassé, celles de décembre par la mort de ma grand-mère. Et ça finit par rendre paranoïaque. J’avais sourdement peur, peur de ce qu’il pourrait mal se passer. Oh, je me doutais bien que j’allais pas me recasser un truc : mes os sont restés intacts pendant 31 ans, ce serait bien le diable de m’en briser deux en moins d’un an. Pourtant, ça partait mal : partie enrhumée, mes oreilles n’ont pas bien supporté les trois atterrissages de l’aller, je perdais à chaque fois une bonne partie de mon ouïe. Mais finalement, j’ai pu plonger sans quasi aucun souci d’oreilles, y a juste eu une descente un peu compliquée mais comme je signale ce problème d’entrée de jeu, l’encadrant sait qu’il faut me laisser faire.

Je suis revenue surboostée, bronzée, reposée, heureuse. La vie m’a vite rattrapée, j’ai eu pas mal de boulot dès mon retour, mon entretien annuel, des milliards de choses à faire. J’ai repris ma vie trépidante, je n’ai déjà plus de soirées de libre alors que j’ai envie de faire des milliards de chose comme la boxe (oui, ça m’obsède maintenant), j’ai commencé un nouveau roman, je veux faire des bijoux et autres petites choses manuelles… Le repos physique risque d’être de courte durée. Mais le repos mental, lui… C’est officiel, le marasme 2011 est derrière moi (et la vie, je te remercie de pas me prouver le contraire en me faisant tomber une tuile monumentale sur la gueule vu que c’est un peu ton habitude, tu aimes contredire mes écrits, je le sais).

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Colera, Colera !

Le week-end dernier, j’ai pris mon gros sac de plongée et je suis montée dans un bus direction Colera, une petite ville côtière espagnole, juste à côté de Port-Bou, en dessous de Perpignan. Un week-end de Pâques en Espagne, je pensais avoir droit au soleil, palmiers et mer délicieusement chaude (ou tout du moins tiède). Ô naïve que je fus !

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Le mercredi avant le départ, Anaïs me confie ses craintes : “j’ai peur qu’on ait froid…”. Maaaaaaaais non, la rassurai-je. Ok, la météo est annoncée comme bien pourrie mais la mer a eu le temps d’un peu chauffer. Oui, dans mon monde Bisounours, la physique est forcément de mon côté. Dans la réalité, la physique, elle rit de moi en me montrant du doigt. Prudente, je gavais mon sac de pulls mais le problème n’était finalement pas hors de l’eau comme nous allons le voir.

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Après une nuit à dormir dans un bus couchette avec tous les ingrédients d’un voyage mouvementé (alcool, mec bourré qui ne tient pas l’alcool, appareil photo pour immortaliser tous les entrejambes passant devant notre nez car on dormait en bas, petites blagounettes puis assoupissement en partageant mon iphone avec Anna, petite nouvelle dans le crew. Oui pour vous expliquer rapidement, je suis partie avec 3 de mes supers copines de prépa niveau 2, Isa rousse, Anaïs et Alice. On avait également Isa châtain en encadrante (mais j’ai pas plongé avec elle, j’étais un peu désappointée, j’aurais bien aimé), Séverine la pro de la bio et donc Anna, prépa niveau 1 que j’avais déjà identifiée (je lui ai même prêté un bonnet un jour). Donc voici notre crew de 5. 

On arrive à Colera à 6h du matin et là, déprime totale. Il flotte. Et pas qu’un peu. On tourne dans le village pour arriver au camping et au détour d’une mini ruelle, le bus décide de revoir son aérodynamisme, arrachant au passage un peu de crépi et explosant une vitre à l’arrière. Heureusement, il s’agissait d’un double vitrage, seule la vitre extérieure est pétée mais ça annonce du lourd. 7h30, on descend enfin du bus avec une bien mauvaise nouvelle : trop de houle, on ne plonge pas. Sur le coup, on est sous une grosse averse donc on peut comprendre… Sauf que le temps se lève pendant qu’on se promène dans le village et on part déjeuner confiants : cet après-midi on plongera.

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L’après-midi, nous avons donc randonné durant 3 heures, le directeur de plongée refusant de nous amener en mer, trop de houle. Le soleil brille, la mer est agitée mais sans plus. On est un peu déçus mais la balade est super sympa (me suis juste récolté un bleu en plus mais au point où j’en suis) et j’ai même gagné un caillou en forme de coeur. 

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Mais le dimanche, c’est une autre paire de manche. Il fait moins beau mais cette fois-ci, on part. Je dois plonger avec Anaïs et Michel, notre encadrant habituel. Il y a deux bateaux, un truc un peu stable et un Zodiac mais évidemment, je suis dans la team Zodiac. 20 mn de tape-cul plus tard à base de “roh mais putain, je suis sûre qu’il prend toutes les vagues exprès pous nous prouver que si, y a de la houle” et la peau du majeur de ma main droite en moins (aïe) plus tard, nous voici sur le site. On se met à l’eau… Alors pour ceux qui n’ont jamais fait de plongée, je me dois de vous décrire cette sensation. L’eau est à 14° en surface, je n’ai qu’un maillot de bain une pièce sous ma combi. Quand tu fais la bascule arrière et que tu chutes dans l’eau, celle-ci pénètre dans ta combi. Après quelques instants, au contact de ton corps, elle se réchauffe mais sur le coup, c’est mordant… et ça coupe la respiration, je suis systématiquement essoufflée à l’entrée dans l’eau. On se regroupe et Michel part comme une balle au fond de l’eau, suivi de près par Anaïs… mais pas par moi car je ne passe pas très bien mes oreilles et je dois prendre le temps de le faire. Donc une fois les oreilles passées, je fonce pour les rattraper et vlan, essoufflement, vlan crampe. Ca commence bien. Bon, comment vous dire…La visibilité est pourrie, on ne voit rien, il fait froid. Ok, remboursez !

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Bon, je vous fais grâce du récit détaillé de chacune de mes plongées, on n’a pas vu grand chose à part un poulpe, des concombres de mer, des oursins et étoiles de mer, j’ai vu une bonnelie (un ver fascinant où la femelle vit avec plein de mâles accrochée à elle), des oeufs de poulpe, des mini méduses, un trypterygion… Ouais, malgré une visi pourrie, on voit des choses. En résumé ? J’ai eu froid, j’ai progressé en stabilisation (c’est pas aussi facile qu’à la piscine), je nage le cul en l’air et c’est comme ça, je me surleste, je gigote beaucoup trop mais je progresse. Et aussi : faut être quand même un peu maso pour plonger dans l’eau froide, sortir de là, faire sécher sa combi, la renfiler moins de 3h après alors qu’elle est encore humide et y retourner. 

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En 2 mots : super week-end quand même et, oh oh, j’ai bronzé ! Moi ! Il semblerait que la trentaine motive ma mélanine. Pas mal de fou rires, de discussions un peu surréalistes, de sangria, d’iode dans mon petit corps. Vivement juin et mon passage de niveau au Lavandou, là, au moins, il devrait faire beau (relativement)

PS : Oui, je sais, j’abuse d’instagram…

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Où trouver l’homme ? Episode 18 : sur un bateau

[Je rappelle à mon aimable lectorat qui tomberait ici pour la première fois et ceux frappés d’amnésie que toute cette histoire n’est que
fictive. En vrai, je monte pas sur les bateaux hormis les péniches… Et encore, ça fait un bail]


A la recherche du prince charmant

Bon, force est de constater que la plage, c’est un plan moisi : il faut attaquer vite sinon, on ne retrouve jamais sa cible et vu que j’ai tendance à roupiller dès que je m’étale au soleil, non seulement je ne repère personne mais en plus, j’ai des coups de soleil partout [message de prévention : pour la jeunesse de votre peau et pour éviter les cancers de la peau, ne faites pas comme notre dragueuse loseuse, ne vous endormez pas au soleil]. Une fois les coups de soleil apaisés grâce à mon amie la biaffine, je retrouve une copine en villégiature au même endroit que moi et voilà qu’elle me propose un super plan : une soirée sur un yacht au large. Oh ouah !

[générique : la croisière s’amuse. Love, exciting and new, come aboard, we’re expecting youuuuuuuu…]

Me voici donc sur le yacht dans une robe riquiqui qui met en valeur mon sublime bronzage. Si, sublime grâce aux produits de beauté adéquats. Bon, je fais peut-être un peu pétasse mais en général, dans ce genre de soirée, on ne recherche pas tout à fait la distinction. Et vu que je suis bronzée 3 jours et demi par an, il faut bien que je le montre. Par ailleurs, ramener un beau marin à ma mère, ce serait sympa comme idée.

Donc me voici sur le bateau, tout sourire, je roucoule un peu à droite à gauche en buvant du champagne. C’est que la nuit n’est pas encore tombée et j’ai chaud, là. Et puis c’est fou comme je suis plus spirituelle au bout de deux coupes de champagne. Enfin, cette donnée est totalement subjective parce qu’alcoolisé, on se trouve très drôle mais une fois qu’on se remémore la soirée à jeun, on se rend compte à quel point on a été lourdingue. Peu importe, j’ai verrouillé ma cible et je lui parle en lui touchant le bras toutes les nano secondes. Plus subtile, y a pas. Apparemment, il a l’air assez réceptif… A moins qu’il n’ose pas m’abandonner de peur que je tombe à l’eau vu que je ne suis plus vraiment de première fraîcheur. Ah mais qu’il est bon ce champagne, miam !

La nuit tombe et révélation : sur l’eau, ça caille. Et je rappelle que je suis vêtue façon pétasses : sans manches et sans pantalon. Ma cible, polie, propose d’aller me chercher une veste, la sienne. Je suis trop forte, la pêche a été bonne dis donc. Le voilà qui revient et on flirte outrageusement à l’écart des autres invités. Alors que je me sens à mon optimum, je le vois loucher sur ma figure, l’air un peu inquiet : « heu…t’es toute rouge, là, ça va ? ». C’est vrai que là, tout à coup, j’ai un peu chaud. Puis tiens, en bougeant le visage, je me rends compte que ça tire un peu. Hé oui, j’ai un peu omis de me mettre de la crème solaire avant de grimper sur le bateau et la combo soleil plus reflet sur la mer, je suis carbonisée de la figure. Je lui révèle la terrible vérité et rigole un peu mais à dire vrai, j’ai l’impression que quelque chose ne fonctionne pas très bien en mon for intérieur : j’ai très chaud au visage et froid au reste du corps mais genre un froid qui semble ne jamais plus devoir partir. Ok, je crois que le soleil m’a un peu trop tapé sur la tête.

Ma nouvelle conquête semble soudain me trouver moins intéressante et n’a pas l’air fasciné par mes histoires d’insolation. Mais je souffre, je suis en train de mourir et lui, il s’en fout ? Tu parles d’un gendre idéal, ben merci. Alors que la liste de ce qui ne va pas est déjà assez longue, voilà que le champagne me monte, lui aussi à la tête. Et soudain, je me rends compte que ça tangue un peu, quand même, un yacht sur la mer. Ouhlala, nous sommes en pleine tempête, dans l’œil du cyclone, c’est le tsunami de l’apocalypse. Dans un geste précipité, je me penche par-dessus bord et évacue le champagne en urgence de la façon la moins glamour possible. En gros, je vomis.

Le reste de la soirée ? Qu’est-ce que j’en sais, moi, j’ai dormi sur une banquette à fond de cale. En tout cas, mon compagnon de soirée ne m’a pas rappelée… Etrange non ?

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Où trouver l’homme ? Episode 17 : à la plage

(Je rappelle à mon aimable lectorat que tout ceci n’est qu’une fiction. Moi, à la plage, je drague pas et pour cause : je suis écrevisse. Et en plus, au bout d’un moment, je pèle)


A la recherche du prince charmant

Force est de constater que les intellectuels ne me réussissent pas. Entre le dandy morvophobe du musée et les pas causants de la bibliothèque, je fais chou blanc. Alors puisque c’est l’été et qu’il fait beau, je pars draguer à la plage, logique.

[Générique alerte à Malibu : ‘Cause I’m always there, I won’t let you out of my sight. I’ll be there–never you fear, I’ll be there–forever and always, I’m always here.]

La plage, c’est le lieu romantique par excellence, souvenons nous de nos premiers émois adolescents quand Roch Voisine nous chantait les amours à la plage, tout comme Niagara mais pas de la même façon. Si vous lisez les magazines féminins, vous savez pourquoi les vacances sont propices à l’amour. Pour les autres, je résume : en vacances, on est plus détendus, pas de conventions sociales, blabla, personne ne nous connaît blabla. Si on rajoute à tout ça le facteur « tous nus et tous bronzés » de la plage (enfin, le nu, moi, je mets un maillot quand même, je trouverais ridicule d’avoir les fesses carbonisées), ça fait des étincelles.

Le problème majeur de la plage, c’est la concurrence déloyale. D’un côté, les naîades locales : bronzées, foutues comme des déesses grecques avec des muscles saillants, très douées en beach volley, beach foot, beach ce que tu veux et en bandes bruyantes : on ne voit qu’elles. De l’autre moi : blanche comme un bidet, les chairs molles vu que la drague au sport n’a rien donné, a du mal à tenir sur le sable avec ses tongs et le sable ça brûle et seule. Dès le départ, y a comme un déséquilibre. Même ma poitrine Pamela Andersonienne ne fait pas s’agiter les foules. Peut-être devrais-je acheter un maillot rouge ? Quoi que moi, quand je cours, mes seins ballottent, ce qui est normal pour des vrais.

Nous voici donc avec un sacré handicap dès le départ mais on va dire que je suis audacieuse et que je tente quand même ma drague. Quitte à être au bord de la mer, autant rentabiliser. Seulement, il y a quelques obstacles. D’abord, comment être sûre de trouver du beau gosse de mon âge à la plage. Parce que là, je regarde, y a du père de famille, du papy avec le maillot remonté jusqu’à la taille, du jeune ado prometteur mais là, faut pas pousser… Ah, un  beau gosse de mon âge, là ! Mais c’est quoi cet appendice étrange et chevelu tout tortillé autour de lui ? Ah, c’est sa copine… Bon, c’est bon, elle va le lâcher maintenant… Elle veut pas lui pisser dessus pour marquer son territoire tant qu’elle y est ? Cette jeunesse alors, aucune pudeur.

Ah, j’en repère un autre. Seul. Cool. Bon, il lit, je suis censée en faire autant (pour éviter qu’on voit que je mate outrageusement). Comment lancer le dialogue ? Je peux lui demander le classique « tu voudrais me mettre de la pommade dans le dos ? » mais sa serviette est légèrement loin. Bon je me lève, secoue la mienne et la ré étale plus proche. Bon, va lui demander pour la crème maintenant… Oui mais là, il lit et il va pas apprécier d’avoir les mains toutes grasses après. Il n’a pas un jeu de raquette ? Non. Moi non plus… Faut dire que prendre un jeu de raquette quand on est seul est passablement ridicule. Je lui demande ce qu’il lit ? Totalement nase comme abordage mais si j’étais douée, ça fait longtemps que cette saga serait finie. Alors que je tergiverse, il se lève et commence à plier ses affaires. Bon, je fais ma poseuse, je prends un air alangui, cheveux détachés qui roulent sur mon dos au gré du vent (dos un peu rouge mais passons), du sable doré est collé sur ma peau, je suis au top de ma séduction. Le but ? Qu’il me repère. Demain, on passe aux choses sérieuses.

Sauf que la plage est grande. Et qu’évidemment, je ne l’ai jamais revu. Par contre la vieille fille avec son gros chien qui se secoue à un mètre de ma serviette, oui [le passage sur le chien n’est pas fictionnel et si vous pensez que sa connasse de maîtresse s’est excusée, c’est que vous êtes aussi naîf que moi quand j’ai cru que le mec qu’on a croisé en bas de l’immeuble de vacances et qui nous a vu avec nos sacs allait nous attendre avec l’ascenseur ou au moins nous le renvoyer.].


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Mer ou montagne, là ou loin ? (2)

Suite de l’article « c’est où qu’on va »

La montagne

La montagne en été, c’est chouette, y a personne. Et pas forcément grand-chose à faire. Si vous voulez vous retrouver seul au monde avec juste une épicerie ouverte, là, par contre, c’est le pied. Beaucoup partent en vacances en montagne pour faire de la randonnée comme Gabriel par exemple. Lui, c’est un peu un drogué du sport, faut dire. Mais comme il disait : « j’ai pas envie de me prendre tous ces Parisiens que je me paye toute l’année aussi en vacances ». Pas faux.  Il faut dire que la randonnée, vu de loin, ça a l’air chouette et pas si compliqué que ça. Gab’ m’ayant montré les photos, sur le coup, j’étais là : « oh ouah ! » puis quand j’ai vu la photo de l’ampoule qui lui mangeait tout le talon, j’ai été un peu moins motivée. Avantage de la montagne : calme, air pur. Inconvénient : bronzage moins garanti mais surtout, galère pour le ravitaillement vu qu’à part vous, il n’y a personne. Mais au moins, vous ne croiserez pas votre voisin de palier et vous ne crèverez pas de chaud.

La campagne

Pourquoi partir forcément à la mer ou à la montagne ? La campagne, ça a aussi ses avantages. Cadre bucolique, possibilité de manger dans le jardin, à l’ombre, de bronzer dans ce même jardin et pourquoi pas acheter une piscine gonflable pour batifoler joyeusement ? Bon, là encore, niveau foule, ce n’est pas ça du tout mais c’est calme et on a un supermarché pas si loin, en général. Plus facile de ravitaillement que la montagne. Mais en général, la campagne recèle de petits pièges auxquels on ne pense pas forcément. En tête : les
allergies. Bon, à nos âges, on le sait si on est allergiques ou pas au pollen mais ce qui est magique avec les allergies, c’est que ça peut survenir à tout âge. Hé oui. On croit toujours  à tort que l’on est allergique au pollen depuis la naissance ou jamais mais si vous vous mettez à pleurer du nez pendant les vacances, vous verrez que c’est faux. Et le nez pelé, ça fait super mal, j’ai testé y a pas longtemps. Mais un petit tuyau filé par la dame en rose : l’homéoplasmine sur l’irritation, ça se soigne plus vite.

Mais le pire à la campagne, ce sont les bêtes, les petites et les grosses. Les petites, elles piquent. Evidemment, on pense aux moustiques et araignées et on s’en protège mais il y en a d’autres comme les aoutats par exemple. Je me souviens d’un été, j’étais jeune (8 ans, je crois), je m’étais roulée dans l’herbe un soir je sais plus bien pourquoi. Le lendemain, mon ventre était recouvert de gros boutons rouges qui grattaient, grattaient, grattaient. Allez expliquer à une fillette de 8 ans qu’il ne faut pas qu’elle se gratte. C’était un vrai
cauchemar, je m’en souviens encore 20 ans après.  Je ne vous parlerai pas des fourmis, scorpions (y en a dans le sud est !) et même des bêtes qu’on ne voit jamais ailleurs et qui pour se faire bien connaître de nous nous mordent parce que c’est trop rigolo. Quant aux grosses bêtes, si les risques de tomber nez à nez avec un sanglier dans sa cuisine sont peu élevés, il n’en reste pas moins le bruit. Les citadins comme moi ne connaissons que peu le bruit des animaux. Autant une chouette la nuit, on situe ce que c’est (même si ça nous empêche de dormir), autant y a d’autres cris, on ne sait pas trop et ça fait assez flipper. La nuit, dans la campagne, personne ne vous entendra crier…

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

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Où trouver l’homme ? Episode 5 : le roller

(Je rappelle à tous mes lecteurs que tout ça est fictionnel. La preuve, je fais plus de roller depuis 1989, le jour où je suis tombée et que je me suis fait très mal)

Je suis donc revenue du ski bronzée option marque des lunettes avec 2 kilos en plus sur le ventre à cause de la raclette mais les cuisses plus musclées grâce au ski. Autant en profiter. On m’a souvent parlé des randonnées rollers qui se déroulent un peu partout sur Paris et qui sont un vrai plan drague alors puisque je cherche un homme, autant le chercher là où il y en a. Après tout, en voilà des conditions idylliques. Des hommes qui se bougent sous le ciel bleu parisien et quel décor, mes amis. Le rêve.

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Seulement, je suis pas naïve, je sais que ça se prépare ce genre d’expédition. Alors commençons par la base : achetons des rollers. Pour la tenue, si j’étais une blonde
californienne, je roulerais en micro short jean et haut de bikini mais si vous avez mis le nez dehors récemment, vous aurez constaté que c’est une très bonne tenue pour choper une pneumonie mais je crois pas qu’une peau bleuie par le froid soit un très bon argument vente. Je me contenterai d’un jean, d’un t-shirt manche longue et d’un pull facile à enlever car le sport, ça réchauffe. J’achète aussi des protections pour mes mains, mes genoux, mes coudes et un casque pour ma tête. Oui, c’est pas hyper sexy maaaaaaaaaaais une fracture du crâne non plus. Matériel ok, maintenant, il faut s’entraîner, quand même.

Etape 1 l’endurance. Ouais, le roller, c’est bath mais si tu crois que tu peux faire une randonnée comme ça, tu rêves. Alors je décide de marcher en limitant au maximum les trajets en métro. Hop, à un bon rythme, 30 minutes le matin, 30 minutes le soir, une heure de marche par jour et même pas mal aux pieds. Mais surtout, je vais tous les soirs faire du roller sur le parking vide du supermarché. Ben, oui, le roller, j’en fais pas tous les jours, je dois bien choper l’équilibre. Ahlala, comme je prends de l’assurance, je commence à patiner sans avoir l’air totalement gourde. A moi les beaux mecs !

Bon, je choisis la randonnée qui part de Bastille le dimanche parce que le rythme est « cool » et qu’en plus, on est protégés par la police donc me voilà complètement
rassurée, je ne finirai pas ma vie sur le capot d’une voiture, rollers au pied. Il y a aussi les bénévoles en t-shirt jaunes pour nous encadrer, faire voiture balai et soigner les petits bobos. Bon, parfait. Dimanche, à l’heure dite, me voici au milieu de la foule, toute fière et pleine d’entrain. Je commence déjà à mater un peu les garçons pour voir à côté de qui je vais patiner. A partir de quel moment je peux saisir la main de mon voisin ? Ben quoi, je fraternise. Je suis sociable.

Allez, c’est parti. Bon, ça papote pas trop pour le moment. Houlà, ça commence à tirer un peu dans les cuisses, quand même, puis j’ai un peu mal aux pieds. Finalement, j’ai un peu l’impression de faire un come back dans mes foutues chaussures de ski, celles qu’on est super heureux d’enlever même si, quand même, elles sont moins lourdes. Bon et puis y a aucun beau garçon qui veut me parler, me prendre la main, me montrer des trucs du doigt en me disant « t’as vu comme c’est beau ? ». En plus, y a plein de gamins qui assurent alors que moi, c’est vraiment moyen moyen. Bon, nouvelle tactique : vu que j’ai la grâce de la patate sur ces patins, avec de la chance, un mec va me prendre sous son aile pour m’aider un petit peu. Sauf que…

Sauf que je n’avais pas prévu qu’un des marmots juste derrière moi allait se vautrer dans mes jambes, me faisait chuter par la même occasion. Comme je tombe en avant, je mets les bras devant pour me rattraper. Oh la vaaaaaaaaaaaache ! Ca fait très très mal au poignet, là, très très très mal. Et le mioche qui pleure, plein de t-shirts jaunes qui viennent nous encercler. Moi, je me constitue une dignité : oui, j’ai mal, oui, j’ai envie d’agoniser d’insulte le gamin, ses parents, la Terre entière, oui, j’ai super envie de pleurer mais je reste digne, je ne montre rien. Mais, là, c’est officiel, le roller, ce n’est vraiment pas pour moi.

La semaine prochaine, je draguerai donc aux urgences !ps sans rapport : pour les nostalgiques de la liste, j’ai crée un blog parallèle qui me sort qu’à raconter mes petits moments anodins de
vie.ps sans rapport (bis) : comme elle est trop belle ma blogroll dynamique!!
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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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