FAI, c’est l’ennui

La Nina 2.012 a des priorités dans la vie du genre : voyager. Partir, partir… J’ai trop attendu pour voir le monde, enough is enough quoi ! Sauf que bon, si les voyages forment la jeunesse, ils creusent le compte en banque. Bref, il me faut des sous donc haro sur les dépenses inutiles.

Relevé de compte bancaire, étudions ça de près. Déjà, je me félicite d’être passée chez B&YOU, ça me fait facile 50€ d’économie. Mais je tourne, je vire : entre mon loyer, mes impôts (mensualisation powaaaaa), électricité, Internet, téléphone, salle de sport, spotify, le nouvel obs, mes prélèvements épargne, le budget bouffe+loisirs hebdo, je flirte avec les 2000 € de budget… Bordel, trop trop cher. Reprenons et éliminons.

Première éliminée : la little box. 13 € pour des produits que j’utilise pas, non. Désabonnée. Le nouvel obs que je lis pas, je renouvellerai pas, ça me fera 10 € en moins. Ma mutuelle perso… Depuis ma rage de dents inter-contrat, j’ai peur de la lâcher même si elle me coûte bonbon. Et puis, tiens, pourquoi Neuf ils me piquent 60€ mois, c’est bimensuel ? Ah non. Houla, problème.

Oui, je me suis abonnée à des bouquets de chaîne et à Canalplay infinity mais pour si cher que ça ? Je suis sûre que je paie pour des chaînes que je regarde même pas ! Je décide donc de faire un point mais une fois sur le site Neuf, impossible de récupérer le mot de passe que je n’ai peut-être même jamais eu. Et ce depuis 15 jours…

Alors je me dis que, tiens, je pourrais voguer vers d’autres cieux comme Bouygues ou Orange (non, plus jamais Free, trop de mépris du client). Peut-être même qu’ils ont AB1 gratos… Sauf que j’y pense et une vague terrible me submerge. Reprenons.

Quitter son FAI, c’est s’emmerder à renvoyer sa box. Déjà bof. Mais surtout, c’est ne plus avoir le web et la télé pendant plusieurs jours. Autant la télé, je survivrai, autant le net ça fait chier. Oui je passe mes journée dessus vu que je suis une joyeuse travailleuse du digital mais j’ai pas la même utilisation au boulot que chez moi. Oui, c’est en général assez rapide et j’ai qu’à lire en attendant mais quand même… Bref, changer de FAI, c’est pas comme changer d’opérateur mobile où la portabilité du numéro rend l’opération simplissime à partir du moment où on n’oublie pas de désimlocker son téléphone. Donc ne pas faire comme moi, incorrigible étourdie…

Du coup, je me demande qui change de FAI en dehors de ceux qui déménagent. Et n’est-ce pas cet aspect contraignant qui poussent ces dernières à ne strictement rien faire pour leurs clients. J’ai la même box depuis 4 ans alors qu’ils en sortis 2 ou 3 depuis. À l’époque où j’étais chez free, ils préféraient m’envoyer une demi-douzaine de prises électriques plutôt qu’une freebox. Mes parents sont restés des années à payer plein pot pour leur abonnement Adsl de 512 k… Youpi…

Du coup, je vais étudier ça de près et peut-être faire le grand saut. Parce que 60 €/mois quand je suis chez moi de 22 à 9h en moyenne (et que je dors dans ces zones là). Ça fait un peu chier.

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En province, on a même l’électricité !

Petite, j’étais une grande publivore devant l’éternel, hors de question de me coucher sans avoir regardé la page de pub de 20h30. Depuis, j’ai grandi et je trouve plus d’agacement que d’émerveillement dans ces satanées pages de pubs. Et ce qui m’horripile le plus ? L’image de la province.


J’ai beau être parisienne depuis bientôt 4 ans (quand j’y pense, c’est fou !), je continue à expliquer à tous les gens que je rencontre que je viens du sud. Et la plupart me répondent : « ah bon ? Et l’est où ton accent ? », ce qui me donne envie de pleurer car mon accent du sud ouest était un facteur sympathie indéniable. Maintenant, on ne me demande même plus d’où je viens, je trouve ça d’un triste. Mais bon, je garde ma fierté de fille du sud ouest, je suis contente quand on vent des Airbus, que les équipes de rugby de pas loin de chez moi gagnent des matchs, que plein de Toulousains soient en équipe nationale de rugby et je serais presque émue de savoir que Toulouse (le Téfécé, comme on dit) a battu Bordeaux en foot si je ne détestais pas ce sport. Enfin, ok, c’est pas le sport en lui-même que j’aime pas, c’est tout ce qu’il y a autour.

Alors forcément, quand je vois ma région réduite à des images d’Epinal, je grince des dents. Souvenez vous la pub Rondelé avec Maïté et ses copains qui parlent des bonnes choses et notamment cette bonne femme en tablier immaculé et chignon strict genre « paysanne du XVIIIe siècle dans l’imaginaire collectif » qui ramasse des herbes en les disposant dans son beau panier en osier en disant « la ciboulette, peut-être… ». Alors déjà, j’ai beau ne pas être un as du jardinage, je SAIS que l’herbe et la terre, ça ne va pas du tout de pair avec un tablier blanc. A l’époque, je me demandais où se passait la scène car en France, en vrai, personne ne va ramasser la ciboulette avec un beau tablier démodé et un panier en osier bien garni.

 

Nouvelle pub qui me fait hurler, celle de la twingo XV de France (ou rugby, je ne sais trop) où on voit une classe de crétins qui répètent en imitant l’accent du sud « Engtre lé PERcheeeeeeuh ! ». Alors déjà, en temps qu’ex stagiaire en journalisme rugbystique, on dit rarement « entre les perches », la plupart des journalistes restent avec le « entre les poteaux ». Mais surtout, je suis étonnée que les publicistes parisiens qui ont une si belle image de la province (le Parisien qui « apprend » le provincial avec l’accent, pardon mais ça me fait hurler) n’aient pas tilté qu’il y avait aussi des équipes de rugby hors sud ouest. Y en a aussi dans le sud est et même deux en région parisienne qui évoluent en professionnel (le deuxième, c’est le Racing Metro 92). Plutôt que de mal imiter notre accent et mettre en avant un vocabulaire rugbystique peu usité, ils n’avaient qu’à faire appel à des joueurs de la région, tiens. Ah, c’est sûr, c’est plus cher mais ça m’aurait un peu moins énervée car dès que je vois la couillasse à la télé qui commence à répéter toute fière
« engtre lé PERcheeeeeeeuh ! Engtre lé PERcheeeeeeeeeuh ! », j’ai envie de l’attraper par les cheveux, la jeter par terre et lui donner des coups de pied en lui expliquant que dans mon pays, personne ne parle comme ça en vrai.

Et je suppose que nos amis du Pays Basque doivent aussi être fatigués par le pépé qui « goss goss » avec sa patate ou, à l’époque, la sale gosse qui répétait du basque quand on lui servait du Ossau Iraty.


Parfois, quand je vois la province qu’ils nous sortent dans les pubs, je me demande s’ils ne sont pas allés tourner leur film dans les régions rurales du fin fond de la Chine. Parce qu’à Toulouse, par exemple, on a quand même l’eau et l’électricité courantes, on a même l’ADSL et nous, en plus, on construit des avions ! Alors la province d’un autre siècle, ce serait bien d’arrêter un peu de nous la servir.

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J’ai trouvé pire que la SNCF-RATP : free

Vous le savez, la SNCF-RATP et moi, on est pas potes. Mais j’ai trouvé pire et finalement, là, je me dis que la SNCF, c’est pas si mal. Même que mercredi soir, je suis arrivée à Paris à l’heure. Contrairement à Anthony qui, la veille, est arrivé avec une heure et demie de retard. Donc pour que je trouve que free est encore plus lamentable, imaginez le niveau qu’ils peuvent atteindre.
 

Souvenons-nous, cet été, la freebox était morte et j’avais souffert un calvaire pendant 3 semaines à attendre désespérément un putain de bloc alimentation de mes fesses. Depuis, j’avoue que mon adsl ne galope pas. Le wifi ? Un vieux souvenir. Mais depuis trois semaines, ce (putain) boîtier (de mes fesses, toujours) a décidé que c’était rigolo de se réinitialiser et plusieurs fois par soirées, histoire de me faire criser. L’autre soir, je discute avec un pote sur mon canapé, donc j’utilise pas ma free et là, je remarque qu’à la place de l’heure, j’ai le serpentin. Ah, en fait, elle bugue même quand je m’en sers pas, intéressant. Bon, à mon retour de vacances, j’agis.

Retour de vacances. Mercredi soir, je rentre, je trafique puis je m’assois à mon ordinateur. Ma freebox dit qu’il est 8h56 (alors qu’en vrai, c’est 23h48, je viens de le voir sur mon réveil). Ok… Je débranche, rebranche mais là, je sais que ma freebox arrive en fin de vie, je dois agir. Jeudi, avant de partir du boulot, j’appelle donc free et je leur raconte mes soucis.

« Ok, votre freebox est éteinte là.
– Heu… C’est pas normal, elle marchait quand je suis partie ce matin.
– Et là, elle affiche quoi ?
– Je sais pas, je suis pas chez moi.
– Mais elle affiche l’heure ?
– JE SAIS PAS, JE SUIS PAS CHEZ MOI ! »

Ouais, ok, je m’énerve. Donc il veut me refiler un nouveau bloc alimentation donc je lui raconte que ça ne sert à rien vu que la dernière fois, ça n’a pas vraiment réglé le problème mais si, le mec m’en envoie un quand même. Mais moi, je veux un nouveau boîtier ! Ah oui mais non mais faut envoyer un technicien. Je demande le créneau entre 8 et 10h parce que je travaille quand même, aussi et je vais pas prendre un RTT pour ça non plus. Je m’énerve un peu vu que le mec comprend rien à ce que je lui dis et ça finit par un « un technicien va vous appeler pour prendre rendez-vous, au revoir ». Ouais, c’est ça, envoie moi chier l’air de rien, on te dira rien, du con.

Je rentre chez moi, freebox en train de faire le serpentin, comme je l’avais pressenti. Je débranche et rebranche. A chaque fois, j’attends le moment où ça va claquer pour de bon. 20h30, téléphone. Ouais, j’ai des amis. Un numéro en 01 que je connais pas. Huuu ?

« Allo ?
– Marc de free, je vous appelle pour qu’on prenne un rendez-vous. Alors je peux vous proposer le 09 janvier entre 10 et 12 heures.
– Non, je travaille, j’ai dit à votre collègue que c’était avant 10h. Après, je travaille.
– Ah oui mais dans votre secteur, c’est entre 10 et 18 heures.
– Non mais je travaille, j’ai pas de jours de congés, c’est pas possible.
– Et personne ne peut être chez vous à votre place ?
– Ben, non, mes amis travaillent aussi ?
– Un voisin, une concierge ?
– Non, je connais pas mes voisins et y a pas de concierge dans l’immeuble.
– Très bien alors je note que nous n’avons pas pu prendre rendez-vous, au revoir. »

Non mais je rêve là ! J’ai beau expliquer que ma box est morte et qu’il faut la changer mais parle à mon cul, ma tête est malade. Surtout qu’on les connaît, ils disent entre 10 et 12h, ils viennent l’après-midi. Et le pire, c’est que c’est limite si je me fais pas engueuler parce que je n’ai pas de créneau disponible aux heures de bureau (c’est dingue, non ?) et que j’ai personne pour me rendre ce service. Ben ouais, on a tous des amis inactifs et voisins dans la vie. Les seuls amis inactifs que je connais, ils habitent à l’autre bout de la petite
couronne, je vais pas leur demander de venir, ce ne serait pas correct. Alors oui, j’ai des RTT, 9 par an, et ça me fait chier d’en cramer un pour ça. Et encore j’ai de la chance, j’ai des RTT, là, parce que dans mon ancien boulot, j’en avais carrément pas.

Donc maintenant, je fais quoi ? Ben, je vais devoir prendre un RTT pour ça, je n’ai pas le choix. Même chez France Telecom, ils proposaient des visites entre 8 et 10 heures ! Moralité : quand je déménagerai (si, si, ça arrivera un jour), je changerai d’opérateur. Vicky est chez neuf et elle en est très contente, je pense que je vais l’imiter, sur le coup. Du coup, lecteur, si tu comptais aller chez free, sache que tant que ça marche, tout va bien. Mais à la première merde ben débrouille toi tout seul parce qu’avoir un rendez-vous avant le taf ou même après, c’est carrément mission impossible. Finalement, les modems 56k, c’était lent mais au moins, ça marchait.

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La folle vie sociale de Nina

Tiens, si je racontais un peu ma vie pour changer (mouahahahah). La semaine dernière, je suis sortie quasiment tous les soirs, ce qui fait plein de choses à raconter. Pour faire un article un tant soit peu cohérent, je vais vous le faire jour par jour. Ouais, une sorte de liste mais moins fouillis que celle du samedi. Et là, je parlerai pas de pantalon qui tombe.

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Lundi : Soirée avec Lucie, de passage sur Paris. Ca fait du bien de se retrouver face à face après quasi un an sans se voir mais c’est comme si on s’était quittées la veille. Elle n’est pas heureuse sur son île et ça me navre. De façon complètement égoïste, j’aimerais qu’elle puisse revenir vite en métropole car on pourrait se voir plus souvent. Mais surtout, elle pète les plombs là-bas et ça ne me fait pas plaisir du tout, forcément. Mais soirée très très agréable, quoi qu’il en soit.

Mardi : Soirée présentations de la Best de Vicky, c’était important. Bon, en fait, moi, je me faisais pas du tout de souci : si ça arrive que
j’apprécie pas toujours les amis de mes amis, là, quand même, j’avais pas trop de doute. Première partie de soirée : cocktail avec Summer et nous trois puis dîner à la cantine sans Summer, partie rejoindre son Kinder. Comme je le pressentais, tout s’est bien passé avec Best, délicieuse soirée.

Mercredi : Normalement, barbecue entre collègues chez Philippe mais il pleut donc non.

Jeudi : Pique nique anniversaire de Summer avec pas mal de forumeurs. On s’installe dans le jardin des Tuileries mais évidemment, il pleut. Du coup, on
se rapatrie sous les arcades du Louvre et on passe une excellente soirée. Les passants passent bien au large mais suffit de nous regarder pour voir que nous sommes bien sous tout rapport. On passe vraiment une bonne soirée, je me suis cassée à faire des brochettes de bonbons entre midi et deux au boulot (les collègues étaient un peu dégoûtés de pas y avoir droit) que j’ai trimballées
en réunion chez Big Entreprise et tout. On mange, on boit (un peu), on rigole (beaucoup). A 23h30, un type en costard et cravate rose pâle s’approche de nous « Excusez-moi de vous déranger, je ne voudrais pas vous gêner, vraiment, la sécurité du Louvre nous a appelé pour nous demander de vous faire partir. Mais je suis vraiment désolé, hein ! ». C’est pas grave, on était justement en train de plier. Mais ce petit squatt improvisé fut drôlement sympathique, même si on s’est un peu gelé. Ouais, en août, le soir, on se pèle, si c’est pas dramatique.

Dimanche (ouais, entre temps, y a rien eu. Enfin, si, mais rien de socialement intéressant) : 18h, j’ai rendez-vous avec Patapon, le chef des Ra7orboys. En fait, ils avaient fait un jeu où il y avait un tour en mini Ra7or à gagner et la personne qui avait remporté la mise m’avait donné son lot. 18h, je suis assise devant l’Eglise St Augustin où on a rendez-vous. Le ciel se couvre (décidément !). Aux premières gouttes, je me réfugie sous le porche et je fais bien, il pleut des cordes. 18h15, coup de fil de Patapon « t’es arrivée ? ». 5 mn plus tard, je vois arriver la fameuse Mini. Pour monter dedans, je traverse la rivière qui s’est formée sur la chaussée, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles
malgré mes talons de 10 cm. Bon alors le thème de la balade était « on se la pète en mini dans Paris » mais je suis plus sûre d’être dans le ton avec mes petons dans l’eau, là. Le début de la balade est plutôt épique. Il pleut et on fait beaucoup de buée dans la voiture donc on voit rien de chez rien (et non, il conduisait donc on faisait rien de sexuel, bande de pervers). Heureusement, ça finit par se lever et on peut un peu profiter de la balade. De lieux touristiques en rues plus discrètes, j’adore. Oui, faut savoir que j’adore être passagère, moi, en voiture, en moto… Ca me permet de papoter et de regarder le paysage sans trop remarquer qu’il a une conduite pour le moins couillue, Mister Patapon (non, je ne dirais pas qu’il a doublé une voiture par la droite pour se rabattre vite fait devant son nez pour éviter le bus en stationnement. Ah oups, si, je l’ai dit). Après une bonne balade, on va boire un petit café chez lui, histoire de papoter
encore un peu. Comme il est sympa, il me refile le blaireau autobronzant pour mec que j’avais réclamé. Il marche très bien, mon collègue m’a demandé où j’avais réussi à choper un coup de soleil. Huuuuuuuuum ! Comme c’est un garçon charmant, il me ramène même chez moi en mini à nouveau. Et c’est déjà 21h, ciel ! J’apprends au passage que j’habite à à peu près 15 mètres d’un autre Ra7or. Plume sur Berges est vraiment le centre du monde !

Vous allez me dire : et alors ? Et alors rien. Je passe de délicieux moments en compagnie de délicieuses personnes et ça fait du bien de dire que c’est agréable et que ma vie sociale me plaît bien. Un peu trop intense parfois mais faut en profiter tant que je suis célibataire, jeune et sans enfants. Oui, je mets un S à enfants, je vous rappelle que je suis censée en avoir 3, damned ! En ce moment, je rencontre pas mal de gens (la Best de Vicky, Spacior du forum que j’ai découvert jeudi, Patapon) et que j’adore, tout simplement.

Mais promis, je vais essayer de trouver un motif de plainte bientôt, on va croire que je me bisounoursise, sinon. Je râlerais bien après free mais en fait, le problème venait bien de la prise, ça remarche depuis que j’ai rebranché le cordon ADSL, j’avais un peu oublié ce petit détail… Blonde un jour, blonde toujours.

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La balade de la provinciale bouseuse

Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?

province

Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en
province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !

Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.

Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa
(même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools ! Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.

Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à
son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que
l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur,
moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la
fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?

Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !

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Au pays des cybercafés

Sous-titre : bienvenu à Puceau Land.
 
Samedi 7 janvier, 23h et des poussières. Je rentre chez moi après une journée en famille, je pose mon délicat fessier sur ma chaise de bureau, j’allume mon pc puis je remarque que l’affichage de ma freebox n’est plus le même : à la place de l’heure, le cadran me fait un joli serpentin. Ah, il y a dû y avoir une réinitialisation, ça arrive. Je l’éteins puis la rallume : toujours le serpentin. Ok, j’ai compris, à force de pas vouloir payer France Telecom, ils m’ont enlevé l’ADSL. Je compose fissa le 3000 et paie ma facture avec ma carte bleue : avec de la chance, en début de semaine, ce sera réglé.
 
Lundi, j’essaie de m’appeler pour voir si la ligne est rétablie : « le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué… ». Oh ils
m’ont carrément supprimé la ligne ! Bon, résumons nous : j’ai plus de ligne donc impossible de se connecter d’une quelconque façon que ce soit… Pas de panique, j’ai plus d’un tour dans mon sac, comme par exemple, un modem wifi. Donc, je le branche. Youpi, le wifi que je piratais autrefois est revenu ! Mais impossible de se connecter dessus, le signal est trop faible. Bon, il ne me reste qu’une solution : le cybercafé.
 
La veille, j’avais fait preuve de lucidité (pour une fois), j’avais emprunté le net de ma sœur chez qui j’avais déjeuné. J’avais alors découvert qu’il y avait un cybercafé à deux minutes à pied de chez moi, tout va bien. Je m’y rends donc et, ô surprise, il est ouvert (oui parce qu’avec ma lose, j’en doutais). J’avais eu une mauvaise expérience de cybercafé en juin ou juillet : après que le wifi que j’empruntais m’ait lâché et avant que FT se décide à m’installer une ligne (oui parce que dès le départ, ça a été folklorique), je m’étais rendu dans un cyber du côté d’Opéra car je devais envoyer des documents à tout prix. J’arrive donc : un écran pourri qui m’a tué les yeux, un ordi à peu près aussi vieux que moi et c’était tenu par une Asiatique qui devait faire un jeu en ligne car il y avait une musique étrange, un peu style Castlevania époque NES. Au bout d’une demi heure, me rendant compte que je n’arrivais pas à envoyer les documents que j’avais mis sur disquette ET sur clé USB, je décide de partir : je ne supporte plus ni l’écran, ni la musique. Et la bonne femme m’annonce : 6 euros. Quoi, 6 euros la demi-heure ? Bon, alors, je vous le dis, n’allez surtout pas au cybercafé qu’il y a dans un passage près de l’Opéra, c’est l’arnaque totale.
 
Là, bonne surprise : 10 euros les 6h, ça me paraît raisonnable. Donc je m’installe dans un confortable siège en cuir, tout fonctionne (sauf qu’ils n’ont pas word mais l’éditeur de texte open office… Tiens, ça me rappelle mon dernier stage, comme c’est amusant…). J’arrive à 16h, je commence à trafiquer. 17h, arrivent des gamins genre 10-15 ans (enfin, 15 ans, c’est le max) avec leur sac à dos de cours, ils s’installent par ci par là dans la salle et ils commencent une partie de jeu en ligne où il faut se tirer dessus, le fameux Counter Strike, je suppose. Et là, c’est parti : « T’es où ? Oh, zyva, tu m’as tué bouffon ! » le tout prononcé avec la voix caractéristique des jeunes hommes de leur âge, c’est à dire en pleine mue… Un coup dans les grave, un coup dans les suraigus… Donc, j’espère que sur mes trois enfants supposés, j’aurai… hum… trois filles ! Et vas-y que ça court partout, que ça va regarder sur les écrans des copains. J’envoie un cri de détresse à mes correspondants MSN : « au secours, je suis à puceau land ! ».
 
Je finis par me déconnecter et par rentrer chez moi. Le lendemain, j’arrive à 16h30 et il y a déjà une bande d’ados (je sais pas si ce sont les mêmes). Non mais ils ont jamais cours ? Et quand bien même, ils n’ont jamais de devoirs ? A mon époque, après l’école, je rentrais directement chez moi… Certes, les cybercafés n’existaient pas à cette époque mais tout de même ! En plus, là, un des gamins (qui doit avoir dix ans à tout casser) n’arrête pas de changer de poste et squatte de temps en temps celui à côté du mien. Ce que je n’apprécie pas des masses car j’ai l’impression qu’il reluque ce que je fais et, ça, ça m’emmerde (surtout que je suis en train de réserver mon billet de train pour la Bretagne). De temps en temps, ses copains viennent le voir, s’appuyant sans vergogne sur mon siège… J’ai beau soupirer bruyamment et lancer des regards noirs, on dirait que je n’existe pas. Après, le petit gamin va jouer sur un nouvel écran et il parle à ses potes, c’est marrant. D’abord, un de ces copains lâche une belle salve d’insultes et il lui fait :
« Non mais Luc, fais attention, nous ne sommes pas dans un lieu privé mais dans un lieu public » (texto).
Mais j’avoue que là où j’ai manqué d’éclater de rire, c’est quand il fait : « Non, mais m’appelle pas comme ça, tu m’appelles Stéphane ou
alors « la salamandre ». ». Il s’y croit trop, le gamin, il exhorte ses copains à parler dans leur casque alors qu’ils sont côte à côte…
 
A un moment, il y a eu une dispute : « Non mais comment t’as fait pour avoir un revolver, toi ? 
– J’en ai pas.
– Mais si, bouffon !
– Non, j’ai un couteau et une mitraillette et un pistolet…enfin non ! ».
Faut apprendre à mentir, mon petit. A un moment, j’ai entendu qu’il était question d’avoir tué Sarkozy : l’univers des Geeks est vraiment bien étrange !
 
En tout cas, je vais faire le maximum pour régler rapidement ce problème d’Internet (c’est pas gagné, ça, non plus…)parce que passer deux heures à essayer de travailler alors que des gamins virevoltent autour de vous en hurlant : « bouffon, ta mère, t’es où ? Ah, connard, tu me tires dessus ! ». Même les filles s’y mettent : aujourd’hui, j’étais à côté d’une Geekette qui était tellement dans le jeu qu’elle n’entendait pas son portable sonner. Et c’était du genre sonnerie gonflante, c’était un mec qui parlait, il devait imiter le diable de Tazmanie parce que j’ai rien compris à ce qu’il a dit ! Mais comme je suis garce, je lui ai pas dit, à la fille, que ça sonnait…
 
Sinon, dans le côté, « faune du cybercafé », j’ai aussi croisé un étrange personnage : une vieille dame qui erre d’écran à écran et
qui est venue parler au petit cité plus haut (la salamandre, souvenez-vous !). « Et tu fais comment pour faire ça ? Et tu fais comment pour faire ça ? ». Moi, je fais semblant de ne rien entendre, le casque vissé sur la tête (alors qu’il ne me sert qu’à entendre le « toudoudou » de MSN).
 
Enfin, parlons du geek breton, enfin, le seul spécimen que j’ai vu. Je vais au cybercafé, donc, je travaille quand soudain, j’entends cette voix typique des garçons entre 13 et 16 ans débiter des conneries à vitesse hallucinante en parlant trèèèèès fort. Mais ce qui est impressionnant, c’est qu’il n’arrête pas ! Y a pas de bouton stop ? A un moment, je me lève pour partir et là, j vois le gars : la trentaine… Mais comment on peut avoir la voix qui mue à trente ans ? Ça me dépasse ça. Au passage, il me décoche un regard plein de sous-entendus, aaaaaaaah ! Mais il se prend pour qui, le trentenaire prépubère ? C’est pas avec la sublime manifestation de sa connerie à laquelle j’ai eu droit que je vais avoir envie de lui parler…
 
Il y a des jours où je me dis que je suis salement mysanthrope… Et d’autres où je me dis que j’ai hâte de retrouver mon net à la maison ! Dieu merci, l’école d’à côté a un wifi non sécurisé, net à volonté ! 
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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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