Archive for the Category »Métro, boulot… «

Faut-il prendre ses capotes en séminaire ?

Oui, je sais, je sais, no zob in job mais avouez quand même qu’une centaine de personnes entre 25 et 35 ans dans un hôtel loin de chez eux avec piscine et alcool, ça peut déraper.


Il y a donc un mois, nous avons appris que nous allions tous voguer gaiement vers la Sicile pour un séminaire permettant de mieux nous connaitre les uns les autres et de pas nous entretuer dans l’open space. Parce que le travail bien fait nait du sentiment d’appartenance à la boite, de la sensation que nous sommes tous sur le même bateau et que celui-ci ne s’appelle pas le Titanic. Premier accroc dans notre fol enthousiasme : en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille. Oueeeeee…


Mais peu importe le lieu, on se retrouve pendant 2 jours et demi loin de chez nous, occupés à resserrer les liens à coup de jeux d’équipe et d’alcool. Techniquement les risques de rapprochement très intimes ne sont pas nuls, c’est un fait. Sauf que ramener ses capotes, est-ce que c’est pas légèrement présomptueux ? Surtout si à priori on n’a pas envie de quelqu’un du bureau à la base. Mais bon, comme on dit avec Anaïs (copine de plongée qui n’est pas impliquée dans le voyage) : on sait jamais. Mais on a une private joke sur le sujet. Oui on ne sait jamais.


Et puis c’est pas forcement pour moi en plus. Je veux dire que peut-etre que ma compagne de chambre ou un bon camarade ait moyen de conclure et voilà-t-il pas qu’ils n’ont pas de protection ? Heureusement la fée capote (moi quoi) arrive telle la providence et leur offre deux petits capuchons (bon, peut-être 3, ça dépendra de mes stocks et s’ils doivent passer la nuit ensemble). Non parce que quitte à glisser dans un de ses collègues à la faveur d’une soirée arrosée, autant ne pas aggraver la situation en évitant de mettre un préservatif. La grossesse accidentelle entre collègues bourrés n’est valable que dans Melrose Place (ça arrive d’ailleurs ou pas ?). Et je ne parle pas des MST mais le cœur y est.

Cependant revenons en à la boite en temps qu’objet. Une boite = 12 préservatifs et le séminaire = 2 nuits. Prévoir 6 capotes par soir, c’est le risque de passer pour une grosse affamée facile à embarquer dans son pieu et ça fait de vous la cible idéale de tous les quolibets. Or je sais pas vous mais moi, j’ai pas envie de devenir jusqu’à la fin de mon contrat « 12-pack » ou « la dalleuse du SM » (toujours social media). Et je n’envisage pas de démissionner de suite (oui, ça change mais vu que je viens de le dire sur mon blog, la vie va forcement me contrarier dans 15 jours sur le sujet).


Alors en fin de compte, la solution est simple : je me contente d’avoir toujours des capotes sur moi et pas spécialement pour le séminaire. Après tout, j’ai bien du déo et des tampons dans mon sac, pourquoi pas des capotes ?

Une prochaine fois, nous répondrons à la question subsidiaire soulevée par Tobias mon collègue : faut-il prévoir toutes les tailles dans son stock ?

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L’open Space m’a trépaner

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La cantine, c’est politique

Résumé des épisodes précédents : en janvier, j’ai trouvé un poste très chouette dans une boîte qui l’est tout autant située en banlieue très proche genre on y va en métro. Puis cet été, il y a eu un déménagement pour une autre banlieue très proche qui a aussi le métro. Je n’ai pas vécu le déménagement pour cause d’arrêt maladie mais mes copines de boulot me racontèrent via le chat Facebook : “c’est horrible, on est dans un open space immense et bruyant et la cantine est dégueu!”. Oui, avant, on avait des tickets restos (à 8.65, quand même). Maintenant, on a une cantine dans le même immeuble. En gros, vu que j’ai arrêté de fumer, je sors pas de l’immeuble avant le soir. Youpi.


Le premier jour à la cantine, j’étais avec des habitués qui m’avaient bien prévenue “tu vas voir, c’est dégueulasse”. Bon, je vais passer rapidement sur cette histoire de goût. C’est pas que c’est mauvais, en fait, globalement, tant que tu mets pas de sel dessus, ça n’a pas de goût. Une fois que tu as salé, ça a goût de sel. Mais voyons le positif, je mange du poisson et des légumes comme ça, c’est meilleur que les sandwiches. Meilleur dans le sens bon pour la santé, s’entend. Par contre, pour le moral… Quand tu vois ton assiette, t’as un peu envie de pleurer.

Mais surtout, la cantine, c’est un lieu social particulièrement révélateur, le fameux dis moi avec qui tu manges, je te dirai qui tu es dont j’ai déjà parlé. Tant qu’on n’avait pas de cantine, on n’observait rien de tel vu que la plupart des gens mangeaient devant leur écran. Maintenant, on mange à la cantine et faut que tu choisisses ton camp. Dans le mien : les chefs de projet et les stagiaires. De ce que vous devez retenir (enfin, vous faites ce que vous voulez), les titulaires sont : Charlotte, Salima, Tobias, Arthur et Adrien. Plus nos stagiairounettes mais deux s’en vont en septembre (la dernière, on la garde jusqu’en décembre, ouais !). Parfois, une consultante vient manger avec nous (enfin, elle est pas consultante mais j’ai pas retenu son intitulé). Et là, attention, ça vire Heathers cette histoire.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, Heathers est un teen movie noir avec Wynona Rider et Christian Slater. Je passe sur le pitch en lui-même, ce qu’il faut retenir, c’est la longue scène de la cantine où chacun est avec ses semblables : les nerds entre eux, les populaires entre elles, les beaux gosses juste à côté, les pas aimés de leur côté et ceux qui sont seuls sont vraiment tous seuls et là, on a mal pour eux. Ben la cantine, c’est pareil. Les chefs de projets avec les chefs de projets, les consultants avec les consultants et le tout par pôle, on se mélange pas. Tellement pas qu’une soudaine fracture me saute à la figure : même au sein du pôle SM auquel j’appartiens, il y a des clans.

J’aime pas les clans. Parce que ça heurte mon bisounoursisme (enfin, ce qu’il en reste). Non mais c’est vrai, dans mon monde merveilleux, tout le monde s’aime et tout le monde est pote. Sauf les gens que j’aime pas qui sont priés d’aller voir sur un autre nuage si j’y suis. Genre un nuage bien noir, chargé de pluie et d’orage. Mais sinon, on est tous copains, on se tient tous la main, youpi ! Ben en fait non. L’autre jour, nous étions donc à la cantine entre chefs de projet et stagiaires à parler de je ne sais quoi quand arrive le directeur associé du pôle (je crois, je suis toujours perdue dans les intitulés des uns et des autres)… Il y a 4 places à côté de nous mais il feint peu discrètement de pas nous voir. On se mélange plus, c’est comme ça. Et ça me fait comme une sorte de… de fussoir. Non mais un intitulé, ça veut dire quoi ? Si demain, l’un d’entre nous passe officiellement consultant, il doit changer de groupe ? Au lycée, les 2ndes ne mangent pas avec les 1ères et si tu redoubles, tu manges avec ta nouvelle classe, c’est comme ça.

Enfin, c’est pas grave, je suis dans le groupe le plus cool de toute façon.

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Je veux un master d’écriture

L’autre jour, j’ai eu une idée, une idée toute palpitante mais qui ne pourra pas aller au-delà du stade de l’idée. C’est cependant amusant de développer un peu le concept pour vous le présenter. Voici donc le dernier délire made by Nina Bartoldi: le master d’écriture.

C’est vrai, il existe des master d’arts appliqués ou de cinéma, de musique, on peut tout apprendre à la fac sauf l’écriture. Je ne trouve pas ça juste, j’aurais bien aimé en suivre un, moi, de master écriture. Il y a bien deux ou trois cours privés mais à des prix… Donc voilà ce que j’imagine comme cours. D’abord, un écrivain a à sa disposition de nombreux univers : son histoire se passe-t-elle dans le présent ? Le passé ? Le futur ? Dans un univers parallèle ou sur une autre planète ? Chacun choisit ce qui lui convient le mieux et peut même passer de l’un à l’autre au fur et à mesure de ses différents romans. Sauf qu’un univers, c’est bien mais faut qu’il soit crédible. Alors imaginons les modules univers avec un cours sur les recherches et comment ancrer son récit dans l’Histoire et un module “créer un univers”.

Par ailleurs, écrire se décline sous différents styles : un polar, un roman d’anticipation, une uchronie, un drame psychologique, une comédie… Tout ça nécessite certaines compétences, notamment le rayon polar, je pense. De bonnes connaissances en criminologie sont nécessaires, sans parler du fonctionnement des services de police, les méthodes de travail des uns et des autres, l’art de faire parler les indices… Et je ne vous parle pas de la psychologie. Combien de héros ou de méchants (surtout de méchants, en fait) ont quelques névroses sympathiques. Or pardon mais parfois, les maladies psychiatriques dans les romans me font un peu hurler. Genre les multiples personnalités. Ah oui, ça, ça plaît, c’est une ficelle élimée, grosse comme une poutre mais allons-y gaiement, écrivons un polar psychologique avec de multiples personnalités et l’éternelle question : la victime simule-t-elle sa maladie ? Oh oui, c’est tellement surprenant dis donc…

Et puis écrire, c’est un verbe un peu large. On peut écrire des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des scenarii, des pamphlets, documentaires, articles, chroniques, poésies… Dans chaque genre il existe des milliers de formes diverses et variées. Et il existe des règles à respecter. Et pour les graines de délinquants, je veux bien qu’on contourne les règles mais pour le faire, faut quand même les connaître. Après tout, il y a des cours/écoles de dessin, arts plastiques, photo, cinéma, musique… Je ne comprends pas qu’il n’existe pas de filières écriture comme aux Etats-Unis par exemple où tu peux pas regarder une série avec des étudiants sans qu’il y en ait à minima un qui suit des cours pour devenir écrivain. Je suppose que ça peut faire prétentieux passé un certain âge de déclarer qu’on souhaite devenir écrivain mais c’est un métier comme un autre. Et un métier, en général, ça s’apprend. Et je vous parle même pas de la nécessité de travailler sa culture G, une source infinie d’inspiration.

Petit président d’université, si tu me lis et tu es d’accord, tu me préviens, hein, que je vienne m’inscrire !

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Concentre-toi

Lecteur, je dois aujourd’hui t’avouer un de mes pires travers, un défaut qui m’agace et me rend souvent inefficace : ma concentration relative due à une forte propension à la serendipité et à la multi activité.

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Prenons un dimanche après-midi de ma convalescence par exemple. Début d’après-midi, lecture du Nouvel Obs, un dossier spécial sexe et politique, sujet on ne peut plus original qui avait fait l’objet d’un dossier spécial il y a moins de 2 mois dans le même magazine. En même temps, la télé était allumée sur le grand prix de Formule 1 sur lequel je jetais un œil en commentant (mais pas trop car mon père piquait du nez). Après retour sur l’ordinateur où j’ai 3 fenêtres ouvertes. Une pour le déménagement du blog, une pour mes mails et réseaux sociaux, la troisième pour le boulot. Et je passe de l’une à l’autre : recherche d’une photo pour un article, taggage et tri de tweets évoquant un de nos clients, réponse au mail d’Anaïs. Tiens, j’ai une idée d’article, écrivons le ! Résultat : dans la multitude, une tâche finit par se glisser dans l’angle mort de ma mémoire vive et soudain, quand je reviens sur l’onglet, je me rends compte que
ça fait 30 mn qu’une tâche n’a pas avancée. 

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On se retrouve ainsi avec le cas typique du mail entamé et oublié d’envoyer, la phrase arrêtée en plein milieu (va raccrocher les wagons après ça). De fait, je suis la cliente idéale pour la procrastination et la sérendipité. Quand je dois chercher des blogs pour une opération, il suffit que je découvre une photo ou une vidéo qui me plaît bien et je tombe dans une faille spatio-temporelle de 30 minutes. Et ça m’agace.

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Pourtant, je suis tout à fait capable d’être concentrée au point d’oublier mon environnement, d’entendre la musique sans l’écouter car je suis à fond dans ce que je fais, ne pas faire attention à l’heure. Typiquement, par moment, en fin de journée au boulot, je lève la tête et découvre que des gens sont partis, je leur ai même souhaité une bonne soirée sans m’en rendre compte… Ouhla, tout va bien… Je ne souffre pas d’hyperactivité dans le sens clinique du terme, je suis tout à fait capable de rédiger des dissertations sur 4 heures donc pourquoi je me disperse aussi facilement ? Ben parce que je suis trop sollicitée et trop spontanée. Une idée me traverse la tête, je la mets de suite en application. Genre je commence 4 articles en même temps, je vais de suite faire une recherche google parce que là, tout à coup, j’ai envie de voir combien va me coûter le week-end à Venise, un livre sur la pâte fimo, des cours de chant, le tarif
du centre nautique à côté du boulot… Et du coup, le mail où j’étais en train d’envoyer un doc pour le boulot va rester ouvert pendant 30 mn avant que je finisse de l’envoyer.

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C’est pas toujours forcément de ma faute. Je suis une grande impatiente. Je dois toujours tromper mon impatience donc typiquement, pendant que mon mail charge la pièce jointe, je vais faire autre chose. Et oublier mon mail. En voulant rentabiliser quelques secondes d’attente, je peux perdre 30 mn. Bravo !

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Alors j’essaie de m’organiser contre ça, me donner de petits objectifs : tant que j’ai pas fini ça, je ne fais rien d’autre. Si la tâche s’annonce fastidieuse, je la divise. Step by step (hou baby) comme on dit. Par exemple, moin histoire de taggage de tweet, c’est chiant. Donc je divise les tweets en tranches de 4h : je tague de 0 à 4h, une pausounette. De 4 à 8, une pausounette… Ben ça me permet d’avancer finalement plus vite et d’être plus attentive car on a vite fait de taguer de façon un peu trop automatique. 

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Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore 10 onglets d’ouverts, des powerpoints, des excels, des words… En fait, c’est pas de concentration dont j’ai besoin, c’est d’organisation !

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Cendrillon a la gueule de bois

(toujours pas l’article sur le mariage de ma soeur mais on continue à tourner autour).

Dimanche 10 juillet, 11h, “le jour d’après”. Je m’éveille péniblement car il va falloir retourner à la salle des fêtes tout ranger. Face à moi la porte miroir du placard de ma chambre. Et là, ça fait mal : mes cheveux ont un pli épouvantable (l’effet 30 kg de laque sur ton chignon la veille), j’ai du mascara jusque sur les joues. En un mot, je suis passée d’une soirée magique où tout le monde s’extasiait sur ma beauté à un réveil où je ne ressemble à rien de connu. C’est le syndrome Cendrillon a la gueule de bois.

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Bien qu’en l’espèce, la gueule de bois, je ne l’avais pas. Ben oui, je ne maîtrise pas les béquilles suffisamment pour m’en servir une fois saoule et j’ai pas envie de me recasser la jambe donc je suis restée raisonnable dans ma consommation d’alcool. Par contre, à force de béquiller et co, j’avais mal au genou, justement, et au dos, aussi, on va dire que ça fait office de gueule de bois. Vous connaissez un peu cette sensation déprimante de fin après une soirée divine où vous vous sentiez bien ? Ou le monde semblait vous appartenir ? Que vous vous sentiez au faite de votre séduction ? Et bien plus vous montez haut, plus la chute est grande le lendemain. Sauf si vous avez réussi à ramener un vrai prince charmant dans votre lit. Oui, parce que des fois, le syndrome Cendrillon a la gueule de bois peut être aggravé par le phénomène déjà expliqué de la grenouille et de la citrouille et, pas de bol, au lieu de rentrer avec le prince, vous êtes rentrée avec le gueux.

 

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Je déteste ces matins. Le soir, même quand la fête finit, ça ne donne pas cette sensation, on est encore dans l’excitation de la soirée en se disant “waouh, c’était trop bien”. Un peu comme Cendrillon qui, quittant sa citrouille, rentre raconter à ses petites souris la féerie de son bal. Mais le lendemain, quel vide tout à coup. D’une soirée pleine de rire, de glamour, de gens sympathiques (et de champagne), vous passez à votre appartement plus ou moins rangé, plus ou moins grand, plus ou moins glauque. De toute façon, même si votre appart est digne des meilleures pages de Déco magazine, vous voilà à nouveau dans votre décor quotidien, seule ou à peu près (cf supra). Plus de champagne, plus de paillettes ou alors elles sont toutes éparpillées dans votre lit, plus de glamour, votre coiffure est digne des pires atrocités capillaires de Sue Ellen (c’est bien ce à quoi je ressemblais dimanche matin). Vous vous éveillez avec en tête, outre la migraine, cette lancinante et déprimante question : me lever ? Pourquoi faire ? Parce que votre soirée a été tant remplie que là, l’idée de vous adonner à vos tâches habituelles vous donne envie de noyer trois boîtes de Kleenex.

 

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J’aime les soirées, je les aime vraiment. Mais alors le lendemain… Heureusement, Cendrillon a parfois droit à un tour de manège de consolation comme là, dimanche, où nous sommes remontés à la salle retrouver tous les gens qui avaient dormi là et nous avons fait un petit buffet froid. Buffet cafardeux pour la peine car les gens commençaient à partir pour rentrer chez eux et leur chez eux, parfois, c’est loin. Plus tôt dans l’année, par exemple, il y avait eu cette soirée chez la belle Jade qui m’avait inspiré l’article sur la grenouille et la citrouille (cf supra. Oui, j’aime bien dire ça). Le lendemain, avec Anaïs, on étaient allées pique-niquer avec Marielle, une autre fille de la plongée, ça permet de ré atterrir tout en douceur dans la vie quotidienne.

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En fait, nous faire la princesse d’un soir est le pire cadeau qu’on puisse nous faire. La fée était une garce.

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Je ne veux surtout pas lui ressembler

Je crois que notre personnalité est somme toute un agrégat de rencontres, d’expériences et d’apprentissage. Parfois, tu croises des gens dont tu envies la vie, les expériences vécues… Et parfois tu croises ceux à qui tu ne veux surtout pas ressembler.

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1) la procrastinatrice menteuse

Dans le monde du travail, c’est hélas une figure inévitable. Toute la journée, elle glande ou impose des réunions interminables lui permettant de donner l’impression de faire à défaut de paraitre efficace. Commençant à bosser à 18h, elle vous collera tout un tas de tâches urgentes à ce moment là, rallongeant d’autant la journée. Du coup, elle reste tard et s’en plaint, justifie ses longues journées par le travail de piètre qualité de ses subordonnés qu’elle doit reprendre. Corrections que personne n’a jamais vu tout comme les nombreux
documents qu’elle a réalisé mais qui ont été effacés ou mal sauvegardés par le vilain ordinateur. A la fin, vous réalisez qu’elle ne sait même pas faire une capture d’écran et vous vous rendez à l’église tous les week-end prier pour qu’elle se fasse dégager.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Au lieu de glisser la poussière du travail non fait sous le tapis, apprenez à maitriser les outils que vous ne connaissez pas (au pire cliquez sur la touche F1 et laissez vous guider). Et au bout du 3e licenciement posez-vous les bonnes questions.

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2/ L’hyper aigrie

Elle fut heureuse autrefois mais considère que le meilleur est désormais derrière elle. Sauf qu’elle est trentenaire et pas septuagénaire et rien que de l’entendre déprimer sur ce bonheur qui ne reviendra plus, vous avez envie de prendre une corde. Pour la pendre, elle, un pur acte de charité. Son credo : »Tous des connards », « personne ne m’aime » et « c’était mieux avant ».

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Comment ne pas devenir comme elle ? Le bonheur, c’est pas comme la foudre, ça peut tomber plusieurs fois au même endroit. Encore faut-il l’attirer un peu comme un paratonnerre. Si tu ne fais rien pour te sortir de ce marasme, il ne se résorbera pas tout seul. Alors on arrête de geindre et on va de l’avant. Pas besoin de faire un truc de folie, une nouvelle activité peut suffire. La nouveauté a toujours été mon meilleur antidépresseur.

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3/ La nymphomane hystérique

 

Elle crie tout le temps, on n’entend qu’elle et elle ne cesse de crier que quand elle glousse car un homme lui parle (gentiment). Quasi quadra, elle vit seule avec son chat, bave sur les mecs de 25 ans mais vu sa bonne humeur permanente, elle doit pas souvent voir le loup.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Faut que je me trouve une relation stable vite ! Ou éviter de glousser quand un homme me parle. Et ne pas confondre les gens avec un punching ball.

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Et ben, que de garde-fous !

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Petit cours de médisance

Ces derniers temps, le scénariste de ma vie semble se prendre pour un auteur des Feux de l’Amour ou Jean-Luc Azoulay, je ne sais… Mais ça fatigue un peu. J’essaie de régler les choses les unes après les autres pour tenter d’atteindre une relative sérénité et je vais devoir à m’attaquer rapidement à un nouveau dossier. Un dossier plein de médisances qui m’épuisent.

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Je ne vais pas jouer les mères la vertu, je suis une langue de pute. Je médis, oui. Parfois parce que les gens que j’aime m’énervent sur certains points, des points qui ne méritent pas de drames donc j’en parle à une tierce personne pour me vider. Le but ici est d’éviter d’exploser à la figure de la personne et attendre que la crise passe. Car il est des crises qui ne nécessitent pas de s’asseoir pour discuter (sinon, on ne langue de pute pas, on se comporte en adulte et on convoque la personne à un café explicatif). Et puis il y a le gros langue de putage sur les personnes que je n’aime pas et là, je m’en donne à coeur joie. Du moment que ça ne vire pas à l’obsession, tout va bien. Sinon tu règles ton obsession parce que c’est lourd pour tout le monde.

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Seulement la médisance exige un certain savoir-faire et notamment celui de trouver un allié de langue de putage à savoir une personne qui partage votre point de vue. Dans mon problème actuel, c’est là tout le problème, je me retrouve le cul entre plusieurs chaises. D’un côté notre amie Léa qui attend beaucoup des gens, beaucoup trop. Du genre à faire la gueule sans qu’on sache pourquoi et si on ne va pas lui demander, on est des méchantes. Les têtes de turc de Léa varient, nous avons eu A (B et moi étions alors ses chouchoutes) puis B (C et moi devenions alors ses chouchoutes). A présent, elle est remontée contre B et C, A et moi sommes ses nouvelles meilleures amies. Je n’ai pas entendu qu’elle se plaignait de moi aux autres donc pour le moment, A MA CONNAISSANCE (j’insiste), je suis la seule à ne pas avoir essuyé son courroux. Sauf que du coup, elle m’écrit des mails dans lesquels elle se plaint de B et C (avant, c’était A) et quand nous sommes toutes ensemble, elle marmonne des remarques acerbes qui m’épuisent. D’abord parce que je trouve son comportement illégitime. La dernière fois que nous avons fait une soirée toute ensemble, elle a claqué la porte car « personne ne se préoccupe de moi alors que j’ai dit que mon mec allait sans doute me quitter demain et tout le monde s’en fout ». Notons que ce jour précis, j’étais célibataire depuis moins de 24h et que j’ai fait l’effort d’être agréable autant que faire se peut mais je n’avais pas la palme : A venait de perdre sa grand-mère. Bref, Léa est une attention whore mais elle a quand même bon fond et peut être de très bonne compagnie, ce qui m’empêche de l’envoyer tout simplement chier.


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Pour autant, j’aimerais ne plus être dans toutes ces histoires. Je ne suis pas d’accord avec ses griefs sur les autres filles, je ne la relance jamais sur ses médisances, j’aimerais qu’elle me foute la paix avec ça. Par exemple, moi, quand j’ai une personne que je n’aime pas, je vais pas en parler à une personne qui l’apprécie. En ce moment, il y a une fille que je méprise du plus profond de mon âme. Je suis en parallèle copine avec une fille qui a l’air de bien s’entendre avec elle donc je me contente de ne pas en parler pour ne pas mettre la
dite fille au milieu d’une inimitié qui n’a strictement rien à voir avec elle. De toute façon, j’en parle pas tout court, ça n’a aucun intérêt.


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S’il est donc une règle essentielle à retenir pour le langue de putage, c’est de s’assurer de le faire avec le bon partenaire. Parce que confier tout le mal que l’on pense d’une personne à une autre qui l’apprécie, c’est créer un malaise donc personne n’avait besoin, surtout pas celui qui reçoit les confidences.

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Donc mission de la semaine : demander à Léa d’arrêter ce genre de discours avec moi et aller s’expliquer avec les demoiselles impliquées. Enfin, je dis cette semaine mais vu que j’ai zappé son anniversaire la semaine dernière, je vais peut-être attendre un peu, je suis pas en position de force pour que mon message passe bien.

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Je suis officiellement traumatisée

Mais je me soigne.

La semaine dernière fut particulièrement pénible pour moi. Vous savez, ces semaines où les pépins s’accumulent, où un dossier n’avance pas, où votre prestataire vous prend clairement pour une conne et vous vous faites engueuler par votre client car le presta est rentré chez lui sans avoir terminé l’appli Facebook et que c’est forcément de votre faute. Dieu merci, cette cliente qui s’est bien énervée après moi (moi en tant que personne étant encore au bureau et non pas en tant que Nina, c’est important de le signaler) est une fille extra et a fini par s’excuser de s’être emportée. 

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Bref, la semaine dernière, j’étais déjà un peu à fleur de peau quand je reçois une invitation à une réunion « point projet Pouet ». Pour ceux qui en douteraient, Pouet n’est pas le vrai nom du projet… Ce projet m’a été confié il y a un peu plus d’un mois, c’est un peu mon bébé. Ceux qui jouent au Sims savent bien ce qui arrive quand on ne s’occupe pas de son bébé : une assistante sociale vient le chercher. Ben pour le projet Pouet, elle est passée parce que je suis coupable d’abandon parental. Donc je m’attendais à un soufflon monumental, pas forcément légitime vu que j’ai pas le temps de m’en occuper car les dossiers en cours me prennent tout mon temps. Laurent, le directeur du pôle, m’invite à le suivre à la cafèt’, je prends mon air détaché mais dans ma tête, la petite fille bonne élève pleure. On s’asseoit face à face. « Alors, tu en es où du projet Pouet ? T’as pu avancer ? »; Le ton est calme, la question directe et néanmoins surprenante : Laurent introduit dès le départ la possibilité que je n’ai pas eu le temps d’avancer.

« Non, je suis vraiment débordée avec client Number One ». Notez ma franchise. En même temps, je sais pas mentir.

« Oui, je me doute. Ecoute, demande à Guillaume de voir quelle stagiaire peut te seconder, on va y arriver. Y a pas de date précise donc pas de panique ».

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NOM DE DIEU ! Du coup, je suis reboostée à mort, je lui ai parlé des idées que j’avais, de ce que j’avais envie de faire. Après cette petite réunion, j’ai réalisé alors à quel point j’avais été traumatisée par Pubilon et dans une moindre mesure par la-boîte-qui-n’a-pas-de-nom avec des managers accusateurs qui te reprochaient juste de ne pas avoir fait certaines choses sans chercher à comprendre pourquoi. Et j’ai pris une leçon de management au passage. Bon, il est à noter que j’avais signalé ce problème de temps sur ce projet précis lors de
mon entretien de fin de période d’essai (auquel Laurent n’a pas assisté) et l’agence tourne clairement en sous effectif. Parce que concrètement, me dégager du temps pour le projet Pouet signifie charger la charrette déjà à rabord d’un autre collègue. Pour le moment, nous ne sommes que 2 community managers – chef de projets SM, un troisième arrive mais les projets étant distribués par
affinité, je serai toujours la chargée des marques de cosméto, un de nos gros secteurs. Et je suis l’experte 2.0 donc la seule habilitée à communiquer avec des blogueurs ou presque. Bref, je suis charrette de chez charrette.

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Mais cette petite anecdote professionnelle m’a permis de respirer, de gagner en sérénité et j’en avais cruellement besoin suite à mes dernières expériences navrantes et, in fine, traumatisantes. Je reconstruis petit à petit ma confiance en moi sur le plan professionnel, j’essaie de ne plus avoir un ulcère à l’estomac in progress dès que je reçois un mail d’un de mes supérieurs hiérarchiques. Mon entretien de fin de période d’essai a été plus que concluant. On ne peut pas faire illusion pendant 3 mois si on n’a pas un minimum de compétence et de sérieux. Respire ma fille, ça va bien se passer.

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Travailler en bonne intelligence, ça détend. Ce qui n’a pas empêché Laurent de me coller un nouveau projet (plus léger) en fin de journée. De toute façon, la vie privée, ça sert à rien.

PS : ma dernière phrase est une boutade, pas taper, surtout toi, qui te reconnaîtra !

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L’ambition, c’est pas tout dans la vie

Mon cher moi d’avant,

Ca faisait longtemps que j’avais pas pris ma plume virtuelle pour t’écrire. Tu as désormais 15 ans et tu assistes à ton premier forum des métiers. Pendant longtemps, à chaque fois qu’on te demandait ce que tu souhaitais faire dans la vie, tu répondais selon ton humeur du jour : prof d’allemand (ahah, tu as toujours été mauvaise), archéologue, prof
d’hist et géo (t’étais pas si loin), coiffeuse, assistante sociale, chanteuse avec guitare. Ah sur ce point, laisse tomber, 16 ans plus tard, tu n’as toujours pas appris à en jouer. Mais à 15 ans, suite à ce forum des métiers, tu te décides : tu seras journaliste.


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Je vais pas faire durer le suspense bien longtemps : ça n’arrivera pas. Une petite chronique dans un journal people mais rien de plus. Pleure pas, tu feras autre chose (et tu seras par conséquent mieux payée, en fait). Tu vas pénétrer dans l’univers magique de la comm-marketing. Sans jamais l’avoir étudié, je sais mais tu apprendras que rien ne vaut
l’école du terrain tu sais. Tu seras community manager mais tu ne sais pas ce que c’est, ça n’existe pas encore. Déjà, à 15 ans, tu n’es pas connectée à Internet, tu sais que ça existe mais tu as du mal à comprendre ce que c’est précisément. Tu le découvriras bien assez tôt (et tu seras complètement accro, c’est moche un peu).

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Pourquoi je te raconte ça ? Pour t’apporter un peu d’insouciance ma fille, tu vas un peu en manquer de 20 à 25 ans, pensant que réussir était tout dans la vie. Et bé non. Déjà, la réussite, c’est subjectif. Mais écoute la vieille que je suis. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait aller vite et haut, aucune alternative. J’ai donc voulu courir pour tout faire vite. J’ai toujours eu cette urgence de vivre, je me calme que depuis très récemment, t’as pas fini de galoper ma fille. Tu vas avoir une vie professionnelle intense sauf que tu vas avoir du mal à comprendre qu’il ne faut pas courir dans les escaliers; chaque marche compte. Dans chacun de mes précédents boulots, à peine installée sur une marche, je me questionnais déjà sur la suivante.


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Et puis je suis arrivée dans ma nouvelle boîte. Où je bosse sous les ordres de gens plus jeunes que moi. Sur le coup, je me suis posée la question, je t’avoue : aurais-je un peu raté ma vie ? Bon, ok, à 31 ans, c’est un peu chaud de se condamner. Puis j’ai réfléchi : de 1, j’ai des expériences diverses et variées qui me servent quoi qu’il arrive. De 2, pour une fille qui n’a fait aucune étude dans le marketing, je m’en sors très bien. Tu m’entendrais parler, on dirait que j’ai fait ça toute ma vie. De 3, j’en ai marre de courir. Je comprends ENFIN que c’est pas l’essentiel. Là, je suis bien dans mon job, je me fous de l’échelon supérieur parce que là, je ne cherche pas à aller plus haut, je cherche d’abord à stabiliser. Parce que grimper en courant un immeuble branlant, c’est risquer de se casser quelques dents. Et si mon dentiste m’aime bien, il me coûte cher quand même. Il faut prendre le temps, ma fille. Et ne pas placer ses oeufs dans le même panier. L’ambition, c’est important mais ta vie ne se résume pas à ton statut professionnel. Tu as aussi des amis, des amours, une famille, des
activités. 

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Alors écoute moi, jeune fille et note ce que je te dis. Oui, tu peux le faire avec ton stylo turquoise. Tu dois avoir une ambition, une seule dans la vie, le secret de tout : arriver à l’équilibre. En somme avoir un boulot qui te plaît mais ne pas arrêter de vivre pour autant. Parce que même si tu travailles bien et que tu aimes ton taf, il y a des jours où ça coince, où la loi de Murphy te moisit tout ton dossier. Et ce jour là, tu as besoin de souffler, de passer une soirée à te détendre en bonne compagnie, à te défouler dans un bassin… Bref, la vie professionnelle, c’est comme la vie amoureuse, c’est pas rose tous les jours non plus. Alors ne mise pas tout dessus, tu finiras en nervous breakdown.

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