Le bonheur c’est le malheur

Par Enzo

« L’homme n’est pas fait pour être heureux ». Je ne sais plus où j’ai déjà lu ou vu ou entendu cela. Parfois je souris à tant de cynisme, parfois je doute vaguement, et parfois je me demande vraiment. Comme maintenant.

« Tout pour être heureux ». Une autre expression qui semble s’appliquer à mon cas. En y réfléchissant bien, c’est l’essence même d’une bonne expression : sembler personnelle à tout le monde. Bref,
rien dans ma vie contre quoi râler et pointer du doigt rageusement. Pour imiter le vice dominical de la maîtresse des lieux, je pourrais lister :
– une chérie à qui je ne peux reprocher que sa perfection
– un stage intéressant à Paris pour lequel je quitte ma région natale

Je ne vois rien sur quoi reporter la faute des mes récents accès de spleen… Pas le mal du pays, pas encore sûrement. Peut-être le mal des amis, qui me fait errer seul un dimanche parmi la foule sur les Champs-Elysées, me donnant la vague impression de revoir Matrix, avec Néo avançant à contre-courant parmi une foule anonyme. Fraîchement débarqué, pas d’amis si on excepte les amis de Chérie et une camarade de promotion qui ne donne signe de vie.

Je sais ce que vous pensez, je devrais m’acheter un t-shirt de Caliméro. Vous avez raison. Et c’est cela qui me travaille. Pourquoi avoir des accès de tristesse, d’ennui, de découragement lorsqu’il n’y a aucune raison objective pour cela ?