Humiliation et humour oppressif à l’apéro ?

Il y a quelques semaines, je vous parlais vaguement de notre chère télé au détour d’un article sur Idiocracy mais j’ai envie d’y revenir parce qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au Royaume du PAF. En fait, ce n’est pas tant de la télé en soi que je veux parler mais de ce qu’elle légitime, qu’elle fait passer pour cool et normal alors qu’on devrait crier d’effroi. Bienvenue dans un monde où on vous sert l’humiliation et l’ humour oppressif sur un plateau… télé.

Dora Tillier humilie Nicolas Bedos sur le plateau du grand journal

Comme je l’ai dit ça et là, je n’ai plus la télé depuis 2 ans et demi  donc forcément, les bouts d’émission télé qui arrivent jusqu’à moi sont certainement les pires. Mais ça met parfaitement en lumière un travers de la société que je ne supporte pas : l’humour oppressif. Deux exemples ici me viennent en tête : le vomitif Touche pas à mon poste et la téléréalité.

Les anges de la téléréalité

Je vais d’abord m’attarder sur cette dernière. Qu’est-ce que la téléréalité : des gens que l’on filme H22 (je crois) dans des contextes donnés. On nous les présente facilement comme un peu cons, pas très cultivés, sans grand talent et qui n’ont finalement que ça comme voie de sortie. Alors on les filme, on les filme et on file au public leurs pires moments. Alors je ne dis pas, certains sont manifestement sous-cultivés (je ne me suis jamais remise de l’histoire des lunes et des satellites) mais au fond, a-t-on réellement le contexte de la conversation ? Ce que je sais des émissions de téléréalité, c’est qu’il n’est pas rare que les candidats soient “légèrement” alcoolisés. Bon après, y en a qui sont certainement pas futés mais quand même… Je suis une personne plutôt cultivée et lettrée, on va dire, j’ai du vocabulaire. Mais si tu me filmes 22h/24, fatalement, y a un moment où je vais dire une connerie, que je vais faire une faute de français. Surtout si on considère que ces personnes là dorment assez peu (faut bien montrer des choses à la télé et encore, je crois qu’ils ne font plus les chaînes en continu) et qu’ils ont souvent pas mal d’alcool… Mais ça, on s’en fout. Il faut montrer leur bêtise crasse, rassurer le spectateur : “regarde, y a plus con que toi, tu vois !”, lui faire oublier que sa vie, c’est de la merde en lui montrant des vies encore plus vides et méprisables. On voit des candidats se faire maltraiter, humilier H24 et on en redemande. Ahahah, la jolie bimbo rejetée, ça nous venge de la meuf populaire du lycée qui ne nous a jamais adressé la parole. Elles sont belles mais connes, que du plastique et du vent ces pauvres filles. Et les mecs : vite faits beaux gosses mais y a que de l’eau gazeuse entre leurs deux oreilles. Quoi que pour les hommes, y a toujours le beau connard un peu manipulateur qui va séduire toutes les belles filles de service. Donc en résumé, la téléréalité, ce sont des gens bêtes et vides, un peu jolis mais pas toujours, vaguement télégéniques, souvent vulgaires, les femmes n’ont qu’un corps, les mecs qu’une bite qu’ils vont essayer de planter dans les dites demoiselles et si tu les traites mal, elles voudront coucher avec toi. Vomi dans ma bouche. Ah oui, des fois, il y a des moins jolis (éliminés au premier tour, à peu près), des un peu moins cons (que tu ne verras à peu près jamais à l’image), des gays (qui servent limite de voix off et les lesbiennes auront droit à leurs love stories mais pas les hommes, il me semble).

candidats de téléréalité en couple

(je ne sais pas du tout qui sont ces gens)

Et puis y a Touche pas à Mon poste et ses avatars. Je m’étais dit la dernière fois que les Coucou c’est nous et Cauet de ma jeunesse devaient pas être forcément mieux mais j’avoue que je n’ai ni le temps, ni le courage et surtout pas l’envie de tout remater/écouter pour être la plus objective possible. Il me semble cependant que Hanouna pousse le concept de l’humiliation, de l’humour oppressif plus loin. Je ne reviendrai pas sur son traitement des gays, des femmes, ça a déjà été dit en long, large et travers, je vous laisse cliquer pour en savoir plus si ça vous intéresse. Des « dérapages » avec toujours la même réponse “mais non, on est une famille, c’est pour de rire, roooooooh !”. Alors j’avoue que dans ma famille, on n’a pas trop l’habitude d’aller toucher la bite du cousin ou de l’oncle pour rigoler ni se garnir le slip de nouilles mais je ne juge pas, hein (un peu quand même). Mais cette émission légitime ce qui ne devrait pas l’être en donnant un arme terrible à tous les connards racistes/homophobes/misogynes qui, sous couvert d’humour, vont nous asséner leurs vérités malaisantes à longueur de journée. Et vous savez, chez les esprits les plus jeunes, entendre toute la journée qu’un gay est une “folle” ou que les femmes, ça dit non pour dire oui, qu’on peut insulter les gens parce que “c’est de l’humour”, y a un moment où ça devient dangereux. Qu’Hanouna ait une passion pour exhiber son sexe, ok, rien à foutre. Qu’il le fasse sous le nez ou sur l’épaule de ses employées déjà, gros malaise, ça s’appelle du harcèlement sexuel et c’est puni par la loi (mais comme souvent, aucune plainte…). Qu’il pratique l’humour lourd dans l’intimité de son foyer, auprès de ses potes, ok, on s’en fout. Mais quand il le fait devant des caméras, il légitime. Je passe parfois pour une pisse-froid car je prends mal certaines remarques, je ne ris pas de l’humour oppressif (que je ne trouve que très rarement drôle, déjà, à la base…) mais quand j’essaie d’expliquer, c’est toujours “roh ça va, c’est pour rire !”. Le fait que la personne ait pu blesser quelqu’un avec sa vanne de merde ? Non mais c’est de l’humour, faut rire de tout, comme dirait Desproges. Des excuses ? Ahah, tu rêves. C’est toi qui as pas d’humour, ce serait limite à toi d’en faire…

Humour oppressif

Même les enfants comprennent, pourtant…

Mais surtout, ce qui me choque le plus, c’est la relation très malsaine entre l’employeur et ses employés qui sont obligés de déballer leur vie privée pour un peu d’audience. On se retrouve avec des scènes ahurissantes de demandes en mariage devant “la France entière” avec une femme qui semble plus gênée que ravie (je te comprends, meuf, j’aurais pété un plomb à ta place), des confidences en veux-tu, en voilà, tout est exhibé, donné, disséqué. Mais remettez ça dans le contexte de votre propre emploi. Imaginez que votre patron vous demande de vendre vos intimité, dévoiler vos souvenirs, exposer votre couple juste pour toucher votre salaire à la fin du mois. Vous le voyez, là, le malaise ?

Plateau de TPMP

Et je ne sais pas comment on peut arrêter tout ça. Je parle d’Hanouna et sachez que ce mec me met profondément mal à l’aise car je ressens que c’est quelqu’un de foncièrement mauvais mais c’est juste de l’air du temps. Dans 3 ans max, il sera fini, on en aura un autre à la place. Idem pour la téléréalité, on trouvera toujours des gens prêts à vendre leur âme pour quelques biftons, pour caresser du doigt leur rêve de célébrité. Alors on fait comment pour arrêter ça ? Comment on arrête la télé de merde ? Comment on apprend aux gens que se vider la tête, c’est pas juste regarder du vide nauséabond ? Comment faire comprendre que mater des gens que vous jugez plus misérables que vous ne vous rendra pas meilleurs (au contraire…) ? Et encore, je parle de télé, faudrait aussi voir du côté des comédies françaises et leur humour bien réac et oppressif, aussi…
Y a des jours où je suis un peu fatiguée, en fait.

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Cherche routine désespérément

Oui, je fais une pause dans mes articles politico-vénères mais ça va revenir, vous inquiétez pas. 21 mai 2016, me voici sur la terrasse de notre appart de couple, on a posé tous nos cartons un peu partout et la meilleure amie de Victor me dit “ohlala vous allez kiffer même si ça met un peu de temps à trouver le rythme”. Je souris en hochant la tête, me disant qu’une fois les cartons rangés et les menus travaux faits, ça allait rouler, ma poule. 3 mois plus tard, je désespère : vais-je enfin réussir à mettre une routine en place.

femme débordée post it

Il y a eu un grand changement dans ma vie : pour la première fois depuis 5 ans, je ne vis pas à une demi-heure à pied de mon travail. Bon ok, de septembre 2014 à juin 2015, je prenais le métro pour 3 stations mais dans le sens inverse de la foule donc j’avais toujours toute la place qu’il me fallait. Désormais, j’ai 45-50 mn de trajet porte à porte. Pas la mort, y en a qui ont bien pire mais ça me rajoute 30 mn de trajet par jour… minimum puisque je suis légèrement prisonnière des aléas de la ratp/sncf. Non parce que quand je chemine à pied, si je suis en retard ou que je mets plus de temps que d’habitude, je suis la seule fautive. Là, entre les incidents d’exploitation, les signaux d’alarme tous les deux matins, les travaux, les grèves ou tout simplement les grilles d’horaires un peu mystérieuses (3 RER ou métros qui se suivent à deux minutes d’intervalles puis tout à coup, plus rien, va savoir pourquoi). Alors comme je suis quelqu’un de résolument optimiste et pratique, je vois dans ces trajets à rallonge l’occasion de lire et vu mon planning serré, y a du boulot. Bon, dans les faits, je fais les ⅔ du trajet avec Victor matin et soir (oui, on s’attend au croisement de nos chemins, est-ce que c’est pas adorable ? Faudra que je vous fasse un article sur comment on est devenu ce couple insupportable) mais vu qu’il va changer de locaux d’ici un mois, nous ne prenons plus les mêmes transports donc j’aurai désormais 45 mn pour lire et 45 mn pour écrire.

une femme utilise son smartphone dans la rue

Parce que, oui, j’ai beau tourner et retourner le truc dans tous les sens, je n’arrive pas à dégager de temps pour mes projets persos. Et projets avec un petit p, s’il vous plaît. Dans mes rêves parfaits, mes journées donneraient à peu près :

– 8h30, partir de la maison

– 20h, retour à la maison

– 20h15-20h45 : sport at home (j’ai un vélo elliptique qui n’a JAMAIS servi)

-21h30 : dîner et matage d’une série

-22h30 : écriture

-23h30 : lecture au lit

-Minuit : extinction des feux

femme qui dort avec son ours en peluche

En vrai, ça donne : retour à la maison vers 20h30 parce qu’on traîne en route pour chasser des Pokemons (oui, on joue toujours), apéro-échouage sur canapé jusqu’à 22h, cuisine de 22h à 22h30, dîner vers 22h30-23h, échouage au lit vers minuit. Pas de sport, pas d’écriture, même pas de tricot devant une série ou un film (oui, ça fait partie de mes projets aussi parce que ça me détend). Et puis en plus, ça, c’est pour les soirs où on ne sort pas. Parce que le lundi, c’est salle de sport donc je rentre à 23h, le mercredi, des fois, j’ai foot (oui, je fais du foot avec ma boîte maintenant, unbelievable (même moi, j’y crois toujours pas)), le vendredi yoga

femme en position de corbeau au yoga

J’ai réussi à tenir le corbeau une demi seconde vendredi, je suis fière de moi

Et je sais que la réponse à la question est simple : la routine. Je dois intégrer ce qui me manque à ma routine. Alors j’essaie de voir. Et si je cuisinais à mort le week-end pour n’avoir qu’à réchauffer de bons plats maison en semaine (je suis actuellement au régime donc tout ce qui est industriellement préparé, c’est mort de chez mort) mais passer le week-end à cuisiner, c’est moyen. J’ai bien un plan pour cet hiver : préparer un gros cake salé le week-end et tous les soirs, c’est soupe maison (légumes préparés pendant le week-end, on a un congel) mais actuellement, la soupe maison, allez savoir pourquoi, ça motive moyen.

soupe au dîner, routine repas

Bref, tout est question de routine et à partir de là, je pourrai lancer mon nouveau projet de blog (ça s’appellera “Nina feels good” à priori), manger sain, faire du sport et même me remettre à Duolingo (oui parce qu’en ce moment au boulot, je peux pas grapiller 10 mn pour m’en occuper, c’est chaud chaud time). Puis préparer notre voyage au Japon pour 2017. AMBITIEUSE LA MEUF !

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J’ai testé pour vous : être dans le public à la télé

Ce qui m’a permis de mater le Grand Journal en entier pour la première fois de ma vie.

grand-journal

Je suis pas une très bonne spectatrice. En fait, je regarde de moins en moins la télé pour cause de vie intense (même si pas hyper trépidante, je n’arrive juste plus à quitter le boulot avant 20h en ce moment) et je n’allume plus ma télé que pour mater des replays de série ou Greek sur Canalplay Infinity (c’est ma nouvelle passion, les fraternités et sororités… Enfin, je dis ça, y a trois semaines, j’avais décrété que c’était le meurtre de la famille Romanov donc bon…). Puis un jour, on me propose d’assister au tournage du Grand Journal via le boulot. Moi curieuse, moi dire oui. Mercredi, me voici donc partie à 17h (youhou !) avec mes collègues pour les studios Canal. Au menu : Kanye West. Heu… Ouéééééé…

KanyeWest

Comme on est des gens du public VIP, on passe en premier par la loge régie avec champagne et petits fours, cool. La fille qui nous reçoit nous parle un peu de l’émission « oui y aura Arié Elmaleh et puis [chroniqueur dont j’ai oublié le nom] et [chroniqueur dont j’ai oublié le nom aussi] ». Je hoche la tête avec conviction mais n’ai aucune idée de ce dont on me parle. Je suis vraiment larguée, en fait…

grand-journal-chroniqueurs

Après ce petit apéro, on a droit à une visite de la boîte à question, youpi ! Alors qu’on fait la queue pour rentrer, Antoine de Caunes passe à côté de nous et nous demande ce qu’on va faire là dedans. Huuuu, Antoine de Caunes ! Oui, ado, je pouvais regarder les émissions télé passant avant 22h et Nulle Part Ailleurs, je gérais. Bon, on fait un peu les cons dans la Boîte à questions puis on part en plateau. Nous voilà assis au premier rang, derrière l’invité, et la fille de Canal nous dit « Alors, Nina, Eva et Essenam, on va voir que vous à la télé ! ». Heu…je… Le chauffeur de salle nous met dans l’ambiance, on est sur brieffés sur les moments où il faut applaudir ou non, le fait d’être toujours souriants parce qu’on voit tout le monde à la télé, de pas trop bouger, de pas se tripoter les cheveux ou se mettre les doigts dans le nez, patati patata.

le-grand-journal-canal+

Et c’est parti pour l’émission, on reçoit Laurent Fabius sur la Syrie. Super facile d’être enjoué et souriant sur le sujet, youhou ! En fait, le souci, c’est de trouver une pose en mode « bien droite mais quand même détendue » avec une proximité physique avec des inconnus (j’étais entre une collègue qui louait notre nouvelle intimité… Aaaaah ? et une inconnue) mais surtout de caler son regard pour pas faire croire qu’on rêvasse. Parce que moi, quand je rêvasse, je louche, je le sais. Mais vu que M. Fabius nous tourne le dos, je fixe sa nuque avec ardeur (en me concentrant sur l’éventuelle apparition d’un strabisme), je respire de soulagement à chaque magnéto lancé tandis que ma voisine laisse tomber sa tête sur mon épaule de soulagement. Les retours sont un peu foireux, on rate le lancement de la pub que nous avait enseigné le chauffeur de salle, on n’applaudit pas un chroniqueur parce qu’on nous avait dit de pas applaudir au retour plateau. En gros, on est paralysés par les caméras et le fait qu’il faille « bien faire », comme à un spectacle de fin d’année quand on était gosse. Et puis moi, j’ai pas envie de fixer la nuque de Fabius ou de Véronique Vasseur arrivée pour dézinguer me système de santé français (ambiance, ambiance, souriez, vous êtes filmés), j’ai envie de regarder les caméras qui s’agitent autour de nous, observer le public… Bref, tout regarder et pas juste faire la statue de sel.

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Ca s’enchaîne, la fille de la météo passe. Elle est immense et si mince, je pensais pas qu’il était possible d’être aussi mince. Je pourrais enserrer sa taille avec mes mains alors que j’ai de toutes petites mains ! Elle avance en talons, j’ai peur qu’elle se casse mais non. Elle fait un sketch où on doit rire (horrible, j’avais envie de tousser), on comprend pas qu’à l’écran, on voit la carte météo, on est largués. Ca enchaîne avec les Guignols, ce sont nos rires qui sont enregistrés. Y a une vanne sur Martine Aubry fringuée comme une Roumaine, ma voisine se penche vers moi « c’est pas drôle ! ». Faut dire que ma collègue est Roumaine, justement… Retour en plateau pour enregistrer la deuxième partie qui sera diffusée lundi soir avec un bouddhiste mais surtout Kanye West. Ah oui, Kanye…

kanye-west

Je suis pas fondalement fan de Kanye. A dire vrai, je ne connais absolument aucune de ses chansons à part son featuring avec Katy Perry sur ET (j’ai un peu honte de l’avouer). La pression monte, des tas de gens entrent sur le plateau, c’est assez le bordel. Mes collègues montent sur nos sièges mais je retiens la leçon, je reste au sol, moi. Lancement de De Caunes, Kanye arrive et… il est pas trop là en fait. Je veux dire le mec fait son taf mais il a un regard complètement mort, tu sens qu’en coulisses, ils ont pas fait que grignoter des biscuits avec une tasse de thé, quoi. Première chanson plutôt cool, on rentre bien dans l’ambiance, c’est assez énorme pour qui est fan, je suppose. Il revient pour un deuxième titre qui sera diffusé sur le net, il se roule par terre, touche trois fans qui se mettent à pleurer mais il est toujours pas là. Fin de l’enregistrement. Déjà ? Allons siroter un peu de champagne pour se remettre de nos émotions.

Kanye-West-

Conclusion ? C’est assez amusant même si le côté pas bouger est assez crispant, au sens physique du terme. J’ai été étonnée de voir que pendant les pubs, personne ne se parlait autour de la table, entre ceux qui révisent leurs fiches, ceux qui se font remaquiller et ceux qui… rêvassent, peut-être. Finalement, c’est un peu froid et convenu, les « obligations » d’applaudir à des moments et pas à d’autres cassent un peu la spontanéité, on est toujours un ton en décalé genre quelqu’un balance une vanne, le rire intervient un peu en décalé, les « woohoohoo » coquins un peu après, comme si on mettait du temps à percuter. Non, non, on veut juste pas se prendre la honte devant la France entière.

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Enfin, je dis ça, à l’arrivée, je suis pas passée une seule fois à l’image en fin de compte, je n’étais pas du tout dans le champ de la caméra. La prochaine fois, je me mettrai des doigts dans le nez si je veux… Ou je viendrai par moi-même : les blondes, elles chopent toutes les places derrière De Caunes.

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Invitons nos amis à la noce

Une fois que tu as fait le tour de la famille, attaquons la partie « amis » de la liste des invités. Tu crois que c’est la meilleure ? Tu te trompes.


Alors voyons voir, moi, je veux inviter mes copines « historiques », mes copines de plongée, quelques collègues (dont des anciens). Au bas mot, si on compte les +1, ça nous fait vite une trentaine de personnes. Note pour moi-même : penser à coller mes amies célibataires avec les potes de Jon, on diminuera la liste des invités.


Jon, de son côté, va en vouloir en inviter sans doute autant, le groupe amis va donc compter entre 60 et 80 âmes. Pouf. Ça fait un peu cher les potes. Et là, surgit la question : jusqu’à quel degré d’amitié invite-t-on les gens à un mariage. Je parle de la phase repas, bien entendu.


En un, les amis, les vrais, ce qui sont dans notre long list de témoins. On peut y ajouter ceux qui font partie de la liste « à appeler en cas d’urgence » mais ce sont grosso modo les mêmes. Ensuite, y a ceux qui nous ont invité à leur propre mariage et je dois leur rendre la politesse. De mon côté, ça va être vite vu, y a que Anne et Lena. Les autres mariages, c’étaient les amis de Guillaume 1er, je les ai pas vus depuis  8 ans et un des couples avait marqué « Corinne » sur mon carton de placement alors bon… De toute façon, je suis pas partisane de l’invite back pour les mariages. Déjà qu’on n’a pas le choix pour la famille…


Mais du coup, comment définir la limite entre les amis indispensables à notre repas de mariage, ceux qu’on ne voit qu’au vin d’honneur et ce qu’on ne verra pas le jour J. C’est là que revient en jeu la question du où : si je me marie pas sur Paris, est-il envisageable de faire venir les gens juste pour le vin d’honneur et de leur filer éventuellement l’adresse d’un bon resto local pour le reste de la soirée ? Ça va leur faire cher l’apéro…


Alors oui, c’est mon mariage et telle une Bridezilla, je choisis qui je veux et point. Enfin, du moins de mon côté. Parce que y a Jon aussi et même si je l’aime suffisamment pour lui souffler un « oui » plein d’émotion devant une foule extatique, même l’homme le plus parfait peut avoir dans son entourage un ami relou. Genre son meilleur ami d’enfance devenu un boulet 3 tonnes qui sort vannes vaseuses sur plaisanteries pas drôles où surnage misogynie et racisme. C’est pour rire dit-il. Oui mais à force d’avoir le rire facile sur les femmes casse-couilles qui feraient mieux de rester à la maison, les Arabes voleurs (et/ou terroristes), les Noirs feignants… Ça finit par raisonner étrangement… Vous savez, ce pote qui ne déclenche chez vous que faux sourires polis qui crispent la mâchoire, vous forcent à rester très concentrée pour ne pas lever les yeux au ciel dès qu’il sort une de ses fameuses blagues, le seul mec au monde qui vous pousse à espérer avoir l’appendicite pour échapper à une soirée avec lui… Jon, lui, il se rend pas compte, il le voit avec les yeux de cet amour amical qui excuse tout. Bon ben lui, obligé, il vient. Et vous vous demandez si vous pourrez faire une table 100% mâle hétéro (oui, en général, ce type de personnage rigole grassement en ponctuant ses phrases d’un distingué « ohé chu pas un pédé! ». Ce qui vous donne envie de répondre du tac au tac « vaut mieux être pédé que con! » mais Jon n’apprécierait pas…) et blancs… Histoire d’éviter tout incident diplomatique.


Bref plus la liste s’allonge et plus les gens que vous avez réellement envie de voir sont noyés sous les invités « politiquement correct ». Et au fait, tous ces gens là, on les loge où ?

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La liste de la fille qu’a pas fini ses anecdotes

Au départ, je croyais que j’avais rien à raconter… Mais si, ça continue !

– Discussion politique à l’heure de l’apéro. Ma soeur soupire devant Hollande qu’elle n’aime pas mais se demande si Sarkozy va repasser. Et là, mon père nous assène une sentence définitive : “je sais pas. Tu sais, les gens sont tellement cons qu’ils vont voter Hollande, tu vas voir !”. Heu… On va dire que je vais pas le prendre pour moi.

– Mon voyage à Venise a réveillé ma passion de la photo, je photographie tout, tout comme une folle. Déjà, à Noël, j’ai eu un nouvel appareil photo. Basique car sa principale caractéristique est d’avoir un boîtier qui lui permet d’aller profond sous l’eau, ça me servira pour la Thaïlande (j’ai tellement hâte). Du coup, quand on est allées voir bébé Emma avec ma mère et ma soeur, je l’ai mitraillée en règle avec mon petit appareil puis avec le canon 600D de ma soeur (il me faut impérativement un freelance pour me l’offrir). Depuis, je veux tout prendre en photo. Sur ma liste : le Trocadéro, la Défense, les quais de Seine… et les cimetières. Oui, ça peut paraître bizarre mais les cimetières et surtout les tombes me fascinent, elle sont très parlantes de ce qu’étaient les gens avant leur mort.

– Lors de l’enterrement de ma grand-mère, nous avons retrouvé les cousins Bartoldi. Pour vous raconter brièvement l’histoire de ma grand-mère, elle a grandi en Dordogne et est partie faire ses études à Toulouse, où elle a rencontré mon catalan de grand père. Ils sont partis s’installer à Perpignan, à côté de la famille Bartoldi donc. Dans un village avoisinant, y a même une rue et une salle polyvalente qui porte le nom de mon arrière grand-père ! La concession familiale est au cimetière de Perpignan donc après la cérémonie religieuse à Toulouse, nous voilà partis là-bas où nous retrouvons donc quelques cousins Bartoldi. Dont Louis. Il me plaît Louis car il est physiquement très Bartoldi, il ressemble à mon papy. D’ailleurs, on pourrait croire que je suis sa fille car je suis encore plus Bartoldi que mon père. Tout le monde discute un peu et là, j’ai eu une révélation : je sais ce qu’on va faire faire à mon papa quand il sera à la retraite (dans 3 ans, j’angoisse d’avance) : des maquettes et même précisément des maquettes de train. Louis en fait beaucoup, il fait même des expos et tout et mon père a toujours été frustré de ne pas avoir de garçon pour jouer avec lui aux trains (moi, je jouais aux petites voitures quand même). Surtout que mon père, quand il veut, il fait des choses très bien, il a fait des crèches magnifiques et un berceau pour ma cousine. Je suis sûre que j’ai trouvé la solution ! Non parce que mon père, le week-end, faut le voir traîner la tête entre les épaules, alternant les mots croisés, le matage de l’équipe TV ou d’une compétition sportive et quelques roupillons…

– Je suis la voisine de train rêvée. Retour de mon sud chéri, donc. J’avais eu une illumination à l’aller : si Kenya est insupportable en transport, c’est peut-être parce qu’elle est malade, tout simplement, elle vomit toujours à un moment précis du trajet, à 1h de Paris, à cause d’un tunnel. Donc au retour, je lui fais avaler un anti vomitif. Déjà, ça commence bien, elle se met à baver une sorte de mousse… Commentaire de mon père : “c’est marrant, on dirait qu’elle fait une crise d’épilepsie!”. On se marre chez les Bartoldi. Résultat : au lieu de vomir à un endroit précis du trajet, elle a pleuré et vomi plusieurs fois. Pendant ce temps, je me suis offert une sublime hémorragie nasale. Je sens que les passagers du train m’ont a-do-rée.

– Je suis un putain de génie, y a pas à dire. Dernier exemple en date : mes verrines du réveillon. Oui, j’étais invitée chez Amy qu habite un peu loin de chez moi. Je cuisine donc avec soin. Au menu : une verrine poivron crème de fromage, une verrine crème de crevette et une verrine tiramisu aux framboises (une par personne, j’entends). Donc 7×3 -1 = 20 verrines à emporter. Oui Amy est végétarienne donc je lui ai pas préparé de verrine à la crème de crevette. Et là, c’est le drame : va trimballer 20 verrines à travers tout Paris, toi… Bon, in fine, elles ont toutes survécu malgré quelques petits accidents. Par contre, le carton dans lequel elles étaient rangées a trépassé.

– Samedi 31 décembre, 19h, c’est la panique. Mon programme était d’arriver chez Amy, poser mes verrines, filer au Monoprix voisin prendre mes boissons pour la soirée, aller chercher Anaïs au métro(ma copine de plongée que j’intègre dans mon groupe d’amis “historiques”) et la ramener chez nos hôtes. Sauf que 1) y a pas trop de train car ils font des travaux et de 2) le monoprix ferme plus tôt. 19h45, je jette mes verrines chez Amy (au point où elles en étaient…), 19h50, je pénètre dans le Monoprix, le vigile m’informe qu’il est fermé. Tête de calimero croisé du chat potté “mais je voudrais juste acheter une bouteille, promis !”.Là, arrive une dame “oui, vous vendez de la pizza ?” “mais nous sommes fermés, madame” “mais vous avez pas de pizza?”. Je crois que ça l’a déstabilisé, il nous a autorisé à passer. 20h, j’ai ramené mes verrines, j’ai mes boissons, je pars récupérer Anaïs. Mission accomplie, ouf !

– J’ai une théorie qui dit en somme : “le réveillon donne le ton”. Donc 2012 s’annonce gourmand, joyeux et tranquille avec une pointe de languedeputage. Ouais, je signe.

– Cette année, j’ai tenté un truc fou : faire quelque chose de mon 1er janvier. En l’occurence la fête foraine au Grand Palais avec la Reine Zenobie. J’ai fait une bonne centaine de photos, de la montagne russe, de la grande roue et même marché sous la pluie. Oh oui, l’année commence bien. Je vais donc décréter que désormais, le 1er janvier sera un jour où je fais quelque chose.

– 30 décembre, retour au boulot pour faire une permanence. On est 5 dans l’open space, les perceuses assurent l’ambiance musicale. Et là, tout à coup, je me dis que la dépression a soudain un visage : celui d’un 30 décembre dans une agence fermée et en travaux.

Voilà, fin de l’ego trip. Après, je te parlerai cinéma et chorale (dans des articles différents).

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Les fiançailles de l’extrême

Ce week-end, alors que des amazones apparemment hystériques décidaient de tenir tête à l’équipe des hommes sur une île lointaine, je m’apprêtais à vivre mon propre Koh Lanta. Au menu des épreuves : marche en talons hauts et collants (soit « marche sur une patinoire ambulante toute la journée »), messe d’une heure, repas gargantuesque en tenue de gala, nuitées en camping car. Bref, vendredi soir, quand je suis montée dans le train, nonobstant les baisers et les caresses d’encouragement d’Amant chouchou sur le quai (comme c’est romantique), je n’étais
guère jouasse. Cramer tout un week-end pour des fiançailles, ça fait un poil chier. Des fiançailles aux allures de mariage avec placements à table, obligation d’être chic et même une urne pour
donner des chèques (??). Pour plus de clarté, ne sachant plus si j’en ai parlé ou non dans ce blog, les fiancés, ce sont Yohann mon presque frère et Blanche, sa copine (oui, il se fiance avec sa copine, c’est quand même d’un pratique !)

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Arrivée à la gare, je suis récupérée par Alice et Anthony, on embarque un autre mec au passage, Yohann dont je vous reparlerai car il fait partie de mes fantasmes récurrents. Mais ce sera dans un autre article. Donc ma soeur et son mec viennent nous chercher à la gare et nous annoncent que tout le monde est parti se coucher donc en gros, en arrivant, on va devoir en faire autant. Yohann commence à râler en soulignant qu’il est parti direct du boulot pour prendre le train et qu’il aurait apprécié, outre le fait d’être accueilli, d’avoir genre une petite bière. Ma soeur fera donc la barmaid tandis qu’Anthony me largue devant le camping-car familial où sont installés mes parents et où je vais passer la nuit. Oui, je suis logée dans un camping car, je ne connais absolument pas ces choses, c’est mon dépucelage de camping car. A 30 ans, il était temps. Alors en fait, le camping car, ça ressemble à un bateau jusque dans le tangage. Oui parce qu’une fois couchés, dès qu’il y en avait un qui bougeait, ça faisait bouger le camping car. On se maaaaarre. Ah, j’avais aussi oublié que mes parents avaient tendance à ronfler. A un moment, je crois avoir pensé que j’allais passer une bien courte nuit. Heureusement, mon gêne marmotte fut le plus fort et j’ai fini par m’endormir.

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Jour J des fiançailles, je me lève et me douche en faisant bien attention à l’eau (c’est pas stressant ça aussi, tiens), enfile ma belle robe marron, dans les mêmes tons que celle de ma mère et de ma soeur. On se la joue un peu « drôles de dames » dans la famille Bartoldi, yeah. Je pars à l’église avec la mère de la fiancée très « artiste » comme nana, c’est pas triste. Mais le mieux, c’est la cérémonie qui est assez folklorique. Entrée sur Etienne Daho joué par des amis de Yohann (la fille chante faux) on a eu droit à un K’s Choice et du Paolo Conte, des discours et des prières pas trop cucul, ça va. Ma soeur a réussi l’exploit de terminer une prière sur le couple par une référence au rugby. Elle est grande. A un moment, on a eu aussi eu des chants juifs… Ca fait son effet dans une cérémonie simili-catholique. Les gens applaudissaient en rythme, je me suis un peu demandée où j’étais sur le coup… Bon, finalement, la cérémonie n’est pas trop chiante et on part pour la meilleure partie de la journée, à priori, l’apéro. Bon, je savais qu’à table, j’étais désolidarisée de ma famille et placée à la table des vingtenaires avec Yohann-fantasme. Je discute un peu avec les gens notamment un mec qui était au lycée avec ma soeur devenu bien appétissant qui me raconte des choses intéressantes : « alors, il paraît que tu as été éditée ? ». Ah ? J’étais pas au courant. J’avais effectivement été contactée par une maison d’édition mais je n’ai jamais rien rendu donc non. Quoi qu’en ce moment, j’avance bien sur mon nouveau roman, je dois écrire à peu près 3 lignes par jour, youhou !

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Bref, le déjeuner se passe à merveille, je suis à la meilleure table, on rigole bien, on se promet de se revoir à Paris (j’ai filé mon numéro à personne, ça va être compliqué), on boit beaucoup. Après une baignade des jambes dans la piscine (j’avais pas de maillot et j’ai pas osé me baigner en string), je m’endors comme une merde sur le transat, le vin rouge monte à la tête. Le soir, c’est danse party sur le parquet, ma mère est déchaînée. Et voir sa mère imiter du Gilbert Montagné alors qu’elle est même pas bourrée, c’est un peu une expérience à laquelle on ne s’attend pas. Anthony me sert un punch de sa composition et me fait manger du camembert rôti (c’est boooooon), je colle un peu Yohann-Fantasme mais pas trop car y a mes parents à côté et qu’ils pensent toujours que je suis monogame et en couple, actuellement (même si j’ai laissé mon compagnon à la maison et que je n’ai pas parlé de le ramener à Noël).

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Moralité ? Moi qui traînais des pieds à y aller, finalement, j’ai passé un bon week-end dans une propriété magnifique avec le soleil en prime. Que demander de plus ? Le dimanche matin, en attendant qu’on me ramène à la gare, je suis allée me promener quelques instants dans les vignes. C’est marrant comme la nature me rend toujours sereine, on est bien dans le silence de la campagne. Finalement, moi qui pensais un week-end pénible, j’ai pu passer de bons moments. Par contre, je suis bien claquée…

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Cocooning et régression

Ou comment je suis tellement détendue du string que je me sens sans culotte.

Je vous avais parlé récemment de mes réflexes régressifs en cas de gros stress, de comment je gère l’anxiété en me faisant un petit cordon bleu-nouilles de derrière les fagots, par exemple. J’adore ! Et bien là, je suis en vacances et autant vous dire que je renoue avec mon adolescence chérie. Enfin, chérie 15 ans après, s’entend.

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Depuis que je suis adulte et responsable (ou à peu près), ma maman me bichonne. Ben oui, maintenant qu’elle n’a plus vraiment besoin de jouer de son autorité sur moi ou de m’élever, je n’ai que le meilleur ou presque. En novembre, j’étais repartie en petite forme et elle n’avait qu’une hâte : me retrouver pour me chouchouter. Et je suis gâtée.

Le chouchoutage maternel se joue sur plusieurs phases. La première est liée au contenu des menus de la semaine. A peine arrivée, je déjeune puisque je n’ai rien mangé dans le train. Alors que j’ai à peine avalé ma dernière bouchée de purée maison, elle me demande ce que je veux manger le reste de la semaine, question délicate vu que je suis pleine et plus du tout affamée. En général, j’ai toujours droit au gratin de pâtes de maman (mon plat préféré ultime), du poisson et des légumes « parce que je suis sûre que t’en manges pas à
Paris » (ce qui n’est pas tout à fait faux). Là, mon père finit par râler « non mais faut que j’attende que tu redescendes pour avoir droit au gratin de pâtes, mouaaaaa! ». Il est possible que mon père fasse aussi sa crise d’ado, il vient de changer de décennie.


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Autre phase : la piscine ou la cheminée, selon la saison. Là, ça faisait une semaine que j’avais la douce promesse de la cheminée et je peux vous dire que je m’y accrochais comme une moule à son rocher. J’aime la cheminée, je l’aime d’amour (tout comme la piscine en été), ça me manque quand je suis à Paris, que j’ai froid et que mon seul foyer de chaleur, c’est un chauffage d’appoint pour salle de bain. Top convivial et chaleureux ! Puis poser son cul su le canapé face à la cheminée pour lire (et s’endormir) ou taper sur son ordinateur,pardon mais c’est autre chose que le faire chez soi sur un vieux clic-clac pourri pour regarder… ben la télé ou le pc, y a rien d’autre.

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Dernière phase, la plus mieux, je dirais, la phase « va te reposer ». Comme ma maman m’a bien élevée, je ne quitte pas la table sans débarrasser, je file un coup de main quand je peux… Bref, j’essaie tant que faire se peut de ne pas trop mettre les pieds sous la table, maman étant aussi actuellement en vacances. Mais elle a du mal avec ça. Pour elle, je suis en vacances, je dois me reposer et ne rien faire. Sauf que non, faut pas pousser Mounette dans les orties. Reposée, je le suis dès le premier week-end. C’est fou ce qu’oublier ma chape de stress à Paris (enfin, tout est relatif vu qu’au bureau, personne n’oublie mon numéro de portable…ahem…) me fait dormir mieux, de vraies nuits de 8h quasi non stop et sans médocs aucun. Du coup, je suis vite reposée, rassénérée et motivée pour me lancer dans de nouveaux projets. Ca tombe bien, là, j’en ai à la pelle ! Faut juste que je m’organise un peu (beaucoup) mais je pense pouvoir m’en sortir. Je vous en parlerai plus tard, ça fait partie des résolutions 2010 et on ne met pas la charrue avant les boeufs.


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Bon, je parle, je parle mais mon thé des familles se refroidit. Mon quoi ? Mmm, disons que c’est de la citronnade chaude avec un peu de cannelle et une lichette de rhum. Oui, ici, c’est apéro tout le temps ou presque. Je vais revenir avec plus de punch… et plus de gras. Mais c’est pas grave, je retournerai au sport à la rentrée ! Faut savoir profiter dans la vie.

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Où trouver l’homme ? Episode 24-2 : au mariage

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, lectrice, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction, je suis pas allée à un mariage en vrai, mes amis ne se marient pas)

Dans l’épisode précédent, j’étais à un mariage de type « je connais personne et je m’ennuie ferme » quand je verrouille une cible, un bel homme qui me paraît seul. En tout cas, sur la photo des « on sait pas quoi en faire », catégorie à laquelle j’appartiens, il est seul. Intéressant, très intéressant. Va falloir attaquer.


Ca tombe bien, c’est l’heure du vin d’honneur. Ma timidité (si, si, je suis timide, des fois) et ma pudeur naturelle étant inversement proportionnelle à mon taux d’alcoolémie, j’avale une petite gorgée de punch et je me rapproche l’air de rien. Il semble s’ennuyer ferme lui aussi, ne connaissant vraisemblablement personne. Ok, banzaï, j’y vais.

« Salut, je m’appelle Nina et toi ?

– Fabien.

– Ah ok. Tu es un invité du marié ou de la mariée ?

– De la mariée. »

Génial, ça nous fait déjà un point commun. Et tu la connais d’où ? Ah du boulot ! Moi du collège. Ouais, je sais, j’ai perdu mon accent du sud. Quoi que c’est marrant, dans la phrase « j’ai perdu mon accent », j’ai tendance à dire accing. Comme quoi, il fait de la résistance, le petit, c’est bien. Je suis très fière de mes origines du terroir et ça me déprime d’avoir perdu l’accent. Bon, il est sympa Fabien puis il multiplie les eye contacts, c’est plutôt bon signe. Ah, là, il a rapidement glissé vers mon décolleté. Mais il revient à mes yeux, l’honneur est sauf.


L’avantage quand on discute à l’heure de l’apéro, c’est qu’on boit moins, je suis donc en pleine possession de mes moyens quand il s’agit de s’installer pour le dîner. Dieu, dans son infinie bonté m’a placée juste à côté de Fabien ! Ou alors, c’est la table des rebuts venus seuls et n’appartenant pas aux deux familles, les mêmes que sur la dernière photo où les mariés ont une crampe à la mâchoire à force de sourire. Peu importe. Comme je suis une fille sociable et bien élevée, je discute un peu avec l’ensemble de ma tablée tout en adressant
des regards en coin à Fabien qui les attrape tous. Yes ! Y a moyen de moyenner, là.

On mange. On mange. On mange encore. Mais qu’est-ce qu’on peut manger à un mariage, c’est indécent, j’ai peur pour les coutures de ma robe. Et on boit aussi. Du blanc, du rouge. Voilà, on mange, on boit et on discute et ça n’en finit pas. Le problème c’est que je ne suis pas habituée à manger et boire autant et je commence à glisser dans une douce torpeur, je sens Fabien un peu flottant aussi. Soudain, le DJ décidé qu’il est temps de se bouger le popotin, pile ce qu’il fallait.

« Youhou, je vais danser ! Qui vient ? »

Sous entendu : Fabien, tu me suis, s’il te plaît, sous peine de briser mon petit cœur ?

Il obtempère. Il est top ce mec. Nous voici à nous dandiner sur la piste de danse. Faut avouer que j’adore danser. Non pas que je le fasse forcément bien, j’ai jamais pris de cours mais ça importe peu, le dandinement est mon ami. Ouais, j’adore cette chanson, je chante à plein poumon : « GIMME GIMME GIMME GIMME MORE ! ». Oui, le DJ doit contenter tous les âges et tous les styles de personnes, y compris les fanas de Britney. Et franchement, Britney, pour danser, on fait difficilement mieux.


« Every time they turn the light down, Just wanna go that extra mile for yaaaa ! »Bonne nouvelle, Fabien semble plus amusé par ma version un peu personnelle de la chanson qu’effrayé. Ca tombe bien parce qu’après une journée à m’ennuyer ferme et après quelques verres de vin, je suis très motivée pour faire la fo-folle. Et je le fais drôlement bien.

Mais déjà, la soirée se termine. Je me rends compte une fois assise que j’ai très très mal aux pieds, mes petites folies sur le dancefloor vont se payer cher. Mais tant pis, je me suis bien amusée. Peu avant de partir, Fabien vient vers moi et me demande mon numéro car ça lui ferait plaisir qu’on aille boire un verre un soir. Un peu mon neveu. Je le lui donne, il me susurre un merci dans l’oreille et m’embrasse délicatement sur la joue.

Les enfants, j’ai une touche.

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Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

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La famille, y a que ça de vrai

Cette semaine, je suis chez mes parents et ce jusqu’au 26 juillet. Pas vraiment des vacances puisque je dois bosser mais je suis quand même à la campagne avec Kenya, je peux faire des pauses piscine, tout va bien. Si je suis rentrée pour le 15 juillet, c’est pas pour voir le feu d’artifice en direct de ma ville natale (je suis même pas allée le voir) mais pour assister à la grande réunion de famille qui eut lieu chez moi samedi. Voici donc une petite chronique de la vie de la famille Parmentier (côté maternel, donc).

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Ils étaient presque tous là. Mes trois tantes, quatre cousins-cousines, quatre compagnons, une sœur et un presque frère. En tout, nous voilà dix-sept. Qu’allons-nous fêter ? Officiellement, la retraite de tante n°1 qui après trente ans de bons et loyaux services au sein de l’Education Nationale prend une retraite anticipée mais méritée. En fait, pour l’occasion, ses trois enfants (cousine, cousin 1 et cousin 2) ainsi que la chérie de cousin 2 lui ont fait un cadeau. Mais on fête aussi les 18 ans de cousin 3 et son bac, par la même occasion, sans parler des fêtes de tante 2 (et tante 3, décédée) et l’anniversaire prochain de tante 4. On aime bien cumuler. En fait, il ne manquait que cousine 2 et ses trois gamins (dont un que j’ai jamais vu) et cousin 4 et sa copine enceinte jusqu’aux yeux. Mais nous sommes plutôt en froid avec cette partie de la famille, ils n’ont même pas été conviés.

Tout le monde arrive vers 19h, tout est prêt : les tables dressées, la bouffe fraîche (oui, il fait 35e degré ici donc pour la raclette, on repassera. Oncle 1 commence à m’entreprendre et on refait le monde, comme à notre habitude. Il faut savoir que dans la famille, ils sont tous à droite sauf oncle 1, donc, cousin 3 et tante 2, je suppose. Tante 4 était à gauche aussi avant mais il paraît qu’elle ne l’est plus. Ma mère m’a expliqué que tante 4 avait voté Le Pen en 2002, j’avoue que je me suis prise une sacrée claque, j’ai du mal à y croire. Je me souviens, il y a quelques années, tante 4 était partie de chez moi en claquant la porte après une conversation très houleuse avec ma mère sur le sujet. Merde alors… Bon, bref. Lors du dernier repas de famille, nous avions découvert Aglaé, la chérie de cousin 2 (une Bretonne, c’est fou cette passion pour nos amis aux chapeaux ronds). Elle est toujours là, parfaitement intégrée à la famille tout comme Anthony, la tendre moitié de ma soeur et Yohann, mon presque frère. En son temps, Guillaume 1er avait aussi trouvé sa place. Bref, dans ma famille, on accueille gentiment les nouveaux arrivants. Cette année encore, il y en a eu un ! Pas le fiancée de cousine ou le mien, vu qu’on n’en a pas, ni le compagnon de cousin 1 puisqu’il viennent de se séparer, pas plus que le petit copain de cousin 3, ma grand-mère ne sachant pas que celui-là aussi est homo. Elle l’a un peu mal pris pour cousin 1 alors on va peut-être pas lui dire pour le petit dernier. Il faut savoir que cousin 3 est né en juillet 88, à peine deux mois après le décès inattendu de mon oncle, mari de tante 1. Donc, forcément, cousin 3, il a été extrêmement choyé, c’est un peu le chouchou de tout le monde. Si on dit à la mamie que cousin 3 est gay et qu’il s’installe à la rentrée avec son copain (oui, il est super précoce), ça va la tuer. Donc ce n’est pas du côté des cousins qu’il faut chercher le nouvel arrivant mais du côté des tantes : tante 2 nous a enfin présenté son compagnon ! Ça fait dix ans qu’ils sont ensembles mais elle nous l’avait jamais présenté car « ce n’était pas le bon ». Bon, finalement, elle a dû changer d’avis. Il est très sympathique, un look à la Bernard Lavilliers (cheveux un peu long, boucle d’oreille, chemise blanche en lin…).

 

Bon, tout le monde est là, on attaque l’apéro : soupe de champagne et cakes. Bon, il fait très chaud donc je tape un peu beaucoup dans la soupe au champagne, genre quatre coupes à moi toute seule, je commence à rire. On passe à table, oncle 1 tape l’incruste parmi les jeunes. Avant de dîner, on fait les discours. Ma mamie adresse un message à chacune de ses filles, sans oublier tante 3 qui n’est donc plus parmi nous depuis trois ans, maintenant. Sobre mais émouvant. Vient ensuite la lettre écrite par les enfants de tante 1 et par Aglaé, une lettre très émouvante qui fait pleurer ma mère. Alice et moi, on fait les fières mais on a un peu la boule dans la gorge aussi. Si c’est cousin 2 qui l’a lue, c’est que les trois autres n’en auraient pas été capables sans pleurer, Aglaé écrase aussi une petite larme. Oui, dans ma famille, on est super sensibles. Avec le discours, il y a un cadeau, donc : un voyage en Egypte. Tante 1 remercie et là, tante 2 lui dit : « Il faut que je te dise un truc. Pendant ton voyage, tu partageras ta cabine avec moi. » Et là, tante 1, 55 ans, prof de son état, se met à sauter partout et à trépigner comme une petite fille ivre de joie. Ma mère rajoute : « oui et tu devras nous supporter tous les deux » en parlant de mon père et elle. Re-trépignements de joie. Bref, c’est le bonheur. Ma grand-mère n’est pas super rassurée de voir trois de ses quatre filles restantes partir ensemble dans un pays arabe au vu de la conjoncture actuelle mais bon…

Bref, le dîner se passe plutôt bien, oncle 1 entreprend Yohann sur le sujet de la religion : les deux ont des avis fondamentalement opposés mais tout reste cordial. Alice et moi buvons tranquillement du rosé et du champagne. Autant vous dire qu’à la fin du repas, on rigole joyeusement. Tout le monde discute avec tout le monde puis à minuit, tout le monde file, reste la famille Bartoldi, Yohann et Anthony. Ma sœur décide que c’est l’heure de faire des photos donc elle y va gaiement. Elle nous impose une séance de photos : tous les 6 ensemble (ça dure trois plombes), ma mère, elle et moi, Yohann et Anthony, Yohann et elle, mon père, elle et moi… Elle nous prend en photo pendant qu’on fait la vaisselle. Oui parce que j’ai beau être saoule, j’essuie les assiettes avec Anthony et même pas j’en ai cassée une.

Bref, le lendemain, ma mère expliqua à ma mamie : « Ahlala, mes deux filles étaient pilos (ouais, ma mère parle djeuns, des fois), y en a une qui arrêtait pas de parler et l’autre qui n’arrêtait pas de prendre des photos. » Ben crois-le si tu veux, lecteur, mais ma mamie a deviné de suite laquelle avait fait quoi.
 
En somme, une petite réunion de famille comme il en existe tant, des gens liés par le sang (ou par alliance) qui se donnent des nouvelles, confrontent leur vision des choses, se racontent des blagues ou des anecdotes. Rien d’exceptionnel… Mais ça fait vraiment du bien.
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