Affiche ton mantra !

En tant que bonne consultante social media, je passe pas mal de temps sur les réseaux sociaux à la recherche d’infos puisque comme je l’ai déjà dit, le social media, en 10 jours, t’as 30 nouveautés (à peu près). Et sur LinkedIn (et relativement sur Facebook), je vois passer ces cartons avec une phrase de motivation dessus, un mantra censé te faire atteindre les étoiles. Et ça m’agace prodigieusement.

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Il y avait une sentence que j’aimais bien “Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas mais parce qu’on n’ose pas que c’est difficile” (Sénèque), petite phrase que je me répète quand j’abandonne avant d’avoir commencé pour de mauvaises raisons, l’universelle étant le manque de temps. Parce que je reste convaincue que le temps, je l’ai mais je perds trop de temps en glande et ce même si je m’accorde un droit à la paresse. Non parce que passer des soirées à résoudre des escape rooms, ça détend certes mais ça ne me rend pas meilleure et ça nuit en plus à mon sommeil. J’aimAIS bien ce mantra, oui, mais à force de le voir étalé en long, large et travers sur mon LinkedIn avec un photo random derrière, je finis par ne plus la supporter. Idem pour “Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait” (Mark Twain… Toi aussi, révise les auteurs des citations célèbres avec le blog des Vingtenaires, le blog qui te nourrit le cerveau).

Mark-twain-citation-impossible

En l’occurence, ces mantras sont balancés par des pro entrepreneuriat en mode “prend ta vie en main, ouais !”. Alors je n’ai rien contre l’entrepreneuriat, je n’ai même aucun avis sur le sujet de façon générale, mais faut arrêter de nous vendre ça comme le truc des gens audacieux. Je vais parler de mon environnement professionnel en particulier, certains me diront que dans le leur, ce n’est pas ça du tout, mais des (auto) entrepreneurs, j’en ai une très belle collection dans mes contacts LinkedIn, Facebook et Twitter, des gens qui se lancent, audacieux ou conquérants (bon, quand tu ne les connais pas personnellement, tu ne sais jamais s’ils se mettent à leur compte après avoir préparé leur projet ou juste parce qu’ils ont perdu leur boulot mais je ne critique pas en soi la démarche), qui te balancent du mantra à tour de bras… Pour afficher fièrement leur CDI retrouvé à la première occasion. Parce que entrepreneuriat, ce n’est pas facile, il ne suffit pas de créer son petit statut d’auto entrepreneur et de se montrer volontaire sur les réseaux sociaux pour choper du client. Faudra que je fasse un article sur entrepreneuriat et pourquoi ça peut me poser un problème. Bref, les mecs nous expliquent que, eux, ils sont audacieux, “regarde, je l’ai fait alors que personne n’y croyait, qu’ils pensaient tous que c’était impossible, ahah !”, à coup d’image neuneu.

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Et ça me gonfle. Je trouve le principe de mantra pas si con en soi, je me dis que je devais en imprimer quelques uns chez moi pour me booster un peu et utiliser mon temps à bon escient pour atteindre mes objectifs MAIS je considère que c’est quelque chose de personnel. Les choses que je souhaite accomplir, je veux le faire pour moi. Si j’ai envie de partager mon aventure avec d’autres pour montrer que ce que j’ai mis en place marche ou non, je peux le faire à travers un blog ou éventuellement un livre si mon histoire est folle. Mais poster comme ça des phrases dont on a vidé tout le sens parce qu’on l’a trouvé sur Internet et que ça fait entreprenant et volontaire, non. Non.

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Je comprends la nécessité de travailler son image sur le web, je le fais moi-même. Parce que je sais qu’aujourd’hui, on a tendance à googliser quelqu’un qui postule dans notre boîte ou qui nous propose ses services. C’est rassurant de voir que cette personne est associée à des articles sur son domaine d’expertise, que son fil Twitter est gavé d’articles sur le sujet, indiquant qu’il suit les actus, qu’il participe à des conférences. De la même façon, se rappeler au bon souvenir de ses contacts LinkedIn en postant des contenus percutants, oui. Je dis 4 fois oui. Si je suis gênée qu’on veuille faire de « je », une marque, mon discours change sur le côté professionnel. Je me fiche de l’avis des gens sur ma vie privée narrée ci ou là mais par contre, côté pro, j’essaie d’être irréprochable et de dessiner les contours des sujets qui m’intéressent pour qu’un jour, quelqu’un se dise : quelqu’un spécialiste des réseaux sociaux et qui a son nom associé au tourisme, au big data ou que sais-je encore… mais oui, Nina Bartoldi !

Nina_bartoldi

Mais ce côté « mantra » chopé sur le net, ça pue le flan. A la limite, gardez ça pour votre Facebook, ce haut lieu de la mise en scène du soi mais sur un réseau professionnel, ça pue le kikoolol. Vous voulez démontrer votre esprit d’entreprise ? Mettez par écrit vos expériences et conseils (sans refaire 30 fois un article déjà vu du type « pourquoi avoir une page Facebook? », c’est bon, ça va, on est en 2015 les gars, ce point là est acquis, offrez autre chose que vos platitudes) (et ne réécrivez pas en français les articles de The verge and co, ça ne fera que prouver votre niveau, parfois relatif, en anglais). Mais ce côté « mantra pour ado », non, pitié. Parce que ça me rappelle ces phrases philosophiques qu’on écrivait au stylo bic de couleur dans nos cahiers de texte pour faire genre qu’on était des torturés philosophes alors qu’on ne comprenait même pas de quoi il s’agissait. J’ai toujours trouvé que coller des citations un peu partout pour faire cultivé, ça crée précisément l’effet inverse : tu vas sur Evene et tu trouves des citations sur tout et n’importe quoi donc niveau culture, on va se calmer. Et si tu as A TOUT PRIX besoin d’étaler ton mantra à la gueule du monde, essaie d’en trouver un un tant soit peu original parce que Sénèque ou Mark Twain, ça pue le manque total de personnalité ou d’inventivité. Et ce n’est jamais très bon pour son image pro.

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Sur ce, je vous laisse avec cette citation de Shia Laboeuf « Let the dream come true, just do it! »

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Ca, c’est du mantra qui pète sa classe.

PS : J’ai toujours pas d’avis arrêté sur Shia Laboeuf, j’arrive pas à décider si ce mec est un putain d’artiste génial ou un mec totalement border.

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Pourquoi j’ai renoncé aux sites de rencontre

[Article qui aurait dû être écrit en novembre, quand j’étais célibataire, pour que ça ait plus de sens mais tant pis]

Un soir de novembre, je me connecte en plein ennui sur OkCupid, je fais mollement défiler les profils. Mpfff, non, non, bof, ah pas mal… Ah non, profil vide, laisse tomber. Non, non… Ah lui, regardons… Profil sympa. Bon, je lui dis quoi ? Bon, je suis pas inspirée, je le favorise et je lui parlerai plus tard. De toute façon, en ce moment, j’ai pas le temps.

Woman peering at her laptop

Et puis je prends conscience : en ce moment, j’ai pas le temps. Je fais défiler des photos de ces hommes et femmes qui vivent leur vie, près de moi, qui aiment la littérature italienne, Moriarty ou la photographie. Qui sont informaticien-ne-s, étudiant-e-s étranger-e-s de passage sur Paris, artistes, photographes ou mythos. Ils sont peut-être là, ce soir, devant leur écran, harassés par l’ennui, ils font défiler les profils. Peut-être que l’un-e d’entre eux cliquera sur ma photo, me jugera jolie et ira fureter sur ma fiche. Peut-être qu’il se dira que j’ai de bons goûts en matière de musique même s’il ne comprend pas ce que vient faire Lady Gaga dans cette liste follement hétéroclite. Peut-être certains s’arrêteront à ma description physique. 1m56, c’est pas grand… Curvy*, ça veut dire grosse, non ? Ah non, elle est bélier, j’aime pas les béliers. Puis elle a un chat et j’y suis allergique. Bref, on fouille, on trouve quelques raisons de se contacter ou non. Plus on traîne sur ces sites, moins on y met les formes. Deux, trois phrases tapées négligemment pour montrer que quand même, on peut être intéressant mais on n’est pas dupe. Ca finira au mieux en plan cul.

plan_cul_regulier

Et puis j’en ai eu marre. Marre de voir que je consultais avant tout ces sites par ennui. Marre de jouer toujours un peu le même scénario, on va boire un verre, peut-être qu’on dînera et puis on s’enverra en l’air, on est là pour ça, non. La flemme. La Flemme. La flemme de consacrer des potentielles soirées à ça, de sortir boire un verre et de constater que, tiens, ça le fait pas. Ce moment un peu gênant de flottement où tu espères que cette absence de désir est réciproque pour en finir au plus vite, se faire la bise devant la bouche de métro en se disant qu’on se rappelle alors qu’on sait très bien que non. La flemme de rencontrer quelqu’un de vraiment chouette mais de me casser les dents car lui est dans une autre phase, celle de l’éclate sexuelle incroyable qu’offrent ces sites. En même temps, comment les blâmer, j’ai fait la même à une époque. Et je suis certainement passée à côté de mecs bien, du coup.

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Et puis, j’ai tendance à croire que la foudre ne frappe pas 2 fois au même endroit : j’ai eu du bol une fois, voire 2, il serait peut-être temps de découvrir de nouveaux horizons. Laisser un peu faire la vie, le hasard. Je ne renie pas ce que j’ai vécu sur les sites de dating, les rencontres que j’ai pu faire, les choses que j’y ai apprises au détour de conversations avec des personnes d’horizons différents. Des personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées autrement. Au fond, les sites de rencontre, ce sont ni plus ni moins que les bals populaires d’antan, on rencontre les gens là où ils sont.

bals-populaires-cafes-concerts-paris-temps

Je clos cette série sur les sites de rencontre, je n’ai sans doute pas abordé tous les sujets mais pour ma part, le tour est fini.

Dès la semaine prochaine, je débuterai ma nouvelle série “guide du savoir être avec son plan cul” (suite presque logique).

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* Pour moi non vu que quand je tape curvy dans Google images, ça me sort Beyonce donc bon…

Moi, je veux bien être "curvy" comme ça !

Moi, je veux bien être « curvy » comme ça !

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Je veux bien payer…mais en fait non

Ces derniers temps, mon moi mesquin et moqueur jubile. En cause ? L’incroyable hypocrisie des web citoyens qui veulent bien sortir leur porte monnaie en théorie mais hurlent au vol au moment de passer à la caisse.

au-voleur

Au milieu de mes icônes iPhone il y en a une verte qui ressemble au logo flux rss : Spotify. Tous les mois, je paie 10 € pour écouter des dizaines de milliers de titre selon mes envies. Acheter le dernier CD de X ou Y ? Non, je l’écoute sur Spotify chez moi sur mon pc ou sur mon iPhone. Je ne vole personne, j’ai payé pour ça. Or Spotify était gratuit jusqu’à récemment (tu te tapais de la pub toutes les 3 ou 4 chansons, la fille qui fait la voix de Jennifer Love Hewitt venait se doigter pour ton plus grand déplaisir « Haaaaan spotifyyyy! ») mais
désormais, la version gratuite est bridée à 10h d’écoute gratuite.

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Branle-bas chez les internautes qui crient au scandaaaaale, au vol, proclament la mort de Spotify et tous sur Deezer ! Sauf que quelques jours plus tard, Deezer a suivi le même processus. Re scandaaaaale ! Comment va-t-on écouter de la musique gratos ? Je vous suggère YouTube ou, soyons audacieux, un truc de folie qui s’appelle la radio. Ah mais la radio y a de la pub et tu choisis pas ce qu’il y passe. Ouais ben moi je voudrais faire 1m70, on peut pas toujours tout avoir dans la vie.

je-veux-tout

Mais ce qui me fait rire à m’en taper les cuisses, c’est que ceux qui hurlent au scandale sont les mêmes qui au début d’Hadopi clamaient, la main sur le cœur : moi, ça me gênerait pas de payer un forfait pour télécharger comme ça tout le monde sera content. Alors ouiiii, la musique sur Spotify/Deezer est en streaming mais tu vois, j’ai en permanence sur moi 500 titres rangés dans différentes playlists. Une chanson ne me plait plus ? Je l’efface, je la récupère quand je veux. Je ressens le besoin impérieux d’écouter une chanson que je n’ai pas sur la playlist ? Clic clic c’est fait. Oui, il m’arrive d’avoir le désir très violent d’écouter une chanson. Je découvre un artiste qui a l’air bien ? Clic clic je récupère sa production. Si finalement je n’aime pas, je ne sauvegarde rien dans ma playlist. Oui, les catalogues ne sont pas complets, il y a quelques chansons absentes mais je peux les charger dans la bibliothèque via mon pc. En gros, c’est comme un iPod que je retrouve sur tous les ordis que j’utilise. Pratique quand on est un peu tête en l’air comme moi et qu’il nous arrive d’oublier notre iPod. Avoir sa musique est une condition de survie indispensable en open Space.*

bureaux open space

Je crois qu’on a un peu oublié que le web n’était pas un self service où tout est gratuit. Les 10h d’écoute gratuite permettent de découvrir de nouveaux artistes quoi qu’il en soit. Après, écouter toute la musique qui nous plait pour 9.99 € par mois, moins que le prix d’un CD comme l’a souligné un twitterer dont je n’ai pas retenu le pseudo, franchement c’est pas cher payé. Surtout qu’il y a des gens dont c’est quand même un peu le métier de faire de la musique et qui ont besoin d’un salaire. Vous prendriez un pain sans payer votre boulangère. Alors oui, certains s’en foutent scandaleusement plein les fouilles, c’est un autre débat, mais je trouve bien plus scandaleux de payer 14€ un CD avec une ou deux chansons potables que 10 € pour me faire plaisir et écouter ce que j’aime. Ou me laisser aller à la serendipité pour découvrir de nouveaux artistes.

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* sauf qu’à mon nouveau boulot, j’ai pas les droits admin sur mon pc donc pas de Spotify

PS au cas où : cet article ne sert pas de débat Spotify vs Deezer au fait. Je ne suis pas actionnaire chez Spotify.

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Les fiançailles de l’extrême

Ce week-end, alors que des amazones apparemment hystériques décidaient de tenir tête à l’équipe des hommes sur une île lointaine, je m’apprêtais à vivre mon propre Koh Lanta. Au menu des épreuves : marche en talons hauts et collants (soit « marche sur une patinoire ambulante toute la journée »), messe d’une heure, repas gargantuesque en tenue de gala, nuitées en camping car. Bref, vendredi soir, quand je suis montée dans le train, nonobstant les baisers et les caresses d’encouragement d’Amant chouchou sur le quai (comme c’est romantique), je n’étais
guère jouasse. Cramer tout un week-end pour des fiançailles, ça fait un poil chier. Des fiançailles aux allures de mariage avec placements à table, obligation d’être chic et même une urne pour
donner des chèques (??). Pour plus de clarté, ne sachant plus si j’en ai parlé ou non dans ce blog, les fiancés, ce sont Yohann mon presque frère et Blanche, sa copine (oui, il se fiance avec sa copine, c’est quand même d’un pratique !)

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Arrivée à la gare, je suis récupérée par Alice et Anthony, on embarque un autre mec au passage, Yohann dont je vous reparlerai car il fait partie de mes fantasmes récurrents. Mais ce sera dans un autre article. Donc ma soeur et son mec viennent nous chercher à la gare et nous annoncent que tout le monde est parti se coucher donc en gros, en arrivant, on va devoir en faire autant. Yohann commence à râler en soulignant qu’il est parti direct du boulot pour prendre le train et qu’il aurait apprécié, outre le fait d’être accueilli, d’avoir genre une petite bière. Ma soeur fera donc la barmaid tandis qu’Anthony me largue devant le camping-car familial où sont installés mes parents et où je vais passer la nuit. Oui, je suis logée dans un camping car, je ne connais absolument pas ces choses, c’est mon dépucelage de camping car. A 30 ans, il était temps. Alors en fait, le camping car, ça ressemble à un bateau jusque dans le tangage. Oui parce qu’une fois couchés, dès qu’il y en avait un qui bougeait, ça faisait bouger le camping car. On se maaaaarre. Ah, j’avais aussi oublié que mes parents avaient tendance à ronfler. A un moment, je crois avoir pensé que j’allais passer une bien courte nuit. Heureusement, mon gêne marmotte fut le plus fort et j’ai fini par m’endormir.

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Jour J des fiançailles, je me lève et me douche en faisant bien attention à l’eau (c’est pas stressant ça aussi, tiens), enfile ma belle robe marron, dans les mêmes tons que celle de ma mère et de ma soeur. On se la joue un peu « drôles de dames » dans la famille Bartoldi, yeah. Je pars à l’église avec la mère de la fiancée très « artiste » comme nana, c’est pas triste. Mais le mieux, c’est la cérémonie qui est assez folklorique. Entrée sur Etienne Daho joué par des amis de Yohann (la fille chante faux) on a eu droit à un K’s Choice et du Paolo Conte, des discours et des prières pas trop cucul, ça va. Ma soeur a réussi l’exploit de terminer une prière sur le couple par une référence au rugby. Elle est grande. A un moment, on a eu aussi eu des chants juifs… Ca fait son effet dans une cérémonie simili-catholique. Les gens applaudissaient en rythme, je me suis un peu demandée où j’étais sur le coup… Bon, finalement, la cérémonie n’est pas trop chiante et on part pour la meilleure partie de la journée, à priori, l’apéro. Bon, je savais qu’à table, j’étais désolidarisée de ma famille et placée à la table des vingtenaires avec Yohann-fantasme. Je discute un peu avec les gens notamment un mec qui était au lycée avec ma soeur devenu bien appétissant qui me raconte des choses intéressantes : « alors, il paraît que tu as été éditée ? ». Ah ? J’étais pas au courant. J’avais effectivement été contactée par une maison d’édition mais je n’ai jamais rien rendu donc non. Quoi qu’en ce moment, j’avance bien sur mon nouveau roman, je dois écrire à peu près 3 lignes par jour, youhou !

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Bref, le déjeuner se passe à merveille, je suis à la meilleure table, on rigole bien, on se promet de se revoir à Paris (j’ai filé mon numéro à personne, ça va être compliqué), on boit beaucoup. Après une baignade des jambes dans la piscine (j’avais pas de maillot et j’ai pas osé me baigner en string), je m’endors comme une merde sur le transat, le vin rouge monte à la tête. Le soir, c’est danse party sur le parquet, ma mère est déchaînée. Et voir sa mère imiter du Gilbert Montagné alors qu’elle est même pas bourrée, c’est un peu une expérience à laquelle on ne s’attend pas. Anthony me sert un punch de sa composition et me fait manger du camembert rôti (c’est boooooon), je colle un peu Yohann-Fantasme mais pas trop car y a mes parents à côté et qu’ils pensent toujours que je suis monogame et en couple, actuellement (même si j’ai laissé mon compagnon à la maison et que je n’ai pas parlé de le ramener à Noël).

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Moralité ? Moi qui traînais des pieds à y aller, finalement, j’ai passé un bon week-end dans une propriété magnifique avec le soleil en prime. Que demander de plus ? Le dimanche matin, en attendant qu’on me ramène à la gare, je suis allée me promener quelques instants dans les vignes. C’est marrant comme la nature me rend toujours sereine, on est bien dans le silence de la campagne. Finalement, moi qui pensais un week-end pénible, j’ai pu passer de bons moments. Par contre, je suis bien claquée…

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L’amour n’est-il qu’une question d’ego ?

Récemment, j’ai dû me replonger dans les archives de ce blog pour un déménagement à la mano (over-blog bloque les aspirateurs de site, impossible de constituer une archive xml, je suis pas maso pour rien) et je suis un peu amusée par mes premiers écrits. J’en ai fait du chemin en 5 ans. Mais en relisant ces articles, je me pose une question : l’amour n’est-il pas, finalement, qu’une question d’ego ?


Qu’est-ce que l’amour ? Bonjour la question tarte. Mais c’est vrai, qu’est-ce qu’on intellectualise tout aussi. L’humain reste un animal et il ne semble pas programmé pour être monogame, contrairement à d’autres animaux, on est censés courir après le meilleur reproducteur ou la meilleure génitrice. Et pourtant, on nous a appris que la polygamie et le libertinage, c’est mal, que l’amour, ça rime forcément avec toujours. Même, il est amusant de noter que l’idéal de beauté féminine (extrême minceur) est plutôt opposé au modèle de la génitrice, tout en rondeur. Quoi que faut voir, peut-être que si on faisait des études, on constaterait que les femmes d’une grande minceur sont plus des maîtresses que des mères et les femmes plus girondes des mères que des maîtresses. Enfin, si je prends l’exemple de mon entourage… Ben y a rien du tout à déduire, en fait, la silhouette de mes amies ne semble pas avoir une influence sur leur place dans le cœur ou le lit des hommes…


Bref, il me semble qu’on en a perdu nos bas instincts animaux de reproduction et qu’on a remplacé ça par l’amour, l’amouuuuuuuur. Ce truc qui inspire les poètes, les écrivains, les chanteurs, les peintres… en somme les artistes avec plus ou moins de bonheur. On célèbre l’amour, on le pleure, il est l’ingrédient principal de la plupart des intrigues. Mais en relisant mes vieilles histoires de cœur et de cul, un ingrédient revient souvent, toujours : l’ego. L’amour n’est-il qu’une satisfaction de l’ego ? Une expression d’orgueil. Dans mon passé, plus un mec me disait non, plus je le voulais. Fuis-moi, je te suis ? Non, une volonté de réparer un affront.


Samedi, lors de l’anniversaire de So Long, elle a prononcé la phrase suivante, concernant la séduction. En fait, c’est une phrase à sortir pour éconduire quelqu’un : « il faut avoir les moyens de ses ambitions ». Bon, évidemment, ça nous a fait rire.  Mais au-delà de la vanne, je me demande si, finalement, on ne touche pas précisément du doigt l’un des ingrédients essentiels de l’amour. Un peu le chocolat dans le moelleux au chocolat, l’amande dans le macaron, le fromage dans la raclette (je suis incroyablement glamour). J’aime me poser la question de nos attirances amoureuses. Pourquoi lui me plaît et pas lui ou lui ? Pourquoi je plais à lui et pas à lui ou lui ? Pour ma part, je sais que j’ai besoin d’une certaine admiration pour le monsieur, de le regarder avec des étoiles dans les yeux pendant qu’il me parle de quelque chose, de préférence d’un truc auquel je ne connais rien. Oui, j’ai pas envie de m’acoquiner avec un mécréant à mes yeux. Le critère n’est pas l’argent ou le pouvoir (le mec qui bosse dans la finance qui fait partie de mes amants à contacter en cas d’envie n’est clairement pas mon chouchou) mais bien la connaissance et la passion. Et donc si ces mecs là me rendent dingue, est-ce pour ce qu’ils sont ou l’image flatteuse de moi qu’ils me renvoient. Genre « oh yeah, ce mec là, il est à moi, quelle belle prise ! ».


Je ne sais pas bien mais il me semble que dans l’amour, il y a de l’orgueil. Ce qui me fait assez flipper vu que ça fait un bon moment que je n’ai pas été amoureuse, juste quelques coups de cœur. Est-ce que je dois en déduire que j’ai plus d’ego ou d’orgueil ? A moins que j’ai placé mon orgueil sur un autre plan, comme le boulot ?

Sinon, en 2010, j’ai décidé de ne plus intellectualiser l’amour, pour voir… Histoire de vivre mes coups de cœur plutôt que de les analyser.

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Où trouver l’homme ? Episode 22 : à l’inscription

 A la recherche du prince charmant

(Cher toi, derrière ton écran, si tu tombes ici pour la première fois, tu ne le sais pas mais l’article qui suit est une fiction. La preuve : dans l’histoire, je suis super motivée par la rentrée alors qu’en vrai, mon moral est plombé par le climat hivernal de ce mois de septembre. L’été indien, tu parles !)

 Comme bonne résolution de rentrée, j’ai décidé de faire pleiiiin d’activités, histoire d’enrichir mon intérieur. Mais comme je suis une fille rentable, je me dis que c’est aussi une bonne occasion pour trouver l’Homme avec un grand H. L’avantage de draguer dans une activité culturelle qui nous plaît, c’est qu’à priori, on va avoir des affinités avec le monsieur. Par exemple, je ne vais pas m’inscrire à l’association des fanas de tuning parce que même si c’est un nid à mec, c’est un art que je n’apprécie guère. Voire pas du tout.

Me voici donc avec ma liste d’activités, première étape : l’inscription. Ca va me permettre de prendre un peu le pouls. Comme je veux prendre des cours de russe à l’année, je commence par là, je note sur mon petit papier l’adresse, je prends mon chéquier puisque le savoir n’est pas gratuit en ce bas monde. Il est même très cher sur Paris. C’est parti. Après le travail, je me rends fière et conquérante à la conquête de mon futur fiancé slave. Le russe, c’est sexy comme langue, imaginez des mots russes glissés dans l’oreille en pleine
levrette… On comprend rien donc on interprète comme on veut. Mais je précise que je veux un beau slave, pas le même que Carrie dans la dernière saison de Sex and the City. Parce qu’il a beau être russe et artiste, le sexagénaire, c’est pas ma came.

Me voici maintenant devant l’école, je rentre et… ah ben je sens qu’il va pas falloir être trop dure sur les sexagénaires. Bon, ne paniquons pas, ça ne veut rien dire, ce n’est pas parce que les gens qui font l’inscription irait plus facilement boire le thé avec ma maman qu’un cocktail avec moi que les élèves auront le même âge. Peut-être que le prof sera,un beau slave légèrement trentenaire qui me motivera énormément. Parce que j’ai pas commencé que je sais déjà que ce sera dur et j’aurai besoin d’un prof enthousiasmant.

 

Pendant que je remplis ma fiche, je zieute un peu les gens qui passe. Si je me réfère à la moyenne d’âge des hommes et femmes qui passent, je me sens très jeune… Les gens qui s’inscrivent flirtent plus avec la cinquantaine. C’est bien d’apprendre toute sa vie mais j’aimerais des camarades de mon âge quand même car c’est légèrement angoissant. Je commence à me demander si je vais continuer à remplir ma fiche ou si je vais partir en douce voir dans une autre école. Mais qui dit cours pour adultes dit adultes. Ok, moi aussi, je suis adulte mais je le suis depuis pas si longtemps, je suis à l’aube de mon adultorat. Peut-être que je devrais choisir une autre langue ? Genre l’italien, la langue des lovers ? Le japonais, la langue des geeks et nerdz ? Le chinois, la langue à la mode ? Oui mais non : l’italien, je connais déjà un peu, les geeks et nerdz qui apprennent le japonais veulent souvent épouser une japonaise et j’en suis pas une et le chinois, ça me tente pas. Mon papa a beaucoup m’expliquer que je ferais mieux d’apprendre le chinois que le russe, je lui réponds que vu que tout le monde apprend le chinois, ça ne m’apportera rien. Alors que le russe, si. Comme ça, après, quand je maîtrise, je me fais engager comme JRI à France 2 (avec mes 3h et demi de cours d’audiovisuel lors de mon DESS) et je pars en Géorgie avec Loïc de La Mornay et on fera plein de bébés.

Tout à coup, me revoilà gonflée à bloc. Allez, je finis ma fiche, je donne mon chèque. J’ai du temps avant le premier cours mais j’ai prévu plein d’autres choses en attendant. Le prince charmant ne s’appelle pas forcément Pyotr.

PS : Je t’aurais bien mis une photo de Loïc de la Mornay mais j’en ai pas trouvé. Tu aimes quand je mets plein de photos ou pas (deux, c’est plein)

PPS : Si tu es Loïc de la Mornay, n’hésite pas à me faire signe, surtout !

 

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T’as vu mes photos de vacances ?

Au vu de la météo hivernale, le blog des vingtenaires est heureux de vous proposer la suite de sa série sur les vacances, histoire de réchauffer un peu nos corps glacés. Je sais pas vous mais moi, dès que je regarde par la fenêtre, j’ai le moral dans les chaussettes.

Donc revenons à nos vacances. Maintenant qu’on est sur place, on va sacrifier au rituel type de vacances : les photos. Il existe un loi mathématique qui dit que plus tu vas loin, plus tu prends de photos. Loi qui se conjugue à celle qui dit : plus tu vas dans un endroit où tu n’as quasi aucune chance de retourner, plus tu prendras tout et n’importe quoi en photo. Par exemple, si tu pars dans des pays à forte teneur en araignées, tu les prendras forcément en photo pour bien prouver que quand tu dis qu’elles étaient énorme-euh, tu
n’exagérais pas.

Pour les photos de vacances, je discerne trois écoles :

– celle dite « carte postale ». En gros l’idée est de prendre les monuments et autres lieux artistiques en photo mais de la façon la plus artistique qui soit : Tour Eiffel qui clignote, arc de triomphe avec les drapeaux français et européens gonflés par le vent et prise au milieu de l’avenue, Sacré Cœur au clair de lune. Après tout, touriste rime avec artiste.

– celle dit du « j’y étais ». Moi, je suis allée au bout du monde et pour prouver que je mitonne pas, je me mets sur toutes les photos. Là, c’est moi devant l’Empire Stade Building, là, c’est moi devant le Colisée, là, c’est moi devant un temple japonais… Honnêtement, je déteste cette école à laquelle appartient ma mère parce que quand je suis touriste, je privilégie le pratique à l’esthétique. Et j’ai tendance à planquer toutes les photos où je ne suis pas à mon avantage.

– celle du « je ne suis pas un touriste lambda, moi, monsieur », école rivale de la première qui consiste à prendre des photos insolites plutôt que les grands monuments. Par exemple, à Montmartre, au lieu de prendre en photo le Sacré Cœur, on prendra plutôt un panneau « eau et gaz à tous les étages », tout ça…

Choisissez votre camp. Pour ma part, je suis un et trois, paradoxale, quoi.

Mais pour faire toutes ces photos, il faut du matériel, c’est mathématique. Aujourd’hui, le numérique permet de s’alléger un peu, on n’a plus besoin de pellicules, juste de cartes mémoires qui pèsent à peine quelques grammes. Par contre, il est bien plus facile de perdre une carte mémoire donc faut trouver un bon système de rangement pour éviter d’en perdre une. Certains prendront leur ordinateur portable pour stoquer les photos dessus au fur et à mesure. Pourquoi pas s’il est léger mais sinon, c’est pas un peu du poids inutile ? L’autre avantage du numérique : on peut prendre à peu près n’importe quoi, on s’en fout. La photo est ratée ? On l’efface et on recommence. Plus de mauvaises surprises au développement quand on réalise qu’on ne reconnaît même pas la muraille de Chine tellement elle est floue. Mais ça peut être pénible aussi, de voyager avec une personne qui prend n’importe quoi en photo, jusqu’aux
pigeons parce que « mais je te jure, ils sont pas pareils que chez nous ! ».

Mais l’avantage de prendre toutes ces photos, c’est d’organiser ensuite une soirée diapo avec les potes pour tout leur montrer, tout leur raconter. Comme ça, on rapporte une petite part d’exotisme sur une carte de quelques centimètres.

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De toute façon, c’est de la merde ce que tu fais

C’est l’hiver et les trolls sont de sortie. A priori, ils n’hibernent donc pas. J’en vois partout sur les blogs. Comme on dit, c’est un peu le revers de la médaille, on ne peut pas passer au travers même si je ne comprends toujours pas. Alors attention, les trolls ne sont pas des gens qui ne sont pas du même avis que le bloggeur. Le troll est celui qui poste un comm insultant sans donner une vraie adresse mail et certains poussent même le vice à cacher leur IP. Oui, il y a des trolls professionnels.

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Pour ma part, j’ai pris le parti d’effacer les comms en question. Je pars du principe que si la personne n’a pas la politesse de se présenter et de me parler sans m’insulter, je n’aurai pas la politesse de respecter sa liberté d’expression. Au début, j’étais parfois touchée par ces méchancetés. Et oui, derrière l’écran, il y a une vraie fille qui, selon les périodes, a la sensibilité à fleur de peau. Maintenant moins. Déjà, je vais plutôt très bien en ce moment, mes soucis sont de l’ordre de l’accessoire donc des insultes anonymes me font l’effet d’une piqûre de moustique : c’est pas agréable mais on oublie vite. C’est vrai que des fois, je trouve un peu débile le principe du « c’est comme ça, tu peux pas y couper », vu que j’estime que n’importe quel bloggeur a le droit au respect comme n’importe quelle personne. Mais quelque part, c’est logique : à partir du moment où on prend le risque de faire quelque chose, on a le droit à des mauvais esprits.

Il est vrai que j’ai pris plus d’insultes méchantes et gratuites sur ce blog que dans tout le reste de ma vie. Non pas que je sois différente mais en vrai, quand je parle, on voit quand je ne me prends pas au sérieux, ce qui n’est pas forcément le cas à l’écrit. Du coup, on peut passer que je pète plus haut que mon cul alors que je tiendrais le même discours oralement, ça passerait différemment. De la même façon, quand on me connaît en vrai, l’image qu’on a de moi est plus complète et subtile. Sur un blog, on ne peut pas tout montrer de soi et je ne le souhaite pas pour ma part. En vrai, je peux être aussi très cash et secouer les gens pas très gentiment mais ce n’est pas que je me trouve mieux qu’eux, c’est le principe de l’électrochoc. Etre toujours gentille n’est pas aider les gens. Si je prends la peine de discuter une heure avec une personne et de la secouer, c’est que je tiens à elle sinon, je prendrais même pas la peine de lui parler. Donc oui, on juge sur les éléments qu’on a, je n’y peux rien et tant pis.

Mais surtout, il y a autre chose : j’ai pris le parti de me créer un espace de parole public. Il y a eu des fois où j’ai été tentée de fermer mon blog pour ne plus du tout me faire agresser pour peanuts par des gens que je ne connais pas (ou que je connais et qui parlent anonymement derrière leur cache IP), revenir dans mon anonymat total où les gens me causent correctement. Mais à ce niveau là, plus personne ne fait rien. Prenons n’importe quel artiste (je ne me mets pas dans cette catégorie, hein) qui fait son métier. Forcément, il ne fera pas l’unanimité vu qu’on ne la fait jamais. La seule œuvre qui a récolté l’unanimité, à ma connaissance, c’est l’élégance du hérisson de Muriel Barbery, j’ai beaucoup aimé, aussi. Dès qu’on s’expose, on est forcément objet de critique. Ca doit quand même faire mal de passer des jours et des nuits à se défoncer sur un truc et entendre 3 connards qui ne sont pas capables d’en faire autant démonter ça en deux minutes « c’est vraiment de la merde ». Ceci étant, je peux pas juger, je n’ai pas toujours été tendre avec des oeuvres que je n’ai pas aimées du tout. Même si je ne le dis jamais directement à la personne concernée vu que je connais pas tous les artistes produisant un truc.

 

Alors quoi ? Doit-on ne rien faire et rester sagement dans son coin pour être sûr d’éviter les crachats ? Mais si tout le monde fait ça, ça va devenir épouvantable. Bien sûr, ce serait exagéré de dire que les blogs sont nécessaires à la bonne santé d’une nation, ce n’est pas de la culture avec un grand C. Pourtant, c’est un espace de parole facile à créer et ce serait dommage que certains disparaissent à cause de 3 insultes. J’en ai parlé cette semaine avec Babillages (par mail) et Sonia (par comms interposés) qui en subissent pas mal en ce moment et je trouve dommage qu’elles (comme d’autres) perdent un peu de plaisir à
blogger à cause de ça. Babillages se demandait même si son blog valait vraiment la peine. Mais si les gens viennent vous lire tous les jours, les filles, c’est pas par charité. Des blogs, il en existe tellement que si un ne nous plaît pas, il suffit de ne pas y aller, ce n’est pas difficile. On ne pourra jamais empêcher les trolls mais si on doit tous se taire pour ne plus être importunés, c’est vraiment faire gagner les sauvageons du net. Quand on produit quelque chose, même des écrits qui n’ont aucune prétention littéraire, il faut s’attendre à ça. Mais au moins, on fait quelque chose. Et ça ne pourra jamais plaire à tout le monde. Et quand mon chef Simon me dit que TGGP devrait racheter mon blog, je me dis que je dis pas que des conneries, quand même. Même si j’en dis beaucoup mais des fois, c’est fait exprès !

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Marine teste pour vous : le thésard en sciences sociales

Par Marine

Qui dit TSS (Thésard en Sciences Sociales, donc) dit pauvre et savant. L’exact opposé du Golden Boy. Pourquoi en Sciences Sociales? Parce que… depuis quand les rats de laboratoire ont-ils une vie sexuelle? Non franchement, ça se saurait. (Pardon pour nos amis mathématiciens qui nous lisent, ils sont, j’en suis sûre, très nombreux, des bisous)
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La mise en bouche.
Le TSS étant un crevard, tu peux un peu le trouver n’importe où, et pas seulement aux soirées étudiantes (dieu merci). Alors : vernissage d’expo, magasin de fringues, resto japonais entre potes, pub, boîte, soirées privées chez des amis (le TSS est d’ailleurs un accessoire assez fréquent Golden Boy, en revanche, l’inverse est assez peu vérifié, allez savoir pourquoi), mais aussi train, aire d’autoroute, blogs, facebook, forêt, en train de nourrir des poules, et enfin l’inévitable bibliothèque. Pour ma part, j’ai rencontré mon TSS dans le 3e cas de figure, le resto (japonais).
Comment attirer l’attention du TSS sur toi? Très simple. Un peu comme le Golden Boy, il fonctionne au strass et paillettes, sauf que c’est pas le même strass, pas les mêmes paillettes. Pour lui, tu dois irradier d’intelligence, de bagout, de conversation (et même s’il te trouve conne, il te trouvera de la personnalité, c’est suffisant pour l’exciter). Quand il lance un sujet de conversation, rebondit, soit pour abonder dans son sens, le plus souvent, il sera flatté, soit pour creuser un peu, et ouvrir sur un autre sujet, qui te correspond mieux, dans lequel tu es plus spécialisée (même
si c’est les tarifs de la french manucure, l’essentiel est qu’il voie que tu es calée dans un domaine). Parfois, sois en désaccord, ça crée du débat, de la conversation. Une règle d’or, valable ici encore plus qu’avec tout le reste de la gent masculine : l’eye-contact. Le TSS est en général chaud bouillant comme une baraque à frites, il fonctionne à l’eye-contact, et n’attendra pas plus d’autres avances de ta part qu’il ne t’en fera. Si tout va bien, l’eye-contact sera suivi dès que vous serez suffisamment isolés d’un « mouth-contact », si vous me passez l’expression.

Les points positifs
– il a de la conversation, il a toujours une opinion sur tout. Quel que soit le sujet sur lequel tu l’entreprend, le TSS saura te répondre en réfléchissant et pas machinalement.
– il est curieux (franchement, sinon, il ferait pas une thèse), donc à l’écoute de tes attentes,
– il est cultivé, ce qui évite l’écueil fâcheux du « Kikoo » en début de mail, ou de la phrase choc de type « tu me fais chaviré, j’arêtes pas de pensé à toi ». En somme, il gère son orthographe, et peut même te parler de tel poème auquel tu lui fais penser plutôt qu’un baratin à deux balles pour te lever. Ce qui ne le rend pas vieux jeu pour autant, je rappelle qu’il est curieux, il est donc ouvert à toute proposition.
– c’est un super coup : honnêtement, il mène une vie d’étudiant alcoolique qui sort tout le temps, alors que tous ses amis sont déjà cadres, et tout le monde sait que dans ce milieu, faut coucher pour réussir… il a de la pratique. Et comme il est curieux, et qu’il apprend vite… je te laisse faire l’addition, ça vaut le détour. Et comme le TSS n’a pas forcément d’emploi du temps fixe, il n’a rien contre le concept de la journée au lit « repos-causette-baise », et contre l’idée de tester toutes les combinaisons possibles de cette trilogie (causette-repos-baise/baise-repos-causette/repos-baise-repos/baise-causette-baise/baise-baise-baise et j’en passe…)
– il mène une vie d’étudiant alcoolique depuis trop longtemps finalement : le cas échéant, il n’aura pas peur de l’engagement.

Les points négatifs
– il est pauvre. Il voudra bien  t’inviter, mais si c’est pas cher. Mais la plupart du temps, il te parlera amoureusement de Simone de Beauvoir, et vous partagerez l’addition. Ne t’attends pas à atterrir dans un palace quand il te dit « viens chez moi », tu navigueras entre les canettes de bière de ses colocs, la PS2 jonchée sur le sol (la Wii? ouais c’est cool, mais j ‘ai pas les moyens, je vais chez mon pote qui bosse dans la finance), les bouquins ouverts traînant un peu partout… Vous dormirez sur un matelas à même le sol. Mais les colocs sont pas chiants (eux-mêmes sont TSS)
des fois que tu sois un peu bruyante pendant l’acte.
– il est pauvre, et il vit au-dessus de ses moyens. Méfiance, les problèmes financiers, ça peut tuer un couple. Dès le début, mets les limites. Et puis le côté chien fou qui regarde pas plus loin que le bout de son nez, ça peut devenir lassant.
– s’il est thésard en sciences sociales, c’est qu’il est dépressif, d’une manière ou d’une autre. Il faut vouloir le partager avec sa psy, et accepter qu’une tierce personne lui permette de verbaliser votre histoire (en même temps, toi, tu as tes copines, alors bon)
– il a de la conversation mais il fait chieeeeer. Il a un avis sur tout, il a surtout un avis, comme dirait l’artiste. Parfois, ça peut confiner au mépris, si tu connais pas cette référence pourtant « juste évidente ». Franchement, il y a suffisamment de points d’achoppement dans un couple, ça fait un peu mal de trouver en plus à s’engueuler sur la place de la pensée bourdieusienne dans la gestion des rapports sociaux actuels. (en même temps, on peut reconnaître que  plus d’engueulades = plus de réconciliations = plus d’effusions de sentiments et plus de réconciliations
sur l’oreiller)

Le SAV 
Le TSS est un ex formidable, un des mieux sur le marché
– il n’a pas peur du « revenez-y » si jamais tu n’as personne et lui non plus… après faut savoir gérer, c’est sûr
– il n’est pas rancunier, et ne sera jamais (trop) fâché si tu lui envoies un mail d’insultes ou même ton poing dans la gueule (il ne sait que trop à quel point nos cultures occidentales post-modernes influent sur nos comportements sociaux)
– qui voudra toujours boire un café avec toi (du moment qu’additions séparées, ceci cela), te conseiller sur tes futures histoires de mecs (il demandera peut-être même conseil à sa psy pour toi), aller à une expo, ou à un concert. Bref, c’est comme le pote homo, sauf que là, c’est ton ex. Pour lui « on reste amis » signifie vraiment « on reste amis » et pas seulement « dégage poufiasse ».

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Portrait de séducteur

Par Diane

Suite à l’article de Lucas sur la question du contact homme/femme, hommes=rhaaaa tous les mêmes, ils ne pensent qu’à ça!! ;voici un petit développement sur l’agaçant mais non moins fascinant personnage du séducteur. Un petit mix entre mes observations/mes expériences/mes lectures.

Pour la petite touche de culture étymologique, faut savoir que le mot « séducteur », et c’est pas anodin, vient du latin « ducere », qui veut dire, je vous le donne émile….conduire.

Donc dès le départ, un séducteur, ça va vous mener en bateau. ça promet. En plus, en latin toujours, le mot avait aussi le sens de « trompeur »‘… bref le cadre est fixé, allons donc jeter un coup d’oeil sur les spécimens qui nous sont proposés.

Il faut l’avouer, nous nous sommes toutes, un jour ou l’autre ,faites avoir par un séducteur. On a beau être renseignées/prévenues/spirituelles et intelligentes, ce genre de considérations ne rentrent pas en ligne de compte quand le séducteur pointe le bout de son…..nez, et vient titiller nos hormones comme un bougre qu’il est.

Procédons par étapes: les spécimens en liberté:
 
1/LA CONQUETE POUR LA QUANTITE

Le specimen qu’on appelera le Don Juan, c’est celui qui court après un maximun de gonzesses.  Son but: établir un tableau de chasse le plus rempli possible. Et comme tout chasseur, il se rend dans les bois (boites de nuit, soirées et autres) où il peut trouver la masse la plus conséquente de viande à dégommer, il traque, use de petits subterfuges (appeaux, ornements…), il séduit par l’apparence physique et l’opulence,(tu l’as vu ma belle chemise ralph lauren et ma montre à 10 000 balles que y’a 14 fuseaux horaires dessus parce que je voyage beaucoup, tu comprends ») voire par la virtuosité verbale, mais option ringard. (« c’est magnifique, pamela, tes yeux sont couleurs des mers du sud, ça me rappelle mes vacances à Hawai, dans mon yacht privé avec tom et brad ») Le Don Juan vise donc la quantité, est une fois satisfait a une tonne d’excuses toutes prêtes pour déguerpir en vitesse. Le Don Juan est lâche vis à vis de ses conquêtes, et il adooooore briser les beaux petits couples solides. La conquête multiple lui donne un sentiment d’auto-satisfaction très grisant et qui flatte son petit amour propre qui ne vaut pas plus qu’un gros guano de pigeon parisien diarhéïque piteusement étalé sur le capot poussiéreux d’une vieille R5 cabossée. Comme le dit son pote Sganarelle, Don Juan est « l’épouseur du genre humain ».

Citation très parlante à l’appui: «  »j’ai beau être engagé, l’amour que j’ai pour une belle n’engage point mon âme à faire injustice aux autres […]il n’est rien de si doux que de triompher de la résistance d’une belle personne […] je me sens un coeur à aimer toute la terre, et comme Alexandre, je souhaiterais qu’il y eut d’autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses » (acte I, scène2)

2/LA CONQUETE POUR LA  QUALITE

Le specimen suivant, le Valmont, contrairement à son prédécesseur, à la séduction plus subtile. Quand le Don Juan cherche la quantité, le Valmont cherche la qualité. Avec lui, tout est dans le défi. Plus la demoiselle sera résistante et difficile à séduire, plus ça va l’interesser et il va tout mettre en oeuvre pour en venir à bout. Pour le Valmont, la séduction est un art
subtil qui nécessite jugeotte et habileté. Autant dire que les mecs qui n’ont ni spiritualité décapante, ni humour fin (blagues de blondes et alphabet roté ne comptent pas), ni art du compliment aussi discret qu’efficacement redoutable, peuvent bien aller se recoucher. La séduction n’est donc pas ici un moyen (le but étant, bien sûr, niquer), mais bien une fin en soi. Il n’y a en principe pas d’affectif, tout est affaire de jeu et de calcul.

Le Valmont s’attaque aux femmes sensibles et spirituelles, et comme plat de résistance se dégustent de gentilles petites dévotes prudes et fidèles. Toujours par esprit de défi, il adooore les femmes mariées. Bref, il sait s’y prendre le cancrelat, et nous laisse bien souvent comme des gourdes incapables de piger ce qu’il a bien pu se passer. C’est le genre de gros panneau dans lequel on tombe la tête la première, voire même on plonge dedans, car notre petit cerveau naïf ne parvient pas à saisir comment peut cohabiter (pour reprendre le cri d’amour du crapaud) dans un seul cerveau (le sien, vous suivez?) la perversion égoïste et une spiritualité transcendantale, parce que putain ils savent y faire, les vils vilains voleurs de volonté vertueuse.

Re-citation à l’appui:(pour ceux qui ne connaissent pas les liaisons dangereuses, Valmont à réussi à mettre à ses pieds une bonne dévote prude et mariée, et du coup; une fois le défi relevé, s’en débarrasse par une lettre, mais une lettre mes amis….virtuose de perversité!) « On s’ennuie de tout, mon ange, c’est une loi de la nature: ce n’est pas ma faute. Depuis quelque temps je t’ai trompée, mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte! ce n’est pas ma faute.[…] Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret: je te reviendrai, peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute. »

 
3/Le SEDUCTEUR MALGRE LUI

Ce troisième specimen, le Dorian Gray, a ça de particulier qu’il exerce une fascination sur tout son entourage, mais sans le chercher. Le pouvoir de séduction réside alors dans l’esthétique (=il est beau comme un dieu, et même si vous le connaissez depuis 4 secondes 3 dixièmes, vous avez une furieuse envie de lui sauter dessus: c’est hystérique, c’est incontrôlable,
mais tout votre corps fébrile veut absolument toucher le sien, chaud, moite, sensuel, vibrant d’une irrésistible puissance mâle et féline….rhhaaaaaa….). Et plus que parler avec lui, vous aller rechercher ce fameux contact, justement. N’importe lequel: lui frôler l’épaule dans l’escalier, la main en servant la salade, toucher son bras en faisant semblant de s’intéresser à son pull (« tiens, c’est doux, c’est du cachemire? »), voire même lui marcher sur le pied, n’importe quoiiiiiiiii!!! Le Dorian Gray vous rend dingue, il aliène complètement votre riche et fertile personnalité pour faire de vous -et involontairement, c’est ça qui est fort- une pure furie en rut dont le sang se met à bouillir dès qu’il approche de moins de 50 cm de vous.

4/Le PRINCE CHARMANT

Bon, bien sûr, comment parler des séducteurs sans évoquer le petit mythe du prince charmant, que selon vos références culturelles vous pourrez appeler Prince Phillipe (belle au bois dormant), Tristan (et Yseult), M. Darcy (orgueil et préjugés + bridget jones)…. Bref le fantasme de la femme raisonnable, de l’homme fidèle, intègre, droit , riche, sensible et beau. Mais bémol étant que souvent que c’est pas franchement l’aventure et la poilade quotidienne avec celui là…

5/CE QUE VEULENT LES FEMMES

Pour mettre tout ça en application, prenons le problème à l’envers, en choisissant un bon exemple de femme qui les a enchainés: Emma Bovary

1er amour d’Emma: son mari, charles. le pti médecin de campagne pépère, aimant et fidèle. Pas très bandant tout ça, pouf, Emma va voir ailleurs. (Charles en crèvera, soit dit en passant)

2ème amour d’Emma: Léon, qui est une sorte de Valmont, avec qui elle a des discussions hautement spirituelles, qui parle à son intrinséque féminité. Communion, harmonie parfaite, mais le truc c’est qu’il est aussi infidèle qu’elle, au final ils se ressemblent trop, pouf léon disparait. Dégoutée des hommes, Emma? Que nenni

3ème amour d’Emma, Rodolphe, l’artiste fascinant….mais aussi absent,  et forcément, l’abence, bah ça fait marcher l’imagination d’Emma qui se peint un homme parfait pendant que lui déguerpit aussitot… Donc que veulent les femmes pour être séduite? elles veulent souffrir! La seule séduction efficace, en somme, est celle qui n’est pas sensée!

Concluons: notons que les vilains séducteurs crèvent tous à la fin (Don Juan, couic, Valmont, couic, Dorian Gray couic -l’avait vendu son âme en échange de son éternelle jeunesse , ça se paye ça mosieur…-) et qu’au final il y a autant de séducteurs différents qu’il y a de femmes voulant être séduites… sic transit gloria mundi

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