Petite drague en famille

Sur les sites de rencontre, on veut quand même être sûr qu’il n »y a pas tromperie sur la marchandise donc tu es prié d’indiquer ton statut marital et le nombre d’enfants en ta possession. Comme ça, direct, pan ! T’as même pas pu faire découvrir à ton date ta passion pour le ukulele et ton envie de découvrir l’Arctique en kayak (parce que moi, j’aimerais bien quand j’aurai réglé la question du froid) que déjà, ton rencard sait que tu es déjà passé devant le Maire et que ça s’est mal fini et qu’en plus, un de tes spermes a un jour fécondé un ovule.

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Jouer carte sur table, c’est bien. On ne cache pas à son nouveau flirt un ex conjoint ou quelques enfants que l’on garde une semaine sur deux. Seulement, il y a des façons de l’amener et le balancer d’entrée de jeu, avant même son prénom vu que la plupart évoluent sous pseudo, ça casse un peu la (pseudo) magie de la rencontre. Non mais imaginez, « salut, je te dis pas mon prénom mais sache que j’ai déjà subi une grosse rupture qui s’est réglé devant un juge » ou « salut, on se connaît pas mais j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi. La bonne, c’est que si tu veux te reproduire, je suis fertile. La mauvaise, c’est que j’aurai toujours mon ex dans les parages vu qu’on a un peu mélangé nos gênes. On va boire un café ? ». Là, comme ça, ça casse une ambiance quand même.

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Bien sûr, il faut de tout et je suppose que pour certains, récupérer un coeur brisé est une perspective excitante, panser les plaies, ça peut plaire. Moi même, je suis un peu (beaucoup) une soignante. Je ne cours pas avec les divorcés pour autant, ça me fait même un peu fuir (même si un divorcé, il me saoulera pas pour qu’on se marie, à priori) mais c’est pas non plus absolument éliminatoire. Par contre, le statut « séparé » me fait frémir. Parce que bon, pourquoi t’es pas divorcé ? Parce que c’est en cours et que c’est pas prononcé ou parce que tu es juste séparé d’elle mais qu’au moins l’un d’entre vous ne veut pas écrire le mot « fin » au bas d’un papier administratif vous rendant chacun votre liberté ? Non parce que les retours de flamme, pour la 3e personne, ça a surtout des airs de backdraft… Carbonisé ton coeur, hop !

Backdraft

Puis les enfants. Alors si tu as décidé de ne pas envahir le monde de ta descendance, c’est plutôt une bonne nouvelle : y a déjà un mini lui ou elle, il/elle te saoulera peut-être pas trop pour en avoir un de plus. A moins de tomber sur un reproducteur abusif ou le gourou d’une secte qui cherche sa 58e compagne mais là, ce serait pas de bol. Par contre, si tu as le désir fou d’avoir des enfants à toi, faut vérifier les paramètres dès le départ : est-ce qu’à un moment, tu envisages d’en avoir un autre ou l’usine à bébé est définitivement fermée ? Le truc peut évidemment évoluer, hein, ne préjugeons pas. Cependant, la vraie question est « es-tu prêt-e à rentrer dans la parentalité sans préparation ? ». Non parce qu’un enfant que tu fabriques, t’as 9 mois pour t’y préparer. Un enfant que tu choisis d’adopter, t’en as pour pfiou la la ! Mais là, tu vas prendre un verre avec un-e inconnu-e, ça matche et bam, tu récupères un compagnon de route et un enfant. Surprise ! Et encore, dans le meilleur des cas, y en a qu’un…

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Alors, faut-il livrer son livret de famille dès ton inscription sur le site ? J’hésite. Parce que si, « dans la vraie vie », tu peux rencontrer une personne qui te plaît et apprendre ensuite qu’il-elle fut uni par les liens sacrés du mariage et a même une progéniture sans que ça t’effraie. Si tu le sais avant même d’avoir adressé la parole à cet-te inconnu-e, la règle du jeu risque de ne plus être la même.

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Après les vacances de Noël, nous nous poserons cette cruelle question : doit-on assumer ou cacher son tabagisme, si on en a un ?

Bonnes fêtes mes lecteurs d’amour (et même mes lecteurs de haine s’il en reste, je ne suis qu’amour)

On se dit oui où ?

Voilà, suite à une histoire de tube de dentifrice en réserve, Jon et moi avons décidé de faire livret de famille commun. Après avoir dignement partagé cette information avec notre literie, il est temps de causer un peu organisation et en premier lieu : où va-t-on se marier ?


Chez toi en province, chez moi en autre province, chez nous à Paris ? Ou carrément ailleurs histoire de faire chier tout le monde. Parce que moi, j’ai certaines revendications. Par exemple, je tiens pas vraiment à l’église vu que Dieu et moi, on s’est perdus de vue mais je tiens à une cérémonie laïque parce que la mairie tout seul, ça pue, c’est pas très festif et la lecture du code civil me donne envie de te dire non et de quitter la salle comme une princesse. Alors j’ai imaginé des beaux mariages dans la clairière d’une belle forêt moussue, sur une plage du Finistère (je suis tombée amoureuse du coin), sur les côtes d’Armor, sur une lande…


J’imagine un quatuor à cordes (que des violoncelles et alto, je vomis le violon), des percus et même une guitare, quelqu’un qui chante… Bref, de la musique live qui te hérisse le poil.

Les plus attentifs d’entre vous auront noté que je ne parle que de lieux extérieurs… Et plutôt en Bretagne quand même (quoi qu’en cherchant bien, du côté des Pyrénées orientales berceau de mon papa, y a de la falaise et de la forêt…). Donc je prends le risque insensé de subir une averse… Alors ça peut être un style le mariage gadoue-parapluie mais je suis pas sûre que tout le monde en raffole. Même si en l’espèce, le mariage le plus magnifique des séries télé reste celui de Phoebe sous la neige, il me pincouille toujours un peu le coeur celui-ci.


Et je ne parle même pas du fait que marcher jusqu’à la clairière, la plage ou la falaise voire la lande, c’est pas une sinécure pour tout le monde. Non parce que moi, j’ai peut-être plus de grands-parents mais c’est pas forcément le cas de Jon. Et puis on ne sait jamais, la soeur de la mariée pourrait se casser le plateau tibial trois semaines avant le mariage. Par exemple…


En plus, je dis ça mais pour se marier dans un ailleurs, faut quand même que l’un d’entre nous soit domicilié (pour de faux du moins) dans la localité concernée. Imaginons que je décide (bonjour la Bridezilla) de me marier dans un coin où je ne connais personne parce que genre, un jour, on y a passé un week-end et que j’ai trouvé ça trop beau, je fais quoi ? Je prends les pages blanches et j’appelle tous les habitants de la ville « hé salut, je voudrais me marier dans votre  bled, vous pouvez dire que je vis chez vous ? ».


Ou alors on se marie à la mairie chez nous avec le strict minimum (les parents, frères, sœurs et témoins) et on se fait une cérémonie laïque où on veut. Dans mon coin joli, dans mon chez moi d’enfance, dans le sien, les deux… Bah oui, tiens, on a qu’à faire ça, deux mariages laïques plus celui de la mairie comme ça, tout le monde est content. Sauf nos parents, frères et sœurs et nos témoins qui se tapent les 3.


Et la salle des fêtes ? Ah oui, voilà un sujet dont on doit causer. Je sais pas chez Jon (c’est un peu l’ennui avec un fiancé imaginaire, je manque d’infos) mais chez mes parents, y a pas la place de mettre une grosse tente dans le jardin. Puis de toute façon, avec la piscine juste à côté, comme dirait la belle-mère de Lena « ce serait trop dommage que la fête soit gâchée !« . Oui alors on doit donc trouver une salle des fêtes. Ma foi celle de ma sœur était au poil mais :
– elle est ultra prisée (en s’y prenant quasi un an à l’avance, ma sœur aurait pu ne pas l’avoir).
– est-ce que c’est socialement admis de se marier au même endroit que sa sœur sachant que j’aurai la même responsable déco qu’elle (ma tante) ? Quoi que je sais ma tante suffisamment géniale  pour me proposer une déco complètement différente…


Mais bon, on en est donc à devoir trouver deux salles des fêtes avec donc 2 fois le repas, DJ… C’est quoi déjà le pourcentage de chance de gagner au loto ?

De toute façon, je tranche « la tradition veut qu’on le fasse dans la famille de la mariée ». Et vlan !