Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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Marotte culturelle

T’ai-je déjà parlé, cher lecteur, de mes obsessions culturelles ? Je crois pas non… Donc si tu es un peu attentif, tu dois te douter que je te parlerai de mes obsessions culturelles. Si tu n’avais pas capté, je t’invite cordialement à te prendre un petit café.

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Je me considère souvent comme une pique-assiette de la culture, je sais des tas de petites choses mais y a des sujets où j’ai de grosses, d’énormes lacunes. Voire une connaissance du sujet qui se mesure limite en négatif. Je picore, je picore et un jour, sans raison particulière, un met culturel excite mes papilles intellectuelles plus que de raison et je décide de me plonger à fond dans le sujet. Une nouvelle obsession culturelle est née.

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Ça peut être tout et n’importe quoi. J’ai eu ma période légendes arthuriennes (bien avant la sortie de Kaamelott), ma période Moravia, Barjavel, Extebarria, mes récurrentes envies de culture russes ou italiennes… Des fois ça passe vite, des fois ça reste assez solidement. Ce qui me permet au passage de m’adonner à l’un de mes pires vices : l’achat compulsif. Ben oui, des que je rentre dans une librairie, la carte bleue me démange, c’pas ma faute… Et encore, je ne fais plus de tour au rayon CD ou DVD, ouf !

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Mais j’aime bien me passionner pour un truc, fureter les rayons réels ou virtuels à la découverte d’un nouveau livre sur mon sujet du moment, regarder un film ou une série sur le sujet s’il y a… Par exemple, en 2013, j’ai deux marottes qui se dessinent :
– le surnaturel : alors origine de cette nouvelle marotte : Supernatural, justement. Ils le diffusent sur CanalPlay infinity et comme Jensen Ackles figure en bonne place sur ma liste des crushes people, je me suis fait plaisir. Force est de constater que je ne connaissais en fait pas du tout la série et je découvre alors que c’est pas juste l’histoire de deux frères bonnasses qui tuent des esprits et démons mais qu’il y a une trame un peu plus riche avec la guerre des anges, démons, tout ça. Or au tout début des années 2000, voire même un peu avant, j’étais une accro de ce genre de trucs. Je lisais des mangas avec plein d’anges dedans, j’avais lu plein de trucs sur les anges et les démons, une semi pro d’angéologie et de démonologie. Même que j’avais écrit pas moins de 3 romans avec des anges et des démons dedans. Aucun de ré exploitable en l’état je pense mais bon… Et même quand j’était plus petite, jeune ado, j’étais accro au mystique, je regardais avec passion toutes les émissions sur le surnaturel (on n’a jamais fait mieux que Mystères), lisais beaucoup sur le sujet. Là, j’ai envie de m’y remettre. Parce que finalement, étudier le surnaturel, ce n’est finalement rien de plus que de se pencher sur la mythologie puisque nos religions ont finalement repris dans l’ensemble nombres de mythes païens réadaptés à leur sauce.

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– Batman. Oui voilà. Il y a quelque chose qui me fascine chez Batman : comment est-on passé d’un sympathique super héros en tenue mauve qui castagne en ziwiiiiii kaboomm plaf ! Au super héros super dark que t’as pas super envié de croiser la nuit dans la rue, même quand t’as rien à te reprocher. Et accessoirement pourquoi Bruce Wayne est un mec aussi chiant (bien que je dois avouer que j’aime assez le parti pris de Nolan de Wayne qui joue le milliardaire alcoolo connard flambeur pour mieux dissimuler son double jeu) et transparent. Du coup, j’ai commandé l’encyclopédie Batman pour en savoir plus. Et si je la trouve bien, je passerai sur Superman, d’autant que je compte bien aller voir The man of the steel, le nouveau Superman. J’ai jamais trop aimé ce Super Héros, beaucoup trop lisse à mon goût mais y a Henry Cavill dedans, un autre de mes top crushes people.

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Ça va déjà bien m’occuper quoi. Mais vous commencez à me connaître : j’ai dans mes marottes une incroyable inconstance. Alors peut-être que demain, je vais me passionner pour autre chose, je vais peut-être me piquer d’architecture, d’histoire de la mode, de philosophie ou de développement personnel… L’avantage des marottes, c’est qu’on peut picorer à l’infini sans risque d’indigestion. Enfin pour moi parce que je sens que ma marotte telenovelas en 2012 à plus saoulé que passionné mon public. Quoi que faudra que je vous en reparle tiens. Et vous plaignez pas, ça fait longtemps que j’ai pas parlé Ab production et soap opéras !

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Faut-il intellectualiser les merdes télévisuelles ?

J’ai des vices dans la vie et en tête de liste la merdassent télévisuelle. Je me délecte de certaines émissions télé dans un but pervers : mater puis m’en moquer. Soap operas, sitcom, telenovelas et parfois même téléréalité, je touille, j’avale et j’en fais un joli étron que j’expose avec fierté ici. J’ai pas dû bien gérer ma phase anale, moi.

Faut dire que c’est jouissif. L’éternelle lutte des classes telenovelienne saupoudrée de crises d’hystérie proches du delirium tremens, tirages de cheveux des furies manucurées défendant bec et ongles en résine leur couple. Et avouons que y a des latinos, j’en ferais bien mon 4h… Et que dire des luttes dynasto-fratricides, des chassés-croisés amoureux improbables où une jeune trentenaire épouse l’ex mari de sa mère sous l’œil humide de celle-ci avant de se taper l’ex de sa belle-fille ? Faut dire que là-bas, les gosses passent en trois épisodes de 5 à 20 ans, ça brouille un peu les frontières des générations. Et parlons un peu du fétichisme des pieds Azouleen, de son usine à fabriquer du scénario à base de copier/coller… Et pour la téléréalité, régalons nous du machiavélisme de maternelle de candidats idiots persuadés d’être les dignes héritiers du Prince de Machiavel. Mon chéri, il n’y a aucune gloire à être le plus intelligent au milieu des abrutis congénitaux.

Alors oui, je regarde, je rigole et je critique, je caricature, j’admire le travail de montage et le suspense préfabriqué tout en admirant les petites manipulation de la prod. Mais en même temps, est-ce que j’encourage pas un peu l’abêtissement général (et le mien en particulier). Si une émission/série marche, elle sera prolongée et ces émissions coûtent peu cher. Si nous avions un équilibre entre émissions de merde et émissions de qualité, je ne dirais rien mais là, existe-t-il aujourd’hui de bonnes productions télévisuelles françaises (hormis éventuellement les fictions Canal mais vu que je l’ai pas, je peux pas juger) ? La plupart des séries sont mal écrites, mal jouées et mal réalisées, le suspense est parti avec mon amour dans les grottes de Rocamadour. A moins d’être ivre, drogué ou trop fatigué pour réfléchir, rien ne nous surprend.

Boycotter la merde télévisuelle pour améliorer nos programmes télé. Qui suis-je, moi, petite téléspectatrice parmi la masse, même pas comptée parmi le panel d’audience pour penser révolutionner quoi que ce soit ? Que je regarde TF1, Arte ou que je laisse mon poste éteint, rien ne changera, je n’existe techniquement pas pour les chiffres d’audience.

Alors je pourrais continuer à regarder ces merdes télévisuelles en riant grassement et en rédigeant des articles assassins. Oui, j’aime ça, les articles assassins, empreints parfois de mauvaise foi. Seulement, n’est-ce pas encourager la médiocrité ?

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Baise ton patron

L’autre jour, je vous parlais de miss épilation au travail d’Enzo. Depuis, elle en a fait quelques unes de belle dans le genre « Hihi ranafout! » et ça me fout en colère. Quand tu vois des connasses pareilles salariées qui s’en foutent ostensiblement  et des gens motivés au chômage, j’ai envie de hurler aux nuages noirs d’orage « il y a quelque chose de pourri dans ton monde, travail ! » (en vrai, je ne crie rien aux nuages mais je regarde beaucoup de telenovelas en ce moment, ça m’apprend la théâtralité).

Lorsque j’ai préparé le fameux article sur miss Épilation, lors de ma recherche icono, j’ai découvert le monde fabuleux des guides qui nous apprennent à rien foutre tout en ayant l’air affairé. Vous allez me rétorquer « non mais t’as dit toi même qu’il fallait pas paraître désœuvré ! ». Certes mais j’ai pas dit qu’il fallait institutionnaliser la glande non plus… Et que dire de tous ces livres sur la manipulation en milieu professionnel ? L’employé du mois est-il le plus compétent… Ou le plus filou ?

Quand je bossais chez Pubilon, je discutais avec Isadora qui m’expliquait ne pas supporter l’injustice. En gros, les gros tire-aux-flancs qui ne foutent rien mais sont très bon pour expliquer que a) leur équipe est nulle donc c’est par leur faute si les choses n’étaient pas faites à temps (ou variante : mon équipe est nulle, je dois tout refaire moi-même) et b) ah naaaan, j’avais fait un super doc mais le Pc ne l’a pas enregistré ou il a mystérieusement disparu du serveur. Perso, je trouve que c’est du niveau « mon chien a mangé mes devoirs ». Mais sans que je saisisse comment c’est possible, y a des fois où ça passe. On en finirait presque à se demander si y a pas eu coucherie… Même si, dans les faits, y a parfois incompatibilité d’orientation sexuelle (quoi qu’on ne sait pas tout…). Non mais je vous jure que j’ai entendu un soir à 19h30, un mec qui devait rendre un doc dire « non mais j’ai l’idée, reste qu’à les mettre sur le powerpoint ». Sous entendu : j’ai pas encore touché à la reco que je dois rendre ce soir. Non parce que si « avoir l’idée » était synonyme de faire, je vous pondrais 5 romans par mois !

Y a donc des incompétents, des jean-foutre, des malhonnêtes, manipulateurs, escrocs… On pourrait se dire que c’est la faute du manager qui ne se rend pas compte de l’inefficacité de son subalterne sauf qu’à un moment, il ne me paraît exagéré que nous sommes adultes et qu’il faut se prendre en main, ne pas attendre de se faire taper sur les doigts pour enfin faire son taf. Celui pour lequel on a un salaire qui ferait rêver bon nombre de chômeurs…

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Choisir, c’est renoncer

Johann, réunion du 17 juillet 2012

Il y a des phrases qui vous frappent, comme ça, qui retentissent en vous tel un coup de tonnerre et vous décroche de la conversation. À peine les mots ont-ils pris leur envol que vous les saisissez pour méditer dessus, quitte à ne pas écouter ce qui suit. En général, ce qui suit vous concerne et vous vous sentez un peu con quand raisonne soudain un « n’est-ce pas Nina ? » que vous ne raccrochez à rien. C’est ainsi que certains furent mutés à Tulsa.*

Mais revenons à cette sentence puissante. Plus qu’un slogan de marketeux, une citation philosophique. Tu pourrais mettre Jean-Paul Sartre derrière que ça passerait inaperçu dans une copie de philo. Bon, en vrai, c’est André Gide mais je me demande si certaines citations mal attribuées peuvent échapper à la sagacité du correcteur… Ça me ramène à un concept que j’adore : l‘univers des possibles dont j’ai déjà parlé. Au fur et à mesure que je choisis un possible, d’autres se ferment ou s’éloignent. Le jour où j’ai choisi le community management, je me suis éloigné du possible journaliste jusqu’à le rendre aujourd’hui quasi inatteignable (sauf piges mais pour ça, faudrait-il que j’entame des démarches, ce que ne fais pas). Le jour où j’ai choisi mes études, j’ai aussitôt rendu inaccessible certains métiers. Enfin, rien d’impossible en soi mais si demain, je veux devenir psy, faut que je reprenne tout de zéro, recommencer des études… Pas impossible mais pffff quoi… Si demain, je veux devenir comptable, avocat ou graphiste, je ne peux pas juste envoyant des CV, il y a un travail de formation mais aussi de négation de ma carrière actuelle. 5 ans foutus à la corbeille ? C’est anti théorie de l’engagement.

Et que dire des amours ? Si j’elis Jon en temps que M. Bartoldi officiel, je renonce de fait aux autres hommes. Oui, je sais, la monogamie n’est pas une fatalité mais même dans les versions les plus libres de l’amour, il n’y a toujours finalement que deux personnes au départ. Un noyau dans lequel nul autre ne pourra pénétrer, juste graviter autour.

Ce renoncement, dont nous n’avons pas toujours conscience, est le meilleur ami de la peur de l’engagement, il en est même le ciment. Puisque s’engager, c’est choisir et donc renoncer, tout retour en arrière sera soit impossible, soit douloureux. Après tout, qui aime revenir en arrière ? Admettre qu’on s’est trompés est plus une constatation et une légère bifurcation du chemin que l’on prend. Mais quand on est trop engagés sur une voie, il serait plus long de retourner au début que de continuer malgré tout.

Choisir, c’est renoncer. Mais arrive un moment où on n’a plus le choix, justement. Stagner n’est pas une possibilité envisageable. Je suppose qu’en un sens, choisir, c’est être adulte. Tout simplement.

* Oui, près de 10 ans après la fin de la série, je fais encore des références à Friends parce que si je faisais le même clin d’oeil avec des telenovelas, je serais la seule à comprendre.

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Teresa, la pétasse télé noveliste

J’ai une nouvelle passion, dans la grande tradition merdophage qui m’anime : les telenovelas. Enfin, une seule parce que c’est la seule que j’ai pu voir : Teresa. La fille que t’as violemment envie de gifler et c’est ça qu’est bon.

J’ai découvert Teresa par hasard sur IDF1, chaîne dont j’oublie régulièrement l’existence, surtout depuis que mes samedis sont trop pris pour mater les mystères de l’amour et que je ne lis plus le forum des sitcomologues pour la même raison. En fait, nous étions chez Anna avec Anaïs et son cousin fraîchement débarqué de Tahiti (lui l’a trouvé vraiment très frais son débarquement), on zappouille pendant que notre hôtesse nous prépare des crèpes et on tombe là dessus. Le cousin, Fabien, s’anime et nous explique un peu le principe des telenovelas, hyper populaires à Tahiti, et il reconnaît l’actrice, Angelique Boyer, une brune piquante pas du tout refaite, l’héroïne de Teresa.

Je vous pitche un peu l’histoire : Theresa est une pauvresse mexicaine décidée à de sortir de son quartier et de devenir quelqu’un. Son credo, c’est « entre être ou ne pas être, moi, j’ai choisi d’être! ». Theresa est belle et intelligente, elle entreprend des études de droit mais dévorée par son ambition, elle manipule et séduit à tour de bras. Le riche Paulo qui la plaquera quand il découvrira qu’elle est pauvre. Mariano, le futur docteur très sexy (mais très très) mais actuellement chauffeur de taxi. Arturo, le bel avocat et professeur de droit. Fernando, le millionnaire. Evidemment, elle a des ennemis dont Aida, la fille du notaire qui hait Theresa car elle est pauvre et qu’elle est sortie avec Paulo, désormais en couple avec Aida. Entre deux manigances pour grimper à toute vitesse l’échelle sociale, Theresa va s’amuser à torturer la petite Aida (qui le lui rend bien mais qui est nulle en fait).

Mais ce qui est fascinant avec Teresa, c’est sa méchanceté. Ambitieuse et carriériste, elle crache sur la pauvreté avec fureur. Quand Mariano organise un dîner romantique sur le toit de son immeuble, elle fait la gueule, quand il lui dit qu’il va s’acheter un taxi pour travailler à son compte en attendant d’être médecin, elle fait la gueule, elle plaque ses mecs toutes les deux minutes, elle harcèle son père pour qu’il gagne plus d’argent pour qu’il puisse lui en donner. Elle ment à sa famille et ses amis pour récolter de l’argent, elle pique le mec de son amie Louisa, explique à son amie Aurora, amoureuse de Mariano, qu’elle va se marier avec le futur docteur et même qu’ils ont fait l’amour.

Pourtant, si Teresa est une garce, elle reste très droite dans ses bottes. Hors Mariano, elle ne couche pas du tout. Quand le notaire lui propose la bagatelle avec de substantiels avantages, elle lui répond qu’elle veut un homme qui lui assure une belle vie et un statut social mais que cet homme là devrait l’épouser, elle refusait de prendre amant pour arriver à ses fins. Une fois fiancée à Arturo, elle le priera d’aller dormir sur la béquille seul dans sa chambre car « rien avant le mariage, merci ». Ici, on sent quand même que l’action se passe dans un pays latin : très religieux (une vierge marie est accrochée dans le salon pour saluer la mémoire de Rosita, la soeur défunte de Teresa), la mère de Teresa a toujours un tablier autour du cou, sa marraine, veuve, refuse l’idée même de reprendre une vie amoureuse en mémoire de son défunt mari, le notaire refuse que sa maîtresse travaille. D’ailleurs, bien que dévorée par l’ambition, Teresa cherche surtout un bon mari, situation qui paraît normale. Son amie Louisa lui dit même que quand elle (Teresa) aurait fini ses études et pris époux, elle n’aurait plus besoin de travailler, ce qui ne choque pas notre arriviste.

J’ai eu un peu envie de regarder d’autre tele novelas pour voir si cette question d’argent ressortait de façon aussi systématique mais j’ai pas le temps, j’attendrai qu’IDF1 en diffuse quand je suis chez moi. Quoi qu’il en soit, en terme de manipulation, Theresa est une championne. C’est encore mieux que dans les Feux de l’amour (mais elle ne gagne pas toujours, hmm hmmm)

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