La maladie du présentiel

Je débute cet article en annonçant que c’est le dernier de ma petite parenthèse sur le monde du travail mais je garantis pas que ce soit toujours à la fin de le celui-ci. Parce qu’après le télétravail et le sharing desk et ce besoin persistant de flicage que je trouve contre-productif. Surtout parce qu’il induit le jeu de dupes avec en point d’orgue le présentiel. En gros, en France, plus tu finis tard, plus t’es overbookéééééééé…

Présentéisme, un mal français

Une discussion à la cantine. Cette année, il y a deux ans, il y a cinq ans, dans ma boîte actuelle, celle d’avant ou celle(s) encore d’avant. “Non mais y a qu’en France qu’on se sent obligés de finir tard. En [insérer le nom d’à peu près n’importe quel pays], finir tard, c’est signe de désorganisation !”. Et ça, je n’en doute pas. Mais en France, le regard va glisser vers la montre dès que le premier partant enfile son manteau et envoie un joyeux “à demain” à la cantonade. Avant 18h, c’est un scandale. De 18 à 18h30, ça va soulever des sourcils et dès que tu auras franchi la porte, tu vas avoir droit aux “ah ben y en a qui n’ont vraiment rien à foutre” (et si tu es mieux payée que la personne qui parle, je te dis pas le niveau d’énervement) ou au drôlissime “tu crois qu’elle a un entretien ?”. J’avoue que des fois, je suis tentée d’arriver super sapée au boulot pour me casser à 17h30 en mode “j’ai un entretien mais chut” alors que vais juste rentrer jouer à Zelda. A partir de 18h30, ça peut se comprendre même si ça passe mieux si tu as des enfants

Maman en train de travailler

A un moment, j’expliquais à Victor mon envie de partir en 9-18h. D’abord parce que je bosse mieux le matin mais surtout que mon équipe n’arrivant qu’aux alentours de 10h, ça me fait une heure de taf totalement tranquille. Puis je suis plus efficace le matin. Mais surtout, en sortant à 18h, j’ai toute la soirée devant moi. Sauf que je sais que ça va être une lutte un peu, que ça se fait trop pas… Et en fait, je vais aller plus loin… Me barrer à 17h30 et finir à la maison. Non parce que ça aussi, quitte à bosser tard, autant le faire en culotte en direct de mon canap… Mais voilà, en France (et de ce que j’en sais, c’est vraiment très français comme travers), plus tu bosses tard, mieux c’est vu. Ce serait presque un signe de compétence, en tout cas d’implication, à l’inverse totale de ce que l’on perçoit par ailleurs “moi, j’aime mon travail et j’en fais toujours plus”. Sauf que ce n’est pas vrai. Dans la plupart de mes jobs, il y a une saturation, une exploitation à 100% des salariés… voire même un peu plus. Le souci étant qu’en cas de surplus, on va vite atteindre les 150%. La semaine avant mes vacances, j’ai bossé le soir, j’ai bossé le week-end, je faisais du 9h-20h (bon sauf un matin où j’ai eu un petit souci et suis arrivée super tard) et rab à la maison. Et le pire, c’est que ça ne fait pas sourciller. Parce que je tiens. Sauf que là, j’ai eu peur pour ma santé : une fatigue qui ne part pas, un mal de tête récurrent, un cou qui se bloque (et qui se débloque une heure après mon départ du bureau pour les vacances, magique). Mais nous sommes remplaçables alors bon…

I robot

Bref, il serait peut-être temps d’inverser la tendance après tout. On pense que je ne fous rien parce que je finis tôt ? Et bien… vu ce que ça me rapporte de finir tard, pourquoi me faire chier, finalement ?

Lutter contre l'absentéisme : partit tôt du travail

D’ailleurs, faudra que je vous parle un peu de la semaine des 32h, le revenu universel et tout ça… La série n’est pas finie !

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Le raté du changement : le sharing desk

Il y a 2 ans et demi, ma boîte a déménagé. Oui,  c’est un peu ma spécialité, ça : quand j’arrive dans un nouveau job, il est question de déménagement. En fait, sur les 6 boîtes que j’ai faites, 4 ont changé d’adresse pendant que j’y étais (et une, on a changé d’open space). Du coup, le déménagement, c’est la bonne occasion pour secouer un peu les habitudes et c’est ainsi que fut implanté le sharing desk. Enfin, sur le papier…

Sharing desk

Ah oui, point que j’ai oublié dans mon article et qui me revient là (c’est pas mon entreprise, ici) : il n’y a pas de double écran sur chaque bureau, ce qui limite les déplacements

C’est quoi le sharing desk ? C’est l’idée qu’il n’existe plus de places attribuées et qu’on se pose où l’on veut/peut. Un peu comme à la bibliothèque. Du coup, on ne laisse plus rien sur les bureaux, on ne mange pas à sa place… Ca permet d’avoir moins de  bureaux que d’effectifs pour réduire un peu l’espace du bureau (surtout si la moitié des effectifs est nomade…). Chez nous, l’idée est (était) de « casser les silos » pour  créer plus de synergies entre les pôles. En plus clair « ouvrez vous l’esprit et pensez à vendre des opés 360 ». Alors du coup, je vous illustre cet article avec des photos de mon bureau histoire que vous compreniez à quel point ça n’a pas pris. On a nos places attribuées, point barre.

Pourtant, j’étais ultra motivée. Quand on a déménagé, mon équipe était très bruyante et niveau blagues, on était à peu près niveau égout. L’idée de prendre un peu l’air me ravissait donc au plus haut point. Mais ça puait la croquette dès le départ vu qu’on nous a attribué des places. Heu… mais on ne devait pas se mettre où on voulait ?  « Si, si, c’est juste pour les cartons de déménagement… ». Vous l’avez compris, le sharing desk était mort né et 2 semaines après l’emménagement, j’offrais à ce bureau officiellement mien une petite plante.

La plante sur mon bureau

Le pire, c’est que j’ai fini par changer de bureau un vendredi de total bordel où je n’en pouvais plus de barboter dans les cris et la connerie. Sans mot dire, je me suis levée, pris mon ordi et me suis posée à l’autre bout de l’open space. Je suis revenue 4 mois plus tard parce que, tu comprends, on est une équipe. Heureusement qu’on devait casser les silos… non parce que des fois, tu as besoin de calme et de concentration et pas de bol, c’est le jour où tes voisins de bureau ont envie de faire la foire. Ca arrive. Bah tant pis, tu subis.

Un bouddah dans ma plante

Oui, j’ai mis un petit Bouddah dans ma plante

Alors après, le sharing desk, c’est pas le paradis non plus. Par exemple, certaines places sont chères et d’autres… ben ce sont les places des retardataires, quoi, celles que personne ne voulait. Il y aussi un fil à la patte très fort. Comme je l’évoquais dans mon article sur le télétravail, la confiance dans les salariés est… très relative. Ainsi, dans une agence parisienne totalement sharing desk, les salariés sont « traqués ». En gros, on sait toujours où est leur ordinateur… or parfois, quand je dois vraiment avancer sans être dérangée, ca m’arrange que seule ma manager sache me situer…

déco de ma plante : statue bouddah, fève geisha et oeuf de pâques

… Et aussi une petite fève trop mignonne et mes collègues y ont laissé un oeuf de pâques

Bref, cette histoire de sharing desk me parait être une excellente illustration de ce manque de confiance dans les salariés : pour être sûr que tu travailles bien, on te garde sous le nez. Ce qui est absolument faux, de mon point de vue…

Mes petites matrioshka déco

Tiens, on va parler de ça semaine prochaine et je fermerai ensuite cette parenthèse sur le travail.

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Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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La nature, c’est plus fort que nous

Mais jamais on ne l’admettra. La semaine dernière, j’ai retrouvé mon âme d’enfant car il a neigé et j’adooooore ! Bon, bien sûr, ce fut la galère pour pas mal de gens mais Paris sous la neige, ça a quelque chose de magique, d’apaisant, la neige étouffe le bruit. Quelques enfants jouent dans la neige. La nature dans toute sa splendeur. “Ouais mais moi, j’ai galéré à aller bosser, c’est intolérable !”. Oh oui ?

Paris sous la neige

Alors on va évacuer un truc de suite : il neige comme ça une fois tous les cinq ans et encore donc on va arrêter le drama du “quoiiiii ? tout n’est pas prêt pour pallier ça ?”.  Nous sommes dans un cas exceptionnel. Mais surtout, ce qui me fascine dans cette histoire, c’est cette morgue, cette prétention de croire qu’en aucun cas, la nature peut venir perturber notre vie. Alors oui, la neige, c’est pas normal que ça bloque, il font comment au Canada, bla bla bla (ils galèrent pareil si ça peut vous rassurer). Alors déjà, le Canada ou la Russie, ils sont légèrement plus exposés que nous à la neige en hiver donc ils ont un matos un peu plus développé que le nôtre. Nous, en général, on sale 4 fois les trottoirs par an et basta, merci. Et d’ailleurs, si on continue sur le même trend, on salera de moins en moins et ce sera de plus en plus la panique au moindre flocon, hein…

Des enfants jouent dans la neige à Paris

Mais surtout, je trouve que la nature nous rappelle à quel point nous lui sommes soumis, quoi qu’on se raconte. Vous vous souvenez du volcan Eyjafjallajökull qui avait paralysé l’Europe il y a quelques années. J’avais tellement adoré cette histoire et surtout à quel point elle nous a rappelé que nous ne sommes rien face à la nature. Et pourtant, qu’est-ce qu’on se la raconte. 3 flocons et la France semble au bord de l’apocalypse (enfin, Paris, le reste de la France s’est bien foutu de notre gueule). Avec en plus toutes les personnes très intelligentes qui sont allées prendre leur voiture alors qu’elles ne savent pas conduire sur la neige. Oui, la neige, ça nous paralyse parce que hé ! Ca reste exceptionnel. Nos trains ne sont pas hyper équipés et il faut savoir l’accepter.

La nature sous la neige

Et ce qui est magique, c’est qu’avec le dérèglement climatique,on risque de manger des situations météorologiques hors normes de plus en plus souvent. Alors peut-être qu’au lieu de chialer sur les infrastructures, traiter les fonctionnaires de fainéants, admettons tout simplement que la nature n’est pas disciplinable et qu’on peut effectivement s’en retrouver victime. C’est une meuf qui n’a pas vu le Mont Fuji alors qu’elle avait prévu une magnifique balade qui vous le dit. Peut-être qu’il est peut-être temps de réorganiser la société en prenant en compte cet élément plutôt que de crier au scandale dès qu’on a du retard sur nos trains ou que les routes sont saturées. Par exemple, il serait temps de revoir un peu la question du télétravail. On en rediscute semaine prochaine.

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Une histoire d’amour

C’est l’été. Oui, je le précise parce que c’est pas si évident que ça, du moins au moment où j’écris l’article (le vendredi 22 juillet à 22h24) et où je suis ravie de voir que le premier travail de tricot que mon kit me propose sont des chaussettes parce que ce serait bien utile, oui, merci.

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Qui dit été dit amours tumultueuses, passionnées, chabada bada sur la plage, nos coeurs y croient, c’est pour la vie, etc. Alors que je faisais tranquille ma grille de sudoku aux toilettes, je me suis dit : voilà une série sympa à lancer sur le blog, une histoire d’amour ! Attention, pas une histoire d’amour où Daniel et Héloïse se rencontreraient, s’aimeraient et peut-être même finiraient par vivre ensemble et/ou se reproduire. Non je ne sais pas écrire de belles histoires d’amour, je n’ai pas le goût des fins heureuses. Par contre, ce que j’ai envie de faire, c’est de vous proposer des chroniques sur une histoire d’amour, les différentes étapes. Une sorte de suite à “où trouver l’homme”. A noter que je devrais profiter de ma relative inactivité pour écrire la ,nouvelle version d’où trouver l’homme mais en fait, entre le boulot (parce que je télétravaille), la rééducation, le déménagement du blog qui n’avance pas et que je devrais me décider à terminer (quand même !), mon nouveau roman qui a déjà une quinzaine de pages écrites (les dernières tentatives s’arrêtaient à 3 pages), des projets à la pelle, ma tentative de tricot pour devenir super tatie… Bon bref, cet article n’a pas pour but de vous partager ma to do list.

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Donc je vais disséquer chaque étape d’une histoire d’amour à ma sauce, c’est à dire de façon humoristique, sarcastique mais au fond, tendre. Parce que ça fait 6 ans que je parle d’amour sur ce blog mais de façon désorganisée, des bribes de ci de là, quand je vis/lis/vois/entends quelque chose qui m’inspire sur le sujet. Là, je pars de A pour aller jusqu’à Z (enfin, peut-être m’arrêterai-je avant si je me lasse, vous savez que je suis un peu versatile, parfois) prendre les éléments, les ingrédients qui font une histoire d’amour pour les analyser un à un. Je n’ai pas encore décidé de la forme que prendrait cette chronique, si je parlerai à la première personne du singulier où si je créérai cette fameuse histoire d’Héloïse et Daniel… Quoi que cette dernière option donnerait la sensation d’une vraie histoire d’amour.

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Mmmmm, on verra. Bon, je vous laisse, j’ai un déménagement de blog à poursuivre (en vrai, selon l’heure où vous me lisez, comme tous les week-ends de ma convalescence, ou je dors, ou je lis le Nouvel Obs. Ou je lis le Nouvel Obs en m’endormant).
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Ok, 2011, je t’ai comprise

Fin 2010, j’avais pris une résolution : je vais devenir plus égoïste. Mission pas vraiment remplie donc la vie m’a filé un coup de main : elle m’a littéralement pété le genou.

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La semaine dernière, visite d’Anne, meilleure amie depuis 1983 et fidèle soutien. On papote pour se mettre à jour sur nos vies respectives et elle le décrète : « quelque part, c’est bien que tu te sois cassée la jambe, ça te permet de rester loin de Paris et de te reposer, tu en avais grand besoin ! ». Oui, je vais pas revenir sur ce que j’appelle le Marasme (ouais avec majuscule, ma vie est un roman), j’ai morflé, oui, la plupart des piliers de ma vie se sont effondrés mais d’autres ont surgi. La nature a horreur du vide comme on dit, les
places abandonnées ne le furent pas longtemps. Et début juin, je clamais que ça y était, 2011 commençait pour moi. J’ai crié victoire trop vite. Une chute d’un bar plus tard (cette chute est en train de faire de moi une légende), je suis donc réduite à poursuivre cette année 2011 alitée ou à trois pattes. Mon été sera entre parenthèse, les crushes à étudier de près que j’avais avant de partir risquent de
s’éteindre. Afin, si tant est qu’il y ait quelque chose à éteindre, j’ai même pas pu explorer ces pistes pour la plupart. Ca craint. Et inutile d’envisager d’en avoir de nouveaux entre temps vu que mon été va se résumer à maison-travail-kiné (une femme)-travail-maison. De toute façon, avec mon attelle, j’ai vachement envie de tenter le kama-sutra, tiens. “Bon alors moi, je m’allonge sur le dos et je bouge pas trop, surtout la jambe gauche et si tu appuies dessus, je te castre à vie. T’as envie ? Non ? C’est bizarre…”

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Donc vie amoureuse (avec un petit a) entre parenthèse, ok. Sans compter que j’ai un peu calculé les calories que j’absorbe en ce moment (sans excès aucun, jamais mangé autant de légumes de ma vie. Mais j’ai pas compté le mariage encore) et celles que je dépense (à peu près aucune), va falloir diéter sec et reprendre le sport dès que possible. Ou trouver un amoureux des loukoums, au choix. Oui parce que ça aussi, c’est entre parenthèse : pas de sport. Bon, bientôt, je vais pouvoir faire du vélo et de la piscine chez le kiné (celle de Paris, je sais pas si elle en a une, de piscine) mais les exercices ne sont pas violents donc c’est pas du vrai sport. Moi qui avais trouvé un super truc pour la rentrée, j’espère ne pas avoir à trop attendre. Et y a la plongée aussi, j’aimerais bien un peu l’étrenner mon niveau 2 quand même. 

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Heureusement, y a des trucs que je peux quand même faire avec ma patte folle. Genre travailler. Oui, imaginez que je suis partie en vacances le 10 juin, je devrais revenir à mon poste le 24 juillet. Un mois et demi d’absence, ça fait long, surtout quand on n’est pas dans la boîte depuis très longtemps. Tiens, marrant, le 24 juillet, je fêterai justement mes 6 mois dans l’entreprise, youhou ! Mais je me démerde, je télétravaille et j’ai même rendu un doc qui a été très apprécié (alors que je le trouvais bâclé vu que le mariage de ma soeur prend beaucoup de temps et que j’ai pas pu commencer à bosser avant 23h en moyenne. Je suis un peu fatiguée, oui). La semaine prochaine, je vais avancer sur le projet au long cours qui était en pause pour manque de temps. Dommage, j’ai pas tous mes docs mais je vais pouvoir faire des trucs. Puis je vais écrire aussi, ça fait du bien de retrouver une forme plus romancée. J’ai déjà écrit 6 pages et vu que je vais pas sortir de l’été, je vais pouvoir avancer. 

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En fait, je crois que la vie m’a trouvée sans doute trop prompte à me déclarer guérie de mon marasme. Encore un peu de calme, jeune fille ! Oui, je sais, c’est débile mais laissez-moi un peu justifier tout ça, merci. Je laisse les dossiers et les drames parisiens à leur place et quand je rentrerai, je serai plus à même de faire le tri dans mes relations, ceux qui m’ont agréablement surprise par leur sollicitude et ceux qui m’ont déçue par leur silence. Comme on dit, c’est dans l’adversité que tu comptes tes vrais amis. Même si okayyyy, en matière d’adversité, on peut faire bien pire qu’un genou cassé. Mais tout de même.

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Alors quand j’abandonnerai enfin mes béquilles pour reprendre ma petite vie, j’aurai eu droit à des vacances mentales de deux mois, une petite pause qui, finalement, va me permettre de repartir sereinement. Et d’attendre 2012 parce que je crois que 2011, en fait, elle m’aime pas.

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Franchement, je remercie pas mon père là…

Et ma mère non plus pour le coup.

Et voilà, c’est reparti, je re-souffre à nouveau à cause de Güdrun. Stérilet de merde. La bonne nouvelle, c’est qu’il paraît qu’au bout de 3 mois, ça finit par passer, j’en suis à deux, youhou ! Mais tu vois, j’ai passé le week-end au lit à chercher une position pour calmer mes reins et mon ventre et figure toi que j’ai pas vraiment trouvé. J’ai utilisé ma bouillotte, pris de l’ibuprofène, mangé chaud (à en mouiller ma robe en coton), mangé froid. Le seul truc qui a bien marché, c’était la douche (oh bonheur!) mais étant en période d’essai, je ne suis pas sûre qu’un « hé patronne (oui, mon chef est une femme, d’abord), je souffre légèrement de mon Güdrun, ça te gêne si je télétravaille de ma baignoire ? ».  Non, soyons sérieux.

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Dimanche, alors que je marchais telle une vieille percluse de rhumatisme jusqu’à mes toilettes avec la nette impression qu’on avait accroché mes reins à un fil et qu’on tirait très fort, j’ai maudit très fort mon statut de femme. Et ma mère aussi. Non mais merde, si elle était normale, elle m’encouragerait à faire un gosse, pas l’inverse (elle serait forcément déçue) ! Alors, ok, comme me disait Vicky, « tu as une sexualité responsable » mais justement parce que je suis responsable, j’utilise des capotes et ça marche tip top, les capotes. Et ça
ne me fait pas mal (enfin, sauf utilisation trop fréquente et prolongée dans certaines positions mais je ne vais pas détailler non plus, merci bien). J’ai baisé 5 ans sans autre contraception et je ne suis jamais tombée enceinte, je n’ai déplorée que 2 craquages de capotes sur je ne sais combien de coïts donc pourquoi MAIS POURQUOI j’ai écouté ma mère ? Hein ?

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Puis j’en ai voulu à mon père. Enfin, pas tellement à lui directement mais à ses petits soldats partis à l’assaut de l’ovule maternel. Non mais ils étaient pas un peu feignants les spermes équipés du gêne Y ? Non parce que par deux fois, ce sont les X qui ont gagné, quand même. A ce sujet, si c’est une question d’alimentation et que vous voulez une fille, mangez de l’aigre et de l’acide, ça a l’air de marcher. Bref, donc je suis née fille et je vous jure que dès mon plus jeune âge, j’ai noté que c’était pas très cool. D’abord, c’était chiant :
moi, j’étais obligée de rentrer utiliser des toilettes quand je jouais avec mes cousins alors qu’eux pissaient contre un arbre (25 ans plus tard, je ne m’en remets toujours pas. Surtout quand je me retrouve face à des toilettes turques à me concentrer très fort pour ne pas pisser sur mes chaussures); Puis vers 8 ou 9 ans, j’ai eu une grande question existentielle : les filles, elles ont plein de trucs nuls comme les règles (comment j’ai su ça à cet âge là?). Et les mecs, ils ont quoi de nul ? J’ai un jour posé la question à mon papa qui m’a répondu « nous, on a le service militaire! ». Sachant que mon père a été exempté pour un problème de bronchioles, apprécions l’ironie de sa réponse.

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Ben depuis la fin du service militaire, pardon mais je ne vois pas en quoi c’est nase d’être un mec. Et qu’on ne me réponde pas « toi, tu auras les joies de l’enfantement ». Parce que je vous jure qu’hier, j’avais tellement mal que l’idée que mon uterus soit habité par autre chose qu’un T en cuivre m’a fait violemment trembler de peur. Faut savoir que j’ai une mauvaise tolérance à la douleur vu que je suis pas habituée. Jusqu’à ce que j’embauche chez Pubilon (stress mon amour), je n’avais quasi jamais eu de vraies règles douloureuses et je ne suis que rarement malade. Par contre, quand je le suis, attention, barrez-vous, ça vire au cauchemar, je finis même par en pleurer de rage si ça part pas. Oui, j’ai un peu tendance à croire que mon corps est le plus fort et que moi, en 3 jours, je ratatine une grippe (ce qui est faux).

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Je gueulerais bien contre le fait que ça fait chier que la contraception, ça nous tombe toujours dessus alors que les mecs aussi ont des moyens de contraception (autre que le préservatif) mais bon, je suis un peu de la vieille école : si je veux être sûre de ne pas subir de grossesse indésirable, grossesse se développant dans MON corps, je préfère encore gérer le truc.

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Donc si mes règles ont la même gueule que le mois dernier, c’est parti pour 9 jours (9 putain de jours!) de douleurs, irritabilité, hypersensibilité… et libido de femme enceinte, ça peut toujours servir pour certains (héhé). Je vais en profiter pour écrire un max d’article, je me trouvais bien trop guimauve ces derniers temps (vous avez pas idée à quel point je suis dans une phase neuneu insupportable en ce moment). Gnark gnark gnark !

PS : Par contre, j’aimerais bien savoir pourquoi j’ai mal aux oreilles…

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De l’art d’être conne

Hier, entre deux dossiers chauds brûlants ou à peu près, je clique sur le lien Enfoirage affectif, site créé par Sonia qui raconte les déboires amoureux de tas de nanas que je ne connais pas. Je déguste quelques histoires en me disant un peu méchamment « ouf, y a pire que moi ! ».

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De mon point de vue, ma vie sentimentale est un peu pénible par moments. Récemment, un petit auto bilan m’a fait réaliser que j’avais un joli lot d’exs immatures et immobiles, préférant se contenter de peu alors même que ce peu ne les rend pas heureux plutôt que de prendre le plus petit risque. Par exemple, ces derniers temps, je fuis légèrement Guillaume 1er car ça finit par me gonfler de constater qu’en 10 ans de relation, j’ai obtenu 5 diplômes différents, déménagé à 800 km de chez mes parents, décroché des stages, des piges et 3 CDI. Lui, pendant ce temps, il a obtenu un diplôme, quelques postes de remplacement dans l’éducation nationale et… voilà. L’idée même de quitter Toulouse le paralyse tellement qu’il panique à l’idée d’avoir son CAPES et de partir donc il ne le passe même plus. Je lui avais proposé d’envoyer un CV à Simon de TGGP pour un boulot en télétravail, il ne l’a jamais fait. Alors ça me gonfle de le voir végéter, de l’entendre parler de ses jeux de rôle en ligne alors que je ne capte rien, de sa nouvelle copine qui vit à l’autre bout de la France, qui a 19 ans, qu’il n’a jamais vue mais si, si, c’est sa meuf ( ?)… Son immobilisme m’insupporte. Y en a un autre, j’en parle à une amie qui le connaît, elle me dit, atterrée : « mais c’est atroce, il n’a pas bougé d’un poil durant ces années. Il est malheureux mais il fait rien pour s’en sortir, il me déçoit ». Ben oui, tiens…

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Donc voilà entre les immatures, immobilistes, les « je suis pas prêt à me (re)mettre avec quelqu’un » alors que je ne demande rien… Oui, d’ailleurs, c’est bizarre, ça, d’où les mecs se posent la question du « où va-t-on » avant les filles hein ? Pardon mais au bout de quelques jours, moi, je m’en fous du où va-t-on, je veux juste profiter, les questions arriveront bien assez tôt. Y a aussi les « je veux vivre avec quelqu’un mais pas avec toi ». Celui là, il était beau… Bref, au fond, ma vie sentimentale des dix dernières années, c’est un peu « relation sérieuse puis lâchage complet », au point qu’il semble qu’on ne me considère plus comme une petite amie mais comme maîtresse et ce de façon systématique. Suis-je trop délurée ? Peu importe à la limite, je me dis qu’un mec qui n’assume pas une fille qui sait ce qu’elle veut, c’est pas forcément la peine de continuer. Surtout que je suis pas chiante quand même…

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Mais malgré tout, je me dis que j’ai pas été tant prise que ça pour une conne à la fin. Un peu bien sûr, comme nous tous et toutes. Des fois, j’essaie de voir ce que j’ai encore pu faire pour amener au plantage (oui, j’ai une propension à l’auto flagellation très impressionnante), si j’ai été trop pressante d’où les « non mais je veux pas me mettre en couple ». Au bout de 2 jours, je trouve cette réflexion un peu précipitée. Surtout qu’à bien y repenser, je n’ai pas du tout foutu la pression mais bon, il avait un abonnement Meetic à rentabiliser, une passion pour les étrangères (ça aussi, j’ai eu le coup plusieurs fois. Je vais me faire naturaliser ailleurs, moi…) et je pense que le fait que je sois plus vieille que lui de 2 malheureuses années le faisait un peu tiquer aussi. Ou alors ai-je été trop légère, laissant le champ libre au monsieur pour aller butiner ailleurs et me dire « bon, en fait, j’ai trouvé une fille, toi, tu dégages ». Ah…

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Alors en période d’auto flagellation intense, faut lire les histoires des pintades gourdasses. Pourquoi ? Parce qu’on se rend alors compte que le problème ne vient pas de nous, pas finalement du genre humain. Et moi, ça me rassure grave…

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On va tous crever !!!

[Titre de note à lire en mode panique, aaaaaaaaaah ! film catastrophe, tout ça]

Vendredi, au cours d’une journée relativement calme (mais j’avais quand même un peu de travail, incroyable !), les 5 rescapés de la boîte du mois d’août sur 9 reçoivent un mail de notre RH : « Veuillez trouver ci-joint les consignes en cas de pandémie de grippe A ». On est 5, il fait chaud, on a le rire facile. Et là, on nous envoie 4 pages en PDF (oui, 4 !) pour nous mettre dans une ambiance un peu fin du monde.


Je vous résume le meilleur. En cas de pandémie, on ne serre aucune main, on ne fait pas la bise, on crache et on miasme dans un mouchoir ( ??). Mais le mieux, ce sont les consignes en cas de salarié contaminé. En un, il faut l’isoler donc forcément, nous, on imagine la traque avec placage de rugby à la clé. Ce salarié, une fois capturé, doit être isolé dans une pièce fermé MAIS pourvu d’une fenêtre car le but est qu’à la fin, il ne meure pas (ou alors de la grippe pour nous faire peur mais pas de privation d’oxygène). Une fois le salarié enfermé…enfin, mis en quarantaine, pardon, il faut qu’on aère la pièce et qu’on nettoie tout au kärscher ou à peu près. Mmmm. Et si ça devient trop trop grave, on devra travailler de la maison. Ah, ça, ça me plaît bien ! Ca fait longtemps que j’avais pas bossé en pyjama .


Bref, on a bien rigolé et pour cause, je dirais. Pour l’heure, nous comptons un décès en France, une pauvre jeune fille qui était déjà très malade. Une bonne partie de l’équipe de rugby l’a contractée et ils ont bien survécu. Alors forcément, niveau panique, je suis quand même bien en deça de l’OMS et du gouvernement. Alors, OUI, je sais qu’un tel virus peut muter et qu’il est difficile d’en mesurer la dangerosité, surtout que notre virus H1N1 risque de faire copain copain avec le virus de la grippe classique qui va arriver sur ces entrefaites et là, on risque de moucher sévère. Tout ce la est-il un complot de Kleenex ?



Je n’aime pas trop les effets d’annonce et de panique surtout que dans les faits, si on nous fait peur par devant (comme ça, on oublie la crise ?), par derrière, c’est un peu plus relax. Mon père m’expliquait que lors de l’arrivée de la grippe aviaire en Europe (mortalité plus élevée que celle-ci), il avait reçu un kit anti épidémie, on va dire, avec masque et lunettes en plexiglas « très pratiques pour tondre ». Là, ça c’est limité à une directive vite fait et basta. Pourtant, quand j’étais en vacances, il a été appelé pour un cas où on suspectait la grippe A mais ce cas s’est manifestement volatilisé dans la nature. Dommage, j’aurais bien fait une quarantaine, ça m’aurait rallongé les vacances. Quoi qu’au vu de mon système immunitaire taquin, c’est sûr que je l’aurais chopé la grippe et je serais revenue de vacances blanche avec le nez pelé.



De façon générale, je me méfie de ce genre de panique.  On nous avait déjà fait le coup avec le SRAS, ça a duré deux mois en tout, je crois et aujourd’hui, plus personne ne s’en souvient. Ce qui m’agace en fait, c’est qu’aujourd’hui, on peut mesurer la vitesse de propagation d’une pandémie. Quand on sait qu’en une demi-journée, on traverse un océan, forcément, les maladies voyagent aussi. Mais voilà, à force de tirer la sonnette d’alarme sur des maladies à faible mortalité (oui, je sais, possibilité de mutation, gna gna gna), je me dis que le jour où va y avoir un truc sévère, on sera tellement blasés que ça risque de faire très mal.


En attendant, moi, ça me plairait bien une semaine ou deux de télétravail.

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La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

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– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

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