Qui est mon moi du travail ?

Lundi, j’ai commencé un nouveau travail, quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis presque 4 ans (record battu) et je n’ai rien à en dire vu que j’écris mon article dimanche et que je suis un peu stressée, je vous cache pas. Car, comme on dit, “on a rarement l’occasion de faire deux fois une première bonne impression” ou une connerie comme ça. Et en même temps, c’est un peu l’occasion d’inventer un nouveau moi du travail.

Look working girl

Oui, je vois le monde du travail comme un immense jeu de rôle, je pense que je vais pas mal développer le thème sur mon futur blog engagé que j’ai pas du tout créé pendant mes vacances parce que j’ai eu plein de trucs à faire. Dont les soldes. En furetant dans les rayons, j’ai envisagé ma tenue de premier jour, celle qui allait faire la première impression, donner le ton. Pour finalement opter pour une robe que j’ai déjà, canicule oblige et puis, faudrait pas faire trop sévère le premier jour, quand même. Recommencer un nouveau boulot, c’est la possibilité de se réinventer, de jouer un nouveau rôle.

Se créer un moi du travail

Si je prends mes deux anciens boulots (au-delà, j’ai pas de souvenirs particuliers, désolée), dans l’avant-dernier, j’étais la meuf ultra healthy qui mange sain (ahah, l’imposture, quoi) et dans l’actuel… je donnerai ici la parole à mon tout premier N+1 qui m’avait résumée ainsi lors de son départ “Nina, on l’entend pas mais c’est une machine de guerre”.Option yoga et massage… et alcoolisme, aussi, tiens. Et dans le nouveau, je veux être qui ? Je vais garder le calme, healthy et pédagogue (oui, c’était le mot clé de mon entretien annuel l’an dernier), je vais peut-être rajouter “organisée” (j’ai de grands projets d’organisation, si, si).

Le bullet journal, version boulot

Embaucher dans une nouvelle entreprise, c’est faire table rase du passé. Y compris de la bonne réputation, malheureusement. Dans mon ancienne boîte, j’étais devenue un peu le Joker… Non, pas le psychopathe de Batman, juste la personne qu’on sort sur les dossiers difficiles car bonne réputation donc rassure instantanément en interne. Là, on ne me connaît pas. J’ai réussi les entretiens, certes, mais ce n’est qu’un tout premier pas, il va falloir reconquérir le terrain, choisir qui on veut être et surtout comment on veut être perçu.

Réinventer son moi du travail

Ca peut être amusant. Distiller les infos selon ce qui nous arrange que l’on sache et dissimuler le reste. Mettre en avant mes appétences pour le yoga, la plongée, mes tentatives cuisine, mes voyages. Aménager peu à peu mon bureau à mesure que je sens la période d’essai bien engagée (plantes et petits jouets). Silencier dans un premier temps mes engagements politiques (et après, tenter de devenir déléguée du personnel pour défendre mes petits camarades). Pas trop parler d’écriture pour le moment, ça peut faire meuf qui se la pète. Bref, jouer un peu avec les pièces et laisser les gens créer leur puzzle.  

Décorer son bureau

Petit zoom sur mon bureau avant de commencer à tout ranger (il manque toutes mes petits nipponeries)

Ah et d’ailleurs, suite à mon article sur le pot de départ, en cadeau, j’ai eu un stylo en or pour écrire des romans et une séance de flottaison chez Meiso pour 2. Ecriture et détente… J’aime bien cette image là.

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Créer de l’enjeu : le grand défi de l’écriture

Je vous parlais il y a quelques temps de ce livre que j’ai abandonné en cours de route avec, entre autres raisons, le manque d’enjeu. Pourtant, sur le papier, le héros devait sauver le monde, ce n’est pas rien… sauf qu’on savait très bien qu’il y arriverait et sans froisser sa chemise, s’il vous plait. Du coup, sacrifier des heures de lecture pour savoir ça, non merci.

Dormir sur son livre

C’est difficile de créer un réel enjeu dans un roman. Pour reprendre le roman horribilus dont j’ai tant parlé, l’enjeu était de savoir comment l’héroïne s’en sortirait… et encore, on était plutôt sereins vu qu’elle nous avait expliqué des le départ que c’était un faux camp de concentration. Si seulement elle avait axé son récit sur l’avenir de la France plutôt que sur son nombril… Parce que la survie d’un personnage insupportable n’est pas vraiment génial en terme de motivation pour poursuivre la lecture d’un roman… Souvent, on va faire peser le suspense non pas sur la survie du personnage, souvent admise des le départ, surtout si le récit est écrit à la première personne en mode « journal de guerre » mais souvent sur le comment. Un bon roman doit avancer les faits comme inéluctables et placer le lecteur en tension : « Ok, je sais que Jean-John va sauver le monde mais là, quand même, je vois pas comment ». Un peu comme dans les Batman des années 70 où il parvenait toujours à s’en happer du piège in totalement complique des méchants mais en moins zim bam Kaboom quoi.

Batman années 60

Il.y a aussi les polars avec l’enjeu tout trouvé : c’est qui qui a tué. Ou éventuellement comment l’inspecteur va trouver que c’est cette personne l’assassin.e à la Columbo quoi. Mais cet enjeu ne fonctionne que s’il est bien amené. Il faut maîtriser deux paramètres : donner envie au lecteur de savoir qui a tué mais aussi pourquoi. Dans « Je suis Pilgrim », par exemple,  on ne savait déjà pas qui avait été tué au bout de 400 pages alors le « par qui » et « pourquoi », ça ne m’a pas intéressée du tout. Et puis, le polar, faut savoir le manier de main de maître. Rien n’est plus insupportable qu’un roman policier où vous trouvez la solution avant la fin… ou les retournements pétés. Je parle souvent de cette astuce d’écriture de tueur sorti du chapeau « en vrai, le tueur, c’était le passant de la page 36 qui demande son chemin. Surpriiiise ». Non, ça, c’est de la triche et ça me fait instantanément détester un roman.

En fait, créer de l’enjeu est un équilibre subtil : il faut arriver à créer une certaine empathie vis-à-vis des personnages pour que leur avenir, voire leur survie nous importe. Même quand on sait que, forcement, il ou elle survivra (on tue rarement ses héros), on peut craindre pour son intégrité physique, celle de ses ami.e.s et surtout, on va s’inquiéter de son évolution. Et ça marche dans tous les romans, peu importe qu’on vois raconte une enquête sur un crime, une histoire d’amour ou une  course contre la montre… si vous ne parvenez pas à créer un enjeu, vous allez perdre vos lecteurs.

Ne pas ennuyer son lecteur en créant de l'enjeu

Et donc un point crucial pour créer de l’enjeu. C’est de parvenir à induire de l’empathie pour vos personnages. On s’en parle une prochaine fois.

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Wonder woman, badass… et féministe ?

Et oui, je suis allée au cinéma pour me faire mon propre avis sur Wonder Woman dont je lisais pas mal de bien et je reste un peu intriguée par cette saga DC comics, même si je n’ai pas vraiment aimé Man of Steel et Batman vs Superman (malgré quelques jolis plans, certes, mais les scènes d’action on comprend rien et le scénario est écrit avec le cul). Et j’ai fait l’impasse totale sur Suicide Squad ou Dr Strange. Mais bon, POUR UNE FOIS qu’on a droit à une super héroïne en 1er rôle dans un film, faut encourager la démarche.

Gal Gadot dans le rôle de Wonder Woman

Alors Wonder woman, j’avais l’image mignonne de la série de quand j’étais petite avec Lynda Carter et son fabuleux pompom short. Ayant des souvenirs un peu diffus (je l’ai assez peu croisé à la télé, beaucoup moins que le Batman de l’époque zim bam kaboom), j’en avais une image douce, sucrée et sympathique, je me souviens surtout du générique assez cool (et du short, donc). Puis Wonder Woman repoppe dans Batman vs Superman et… j’ai eu un peu peur. Ok donc la Wonder Woman 2015 est sexy as hell et badass et… et bah, c’est tout. Un peu inquiétant pour la suite mais justement, peut-être que le film va un peu remédier à ça.

Wonder Woman dans Batman vs Superman

Donc Wonder Woman origins : sur la belle île de Themyscira, les amazones s’adonnent all day à l’art du combat pour se protéger des fois qu’Arès vienne un jour les ré embêter. Seule enfant de l’île, Diana, fille de la reine Hyppolite, a hâte de commencer l’entraînement. Elle est coachée par sa tante Antiope, générale de l’armée (et incarnée par Robin Wright qui est surprenante dans ce rôle mais c’est oui, pour moi). Diana grandit en développant un certain goût pour la bagarre jusqu’à un entraînement où elle blesse sa tante en déclenchant un pouvoir sans trop comprendre. Cet événement semble déchirer le voile de protection que Zeus avait mis autour de l’île (parce que sinon, je vois pas d’où l’île est protégée vu qu’un avion et des bateaux passent pépouse) et voilà que débarquent un pilote anglais, Steve Trevor, suivi d’une foule d’Allemands belliqueux. Diana sauve le pilote britannique et va le suivre dans le monde des hommes, persuadée que la guerre est un coup d’Arès, le rival absolu des Amazones.

Wonder Woman rencontre Steve trevor

Ambiance déesses de l’Olympe

Alors est-ce que c’est un bon film ? J’ai passé un bon moment, j’ai trouvé Diana assez attendrissante dans sa naïveté face à un monde qu’elle ne connaît pas (la scène de la glace est trop chou)(et je dis pas ça parce que je pourrais me nourrir de glaces si je le pouvais), quelques scènes assez légères et amusantes et quelques punchlines féministes à base de “on sait qu’on a besoin des hommes pour la reproduction mais ils nous sont inutiles pour le plaisir” ou son étonnement face au manque de femmes dans la Chambre des Lords. Les scènes de bagarre sont assez lisibles même si on a un peu trop droit à des plans arrêtés esthétisés et ralentis cheveux qui flottent au vent en mode “elle est badass mais elle reste belle”. Bon et son rapport aux enfants est un peu flippant en mode “j’ai vécu dans une société où la maternité est une anomalie (elle est la seule enfant, façonnée dans l’argile par sa mère), elle n’a jamais connu d’enfants mais spontanément, leur sort lui importe plus que tout, genre instinct maternel de ouf, t’as vu ? Mmmm…

Wonder Woman sort des tranchées

Bon, après, je vais pas m’étendre sur les incohérences scénaristiques, pas si nombreuses ou perturbantes, et je ne commenterai pas le Arès local. Est-ce que Wonder Woman est badass ? Oui, sans contexte. Est-ce que c’est féministe ? Je suis plus partagée puisque si Diana n’a besoin de personne pour s’en sortir, c’est néanmoins grâce à un homme qu’elle va décider de croire en l’amour, moteur de son combat, alors que bon, elle baignait dans une piscine d’Amour déjà chez les Amazones et qu’elle fond littéralement d’amour devant tous les enfants du monde. Le film reste sympa même si bon… ben il sert pas à grand chose, c’est juste deux heures de film qui racontent l’histoire de la photo, un peu en mode “ouais bon, on se rend compte que Wonder Woman, elle est arrivée un peu comme un cheveu sur la soupe dans Batman vs Superman, on vous en dit un peu plus”. Sans qu’on comprenne cependant ce qu’elle fait dans la vie, finalement. Et je n’ai rien compris à la toute dernière scène, si quelqu’un peut m’expliquer ce que j’ai loupé, merci.

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Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Le cinéma est mort et ce sont les blockbusters qui l’ont tué

Bonjour, je suis Nina Bartoldi, je ne suis pas cinéphile du tout mais j’ai décidé de vous asséner mon avis sur la question. Donc avant de vous expliquer pourquoi, selon moi, les blockbusters font beaucoup de mal au cinéma, je dispose ici même une caissette virtuelle de tomates pourries que vous pourrez me jeter allègrement au visage si, à la fin de ma démonstration, vous considérez que je n’ai rien compris.

Certified fresh rotten tomatoes

Je ne sais plus à partir de quand exactement le cinéma et moi, on a commencé à prendre nos distances. Plus jeune, j’y allais assez régulièrement : pour sortir entre copines ou à la fin de ma relation avec Guillaume pour nous occuper et nous éviter d’avoir la conversation qui fâche puis en plus, on connaissait la caissière qui nous laissait passer sans payer. Oui, à l’époque, on ne virait pas les gens pour un déficit de 85 centimes. Et puis j’ai commencé à déserter les salles : parce que c’est cher, parce que je m’endors, parce que j’ai pas envie d’aller mater la plupart des films qui me sont proposés. Du coup, parfois, je télécharge un film qui me tente moyen mais qui va me permettre de m’occuper deux heures et… mais… qu’entends-je ? La voix tonitruante des studios qui me pointent du doigt : “tu télécharges, vilaine ! C’est toi qui nous tues !”. Mmm, vraiment ? Voyons ça.

Studios universal visite

D’abord, il y a l’arnaque de la 3D. Vous savez, ce truc qui vous salope un film sans rien y apporter : ça assombrit l’image, ça fait mal aux nez pour les déjà binoclards qui se retrouvent avec deux paires sur le nez, ça vous rajoute en moyenne 2 € et en plus, ça rend l’action plus confuse 9 fois sur 10 et ça me fait sortir du film. Bref, je déteste la 3D surtout que ça souligne un peu trop avec la subtilité d’une vache américaine dopée aux hormones le fait que l’industrie du cinéma nous prend… ben pour des vaches à lait, justement.

vache-a-lait-2

Mais encore, ça,c ‘est pas le pire. Revenons au dernier film que j’ai vu au cinéma, à savoir Batman vs Superman qui est, de l’avis général, un film assez moyen, voire un peu médiocre. Effectivement, malgré la présence d’Henry Cavill (qui ne sert à rien), d’un Batman convaincant alors qu’on avait très peur aka Ben Affleck et de la woh sexy Wonder Woman… ben rien n’a vraiment de sens. Sans parler du twist moisi basé sur un prénom, rien n’est vraiment prenant, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Même quand t’en as un qui meurt, t’es un peu en mode “ouais, ok… oh, j’ai plus de pop corn dis donc” (en vrai, je ne mange pas au cinéma parce que 10 fois trop cher). Bref un film complètement oubliable sauf que… “mais en fait, la version longue dispo en DVD est vachement mieux, tu comprends plus de trucs et tout”. Heu hein ? Tu veux dire que j’ai payé 10 € pour voir un film nul mais que si j’en paie 20 € de plus, j’aurai une version cool ? Puis cette semaine est sorti Suicide Squad, un film qui s’est fait descendre dans toutes les critiques que j’ai pu voir ou lire, jamais vu une telle unanimité… Bon, j’avoue que j’avais moyen la hype sur ce film, je sentais moyen la Harley Quinn qui avait l’air d’en faire des caisses (ok, son personnage aussi mais je sais pas, je le sentais pas), Will Smith me fait plutôt fuir et Jared Leto en Joker… Je ne saurais dire pourquoi mais dès le départ, j’ai rangé mon billet de 10 € : je n’irai pas voir ça. Le film sort, déluge de critiques assassines et là, attention “non mais en fait, on voit quasi pas le Joker dans le film parce que toutes ses scènes seront dans le DVD, ahah!” Ah ben dire ça après la sortie du film, c’est bien la preuve qu’on nous prend pour des cons. Surtout que la promo du film était basée essentiellement sur le Joker (quasi absent) et Harley Quinn alors que finalement, on ne voit que Will Smith à l’écran… Tout ça pour ça.

Suicide Squad l'équipe des méchants, blockbusters DC Comic

Et c’est là où je veux en venir : on a depuis quelques années des blockbusters “à univers”. Je trouve ça intéressant en soi surtout dans des exploitations d’univers complexes comme les super héros. Et comme j’adore l’univers Batman, forcément, ça me donne envie, à priori, d’adhérer au projet. Sauf que le projet coûte vite cher. Prenons l’univers Marvel (celui qui me séduit tellement que j’ai pas réussi à voir un seul Avenger en entier sans m’endormir) : 3 Iron Man, un Hulk, 2 Thor, 3 Captain America, 2 Avengers, 1 gardien de la galaxie, un Ant-Man et à venir : un Doctor Strange, 1 autre Gardien de la Galaxie, 2 autres Avengers, un autre Ant-Man, un Black Panther, un Spiderman un autre Thor et un Captain Marvel. Soit de 2008 à 2019, 22 films. Soit 220 € dépensés en 11 ans juste pour aller au cinéma. Et voyons combien me coûterait un DVD d’une série genre Daredevil : 24,99. Donc pour un prix annuel quasi équivalent, je passe soit 4 à 5h au ciné soit je me mate 26 heures de série télé… Niveau rapport qualité/prix, y a un joli fossé…

J'ai pas du tout vu Daredevil

J’ai pas du tout vu Daredevil

Alors oui, le coût d’un film n’est pas forcément comparable à celui d’une série mais là encore, a-t-on autant besoin d’effets spéciaux ? J’ai déjà parlé de la 3D mais même au-delà de ça, est-ce qu’on n’est pas en train d’aller trop loin ? Les films se tournent de plus en plus sur fond vert, on nous en fout plein la vue pour masquer les trous du scénario mais… qui est encore dupe ? Ces blockbusters sont donc censés nous raconter une histoire en 2h mais échouent et il faut acheter en prime le DVD pour réellement comprendre l’histoire. Sauf que si je reprends Batman vs Superman, le film ne m’a pas vraiment passionnée, je l’ai même trouvé long donc je ne suis pas forcément motivée à l’idée d’en reprendre une lichette.

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Les blockbusters tuent-ils le cinéma ? Oui et non. Oui parce que j’en viens à me demander pourquoi j’irais dépenser de l’argent pour un film qui ne peut pas me raconter une histoire à lui tout seul et je pense n’être pas la seule. Non parce que les cartes cinéma illimité permettront toujours à ces films d’avoir des spectateurs qui doivent être réguliers dans leur visionnage pour ne pas perdre d’argent… Tiens, faudra que j’en parle de ça, aussi. En attendant, si y en a bien un qui agonise, c’est le bon cinéma, celui qui relève le défi de faire tenir son propos dans le temps imparti sans nous obliger à revenir 3 fois pour avoir l’histoire en entier.

 

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Je déteste la 3D

Voilà, c’est dit. Jeudi soir, Victor et moi regardons les podcasts sur Batman vs Superman et nous décidons d’aller voir ça de plus près parce qu’après tout, y a Batman et puis Henry Cavill (ok, ça, c’est juste pour moi) alors pourquoi pas. Puis les avis sont unanimes : si le film est très mal écrit, Ben Affleck est un très bon Batman. Je propose donc qu’on se fasse une toile durant le week-end mais drame : pas une seule séance sans 3D. Et je déteste la 3D

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Déjà, j’ai des lunettes à montures un peu épaisses donc les lunettes en 3D par dessus ne sont jamais confortables. Oui, je pourrais mettre des lentilles mais j’ai testé quelques temps et ça ne me réussit pas du tout. J’admets que l’argument de la double lunette ne concerne qu’une minorité mais ça, c’était juste la mise en bouche car…

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Argument 2 : ça assombrit. Oui parce que vous n ‘avez pas besoin de moi pour noter que les lunettes 3D sont teintées et, forcément, ça joue sur la lumière de l’image. Un beau respect du travail du réalisateur sur la photographie… surtout pour un film genre Batman vs Superman où la photographie est précisément un argument vente.

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Argument 3 : le film n’a pas été conçu pour la 3D. A ma connaissance, seuls 2 films ont vraiment joué sur l’effet 3D : Avatar, le pionnier, et Gravity, qui voulait mettre en lumière l’évolution des personnages dans l’espace qui se déplacent donc en 3 dimensions. Alors pour Avatar, j’avoue que je n’ai aimé le film que pour ça (et je ne l’ai jamais revu depuis vu que j’ai rien pour lire de la 3D chez moi) mais pour Gravity, à part la scène revue 100 fois dans la bande annonces et éventuellement une ou deux prises de vue, c’était pas si indispensable que ça. Le fait que les films ne soient pas pensés pour la 3D fait que l’action peut parfois être brouillonne, les images pas du tout mises en perspectives dans cette optique là et donc, pour te rajouter de la profondeur, on t’ajoute un objet random au premier plan, façon perspective japonaise. C’était notamment le cas dans Titanic 3D que, oui, je suis allée voir parce que, précisément, j’attendais de la 3D qu’elle magnifie le bateau, intérêt majeur du film. Et bien, j’ai perdu 10 € et j’ai passé le film à chercher où j’étais censée voir de la 3D.

Je déteste la 3D

Argument 4 : et le majeur : ça me fait sortir automatiquement du film. Exemple : Star Wars 7. Dans la scène d’intro, Po court vers son X wing et là : jouet. Le vaisseau qui est censé faire 12,5 m de long pour 11,4m de large et 2,3 m de haut (merci Wikipedia !), un truc un peu lourd quoi, c’est pas loin de la taille d’un Mirage (re merci Wikipedia) mais par la distorsion entraînée par la 3D, j’ai eu l’impression de voir… un jouet. Comme la plupart des vaisseaux entrevus. Alors d’un côté, on pourrait presque trouver sympa de retrouver l’aspect maquette du cinéma d’antan, une sorte d’hommage à Ed Wood mais… je vous jure qu’il devient difficile de sentir que l’univers est en danger quand tu ne vois que des jouets dans les vaisseaux spatiaux censés s’affronter pour dominer l’univers.

Clic sur l'image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette... en papier

Clic sur l’image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette… en papier

Mais surtout, surtout… je déteste la 3D car elle me prend pour une pigeonne. On va pas se mentir : s’il y a autant de films 3D, c’est pas pour m’offrir plus de spectacle mais juste pour me faire payer plus cher. Alors que le film est absolument identique, on a juste mis un peu de paillettes dessus, de la paillette qui gâche un peu le truc au passage et salope discrètement le travail du réal au passage. Et je vous jure qu’aujourd’hui, trouver une séance en 2D relève de l’impossible. J’ai interpellé Gaumont sur Twitter pour savoir où aller voir ce foutu film en 2D et réponse : attendre la semaine prochaine. Sous texte : on sait qu’il va y avoir des masses de gens en première semaine donc on essaie de rentabiliser au max en le mettant au format 3D et gratter quelques euros.

Je déteste la 3D

Pourtant, j’aimerais que la 3D fonctionne, j’attends la réalité virtuelle depuis mes 15 ans mais… la 3D au cinéma, c’est vraiment pas ça du tout.

 

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Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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Birdman d’Alejandro Iñarritu

D’ordinaire, je suis la fille à lever un sourcil voire deux quand on me propose d’aller voir un film primé aux Oscars/Césars. Ces cérémonies étant plus un bal de faux culs occupés à masturber leurs voisins pour tenter de choper une statuette (ou une compression). Bon, ok, les Oscars, c’est pas les pires, j’admets. Mais là, la bande-annonce m’avait enthousiasmée et on m’avait dit que c’était un peu comme Mulholland Drive, l’un de mes films préférés. Donc avec Victor, nous voici pop corn* en main et c’est parti.

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L’histoire : Riggan Thomson, ancienne gloire hollywoodienne surtout connu pour son rôle dans Birdman, les aventures d’un super Héros à moitié oiseau. Après avoir refusé Birdman 4, Riggan tombe peu à peu dans l’oubli. Pour rebondir et gagner enfin ses galons d’acteur, il décide d’adapter au théâtre un roman de Raymond Carver. Au casting : Lesley, une actrice qui réalise enfin son rêve de jouer à Broadway, la jeune et éthérée Laura, maîtresse de Riggah et Ralph, un acteur poussif qui surjoue en permanence. Autour de Riggan gravite sa fille, Sam, sortie tout juste de sa rehab et nommée assistante de Riggan, son meilleur ami, producteur et avocat Brandon et son ex femme, Sylvia.

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Alors que l’on assiste aux répétitions, un accident survient, Ralph se prend un projecteur dans la figure et va donc avoir du mal à assurer les générales qui doivent avoir lieu le lendemain. Rebondissement : Lesley propose de contacter son ami Mike Shiner, un acteur génial. Bonds de joie, tout le monde y croit. Mais Shiner va se révéler absolument ingérable et au fur et à mesure de ses fraques, l’aspect noir de Riggan ressort : une voix gutturale (qui n’est pas sans évoquer le Batman de Nolan) l’accable, essaie de le faire péter les plombs, Riggan s’adonne de plus en plus à la télékynésie. Est-il réellement Birdman ?

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Au fur et à mesure des générales de la pièce qui se déroulent toutes mal, la colère grandissante de Riggan rythmée par une batterie de jazz incroyable nous amène petit à petit jusqu’au jour de la première, vrai climax du film.

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Alors que penser de Birdman ? Je ne prétendrai pas à l’objectivité : j’ai vraiment adoré et j’ai envie de vous pousser à aller le voir. La musique est complètement incroyable, prenante. La caméra sur épaule qui suit les personnages dans un décor sombre et un peu étouffant. Le rythme est hyper enlevé, parfaitement souligné par la batterie jazz donc, tu restes collé à ton siège pendant tout le film, tu veux voir la suite, vite. Petit effet intéressant (mais je ne sais pas si c’est volontaire) : la bande annonce raconte une histoire tellement différente que tu attends un rebondissement qui ne viendra jamais, tu le comprends quand soudain, une scène apparaît et que tu réalises que ce n’est pas ce que tu croyais. La surprise est d’autant plus grande. Et agréable. Les acteurs sont impeccables, je suis d’ailleurs un peu déçue que Keaton n’ait pas obtenu l’Oscar. J’espère qu’il est bon Eddie Redmayne et qu’il n’a pas chopé la statuette juste grâce à la “prime du biopic”. J’ai bien aimé la mise en abyme d’ailleurs : Michael Keaton, le génial Batman de Burton (mon côté Burton fan girl m’oblige à dire qu’on n’a jamais fait mieux que les 2 Batman avec Keaton)

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Par contre, je suis perplexe quand on me parle de Mulholland Drive. Alors oui, ok, ça parle d’acteurs et y a Naomi Watts dedans qui roule une pelle à une brune. Scène qui me semble d’ailleurs une sorte de clin d’oeil au film de Lynch. Oui, quelques scènes interrogent notre logique, jouent la carte du surréalisme, oui, on essaie de démêler le vrai du faux. Mais après, rien à voir. J’ai aussi vu des comparaisons avec Black Swan. Alors éventuellement oui sur le questionnement sur la gloire, sur l’orgueil, ce besoin maladif d’être aimé et l’envie de réussir et un personnage antinomique mais après…

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Et puis, gros plus produit, ce film m’a fait réfléchir. Avant d’aller au cinéma, on avait discuté, avec Victor, du monde du travail, de travailler par passion ou pour gagner de l’argent en acceptant d’avaler pas mal de couleuvres pour pouvoir “se payer des vacances”. Quand Riggan cherche un nouvel acteur pour remplacer Ralph et qu’il constate que tous ses collègues sont allés se fourvoyer dans des films “franchise” qui leur permet d’avoir du succès alors que lui, qui essaie de faire une performance qui a un sens pour lui, flirte dangereusement avec l’échec.

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Bref, en résumé : allez-y.

 

* En vrai,non, on ne mange pas de pop corn au ciné parce que vu le prix, faudrait que je crève de faim pour m’offrir des grains de maïs soufflés à prix d’or

 

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The Lego movie de Phil Lord et Christopher Miller

Le 1984 des jouets… ou presque.

Profitant de mon vol pour Dubaï (3 ans plus tard…), je me suis dit qu’il était temps de combler mon retard cinématographique. Voyons voir… oh super, The Lego movie ! Ce film m’avait légèrement intriguée à sa sortie, je me demandais de quoi ça pouvait ressembler. Et bien, à rien de ce que j’imaginais, en fait.
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Petit résumé : dans le monde merveilleux de Briqueburg, tout les monde est heureux car tout le monde suit le manuel de vie. Emmett est un joyeux bâtisseur, il empile des briques pour construire la ville, écoute la même chanson que tous ses camarades et adore l’émission « Où est mon pantalon ». Un brave petit soldat, en somme. Mais un soir, Emmett voit passer une étrange silhouette, une fille et en la suivant, il fait une chute absolument vertigineuse. A son réveil, il se retrouve avec un étrange objet collé sur le dos. Embarqué par la police, il découvre alors qu’il est totalement insignifiant pour ses collègues et ses voisins qui savent à peine qui il est. Mais la fille vient le chercher : il est l’Elu, celui qui doit empêcher le méchant Maire de la ville de figer Briqueburg à jamais pour forcer ses habitants à rester dans le rang et à ne faire preuve d’aucune créativité.

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Oh ouah, me dis-je, un film d’animation qui promeut la désobéissance civile et la remise en cause d’une normativité imposée par un dirigeant peu éclairé, je rêêêêve, c’est 1984 pour les petits. Ou Matrix avec des briques en plastique plutôt que du code binaire mais non, restons sur Orwell. La main sur le coeur et la larme à l’oeil, je me dis que tout n’est pas foutu et que la génération à venir sera plus éclairée que nous.
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Mais en continuant mon visionnage, je commence un peu à froncer les sourcils. Emmett et Cool-Tag (la fille croisée peu avant sa chute) naviguent à travers différents univers, du ranch au bateau pirate en passant par une sorte d’univers arc-en-ciel certainement conçu sous acides, ils récupèrent un vieux mage et Batman et ça commence à ressembler vaguement à une pub géante pour les différents univers Lego. Et j’ai pas tout à fait tort car…
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On quitte l’univers film d’animation pour revenir vers la vie réelle et là, on découvre que cette folle épopée sort tout droit de l’imagination d’un petit garçon au physique très « pub américaine » qui joue aux Legos de son papa qui utilise de la glue (l’arme terrible du méchant Maire) pour figer sa ville Lego dans le garage. C’est donc ça. Ce n’était pas un 1984 version jouet mais une ode gigantesque à l’imagination enfantine et comme Lego permet de la concrétiser. Oh merde… Et là, on a droit à un discours tellement lénifiant du petit garçon qui défend sa cause que j’ai envie de pleurer. Mon âme Orwellienne souffre. Cet enfant ne se bat pas pour sa liberté d’être comme il l’entend, il veut juste piquer les jouets de son Papa…
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Au-delà de ça, il n’en reste pas moins que le film est bien réalisé et certaines répliques plutôt sympa. En fait, j’aurais certainement plus apprécié ce film sans l’incursion dans le monde réel avec des acteurs au physique de pub Kinder (oui, le papa, c’est Will Ferrell mais il ferait pas tache dans une pub Kinder, hein, pardon). Parce qu’outre le fait que l’aspect totalement marketing du film devient tellement visible que ça en est gênant, ça plombe l’ambiance légère et un peu déjantée de la partie animée.
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Bref, un film qui vous occupera bien un dimanche après-midi. Et c’est pas si mal.

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L’Encyclopédie Batman de Daniel Wallace

Vous avez peut-être remarqué que je suis légèrement obsessionnelle comme fille (légèrement). En début d’année, je décide donc d’une nouvelle marotte : Batman. En fait, je me questionnais : comment avait-on pu passer à un super héros assez rigolo qui se balade fièrement en collant et slip mauve en tabassant des méchants rigolards à coup de zebaaaaaaaaaaang wizzzzzzzz, baaaaaaaaam à un super héros tellement dark que quand tu le vois débarquer, tu sais pas trop si tu dois être soulagé ou te pisser dessus alors que tu es juste une pauvre victime. Je questionnais donc Amazon pour savoir ce qu’il avait à me conseiller sur le sujet et il me répondit : L’encyclopédie Batman de Daniel Wallace. Après avoir ramé à trouver un exemplaire disponible, je recevais la sainte Bible de l’homme chauve-souris à domicile. Youpi !

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Alors pour éviter quelques malentendus, cette encyclopédie ne traite que de la partie Comics, il n’y a pas les films. Ni les séries télés au demeurant. Mais j’ai quand même pu répondre à ma question : les productions télévisuelles suivent finalement l’ambiance des comics. Mais reprenons.

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Au fur et à mesure de ma lecture, je pris donc conscience que j’y connaissais à peu près rien à Batman. Oh, évidemment, je n’étais pas sans connaître l’existence du Joker, Catwoman, le Pingouin, Poison Ivy, Mr Freeze, Double Face, et pas que grâce aux films. Je peux vous dire que j’en ai passé des après-midi à regarder le dessin animé sur Canal + (au passage, grâce à l’encyclopédie et la rediff du dessin animé sur OCS, je me suis rendue compte qu’il était très fidèle au Comics) ! Donc Poison Ivy, je connaissais avant Batman & Robin, Dieu merci. Non parce que vu le nanard total que c’était… Mais quand même, il me manquait Bane (découvert dans Batman the Dark Knight Rises très récemment mais l’Encyclopédie m’a confirmé que oui, oui, il a bien pété la colonne de Batman aussi dans le comics)(non parce que j’avais trouvé ça un peu nase dans le film), l’épouvantail, Ra’s Al Ghul (Batman begins) et Talia al Ghul. Oui parce que ça aussi, j’avais trouvé ça un peu pourri comme rebondissement dans Batman TDKR mais si, si, elle existe dans le comics. J’en ai découvert plein d’autres. Mais aussi des copains de Batman, les différents Robin (ben ouais, y a pas eu qu Dick Grayson, figurez-vous), Batgirl et Batwoman…

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Donc une encyclopédie très complète mais qui réussit le beau challenge de mêler portraits des personnages, études de certains éléments incontournables (Bat Cave, Batmobile, les techniques de combat…) mais aussi chronologie. En fonction des évolutions de DC Comics, Batman a été plus ou moins joyeux ou plus ou moins sombre, ce qui répond donc à ma question de “mais pourquoi on est passé de Batman rigolo à Batman fout les jetons”. De temps en temps, un tome en particulier est analysé, planches à l’appui. On découvre également son rapport avec les autres super héros, l’explication des crisis et mondes parallèles. Bref, en tant que fille qui n’y connaissait rien, j’ai appris énormément en lisant cette encyclopédie extrêmement complète et bien foutue. Donc si vous la trouvez et que vous aimez Batman, achetez là (après, je garantis pas pour ceux qui sont super bons en Batman).

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Le seul truc chiant, c’est que j’ai envie d’acheter les comics maintenant et ils risquent de coûter très cher pour certains. A moins qu’ils nous les ressortent avec une traduction fantaisiste (lisez l’article lié, j’étais morte de rire sur les traductions de Spiderman).

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