A quelle heure on met le réveil ?

Si je devais comparer ma vie de célibataire à ma vie en couple, la principale différence pour moi est clairement mon rythme de vie au global. En gros, avant, je me couchais tard mais genre vraiment tard et je me levais à la dernière seconde, tenant rarement mes résolutions d’arriver tôt au boulot pour partir plus tôt, profiter mieux de ma soirée et dormir plus tôt. En couple… c’est pas encore tout à fait ça mais là, on fait les choses à deux. Genre choisir l’heure du réveil.

Mauvais rythme de vie, fatigue au travail

Chacun sa conception du couple, nous, on est assez fusionnels dans le rythme de vie : on se lève ensemble, on se couche ensemble. A quelques nuances près. A une époque bien trop lointaine, j’ai ambitionné de suivre le Morning Miracle en me levant tous les matins à 6h, faisant un peu de sport et un peu d’écriture avant d’aller réveiller mon doux. Faudrait que je m’y remette d’ailleurs mais j’ai toujours ce problème récurrent du matin, cette sensation d’être écrasée sur mon lit par la gravité et que mon corps pèse environ 58 tonnes. Et justement, en étant en couple avec un individu qui prend les transports avec moi pour aller travailler, je n’ai guère le loisir de m’adonner au snoozing plus que de raison. Oui, depuis qu’on vit à deux, je me lève suffisamment tôt pour faire autre chose que me doucher et sauter dans mon jean, genre petit déjeuner avec un vrai café et tout.

Petit déjeuner avec petite brioche homemade, porridge aux graines de chia et café

A propos de dormir, parlons du soir, également, un grand moment. Etant célibataire, je traînais, traînais, trainaiiiiiiiiis sur mon ordinateur, regardant une dernière vidéo Youtube, un dernier épisode de série… Mon cercle vicieux classique : “faut que je finisse mon article pour le blog mais l’épisode de la série que je matais vient de terminer, je vais en relancer un autre”. Et ça sans parler du temps passé sur les Yahoo! jeux ou escape games les soirs où j’étais trop fatiguée pour enfiler les mots. Maintenant, on n’a pas un rythme parfait, loin de là (surtout en ce moment avec les jours à rallonge) mais au moins, je ne passe plus mes soirées à me lobotomiser et je ne dors pas si mal que ça.

Mieux dormir pour un réveil parfait

Mais à part dormir, il y a quoi qui change dans le rythme de vie ? Forcément, quand tu vis en  couple, t’es moins dans la spontanéité  : tu dois prévoir les sorties de l’un et de l’autre, faire une liste des courses en conséquence. Bien sûr, on peut avoir des imprévus ou décider d’aller boire un verre à la dernière minute mais il faut toujours prévenir l’autre. Et ne pas rentrer au milieu de la nuit sans prévenir… Et tu as vite une espèce de culpabilisation. Enfin, moi, du moins. Je peux vite me laisser entraîner à faire des milliers d’activités mais je dois me souvenir de consacrer du temps à mon bien aimé. Parce que c’est le piège : quand tu vis à deux, tu sais que, forcément, quand tu rentreras chez toi, tu trouveras ta douce moitié quelque part dans l’appart alors ça va. Sauf que si c’est pour la trouver roulée en boule dans le lit et endormie, l’intérêt est limité.

Sommeil profond

Mais une fois à la maison ensemble, que fait-on ? On fait tout ensemble ou séparément. Et bien, ça dépend des jours. Même si j’avoue que j’ai parfois du mal à tout mener de front, la vie pro, la vie amoureuse et les projets annexes. Parfois, il est tentant de renoncer à ces projets là, à se contenter d’aller bosser et passer la soirée dans les bras de l’objet de son amour sans chercher plus. Heureusement, on est deux et lui aussi a des projets ou juste envie de jouer un peu à un jeu, regarder une série que je ne regarde pas… Oui, vivre à deux, ce n’est pas toujours vivre à deux. Le rythme parfait reste difficile à trouver mais on se rapproche de la bonne balance. Encore deux ou trois ajustements et je pourrai travailler, aimer et réaliser quelques rêves à côté tout en faisant du sport.

 

Ah tiens, le sport, nous en parlerons la semaine prochaine.

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36, c’est 18×2

Bonjour à tous !  Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir un cours de maths ! Non, en fait, aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai donc 36 ans. Ouais, 36 ans, 18×2, donc. Et curieusement, je le vis pas forcément hyper bien.

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En fait, un anniversaire, c’est toujours l’occasion de faire un peu un point sur sa situation… qu’on le fasse consciemment ou non d’ailleurs. Et le problème, c’est que je suis pas sûre d’être là où je devrais être à l’heure actuelle. En fait, je me sens un peu sur une fin de route et je n’ai aucune idée de quelle direction prendre par la suite. Et ça me saoule.

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Reprenons : bon, niveau privée, j’ai de quoi faire, le virage est amorcé et la direction claire mais… y a cet éternel problème de temps libre, d’envie de me réaliser dans certaines activités mais je n’y arrive juste pas et ça commence à vraiment me frustrer. Je veux vraiment tenter l’aventure éditoriale mais ma vie socialo-amoureuse d’un côté et surtout ma vie pro de l’autre m’en empêchent, j’ai pas de temps pour écrire quoi que je fasse et bordel, j’en ai un peu assez.

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Mais le vrai point de tension, c’est le professionnel. Au quotidien, ça va, les jours se suivent sans toujours se ressembler et si y a des matins, je me lève avec un goût de pas envie, c’est plus parce que je suis pas du matin, je pense. Mais voilà, force est de le constater : je suis arrivée au bout du chemin et j’arrive pas savoir vers quoi reprendre la route. En gros : le social media management, je gère, je suis même capable de passer pour une pro de Snapchat alors que je n’arrive toujours pas à m’en servir (enfin, je sais pas quoi poster dessus, les trucs que je partage, je le mets sur Twitter ou Instagram, les choses que j’ai envie de partager en petit comité… je les mets pas forcément sur les réseaux sociaux. Mais je suis quand même sur snap et je vais vraiment essayer de snapper des trucs, je vous mets le compte :

snap-nina-bartoldi). Bref, les réseaux sociaux sont mon terrain de jeu… mais un terrain de jeu où je peux un peu trop dire quelle balançoire grince et quel cheval à ressort secoue le plus… Déjà, à force de coups de pression, j’arrive à quitter le community management pour la strat pure, mais…

36 ans

Alors voilà, je réfléchis et j’étudie les différentes options. Le management, ça me fait pas triper mais ok, je suis prête à m’y lancer à présent parce que… ben parce que c’est la route la plus évidente, en fait. Les RP ? Non merci. Le paid ? Ca me plaisait bien y a un an et demi mais finalement, c’est pas tant mon trip que ça, même si j’aime vraiment bien le RTB. La data ? Ah oui, ça, vraiment, ça me plaît. Mais comment transformer l’essai ? J’ai pas mal cette dimension dans ma boîte actuelle mais ça reste du social media data, on est très loin du data mining ou data analyse, il me manque trop de cordes pour le moment. L’autre jour, pendant un massage shiatsu (oui), j’ai eu une révélation : je veux faire de l’économétrie. Alors j’ai pris mon clavier, j’ai regardé… Ok, j’en ai pour minimum deux ans de formation (continue) ou en formation à distance…. à 2500 € l’année. Pas du tout ce que j’avais prévu et gros coup au moral. Parce que ça fait 9 ans que je vais du community management, 5 ans que je fais des claquettes sur les réseaux sociaux et je n’arrive pas à dessiner de nouveaux ponts. Je m’y emploie, je m’agite, je m’épuise… Et j’ai la sensation de louper toutes les opportunités.

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Le problème, c’est qu’à vouloir tout faire, on ne fait rien. Je veux booster mes langues et maîtriser un minimum l’espagnol et le suédois, en plus de ré acquérir l’allemand. Je veux devenir une économétriste, faire du yoga, aller à la piscine et à la salle de sport, coudre et tricoter, faire des infographies et même des vidéos… Bref, je m’obsède sur l’obtention de nouvelles compétences et je n’avance pas.

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36 ans, c’est 18×2. 18 ans, l’âge où j’ai quitté le nid familial, le plus gros changement de ma vie. J’aimerais que mes 36 ans soient un peu une réédition même si ok, je vais déménager pour m’installer en couple et ça, c’est déjà un sacré changement mais j’aimerais enfin trouver ma place au sein du milieu professionnel. Parce que ça fait 9 ans que je suis une carrière que j’ai pas forcément choisi, que j’y suis bonne en plus mais… ben, il serait temps de passer à autre chose.

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Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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La malchance n’existe pas…

Il y a des jours où je suis exaspérée, où j’ai juste envie de me planquer sous la couette et attendre que ça passe. Sauf que, pas de chance, paraît que je suis une adulte et que j’ai pas le choix, faut rester droite dans les tempêtes. Être adulte, c’est vraiment la merde.

Sauf que parfois, la tempête te donne juste envie de hurler, de fracasser des verres contre des murs. Parce que quand tu racontes ce qui t’arrive, tu récoltes des « c’est dégueulasse ! », « c’est injuste ! ». Bref, pour te consoler, on t’explique en toute sincérité que tu n’es pas en tort et que t’as juste pas eu de chance. Sauf que moi, ça me rend encore plus en colère. Je veux dire quand tu agis mal, que tu commets des erreurs, tu as moyen de rectifier le tir. Mais quand ton tort est, encore une fois, de pas avoir eu de chance, d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, qu’est-ce que tu fais ? Tu te contentes de pleurer ? Heu… Non, ça ne me convient pas !

Je n’aime pas m’en remettre à la fatalité, ça me rend dingue. Oh oui, ok, je suis pas la plus à plaindre du monde : j’ai un boulot, la santé, un toit au dessus de la tête, des amis, la famille… Même la Nina 2012 devrait avoir honte de dire quoi que ce soit par rapport à la Nina 2011. Sauf qu’il y a toujours une goutte d’eau qui fait déborder le vase. Pas forcément la plus grosse, juste celle qui te fait demander ce que tu as bien pu faire pour mériter ça. Celle qui fait que tu peux pas admettre que le coup de malchance se répète et que tu n’as pas de leçon à tirer de tout ça. Peut-être ai-je été trop gentille, pas assez pugnace… Mais non, si la conclusion reste la même, l’histoire diffère en tout point. Mais pourquoi ça me tombe toujours dessus ?

Pourtant, jeune, j’ai eu du bol, je tombais souvent sur les sujets que je maitrisais le mieux en interrogation. Je sais plus vraiment quand j’ai eu ce premier sentiment d’injustice, peut-être en 2003 pour mon concours d’entrée de journalisme. Pour être admis, il fallait avoir 12, j’ai eu 11.70… Avec un 10 en entretien de motivation qui était coeff 4. Un de mes potes admis m’a raconté son entretien, on lui a demandé pourquoi il voulait être journaliste. Moi, on m’a demandé si la taille de la balle de Ping pong était une question politique. Pour de vrai. J’étais dans les dernières à passer, je suppose qu’ils avaient déjà choisi leurs candidats tant cet entretien n’était qu’une farce. 11.70. Sans ce putain d’entretien, j’étais prise. Après, en vrac, on a des tas d’histoires comme le taxi qui se perd et me fait arriver très en retard à un entretien, l’histoire du boulot où on m’a pas prise alors que ma candidature était parfaite mais qu’il fallait faire un choix entre 2 personnes et que j’ai pas eu de chance… Des fois, je me raisonne en me disant qu’une porte qui se ferme, c’est une autre qui s’ouvre mais au bout d’un moment ça saoule.

Et je vous parle pas de ma vie amoureuse, là, c’est juste ridicule. Vous connaissez ma spécialité ? Je suis « la fille juste après », la fille pansement qui débarque après une rupture, qui répare le petit coeur et qu’on jette à la poubelle après guérison avec une petite tape sur la tête : « Non mais t’es une fille bien, tu trouveras quelqu’un qui te mérite vraiment. » Comment te dire… Ta gueule. Je tombe toujours dans un mauvais timing. Épuisant.

Alors, c’est quoi la morale de l’histoire ? Que des fois, t’as pas de chance et qu’il faut l’accepter ? Que tu auras beau tout faire pour que tout fonctionne, des fois, tu es juste monté dans le mauvais train, celui qui tombe en panne en pleine voie ? Que tout le monde va te faire des sourires désolés en t’expliquant que c’est pas toi, c’est juste la vie ? Et que rien ne garantit que ça se reproduira pas alors même que tu te blindes à mort ? Mais t’inquiète pas, hein, tu seras forcément heureuse puisque tu as toutes les qualités pour être heureuse. Paraît-il.

Bon, ben, je vais me recoucher. Ah non, c’est vrai, je suis adulte. Je dois affronter la tempête. Rien de grave, je vais faire la gueule pendant 15 jours puis ça ira mieux.  Ou alors je trouve une façon productive d’utiliser ma colère. Je pensais à minima aller faire du sport histoire d’évacuer. Oui, c’est peut-être ça la morale du truc : en cas de lose collante, sers-t-en pour… Hmmmmm… la transformer en énergie positive.

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Engagement ou dissonance cognitive

Je vous parlais l’autre jour de la théorie de l’engagement qui me tient fort à cœur et qui permet d’expliquer certains comportements qui me dépassent. Mais depuis j’ai trouvé une explication encore mieux : la dissonance cognitive. Bon sang mais c’est bien sûr !

C’est en lisant cet article de Justine sur Madmoizelle que j’ai eu la révélation. Je vous résume : cet article comment un croyant réadapte ses croyances au fur et à mesure des faits pour marier la réalité et sa foi tout en annihilant les contradictions. Par exemple : je crois en la fin du monde à telle date, elle ne survient pas, je trouve une explication pour expliquer ce phénomène sans pour autant perdre la foi. Ceci est réalisé en toute inconscience, il ne s’agit en aucun cas de mauvaise foi.


Ainsi donc ce processus peut être appliqué à tout dans la vie. Je suis un peu la pro de la dissonance cognitive, je le confesse. Par exemple mes histoires de cycles Kitchinl’un chassait l’autre. Ou quand un mec me plait, je trouve des signes comme quoi il pourrait etre un homme important dans ma vie amoureuse : il a le même prénom que mon ex (penser à trouver des petits copains à prénom rare), le même signe astro que mon ex (une chance sur 12, incroyable ! Oui en fait, j’ai aussi plusieurs ex donc ça finit par marcher pour presque tous les signes), il aime la même musique que moi, on a fréquenté le même resto avant de se connaitre, on était à la même soirée sans le savoir… Bref, je prends ce qui m’arrange et j’oublie ce qui ne rentre pas dans mon système magique. Du genre « il est pris », « il a 23 ans et tu peux même pas prétendre être une MILF », « il est gay ». A l’inverse, je peux me persuader qu’une chose n’arrivera pas car ça coïncide pas avec la période. Exemple : je ne pensais pas décrocher le job chez Pubilon car je passais les entretiens en février et la période faste est plutôt en avril. Quoi que vu le résultat (lexomil), ça marche un peu finalement.

Si je crois en bonnes ou mauvaises périodes en fonction de cycles divers et variés, ça marche aussi pour les mecs. Exemple type et je pense que vous allez vous reconnaître pour la plupart : mon mec ou assimilé part en vacances, par exemple. Pendant les premiers jours, je n’ai aucun texto qui me dirait à minima qu’il est en vie. Je commence à fulminer genre « oh mais quel connard, à peine il s’éloigne que déjà, il m’oublie, je le déteeeeeeeeeste! ». Quand soudain arrive le texto du type « je pense à toi, bisous » et là, vous planez à 100 000 au pays des Bisounours « hiiiiiiii, c’est donc qu’il m’aime! ». Hop en un texto, vous reprenez que ce qui vous arrange (le texto) en oubliant le reste (il a un peu omis de penser à vous les autres jours) pour renforcer votre croyance, en l’occurence son amour pour vous. Ca peut aller très loin, pour peu que le mec soit un peu manipulateur (« il m’a trompée mais il m’a dit qu’il m’aimait et c’est tout ce qui compte » « oui, il me fait pleurer 6 jours sur 7 mais le 7e jour, il me dit qu’il m’aime ! », « je dois assumer toutes les finances du couple avec mon seul salaire mais une fois par mois, il m’invite dans un beau resto, c’est si romantique ! », « Oui, c’est moi qui fait tout à la maison mais c’est parce qu’il est fatigué de m’aimer »), jusqu’à vous pousser à croire que quand il lève la main sur vous, c’est pour votre bien. Fascinant. Triste, effrayant mais fascinant.

Revenons en donc à l’interrogation de départ. Théorie de l’engagement ou dissonance cognitive ? Pour ma part, la différence entre les deux réside dans la prise de conscience de la situation. La théorie de l’engagement implique de poursuivre malgré tout alors que nous avons conscience de commettre une erreur mais il est trop tard pour reculer, ça signifierait perdre la face. A l’inverse, la dissonance cognitive implique une réinterprétation des faits inconsciente afin de se persuader que l’on a raison mais on ne doute pas. On croit. De ce point de vue, je suis pas une vraie victime de la dissonance cognitive car j’ai assez conscience que mes histoires de cycles et de signes de la vie sont pourris mais ils m’amusent et me rassurent un peu. C’est plutôt cool de penser qu’il va forcément m’arriver un truc cool prochainement parce que… surtout que je me réfugie pas dans la passivité pour autant. Ca permet de tenir quand tu traverses un Marasme qui n’en finit pas et que tu te dis que tout ça ne peut pas être vain et que quand reviendra le soleil, tu en savoureras le moindre rayon. C’est pas de la dissonance cognitive, c’est de la survie !

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L’ambition, c’est pas tout dans la vie

Mon cher moi d’avant,

Ca faisait longtemps que j’avais pas pris ma plume virtuelle pour t’écrire. Tu as désormais 15 ans et tu assistes à ton premier forum des métiers. Pendant longtemps, à chaque fois qu’on te demandait ce que tu souhaitais faire dans la vie, tu répondais selon ton humeur du jour : prof d’allemand (ahah, tu as toujours été mauvaise), archéologue, prof
d’hist et géo (t’étais pas si loin), coiffeuse, assistante sociale, chanteuse avec guitare. Ah sur ce point, laisse tomber, 16 ans plus tard, tu n’as toujours pas appris à en jouer. Mais à 15 ans, suite à ce forum des métiers, tu te décides : tu seras journaliste.


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Je vais pas faire durer le suspense bien longtemps : ça n’arrivera pas. Une petite chronique dans un journal people mais rien de plus. Pleure pas, tu feras autre chose (et tu seras par conséquent mieux payée, en fait). Tu vas pénétrer dans l’univers magique de la comm-marketing. Sans jamais l’avoir étudié, je sais mais tu apprendras que rien ne vaut
l’école du terrain tu sais. Tu seras community manager mais tu ne sais pas ce que c’est, ça n’existe pas encore. Déjà, à 15 ans, tu n’es pas connectée à Internet, tu sais que ça existe mais tu as du mal à comprendre ce que c’est précisément. Tu le découvriras bien assez tôt (et tu seras complètement accro, c’est moche un peu).

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Pourquoi je te raconte ça ? Pour t’apporter un peu d’insouciance ma fille, tu vas un peu en manquer de 20 à 25 ans, pensant que réussir était tout dans la vie. Et bé non. Déjà, la réussite, c’est subjectif. Mais écoute la vieille que je suis. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait aller vite et haut, aucune alternative. J’ai donc voulu courir pour tout faire vite. J’ai toujours eu cette urgence de vivre, je me calme que depuis très récemment, t’as pas fini de galoper ma fille. Tu vas avoir une vie professionnelle intense sauf que tu vas avoir du mal à comprendre qu’il ne faut pas courir dans les escaliers; chaque marche compte. Dans chacun de mes précédents boulots, à peine installée sur une marche, je me questionnais déjà sur la suivante.


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Et puis je suis arrivée dans ma nouvelle boîte. Où je bosse sous les ordres de gens plus jeunes que moi. Sur le coup, je me suis posée la question, je t’avoue : aurais-je un peu raté ma vie ? Bon, ok, à 31 ans, c’est un peu chaud de se condamner. Puis j’ai réfléchi : de 1, j’ai des expériences diverses et variées qui me servent quoi qu’il arrive. De 2, pour une fille qui n’a fait aucune étude dans le marketing, je m’en sors très bien. Tu m’entendrais parler, on dirait que j’ai fait ça toute ma vie. De 3, j’en ai marre de courir. Je comprends ENFIN que c’est pas l’essentiel. Là, je suis bien dans mon job, je me fous de l’échelon supérieur parce que là, je ne cherche pas à aller plus haut, je cherche d’abord à stabiliser. Parce que grimper en courant un immeuble branlant, c’est risquer de se casser quelques dents. Et si mon dentiste m’aime bien, il me coûte cher quand même. Il faut prendre le temps, ma fille. Et ne pas placer ses oeufs dans le même panier. L’ambition, c’est important mais ta vie ne se résume pas à ton statut professionnel. Tu as aussi des amis, des amours, une famille, des
activités. 

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Alors écoute moi, jeune fille et note ce que je te dis. Oui, tu peux le faire avec ton stylo turquoise. Tu dois avoir une ambition, une seule dans la vie, le secret de tout : arriver à l’équilibre. En somme avoir un boulot qui te plaît mais ne pas arrêter de vivre pour autant. Parce que même si tu travailles bien et que tu aimes ton taf, il y a des jours où ça coince, où la loi de Murphy te moisit tout ton dossier. Et ce jour là, tu as besoin de souffler, de passer une soirée à te détendre en bonne compagnie, à te défouler dans un bassin… Bref, la vie professionnelle, c’est comme la vie amoureuse, c’est pas rose tous les jours non plus. Alors ne mise pas tout dessus, tu finiras en nervous breakdown.

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Je suis sexuée, t’as vu ?

Il est certaines choses qui, avec l’âge, nous amuse ou nous navre un peu. J’ai 30 ans, encore toute la vie devant moi, tant de choses à vivre. Pourtant, je commence à avoir de la bouteille et observer chez mes congénères des comportements que j’ai pu avoir dans le passé. Et là, telle une vieille conne, je secoue la tête en soupirant : tu crois que je ne comprends pas ton petit manège ?

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La vingtaine est souvent la décennie des expériences, de la découverte, on vit les yeux grands ouverts. Tel un enfant dans un magasin de jouets, on veut tout toucher, tout tester, tout sentir… Ok, ça démarre à l’adolescence mais là, c’est pas pareil, on est adultes, on est matures. Relativement certes mais chaque âge a l’immaturité du suivant. Ça veut rien dire, ma phrase précédente mais passons. Donc la vingtaine est un mélange d’adolescence et d’âge adulte où l’on se sent en droit de tout tester mais, surtout, il faut que ça se sache. Poussez-vous, laissez place aux woo vingtenaires ! (en référence aux woo girls).

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Twitter est un outil fascinant, je l’ai déjà dit. Ce qui m’interpelle, c’est le contenu que l’on y met, cette réclame permanente sur notre nous. Comme les status Facebook mais là, c’est en 140 caractères. Du slogan. On ne peut pas tout y dire, faut être concis et pertinent. On se construit un personnage en briques de 140 caractères. Si je lis ma propre timeline, c’est un mélange dense de râleries (beaucoup, surtout le matin quand j’attends le transilien qui ne vient pas), de photos de mon quotidien (fallait pas inventer les smartphones), de moments de vie, de tentatives de phrases percutantes que je rêverais dans la droite ligne d’un Desproges (mais certaines font beaucoup
plus Ruquier), de RT des liens ou sentences geniales des autres. Beaucoup de choses n’y apparaissent pas, notamment ma vie sexuelle. Parce que force est de constater que passer pour une petite dépravée aux yeux de mes followers ne m’intéresse juste pas. Le seul dont l’avis m’intéresse sur la question me pratique suffisamment dans le privé pour se faire son propre avis sur la question.
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Parce que le woo vingtenaire sexe. Il fait la fête aussi et veut que ça se sache mais surtout, il est sexué. Et il revendique sa liberté de fesses. Moi je veux bien sauf que quand la timeline tourne en boucle sur un « je suis libéré(e), je vais même te twitter de la photo de nichon », ça finit par interroger. Ca interroge d’autant plus que j’ai pu avoir ce comportement aux prémices de ce blog et que si j’avais eu Twitter à l’époque, je sais que j’en aurais fait autant donc la suite est à lire avec une moquerie tendre, un « moi aussi, j’en suis passée par là » de connasse. Mais trève de pommade, attaquons le vif du sujet.
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Comme le disait Epicure « pour vivre heureux, vivons cachés ». En prenant de l’âge, j’ai un peu compris le principe et je l’applique tant que faire se peut. Pourquoi ? Parce que raconter à une foule d’anonyme mes frasques n’a rien à voir avec les confidences entre amis, la narration d’expériences bête et méchante. Ce qui est rendu public ne l’est jamais par hasard. Depuis que j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog, j’ai vécu des choses. Beaucoup. Des qui auraient fait des articles délicieusement subversifs, des « non mais t’as vu comme je suis trop wild ». Mais je n’en ai pas écrit une ligne. Parce que je n’ai pas eu besoin d’en parler. Pas par honte ou par pudeur, non, juste que je n’en ai vu ni l’intérêt ni la nécessité. Même les choses importantes de ma vie privée, je les ai relativement tues. Les lecteurs attentifs auront noté que mon relatif silence sur ce blog devait être lié à ma vie amoureuse et ils n’ont pas tout à fait tort. Pas que mais un peu quand même. Parce qu’entre passer une soirée à écrire un article (bon, ok, je l’écris pas en une soirée mon article, à peine 30 mn voire moins si je suis sérieuse) et la passer dans les bras de mon amoureux, je ne me pose même pas la question. Mes considérations publiques sur la vie peuvent attendre, les câlins non. Parallèlement à ça, je lis les twitts estampillés de façon limite revendicative « NSFW » (No Safe For Work, twitt de cul) et, comme qui dirait, je « lole ».

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Déjà, twitter une photo pseudo artistique (en noir et blanc) de nibards ou de sexes érigés ou écartés (selon si l’on parle d’homme ou de femme) n’a jamais fait de personne une bête de cul. Prime spéciale aux nanas qui font ça genre « huhu, je mets des photos de nichons sur Twitter (pas les siens, j’entends), je kiffe Angelina Jolie, je suis bisexuelle! ». Ma chérie, je vois hebdomadairement des seins et des chattes IRL donc si toi, tu te dis bi, à la même échelle, je suis super lesbienne… Oui bon, ok, il est vrai que je les vois dans le cadre  d’un vestiaire et qu’il s’agit pour la plupart de mes copines et que c’est pas excitant trente secondes mais les photos pseudo léchées de scènes lesbiennes qui me font penser aux posters d’hommes torse nus portant des bébés de mon adolescence, ça m’excite pas des masses non plus. Parce que ça fait niais. Et puis, il y a la redondance : « moi, je suis libre sexuellement ». Ok. Tu veux nous en parler ? Ah merde, oui. Nous avons droit à, en moyenne, 2 à 5 twitts par jour sur le sujet nous racontant la vie ou les fantasmes sexuels de la personne. La question est : « pourquoi ? ». C’est un peu comme si je me sentais obligée de twitter plusieurs fois par jour « je suis hors norme, j’ai 30 ans, je veux pas d’enfants et je t’emmerde ». Ou un « je refuse le diktat des talons, ça fait mal aux pieds ». Oui, c’est aussi une revendication contre les diktats de la société qui voudraient qu’une femme féminine soit talonnée. Je le dis une fois, ok, super ta vie. 3 fois, heu… ouais, super ta vie. Au bout de la 5e, la question coule d’elle-même : j’ai pas compris, tu cherches à convaincre qui ? Si tu étais si sûre de tes choix et de ta sexualité, tu nous inonderais pas avec, il me semble.

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Je dis ça parce que je sais. J’ai eu une  période wild cul, moi aussi. Et je trouvais ça trop cool de prouver à la terre entière que ouééééé, je suis libérée, je dis fuck à la société qui veut faire de moi une femme soumise à un homme. Au singulier. Je suis liiiiibre, j’ai des plans culs et même que je trouve Angelina Jolie baisable, ouéééé ! Bon, avec le recul, la Angelina, je trouve qu’elle commence à faire peur. Je sais pas si vous avez vu la bande-annonce de The tourist mais y a un truc qui cloche, peut-être trop, mais alors beaucoup trop, de maquillage. Peu importe. Sauf qu’aligner les amants et les déclarations sur le sex appeal d’Angelina Jolie (ou tout autre femme célèbre, on s’en fout) fait-il de moi une personne libérée des carcans de la société ? Pourquoi un tel ton revendicatif sur ce qu’il se passe dans mon pieu ? C’est pas un peu le cas classique de quitter un conformisme pour se vautrer dans un autre ? Du genre « ahah, je rejette totalement la société bourgeoise et son principe de fidélité et sexualité sale et du coup, je me sens limite obligée de le dire tout le
temps pour obéir au conformisme inverse ». Youhou…

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Apprends de la sage que je suis (et sache que dans quelques années, je m’auto-foutrai de ma gueule car à 40 ans, je me dirai que j’étais drôlement cruche à 30), mon enfant. La vraie liberté, c’est d’agir sans se justifier, sans revendiquer quoi que ce soit. La liberté de cul n’est intéressante que si elle est vécue dans la sérénité, dans la non obligation de quoi que ce soit. Tu vois, mon tout petit (je kiffe les tons maternalistes), aujourd’hui, je ne me sens obligée de rien. Si j’ai pas envie de cumuler les amants, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher parce que ma libido hiberne, je ne le fais pas. Si j’ai pas envie de coucher avec une femme  juste pour scorer et me la jouer bi, je le fais pas. Si ça doit arriver, ça arrivera et si ça arrive, je vais pas non plus le crier sur tous les toits parce que, hé, on s’en fout ! Parce que la question, la vraie, derrière tout ça est « mais pourquoi tu couches ? » Ou plutôt pour qui. Si tu te rends compte qu’à un moment, tu fais les choses pour nourrir ton personnage, je pense qu’un petit retour en arrière s’impose. La vie est trop courte pour s’imposer un modèle quel qu’il soit. Laisse-toi porter, tu verras bien ce qu’il se passe. Et merci de nous épargner le compte-rendu détaillé.

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30 ans, célibataire, sans enfants. Ca urge !

Article écrit alors que je suis légèrement énervée, espérons que ma prose ne s’en ressentira pas trop. Discussion anodine sur ma vie amoureuse entre un homme (que je ne connais pas au demeurant) et moi. Alors que je lui explique l’extrême complexité de ma vie privée (bon ok, en très gros, sans aucun détail), son jugement est sans appel : largue-le, tu perds ton temps avec lui. Perdre mon temps ? Mais à quel niveau ? Réponse attendue et qui a déclenché une réponse acerbe de ma part : parce que ta fertilité n’est pas éternelle. Et allez, ça faisait pas longtemps qu’on ne me l’avait pas sortie, celle là.

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Alors de 1, fréquenter un homme même si la relation est complexe et ne ressemble pas à une histoire se terminant par « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » n’est pas une perte de temps. Enfin, si elle l’est, j’y mets fin rapidement. Quand je suis avec lui, on discute de tout et de rien, il m’apprend des choses et j’espère en faire autant, on s’apporte tendresse et affection, on jouit, on rit… Franchement, si, ça, c’est perdre son temps, j’aimerais que mes heures perdues sur yahoo! jeux m’apporte au moins la moitié de la plénitude que me donne cette relation. Bref. Après tout, quel que soit le background et les risques de pleurer parce que « les histoires d’amour finissent mal en général », je ne comprends pas le propos. Je rencontre un homme, on se plaît, on commence à sortir ensemble. Même si tous les voyants sont au vert, rien, je dis bien RIEN n’indique que c’est parti jusqu’à la fin de ma vie. Et même des années après. Les parents de Guillaume 1er ont bien divorcés il y a 2 ans, à 60 ans. Donc je pourrais en effet courir après le mec « parfait » ou à peu près (du moins parfait à mes yeux), sortir avec lui, me dire que ouahou, lui, c’est le bon parce que j’ai eu un orgasme dès la première fois alors ça veut tout dire, m’installer très vite chez lui et même me dire que c’est tellement lui l’homme de ma vie qu’on va faire un bébé, voire deux ou même trois. Super ! Sauf que ma connaissance des hommes me prouve qu’une fois pères, ils ne restent pas forcément auprès de leur donzelle. J’ai eu des amants jeunes papas (et officiellement toujours avec la mère du bébé), je connais des histoires de femmes en relation avec un homme qui a une légitime enceinte jusqu’aux yeux. C’est pareil pour les femmes, hein, la paternité/maternité n’est en aucun cas synonyme d’amour unique et éternel, ça n’a strictement rien à voir. Donc aucune histoire d’amour n’est mathématiquement pérenne, faut arrêter de se prendre la tête avec ça. Au pire, on fera des familles recomposées, ce sera rigolo. 

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De 2, le besoin soit disant biologique de s’épousailler (ou du moins de se mettre en couple) et de se reproduire. Alors ok, je n’ai « que » 30 ans, je suis plus en début de vie qu’en fin (enfin, j’espère ! J’ai envie de savoir ce que c’est, la retraite) et peut-être qu’un jour, j’aurai envie d’un gosse, d’un mini « nous ». Je ne dis pas le contraire mais aujourd’hui, si je viens de me faire poser un stérilet, c’est pas pour lancer le concept de piercing interne… Aujourd’hui, je n’ai pas de désir d’enfant, essentiellement parce que je sais que je n’ai pas la maturité pour. J’ai 30 ans sur ma carte d’identité mais je ne me sens pas en âge de penser à fonder une famille. Même mon visage refuse mon âge, on m’en donne 5 de moins (voire 10, huhu). J’ai trop envie de tas de choses avant et même mon goût de l’expérience ne me donne pas envie de ce bébé. Du coup, par quel calcul magique devrais-je considérer mon horloge biologique dans la recherche d’une vie privée… modèle ? Oui, c’est ça, modèle. Mais je m’en fous, moi, du modèle, je refuse de me mettre martel en tête pour ça. D’abord, j’ai quand même largement le temps avant la ménopause et quand bien même celle-ci serait précoce, rien ne m’interdit d’adopter si j’ai vraiment un désir d’enfant. Ca fera un malheureux en moins et le premier qui dit « han mais imagine quand tu iras chercher ton gosse à l’école, on va croire que tu es sa grand-mère, bouh! ». C’est un argument aussi intelligent que « non mais un enfant de couple homo, le pauvre, on va se moquer de lui à l’école ». Moi, à mon époque, on regardait les enfants de divorcés comme des bêtes curieuses, on ne comprenait rien aux histoires de familles recomposées et pourquoi Stéphane n’avait pas le même nom de famille que sa soeur Julie. On évolue et on s’en fout. 

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Bref, chaque chose en son temps. J’en ai marre que, sous prétexte que je sois une femme, donc à la fertilité périssable, on me saoule avec ce genre de discours. Mon partenaire actuel me comble parfaitement même si la périphérie est très compliquée et que je ne suis pas sûre de pouvoir tout gérer à l’arrivée. On verra au moment. Au pire, j’irai pleurer dans les bras de l’amour de ma vie (Vicky, je ne parle pas de mon chat…) puis je repartirai sur les chemins de la séduction quand je me sentirai prête. Advienne que pourra. Et si un jour j’ai une furieuse envie d’un enfant, je ferai avec et j’agirai en conséquence. Bon, sans faire le plan du bébé dans le dos, ça, c’est très moche. 

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Mais pour l’heure, ce n’est pas le cas et j’en ai plus qu’assez que la « société » sache mieux que moi ce dont j’ai envie ou besoin. Mon corps a juste envie d’amour et de jouissance, pas de maternité. Ce n’est pas de l’auto-conviction, c’est un fait. J’admets tout à fait la possibilité que ça évolue tout comme celle que ça ne change jamais. Je n’aurais pas cru, y a 10 ans, devenir celle que je suis aujourd’hui, je n’ai aucune idée de celle que je serai demain.Je suis à l’écoute de mon corps et de mes envies, justement et là, il me murmure qu’il a
surtout envie que j’aille manger des activia au muesli (mon corps a bon goût). 

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Alors je dis merde et je revendique. Je revendique le droit, à 30 ans, d’avoir d’autres envies qu’une maison Catherine Mamet avec un jardinet, des meubles ikéa, un labrador, un gentil mari qui roule en megan scenic et une tripotée de mioches. Même si j’ai rien contre les meubles ikéa et les labradors (mais je suis chat, moi) et que je me damnerais pour un jardinet. Je revendique le droit, en tant que femme, de ne pas être automatiquement associée à la maternité et qu’on arrête de m’expliquer que mon histoire sentimentale n’est pas raccord avec mon horloge biologique alors que celle-ci ne demande rien du tout. Je revendique le droit d’envisager une vie sans enfants sans pour autant l’avoir ratée. Je revendique le droit de raconter à mes ami(e)s mon histoire d’amour compliquée sans qu’on me réponde systématiquement « largue-le » parce que, merde, je suis heureuse et que je souhaite ça à tout le monde. je revendique le droit de vivre ma vie comme elle vient et tant pis si je suis loin de l’idéal « papa, maman, enfants » parce que peut-être que je ne suis juste pas faite pour ça. Est-ce vraiment un crime ?

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Je finirai par cette citation légèrement détournée de Simone de Beauvoir soufflée par Camille Touraine sur Twitter : « On ne naît pas mère, on le devient ». Simone de Beauvoir qui, rappelons-le, avait une relation polyamoureuse avec Sartre et n’a jamais eu d’enfants. A-t-elle raté sa vie pour autant ? Je ne crois pas, non.

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Courrier des cœurs, réponse à Juliette

Cette semaine, Juliette nous a posé la question suivante :

« Bonjour les vingtenaires ! Alors voilà ma situation : je sors avec un garçon depuis plusieurs mois. Pendant les premiers pas, on n’a pas fait l’amour car j’étais vierge et je ne voulais pas précipiter les choses. Maintenant, au bout de 4 mois, on a fini par le faire. Sauf que maintenant, on ne se voit que chez lui et à chaque fois,on fait l’amour. Moi j’aime bien mais des fois, j’aimerais faire autre chose, sortir au cinéma… C’est pas facile de se voir car on n’a pas les mêmes horaires mais quand même, depuis qu’on fait l’amour, j’ai l’impression qu’on ne fait plus que ça. Qu’en pensez-vous »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Bobby : Ma chère, tu as de la chance d’avoir un petit ami, car vue la façon dont vous autres, femelles du troisième millénaire, traitez les pauvres hommes que nous sommes, tu devrais t’estimer heureuse qu’il existe encore des mâles hétérosexuels en mesure de vous culbuter par plaisir, et non par pure nécessité de procréation. Alors prend ton pied et profite, car bientôt les garçons seront las de vos caprices et vous laisseront tomber, et on recréera des ovules artificiels pour pouvoir sexer tranquilles
sans se soucier de vous, pendant que vous irez au cinéma entre copines.
Désolé si ma réponse n’aide pas, mais j’avais envie de faire dans le mordant, pour une fois.

Enzo : Il a quatre mois à rattraper, c’est peut-être pour cela. Plus sérieusement, que répond-t’il lorsque tu proposes des activités extérieures ? Qui ne sont aucunement incompatibles avec le sexe, non pas qu’il faut absolument les cumuler (sexe au ciné) mais l’un après l’autre bien sûr. Bref il n’y a pas beaucoup d’explications à ce comportement, si vous arrivez à trouver du temps pour faire l’amour avec des horaires incompatibles, vous pouvez arriver à trouver du temps pour faire autre chose. Je ne vois qu’une explication (sous réserve que tu lui ai vraiment fait part de ta volonté de diversifier vos activités) : il est possible qu’il ne soit avec toi que pour cela. Tu as voulu attendre 4 mois pour être sûre ? Il a fait semblant pendant 4 mois. Il est possible aussi qu’il t’ait trompé pour patienter si longtemps. C’est pessimiste je sais mais voyons les choses factuellement : depuis cet acte, vous ne vous voyez plus que chez lui et vous ne faites que ça. Si tu ne lui as pas fait savoir que tu avais
d’autres passions dans la vie, fais le et tu verras si je dis vrai selon sa réaction (toutes proportions gardées, s’il a attendu 4 mois pour te faire craquer, il aura un seuil de tolérance aux activités diverses pour continuer à coucher avec toi et pourra aller au ciné de temps en temps sûrement). Si tu lui a déjà dit et qu’il ne change en rien, il y a de fortes chances pour que j’ai vu juste. C’est pas grave, tu es tombé sur un humain de mauvaise qualité, ça arrive. Tu  apprécieras d’autant plus les humains honorables que tu rencontreras après. N’hésite pas à recontacter la cellule de crise « love & sex » des vingtenaires si tu veux savoir comment le larguer en lui faisant le plus de mal possible.

Lucas : tu lui dis en face ce que tu viens de nous écrire. Une fois, deux fois, et s’il ne réagit pas, c’est qu’il te considère comme un jouet et basta. A toi de le larguer et d’oublier son nom et l’affection que tu avais pour lui. tu mérites surement mieux qu’être considérée que comme un vagin, don’t you ?

Tatiana : Alors tu dis que t’as chopé une infection et que tu peux plus faire l’amour et tu vois comment il réagit.

Diane : Lui homme = ouga bouga = milliards de petits spermatozoides à placer= crac boum hue le plus souvent possible.
Toi pas homme = mon vagin n’est pas une autoroute
Solution= …..polygamie ou compromis.
CQFD

Jane : Avec tout le respect que je vous dois les copains, je suis horrifiée à la lecture de vos réponses.
Vraiment.
Tu nous dit que c’était la première fois pour toi, statistiquement tu dois donc être dans la tranche la plus jeune des vingtenaires. L’âge où l’on n’est que fougue et hormone, et où la sexualité est une vaste découverte. Vous avez attendu, les hormones, tout ça, il se peut tout simplement qu’il apprécie de sexer avec toi et qu’il considère que les galipettes à chaque fois que vous vous voyez sont un bon moyen de partager de l’intimité, un moment rien qu’à vous. Ça ne veut pas dire que c’est un obsédé qui va te tromper si tu lui dis que tu aimerais aller au ciné au lieu de se sauter dessus immédiatement. Ça ne veut pas dire non plus que si tu lui dis que tu n’as pas envie un jour, tu dois te justifier ou lui dire qu’il peut aller voir ailleurs si sa frustration face à un refus est insurmontable.
Après je vais peut-être me faire traiter de douce utopiste castratrice qui mènera l’humanité à son extinction en me voilant ainsi la face, face à de sinistres réalités biologiques, mais il me semblait que le sexe étant une composante d’une relation, pas le point central. Donc oui, tu peux avoir ton caractère, vouloir faire d’autres choses que du sexe frénétique sans pour autant qu’il te lâche. Et sans flipper qu’il te quitte pour ça.

Summer : Je suis assez d’accord avec Jane, vos réponses sont horribles. Je pense aussi que c’est une personne jeune et qui commence à peine sa vie amoureuse et qui se posent plein de questions idiotes comme toutes personnes qui commence une histoire de couple.
Pour répondre à la lectrice je lui dirais juste qu’il faut qu’elle essaie le NON. Tout simplement. Ce n’est pas parce que tu l’as fait attendre 4 mois que tu n’as plus le droit de dire non.
N’oublie jamais d’être en accord avec toi-même et ce que tu désires. Si ton mec ne comprend pas ça c’est qu’il manque une chose essentielle dans votre couple le respect de l’autre. Et si c’est le cas, tu n’auras pas perdu grand chose!

Keira : Alors je vais sans doute passer pour l’obsédée de service dans toute cette histoire mais quelque chose m’interpelle énormément dans tout ça…

Parce que d’après mes souvenirs, une fois les deux ou trois premières fois assez désagréables qui suivent le dépucelage, après c’est la découverte et l’éclate totale. Donc on en redemande sans cesse.

Enfin pour moi c’est comme cela que ça s’est passé. Et pour la plupart de mes amies aussi.

Donc dans mon esprit d’obsédée, c’est plutôt la fille que je ne comprend pas dans cette histoire.

Le ciné on y retourne logiquement au bout d’environ 3 mois, une fois qu’on a exploré toutes les possibilités sexuelles variées et
trouvé ce qu’on apprécie le plus en couple. Une fois les bases en place, on peut recommencer à faire autre chose que copuler parce que justement, on sait que côté sexe, on est sur la même longueur d’onde.

Et il est possible que dans ton cas ces 3 mois s’allongent parce que justement, tu l’as fait attendre 4 mois !

Enfin ce n’est que mon avis de femelle, si tu veux celui d’une femme, adresse-toi à quelqu’un de moins frustré.

Donc, mon conseil : parle-lui, ou alors mens en disant que tu es irritée à force de faire la chose et que tu as besoin de quelques jours de repos. Ce mensonge est cool parce que c’est tout à fait crédible et qu’ensuite, ça ne veut pas dire que tu le repousses indéfiniment non plus. Et ensuite, ça va permettre de restreindre la fréquence des ébats.

Mais encore une fois, je ne te comprends pas. 🙂

Nina : Mouais. Bon, alors, déjà, je retiens des réponses de mes collègues mâles que ne pas coucher le premier soir ne préserve pas des connards, on peut même les faire poireauter 4 mois et tomber sur un sale type. Petit moment de triomphe personnel : ah ! Qu’est-ce que je disais ? Bon, bref,revenons en à Juliette.
Bon, tu me sembles assez jeune donc je vais te révéler le secret de la réussite d’un couple : la communication. As-tu déjà signalé à ton mec que tu aimerais faire autre chose de vos soirées ? Si la réponse est non, si tu ne protestes pas quand il te donne rendez-vous chez lui, comment peut-il deviner que tu as envie d’autre chose ? Pour moi, tant que tu ne lui a
pas proposé un autre type de soirée, il n’y a pas anguille sous roche. Surtout que j’imagine qu’en 4 mois, tu as dû rencontrer ses amis… Donc je crois juste qu’il s’agit d’un non dit, d’un petit malentendu. Après, s’il refuse de faire autre chose, là, effectivement, ça va être plus compliqué.

Voilà, si toi aussi, petit lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, tu n’hésites plus, par comm, mel (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebook,
twitter…

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Courrier des cœurs, réponse à Julia

Cette semaine, Julia nous a posé la question suivante : « Ma vie amoureuse est un éternel recommencement : je suis toujours
la roue de secours, celle qu’on prend en attendant de. Depuis mon adolescence, c’est comme ça, les garçons sortent avec moi faute de mieux mais dès que le mieux se présente, je suis gentiment (ou pas) dégagée. Pourtant, j’ai pas l’impression d’être pire qu’une autre… Au secours, que faire?
 »



La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons

Ella Sykes : Déjà si tu te poses ce genre de questions, c’est mal parti. Faut arrêter de se sentir soumise comme ça à la volonté
des autres. Il faudrait pouvoir se remettre en question. Avoir confiance en soi, le montrer et même en rajouter avec un soupçon d’arrogance, bref être fière de soi, est un des éléments qui éloignent ce type de minables qui te prend pour un tampax.

Tatiana : Bon je réponds même à des milliers de kilomètres d’ici. Quelle grandeur d’âme j’ai. J’ai coutume de penser que lorsque
quelque chose se produit de manière systématique c’est que nous avons un comportement qui amène à cette situation récurrente (putain je parle trop bien aujourd’hui). Bref, analyse chaque situation et regarde si il y a quelque chose de commun. Essaie de voir ce que tu peux changer.

Lucas : Tout pareil que Tatiana. Les hommes préfèrent les chieuses. Je veux dire celle qui ne sont pas en extase devant nous,
béate d’admiration à avaler… nos couleuvres (tu pensais à autre ?)

Au lieu d’être passive quand tu es en couple, propose, discute, ne sois pas d’accord, apporte ta portion d’énergie (purée qu’est ce
qu’il fout là ce mot portion ? moi je parle pas bien je parle culinaire) et va de l’avant. Tu n’es peut-être pas pire qu’une autre mais tu es peut-être trop effacée, voire trop facilement copié-collable ce qui est encore pire à mes yeux.

Keira : Fais comme moi, devient nonne. Ca évite les ennuis. (comment ça pas inspirée ?)

Summer : Pour ma part pas de réponse vraiment à cette question si ce n’est qu’elle doit être un peu trop gentille sans doute,
bref tout le monde sait que les mecs préfèrent les chieuses, je sais plus qui l’a dit avant sans doute Lucas

Enzo : Réponse Courte : « Tous des connards ! »Réponse Longue : …en fait j’ai un peu la flemme là…

Diane : Et de 1/ es tu vraiment sûre que tu sois une roue de secours « en attendant mieux? » Est ce que ça serait pas un peu dans
ta tête tout ça? Si le mec te quitte pour une autre, c’est pas forcément qu’il te considérait comme une « en attendant mieux » mais peut-être juste que bon, vous deux c’était pas ça et puis voilà!
Chose qui arrive à tt le monde tt le temps! ce qui m’amène à 2/si tu te penses, si tu te vois comme une troisième roue du carosse, eh bien tu en es/seras une! L’estime que l’autre va avoir de toi dépend en grande partie de celle que tu as pour toi même. Le côté « j’suis nul(le) j’suis un(e) loser, bouhhh » ça peut éveiller les instincts protecteurs de certain(e)s, mais en général ça finit très vite par saouler plus qu’autre chose… BREF, il me semble que la solution de ce genre de problèmes ne se situe pas dans les autres, mais ds l’estime que l’on a de soi. Sois à tes yeux qqun digne d’être aimé, et tu le seras. Et si c’est pas le cas avec l’un, eh bien ça le sera avec un autre.

Nina : Posons plutôt la question à l’envers : te considèrent-ils comme une roue de secours parce que toi-même tu te considères ainsi ? Peut-être n’exprimes tu pas assez ton désir d’une relation plus sérieuse, plus aboutie et que, du coup, ils considèrent que tu t’en fous et que tu ne cherches rien de plus que ce qu’ils te proposent. Impose-toi un peu plus, peut-être ?

Voilà, si toi aussi tu as une question love and sex à soumettre à notre cellule, n’hésite plus, nous sommes tous ouïe !

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