Où je vais rentrer en résistance

Terme un peu grandiloquent, je l’admets mais j’annonce la couleur. A l’heure où j’écris cet article, il est 22h07 jeudi 20 avril, une fusillade a eu lieu sur les Champs et je ne sais pas encore qui quoi qu’est-ce (on commence à parler d’un cambriolage qui aurait mal tourné). Quelle que soit l’histoire (et au-delà bien sûr du drame humain), je ne vois qu’une conséquence : un second tour Fillon-Le Pen.

Affiche pour le second tour des élections présidentielles

Alors soyons un peu clairs : je sais qu’un Président sans majorité parlementaire n’a pour ainsi dire aucun pouvoir donc on a une deuxième chance en juin mais honnêtement, je suis pas très optimiste. Alors, en mon âme et conscience, j’ai décidé de “rentrer en résistance”.

Résistance

“Et tu vas rentrer en résistance derrière ton clavier ? Bouffonne, va !” (oui, j’imagine un contradicteur un peu énervé). Alors déjà je pense que oui parce que ça ne fait jamais de mal de prendre la parole, tu ne sais jamais à qui tu vas apporter un peu de lumière. Et au pire, ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas tout seuls. Mais surtout, je vais bouger mon cul sur le terrain. Etant salariée, j’ai un peu trop laissé les syndicats, étudiants, chômeurs, ceux qui pouvaient aller manifester à ma place. Je dois désormais assumer mes opinions et je ne laisserai rien passer.

Manifestation contre la loi Travail

Cependant, finalement, peu importe qui sera au second tour, peu importe si le candidat que j’ai choisi portera l’écharpe tricolore, je ne donne pas de chèque en blanc, sorry. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, je le sais. Je vote pour une vision de la société et si je suis trahie, je continuerai à vociférer pour obtenir cette société là. Je ne suis militante de rien, aucun parti. Si je ne suis pas contente, peu importe qui aura lancé une réforme dégueulasse, je m’y opposerai.

Manifestation féministe contre Trump aux Etats-Unis

En fait, cet article est un peu un appel au réveil citoyen. Je sais pas vous mais là, niveau naïveté démocratique, j’ai épuisé mon stock. J’aimerais être optimiste, j’aimerais y croire encore parce qu’on est vivant tant qu’on est fort (je comprends même pas ce que ça veut dire), me dire qu’on va pas systématiquement se faire baiser la gueule, voir nos droits grignotés chaque jour un peu plus, notre bien être, notre environnement… Mais vraiment, je n’y crois plus. Limite, j’en viens à me demander pourquoi je vote encore… Alors c’est fini, je me laisserai plus faire.

Bulletin de vote nul

J’avais écrit quelques articles qui devaient être publiés cette semaine et je me suis un peu loupée mais je les publierai semaine prochaine, peu importe le résultat du second tour (et je vous parlerai de Séville, aussi !)

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Si Marine Le Pen est élue, à qui la faute ?

Ou pourquoi j’en ai marre de la menace frontiste et l’appel au vote utile/républicain. J’ai choisi mon camp depuis que Jadot s’est retiré (et non, je ne le suivrai pas, plus de PS, j’ai dit, malgré ma sympathie pour Benoît Hamon) et je n’en bougerai pas. Et surtout, je ne voterai pas au second tour pour quelqu’un qui n’incarne pas à minima mes valeurs. Si Marine Le Pen est élue, ce sera donc ma faute ? Bah tiens !

Marine Le Pen

Je reste dubitative quant à la possible arrivée de Mme Le Pen à l’Elysée. Je sais que c’est possible et je sais aussi que beaucoup de gens ne referont pas le même sketch que 2002 à aller voter l’autre par peur. Et pardon une nouvelle fois mais vous voulez vraiment que j’aille voter pour un mec pourri jusqu’au tronc ou un ambitieux narcissique qui me paraît très dangereux pour notre bien-être ? Vraiiiiiiiiiment ? Parce que c’est précisément mon point. Si la mère Le Pen est si haut dans les sondages et sera très certainement au second tour, je ne veux pas entendre que ce sera peut-être de ma faute si elle est élue présidente.

loutre mignonne

Ayant déjà mis assez de photos de la Le Pen dans cet article, je mets une loutre mignonne à la place, c’est meilleur pour notre journées à tous

Si on écoute un peu l’électorat déclaré de Mme Le Pen, on constate que ce qui fonctionne, ce ne sont pas tant ses idées (ce qui rassure un peu) que l’envie de donner un coup de balai. Et ce point là, je peux le comprendre, marre des oligarques corrompus qui nous culpabilisent pour un arrêt maladie mais détournent des centaines de milliers d’euros sans trembler. Et ça tombe de tous les côtés, tous les jours, à droite comme à gauche, des emplois fictifs, des voyages au frais de l’Etat, des erreurs de déclaration dans le patrimoine. Et je ne vous parle pas des connivence médias-politiques qui décident plus ou moins du casting du second tour. Car en France (pas que, certes), on a un pouvoir magique : il faut tuer la Bête. La Marine. Alors on demande aux gens d’être raisonnables, de voter pour un candidat crédible, qui nous déplaît pas tant que ça parce que lui, il a des chances d’aller au second tour et qu’entre lui et l’autre moisi d’en face, franchement, est-ce qu’il y a à hésiter ?

moisissure de salle de bain

Le changement incarné par Mme Le Pen m’échappe. D’abord parce que les récentes péripéties judiciaires ont démontré si nous en doutions qu’elle n’était pas plus blanche que les autres (au contraire) mais surtout quel changement, réellement ? A part durcir tout ce qu’on subit depuis bien dix ans, je ne vois pas trop… Ca ne rendra pas riche les plus pauvres, les déclassés qui la voient comme l’incarnation d’un lendemain meilleur mais qui resteront sur le bord de la route. Ca changera, sans doute, mais en pire.

plat de coquillettes

Mais voilà, j’en entends dire que si elle passe, ce sera de ma faute car quoi qu’il se passe, je refuse de voter Fillon ou Macron au second tour. Et je suis désolée mais si la Le Pen est aussi puissante aujourd’hui, ce n’est pas ma faute. J’ai longtemps diffusé des articles mettant en cause l’intégrité et la dangerosité du programme du FN, j’ai arrêté car ma communauté est quand même plutôt à gauche donc à part les trucs marrants, pas grand intérêt, je n’avais déjà plus personne à convaincre. Mais si les gens en ont marre de tout ce cirque, de la corruption, des politiques qui se foutent de leur gueule et des médias “menteurs”, ce n’est pas ma faute. C’est celle des politiciens corrompus qui refusent de quitter la partie alors qu’ils sont plongés jusqu’au cou dans une merde nauséabonde et nous salopent le tapis. C’est la faute de tous ces démagogues qui changent de discours selon les interlocuteurs. C’est la faute des médias qui laissent parler Marine et ses potes sans les coincer, les mettre face à leurs contradictions, à quelques exceptions près. C’est la faute des chaînes d’infos en continu qui ont tellement besoin de remplir leurs plateaux qu’ils vont prendre les bons clients, ces politiques toujours prêts à venir débattre chez eux genre Philippot.

Florian Philippot invité chez Jean-Jacques Bourdin

Des fois, je me dis que la solution serait justement de la laisser arriver au pouvoir pour casser l’argument du “eux, on les a jamais essayés” pour que ça n’arrive plus. Sauf que 5 ans, c’est long, bien trop long. Et que j’ai pas eu le temps d’apprendre le Suédois pour me barrer là bas.

Stockholm en Suède

Hallå !

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Humeur Noire

Comme la plupart d’entre nous, j’ai mes défauts, mes péchés. Si je ne suis point avare, je plaide coupable pour pas mal de péchés capitaux dont un qui vient rarement mais quand il se présente, il m’empoisonne la vie : la colère.
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Il y a quelques mois, ma vie a connu un virage qui m’a mise en colère. Pendant des jours, des jours et encore des jours (trop de jours), elle a déversé son noir poison en moi, me rendant irascible obsédée, agacée de tout. Parce que j’étais frappée par l’injustice dont je me considérais victime, parce que je brûlais de faire un esclandre, de régler mes comptes, de balancer des 4 vérités. Mais il est des contextes où l’ouvrir ne servira à rien, s’énerver se retourne contre toi comme un boomerang lancé trop fort qui viendrait te péter une dent. Alors tu fermes ta gueule, tu te dis que ça va passer et que la vie te vengera. En attendant, tu serres les dents à les casser, ta main est déchirée par tes ongles enfoncés dans ta paume. Tu agresses ceux que tu aimes dès qu’ils essaient de relativiser parce qu’ils ne comprennent pas. Parce que ça te bouffe de l’intérieur et ce n’est pas deux phrases qui te consoleront. Pire, tu as la sensation qu’ils ne prennent pas ta colère au sérieux, que tu n’es qu’une petite fille capricieuse.
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La colère est le cancer de ton bien être, elle empoisonne tes nuits, elle est tout le temps là, prête à t’assaillir. Un mot, une attitude et ça repart. Les répits sont de courte durée. Tu as beau essayer de relativiser, te dire qu’il suffit de sortir tes billes de ce sac mité, de te contenter d’être en mode automatique, ça finit toujours par revenir. Car la vague noire envahit tout, recouvre tout. Tu ne dors plus, tu n’écris plus, tu n’essaies plus de manger correctement. Tu t’oublies à tel point que tu pars en vacances « tongs » avec des ongles de pied type « french pédicure ». Sauf qu’à part dans quelques esprits dérangés, les ongles de pieds longs, c’est franchement dégueulasse.
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Tu luttes. Tu luttes parce que c’est dans ta nature, tu n’y peux rien. Tu es résolue à exploser, à balancer cette noirceur pour t’en débarrasser mais tu es lâche. Alors tu essaies de trouver une sérénité ailleurs. Dans le sport, dans le yoga, dans ces sciences du bien être. Parce que si tu ne peux rien dire, peut-être trouveras-tu la force de vider cette noirceur autrement.
goutte-pluie
Tu vires cyclothymique, alternant accalmies et orages. Puis un jour, ça se termine. Non que tu aies fini par parler (ce qui aurait été une solution en fin de compte raisonnable mais je n’ai jamais su m’exprimer correctement sous le coup de la colère, les mots auraient dépassé ma pensée pour un résultat épouvantable), la vie finit par te mener ailleurs, loin de l’orage qui te pourrissait la vie. L’eau noire se dilue pour laisser place à un beau lagon. Jusqu’à la prochaine fois…
Corse 2013 - Triu 182
Non. Je refuse ce poison noir car il ne me permet pas de l’utiliser de façon efficiente. Éventuellement, quand j’y pense, je marche ou nage plus vite mais ça nuit à tout processus créatif. Autant je peux écrire de bons articles sur le coup de la colère brute, autant quand elle s’insinue en moi, elle finit par me bloquer. Je suis trop obnubilée pour jouer l’insouciance, parler d’autre chose. Parce que j’ai juste envie de cracher mon venin, encore et toujours. La prochaine fois, je saurai : yoga et honnêteté sinon, point de salut. Et arrêter la lâcheté hypocrite, aussi, ça ne sert à rien.

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J’ai testé pour vous le shiatsu

Suite et fin de mes soins thalasso, je vous l’ai mis à part celui là car il ne faisait pas partie de ma cure, je me le suis offert en plus. Parce qu’en ce moment, je suis vraiment en quête de bien être et que le shiatsu, ca me démange d’essayer depuis un petit moment. Surtout que vu mes pics de stress ces derniers temps, il est urgent de trouver une façon de se détendre.

shiatsu

La fille qui va me masser m’explique que c’est un mélange d’acupuncture et d’étirement : en gros, elle va appuyer sur certaines zones et m’étirer un peu histoire que mes énergies circulent mieux. Cool, j’aime bien les étirements, moi. Donc c’est parti pour 50 minutes de pure détente. Parce quête vais déflorer le suspense mais : waaaaaaaaah ! Option petit filet de bave au coin de la bouche à la fin, voyez. Bon, j’ai fait ce massage à la fin du séjour donc niveau stress, j’en avais plus une goutte. Mais y avait quand même du boulot, mes canaux d’énergie devaient être dans un sale état, au vu des dernières semaines. Déjà que j’ai un maintien qui fait le drame de mon osthéo qui me retrouve toujours toute tordue.

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Donc ça commence par le dos. Elle appuie sur des points le long de la colonne vertébrale. Je sens un point qui tire en bas de ma colonne, au niveau des lombaires. Ça m’étonne pas des masses, cf mes remarques sur mon maintien dans le paragraphe précédent. Elle appuie, elle tire un peu (mais pas trop). Je suis tellement relax qu’elle peut même me toucher les pieds sans que je réagisse particulièrement. Je passe ensuite sur le ventre, massage des bras et du dit ventre. À la fin du massage, elle me « lisse » avec des gestes rapides comme on le ferait avec une nappe, histoire de tout bien replacer dans mes énergies. Elle me laisse 5 minutes à savourer (enfin, plus ou moins dormir quoi) puis m’offre un verre d’eau car « c’est important de boire ». Un petit tour dans la piscine pour patauger avec le pitchou et retour dans ma chambre où j’ai un peu roupillé, claquée par le massage. J’ai une légère douleur au niveau des lombaires, le point que j’ai senti lors du massage mais ça a disparu assez vite. Bref, je n’étais plus que guimauve.

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Alors, est-ce que je conseille le shiatsu ? Ouiiiiii ! Le côté étirement est super doux, rien à voir avec un massage thaï où j’ai béni mon hyperlaxie tellement j’étais tordue dans tous les sens. Je vais tenter de voir si j’en trouve un pas loin des chez moi car je crois qu’une fois de retour aux affaires, ça me fera pas de mal de réarranger mes énergies régulièrement…

Évidemment, lecteur, lectrice, si tu as une adresse à me donner…fais toi plaisir !

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Engagez-vous, rengagez-vous qu’ils disaient !

[Je vous parle de Venise bientôt, l’article est fait mais je traîne lamentablement sur les photos]

En ce moment, j’ai une nouvelle marotte : la théorie de l’engagement. Enfin la psychologie de façon plus large mais la théorie de l’engagement en particulier, je la ressors à toutes les sauces. C’est quoi donc ? Pour schématiser, la théorie de l’engagement, c’est ce qui vous pousse à persister car vous vous êtes déjà trop impliqués et que vous refusez de lâcher prise pour ne pas perdre ce que vous avez déjà investis. Typiquement : vous attendez le bus qui ne vient pas. A un moment, vous auriez plus vite fait de terminer le trajet à pied mais vous attendez depuis trop longtemps pour renoncer. La théorie de l’engagement peut aussi s’appeler « je peux pas faire marche arrière sans passer pour un(e) con(ne) ».


Et ça s’applique à tout. Prenez une relation amoureuse par exemple. Au début, pioupiou les petits oiseaux mais à un moment, tôt ou tard dans la relation, peut se lever un gros gros orage. Vous vous accrochez comme une bête et vous arrivez à sauver votre couple, quitte à faire quelques sacrifices au passage, sacrifices plus ou moins importants selon la situation. C’est à dire que pour éviter que la mongolfière de votre amour ne s’écrase, vous avez tout balancé par dessus bord et ne reste dans la nacelle que votre partenaire et vous, tout le reste git désormais sous le sol au-dessous de vous. Sauf que voilà, la croisière en mongolfière continue et finalement, votre partenaire vous gâche la vie, vous avez fait une erreur. Le balancer par dessus bord lui aussi ? Non, vous avez déjà trop sacrifié, vous passeriez pour un con à vous en débarrasser aussi. Vous noterez que je viens moi-même d’être à fond dans la théorie de l’engagement en filant cette piètre métaphore jusqu’au bout alors que j’aurais dû la laisser tomber y a trois phrases déjà mais j’aurais eu l’air trop conne.


C’est pareil pour une cause sur laquelle vous vous engagez. Au début, vous y croyez, forcément, vous voilà porte-parole, égérie, ce que vous voulez, vous partez la fleur au fusil, la main sur le coeur pour dire à tous que vous savez, tel un Jésus des temps modernes. C’est bien d’avoir des convictions et de se battre pour les défendre, bien entendu. Sauf que parfois, ben on change ou on se rend compte qu’on s’est trompés. Que le monde n’est pas noir et blanc comme on le pensait mais plutôt tout en nuance de gris. Typiquement, je m’esclaffe toujours de constater que nos politiques de droite ont souvent été un peu de gauche dans leur prime jeunesse. Je citerai un ami avec qui je faisais de la radio dans ma prime jeunesse : « je comprends même pas qu’on puisse être de droite quand on est jeune ». Sans être aussi péremptoire, je constate quand même qu’en vieillissant, nos engagements politiques glissent parfois un peu vers la droite. Bref, je continue à être victime de la théorie de l’engagement, je fais de la socio de merde aussi, vous avez vu. Donc on s’engage, on devient une figure de la cause que l’on défend. Et si en se levant un matin, on se rend compte que l’on est dans l’erreur ? Je me souviens de ce livre sur la vie privée des magazines d’Anne Steinger qui, en tant que bonne journaliste sexo, avait réalisé moult reportages sur cet univers trouble et fascinant du libertinage. Bon, en vrai, tout le monde s’en fout de ce que font quelques anonymes en quête de leurs 15 mn de gloire de leur cul mais ça remplit les pages. Anne avait donc rencontré des acharnés du libertinage qui ne pensait pas qu’il puisse exister d’autres façons de vivre et de s’ébattre. Quelques temps plus tard, elle avait retrouvé une des figures de proue du libertinage médiatique… Elle avait tout laissé tomber et retourné à une vie moins libertine et bien plus anonyme. Mais pour renoncer à ce que l’on a tant prôné, il en faut du courage.


Au fond, la théorie de l’engagement marche sur deux ressorts essentiels : l’orgueil et l’opiniâtreté. Oui, il y a des choses qui méritent qu’on poursuive, l’opiniâtreté est une bonne chose en soi. Sauf que parfois, on se trompe et c’est humain. Que celui qui ne s’est jamais trompé me jette la première pierre et je le traiterai de mythomane. Oui, on choisit des voies et parfois, on se rend compte que ce n’était finalement pas la bonne. Faire demi-tour, passer pour un con mais cheminer plus gaiement ou persister des fois que… des fois que ce soit mieux après ? C’est un possible mais à un moment, on sait qu’on est dans une impasse mais on ne veut pas admettre qu’on a eu tort, on continue, quitte à travestir nos pensées, à sourire de toutes nos dents par devant alors que dans notre tête, notre petite voix est en train de nous traiter de tous les noms (ma petite voix est très agressive parfois). L’engagement est parfois lâcheté : il est plus facile de faire le dos rond et nier les problèmes plutôt que d’avouer que l’on s’est trompés. C’est du courage de dire stop, de rebrousser chemin, d’admettre que l’on s’est fourvoyés quand on s’en rend compte. Ca fait 15 mn que j’attends un bus qui ne vient pas, stoppons les dégâts… Bon, l’exemple du bus n’est pas bon car en général, c’est quand je décide de marcher qu’il finit par arriver (mais j’ai déjà quitté l’arrêt de bus, voyez). Passer pour un con ? C’est pas très agréable mais finalement, ne vaut-il mieux pas être en accord avec soi même plutôt que de bien paraître auprès de gens qui ne sont pas capables d’être magnanimes avec nos erreurs ?


A chacun de se poser la question. Pour ma part, j’ai déjà été capable de dire stop, de ne pas persister quand je comprenais que ça n’allait pas dans le sens de mon bien être général. Mais bon, dans mon cas, c’est parfois légèrement de l’inconscience. Et surtout je me contrefous de ce que pensent les gens et surtout, ça me permet de faire le tri entre mes amis et… les autres.

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Petite chose fragile

Dernièrement, j’ai expérimenté le « je suis la petite chose fragile de service », statut assez inhabituel pour moi dans la mesure où je suis plus habituée à être la pompom girl du groupe, celle qui encourage, montre que le verre n’est pas si vide et que « tu verras, demain, ça ira mieux ». Préceptes que j’applique à moi-même même si parfois, je ne serais pas contre une télécommande magique qui ferait avancer ma vie de quelques semaines jusqu’au moment où tout ira mieux de façon indéniable.

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Ces derniers temps, les gens sont donc très préoccupés par mon bien-être et la gestion de la crise qui est mienne depuis presque deux mois. Tout le monde me dit « n’hésite pas, je suis là pour toi », y compris celle qui vient de perdre sa grand-mère. Les gens me demandent s’ils peuvent inviter l’Amoureux parce qu’ils ont peur que ça me fasse mal. C’est délicat de leur part mais je ne suis pas fâchée avec lui (ni lui avec moi) et le fuir ne servira à rien. J’ai coupé les ponts pendant 15 jours histoire de reprendre des forces. Maintenant, il
nous faut construire une relation amicale et ce n’est pas en le fuyant que je vais arriver à quoi que ce soit. Nous avons des amis et des activités communs, autant affronter la situation.

Je ne sais pas si je suis forte ou juste apathique dans cette histoire mais quand je vois comme les gens s’inquiètent pour moi, ça me touche mais me surprend néanmoins. La semaine dernière, je l’ai revu. Pas en tête à tête, il y avait du monde. Il est arrivé, nous avons parlé tous les deux pendant quelques minutes. Pas de la rupture, je pense qu’il n’y a rien de plus à dire sur la question qui ne remuerait le couteau dans la plaie. Juste de nos vies depuis 15 jours, de ses projets, de mon nouveau taf… Et j’ai vu mes copines qui me surveillaient du coin de l’oeil, vérifiant que j’allais bien, que je n’allais pas me mettre à pleurer et cette question sous-tendue : »Ça va? ». D’autres m’ont questionnée par mail le lendemain, même ma maman m’a posé la question alors que nous avons des problèmes plus graves à gérer dans la famille que mes peines de cœur.

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Je suis touchée. Indéniablement. Mais quelque part, ça m’effraie légèrement : ai-je bien réalisé ? Sous-estimé-je ma propre situation ? Je suis parfois gênée de voir mes copines s’excuser car elles parlent de lui à un moment. Mais son nom n’est pas tabou. Je ne me surestime pas, je me sais fragile en ce moment et les discussions autour de mon retour au pays de la séduction de simples boutades car pour le moment, je n’en ai pas envie. J’ai envie de boire de la tisane dans un pyjama pas sexy du tout et de dormir avec mon chat. Bon, l’épilation reste irréprochable, plongée oblige. Je ne veux pas d’un homme qui ne serait qu’un cataplasme sur mon coeur. Mais j’ai pas non plus envie qu’on marche sur des œufs en ma présence, d’être le centre de l’attention générale pour quelque chose de triste. Réjouissons nous plutôt ensemble de mon nouveau boulot. Concentrons-nous sur celles qui vivent des drames plus graves que les miens. Il est vrai qu’il est doux de voir toutes ces mains tendues, de savoir que si l’on recraque, que l’on a besoin d’une épaule ou de sourires pour oublier, on a qu’à décrocher son téléphone. En attendant, je tiens le cap. Alors the show must go on, parlons de choses gaies. Comme mes vacances d’été en Martinique !

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Je suis résolue !

Comme j’ai quand même une formation journaliste (même si elle est loin), je ne peux m’empêcher de me vautrer gaiement dans les marronniers donc après le bilan 2010, je vous présente les résolutions 2011, tataaaaaaaaaan ! Je sais, c’est insupportable ce manque de surprise mais j’ai besoin de mes petits rituels. Et celui des résolutions (que je ne tiens jamais), ça me permet de me motiver un peu pour l’année qui s’en vient. Année qui commence, comme les autres, par 3 mois d’hiver. Youhou !

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Reprenons un peu ma liste des résolutions 2010. J’avais dit « vie privée en avant », j’ai moyen réussi. Oui, j’ai trouvé un super amoureux, je fais de la plongée et je sors pas mal mais j’ai été super rongée par le boulot (mais j’ai pas repris de lexomil, soulignons-le). J’ai voulu apprendre à dessiner, échec. J’ai voulu progresser sous photoshop, échec. J’avais dit que je lancerais mon auto entreprise, échec mais c’est pas plus mal car le loup est sorti du bois depuis. J’ai aussi dit que je serais plus rigoureuse et méthodique, semi échec (je le fais bien au travail mais pas du tout dans ma vie privée). Faire plus de sport, réussite, chanter une demi-heure par jour, échec, trouver un mec bien, réussite, ne plus jouer à yahoo ! jeux échec total. Mouais donc c’est pratique, je vais pouvoir reprendre les mêmes pour 2011. Mais détaillons un peu.

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J’aurais voulu être une artiste

Faut vraiment que je bosse là-dessus. Avec Chloé, on est résolues à trouver un cours de photo pour commencer parce que j’ai quand même eu un top objectif pour Noël pour mon appareil (Gwouigwoui, si tu passes par ici, tu avais raison pour le Tamron, merci bien) et que j’en ai envie, pour l’essentiel. Non que je pense avoir un talent incroyable en photo mais comme je l’ai déjà expliqué, ça me pousse à fouiller les coins et recoins pour trouver un angle de vue qui me plaît, un moment insolite et c’est pas si mal. D’ailleurs, maintenant, j’ai un flickr (pas très bien rangé, faut que je réorganise tout ça sérieusement). Et le dessin, faut que je fasse quelque chose. Non parce que quand je vois ce que ma mère dessine au bout de 3 mois de cours à raison d’un cours par semaine, je suppute qu’il y a une hérédité quelque part.

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2011, année égoïste

Ma vraie résolution cette année, c’est celle-ci, je deviens égoïste. Enfin, relativement, je ne vais pas laisser les gens que j’aime dans le marasme si ma main peut les aider à en sortir, bien entendu. Mais je me concentre aussi sur moi et sur mon bien-être. Parce que je suis épuisée, à fleur de peau et que ça ne peut pas continuer. Ceci implique donc plus de sport et aussi des massages en institut (mais tu peux m’en faire aussi chéri, les tiens sont encore mieux). Il suffit que j’économise 70 à 80 € par mois et à moi le massage d’une heure. J’en ai besoin. Et ne crachons pas sur les saunas/hammam. Et tout ça passe aussi par la réorganisation de mon appart, victime n°1 de ma fatigue 2010. Je vais le réaménager, hop là ! Parce que mine de rien, actuellement, je suis dans une période chiante où j’ai toute légitimité à revendiquer un « moi d’abord ». Je l’ai conseillé à une copine aussi qui est encore plus près du bout du rouleau que moi. Elle m’a expliqué qu’elle comptait un peu faire le ménage dans sa vie et éloigner ceux qui ne sont là qu’en parole et encore. Pas faux. Bon, pour ma part, j’ai pas de « faux amis » à sortir de ma vie (ou je ne les ai pas identifiés mais pas dans mon cercle premier, ça, j’en suis sûre) mais je vais apprendre à plus dire « moi aussi, j’ai besoin de soutien, là » plutôt que de jouer les « hé, tu vas pas bien ? Pas de soucis, je suis là pour toi ! ». Ignorer les problèmes ne les a jamais résolus. Et puis en 2011, je travaille mon sommeil, par la même occasion. Une amie de l’Amoureux m’a expliqué qu’elle avait aussi des problèmes de sommeil et son docteur lui a conseillé ceci : se coucher tous les soirs à 1h pour se lever tous les matins à 8h, semaine comme week-end et surtout, SURTOUT, ne pas jouer avec le snooze. Vous savez, ce truc qui refait sonner le réveil toutes les 9 minutes et dont j’abuse depuis 15 ans au bas mot. Lui, lui, il me crève ! Et le lit, c’est juste pour dormir, on lit sur le canapé. Ok. Je vais donc faire ça. Et tenter de m’organiser un petit rituel du matin. Du genre je me lève, je me prépare et je me laisse 30 mn pour boire un café, lire ou écrire. Il le faut !

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Ecrire et lire

Et donc, je termine là-dessus. En 2010, ma production littéraire est allée décroissant. J’ai écrit deux romans de 4 pages (enfin, je me suis arrêtée en page 4) et je n’écris même plus régulièrement pour le blog. Donc mon style s’en ressent et, drame ultime, je commence à faire de vilaines fautes. Stop ! Donc en 2010, j’abandonne le rythme quotidien (tout est relatif ces derniers temps) de ce blog pour passer à un article tous les 2 jours, en moyenne. Ca va me dégager du temps pour soit vivre soit écrire autre chose. Ensuite, parallèlement à ça, j’ai décidé en mon for intérieur de m’abonner à des magazines. Parce que le marchand de journaux, je n’y vais jamais. Sont élus : Management, Stratégies, Pour la science (même si je comprends pas toujours tout) et un féminin mais j’ai pas décidé lequel. Je suis tentée par Grazia. Je sais, ça manque cruellement de newsmag mais j’ai pas le temps de les lire en hebdo. Peut-être le mensuel de rue89 mais je l’ai jamais trouvé en kiosque.  Non parce que le problème, c’est que si je lis un newsmag hebdo, je ne lis plus que ça et j’ai aussi envie de lire des romans. Un féminin, c’est beaucoup plus vite lu (surtout que dans les pages mode, y a pas de texte).

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Vœux pieux ? Sans doute, surtout pour le côté « je me lève dès la sonnerie du réveil ». Mais si je peux appliquer déjà quelques trucs, ce sera pas si mal.

PS : Oui, c’est ma maman qui a dessiné la dame toute nue. Tant de talent, ça m’émeut aux larmes (sinon ma dépression va bien merci)

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T’as pris tes résolutions ?

Comme chaque année, il est l’heure de prendre ses bonnes résolutions. Parce que c’est comme ça et c’est tout, une tradition comme celle des voeux. On est le 1er janvier, ta vie doit changer mon ami. Ecrase cette dernière cigarette, finis ce dernier bonbon au chocolat car la diète commence, va courir pour débuter ton année sportive… Bon, comme le 1er tombe un vendredi, on t’autorise à attendre le 05 pour commencer.


Si je comprends bien le côté symbolique du début d’année pour prendre des bonnes résolutions, je suis jamais très chaude pour le faire en début d’année, je préfère attendre mon anniversaire. Car mon anniversaire, c’est le printemps, on est de suite plus motivés pour faire des choses. En hiver, j’ai tendance à être lasse et hibernante alors décider de chambouler ma vie juste parce qu’un chiffre a changé dans la date, bof. De toute façon, les années ne se terminent pas à cette date là, non, non. Si je prends l’année 2006 qui fut merdique, il
faut le dire (et quand j’apprends certaines choses, je me dis qu’une ex amie avait totalement raison en disant que je ne savais pas m’entourer), mais ça a duré jusqu’à tiers 2007, jusqu’à mon anniversaire en gros. A partir de là, ce fut un feu d’artifice : un CDI puis même un autre, des amies qui deviennent mes meilleurs soutiens et alliées, une sensation de bien être persistante. Bref,ça avait mis du temps à partir mais ça a duré ensuite. Et là, je sens que 2009, ça va être pareil. L’hiver va me servir à finir de m’installer dans mon appart et au printemps, je vais tout déchirer. Tout.

Mais voilà, il est de bon ton d’avoir une résolution, au moins une, histoire de donner le change. Alors, arrêter de fumer ? Je ne fume plus qu’en soirées quasiment, c’est juste pour le plaisir, quel intérêt d’arrêter ? Idem pour la picole. Continuer le sport ? Oui bonne idée mais pour le côté révolution de vie, on repassera puisque je continue. Me coucher plus tôt et dormir plus ? Oui, ça, il faudrait mais ça fait presque deux ans que je me dis ça et ça ne change rien, toujours des trucs à faire. Etre plus gentille de façon générale ? Je me suis rendue compte récemment que parfois, ne pas faire d’efforts pouvait être une bonne chose (ça me démange de balancer mais ce serait mesquin). Arrêter de coucher avec Gabriel pour chercher une vraie relation (ou faire de Gabriel mon officiel) ? Je suis de celles qui croient que les choses n’arrivent pas quand on les cherche, surtout en amour (alors que pour le boulot, si, faut chercher). Bon, ok, j’en ai une…

En 2009, je vais faire des économies…


Pour pouvoir me payer des voyages. Voilà. Elle me plaît bien ma résolution pour le coup. Faudrait voir à négocier une augmentation maintenant, pour m’aider dans mon plan de vie. Et vu la crise, je suis mal barrée.

Ah, résolution de dernière minute : arrêter de me polluer le moral avec la crise et tout ce qui va avec. Les choses sont ainsi, faire la gueule n’arrangera pas les choses. D’ailleurs, en 2009, faut que je rééquilibre mes énergies, j’ai trop de noirceur en ce moment pour vraiment avancer.


J’ai également décidé de ne plus tourner gentiment mes articles pour limiter les comms désobligeants vu que ça ne sert à rien, j’en ai quand même. Alors puisqu’on me préfère en mordante, je vais redevenir mordante. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien faire, les ¾ des gens ne m’aimant pas ici ne savent même pas qui je suis, on pourrait être assis à côté dans le métro qu’ils ne me diraient rien. Oui bon, c’est vrai, l’écran et google rendent plus brillants et courageux, sans, il est difficile de s’exprimer pour la plupart d’entre eux. Mais bon, quand je vois Lucas qui dit ce qu’il pense sans se poser des questions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de ce qu’il dit et Dieu merci, au passage, sinon, ça ferait peur, l’essentiel est qu’il dise ce qu’il pense sans chercher à tourner les choses de façon inoffensive. S’il trouve que la plupart des nanas fréquentant le site adopteunmec sont des dindes, c’est son droit. Moi, je m’en fous, j’y suis pas. Ah oui, en 2009, faudrait que je retrouve mon mordant de façon générale, je suis devenue trop indifférente à la société ses derniers temps.


Ah et une ultime résolution pour la route sans aucun rapport avec les précédente : en 2009, je mange une huître. Voire plus si j’aime.

Pour le reste, on attendra le printemps.

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Courrier des cœurs : réponse à Tulipe

Cette semaine, Tulipe nous a posé la question suivante : « J’ai rencontré un mec y a quelques temps, on est un peu sortis ensemble mais là, ça fait 15 jours que j’ai plus de nouvelles. Il n’est pas branché téléphone mais là, quand même… Du coup, je me demande si je peux ou dois lui envoyer un ultime message ou si je dois attendre qu’il revienne vers moi car j’ai peur que si je lui renvois des messages, je l’effraie, ça fasse trop fille accro. Votre avis? »



La cellule love and sex s’est réunie et voici ce qu’on en pense

Marine : Donc non seulement tu n’attends plus de nouvelles, mais surtout tu ne lui écris pas. Non, ça fera pas « fille accro », ça fera « boulet », celle qui comprend pas l’évidence, à savoir que le mec a lâché l’affaire et a même pas pris la peine de le signaler. Par ailleurs, inutile de le réprimander, le plan « dignité offensée », il n’y a
que les filles qui y croient, lui, ça ne l’atteindra pas. Donc pour ton bien-être, n’attends plus rien de lui, lâche l’affaire e basta cosi.

Summer : Ben ça dépend si tu lui as déjà envoyé 160 messages et que tu n’as aucune réponse dans ce cas oui vaut mieux laisser tomber, si tu ne lui as laissé qu’un ou deux messages un petit dernier pourquoi pas, mais entre nous comme dirait Miranda, s’il rappelle pas c’est que tu ne l’intéresses pas vraiment (enfin elle le dit pas comme ça Miranda mais en substance c’est presque ça!)

Enzo : Tu as raison, un homme est un petit animal fragile qui s’effraie rapidement et facilement. D’ailleurs il faut beaucoup de tact pour l’apprivoiser. Et si tu es forte tu pourras le baguer (pour le reconnaitre parmi les autres).
Hum non ca colle pas, je la refais :
Mais bien sur tu as raison, c’est dur de franchir le cap et d’aller à l’encontre des lois de la nature : c’est à l’homme d’appeler, biologiquement, c’est dans les gènes. Ne joue pas avec la nature, sinon la nature se vengera !
Ca colle pas non plus…
Bon oui tu peux lui envoyer un message (d’ailleurs tu aurais pu et du le faire plus tôt, je ne te félicite pas) mais 15 jours sans nouvelles, c’est plutot mauvaise signe (pour tous les êtres humains, que ce soit homme ou femme).

Diane : Sache, petit scarabé, que la lacheté masculine a su développer de nombreuses techniques d’évitement à travers les ages. Il semblerait ainsi ici que nous soyons en présence de la fameuse et merveilleuse technique du: « je t »ignore et je ne réponds pas à tes appels ni à tes messages afin de te montrer que tu ne m’intéresses plus parce que je n’ai pas l’honnêteté ou le courage de te le dire carrément et clairement »

Donc, mon conseil: lui envoyer un ultime message pour célébrer ta liberté (plus ou moins ironique, hein: « bon bah puisque tu réponds pas, j’annule le plan à trois avec ma copine Carmen electra »), ou tout simplement on efface son numéro. Errare humanum est, perseverare connardum.

Nina : Ahem. Bon, sur le papier, ça semble mal barré mais bon, il a peut-être une bonne excuse genre une appendicite…Dans ce cas là, je suggère la technique du ultime SMS du genre : « le silence radio, c’est pas classe » ou assimilé. Là, deux choses : soit son orgueil de mâle est piqué et il te répond, soit il répond pas. Comme tu auras activé l’accusé de réception pour le SMS et qu’il répond pas, c’est définitivement un connard. Tu peux aussi faire un SMS d’insulte si tu as besoin de te défouler mais bon…Comme dit Marine, ça ne servira pas à grand-chose. Au moins, tu auras fait une dernière tentative et tu pourras passer à un autre mec, certainement plus classe.

Voilà, si toi aussi, tu as une question vitale à nous poser ou une question à la con pour nous amuser, n’hésite plus, laisse un comm, écris un mail
(nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke-moi (Nina Bartoldi, aussi), manifeeeeeeeeste toi !

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Courrier des cœurs : question de LinC

LinC nous a soumis la  question suivante : « J’ai un nouveau boulot depuis 3 mois et force est de constater que je suis très attirée par un de mes collègues qui est un de mes supérieurs hiérarchiques. J’ai l’impression que je le laisse pas indifférent mais je sais pas trop. Des conseils? »



Encore un nouveau défi pour la cellule Love and sex des vingtenaires !

Diane : Dans ce genre de situations dilemnesques, s’interroger sur les avantages et inconvénients d’aller ouvertement faire du rentre dedans à son patron afin qu’il comprenne que, subtilement, vous voudriez aussi qu’il vous en fasse, du rentre dedans… (subtilement..pppfff…)

AVANTAGES:

-Qui dit couchage avec patron dit sérieux avantages pratiques. Si tu viens d’arriver dans la boite, il pourra ainsi facilement t’introduire….dans le milieu et parmi l’équipe.

-Au nom du « la vie est courte carpe diem vivez si m’en croyez n’attendez à demain », ouvre grand tes chakras et tes cui…………..cui roucouleurs aux oreilles de ton hidalgo, fonce, après tout sait-on jamais, il s’agit peut-être du père de tes enfants!!

INCONVENIENTS:

-Si tu es du genre « mon dieu il m’a tenu la porte ça veut dire que je le lui plais c’est sûûûr » et qu’il se trouve qu’au fait il connait à peine ton nom et qu’il s’avère que tu n’es finalement pas à son goût, il y a des chances pour que tu te prennes un rateau et que ça circule dans toute la boite, ce qui est guère ré……jouissant en soi.

-Si il est vrai que coucher avec le patron peut donner des avantages, il peut aussi rendre les autres (et par les autres je signifie surtout les autres individus de sexe féminin) trèèèès jalouses, et il est possible du coup que tu ailles te faire mettre…..deux ou trois boules puantes dans tes tiroirs ou autres joyeusetés.

Oui je sais, le choix est dur, et ton coeur bascule.

Comment veux tu, comment veux tu….que tu copules??

Jane : Un conseil un conseil… Bon, ok, on a signé pour donner des conseils (plus ou moins) judicieux, mais là, ça dépend de pas mal de paramètres.
Déjà, le supérieur hiérarchique, c’est un peu le terrain miné. La secrétaire qui sort avec son patron, par exemple, c’est d’un cliché… En plus de son potentiel handicapant. Imaginons que tout se passe bien. La nouvelle se répandra un jour comme une trainée de poudre, c’est forcé. A moins de s’éviter consciencieusement. Ce qui fera aussi jaser. Il faut donc s’attendre à devenir le sujet de conversation à la mode du côté de la machine à café. Et à se dire que la moindre remarque élogieuse du supérieur hiérarchique, ou la moindre augmentation sera aussitôt analysée comme étant proportionnelle au bien-être procuré en dehors des heures de service. Et oui, c’est pas demain que l’idée de promotion canapé disparaitra de l’esprit des jaloux!
Imaginons maintenant que tout se passe mal. Il faut ensuite composer avec un ex qu’on voit environ 8 heures par jour. On a connu plus facile quand même!

Lucie : la promotion canapé y’a que ça de vrai!!!!
perso, je ne supporterais pas travailler avec mon copain, j’aurais trop peur de continuer à parler boulot à la maison ou pire, s’engueuler à cause du travail!

Marine : Fuis meuf, fuiiiiiiiiiis!
Ou alors dis-toi que si t’as réussi à trouver du boulot une fois, y a pas de raison que tu trouves une deuxième fois.
Mais femme ET supérieur hiérarchique, no fucking way si tu veux la paix et le respect (rimes très riches)

Nina : Ah, le fantasme du sexe au travail, tout un poème. J’ai lu je sais plus où que 45% des salariés déclaraient avoir fait des galipettes au bureau. On peut en conclure que beaucoup de salariés sont des menteurs. Parce que par exemple, moi, à mon bureau, y a pas d’histoires de sexe et vu ma volonté à me tenir au courant de tous les potins, je sais qu’il ne se passe rien. Alors le côté transgression, baise sur le bureau du chef, c’est top. Mais il faut penser qu’en la matière, y a un sacré service après vente : si ça se passe mal, tu vas voir le monsieur tous les jours ouvrables où tu n’as posé ni congés ni RTT. Et si t’es aussi bien loti que moi en la matière, ça représente beaucoup de jours. Si ça se passe bien, imagine que le matin, tu vas te lever, faire un bisou à chéri chéri, tu vas au boulot et qui tu retrouves? Chéri chéri ! Et tu repars avec le soir. Alors évidemment, le fait que tu lui fasses une scène au boulot parce qu’il ne baisse pas la lunette des toilettes ou à la maison parce qu’il a merdé sur le dossier X, faut le vivre.

C’est pas pour rien qu’on dit toujours no zob in job. Ou alors, tu démissionnes et tu te le tapes après mais n’est-ce pas un peu extrême?

Tatiana : Bien tout dépend de si tu veux concrétiser avec lui ou pas. Moi j’ai envie de te dire comme conseil « surtout ne fais rien », car si ça tourne au vinaigre bonjour les problèmes. En plus si c’est un de tes supérieurs c’est pire. Bon, après tu es grande, tu fais bien ce que tu veux. Il est vrai que les 3/4 des relations sont des relations qui ont vues le jour dans le cadre du travail. Mais cela étant ce n’est pas facile de travailler avec la personne que l’on aime. S’il y a un problème au travail, il y a un problème à la maison.

Bon, je crois que je n’ai rien à ajouter, j’ai trop mal à la cheville de toute façon.

Bastien : Et bien je te conseille d’aller de ce pas vers la bouche du monsieur pour l’embrasser langoureusement. Pourquoi donc ? Deux différentes réactions sont possibles:
-L’acceptation: la tu gagnes tout, un amant, un contact hiérarchique et sûrement une petite promotion de derrière les fagots.
-Le refus: Tu le gifles, tu hurles « Goujat ! », tu pars au pas de charge du bureau direction le commissariat le plus proche pour déposer plainte pour harcèlement sexuel.
Dans les deux cas tu ramasseras un petit pactole alors pourquoi hésiter ?
Puis entre nous, le supérieur hiérarchique a un petit goût d’inaccessible pas désagréable

Lucas : Alors en la matière j’ai envie de répondre en citant de manière fallacieuse De  Palmas :  il faut que quelqu’un m’aime, je n’ai qu’une seule vie, trouver l’heureux mec… Merde quoi, pourquoi faudrait-il se passer d’un amour ? Parce que si ça se trouve c’est pas le bon et qu’on risque de se retrouver cruche trentenaire célibataire à 35 ans ? Arf… La belle affaire.
Apres ya aussi l’aspect purement pratique. Tu te mets avec lui et 3 mois plus tard il te plaque comme un gros connard. D’une part paye ton aigritude, ta tristesse quand tu le croises, tes regrets, ton malheur, d’autre part paye tes conséquences en termes de relations de travail, avancement, etc…
Après ça, tu peux très bien mettre fin à tout ça et sans aucuns états d’âmes quitter mec et boulot pour aller voir ailleurs si la moquette est moins terne. En la matière je n’ai donc pas de conseils intelligents à donner, comme d’hab je l’avoue…Comme disait les Mamas & The Papas, Go Where You Wanna Go

Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas, nous te répondrons avec tout le cynisme, la dérision et l’humour qui est nôtre.


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