Le guide du plan cul

Chose promise il y a presque un an, chose due, voici un petit guide pour bien vivre son plan cul. Parce que quand on le pratique assidûment, on s rend compte que certaines questions restent un peu en suspens, que personne ne vous a expliqué s’il y avait une bonne façon de faire ou réagir à une situation donnée envers cette personne que vous butinez ponctuellement.

une abeille butine

Depuis un an, je suis rangée des voitures et j’ai décidé de vous offrir mon petit carnet de route pour vous aider à bien vivre votre plan cul. Bien sûr, chaque histoire est unique et votre relation plancuesque (néologisme) peut être radicalement différente de ce que je vais vous conter ici mais… hé, faut pas trop prendre ce que je vais dire au sérieux, d’accord ?

Les choses de la vie de Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli

Parce que le plan cul, faut pas lui donner trop d’importance, pour commencer. Les médias adorent nous en parler, on a eu droit à quelques films et c’est vrai que ça brouille bien les cartes : est-on amants ou amoureux ? A partir de quand on bascule de l’un à l’autre et le basculement de l’un à l’autre n’est-il pas qu’un mythe in fine bien moralisateur pour nous expliquer que le sexe, c’est bien mais qu’au fond, on cherche tous l’amour, hein… D’ailleurs, est-ce que vous pouvez me dire une seule histoire de plan cul dans les fictions qui ne se terminent pas par des tourments amoureux ? Même dans Bref, à la fin, il veut retrouver son plan cul parce qu’il se rend compte que peut-être, c’était elle, la femme de sa vie, plutôt que la sublime Brune à tomber par terre mais peut-être moins drôle, moins folle… Ou alors c’était une resucée du Bachelor où à la fin, entre la bombe et la girl next door, il choisit cette dernière parce que ça permet aux téléspectatrices de s’identifier et donc de vivre la belle histoire par procuration… Mais je m’égare.

Un bachelor se promène à Toulouse

Toulouse ! <3

Bref, le plan cul, c’est cette relation étrange, encensée par les médias mais assez peu valorisée, qui se situe entre le one-shot et l’histoire d’amour, cette relation où l’on s’aime pas mais on aime mélanger nos corps parce que le sexe, ça fait toujours du bien et c’est “moins prise de tête” que de partir en chasse dans les bars ou en boîte.

drague - Gossip Girl

Penchons nous ensemble sur le plan cul : qu’est-ce, comment bien le vivre, que faire ou non ? Et n’hésitez pas à commenter, à me donner des pistes de réflexion : si j’ai eu pas mal de plan culs, je n’ai pas le monopole de la connaissance sur le sujet.

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On va fluncher ?

Sur les sites de rencontre, les rencontres, justement, sont finalement rares pour peu qu’on soit un peu sélectifs (aka « non, j’ai pas envie de tirer un coup vite fait avec une personne pensant que 3 mots souvent mal orthographiés suffisent pour me choper, excuse my sapiosexualité). Mais parfois, au hasard d’échanges de messages, la magie se crée et l’autre accepte la rencontre. Super… Mais on fait quoi du coup ?
Elegant couple traveling a limousine at night
Je me suis déjà posé la question du premier rendez-vous, elle se pose avec d’autant plus d’acuité sur les sites de rencontre qu’il est rare que les inscrits aient un-e seul-e prétendant-e sur le feu. C’est le Bachelor ou la Bachelorette mais sans prod qui vous balance à Venise ou Prague pour roucouler dans des restos réservés rien que pour vous. Non, faut se démerder tout seul et avoir la bonne idée. Donc dans ce cas, j’ai envie d’exclure direct le ciné ou un concert, à moins d’être sûr du film ou du concert. Si le spectacle n’est pas à la hauteur, ça peut nuire à ton image mais surtout c’est difficile de se parler et donc de démontrer avec subtilité que ça peut accrocher (ou pas d’ailleurs). Une expo peut être une bonne idée mais attention : on vérifie l’expo avant (cf remarque sur le film ou le ciné potentiellement moyen) et si on veut étaler sa science, on ne le fait pas avec lourdeur et prétention. Une personne cultivée, c’est bien, une personne qui se la pète, ça craint.
Of course I talk to myself
Le mieux reste de trouver un terrain neutre, idéalement pas trop loin de vos domiciles respectifs (pas toujours évident en grande ville,je sais) histoire de trouver rapidement un échappatoire si la soirée n’est pas à la hauteur de vos espérances. On ne traverse pas Paris pour aller à côté de chez elle ou lui, on ne lui fait pas faire le grand tour non plus, à moins d’avoir le meilleur resto ou bar du monde au bas de son immeuble mais faut être sûr de son coup. Le mi chemin permet d’envisager l’option « retour chez soi », seul ou accompagné, tôt… ou plus tard. Evidemment, le choix du quartier reste prépondérant et là, y a pas de règles. Je suis sûre que si on cherche bien, y a bien des gens qui aiment sortir à Châtelet ou sur les Champs donc bon…Après, n’oublions pas que c’est sujet à discussion, la proposition n’est pas imposition. Si la personne refuse de vous rencontrer parce que vous avez proposé le mauvais quartier (bon, les Champs, si la personne vit sur Paris depuis plus de 3 mois, c’est un peu chercher la merde quand même), vous aurez sans doute gagné du temps en passant direct à la suivante.
o-CHAMPS-ELYSEES-facebook
Bon, le rendez-vous est pris ? Ok, va falloir rencontrer la personne IRL… On s’accroche à nos culottes, strings ou boxers (pas slips, non) et c’est parti ! 

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Forme-toi toi même !

Depuis quelques temps, c’est tempête dans un verre d’eau dans ma petite tête. J’ai des envies, des ambitions oui, mais voilà, « j’ai pas le diplôme ». Je ne parle pas de me reconvertir dans la recherche bio chimique ou l’ingénierie je sais pas quoi, non, non, je veux rester dans mon petit univers marketing. Mais je doute, je doute.

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Un jour comme un autre, je me dis qu’il est temps de prendre la voie qui me fait de l’oeil. J’ai fait une demande de DIF mais ça ne suffira pas. Une de mes collègues a prononcé un mot magique, voyons voir. Bachelor, MBA… Ah y a des formations pour salariés. Bon, bien, j’en ai pour 16 000 à 30 000 €. Bien alors je pourrais jouer au loto pour gagner de quoi me payer ces super formations mais placer mon avenir professionnel entre les mains du hasard, c’est… comment dire… non. Je me gratte la tête, je trépigne, je soupire, j’essaie de voir ce qu’il serait possible de faire mais je bloque. Comment pourrais-je convaincre que je suis bonne à un poste que je n’occupe actuellement pas et dont je ne maîtrise à la perfection qu’un seul des leviers.
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Et puis non. Je ne renoncerai pas. Je vais me former moi-même. Va falloir que je sois un peu rigoureuse mais je suis pas plus stupide qu’une autre, après tout. A moi les MOOCs, les articles de blogs et websites, les livres blancs et slideshares. Après tout, ai-je un diplôme de marketing ? Non. Est-ce que ça m’a empêché d’y bosser ? Non. Oui, le fait de ne pas sortir d’une école marketing-comm est un peu bloquant car ceux qui ont le diplôme au bon libellé peut progresser plus vite que moi, même si je suis plutôt excellente aujourd’hui. Oui, j’ai certainement eu la chance qu’une personne me fasse confiance au tout début, à un moment où le community manager n’avait pas de diplôme lié. Mais si ça a marché une fois, pourquoi ça ne remarcherait pas ?

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Alors maintenant, je me bouge le cul, j’arrête de râler. Et quand je maîtriserai à la perfection les arcanes de la stratégie digitale (ce qui m’intéresse donc), je me remettrai peut-être à l’allemand. Et comment valider ces connaissances validées sur le net ? Simple ! Vive les slideshares et autres productions à poster direct sur LinkedIn pour démontrer que, hé ouais, j’ai de la jugeotte.

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Bon ben y a plus qu’à…

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Tuons la téléréalité

Depuis plus d’un an maintenant, j’ai une sale manie : je compulse les réseaux sociaux pendant mes trajets en métro au lieu de lire. Triste habitude qui m’empêche de nourrir mon esprit mais exaspère mon désespoir envers l’humain social et sa propension moutonnière. Comme par exemple sa volonté à live tweeter la moindre émission racoleuse de télé réalité ou associée (genre émissions de reportages merdiques où l’on fait croire aux gens qu’on leur donne la parole alors qu’on veut juste se moquer d’eux). Et là, je dis “mais éteignez votre télé bordel ! ».

Petite parenthèse sémantique pour que le reste de l’article soit clair pour ceux qui n’utilisent pas Twitter : en gros, ce sont des gens qui commentent en direct une émission de télé. Or si tu reprends mon paragraphe précédent, je consulte surtout Twitter dans les transports donc quand tu te retrouves à un tweet genre “Oh quelle pute la blonde #emissiondemerde”, tu comprends pas trop de quoi il s’agit et quel est l’intérêt de la déclaration, mais voilà, tu sais que quelque part dans le poste de télé, y a une blonde qui est assimilée à une pute. Mais sutout, tu découvres un phénomène pervers : la téléréalité et consort sont regardés par des kikoolol mais aussi par des amis que tu pensais intelligents et cultivés mais qui ont envie de leur dose de lol et de cracher sur le prolo inculte qui rêve de ses 5 mn de gloire.

J’ai moi même regardé ces émissions. Essentiellement Secret Story 3 (les autres ne m’ont pas accrochée), le Bachelor 3 (parce que j’aime l’histoire de cet homme qui dit je t’aime en toute sincérité toutes les 2 minutes et ce dès le premier rencard et passe pour un prince. Alors qu’un mec qui fait pareil hors caméra passe sutout pour un connard), Pékin Express 1, un peu l’Ile de la tentation (saison 4, 5 ou 6, j’en sais fichtre rien). Et je me suis moquée de leur français plus qu’approximatif et de leur bêtise profondément incrustée. J’ai tenté quelques Confessions intimes mais j’ai un peu de mal, ça me rend terriblement mal à l’aise. Quand aux On a échangé nos mamans et Super Nanny, j’en avais parlé tantôt.

Pourtant, même si on en rit au premier abord, ça finit par créer un malaise. D’abord parce que ces gens qui passent à la télé n’ont pas toujours conscience du traquenard dans lequel ils se sont fourrés. Ils pensent pouvoir trouver une solution à leurs problèmes, faire parler de leurs particularités, de leur passion ou devenir enfin des stars. Touchant sauf que la télé saloparde se fout des bons sentiments, on n’est pas chez les Enfoirés ici. Le montage pervertit les images, ne ressort que les “perles” des brèves participants. Si tu prends Secret Story par exemple, faut pas se leurrer, on prendra toujours le moment où Sandy dit une énormité de type “oh bah je m’a trompée hihihi!” mais si elle se mettait à parler physique quantique (on ne sait jamais), jamais vous n’auriez accès à cette scène. Les abrutis parlent aux abrutis ou aux snobs imbus se moquant de ces losers en quête de leur 15 minutes de gloire. Et ça finit par me faire de la peine, tous ces jeunes paumés prêts à montrer leurs fesses H24 pour “devenir des stars”, seul avenir un peu clinquant qui leur est promis. Mais au bout de 2 mois, tout le monde les aura oublié.

Et c’est là que je dis stop, faut arrêter de nourrir le système. On ne peut pas s’indigner du racolage de ces émissions et les raconter limite minute par minute sur un réseau social, accroissant le succès de la dite émission. Ca fait 10 ans qu’on se moque des débilos exhibos qui parlent pas français, ça va aller maintenant. Si vous voulez de la merdophagie, regardez des séries télé, y en a plein de pourries (je vous en parle suffisamment souvent). Au moins, les acteurs et scénaristes sont payés et non pas exploités avec une vague promesse de célébrité. Et après, on se retrouve avec une ancienne “star” de la téléréalité dépressive qui s’enchaîne les tentatives de suicide.

Alors, on arrête ?

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Meetic n’est pas une fatalité

Par Lucas

C’est marrant comme on en arrive à penser à Meetic… Un peu comme un dernier recours.
On se jure pendant des années ne jamais passer le pas. On s’en veut presque d’y avoir pensé. Parce que non, franchement, ya les amies des copains, les jolies demoiselles dans le RER, les jolies libraires dans la ville, les milanaises égarées, les marketeuses timides… Ca va, ca vient comme dirait Merlot (reprise de Bobby Lapointe).
Et puis un jour, carrément honteux on se dit : pourquoi pas après tout, je vais y aller sans complexes. Un peu comme une promesse…
Mais les autres sites l’étaient aussi un peu…

 Il y a eu PCC avec un prétexte culturel. Trouver une nana via les points communs… Bon, pourquoi pas…
Même sans points communs, les gouts de l’autre sont la marque de sa culture et de ses exigences, de son regard sur la vie et de ses envies. Bilan : Une nana rencontrée, emballée, puis 3 semaines de navigation aérienne avec des escales chez elle, de ci de là, et un largage final sans parachute : au revoir Lucaaaaas.

Il y a eu Adopte Un Mec  plus récemment, là où tous les mecs étaient chosifiés et n’avaient pas leur mot à dire. Un sacré coup à la fierté masculine, même en prenant ça au 2d degré. Mais voila… D’un coté, je n’étais pas assez beau gosse pour les nanas intéressantes (trop rares d’ailleurs), de l’autre les donzelles étaient insignifiantes, baignant dans le arènebi, Marc Musso et les lol.
Bilan : une demoiselle intéressante sans lendemain. Et des tas de profils de nanas uniformes, désespérantes de bêtise et de stérilité. That’s all folks.

Alors quand on est lassé de ces vagabondages, que faire ?
Je ne vais quand même pas sombrer dans la même vie que David Duchovny dans Californication ?
Comment sortir de ce quotidien nébuleux ? Oh tiens quess que je vois là bas. Ah bah oui, c’est la vraie vie !!

La vraie vie est plus attirante que jamais.

Mon ami Victor a trouvé sa compagne sur Meetic mais il bossait comme un fou toute la journée et il ne lui restait que le soir pour avoir un lien social. Quand on est crevé par sa journée de boulot, on a pas envie de sortir, qu’on soit le chercheur ou la pépite. D’où Meetic.
Perso j’ai le temps : j’ai la « chance » de chercher un emploi. Donc j’ai de quoi m’organiser pour prendre le temps d’envoyer mes demandes (Lucas le seul mec qui envoie ces LM & CV à 5h00 du mat’…) et aller dans des endroits adéquats par la suite.

« Je crois que mon lieu de rendez vous sera cette table en terrasse,
Café, croissant stylo papier, ca y est tout est en place (…)
Je vois passer une charmante dans un joli p’tit tailleur,
Elle me regarde comme on regarde un beau p’tit chômeur. »


Sauf qu’aux heures ouvertes tout le monde est au boulot.
Donc revenons aux heures classiques ; de 5à7, happy hours, voire de 9à12. Sortir pour rencontrer de nouvelles têtes, sourire à une inconnue qui passe, n’en garder aucune trace sinon celle du plaisir, en espérant qu’elle va rendre ce sourire sans y voir une sournoiserie. Interpeller une jolie demoiselle dans un bar, après un jeu de regards ou interpeller une nana et passer pour un
gros dragueur de merde qui va se prendre une bonne répartie dans sa face. Observer l’environnement comme un requin masqué ou un ingénu souriant : la verité est ailleurs…

Il faudrait peut-etre que je reprenne la série de Nina « Où trouver l’homme ? » et l’appliquer aux femmes.
Série qui aboutit à chaque épisode à un épilogue funeste. Heureusement que c’est une fiction… Même si la question demeure « Où ? »

En journée c’est donc mort, les gens travaillent.
« T’as pas fait un SWOT, Lucas ! Ceci est une Opportunité ! » dira le lecteur-requin, tu peux donc séduire des nanas sur leur lieu de travail, ces nanas qui bossent, elles. Oui je sais bien, d’ailleurs il faut que je vous publie un de ces jours les quelques épisodes de « Comment j’ai dragué ma libraire ».
Pffff, on tourne en rond dans cette affaire…

Day in, Day out

Donc j’étais prompt à passer le pas, à choisir la facilité et aller sur Meetic.
Mon budget serré m’en a empêché et m’a rendu plus prudent. Je m’en félicite ! Explications…

Chômeur, jeune diplômé, sans indemnités (il manquerait plus que ça, hors de question que je sois un boulet pour la société), je vis donc avec 500 € par mois. Je n’ai toujours pas digéré la remarque faite par une copine, avocate ds un gros cabinet Place Vendôme et qui m’a dit il y a 15 jours que j’étais habillé comme un sac. Bah oui Anastasie, mais ce sont des fringues que je traine depuis 5 ans voire plus. Pas de sous. Et entre internet, les impôts à provisionner (CSG, Taxes foncières, taxes locales, etc), EDF, les courses au Franprix, les charges de co-propriété, eh bah changer mes fringues c’est même pas pensable.

Comme je n’avais pas encore trop envie et pas le fric pour passer à Meetic, j’ai voulu créer mon propre bachelor, il y a deux mois, la saison 2 deSingulier Pluriel, mais cette année j’ai fait un bide monumental. Seulement une candidate s’est manifestée contre douze l’an dernier.

Vous me direz « mais sors ! rencontre du monde ! » Oui mais où ?
La seule solution que j’ai trouvé à ce désert affectif c’est de me plonger ds la recherche de boulot, synonyme de retour à la socialisation.
Sur le lieu de travail (Sarah Briot ripwizente) ou le samedi soir grâce à l’argent gagné. Mais le boulot tarde, Madame AFEC a beau me presser…

Face à ce desert social, j’ai donc repensé à faire rentrer Meetic chez moi, ne serait ce qu’un mois, quitte à faire un régime pasta.
Entre Le Monde.fr et Cadremploi.
Une fenêtre de rêve.
Cette promesse du crépuscule, le soir venu, quand des millions de célibataires se connectent sur leurs PC pour checker leur mails, pour lire quelques vies de merde, pour aller voir la vie de leurs amis sur Facebook et se sentir moins seul avec la lune dehors qui sourit.

Mais une simple promenade sur les forums et les topics dédiés à Meetic vous en dégoute pour de bon.
– Profils fake ou scam (africains ou des pays de l’est),
– Profils fake menés par Meetic pour solliciter le jeune naïf juste avant la fin de son abonnement,
– Tacite reconduction de l’abonnement à moins d’appeler un numéro surtaxé afin de mettre fin à cette arnaque,
– Abonnement qui, tout comme chez PCC, ne permet de parler qu’aux femmes qui sont abonnées à moins de… prendre l’option premium (payante…) qui permet elle de toucher tout le monde. ARGH !
Plus que l’arnaque, c’est le fait qu’on veuille me prendre pour un con qui m’exaspère.
Bref…

 On fait le bilan calmement…

Cet article n’est pas une invitation à sangloter.
J’ai vraiment envie de croire que je ne suis pas le seul dans une telle mouise sentimentale et humaine.
J’ai vraiment envie de croire que d’autres bonhommes célibataires promènent leur solitude derrière un sourire de façade mais, surtout, qu’il en est qui agissent. Je vais être égoiste mais tant pis pour les autres : quite à enfoncer le clou du cliché du « mec dragueur », je vais agir IRL. Histoire que les nanas aient la confirmation que les mecs qui draguent sont des reulous. Je me connais, même ds le jeu des regards et des sourires, j’ai la délicatesse de Mike Tyson… Alors ça va être funky d’aborder une jolie donzelle, comme ça à brule pourpoint au sortir de la médiathèque…

Et sinon, désolé pour cet article-intermède-catharsis, j’en avais peut-être besoin pour rebondir. Vos témoignage ou enfonçages, peu importe, sont les bienvenus et seront dans tous les cas pertinents. Perso, je pars m’installer à la terrasse d’un café… avec un bouquin.

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Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !

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