On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

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Plus c’est con, plus ça détend

La culture de la médiocrité à son paroxysme

Avant de vous raconter mes quelques jours au Canada (spoil : j’ai adoré), j’ai envie de m’énerver un peu sur une excuse que j’entends trop souvent de la part de ceux qui adorent regarder de la merde à la télé : “mais ça prend pas la tête, ça détend”. Et voilà Cyril Hanouna qui explose, la télé-réalité, les Hollywood girls et je ne sais plus quoi. La culture de l’humiliation, du clash et du bashing pour votre plus grand amusement.

Touche pas à mon Poste, émission typique surfant sur la culture de la médiocrité

Alors premier point : si tu veux te détendre, il y a d’autres options : va prendre un bain, va faire du sport, lis un roman, une BD, un blog… Ou mate un film ou une série voire un documentaire, joue à un jeu vidéo il existe des tas d’options pour se détendre… Donc viens pas me dire que tu choisis la médiocrité pour te reposer. Si tu regardes les Anges de la télé-réalité, Hanouna et autres grosses merdes, c’est avant tout… Par méchanceté gratuite.

Les-Anges-de-la-telerealite-7-NRJ-12-Deja-un-premier-clash

Lundi, un chroniqueur de France Inter a signé une chronique sur le fameux Touche pas à mon poste, une émission que je connais peu… Parce que les 3 fois où j’ai regardé, j’ai détesté. Entre un Hanouna prétentieux, agressif et qui écrase son équipe pour se faire valoir et une équipe complice qui joue les clichés (la blonde insupportable qui parle djeunz, le vieux beau, le vieux con) et accepte l’inacceptable pour son chèque de fin de mois… Non mais merde quoi. Qui peut réellement se réjouir de devoir subir des gages humiliants et se faire insulter par son manager dès qu’il ouvre la bouche ? Dans le monde du travail, on appelle ça du harcèlement… Mais bon, qui osera gueuler ? On est à la télé, on a la pression des camarades, on veut pas passer pour le pas drôle, celui qui n’a pas d’humour. Alors on se laisse garnir le slip de nouilles… Ah, l’injonction sociale de l’humour : ris ou sois ostracisé.

L'argument que je déteste le plus au monde

L’argument que je déteste le plus au monde

Et puis c’est de la télé, la célébrité. Tous ces candidats de real TV prêts à vendre leur cul, littéralement, pour gagner leur quelques minutes de gloire et, graal ultime, un passage au zapping. La pseudo vie de rêve où vous passez vos journées à vous clasher pour gagner vos quelques euros. Mais bon, avec de ma chance, vous pourrez finir fiancée au fils d’un ex Président de la République…

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Et vous regardez. Peu importe les Chloé, Sarah, Shirine, Nicolas, David ou Nasser : pas les mêmes gueules mais les mêmes histoires minables qu’on vous sert comme véridiques alors que tout est déjà écrit, qu’on a choisi pour qui vous allez voter. Vous n’êtes pas dupe, vous le savez mais c’est tellement bon de se foutre de la gueule de ces cassos qui valent tellement moins que vous. Peu importent les invités des talk shows : chanteuse pour ado, Miss France, people obscur ou candidat de télé-réalité… Vous avalez cette merde avec délectation parce que « ça prend pas la tête, j’ai le droit ».

Des fois, on sait même pas qui sont les invités

Des fois, on sait même pas qui sont les invités

Oui, vous avez le droit. Après tout, on peut choisir de se taper un McDo tous les soirs parce que cuisiner prend la tête, lire un roman nul et mal écrit parce que ça se lit tout seul, subir les injonctions des magazines féminins parce que c’est moins fatigant que se taper le dernier numéro de Courrier International. Mais arrêtons les mauvaises excuses. J’ai été merdophage aussi, j’en ai eu bien conscience mais la méchanceté, je peux plus. Un exemple : lors de mon séjour au Canada, j’ai maté un épisode de l’amour est dans le pré : candidats beaux et qui s’expriment bien, candidates pas connes avec une carrière. En France, on te collera toujours deux ou trois cassos bien mis en scène pour faire de l’audience et déclencher les commentaires dégueulasses sur les réseaux sociaux. Des émissions entières fonctionnent ainsi et vous vous en régalez.

Oui, j'ai un peu fait exprès de choisir une photo avec des enfants, ça illustre le niveau

Oui, j’ai un peu fait exprès de choisir une photo avec des enfants, ça illustre le niveau

Alors que je ne vous entende pas pleurer sur la qualité des émissions télé, que je ne vous entende pas déplorer le niveau de méchanceté et d’agressivité de vos concitoyens, qu’on nivelle par le bas. Parce que vous avez le choix de ne plus regarder, de ne plus encourager cette médiocrité, cette méchanceté qui permet d’ accéder à une certaine célébrité. Parce que désolée mais vous nourrissez la bête. Et ça vous fait jouir.

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QI : l’ovni télévisuel

Je ne suis pas une téléspectatrice très appliquée, plutôt du genre à tomber par hasard sur certaines programmes en tapant au hasard sur les touches de ma télécommande. Un soir, je découvre ainsi QI, une petite série sans prétention : l’histoire d’une actrice porno, Candice Doll (Alysson Paradis), qui décide de reprendre ses études pour passer une licence de philo. Au début, tu crois que tu vas tomber sur une série classique sur la confrontation de deux univers que rien ne destinait à se rencontrer. Mais en fait non, tu tombes sur une série en dent de scie qui alterne comédie et vannes parfois un peu faciles et réflexions troublantes.

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La première saison ne prétend pas grand chose, on joue sur un retournement de situation assez facile : Candice/Karine décide de reprendre ses études et l’annonce à son mec (plus ou moins réalisateur porno, incarné par le très drôle Jérôme Daran) et ses parents (gros libertins légèrement relou sur le sujet, la mère est jouée par Jeanne Savary qui était dans Caméra Café) qui le prennent pas très bien. Donc Karine suit ses études en cachette mais commence à négliger son travail, oubliant ses tests HIV. Finalement, Karine fait son coming out philosophique et son mec décide de tourner un film basé sur la philo. Choc total des culture, facile et prévisible. Mais Karine a une petite particularité : elle est frigide. Jusqu’au jour où en lisant du Descartes, elle pige le cogito ergo sum et se paie un orgasme : la compréhension la fait donc jouir. Fin de la saison 1 : après un accident lors du tournage du porno philo, Karine se prend un petit studio seule et continue de jouir de la compréhension. Bref, petite série sympa, rien de transcendant même si la relation entre la mère de Karine et la fille pue légèrement le malsain, la mère mouillant à l’idée de faire une apparition dans l’un des films de sa fille et veut utiliser l’image de cette dernière pour le club échangiste qu’elle veut ouvrir avec son mari.

QI

Saison 2 et là, on entre dans l’étrange. La philo ne faisant plus à jouir Karine, elle est à la recherche de nouvelles drogues spirituelles. Elle a terminé sa licence et envisage de se tourner vers la religion, elle rencontre une bonne sœur qui va la guider sur la voie. Parallèlement, elle rencontre un thésard en physique (ou maths, j’ai un doute) et va entamer une relation avec lui. On suit plusieurs histoires : la quête de soi de Karine, les doutes sexuels de son ex réalisateur qui fait désormais des films gays et commence à faire des rêves homo érotiques, l’ex prof de philo de Karine qui redécouvre la séduction, coaché par le réalisateur et se tape des nanas au kilos et enfin les parents de Karine et leur bar échangiste. L’histoire du réalisateur et du prof de philo assurent l’élément comique alors que côté Karine et ses parents, ça vire au glauque : la fille fait des strip teases tandis que sa mère se fait tringler sous son nez par un banquier. Alors que le couple des parents plonge dans le sordide, Karine se penche sur la religion, suit une psychothérapie, fait même une retraite silencieuse.

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Et c’est là que j’ai été attrapée par la série. Karine cherche à tout prix qui elle est, pourquoi elle ressent certaines choses (ou ne les ressent pas). Au départ, elle se laisse un peu ballotter jusqu’à ce qu’elle reprenne les choses en main, quitte sa psychothérapie car elle en a marre et part faire sa retraie silencieuse. Elle découvre alors des choses sur elle, sur son passé, se rapproche de sa mère. Je découvre des axes de réflexion sur la personnalité et la découverte de soi dans une série légère et qui paraissait un peu concon, un peu facile. Et je cherche pour savoir s’il y aura une saison 3. Parce que même si cette série reste bricolée, que certaines quêtes des personnages (le mec thésard qui veut prouver la véracité de son travail ou le prof de philo qui baise à tout va) ne me paraissent pas indispensables à l’intrigue, la quête de Karine me trouble, m’interroge. Me donne envie de peut-être réaliser la mienne car on est tous à la recherche de sa propre vérité… Non ?

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Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke

Des fois, tu zappes un peu au hasard et tu tombes sur un film que tu pressens merdique et tu crèves d’envie de le voir juste histoire de critiquer. Oui, je suis vilaine, je sais, je fais qu’à me moquer.

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Tout commence dans une forêt où une jolie fille en cape rouge batifole avec un garçon à la coiffure impeccable. Oui, dans la forêt, il semble y avoir du Vivelle Dop. La fille veut fuir avec le garçon bien coiffé, un poil gothique… Ah oui, j’ai omis un détail, ce film est réalisé par la nana qui vous a gratifié des Twilight. Voilà, voilà. Donc un garçon un peu sombre et sauvage, une fille fraîche et innocente, on retrouve nos basiques.

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Donc la soeur de la jeune fille à la cape rouge meurt, tuée par un loup. Les villageois organisent une battue et tuent un loup lambda mais un chasseur de loup joué par Gary Oldman vient et dit « bouh, ah, c’est pas un loup, c’est un loup garou et vous allez tous crever, ahah ! Il est caché parmi vous. Ma femme, dont je trimballe le cadavre que j’expose sous vos yeux, était elle même un loup garou et je l’ai tuée, couic ! ». Sur ce, les Villageois organisent une fête, ça flirte avec l’orgie, la jeune fille (Valérie) est à deux doigts de se faire déflorer par le type au gel alors que sa mère vient de gentiment la maquer avec l’ex de sa soeur décédée (mais qui était en fait le demi frère de celle-ci parce que la mère a un peu fauté avec le père du fiancé. Compliqué). Mais bon, pas de déflorage car le loup attaque, il coince la Valoche dans un coin et lui parle (oui oui) en lui disant qu’il fera d’elle un loup garou à la fin de la lune rouge dans 3 jours. Comme elle a noté qu’il avait les yeux marrons, elle a peur de tous les yeux marrons qui traînent. Dont le mec au gel et sa mamie. Ouuuhh…

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S’ensuit une scène de traque chiante, Oldman balance un gosse débile dans un engin de torture car il croit que c’est le loup, juste après avoir empalé un de ses hommes mordu par le loup. Bref, le chasseur de loup est un peu dérangé du bulbe, il ne parle pas mais crie et bouffe de la viande crue. Là, la soeur du débile sort une histoire de sorcière et que même que c’est Valérie : la preuve, elle a une cape rouge, la couleur des sorcière. Bon, je prends un doliprane et on continue. On met Valérie dans une cage et on va la donner au loup vu que c’est ce qu’il veut et on sera débarrassés.

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Valérie doit donc défiler dans le village avec un masque en fer marquant son infamie puis se retrouve abandonnée au coeur du village sur un tronc d’arbre avec plein de brasiers autour, sous le regard tout excité d’Oldman et ses ninjas (oui, oui, ninjas) qui attendent le loup. Mais le gars au gel est pas super d’accord, il met le feu devant sa douce pour faire diversion et permettre au fiancé officiel de libérer Valérie. Du coup, Oldman est un peu vénère et tue le prêtre du village et là, je commence à comprendre que le scénario a été écrit sous crack. Bon, là, c’est le bordel, le fiancé se prend une flèche, le mec au gel se retrouve enfermé dans la machine de torture. Du coup, le loup garou est un peu énervé car on veut pas lui donner sa greluche, il arrache la main d’Oldman, gratos, et demande à la demoiselle de le suivre. Elle, elle veut pas mais ses copines s’y opposent et le loup part car le jour se lève et que tout loup garou qu’il est, il aime pas les UV. Bref, Oldman est tué car il a été mordu et on se demande bien à quoi il servait. Pendant ce temps, Valoche roupille et rêve de la scène du « que vous avez de grandes dents, Mère Grand ». Oh ouah… D’ailleurs, juste après, on retrouve la Valérie en balade sous la neige avec un petit panier, très prudent quand un loup en veut à votre peau mais elle est un peu con et va voir sa mamie. J’attends avec impatience la scène où un chasseur va découper le bide du loup pour libérer la mamie et la demoiselle…

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Bon, je vous spoile la fin : le loup garou, c’est le papa de Valérie qui a tué sa fille illégitime, défiguré sa femme adultérine, tué l’amant de sa femme… Ouais, comme dans Twilight, faut pas trop faire du sexe, ça t’apporte rien de bien. Bon, comme Valérie va très bien dans sa tête, elle est allée récupérer la main de Oldman car il avait des ongles en argent… Oui oh ben tiens, y avait rien de plus simple. Elle tue son père avec, tranquille. Bon, bref, Peter la sauve mais se fait mordre, il découpe le corps du papa mort en lui ouvrant le bide (cf remarque précédente) pour mettre des pierres dedans et balancer le corps à la flotte. Puis Peter veut s’en aller, Valoche est un peu dégoûtée car elle avait envie de faire l’amour dans la neige mais tant pis, elle repart avec sa cape rouge.

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Qu’en retenir ? Alors Amanda Seyfried, je sais pas, où j’ai vu deux films où elle était mal dirigée (Time Out), où elle joue comme une patate. Elle joue très bien la fille qui écarquille les yeux (qu’elle a certes beau) et qui ouvre la bouche mais en dehors de ça, elle a un charisme d’huître. Quand elle tue son père avec la main du cadavre, elle hausse à peine un sourcil. Les autres acteurs sortent sortis tout droit de Gossip Girl ou des frères Scott ou une série pour ados du genre. Quant à Gary Oldman… J’ai la sensation que je peux pas voir un film américain sans Oldman qui joue toujours peu ou prou le même rôle dedans (aka le mec en long manteau mystérieux, ténébreux et un peu dérangé). Faut bien payer les impôts. Bref, on ne retiendra pas le travail des interprètes, passons à la réalisation. Notre amie Catherine Hardwicke n’a pas l’air d’avoir compris qu’elle ne réalisait ni une pub ni un clip vidéo pour Selena Gomez. Ah oui, les images sont belles, la très longue cape rouge sur la neige blanche, Amanda alanguie sur la paille pendant que le mec au gel lui délace son corsage. On multiplie les gros plans de Valérie qui es belle, avec ses grands yeux verts et ses cheveux blonds. Et comme elle ressemble un peu à Estella Warren, je me demandais si j’étais devant le film ou devant la pub Chanel (mieux réussie).

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Bref, de la psychanalyse à deux balles où le sexe te perd (la soeur aîné est tuée par le Père qui l’a attirée en lui envoyant un message signé de l’homme qu’elle aime), où Valérie finit seule (et vierge) en attendant son mec devenu loup garou et où l’incroyable morale reste… Il faut tuer le père.

Tout ça ne m’a pas donné envie de mater Twilight, allez comprendre…

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Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

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Je veux pas grandir !

Dimanche soir, j’erre mollement sur les ondes même plus hertziennes, attendant que le sommeil, qui m’avait déjà cueillie de 16 à 22h, daigne repasser me prendre pour me plaquer, impitoyable, dans mon lit. Mais comme il traînassait dans d’autres draps que les miens, je zappais et tombais sur Ally McBeal. Tiens, ça fait une éternité et demi que j’ai pas vu
cette série et pourtant, faudrait vraiment que je m’y penche dessus. Non mais c’est vrai, ça m’échappe un peu le succès de cette série avec la bande de dépressifs qui la compose, dépressifs qui manquent cruellement de cynisme et de second degré. Mais là n’est pas le sujet, je veux vous parler d’une des névroses d’Ally parce que je me rends compte que grosso modo, j’ai la même : je ne veux pas grandir.

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Aujourd’hui, j’ai 30 ans et une vie relativement adulte, si on considère que je me lève le matin pour aller travailler, gagner des sous et que j’en redonne à l’état. Certains me diront que côté vie privée, j’en suis restée à l’adolescence, pas faux mais n’est-ce pas aussi une preuve de maturité de savoir qu’on n’est pas prête à construire une famille parce qu’on a déjà du mal à se gérer soit alors un être de même pas un mètre pas capable de manger ou de se changer la couche seul, j’imagine même pas. Je suis déjà responsable d’un chat, je trouve ça pas si mal. Mais si sur le papier, j’ai l’air relativement adulte, dans les faits, ce n’est pas si simple. Pourquoi ? Parce qu’être adulte, c’est chiant.


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Il y a peu, j’avais ce qu’on appelle « toute la vie devant moi ». A 30 ans, j’ai encore les 2/3 de ma vie devant moi, c’est certes beaucoup mais le tiers passé, il est passé, justement. A chaque mètre que je fais sur mon chemin de vie, je m’éloigne d’une bifurcation possible. Pour me rapprocher d’une autre, certes. Mais renoncer à un champ des possibles est toujours un acte angoissant. Si je prends ma carrière, par exemple, mon chemin se trace. Community manager, je suis. Est-il possible de tout plaquer un jour et partir vers un ailleurs ? Certains chemins sont à ma portée, tout ce qui est marketing ou l’éditorial, pourquoi pas. Le journalisme ? Mon salaire actuel n’est plus vraiment en adéquation avec celui d’un journaliste. Quelques piges, à la limite. L’écriture ? Il va falloir que je m’y remette, sérieusement. Déjà, j’ai des petites envies, reprendre quelques uns de mes écrits ici, les développer pour les publier en auto-édition (parce que je suis pas sûre que ça vaille la peine de les balancer dans une maison d’édition). Enfin, je dis ça mais je ne prends pas le temps d’écrire. Mais si certains chemins restent à portée, d’autres sont définitivement trop loin. Par exemple, il me paraît aujourd’hui difficile de reprendre des études. Dieu sait que j’en ai envie et que ça me titillera toujours mais la réalité de ma vie me fait comprendre que je n’en aurai pas forcément le temps. Alors même que je fantasme très fort sur l’anthropologie ou la sociologie 2.0 et que j’ai même rencontré une fille qui connaît une nana qui a fait une thèse sur les réseaux sociaux. Je DOIS rencontrer cette fille. Mais le temps, les enfants, le temps me manque.

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C’est ça aussi que je n’aime pas dans le fait de devenir adulte, ce que je déteste par dessus tout même et Ally, elle est comme moi : on devient raisonnable. Mais quel mot épouvantable, terne ! Je ne veux pas être raisonnable. Je veux continuer à imaginer que je peux travailler, suivre des cours de plein de chose, faire du sport, écrire, lire… Mon moi
enfantin y croit à mort, il se dit qu’en s’organisant bien, tout est encore possible. Oui, je peux apprendre le russe, le violoncelle, faire de la plongée et du yoga, tenir mon blog et écrire des romans, lire des fictions et des essais, le tout en étant l’employée de l’année. Mon moi adulte rappelle que tout ceci a un coût et un coût très élevé (non mais on peut pas faire du yoga à moins de 600 € par an sans rire ?) et surtout qu’en terme de temps, je suis bien gentille mais non, je ne l’ai pas. Prenons par exemple la semaine dernière :

lundi : L’Amoureux

mardi : plongée puis l’Amoureux

mercredi : rien

jeudi : réunion plongée

vendredi : anniversaire puis l’Amoureux

samedi : plongée en fosse et AG de la plongée

dimanche : brunch-balade avec une copine

 

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La semaine dernière, j’ai donc eu une soirée de libre, youhou ! Et mes soirées se remplissent vite car j’ai toujours des tas de gens à voir, des gens que j’aime voir, j’entends. Ben oui, ma vie étant folle, je rajoute des niveaux d’amitié : il y a mes anciens collègues (3 anciennes boîtes, ça fait beaucoup d’anciens collègues), les amis des blogs devenus amis tout court, mes copines de la plongée aussi, le fameux club des 5 devenu 7 . Ca en fait du monde. Et encore j’ai arrêté les sites de rencontres, ça fait pas mal de soirées libérées du coup. Donc avec ma vie sociale de folie, en quel temps pourrais-je étudier ? Ben le week-end, les soirées de libre… Y aurait sans doute moyen. Sauf que mon moi adulte décrète que non, que ce n’est pas raisonnable, que je dois enfin prendre conscience de mes limites. Mon corps n’a plus 20 ans, il ne tolère plus la succession des nuits de 5h. Dormir, dormir ! Mon moi enfantin se dit parfois qu’il faudrait tout plaquer pour avoir le temps de se nourrir spirituellement sans attendre une retraite que je n’aurai sans doute pas, découvrir la vie de ma maman ou de ma tante, hyperactives depuis qu’elles ne travaillent plus. Cours de dessin et d’anglais, piscine pour ma maman, rédaction d’un livre sur l’histoire des religieuses de mon ancien bahut pour ma tante. Je les envie. Sauf qu’elles, elles peuvent se le permettre. Elles ont travaillé, cumulé de quoi couler des jours heureux à présent que l’heure de leur retraite a sonné. Moi j’en suis loin, ça ne fait que 3 ans et demi que je bosse à plein temps. Faudrait que je joue au loto plus souvent, des fois que…

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Etre adulte, c’est en fait arrêter de rêver une vie mais de la vivre. Et la vraie vie n’est jamais vraiment idyllique. L’administratif l’empoisonne, la sclérose. On peut rêver à des tas de choses, il faut garder les pieds sur terre car la pelle de courrier quotidien est là pour nous clouer au sol : paye tes factures, arrête de dépenser ton argent, cet appartement n’est pas le tien, paie ton loyer. Travaille pour te donner l’illusion de la liberté, celle où tu peux te payer de l’évasion avec ta CB même pas gold car cet argent, il est à toi, tu l’as gagné à la sueur de ton front. Indépendance illusoire, on quitte un esclavagisme pour un autre, en fin de compte.

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Pourtant, même si mon corps et mon visage m’enlèvent quelques années, je dois m’assumer. Ce serait facile de se retrancher derrière un syndrome de Peter Pan pour ne rien faire de ma vie. J’avance. J’aime avancer même si chaque pas en avant ferme des portes. Il en ouvre d’autres aussi. La seule différence, c’est que je n’évolue plus dans l’univers douillet de l’enfance où Maman viendra faire un bisou sur nos petits bobos pour les guérir. Parce que l’enfance, ce ne sont que des petits drames, on pleure pour notre genou écorché, notre crayon rose perdu (c’est mon voisin de classe qui me l’avait piqué, j’en reste traumatisée), notre mauvaise note en écriture. Adulte, les bobos sont plus graves, plus profonds. C’est la vie.

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Les souris sont des hommes

Dimanche soir, petites heures de la nuit, je tapote négligemment sur mon clavier en attendant le sommeil. Bon, en vrai, je joue sur King, ce site est une horreur de chronophagie. Bref, comme tous les dimanches, il est tard et je n’ai pas sommeil, la télé tourne un peu au hasard, sur la chaîne où je l’ai laissée. Quand soudain, Télé m’annonce Secret Story. J’aurais bien zappé mais j’étais un peu trop dans ma partie, on va dire qu’on va laisser tourner.

Et en fait, j’ai bien fait. Je n’avais quasiment jamais regardé, juste un peu l’an dernier et j’avais trouvé cette émission d’un profond sadisme. En fait, je vous résume la fois où j’ai regardé (oui, je n’ai vu qu’un épisode mais le pire, je crois) : pour une obscure raison, Cyril et Alice sont enfermés dans une pièce et espionne les autres. Ces derniers pensent que les deux enfermés sont partis. Or Cyril a entamé une liaison avec Alexandra et Alice avec Matthias. Et là, « la voix », sorte d’ersatz d’un Dieu sadique, demande à Matthias de séduire Alexandra (sans savoir que sa moitié ainsi que celle de la demoiselle sont toujours là, donc). J’étais effarée. Comme je bossais à l’époque sur le site people de TGGP, j’ai aussi appris que cette même voix avait demandé à Matthias de demander à Alice de venir vivre avec lui (mission acceptée) mais Cyril, lui, a refusé de larguer Alexandra pour 10 000 euros. Alors qu’elle était super chiante comme fille.

Bref, dimanche, je regarde et voici un peu le topo, c’est compliqué, il y a des milliards de candidats, des cachés dans une trappe qui rentrent et sortent au gré de la voix et essaient d’éliminer des autres et de découvrir leur secret car ils les espionnent via un écran de télé. Donc samedi, il y a eu l’élimination de Daniela dont je ne sais rien à part qu’elle était vulgaire mais c’est une constante de cette émission. Elle a été victime d’un complot de Léo, qui est un des infiltrés. La voix a profité de la soirée des éliminations pour dégager
Léo que personne n’aimait et mettre à sa place Angie, une fille très naturelle, pas du tout refaite de la tête aux pieds, et Romain qu’est beau gosse. Et puis là, on fait rentrer un type qui n’était pas dans l’émission jusque là, qui s’appelle Martin. Dans le sas de la maison, la voix explique à Martin qu’il va devoir remplir une première mission : faire croire qu’il est le mec de Cindy. Une nana qu’il n’a donc jamais vu de sa vie. Donc Cindy l’attend dans l’entrée et ils mettent au point leur plan. Bon, voilà, le reste de l’épisode est globalement sans intérêt, les absents se font casser du sucre sur le dos comme toute bonne émission de télé réalité (et comme dans la vie), ça se drague, les filles rivalisent de classe et d’élégance (ahahah)…





En fait, cette émission a quelque chose de fascinant. En fait, les secrets de base, on s’en fout : avec le net, ils durent au mieux 2h. Ce qui est plus marrant, ce sont les nouveaux que la prod via la voix impose aux candidats. J’ai trouvé assez énorme qu’un mec entre dans un jeu et se retrouve au rang de petit ami d’une nana assez vulgaire (mais oui, ok, elles le sont toutes). J’aime ce côté un peu manipulation de tout le monde qui se ment juste à l’arrivée pour gagner de la tune. Sexe, argent et manipulation, c’est un bon cocktail. Sauf qu’évidemment, c’est présenté par Castaldi qui me donne toujours envie de le frapper. Ce mec me paraît faux mais d’une force ! Je suis totalement persuadée qu’il n’est absolument pas sympa et qu’il manque totalement la dimension 2nd degré de ce show. Quant aux candidats, c’est la foire au plus pseudo trash vulgaire. Toutes les nanas ont posé seins (siliconés) à l’air dans Entrevue, FHM et co, elles manquent terriblement de raffinement, d’humour 2nd degré et je ne parle pas de la maîtrise approximative de leur français. Et chez
les mecs, ce sont exactement les mêmes, la silicone en moins. Genre le Romain, là, il est beau gosse de prime abord mais après trois jeux de sourcils genre « je suis trop un ténébreux », on se rend compte qu’à part choper de la dinde en boîte le samedi soir, il n’a rien de bien intéressant à offrir. Mon chouchou étant Léo, un ex SDF si j’ai bien tout suivi, qui se la joue grand machiavélique et qui n’a pas tout à fait tort vu qu’il a réussi à éliminer Daniela juste en manipulant les gens. Mais bon, aux pays des idiots, c’est pas bien difficile d’être le plus manipulateur.

Bref, je regrette finalement que pour cette émission, ils recrutent pas des candidats d’un meilleur niveau, genre des mecs supra cynique sur l’émission, qui sont parfaitement conscients de leur rôle de rat de laboratoire et essaient de battre la voix à son propre jeu même s’ils ne peuvent pas communiquer entre eux. Parce qu’avec des gens un peu plus… heu… on va dire évolués et sans Benjamin Castaldi, ce jeu pourrait être un pur monument de manipulation mâtiné de sadisme. Et là, je peux vous jurer que j’en raterais pas un
épisode !

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Ton ami pour la vie

Par Lucas

Samedi je me suis posé la question de la pertinence de mon « friendorat » sur FaceBook. (Quand on s’inscrit, FB scanne nos adresses et envoie une invite à tous ceux dont on a le mail. CQFD).

Il y a 3 mois j’avais donc fait une coupe : j’avais gardé des anciens camarades avec qui j’avais trippé, des copains, des amis proches… entre autres. Et puis aussi ceux que j’espérais revoir dans un futur proche, une fois boulot trouvé, une fois que j’aurais toute légitimité et toute money pour les inviter. J’ai donc viré 150 personnes (connaissances d’école, membres d’un groupe de travail, ex reuloues, ex pas reuloues, histoires d’un soir, etc.). Bref, j’ai donc fait le ménage… Je me suis retrouvé à 280 personnes, un peu etonné d’avoir autant d’individus liés à moi : ce n’était que le début de la fin…

En effet, parmi les gens virés, j’en ai repris qq’uns en me rendant compte à terme que j’avais été un peu rapide: « ah bah je comprends pas ce qui s’est passé. On était pas friends ? ».
Personne n’était dupe…
Devant mon hypocrisie latente, mes parents vous diront que ce sont les conséquences du trauma cranien, ce qui est bien joli comme excuse facile mais bon j’ai aussi mon honnêteté intellectuelle.
Alors je tiens à m’excuser de cette vile lâcheté.

En fait, si j’étais vraiment honnête je pense que je mettrais une partie de mon friendorat out.
Juste après en avoir dispatché un bon nombre sur Linked In et Viadeo.
De manière somme toute très utilitariste.
Je ne leur parle jamais, ils ne me parlent jamais, on vit nos vies. Basta.

D’un autre coté je me dis que certaines personnes, connues pendant les études, ont peut-être évoluées et que je suis bien con de les zapper. Je parle, notamment, des gamin avec qui j’étais en école de commerce dont beaucoup ont gagné en maturité, en sagesse, en humanité, une fois enlevée la carapace de l’élève  qui se miurge à longueur de soirées. Pareil pour tous ceux qui n’étaient que
des copains. Le terme friends est des plus larges et j’ai eu la connerie d’oublier qu’il pouvait englober l’acception « pal ». Faut-il donc que j’arrête de limiter le terme friends à sa traduction et que je le remplace par « connaissances » ? Serait-ce une hypocrisie latente ? Sommes nous tous complices de cette complaisance ? (votre opinion m’interesse, comme d’hab)

Je me suis rendu compte, récemment, qu’un esprit libre de mon école, une jolie nana qui a passé deux ans après le diplome, à bosser à la Comédie,  à Reims, au SMIC, eh bien cette naiade m’a zappé de ces friends…
Je salue ici son honneteté intellectuelle, dans la droite ligne de son attitude générale.
Sans aucune ironie.

Faut-il donc être complaisant comme je le fais ou integre et droit comme j’avais voulu l’être et comme Chloé l’a été ? Vous me direz que, si ca se trouve, Chloé m’a zappé parce qu’elle a bien senti qu’elle ne pouvait rien tirer de bon de ma présence dans son reseau, mais laissez moi croire qu’elle n’est pas comme ça (spéciale dédicace à ta féérie, Chloé)

 Dans la fourmillière, c’est l’Ultra Moderne…

Au-delà de mon idiotie avec le zapping des freundz (idiotie sociale, honneteté morale…) que j’assume pleinement et devant la profusion de reseaux sociaux je me demande ce qui est pertinent.
Faut-il mieux avoir un réseau dédié au taff et un autre dédié aux loisirs ?
Mais dans ce cas, entre Viadeo et Linked In, je privilégie lequel ?
Le premier n’est-il pas franchouillard quand l’autre est wordlwide ?? Tout celà n’est il pas un rêve, du vent vendu, l’espoir minuscule qu’un jour un DRH va voir mon profil et dire « il me le faut » ?
Faut-il maintenir les deux ?
Mais attendez, Flickr aussi c’est un reseau ludique. Et la blogosphère, et…
Faut-il trop que pas assez ? Cette myriade de cercles est un peu étourdissante…

Tout cela me rappelle le personnage d’Arash Derambarsh, un mec que j’ai connu alors qu’il était étudiant en droit à Paris X. C’est bien simple, à l’époque, Arash disait bonjour à tout le monde et donnait ses cartes de visite à tous les étudiants. Aujourd’hui, Arash, vous le connaissez tous : c’est le mec qui s’est autoproclamé président de Facebook il y a un an, avec, comme prétexte, une pseudo élection à la con (perso, j’ai jamais voté…) .Sur FB, il doit avoir la masse de friends donc la masse de contacts. Je présume qu’il doit faire une petite niouzletter mensuelle pour tenir les gens au courant de sa vie ou demander des aides pour des projets et….

CA, c’est un truc que je n’ai jamais réussi à faire.

J’ai fait Sup de Co Reims, ca fait un an que je galère à trouver un boulot  (mais seulement 6 mois où je cherche de façon ninesque intense). Lors de la diplomade en décembre, pendant deux heures le mot réseau est revenu un p’tit peu 40 fois. A croire qu’on a intégré avant tout une communauté avant un institut de formation. Etre d’un commerce agréable…

Je n’ai jamais osé frapper à la porte de mon réseau d’anciens (nb : un parisien sur 100 a fait Reims Management’s Cool. Je n’ai connu que 5 promo mais je me rends compte de cette vérité au vu du nombre d’anciens que je croise dans le métro de façon impromptue…). Je n’ai jamais osé parce que je n’avais aucune légitimité, aucun savoir faire et que je vois mal comment un ancien, même sympa, pourrait accepter de m’aider si je n’ai que ma bonne volonté à apporter à l’entreprise.

Tout ça pour dire que je ne me reconnais pas dans ce monde de faux semblants et de relations professionnelles mais que c’est un mal nécessaire et qu’il faut que je me bouge le cul. Ma conseillère APEC ma dit de prendre contact avec des anciens afin de leur demander si je pouvais les rencontrer afin de « leur demander des précisions sur leur boite… » Quand elle m’a dit ça, j’ai hurlé en disant que l’ancien ne serait pas dupe et qu’il comprendrait, aux premiers mots, au téléphone, que ce que je voudrais savoir c’est si il y a une place à
pourvoir dans sa boite et s’il peut m’aider à y rentrer ou alors s’il connait qq’un ailleurs qui… Elle a souri, elle a acquiescé : « Et alors ? ».
Faut-il donc multiplier ce genre d’actions hypocrites pour avoir, un jour peut-être, la chance qu’un ancien pense à moi s’il a connaisssance d’un poste qui se libère ?

J’ai peut-être un p’tit coté bisounours et je pense qu’une intègre expatriée ne va pas manquer de se foutre de ma gueule. Bon je vous quitte de façon abrupte mais je vais aller fouiller mon annuaire des anciens et dégotter des noms. Mais votre avis m’intéresse, lectrices, lecteurs, égarées, égarés.

Red Hot Chili Peppers – My Friends

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Courrier des cœurs, réponse à Audrey

Cette semaine, Audrey nous a posé la question suivante : « j’ai un problème : dans la bande d’amis de ma soeur, il y a un nouveau garçon. Je l’ai rencontré l’autre jour quand ils sont venus à la maison et j’ai craqué, un vrai coup de foudre. Et je crois que c’est un peu réciproque. Mais le truc, c’est que je crois que ma soeur aussi, elle craque sur lui. Alors est-ce que je peux tenter ma chance malgré tout ou pas? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour répondre à cette angoissante question et voici ce que ça a donné.

Enzo : « Je crois que », « je crois que » ! Demande à ta sœur et tu seras fixée !
A moins que tu souhaites qu’on te dise « tente ta chance » en omettant de prendre en compte ta sœur (ce qui t’arrangerait vu tes craintes) et venir ensuite dire « mais c’est la faute aux Vingtenaires ils m’ont dit de faire ça et maintenant je suis brouillée avec ma sœur jusqu’à l’enterrement de nos parents ! » ? Tu pensais vraiment te lancer avec un doute comme celui ci ? C’est qu’après tout ce n’est que ta sœur, c’est pas comme si c’était de la famille proche…
Enfin bref, poses la question à ta sœur, tout simplement. Si la réponse ne te plait pas, tu pourras toujours te venger dans des années en couchant avec ton beau frère (penses quand même à revenir nous demander conseil avant pour que l’on t’en dissuade).

Lucas : Y a des jours, je me demande si moi aussi j’avais des questions pareilles et si c’est la matiourité qui me fait soupirer…
Alors tu attrapes ta sœur au retour de l’école, tu la prends entre quat’z’yeux et tu lui poses la question comme une grande.
Ou mieux : tu chauffes le mec à mort pour créer une saine concurrence entre ta sœur et toi. Le Droit européen n’a pas encore légiféré en ce qui concerne le marché du célibataire et ta sœur est peut-être première entrante mais elle n’a pas de monopole.
Le mieux ? Tu ne dis rien, tu choppes le garçon et tu laisses ta sœur devenir anorexique et déprimée. Le temps pour elle de trouver un autre mec c’est à dire 2 jours et demi.

Jane : Ben voilà, tout aurait-il déjà été dit? Soit tu la joues « que la meilleure gagne et une mini jupe n’est pas tricher » en concurrence avec ta sœur, soit tu lui parles (à ta sœur) pour connaître son point de vue, si elle se projette avec le jeune homme avec le kit marmots + labrador + pavillon de banlieue + labrador qui bave, et dans
ce cas là, va falloir que l’une des deux revoit ses prétentions à la baisse. Sachant qu’à la base, c’est sa bande de potes, tu risques un peu de t’attirer le mauvais œil sur 5 générations si tu la poignardes dans le dos. Plus aucun respect les jeunes de nos jours…

Summer : Ben dis donc vous êtes vachement dur quand même! Attendez, vous savez le pourcentage qu’il y a de tomber amoureux et que la personne le soit en retour? Et si sa sœur lui dit que oui elle craque pour lui, elle doit se morfondre? Maintenant si tu dois parler à ta sœur je te conseille plutôt de lui dire que tu craques plutôt que
d’essayer de savoir si elle craque elle. Tant qu’elle ne dit rien tu as la conscience plus ou moins tranquille dirons nous et si c’est elle qui sort avec c’est elle qui se morfondra et culpabilisera, plan démoniaque gratuit. et puis rien que parce que tu demandes conseil aux vingtenaires je te soutiens. voilà , que le combat commence.
Soit dit en passant, n’oublie pas quand même que le sous titre de notre blog est la lose sentimentale… je dis ça je dis rien! 

nb: franchement je dois dire que je vous trouve pas cool avec le lecteur non mais oh!

Tatiana : Moi je propose une autre solution (bon j’ai lu le debat en travers donc j’espere que j’ai pas raté un truc) : un plan à 3 avec ta soeur. Les mecs fantasment trop sur ce genre de truc. A faire bien sûr que si tu es proche de ta soeur. Elle est pas belle mon idée ?

Summer : beurk!

Diane : Fucius a dit (et il avait oublié d’être con): tu ne convoiteras pas les convoitises de ta soeur. Des mecs, y’en a 45157 autour de toi, voire des millions si tu voyages, et des soeurs, eh bah tu n’en a qu’une (voire deux ou trois hein, n’ergotons pas non plus). Vu ce que ça peut créer de tensions/discorde entre vous, mais je serais pour que vous le zappiez toutes les deux, et que vous alliez faire du shopping après.

Nina : Des fois, je me demande d’où vient cette manie qu’on a de toujours vouloir l’histoire d’amour (avec un petit ou un grand a) la plus compliquée possible. C’est à cause d’une lecture trop précoce de Roméo et Juliette ou de son visionnage en DVD avec Léo waouh di Caprio ? Personnellement, à choisir entre un mec et ma sœur,
je n’hésite pas trente secondes. Ma sœur, j’en ai qu’une et des mecs, il y en a des milliers. De toute façon, le coup de foudre, j’y crois pas, j’appelle ça un coup de cœur et si tu es aussi accro à lui, c’est justement parce qu’il est le fruit interdit, c’est mathématique. A partir du moment qu’on a conscience de ça et qu’on commence à relativiser, tout va mieux, on se rend compte que des garçons, y en a des tas qui n’entraîneront aucun conflit avec sa sœur. Et puis je vais te dire, même si ta sœur n’était pas attirée par lui, sortir avec un pote de quelqu’un de sa famille, faut pas que ça se finisse mal parce que tu vas faire exploser leur groupe et ça n’aidera pas à des relations de famille harmonieuse. En un mot comme en 100 : laisse tomber.

Voilà, si toi aussi, tu as des petits soucis amoureux et que tu as envie de provoquer un débat houleux entre vingtenaires sur ma boîte mail (oui, ce fut houleux, y
a plein de bouts qui ne sont pas publiés mais on s’aime quand même), n’hésite plus, pose ta question ici, sur ma boîte mail ou même sur mon facebook 

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Les polémistes sont-ils des génies ?

 Semaine dernière, je tombe sur Pif-Paf, l’émission sur la télé de Paris Première présenté par Philippe Vandel avec, entre autre Isabelle Morin-Dubosc que j’aime bien. Le
dossier de la semaine portait sur les polémistes et, évidemment, sur le plateau, il y avait Eric Zemmour pour qui j’ai toujours eu beaucoup de mépris. Mais finalement, en l’écoutant parler, je me suis demandée si, quelque part, c’était pas un génie. Continuez l’article avant de me taper, hein. Parce que moi-même, de dire ça, j’ai envie d’aller me mettre la tête dans les toilettes et de tirer la chasse mais vous allez voir.
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Qu’est-ce qu’un polémiste ? C’est un mec qui squatte un plateau télé et qui n’est jamais d’accord. Parce que ça fait de la bagarre, des cris, parfois même des invités qui quittent le plateau et après, on passe au zapping, huhuhu. Par exemple, chez Ruquier, on a (ou avait, j’ai pas regardé depuis plus d’un an) Zemmour, donc, à côté de Michel Polac, ce qui fait que parfois, l’invité ne peut même plus parler tant les deux rhétorisent joyeusement sur le sujet. Les polémistes aiment astiquer les inviter, les pousser dans leurs derniers retranchements. Par exemple, dans Pif Paf, ils montrent une passe d’arme entre Romane Bohringer venue défendre le DAL (droit au logement) et le fameux Zemmour qui part sur le « non mais le DAL, ils font venir des gens, c’est du faux ! ». Et Romane de s’énerver et comme elle n’arrivait pas à argumenter, de se lever en secouant les bras. Retour sur le plateau de Pif Paf, Zemmour s’explique : « ce que je veux, c’est qu’elle m’explique pourquoi elle défend cette cause et comme elle n’y arrive pas, elle fait son actrice. » Et là, pour la première fois de ma vie, je me dis que, merde, il a raison. Bien sûr, sur le fond, même si les SDF du DAL n’en sont pas vraiment, j’ai tendance à dire que ce n’est pas le problème. Les SDF, ça existe hors caméra, j’en croise (hélas) tous les jours et je peux comprendre qu’ils aient pas envie d’être exhibés devant les caméras. Mais là, Romane a été incapable de rétorquer quoi que ce soit, de sortir du discours appris par cœur. Bien sûr que la cause du DAL est noble et personne ne peut décemment dire « s’ils n’ont plus de logement, c’est leur faute, au fond, laissons les crever ! ». Justement, défendre une cause entendue veut-il dire qu’on ne doit pas réellement la défendre ? Chaque people a sa noble cause. Après tout, avec toute la tune qu’ils touchent, qu’ils en rendent à ceux qui en ont besoin, c’est limite la moindre des choses. Nos stars défendent tous un truc, chantent tous aux restos du cœur mais parfois, on peut se demander les réelles motivations. Les enfoirés, par exemple, on leur reproche souvent d’en profiter pour faire un peu de promo pour leur dernier album, se faire une image de people soucieux de son prochain et généreux. Ok mais au fond, on peut aider les restos du cœur autrement qu’en achetant leurs CDs.

Mais revenons à nos polémistes. Il est des causes qu’on pense ne pas avoir besoin de défendre, tout comme des opinions dans certains milieux. Par exemple, dans une fac de sciences humaines, sortez un « Sarko est un enfoiré », on vous approuvera. Vous pouvez même le dire sans le penser ou sans savoir bien pourquoi, on vous demandera pas d’argumenter. Et ça m’énerve un peu. J’aime bien que les gens m’expliquent pourquoi ils pensent ceci ou cela. Je suis bien consciente qu’en matière de politique, l’opinion ne se forme finalement que sur une interprétation des faits mais ça n’empêche pas qu’on dépasse le slogan vide de sens pour expliquer un peu pourquoi on en vient à penser ça. Surtout que c’est pas les arguments et exemples qui manquent hein…Et ça marche pour les SDF. Evidemment qu’on veut les aider à avoir un logement décent mais c’est pas tout de le dire. Qu’as-tu à proposer ? As-tu autre chose à dire que c’est dramatique comme situation ? Parce que juste dire ça, c’est à la portée de n’importe quel abruti venu. Et là, je comprends le principe de Zemmour qui s’oppose toujours pour pousser l’artiste qui défend sa cause à dépasser la simple déclaration lénifiante.

Evidemment, pour Zemmour, ses positions anti conformistes et hyper réac font parler de lui. De ce point de vue là, il a tout compris au système. Ceci étant, deux questions se
posent à moi : est-il un hyper réac ou un opportuniste médiatique ? Mais surtout, peut-on soutenir n’importe quelle position juste par jeu polémique ou arrive un moment où notre volonté d’en découdre rentre en conflit avec nos opinions ? Parce que moi, j’aime bien polémiquer, pousser les gens à aller au-delà de la simple phrase choc finalement vide de sens mais je n’arrive pas à aller trop loin, défendre ce qui me paraît indéfendable juste par principe.

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