Résolutions version réseaux sociaux (les miennes, pas les vôtres)

Hey hey ! Ceci  n’est pas un article sur les résolutions sur les réseaux sociaux mais bonne nouvelle, je compte me pencher sur la question et un peu sérieusement. Plus tard.

veronica-mars

Donc niveau bonnes résolutions, je vous ai parlé un peu de ce que je voulais faire pour rendre ma vie (mon corps et mon appart) plus belle. Mais qu’en est-il de “Nina”, cette entité virtuelle que je porte depuis près de 10 ans ? C’est drôle de voir que sur pas mal de réseaux, c’est sous ce pseudo que j’ai avancé en premier (Twitter, Instagram, Vine dont-je-me-suis-servie-qu’une-fois). Du coup, je me dis : tiens, et que faire de l’écosystème Nina pour 2015 ? Après tout, j’audite celui de mes clients, je peux bien bosser un peu le mien.

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Alors en 1 : le blog. Ce blog est un peu projet de bientôt 10 ans, le truc qui a duré le plus longtemps dans ma vie même si on peut difficilement comparer le blog à ses débuts et ce qu’il est aujourd’hui. J’ai longtemps cherché comment rentabiliser le truc eeeeet j’ai toujours pas trouvé. Car non, je refuse même l’idée de foutre de la pub dessus mais parfois, j’ai envie d’en faire un truc. Pourquoi pas quelques bouquins en autoédition de quelques séries sympas genre la chômagie, le mariage ou les sites de rencontre. Mais j’ai besoin de temps pour la réécriture et j’aime pas réécrire. Mais ça pourrait être un projet. Ca et…

Les documents de Nina

 

*TOUDOUM*

 

J’ai pas encore bien réfléchi mais quand j’étais plus jeune et que j’avais le temps, j’écrivais *gratos* pour des webzines qui nécessitaient un peu de recherche et ça me permettait de me cultiver un peu. Donc l’idée est à peu près la même : je constitue un dossier sur des sujets d’actu ou non qui m’intéressent et je les publie ici. J’hésite quant à la forme : PDF ou PPT (quand la journaliste et la marketeuse fusionnent, tadam !). Bref, j’ai envie que ce blog reprenne ce qu’il ambitionnait d’être au tout départ avant qu’on ne se mette qu’à parler de sexe : un observatoire sociologique sans prétention. Même si dit comme ça, ça fait la fille qui se sent plus péter.

 Narcissism

J’ai aussi envie de vivre plus pleinement ma vie parisienne à fond tant que j’y vis toujours en réalisant un petit guide spa/massages (ça me forcera à y aller), les ateliers que je teste ou les visites que je peux faire en accord avec ce que j’ai décidé suite à mon voyage à Lisbonne.

 paris-cite

Niveau galaxie sociale et plus spécifiquement Twitter : je vais me faire des listes “gens intelligents”, on va dire. Je suis un peu fatiguée des attention whores en tout genre qui nous expliquent à longueur de temps qu’ils n’en ont rien à foutre de nos vies et de ce que l’on dit car prendre la parole sur autre chose que leur petite personne, c’est un peu voler de leur lumière. J’en ai marre de ces demande d’attention permanentes, de ces photos “oh non faites pas attention, je suis trop moche”. Perso, quand je me trouve moche sur une photo, je la jette, je la publie pas à l’attention de l’interweb, quoi… Sans parler de l’éternel retour au lycée avec le syndrome prom Queen ou de celui qui aura la plus grosse. J’en garde un petit échantillon pour ma série mais à part les copains-copines que j’aime de tout mon coeur, les autres, je les mettrai pas dans mes listes et je respirerai mieux. Pour être tout à fait honnête, j’avais hésité à me créer un personnage totalement attention whore avec des photos de mes décolletés uniquement pour attirer le dalleux et démontrer que “séduire” sur Twitter n’a rien d’une prouesse et que c’est même limite vexant à force (je ne suis pas qu’une paire de seins, que diable) mais j’ai pas le temps de jouer alors tant pis.

 

Ca se voit pas forcément mais j'étais dans une église, là (pour un mariage)

Ca se voit pas forcément mais j’étais dans une église, là (pour un mariage)

Bon par contre, lire surtout des interventions intelligentes ne me dispensera pas de twitter des conneries car je suis un boulet fini, n’oublions pas, et j’ai besoin de chouiner sur ma énième chute et comme je n’ai pas le temps pour des expos ou autres, je continuerai à poster des Instagram de mon chat, de mon neveu de dos, de couchers de soleil sur la mer et de cocktails. Et puis je vais essayer de me la jouer beaucoup plus selfies pour agacer celles et ceux qui veulent pas qu’on parle d’autre chose que d’eux parce que j’en ai marre de ne jamais être sur aucune photo et de ne pas pouvoir changer celle de mon Facebook régulièrement. Quitte à parler de mise en scène sur les réseaux sociaux, autant jouer le jeu à fond.

 

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Bref, près de 10 ans après sa naissance, “Nina” et les vingtenaires ne sont pas prêts de s’éteindre, ils vont juste être plus sélectifs pour moins se retenir de tacler les gens (“meuf, arrête de dire que tout le monde en veut à ton cul : si c’était si ordinaire, tu ne le partagerais pas A CHAQUE FOIS avec nous, je te promets…”)(c’était cadeau). Bien sûr, c’est toujours un peu chiant d’avancer sous le masque « Nina » qui ne me sert à rien dans ma « vraie vie » (je le mets plus sur mon CV) mais on ne sait jamais quelle porte ça peut ouvrir. Ou pas.

 

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La norme Fotolia

Les grands connectés que nous sommes guettons avec une pointe d’angoisse les énormes consortiums qui tentent de nous imposer des normes, de nous emprisonner dans leur petit monde. Apple, Facebook, Google… On hurle à l’imposition d’une norme, aux ponts fermés entre ces univers. Sur mon iPhone, j’ai d’office safari et non google chrome, j’ai hérité du magnifique Apple Plans au lieu de l’efficace Google Map. D’ailleurs, si vous vous ennuyez, découvrez le tumblr des ratés d’Apple Map. Je trouve qu’il y a de la poésie là dedans…

Mais il y en a un dont on ne parle jamais alors qu’il dessine insidieusement notre monde digital. Parfois, dans un élan de procrastination, je m’en vais lire un article de presse en ligne et notamment des articles de presse féminine qui ont pour avantage de bien me détendre entre deux powerpoints. Or que constaté-je en « feuilletant » ces sites : ils sont envahis de photos Fotolia.

Je parle de la presse féminine mais c’est la même pour la presse économique et entrepreneuriale, vous savez, ces photos avec des mecs aux dents blanches et costard cravate qui sourient en levant le poing tel des winners du business, le tout se passant dans des bureaux immenses, blancs, aseptisés.

Et c’est là précisément que je veux en venir. Les photos Fotolia se passent dans un univers plus blanc que blanc, tout est calculé, propre, pas un cheveu qui dépasse. Comme dans tout l’univers de la pub et des médias me direz vous, oui, mais si tous les webzines commencent à se nourrir à la même source, ne risque-t-on pas d’avaler la norme Fotolia sans nous en rendre compte ?

Moi, je dis non ! Et même que je vais relancer mon tumblr des photos tartes pour dénoncer. Même s’il devrait durer 15 jours, comme la plupart des sites périphériques que je lance. D’ailleurs, il serait temps que je reprenne Week end sac à dos, il a été victime de la mort subite du nourrisson… Sans parler des dizaines d’url que j’ai achetées pour en faire des blogs (bon, non, pas dizaine). Moi et ma capacité à vouloir faire plein de trucs sans prendre le temps de les faire. Digression, mon amour.

Bref pour en revenir à Fotolia, je dis non ou alors, détournons les, ridiculisons-les ! Disons non à cette norme insidieuse ! Retrouvons le plaisir des gens aux peaux et silhouettes imparfaites, aux décors colorés, au bordel, à la vie quoi… Que les rédactions arrêtent de s’abonner à ce site (et à ses avatars) pour refaire leurs propres photos. L’illustration fait partie de l’article, autant maîtriser aussi ce contenu là, non ?

PS : Je suis pas un journal, moi, je suis pauvre mais dès que je peux, je mets mes propres photos.

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Jeune, tu es une manne pour les employeurs

 


Sauf qu’ils n’auront pas tous l’honnêteté de te payer à ta juste valeur. Pour ceux qui ne sont pas au courant, ô joie, le journal 20 ans ressort. Bon, je ne le lisais pas à  l’époque mais tiens, pourquoi pas. Je n’ai même pas eu le temps de l’acheter que je veux déjà ne plus rien savoir de ce torchon. Je ne parle pas des papiers (après tout, de prime abord, ils valent ceux des autres féminins) mais des révélations pas jolies jolies qui ont été faites sur la rémunération des « journalistes ». Entre guillemets parce qu’à ce niveau là, j’appellerais plutôt ça de pauvres victimes.

 


Il était une fois un groupe presse qui se dit « tiens, si on ressuscitait un magazine féminin connu pour se faire plein de blé ? » « Ouaiiiiiiiiiiiiis ! ». Alors prenons un magazine féminin mort style 20 ans qui bénéficie d’une bonne image nostalgique chez ses anciennes lectrices. Maintenant, prenons de très jeunes filles genre blogueuses ou étudiantes en école de journalisme ou comm et faisons leur une proposition d’enfer : « Alors, tu vois, tu vas travailler avec nous, ça va être trop top pour ta carrière, ça va faire super joli sur ton CV ! La paie ? 20 euros les deux pages, 10 euros l’une, 5 euros la demi page ». En gros, on t’encule à sec avec verre pilé sans lubrifiant et t’es mignonne, tu souris, merci.  Des tarifs scandaleux, une équipe inexpérimentée : la rédac chef avait 19 ans, stagiaire et s’est d’ailleurs fait remercier avant la sortie du 1er numéro. Et curieusement, le gentil directeur (Frédéric Truskolaski) rechignent à leur donner leur argent de poche. Oui, moi, j’appelle pas ça un salaire mais de l’argent de poche.




J’ai déjà parlé de ce patron de presse qui m’avait tenu sensiblement le même discours dans le temps. Pourtant, je n’ai rien contre la pige bénévole puisque j’en ai déjà fait (et que ça m’arrive encore), je pense même que c’est un bon tremplin. Mes deux ans de pige bénévole en tant que chef de rubrique sur un webzine étudiant m’a drôlement aidé à trouver du boulot. Il y a aussi l’aventure Sensuelles montée de toute pièce par une équipe motivée et bénévole. Mais là où il y a une énorme différence, c’est qu’en l’espèce, rien qu’une page de pub dans le magazine permettra de payer nos pauvres journalistes et le reste, direct dans la poche du patron. C’est ce qu’on appelle de l’exploitation, non ? Si.




Oui mais il reste quand même le volet expérience vont souligner les esprits grognons ou ceux qui ne savent pas ce qu’est la précarité et la course à la moindre pige. Non mais c’est vrai, elles font chier ses petites connes à chouiner alors qu’elles ont écrit sur 20 ans et ça va faire trop bien sur le CV. Et bah tiens ! 20 minutes ayant révélé ce qu’il se passait en coulisses, bonjour la crédibilité. Même si pour ma part, j’admire Claire Crepon, la jeune de 19 ans qui a réussi le lancement du mag en 1 mois et demi, sachant que tout se faisait par MSN vu qu’il n’y avait pas de locaux. Claire si tu me lis, je te paie un verre quand tu veux, ça me ferait plaisir de te rencontrer, ceci sans ironie. Le challenge qu’elle a relevé est juste énorme. Sauf que voilà, 20 ans, ça sent un peu mauvais suite à ce mini scandale. Travailler par MSN, c’est bon pour les magazines amateurs, pas pour les titres de presse avec plein de gros sous investis dessus.



Et voilà dans quel monde on vit. Entre les stagiaires et les piges payées avec les billets qui traînent dans la tirelire, on est loin de se sortir du trou. Tout ça m’écoeure et me donne envie de hurler. Parce que j’ai vécu ce genre d’expérience, parce que j’ai parfois été trop conne d’accepter parce que j’espérais que ça  m’ouvrirait des portes et que je m’en suis prises sur le bout du nez.  Que je vois nombre de webzines ne pouvant payer les gens qui écrivent dedans et qui s’excusent platement de ne pouvoir le faire (genre le très bon Save my brain ou Madmoizelle) et qu’à côté de ça, des mecs peu scrupuleux se font construire une jolie maison en exploitant nos espoirs en une belle carrière,  notre envie de bosser coûte que coûte, même si le salaire n’est pas là…



Et après, on nous dit que les jeunes ne sont pas travailleurs. Et bien…

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Cette annonce est faite pour moi

Dans l’aventure de la recherche d’emploi, arrive toujours un moment où on tombe sur l’Annonce idéale, avec un grand A. L’annonce qui pourrait se terminer par« et si vous vous appelez Nina Bartoldi, postulez ! » tant le profil recherché vous correspond. Alors là, je dis attention : gardons la tête froide.


Un jour, je tombe sur l’annonce suivante : « cherche rédacteur qui a étudié histoire, science politiques et journalisme, débutants acceptés », quelque chose du genre. Je pleure de joie : une maîtrise d’histoire, une maîtrise de sciences politiques, un master pro de journalisme et je suis chef de rubrique international sur un webzine. Les mecs, engagez moi. Je postule, ivre de joie. Deux jours après, j’appelle comme le veut la coutume histoire de montrer que je suis hyper motivée. Sachant que l’annonce est une annonce
ANPE, ça veut dire que j’ai cherché la boîte et leurs coordonnées, motivée la nana. « Non, le poste est pourvu, merci, au revoir ». Après avoir reformulé mes larmes et mon amertume, j’ai retenu : les annonces ANPE sont un plan foireux, essentiellement car des entreprises envoient une annonce par obligation et non par besoin. Mais j’y reviendrai dans un prochain article.

Alors j’avais placé un fol espoir dans cette candidature et forcément, la réponse négative m’a mise KO. Si cette annonce tellement parfaite pour moi n’aboutit pas, est-il possible que je trouve un jour du travail ? En fait, dans cette histoire, j’ai commis une erreur stratégique : celle de trop compter sur une annonce et de n’avoir pas su garder la tête froide.

Même si nous correspondons parfaitement à une offre d’emploi, il faut garder à l’esprit que nous ne serons pas les seuls à répondre à l’annonce. La recherche d’emploi est en premier lieu une question de chance. Je sais, c’est intolérable comme idée mais parfois, votre candidature parfaite ne passera même pas sous l’œil du recruteur. Quand j’avais passé ce double entretien quasi parfait, le recruteur m’avait expliqué qu’ils n’avaient examiné que la première cinquantaine de CV. A quelques heures près, j’aurais pu ne jamais passer cet
entretien alors que je suis quand même arrivée en finale. Si une annonce a plusieurs jours, envoyez toujours un CV (il est toujours utile que notre CV soit à peu près dans toutes les bases de données des entreprises de votre domaine) mais plus l’annonce est vieille, moins il faut espérer.



Quand on cherche un boulot, il est impératif d’apprendre à se blinder. Facile à dire, je sais bien. Mais j’ai fait l’erreur d’investir trop d’espoirs dans des candidatures sans prendre en compte des tas de facteurs. Ma candidature est idéale, ok, mais déjà, je ne suis pas la seule à avoir mon parcours. Si un candidat a vécu un an en pays anglophone ou s’il a plus d’expérience que moi, il est encore plus idéal que moi. L’âge peut aussi être un facteur. Il ne doit pas être un critère clairement établi, sinon, c’est de la discrimination mais dans
les faits, un recruteur peut préférer une personne plus jeune ou plus âgée. Vous ne le saurez jamais, rassurez-vous, mais ça peut jouer. Et puis peut-être que la présentation du CV ne correspond pas à la candidature idéale voulue par l’employeur, peut-être que c’est la lettre de motivation…


Bref, il y a des choses que l’on maîtrise et d’autres non. Aujourd’hui, au vu de mon parcours, je ne regrette finalement pas les candidatures manquées, mon parcours n’est pas si mal même si j’ai encore un bon bout de chemin à faire. J’ai souvent tendance à penser que si une candidature n’est pas retenue, c’est juste qu’on ne devait pas aller travailler dans cette entreprise mais à force d’opiniâtreté, ça finit toujours par payer. L’erreur serait de croire qu’un simple « non » (voire une absence de réponse) est la fin de tout. C’est juste la fin d’une voie mais il en existe un milliard d’autres. Notre profil  n’est pas fait pour une seule et unique annonce. Alors on se fait un chocolat pour se remonter (ou ce que vous voulez) et on reprend le postulage.

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Attention à ton Facebook !

La semaine dernière, j’ai parlé de la gentille manie des recruteurs à taper votre nom sur google pour voir un peu qui vous êtes. Or souvent, le problème, c’est qu’on ne maîtrise pas toutes les occurrences liées à notre nom. Notre pire ami étant Facebook et autres myspace.

Quand j’ai démarré ce blog, j’ai fait en sorte que mon vrai nom n’apparaisse nulle part. Surtout qu’au début, ici, ça parlait essentiellement sexe et rien d’autre et je ne crois pas que le fait d’avoir brouetté, comme on disait à l’époque, la veille soit le meilleur argument vente pour moi. Donc si un recruteur tapait mon vrai nom, il n’avait aucune chance de tomber ici.

Maintenant quand je tape mon nom sur google, je trouve essentiellement mes contributions à des webzines, la référence de mon article dans une revue d’histoire (et oui, j’écris pas que des conneries), mon profil Linkedin que je dois à tout prix remplir et… Facebook. Au début, j’ai eu une utilisation légère de Facebook, adhérant à tous les groupes à la con comme « j’ai couché avec au moins un de mes contacts facebook », « j’ai eu du sexe avec quelqu’un sur facebook » (j’insiste), « front de libération du cunnilingus » (mais j’y suis plus
avec mon vrai nom), « je parle mieux anglais quand je suis bourrée »… Alors évidemment, j’ai quitté la plupart de ses groupes et
mis mon profil en privé mais il y a toujours moyen d’y accéder. Déjà, les photos de soirée. Imaginons que je fasse une soirée hypra alcoolisée et qu’un des convives ait la bonne idée de me taguer sur l’album. Ben là, je suis à nouveau visible et pas de la façon la plus glorieuse qui soit… D’ailleurs, je trouve que les gens devraient demander l’autorisation avant de taguer parce que s’ils ont envie d’afficher leur pochtronnerie, pourquoi pas mais quand on cherche du boulot et qu’on sait que Facebook est devenu un réflexe, je dis non. Evidemment que j’ai le droit de faire la fête mais si sur toutes les photos de soirées, j’ai l’air décrépite, vraiment, ça ne va pas jouer en ma faveur.

On ne se rend pas souvent compte du danger du net et que tout anonymat est relatif. Evidemment,  un recruteur ne fait pas une recherche poussée sur chaque candidat, il n’a pas le temps de trouver un blog qui n’est pas écrit avec mon nom. De toute façon, je l’ai mis sur mon CV, Les vingtenaires, comme ça, je n’ai rien à craindre. Et ça m’évite de raconter un peu trop n’importe quoi, de me plaindre de mes employeurs ou de baver sur mes collègues (bien que j’ai pas forcément envie/besoin de le faire, c’est un exemple)… On ne sait jamais à quelles données a accès le service informatique donc on ne va pas jouer avec le feu.

En fait, dans la gestion de son nom sur le net, le pire, c’est souvent les autres, bien qu’ils ne cherchent pas forcément à vous nuire. De toute façon, si tel était le cas, vous pourriez porter plainte pour diffamation. Mais on ne se rend pas compte qu’un taguage sur une photo peut faire très mal pour notre image, que les messages qu’on laisse sur les wall des autres peuvent aussi donner une image négative, les groupes auxquels on appartient…Idem pour myspace où on accepte allègrement tous les friends, y compris les moins
« fréquentables », dirons nous. Evidemment, tout ça est du loisir, du fun… Mais quand on cherche du boulot, il faut maîtriser son image de bout en bout. Vous iriez à un entretien avec des confettis coincés dans votre col ? Ben, là, c’est pareil.

Alors certains diront que la solution, c’est de ne pas avoir de facebook, de se contenter des profils linkedin, viadeo et co… Mais tout dépend dans quel secteur on bosse. Par exemple, dans tout ce qui touche le web 2.0, de près ou de loin, c’est difficile de s’en passer.

PS : Zut en cherchant les liens des groupes dont je parle, j’en ai trouvé plein de trop fun mais j’ose pas y adhérer. Notamment le « j’ai couché avec au moins 5 de mes contacts facebook ou plus », histoire de rassurer Gabriel qui se croyait seul concerné par le « j’ai couché avec au moins un de mes contacts facebook » ou des « je parle aux toilettes quand je suis bourré« , « j’efface le numéro de mes exs pour ne pas les appeler quand je suis bourré« , « j’ai couché avec Estelle Denis« …

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Et si je faisais un site pro ?

Chercher du travail, c’est finalement accroître au maximum sa visibilité auprès des recruteurs. Envois de CV, inscriptions aux agences d’emploi (ANPE et interim) et cabinets de recrutements… Bref, si vous voulez décrocher un emploi, il faut que l’employeur sache que vous existez. Vous êtes inscrits à viadeo et Linked in, bref, aux sites permettant de développer votre réseau. Même facebook, ça marche mais ça, j’en parlerai plus tard. Mais une bonne façon de se démarquer, c’est de créer un site pro.

Imaginons que je réponde à une annonce. Premier réflexe du recruteur : taper mon nom sur google. D’ailleurs lors d’un entretien, un recruteur m’avait sorti un vieux CV avec une photo de moi à 20 ou 21 ans dessus. Il m’a sorti les articles que j’avais écrit pour un webzine et pour le site de rugby. Bref, on commence l’entretien, le gars sait déjà un peu qui je suis et a eu le temps de lire ma prose à tête reposée car un entretien, ça va vite et on n’a pas le temps de faire lire tout son pressbook. Alors au lieu de le laisser trouver des articles au petit bonheur la chance, aidons le un peu en créant un site à mon nom. Quand je dis site, ça peut être un blog qui a l’avantage d’être plus facile à utiliser qu’un site en html. D’autant que certaines plates formes proposent la possibilité d’intégrer des pages fixes qui serviront pour le CV, par exemple.

En un site, vous pouvez tout présenter à l’employeur : CV, articles rédigés, rapports de stages, réalisations… Evidemment, tout dépend du secteur concerné. Pour ma part, j’avais crée un blog journalistique qui me servait à mettre CV, press book mais aussi écrire des articles bonus genre chroniques de film ou de livres, des réactions sur des reportages, des opinions… Surtout que ce blog a vécu juste avant les présidentielles, ça tombait plutôt bien. Je détaillais aussi l’état de ma recherche d’emploi, racontant mes entretiens et
tous les dimanches, je faisais un journal de la semaine précisant combien de candidatures spontanées, combien d’annonces répondues, combien d’articles écrits ou combien d’entretiens passés j’avais à mon actif. L’avantage, c’est que ça me forçait à ne pas faiblir. Bon, dans les faits, je n’ai jamais mis le press book en ligne vu que j’ai trouvé du boulot deux mois après sa création.

Ce genre de site présente deux avantages : quand vous postulez à une annonce, vous donnez l’adresse du site/blog, permettant à l’employeur de voir rapidement de quoi vous êtes capables. Il n’y passera pas deux heures non plus donc il faut que la navigation soit la plus simple possible. Evidemment, ce n’est pas une raison pour faire l’impasse sur le pressbook en entretien : si la plupart des employeurs prennent la peine de fouiller sur le net pour vous trouver, rien n’indique que tous vont le faire.

Autre avantage : ça offre une visibilité et ça permet à des chasseurs de tête de vous trouver. Evidemment, ça dépend du secteur, là encore. Dans le mien, par exemple, ça m’est arrivé une fois, ça m’étonnerait fort que ça se reproduise, il ne faut pas se reposer dessus. Mais les cabinets de recrutement fouillent, certains recruteurs aussi. Quand je faisais mon stage occulte dans une cave en été 2005, mon « tuteur de stage » avait demandé à l’autre stagiaire de lui trouver des CV de développeurs en ligne.

Soyons clairs : avoir son site à son nom ne dispense pas des recherches, faut arrêter de croire au Père Noël. Mais ça reste qu’en un seul lien, le recruteur peut déjà savoir à qui il a à faire avant même l’entretien. Puis si on choisit la forme blog, on est obligé de le remplir plus ou moins régulièrement et d’écrire donc des articles sur notre métier, ce qui ne peut pas nous faire de mal. A condition bien sûr de soigner son orthographe, grammaire, syntaxe, la présentation et évidemment de ne pas dire trop de bêtises. Mais finalement, soigner son site, c’est comme passer un entretien virtuel, finalement. On n’aurait pas idée d’aller en entretien en pantoufle alors pareil : on écrit comme il faut, ça donnera de suite bonne impression.

Mais Internet n’est pas toujours notre avis, je vous en parlerai la semaine prochaine.

En attendant, un petit article d’un chef d’entreprise qui parle recrutement.

 

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Entretien, acte 2

Souvenez-vous, la semaine dernière, nous étions en entretien. Après avoir tout préparé, nous voici devant M. le recruteur, prêt à démarrer cette joute orale qui nous donnera un emploi… Ou pas.


En général, ça se passe toujours de la même façon : le recruteur pose notre CV sous son nez et nous demande de nous présenter. Et c’est parti pour un récit de vie non exhaustif, allons à l’essentiel. Les vacances chez mamie en 1990, par exemple, on va s’en passer, bien sûr. Comme je suis une fille organisée dans ma tête, je fais par étape. D’abord les études. Le recruteur a beau avoir mon CV sous son nez, faut que je détaille. Pourquoi donc ai-je ce parcours, pourquoi ai-je choisi de faire histoire pour commencer ? Bon, je parle pas de mon choix de la série au bac parce que c’est un peu dépassé et qu’expliquer que le journalisme, c’est la voie depuis mes 15 ans, ça fait un peu « non mais c’est un choix de vie, vous savez, je voulais faire ça avant même de marcher ! ». Bon, inutile de trop rentrer dans les détails, expliquer que les cours sur l’Orient hellénistique dans la période antique, c’était bien sympa, ça ne fait pas avancer le schmiblick.

Après les diplômes, parlons des expériences professionnelles. Evidemment, en début de carrière, les expériences professionnelles, ça veut dire les stages, pour l’essentiel. Le but, là, est de tout valoriser. Je décris mes missions, book à l’appui pour montrer un peu ce que j’ai fait. Pour ma part, les stages pourris genre celui que j’ai fait en été 2005 dans une cave où j’ai quasi rien écrit, je l’ai même pas mis dans le CV pour éviter d’avoir à en parler. De toute façon, à cette période là, j’étais déjà pigiste pour un webzine pour lequel j’ai écrit deux ans donc inutile de tendre un bâton pour se faire battre. Donc voilà, on passe sous silence les côtés négatifs sauf s’ils peuvent servir à notre cause. Par exemple, si vous avez un un dossier sensible à traiter durant votre stage parce qu’on sait jamais, ça peut arriver, ne pas hésiter à le mettre en avant « oui, ça n’a pas été facile, j’ai dû prendre sur moi mais à l’arrivée, j’ai triomphé ». Blablabla. Oui, il faut comprendre que l’entretien, c’est comme un premier rendez-vous amoureux,on évite de trop parler de ses défauts.

Les défauts, parlons en. Les recruteurs sont joueurs, ils adorent nous poser des questions comme par exemple « quels sont, à votre avis, vos principales qualités et vos principaux défauts ? ». Pour les qualités, c’est facile, il suffit de reprendre les qualités demandées dans l’annonce et hop. Pour les défauts, par contre, bonjour la tarte à la crème. En général, on sort le lénifiant « perfectionniste ». Non mais sans déconner, ils attendent quoi « Bon, alors, moi, le matin, j’arrive pas à me lever alors m’attendez pas avant 10 heures, quoi ! » ou comme m’a dit un pote un jour « de temps en temps, je vais aux toilettes me fumer un joint ! ». J’avais envie de dire un jour « je fais mal le café » mais faut que le mec en fasse ait un humour solide… Et bon, quand on cherche un boulot, on préfère ne pas trop se griller.

Une fois que je lui ai raconté à quel point j’étais merveilleuse et compagnie, à lui de parler, de me présenter le poste. En bonne candidate que je suis, je prends des notes. Elles me serviront pas forcément mais c’est pour montrer que je suis vivement intéressée, que j’écoute bien ce qu’on me dit. Je n’hésite pas à prendre la parole au besoin, à bien faire remarquer que j’ai fait des recherches sur la boîte et que je sais tout à fait de quoi on parle. Oui, je préfère ne pas me la jouer passive, docile qui écoute, il faut de l’interactivité : poser des questions, s’intéresser, sans pour autant couper la parole, bien entendu ! Non parce que le recruteur, il n’a pas non plus envie de se répéter 150 fois, c’est normal.

Arrive le moment délicat que je déteste : les points pratiques et notamment le salaire. Parce que je ne sais jamais combien il est raisonnable de demander et comme une idiote que je suis, j’ai un peu tendance à demander bas, ce qui n’est pas forcément une bonne idée. Ca veut dire que j’ai une basse opinion de moi et que je n’ai pas forcément conscience de la réalité du marché. Demander trop haut n’est pas mieux non plus, même si c’est dans le but de négocier. Surtout qu’il y a tellement de facteurs à prendre en compte : mes diplômes, mes expériences professionnelles, même mon âge. C’est un vrai casse tête mathématique.

Maintenant, la sortie. Une fois l’entretien terminé, attendons un peu avant de se relâcher. Serrons la main du monsieur en souriant, en demandant quand on aura des nouvelles et on part digne. Une fois hors de vue du recruteur, là, on peut appeler sa maman, sa sœur, son chéri, n’importe qui pour tout raconter. Mais pas avant !

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La lettre de motivation : ce que l’on dit, ce que l’on pense

Petit jeu aujourd’hui de la double écriture de la lettre de motivation. L’idée est simple : d’abord le texte officiel, en dessous, l’expression d’une petite voix intérieure bien cynique… Je précise que c’est juste un jeu, je suis parfois réellement emballée à l’idée de bosser dans un journal ou une boîte.

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« Bonjour,
 

Ayant trouvé votre annonce sur le site jechercheunjob.com, je me permets de vous envoyer ma candidature pour le poste de journaliste. En effet, votre annonce m’intéresse au plus
haut point.

Enfin, même si c’est pas le cas, j’ai répondu à ton annonce 15 mn après qu’elle soit postée, je suis une desperate chômeuse et tu me proposerais d’écrire dans la revue des passionnés du tracteur, je postulerais alors que je suis une pure citadine.

De formation journalistique, j’ai eu l’occasion d’écrire dans le domaine sur lequel vous travaillez et qui me passionne.

Si, j’ai écrit une rédaction sur le sujet en cinquième et si j’ai rien écrit dessus depuis, c’est que c’est trop passionnant, j’ai peur de pas rendre la magie de cette question.

La renommée de votre entreprise n’est plus à faire et être une de ses employées est une motivation de plus pour moi.

Avant de lire votre annonce, je savais pas que vous existiez

Titulaire d’un master professionnel de journalisme, je suis à la recherche d’un emploi dans l’univers des médias. Auparavant, j’ai réalisé deux maîtrises, utilisant à chaque fois
l’analyse de presse. Mon cursus universitaire m’a permis d’acquérir une solide culture générale ainsi que des outils d’analyse utiles pour le journalisme. De plus, lors de mon année d’étude à l’IEP, j’ai obtenu des diplômes informatiques.

Tu les vois mes gros diplômes, hein, hein ? Ca t’épate, hein ? T’as vue comme chuis cultivée ? Et le « master professionnel », ça le fait. Là, tu m’aimes déjà, je le sais, je le sens.

Par ailleurs, j’ai profité du temps libre que me laissaient mes études pour multiplier les expériences dans le milieu médiatique, essentiellement en presse écrite et Internet.
D’ailleurs, je suis actuellement chef de la rubrique sur un webzine.

Oui, je suis un bourreau de travail, je bosse même en dehors de mes cours et je fais plein de choses. Même que je dors pas la nuit pour écrire plein d’articles et du coup, je suis chef de rubrique. Et dans chef de rubrique, y a chef, comme dans rédacteur en chef…

 Lors de ma précédente recherche d’emploi, j’ai multiplié les expériences diverses et variées, j’ai notamment réalisé quelques interviews pour une plate-forme de blogs. Je
possède une solide culture Internet et une très bonne connaissance de la blogosphère puisque je gère moi-même plusieurs blogs dont un lu quotidiennement par plus de 1500 personnes (visiteurs uniques).

Embauche-moi, je te ramènerai des lecteurs. Non mais vise la culture Internet que j’ai, c’est carrément pas donné à tout le monde. Bon, c’est vrai que ma « culture Internet », je me la suis faite toute seule, comme une bonne geekette qui se respecte mais quand même, quoi.

 

Je me tiens à votre entière disposition pour tout entretien concernant ma candidature, je vous remercie par avance pour le temps que vous consacrerez à ma demande.

Je veux qu’on se voit, je veux qu’on se voit, je veux qu’on se voit. Je suis tout à toi, à tes pieds, claque des doigts et j’arrive.

 

J’espère vous rencontrer prochainement pour vous convaincre davantage de ma motivation et de ma détermination.

En vrai, tu pourras découvrir que je suis toute jolie (si t’es un homme ou une femme qui aime les femmes) et très drôle, je te raconterai même des blagues s’il le faut pour détendre l’atmosphère. Et je fais super bien le café.

 En attendant, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les plus distinguées
J’ai toujours trouvé ces salutations de fin de lettre très pompeuses. Si la personne me rappelle pas, mes salutations les plus distinguées risquent de se transformer en paroles qui ne le sont plus, distinguées, suggérant à la personne de visiter la Grèce, par exemple.
 
Nina Bartoldi
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Liste de pensées hebdomadaire

Moi, j’ai une vie méga trépidante, la preuve en liste.

– les crêpes de mon papa sont les meilleures du monde, elles sont si fines qu’elles fondent dans la bouche. Le top ultime : étaler du fruit de la passion dessus. Aussi bon qu’un orgasme.

– je sens que je vais militer activement pour la privatisation de TOUS les services publics. Marre que mon facteur ne me livre JAMAIS les colis et que je sois obligée de me taper une demi-heure de queue dans ma poste moche avec des employés neurasthéniques. Marre que la SNCF soit infoutue de respecter ses horaires. Un train qui a 1h de retard dès le départ (exemple : lundi), ça me fait profondément chier, surtout qu’on arrive à prendre encore une demi-heure de retard supplémentaire pendant le trajet, des fois qu’on n’aurait que ça à faire de la journée. Et le pire, c’est qu’on ne sait même pas pourquoi. Le service public : notre engagement ? Mépriser notre clientèle. De toute façon, on n’a pas de concurrence ou alors hors de prix alors faites pas chier.

– Mardi, endormie vers 5h, levée 8h30. Un café à 9h30, un café à 10h dans une grande tasse (mais lyophilisé, c’est pas bon. George chéri, tu as encore beaucoup à faire avant que le monde entier ne boive tes espressos). 14h, après un repas qui déchire avec la vilaine Summer qui a dit, je cite : « tu prends pas un dessert, t’es sûre ? Parce que j’en prends un, moi. Oh, regarde, y a de la panacotta ! ». Ah, la diablesse, j’ai dû en manger du coup. 15h30, un thé frappé à la framboise chez Starbucks. Mercredi soir, 3h10, j’ai toujours pas sommeil… Alors que j’ai dormi 3h et qu’en plus, ce soir-là, suis allée au resto avec mon pôpa et ma sœur et que j’ai bu du vin !

– L’avantage quand le train a très beaucoup de retard, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler.

– L’avantage quand on a une grosse bonne demi-heure d’avance à un entretien, c’est qu’on a le temps de lire et même de travailler (et de boire un café).

– Ca y est, me suis lancée sur second life. Me suis créée une bonhommette, NinaBella Allen. Parce que figurez-vous que sur Second Life, on vous impose une liste de nom de famille et tous les Nina étaient pris. J’ai choisi un avatar qui me ressemble et je suis une girl next door. Mais au bout de 10 mn, ça m’a saoulée, ça ramait (qui a dit que c’était pas conseillé d’avoir i-tunes, 2 word, 3 firefox et second life ouverts en même temps ??). Alors je sais pas trop si NinaBella aura une « second life » (ooooooooooh). Surtout que du coup, me suis excitée sur le paddle et NinaBella s’est mise à voler, j’avais peur de pas la faire atterrir.

– En ce moment, je vis ma vie amoureuse par procuration et c’est vachement mieux, moins risqué pour mon cœur et ça prend moins de temps.

– C’est fou comme je peux être productive quand je m’y mets.

– Penser à étriper ma cousine qui m’a dit au téléphone vendredi dernier : « oh, c’est rigolo, t’as pris l’accent parisien ». Dans tes rêves, je suis toulousaine, moi, vrai de vrai. Nan mais oh ! Ceci étant, j’ai dû réécouter une vieille émission radio que j’avais faite à Toulouse et heu… J’ai quand même plus le même accent, fuck, fuck et re-fuck ! (comme je suis trop une rebelle)

– C’est curieux, dès que je coupe le chauffage, il refait froid. Je vais pas oser le couper une troisième fois.

– Au fait, c’est pas le printemps ?

– Vendredi, réunion pour un webzine, une nouvelle recrue finlandaise, je kiffe son accent, je veux le même-euh ! A un moment, elle nous explique qu’elle habite à Plume-Sur-Berges, MA ville. Donc moi « aaaaaaah, comme moi ! ». « Ah ben, je savais bien que je t’avais déjà vue quelque part ! ». C’est ça, être star, les gens me voient dans la rue et la réciproque n’est jamais vraie. Faut dire, moi, dans la rue, les seules personnes que je percute, ce sont les beaux gosses. Et encore, quand je suis connectée au monde qui m’entoure.

Une semaine qu’est passée méga vite !

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La gauche, elle pue de la bouche et la droite, elle pue des pieds

Là, c’est officiel, je tiens le titre le plus con depuis la création de ce blog, même devant « le zizi culturel ». Zêtes impressionnés, hein ? Mais derrière ce titre enfantin se cache une réalité que j’ai envie de mettre en lumière, dans ce billet socio-politico-débile. Aujourd’hui,
analysons ce manichéisme primaire : « si je suis de gauche, je déteste les gens de droite et vice et versa ».

 

Semaine dernière, je prends le métro avec deux camarades de webzine après une réunion. A un moment, un des deux nous explique qu’il est militant dans un parti mais quand je lui demande dans lequel, il paraît un peu gêné « mais euh…je sais pas de quel bord tu es… ». Bon, on s’était reconnu, nous étions des rivaux ancestraux : moi de gauche, lui de droite, moi sympathisante PS (quoi que les tests politiques me foutent toujours communiste, n’importe nawak). Pourtant, je le rassure en souriant : « non mais y a pas de soucis, t’as le droit d’avoir tes engagements politiques, je vais pas te le reprocher ! ». Du coup, il m’a même invitée au meeting de Sarko dimanche au Zénith mais j’ai pas pu y aller, j’avais d’autres engagements. Mais j’y serais allée avec plaisir sans déconner, les meetings, ça me fait kiffer. Même si je suis pas du tout Sarkozyste (et j’avoue qu’il me file de plus en plus d’urticaire), je trouve qu’il ne faut pas hésiter à se rendre dans des meetings quand on en a l’occasion, même si notre choix est déjà arrêté. Un peu de culture n’a jamais tué personne.

Y a quelques temps, j’avais dû écrire un article sur l’équipe Sarko donc je prends mon meilleur ami, google, et je lui demande de me dire des choses. Je tombe sur pas mal de forums et parfois, je suis atterrée par le niveau du débat. Je vous la refais, en gros :

– Sarko facho, il va foutre tous les Noirs et les Arabes dans un airbus. Moi, j’ai un tiers de sang étranger, j’ai peur.

– Ta gueule, tu crois qu’elle est mieux Ségo avec ses 3 de QI ? Elle est tellement conne qu’elle invente des mots.

– Oh ça va, comme s’il disait pas de conneries, le nabot pas beau

– Ouais et avec votre miss Camping défraîchie, vous croyez que la France va s’en sortir ? »

Ouais, ça tape bas. Perso, j’aime pas Sarko mais je vais pas l’attaquer sur sa taille, on s’en fout un peu. Ségo fait un peu bourgeoise salope avec ses tailleurs jupes au dessus du genou ? Et alors ? Vous foutez pour un programme ou pour une jupe ? Bref, ce genre de conversation de café du commerce m’agace au plus haut point. Surtout quand on sait que ces gens votent. Moi, je voterai jamais pour un candidat en fonction de sa taille, de ses tenues, de sa tronche ou je sais pas…

Par exemple, raisonnons par l’absurde :

– je vote pour le plus baisable :bé Besancenot, y a pas méga le choix non plus. J’aime les hommes plus âgés mais je suis quand même pas gérontophile.

– je vote pour une femme : en lice Ségo, Arlette et Voynet. Bon, on va dire Ségolène parce que c’est celle qui s’habille le mieux.

– je vote pour le plus grand : bonne question, tiens. A vue de nez, je dirais de Villiers

– je vote pour le plus démonstratif : Sarko, Le Pen ou De Villiers ?? J’avoue qu’entre ces trois show men, mon cœur balance.

– je vote pour le plus people : Sarko, rapport à tous ses soutiens pailletés

– je vote pour le plus proche géographiquement parlant de ma ville natale: Bové ou Bayrou mais il me semble Bové, quand même.

 Bon, bref, on peut multiplier à l’envi et on constate rien de bien cohérent. Et le pire, c’est que ces conversations basiques et débiles ne sont pas forcément le fait de gens qui n’ont aucune connaissance politique mais bien de citoyens engagés, voire de militants. Nos politiques eux-mêmes nous offrent parfois de belles preuves de mesquinerie. Navrant ?

Carrément.

Parfois, je rêve d’un débat politique élevé, à programme contre programme, idéal de société contre idéal de société mais ça tourne souvent à la dispute de récré et c’est navrant. Ne peut-on pas concevoir trente secondes que la personne face à nous, même si elle a des opinions opposées aux nôtres, reste un être humain et qu’on peut communiquer sans passer par la case insulte? Non?

Ferme ta boîte à camembert, tu l’ouvriras pour le dessert.
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