Humiliation et humour oppressif à l’apéro ?

Il y a quelques semaines, je vous parlais vaguement de notre chère télé au détour d’un article sur Idiocracy mais j’ai envie d’y revenir parce qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au Royaume du PAF. En fait, ce n’est pas tant de la télé en soi que je veux parler mais de ce qu’elle légitime, qu’elle fait passer pour cool et normal alors qu’on devrait crier d’effroi. Bienvenue dans un monde où on vous sert l’humiliation et l’ humour oppressif sur un plateau… télé.

Dora Tillier humilie Nicolas Bedos sur le plateau du grand journal

Comme je l’ai dit ça et là, je n’ai plus la télé depuis 2 ans et demi  donc forcément, les bouts d’émission télé qui arrivent jusqu’à moi sont certainement les pires. Mais ça met parfaitement en lumière un travers de la société que je ne supporte pas : l’humour oppressif. Deux exemples ici me viennent en tête : le vomitif Touche pas à mon poste et la téléréalité.

Les anges de la téléréalité

Je vais d’abord m’attarder sur cette dernière. Qu’est-ce que la téléréalité : des gens que l’on filme H22 (je crois) dans des contextes donnés. On nous les présente facilement comme un peu cons, pas très cultivés, sans grand talent et qui n’ont finalement que ça comme voie de sortie. Alors on les filme, on les filme et on file au public leurs pires moments. Alors je ne dis pas, certains sont manifestement sous-cultivés (je ne me suis jamais remise de l’histoire des lunes et des satellites) mais au fond, a-t-on réellement le contexte de la conversation ? Ce que je sais des émissions de téléréalité, c’est qu’il n’est pas rare que les candidats soient “légèrement” alcoolisés. Bon après, y en a qui sont certainement pas futés mais quand même… Je suis une personne plutôt cultivée et lettrée, on va dire, j’ai du vocabulaire. Mais si tu me filmes 22h/24, fatalement, y a un moment où je vais dire une connerie, que je vais faire une faute de français. Surtout si on considère que ces personnes là dorment assez peu (faut bien montrer des choses à la télé et encore, je crois qu’ils ne font plus les chaînes en continu) et qu’ils ont souvent pas mal d’alcool… Mais ça, on s’en fout. Il faut montrer leur bêtise crasse, rassurer le spectateur : “regarde, y a plus con que toi, tu vois !”, lui faire oublier que sa vie, c’est de la merde en lui montrant des vies encore plus vides et méprisables. On voit des candidats se faire maltraiter, humilier H24 et on en redemande. Ahahah, la jolie bimbo rejetée, ça nous venge de la meuf populaire du lycée qui ne nous a jamais adressé la parole. Elles sont belles mais connes, que du plastique et du vent ces pauvres filles. Et les mecs : vite faits beaux gosses mais y a que de l’eau gazeuse entre leurs deux oreilles. Quoi que pour les hommes, y a toujours le beau connard un peu manipulateur qui va séduire toutes les belles filles de service. Donc en résumé, la téléréalité, ce sont des gens bêtes et vides, un peu jolis mais pas toujours, vaguement télégéniques, souvent vulgaires, les femmes n’ont qu’un corps, les mecs qu’une bite qu’ils vont essayer de planter dans les dites demoiselles et si tu les traites mal, elles voudront coucher avec toi. Vomi dans ma bouche. Ah oui, des fois, il y a des moins jolis (éliminés au premier tour, à peu près), des un peu moins cons (que tu ne verras à peu près jamais à l’image), des gays (qui servent limite de voix off et les lesbiennes auront droit à leurs love stories mais pas les hommes, il me semble).

candidats de téléréalité en couple

(je ne sais pas du tout qui sont ces gens)

Et puis y a Touche pas à Mon poste et ses avatars. Je m’étais dit la dernière fois que les Coucou c’est nous et Cauet de ma jeunesse devaient pas être forcément mieux mais j’avoue que je n’ai ni le temps, ni le courage et surtout pas l’envie de tout remater/écouter pour être la plus objective possible. Il me semble cependant que Hanouna pousse le concept de l’humiliation, de l’humour oppressif plus loin. Je ne reviendrai pas sur son traitement des gays, des femmes, ça a déjà été dit en long, large et travers, je vous laisse cliquer pour en savoir plus si ça vous intéresse. Des « dérapages » avec toujours la même réponse “mais non, on est une famille, c’est pour de rire, roooooooh !”. Alors j’avoue que dans ma famille, on n’a pas trop l’habitude d’aller toucher la bite du cousin ou de l’oncle pour rigoler ni se garnir le slip de nouilles mais je ne juge pas, hein (un peu quand même). Mais cette émission légitime ce qui ne devrait pas l’être en donnant un arme terrible à tous les connards racistes/homophobes/misogynes qui, sous couvert d’humour, vont nous asséner leurs vérités malaisantes à longueur de journée. Et vous savez, chez les esprits les plus jeunes, entendre toute la journée qu’un gay est une “folle” ou que les femmes, ça dit non pour dire oui, qu’on peut insulter les gens parce que “c’est de l’humour”, y a un moment où ça devient dangereux. Qu’Hanouna ait une passion pour exhiber son sexe, ok, rien à foutre. Qu’il le fasse sous le nez ou sur l’épaule de ses employées déjà, gros malaise, ça s’appelle du harcèlement sexuel et c’est puni par la loi (mais comme souvent, aucune plainte…). Qu’il pratique l’humour lourd dans l’intimité de son foyer, auprès de ses potes, ok, on s’en fout. Mais quand il le fait devant des caméras, il légitime. Je passe parfois pour une pisse-froid car je prends mal certaines remarques, je ne ris pas de l’humour oppressif (que je ne trouve que très rarement drôle, déjà, à la base…) mais quand j’essaie d’expliquer, c’est toujours “roh ça va, c’est pour rire !”. Le fait que la personne ait pu blesser quelqu’un avec sa vanne de merde ? Non mais c’est de l’humour, faut rire de tout, comme dirait Desproges. Des excuses ? Ahah, tu rêves. C’est toi qui as pas d’humour, ce serait limite à toi d’en faire…

Humour oppressif

Même les enfants comprennent, pourtant…

Mais surtout, ce qui me choque le plus, c’est la relation très malsaine entre l’employeur et ses employés qui sont obligés de déballer leur vie privée pour un peu d’audience. On se retrouve avec des scènes ahurissantes de demandes en mariage devant “la France entière” avec une femme qui semble plus gênée que ravie (je te comprends, meuf, j’aurais pété un plomb à ta place), des confidences en veux-tu, en voilà, tout est exhibé, donné, disséqué. Mais remettez ça dans le contexte de votre propre emploi. Imaginez que votre patron vous demande de vendre vos intimité, dévoiler vos souvenirs, exposer votre couple juste pour toucher votre salaire à la fin du mois. Vous le voyez, là, le malaise ?

Plateau de TPMP

Et je ne sais pas comment on peut arrêter tout ça. Je parle d’Hanouna et sachez que ce mec me met profondément mal à l’aise car je ressens que c’est quelqu’un de foncièrement mauvais mais c’est juste de l’air du temps. Dans 3 ans max, il sera fini, on en aura un autre à la place. Idem pour la téléréalité, on trouvera toujours des gens prêts à vendre leur âme pour quelques biftons, pour caresser du doigt leur rêve de célébrité. Alors on fait comment pour arrêter ça ? Comment on arrête la télé de merde ? Comment on apprend aux gens que se vider la tête, c’est pas juste regarder du vide nauséabond ? Comment faire comprendre que mater des gens que vous jugez plus misérables que vous ne vous rendra pas meilleurs (au contraire…) ? Et encore, je parle de télé, faudrait aussi voir du côté des comédies françaises et leur humour bien réac et oppressif, aussi…
Y a des jours où je suis un peu fatiguée, en fait.

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La fête, le corps des femmes et les frotteurs

Un dimanche soir de match de foot, programme : pizza poivron chorizo maison (très bonne si vous voulez savoir) et glande à la maison. Parce que je n’aime pas la foule : j’ai déjà stressé un max à Budapest lors de leur qualification à l’Euro avec les bouteilles de bière qui volent mais malheureusement, ce n’est pas le seul danger… Les frotteurs rôdent.

les frotteurs dans le métro

Mais pourquoi ils ont pris un homme Noir pour cette photo ??

La foule est effectivement toujours un grand moment de doute : ce frôlement sur mes fesses, là, c’est un accident ou un fait exprès ? Eviter les contacts est devenu un réflexe surtout que je ne suis pas vraiment aidée par mes attributs féminins proéminents : un peu de monde, des tas de coudes direct dans les seins. Bref, on est toujours potentiellement la proie de gestes déplacés, de tripotages “mais non, je tripote pas, c’est qu’il y a du monde mais c’est pas ma faute”. En cherchant dans les bas fonds du web, vous pouvez même trouver une communauté de “frotteurs”, des mecs qui s’excitent en se frottant aux femmes dans les transports. Charmant n’est-ce pas ? Alors quand une fête se profile, les frotteurs se préparent.

métro foule

J’exagère ? Et bien…

frotteurs-twitter

Voilà. Et on en revient toujours au même problème : la rue est toujours une menace pour la femme. En 2016. Et non, je suis désolée mais l’alcool et la fête n’est une excuse pour rien. Hier, toujours, en traînassant sur Facebook, j’ai vu la discussion lancée par une de mes amies sur les soirées dans les bars de l’Euro et c’est la fête du slip : les mecs se jettent au cou des femmes pour les peloter et embrasser… Femmes qu’ils ne connaissent pas. Mais allez, vas-y, c’est la fête, on est contents, ce n’est qu’un bisou. Heu… non. Mes lèvres, tout comme le reste de mon corps, a tout à fait le droit d’assister à un événement public sans qu’un homme décide d’y toucher pour exprimer sa joie. T’es content ? Ben va faire le tour du quartier en courant, tu vas voir, c’est fun !

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Parce que oui, la fête est toujours quelque chose de menaçant pour les femmes. D’abord parce que l’alcool. Je lisais l’autre jour un très bon article de Scaachi Koul, une Canadienne expliquant qu’elle ne pouvait pas aller au bar sans être guetté par les hommes qui surveillait son taux d’alcoolémie pour l’attaquer quand elle est le plus vulnérable. Et bordel, je ne connais pas une femme qui ne regrette pas légèrement un roulage de pelles ou une coucherie en se disant qu’elle aurait peut-être pas dû autant picoler et céder au monsieur. Ah et si vous n’allez pas lire l’article de Scaachi (ce qui serait dommage), elle donne un petit tip : si l’homme vous propose un verre, demandez-lui de vous payer quelque chose à manger plutôt, pour voir. En gros : veux-tu me payer quelque chose pour m’être agréable ou veux-tu me saouler encore plus ? Bref, filles un peu vulnérabilisées par l’alcool, mecs qui ne se rendent pas compte qu’ils outrepassent les limites (ou prétendent ne pas se rendre compte à cause de l’alcool), déjà, ça ne finit pas toujours bien. Le pire avec l’alcool ? Un mec bourré qui tripote, on va lui accorder des circonstances atténuantes : il est saoul, il se rend pas compte… alors qu’une femme saoule qui se fait emmerder, on lui dira que c’est quand même un peu sa faute, elle n’avait qu’à pas boire aussi

fillesaoule

Et puis y a la foule, la masse. On croit qu’il ne peut rien se passer avec tous ces gens autour mais c’est précisément l’inverse: service de sécurité débordé, difficile de voir qui fait quoi, de façon consciente ou non.

Revellers celebrate the start of the San Fermin festival in Pamplona July 6, 2013. The beginning of the festival, known as the Chupinazo, was postponed for 20 minutes while authorities removed a Basque flag hanging in front of the town hall. The annual San Fermin festival, famous for the running of the bulls event, started on Saturday and runs until July 14.    REUTERS/Eloy Alonso (SPAIN - Tags: SOCIETY)

La foule est hélas un danger pour les femmes. En France, en Allemagne, partout, parce que certains pensent que la fête est une excellente occasion de serrer les meufs… dans tous les sens du terme. Alors que non : l’euphorie ne nous donne pas forcément envie de coucher avec vous, l’euphorie ne vous donne certainement pas le droit de nous toucher pour “fêter ça”. Au pire, tapons nous dans les mains, c’est bien, ça, se taper dans les mains. J’aimerais tellement que mes amies puissent aller dans les bars et les fanzones sans être en danger en aucune façon, sans risquer de tomber sur un frotteur ou un manipulateur qui va espérer que la fête va accroître leurs chances de coucher. Laissez-nous kiffer la vibe…  à distance raisonnable. Et ne croyez pas que les frotteurs ne sont que des personnes issues de minorités, des migrants sans éducation, des terroristes qui en veulent à la liberté de la femme. De mon expérience perso, les frotteurs sont de toutes origines, géographiques ou sociales. Tristement universel.

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Un plan cul, pourquoi ?

Depuis quelques années, le plan cul semble avoir été érigé en Must do de la coolitude : si t’en as pas, c’est que tu es très très coincé du cul. Dérogation spéciale aux couples monogames et encore que… Sauf que le plan cul, ce n’est pas fait pour tout le monde. Ou plutôt : y a des moments dans la vie où ce n’est pas forcément une bonne idée.

plan cul

D’abord, il faut l’envie, la vraie. Il ne s’agirait pas d’aller fricoter avec un-e inconnu-e parce que vos amis vous ont conseillé de le faire ou parce que vous avez besoin d’oublier quelqu’un. Soigner le mal par le mal est toujours une mauvaise idée. Parce qu’autant le plan cul, ça peut être un moment sympa et détente, autant ça peut virer à l’ennui ou, pire, au dégoût de soi.

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Et puis il ne faudrait pas se mentir. On ne se lance pas dans un plan cul pour trouver l’amour, ça n’arrive que dans les films… Et ok un peu à moi mais avec le recul, est-ce que Victor était réellement mon plan cul ou juste mon petit ami que j’assumais pas. Enfin, je j’assumais pas l’engagement, hein, lui, ça allait. Bref pour 3 histoires de « ils étaient amants, ils sont tombés amoureux », vous avez 10 « ils étaient amant, il-elle est tombé-e amoureux mais pas l’autre », 140 « ils étaient amants et sont devenus potes » et 580 « ils étaient amants, ils ont arrêté, ils ne se voient plus ». Donc bon, si vous cherchez l’amour, ne prétendez pas chercher juste du sexe. Et si votre crush absolu n’a rien de mieux à vous proposer… Ben pourquoi pas mais attention à ne pas vous emballer.

crush

Le plan cul, c’est un gin tonic avalé en terrasse en bord de mer : ça pique comme on aime, ça fait du bien, ça détend et ça vide la tête. Les chanceux-ses pourront même tomber sur un plan cul câlin pour avoir la jouissance et la tendresse mais comprenez bien que ce gin tonic en terrasse n’a pas vocation à durer toute la vie. En 2016, je vais toujours plus loin dans la métaphore.

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Bref, le plan cul n’est pas le passage obligé de tout célibataire cool. Vous n’en avez pas très envie ? Et bien, j’ai envie de dire que c’est comme l’alcool : se forcer n’est jamais une bonne idée. Même pour un gin tonic en terrasse en bord de mer.

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Blogueuse depuis 2005, moi, monsieur !

Et voilà ! Aussi fou que ça puisse (me) paraître, ce blog a donc 10 ans. Et comme je suis une fana des bilans, celui là s’imposait parce qu’il y a 10 ans, alors que je fumais sur le balcon d’un immeuble du 9e arrondissement, je n’imaginais pas qu’en ayant cette idée, j’allais juste changer ma vie. Sans exagérer.

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Vous pouvez acheter ces cuillères sur une boutique Etsy, cliquez sur l’image pour vous y rendre.

 

Le blog, lanceur de carrière

Il y a 10 ans, j’imaginais qu’aujourd’hui, je serais journaliste. Je n’avais pas la moindre idée dans quel canard, tout m’intéressait potentiellement. Raté, j’ai quitté cette voie sans issue pour moi pour emprunter l’autoroute du marketing. Mon premier poste, il y a maintenant 8 ans, je l’ai en partie grâce à mon blog et ma connaissance de l’animation de communauté. Depuis, j’ai grandi, j’ai enchaîné quelques CDI pour finir aujourd’hui consultante social media senior dédiée à la stratégie dans une big agency. En positif, je gagne bien ma vie et je peux faire plein de voyages. En négatif j’ai un langage insupportable, sorte de franglais sans queue ni tête pour les profanes. Mais cette carrière m’a cependant permis d’améliorer mon anglais. Aujourd’hui, j’approche de la fin d’un cycle, j’attends d’avoir une épiphanie sur ma prochaine carrière, je ne suis que doute.

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j'aurai fini de jouer avec mes photos

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j’aurai fini de jouer avec mes photos

 

Le blog, facteur social

Bien entendu, le blog m’a permis de faire des rencontres, des connaissances devenues des ami-e-s proches, mes meilleurs amis. Pour vous situer, parmi les 6 personnes que j’ai conviées à mon anniversaire, j’en connaissais 4 direct via le blog. Il y a aussi Tatiana/Goldie que je n’ai pas rencontré via le blog mais cette expérience commune nous a certes rapproché. Je dois également à ce blog quelques histoires de fesses et même un peu plus. Parmi la liste de mes ex officiels, il y en a au moins 4 que j’ai rencontrés par ici (tiens, c’est drôle, deux fois que le chiffre 4 ressort). Je me suis fait plein de camarades dans ses colonnes, certains sont restés, d’autres sont repartis, on ne change pas tous de la même façon, on n’a pas toujours les mêmes ambitions, c’est la vie. J’avoue qu’avec le recul, je ne regrette in fine personne.

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La plongée

Ah oui, ça, c’est un des trucs essentiels, je crois. Je dois effectivement la pratique de la plongée à ce blog. Je vous raconte, tiens. Fin 2009, j’écris un article sur les difficultés de faire des rencontres amoureuses dans la vie. Je suis alors contactée par Camille (ex rue 69, actuelle Sexpress) qui me dit que si je veux, il/elle peut me présenter quelqu’un. Me voici donc embarquée pour un dîner chez une personne que je ne connais pas qui va jouer les entremetteurs/euses. Durant la soirée, je discute de mon baptême de plongée en Martinique et explique que j’aimerais bien en faire. Ni un ni deux, Camille décroche son téléphone et appelle un de ses amis qui plonge justement. Bon ben me voilà au pied du mur. Pour finir l’anecdote, cet ami, c’était Amant Chouchou devenu ensuite l’Amoureux puis l’Ex. Et c’est à la plongée que j’ai rencontré Anaïs aussi.

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Le bébé

Alors ça, pour le coup, c’est mon “coup de maître”, j’ai envie de dire. Ce blog a permis la naissance d’un bébé. Alors pas de moi, je n’ai pas caché de grossesse hein mais 2 de mes lecteurs se sont rencontrés dans des fils de commentaires, une idylle est née. Presque 9 ans plus tard, ils viennent d’avoir un enfant. Bon, il y eut aussi quelques coucheries entre lecteurs à l’époque où on squattait les commentaires mais vous imaginez, ce blog a permis la vie. Rien que pour ça, cette aventure valait le coup.

Oui bon, ok, ça, c'est le poing de mon neveu...

Oui bon, ok, ça, c’est le poing de mon neveu…

 

Mettons aussi deux ou trois points négatifs histoire que le bilan soit complet

Les haters

Bon plus le temps passe et plus le pluriel me semble abusé, il me semble que je suis toujours la “victime” d’une seule et même personne qui s’amuse à changer de style pour m’agresser, jouant tour à tour le mec hyper lettré ou le débilos qui fait des fôtes. Mais les agressions sont globalement les mêmes, je vous renvoie à l’article sur le sujet, il a aussi une certaine obsession pour ma soeur (?), se persuadant que j’envie sa vie et que je morfonds sur la mienne en comparaison. Je ne sais pas bien d’où il tient ça parce que bon, je peux éventuellement envier sa carrière, oui, surtout à l’époque où, moi, j’étais au chômage mais sa vie matrimoniale… J’adore mon neveu, je suis heureuse quand je m’en occupe mais j’ai trop envie de voyager pour me reproduire, actuellement. Bref, ça doit bien faire 9 ans que le mec vient troller ici et j’avoue que ça continue à me dépasser, je ne comprends pas ses motivations, surtout que je ne publie pas ses commentaires. On pourrait y voir une volonté de me blesser mais quand le mec se met à répéter à longueur de comm que j’avais été virée de Pubilon et que je mentais, je vois pas comment quelque chose que je sais être faux sans aucun doute possible peut m’atteindre.

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La blague est cependant allée assez loin et quand j’ai vu un blog parodique (un morceau de poésie tout à fait charmant) du mien publier ma photo sur une pierre tombale, ça a fini au commissariat.

Je reste très circonspecte sur ce phénomène de hating. Je ne parle pas que de mon cas (même si à mon niveau, c’est encore plus incompréhensible vu que je ne représente rien, je ne gagne aucun argent avec mon blog donc je ne peux susciter aucun sentiment de jalousie, il me semble), il semble de bon aloi de se réunir en troupeau de hyènes pour vomir sur les autres, ceux qu’on a choisi pour cible. Du genre les blogueuses mode ou les hipsters, les vegans et autres… J’avoue que sur ce point, j’ai même été cruellement déçue de voir que certaines personnes que j’estimais ne pouvaient s’empêcher de mordre les chevilles de leurs victimes dès qu’elles passent à portée. Mais payez vous une vie, putain !

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Pas le livre

Ca, c’est le gros raté de ce blog, je dois l’avouer. En 2006, j’avais été contactée par deux éditeurs pour écrire un livre tiré de mon blog, je n’ai pas écrit une seule ligne de cette adaptation. A ma (très légère) décharge, ces propositions sont tombées à un moment de ma vie où j’allais très mal, j’étais engluée dans une vie faite d’inactivité totale (coucou le chômage), de coeur brisé et de beaucoup trop d’alcool. Aujourd’hui encore, quand je repense à ce moment de ma vie, je me sens mal à l’aise. Mais j’ai loupé le coche et franchement, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai longtemps attendu qu’on vienne me chercher, je n’ai jamais bien travaillé mon sujet et toutes les portes que ce blog auraient pu m’ouvrir, je les ai refermées.

venise

Mais rien n’est inéluctable alors peut-être que… Non, pas maintenant, cet article est bien trop lu, je vous parlerai de ma vision du blog lundi, promis.

En tout cas merci à vous, les fidèles et les occasionnels. Vous m’avez apporté bien des choses, plus que ce que j’aurais cru quand j’ai commencé cette aventure il y a 10 ans.

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Sexy smoke

Résumé des épisodes précédents : motivé à l’idée de trouver l’amour, vous avez choisi de vous inscrire sur un site de rencontre. Mais avant d’accéder à la liste des célibataires avides de vous rencontrer, vous devez franchir un certain nombre d’épreuves : trouver un pseudo, les bonnes photos, répondre à des questions bien indiscrètes sur votre taille, votre poids, votre profession et vos revenus, vos loisirs, votre éventuelle descendance… Et ca continue, vous vous demandez si Meetic, c’est pas la vitrine officielle des RG, à force. Maintenant, examinons la question suivante : tabac, drogue, alcool. Oh oh…
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Est-ce que je bois ? Est-ce que je fume ? Des cigarettes qui font rire ? Evidemment, je connais la réponse mais dois-je mettre en avant dès le départ que je taquine de temps en temps la bouteille parce que, sincèrement, un Daiquiri ou un Chinon, ça fait plaisir. Mais bon après, je bois quasi jamais toute seule (sauf un petit grog de temps en temps quand il fait froid et un petit verre de Martini après une très dure journée mais en ce moment, ça va, mes journées sont plus douces et le vrai froid toujours aux abonnés absents alors bon…). Non parce que bon, je suis certainement une légère alcoolique mondaine comme nous le sommes tous mais pas de quoi s’inquiéter non plus, hein… Et la cigarette ? Dois-je annoncer clairement la couleur ? Sachant que bon, si je peux faire semblant de pas fumer pendant quelques rendez-vous, à un moment, ça va plus être tenable.
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Certains décident donc de l’assumer et l’affichent dès la photo de profil : azy que je me mets une photo de moi visiblement torché, une bouteille à la main ou noyé dans un fog cancérigène. Et là, je me dis que c’est quand même un peu too much. Oh oui, les volutes de fumée bleue, c’est sexy, c’est mystérieux, un peu comme James Dean à l’époque… A l’époque où on n’avait pas la notion de cancer du poumon et tabagisme passif. Puis pardon mais ta sexy fumée bleue, t’es prié de la laisser hors de chez moi, ça pue. Quant à ton alcoolisme, ça me gêne pas tant que tu restes à « joyeux luron ». Là, rien qu’à voir ta photo, le curseur est plus entre « gros lourdingue » et « a vomi dans tes toilettes ». Quant à la drogue : pour la partie cigarette qui fait rire, cf phrases sur le tabagisme ci dessus (on fume pas dans mon appart, sauf à la fenêtre, et c’est non négociable) et pour les drogues plus dures, passé un certain âge, je trouve ça un peu ridicule en fait.

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Bon, alors, on assume ou pas ? Vous avez envie d’arrêter la picole et la clope ? Profitez-en pour affirmer sur votre fiche que non, vous n’avez pas ces vices. Mais soyez bien sûr de votre coup. C’est toujours pareil avec les mensonges : le plus dur, c’est pas de les dire mais de les tenir.

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La pire semaine de l’année

En fait, il y a en a 2. Traditionnellement, la semaine pré vacances, quel que soit sa date, est toujours dense vu qu’il faut boucler tous les dossiers en cours. Pas possible de se dire « bof, je finirai lundi » vu que lundi, vous ne serez pas là pour terminer votre truc peinard. Vendredi, c’est la deadline ultime, aucun délai supplémentaire.

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Et puis vous avez la semaine du 20 décembre qui n’a comme équivalent que celle du 30 juin car là, c’est la double combo : toi, tu pars et tes correspondants aussi. En gros, faut tout boucler avant les vacances de Noël ou d’été, ces parenthèses enchantées du monde du travail où il ne se passe plus rien. Période où j’adore bosser car on est tranquille et que les journées peuvent vraiment faire les 7h30 qu’elles sont censées faire. Non parce que là, quand je remplis mon timesheet, je me rends compte qu’une journée normale pour moi (9h30-19h à peu près) dépasse les 7,50 de travail effectif. Je devrais me casser à 17h30 tous les jours. Bref, je m’égare. Donc nous voici dans la pire semaine de l’année, celle où l’on court comme des petits fous maniaco-dépressifs pour cocher tous les points de notre to do list, créature fantastique qui, telle l’hydre, voit ses membres repousser au fur et à mesure que tu les coupes. En somme, tu coches fièrement une tâche accomplie, tu en ramasses deux de plus. Raaaaaaaaaah, laissez-moi !

hydre

Je cours, je cours. La semaine du 20 décembre a ça de particulier qu’en plus, on est en fin d’année donc passablement claqués et je vous parle même pas de la météo, irrémédiablement dégueulasse. J’arrive le matin, la tronche en biais et la coiffure alternative, encore prisonnière des vapeurs du sommeil, j’ouvre ma boîte mail et là… avalanche de messages dans ma gueule, c’est le bal des points d’exclamation rouges. « Nina, peux-tu faire ça, c’est urgent ? ». Oui mais un peu comme tout ce qui a dans ma to do list. On se frotte les yeux, on checke tout ce qu’on a à faire, on priorise et on se lance dans l’arène. Par le pouvoir ancestral du powerpoint et excel, je vais te massacrer, tâche ingrate ! J’aligne les préz’, les bilans, statistiques de ci ou de ça, planning édito. Mes doigts s’agitent frénétiquement sur le clavier, une goutte de sueur se forme sur ma tempe. J-5, J-4, J-3, J-2… et ne traîne pas car le client ne se tapera pas une nocturne la veille de ses vacances pour te valider un truc. Les horaires s’étirent, tu ne voies plus le jour. De toute façon, la vie privée, ça sert à rien.

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Le téléphone sonne, les mails pleurent, tu sens tes nerfs en pelote, tu sens que ça va sortir, que tu vas répondre agressivement à quelqu’un qui va te demander un énième truc urgent de façon un peu sèche parce que là, quand même, tu manques un peu de réactivité…Là, tu lèves les yeux et vois loin, très loin au dessus de toi la surface de l’eau. T’irais bien donner un coup de pied pour la rejoindre mais tu as dans les bras une enclume qui t’entraîne toujours plus profond.A un moment, c’est la panique, le manque d’air, le ras le bol. Tu es envahi par la sensation que tu n’y arriveras jamais. Et la tentation de tout laisser tomber et d’envoyer quelques personnes aller se faire foutre cordialement te saisit. Après tout, eux aussi seront en vacances vendredi, on devrait tous se faire des bisous et s’envoyer nos voeux pour cette douce trêve plutôt que de se hurler dessus parce qu’il faut boucler les dossiers. Après tout, ils seront toujours là le 2 janvier, ces foutus dossiers.

Female Office Worker

Vendredi soir, vers le 20 décembre, tu mets le point final à ton dernier dossier que tu envoies avec fierté et soulagement. Après avoir perdu 2 ans d’espérance de vie dû à une forte tension et l’absorption de substances en tout genre pour pas péter un plomb (café, alcool, tabac, shit, lexomil… choisis ton camp camarade… Mais prends pas tout ça, petit conseil de tatie Nina), enfin, tu atterris en douceur, tu trônes fièrement sur l’amas des cadavres des tâches accomplies. Tu as gagné. Et tu pars en vacances, les vacances les plus épuisantes de l’année.

Tu dormiras l’an prochain.

En attendant, moi, je pars pour un long week-end de Noël dans mon sud, bisous bisous !

ciao-pingouin

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On augmente les clopes, c’est pour ton bien

L’autre jour, je louche sur un tweet de Michel Cymes, homme qui me fait rire, qui dit à peu de choses près : « c’est bien d’augmenter le prix des cigarettes, ça empêchera les jeunes de fumer ». Je croise deux ou trois autres tweets liant prix des cigarettes et santé alors je me dis que tiens, je vais nourrir le feu du débat.

Passons sur l’augmentation en elle-même, je m’en fiche, pour tout dire. Peut-être que ça me poussera à arrêter, peut-être pas et je me consolerai en disant que, moi, j’aide la France au moins… Faut bien trouver l’argent pour tenter de redresser le navire (déjà que les impôts vont pas me rater l’an prochain)(ça marche plus le plan du pacs qui pète l’année fiscale en deux ?)(enfin, on est déjà en septembre, c’est mort).

Ce qui m’énerve, c’est pas de mettre la main à la poche (je n’ai qu’à m’en prendre à moi-même) mais l’hypocrisie du discours « santé ». Ah oui, tu veux qu’on arrête de fumer alors tu nous prends des sous ? Mais si c’est si mauvais pour la santé, pourquoi ne pas rendre le tabac illégal ?

De façon générale, la liste des produits nocifs pour la santé est longue comme le bras. Et pas un bras comme le mien, je parle d’un bras d’un mec qui ferait deux mètres et qui joue au basket. Le plus facile ? Ben l’alcool ! Et le gras, pourquoi on taxe pas le gras ? La taxe Kinder, personne n’y pense ? Après tout, c’est dangereux pour la santé ! Tout comme les bonbons bourrés de colorants chimiques, acidifiants, solidifiants et d’on ne sait même pas quoi. Si on les augmentait, les enfants auraient moins la possibilité d’en acheter donc leur IMC resterait dans les clous. Puis si les prix étaient fonction de ce qui est bon ou non pour la santé, comment ça se fait que je doive vendre un rein pour m’acheter du bio. Hein ?

Autre exemple (au hasard) : le diesel. Ca pollue et les particules dégagées sont reconnues cancérigènes par l’OMS. Or si je fais un petit calcul basé sur le prix de l’essence moyen relevé à Toulouse le 12/09/12 (enfin, les prix affichés quand j’ai regardé, quoi) : le gazole est à 1.46 le litre contre 1.66 le sans plomb soit 20 centimes de différence. Soit 6 euros de gagnés sur un plein de 30 litres. Tiens, à peu près le prix d’un paquet de clopes. Mais en fait, ça, c’est un pur hasard.

Alors soit, augmentez les cigarettes, après tout, c’est pas précisément la pleine croissance en ce moment et faut trouver de l’argent. La seule chose que je demande, c’est d’arrêter de nous prendre pour des lapereaux en nous disant que c’est pour notre santé. Parce que ça m’énerve et quand je suis énervée… Je fume. Voyez bien que ça marche pas cet argument…

(oui, je mets une photo de lapereau si je veux)

La partie sur le diesel est dédié à Loxy qui avait plein de chiffres sur le sujet mais j’ai eu la flemme de chercher

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Et toi, comment tu consommes ?

Lors de mon séjour à l’Ile du Levant, nous avons eu droit à la projection en avant-première mondiale (ouais, c’était que la 3e fois que le film était diffusé dans tout le monde entier, rep a sa, blogueurs influents) du dernier film de Yann Arthus Bertrand, Planète Océan.

Je passerai outre le personnage de Yann Arthus Bertrand, je n’ai pas très envie de débattre sur lui, d’autant que je n’ai pas de réel avis sur la question. Contrairement à certaines personnes présentes qui ont profité du débat pré film pour soulever une délicate question de posidonie que nous n’avons pas comprise. Pendant le film, ça parle de pêche intensive avec de gros filets qui embarquent tout, y compris les phoques et les dauphins, les requins marteaux éviscérés sur une simple coquille de noix… Sans parler des fermes d’élevage et co. Bref, à la fin du film, avec Anaïs, on se dit qu’on devrait ne plus jamais manger de poisson de notre vie (logique fonctionnant avec la viande au passage).

Petit débat avec des co stagiaires suite au film “si on fait attention à ce que l’on consomme, pourquoi se priver ?”. C’est vrai que psychologiquement, j’ai un peu de mal à me dire que je ne mangerai plus jamais de viande ou de poisson (ou pire de fruits de mer) de ma vie. C’est pas que j’en mange tous les jours, bien au contraire, mais c’est un peu comme l’alcool : de temps en temps, ça fait bien plaisir. Après tout, moins d’un mois plus tôt, on s’enfilait des fruits de mer à Honfleur.

Pourtant, je me dis que continuer à consommer de la viande/poisson n’empêche pas de consommer intelligemment. Du genre quand je vais au supermarché, je fais attention à l’origine des produits, ce qui vaut au passage pour les fruits et légumes. Pas de fraises d’Espagne ou de framboises des Etats-Unis. Idéalement, je devrais ne plus regarder certains produits comme les ananas, grenades et co… Mais si j’en mange raisonnablement, ça va non ? Même si là, ça me pose la question des producteurs locaux. Est-ce qu’en boycottant certains produits, on ne nuit pas aux revenus de populations moins aisées ? Pour le poisson, le problème, c’est qu’en général, la “mauvaise” pêche est plus le fruit d’énormes chalutiers industriels que de pauvres pêcheurs sur leur petite coquille. Quoi que le requin marteau, il n’était pas découpé sur un chalutier, hein… Solution à ce problème : acheter équitable, dans la mesure du possible.

Revenons en à notre poisson. Où j’en mange en général ? A la cantine (tu peux d’ores et déjà abandonner l’idée d’un poisson équitable, c’est du surgelés par lot de 50…) ou au restaurant. Et d’où il vient le poisson du restaurant ? Ben je sais pas…

En fait, ce qui est limite déprimant, c’est qu’on ne se sent pas tellement encouragés dans une consommation responsable. Si tu cherches pas les infos, tu ne les as pas d’office et faut bien scruter les étiquettes. Et puis la provenance du poisson ne dit pas s’il a été péché de façon responsable ou dans un très large filet de pêche qui a ramassé des tas de poissons dont on ne fera rien à part les rebalancer morts à la mer. Je me pose la question de la poule et de l’oeuf : aurons-nous cette information car nous serons de plus en plus nombreux à vouloir être sûrs de bien consommer ou c’est en ayant cette info que nous y serons naturellement plus attentifs ?

Ce serait intéressant d’imposer aux marques un commerce plus juste et équitable, non ?

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Qui qui qu’on invite ?

Le mariage n’est pas que la célébration de notre amour, non, non. Le mariage est d’abord une convention sociale : oublier d’inviter quelqu’un peut déclencher une crise familiale et/ou amicale, une déchirure grave et irréversible. Sauf que ça coûte des sous, les invités et que non, la fille qui était à côté de nous en CE1 et qui nous a prêté unes cartouche d’encre une fois n’est pas un témoin indispensable à notre bonheur.

Qui devons-nous donc inviter ? La famille pour commencer. De mon côté, j’ai deux parents, une soeur et un beau-frère, un presque-frère et sa presque-femme (ils se marient en septembre), 3 tantes, 2 oncles, 6 cousins, 2 cousines, 6 moitiés respectives, 9 petits cousins (Aparté : c’est atroce, je n’en connais physiquement que 5 !). D’ici que j’ai un vrai Jon, je devrais gagner un ou deux neveux ou nièces (hiiiii !) et peut-être un ou deux autres petits cousins. Ça va aussi dépendre du droit à l’adoption des couples homosexuels parce que dans les hétéros de ma famille, hormis ma sœur, y a pas trop d’envie de bébé… Bon ma famille pure, ça fait une quarantaine de personnes, on va en mettre autant pour Jonichou, ça fait déjà 80 personnes. Ploum.


Le problème, c’est que parmi ces 80 personnes somme toute difficilement contournable, il y en a toujours au moins un(e) dont on espère ardemment l’absence. Car comme dirait le poète, on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille… Et on a tous un(e) cousin(e), oncle ou tante pas fin qui finira par vous foutre la honte mais vous sourirez en vous excusant platement auprès des autres invités alors que vous mourrez d’envie de lui planter une ou deux fourchettes dans les yeux. Le cas le plus classique est celui du lourdaud bourré car dans un mariage, l’alcool coule à flot et certains ne connaissent toujours pas leurs limites. Celui là même qui interrompra votre émouvant discours de remerciement par un galant et fort bienvenu « à poil la mariée ! ». Il draguera lourdement les femmes, ira emmerder le DJ pour faire changer la playlist et dans les cas les plus extrêmes, se sera pris une baffe après avoir mis la main aux fesses d’une demoiselle non consentante.


Nous avons également le plaisantin de service (qui peut aussi être bourré) qui confond mariage et one man show, qui nous la joue Jean Dujardin dans le lénifiant « Mariages » (ce film était à chier malgré un synopsis prometteur mais j’ai du mal à supporter Mathilde Seigner et Lio, c’est peut-être pour ça), vous savez genre cynique anti mariage. Celui qui vous saoule toute la soirée à base de corde au cou, début des emmerdes et tutti quanti. Ahahah… Ta gueule.


On a aussi l’accro des bébés, une femme en général, qui considère que puisque vous êtes mariés, vous allez donc procréer. Sauf que pas forcément, ne serait-ce que parce que vous avez envie de profiter de la vie à deux, que vous n’avez pas envie de mélanger vos gènes ou vous avez envie de rentabiliser Gudrun. En fait, peu importe votre corps vous appartient et là, vous avez pas envie de parler couches et allaitement. C’est légitime, j’avoue que ça n’est guère passionnant. Mais voilà, vous y avez droit, vous êtes jeune, fertile (à ce qu’on en sait) et surtout mariée. La sainte trinité de la procréation. Puis merde, si tu te reproduis pas, qui paiera ta retraite, hein ? Hein ?


À propos d’enfants, parlons en. À un mariage traînent toujours quelques chérubins tout mignons gniiiiiiiii. Oui, sauf que les enfants ont une patience à leur échelle : minuscule. Alors que vous écoutez votre magnifique quatuor à cordes la main sur le cœur et les larmes aux yeux, un étrange son discordant s’élève « PATAPATATAPAAAAA! » parfois suivi d’un « keuf keuf bouuuuu… Ouiiiiiiiiin ! ». C’est un fait, les enfants se foutent de l’incroyable magie romantique de votre mariage, ils expriment quelques besoins vitaux (pipi, faim, sommeil) ou tout simplement leur ennui. En tant que mariée extrémiste, je souhaite donc mettre en place un système de garde pour les petits car entre ceux qui chouinent et leurs parents qui se focalisent sur leurs mini mois beuglards, la cérémonie devient un vrai bordel. Déjà qu’ils vont courir partout pendant le vin d’honneur…


Et les amis ? Bon, c’était fatigant de faire la liste famille, on s’occupera des amis la semaine prochaine !

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Tout ça ne nous dit pas quand…

On veut se marier, c’est une bien belle intention mais voilà, il faut choisir une date. Comme Météo France ne nous donne pas la couleur du ciel un ou deux ans à l’avance, va falloir miser sur la chance et un choix judicieux de date. Parce que mariage pluvieux, mariage heureux… Mon cul ouais ! Quand t’as de la boue jusqu’aux genoux et que ta robe blanche est désormais un massacre, c’est pas un dicton à la con qui va te consoler.

Pour limiter les risques, la plupart des couples ont la bonne idée de choisir juillet et août comme ça, le soleil est là. Bonne idée sur le papier mais :
– la plupart des gens prenant leurs congés en juillet et août et ça ne leur fera pas forcément plaisir de passer deux ou trois jours de moins à la Grande Motte pour venir assister à la célébration de votre bonheur.
– en été, il fait chaud, oui, mais par le jeu joyeux de l’évaporation, des nuages et du cycle de la nature, en été, il peut pleuvoir. Fort. Très fort. Avec orage et tout. Moi, j’aime bien les orages dans l’absolu mais je suis pas sûre que ce soit le cas de tous les invités. Spécifiquement celles en petites robes bretelles minuscules qui se les gèle méchamment.
– à propos de chaleur, en juillet/août, ça peut être torride… Un peu trop. Les invités, desséchés au bout de tout le cérémonial risquent de se jeter sur le vin d’honneur. Or selon la formule mathématique des soirées d’été, chaleur+alcool = ivresse. Or l’alcool ne rend pas toujours fin et spirituel… Bien au contraire.
– tout le monde de mariant en juillet/août, ça peut être vite la galère pour trouver une salle. Sans parler du fait que vos invités peuvent aussi être conviés à une autre noce. Oui, ça m’est arrivé…

Je suis plus favorable à un mariage de printemps ou d’automne. Surtout si on reprend mes délires de mariage en forêt : au printemps, on est en pleine renaissance de la vie et en automne, la nature s’embrase… Est-ce que c’est pas un peu magnifique ? Alors disons on pourrait sélectionner avril, mai, juin et septembre. On est large.

Sauf que nous revoilà avec les histoires de congés. Avril, mai, c’est Pâques, l’ascension, les 1 et 8 mai… D’un côté, ça fait un week-end de trois ou quatre jours, donc bien pratique pour faire la fête mais on n’est à jamais à l’abri de boudeurs qui auraient préféré partir en week-end à l’étranger ou Dieu seul sait où…

Oui sauf qu’à vouloir arranger tout le monde, on ne s’en sort plus. Parce que tu comprends, les ponts, les rtt, le bac ou le brevet, la rentrée des classes… Oui ben pardon mais moi, je me marie et ça n’arrive qu’une fois dans la vie (normalement). Alors pardon mais ton week-end à Amsterdam, Zagreb ou St Petersbourg, il attendra. Parce que le musée de l’Ermitage, tu peux le visiter tous les jours alors qu’assister à la célébration de mon bonheur matrimonial, non, c’est qu’une fois dans la vie (toujours normalement).

Alors juin ou septembre ? Juin, les jours sont plus longs, c’est juste avant l’été, le beau temps revient… Quoi que les dernières années nous ont démontré que le beau temps préférait poser ses valises en septembre puis les gens sont encore bronzés donc plus beaux et ravis de ce petit week-end au goût de vacances. Ouais, septembre, c’est cool. Au pire, les gens prendront leurs bottes en caoutchouc. C’est cool un mariage en bottes en caoutchouc !

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