Kyoto, jusqu’à bout de force : forêt de bambou, Arashiyama et jardin impérial

Kyoto, dernière journée et il va falloir faire des choix car nous ne pourrons pas tout voir. Priorité à Arashiyama et sa célèbre bambouseraie, prise d’assaut par les touristes. Cependant, il pleut et j’espère que ça en découragera plus d’un.

Bambouseraie de Kyoto

Notre gare étant située sur la bonne ligne, on est sur place très rapidement, on trouve la bambouseraie. On y entre, on déambule… et ça ne marche pas. C’est bien joli, je ne dis pas, mais j’ai préféré la bambouseraie minuscule du kokoen à Himeji. La balade est plutôt courte, je m’attendais à quelque chose de plus grand. On reste globalement sur une route assez large à part un endroit aménagé pour qu’on puisse approcher d’un peu plus près mais je ne suis pas du tout gagnée par l’atmosphère censément quasi mystique du lieu.

Bambouseraie de Kyoto

Bambouseraie de Kyoto

Un petit temple dédié aux amoureux, comme une bonne partie des temples ici, est situé dans la forêt avec, comme curiosité, un “jardin de mousses”, dixit mon guide. Moi, j’appelle ça un simple bout de terre, re déception. On croise, lors de la balade, un petit train rouge au toit en plexiglas, le train pour Sagano “le trip le plus romantique”. Dans l’absolu, la balade doit être chouette mais il pleut donc ce sera sans nous. D’ailleurs, la bambouseraie est divisée en deux par une voie de chemin de fer, j’espérais y voir ce fameux train rouge qui m’évoquait le petit train jaune des Pyrénées mais non, c’est la ligne régulière… Et je crois que c’est là que s’explique ma déception. Oui, le manque de luminosité a pu jouer ainsi que l’image que je m’en faisais, cf le jardin de mousses. Mais non, en fait, ce qui m’a décontenancée, c’est l’impossible quiétude. Il y avait déjà pas mal de monde malgré la pluie mais ça, on fait avec. Non, le problème, ce sont  les taxis qui passent sur la route qui traverse la forêt que nous devions subir toutes les deux minutes. Non mais imaginez : vous essayez de vous imprégner de la sérénité de la nature et vous devez vous coller au bord de la route pour laisser passer une voiture. Ou entendre le ding dong annonçant le passage d’un train. Même si, ça, j’aime bien parce que c’est le même dans les mangas (forcément) et c’est un peu une petite madeleine de Proust pour moi.

Temple des amoureux d'Arashiyama : jardin de mousses Temple des amoureux d'Arashiyama Temple des amoureux d'Arashiyama Temple des amoureux d'Arashiyama : jardin de mousses

Bambouseraie d'Arashiyama à Kyoto : foule de touristes

Forêt de bambous de Kyoto : au milieu, passe le train

 

Un peu dépités, on sort de là pour faire un tour dans ce que nous appellerons Gogoland, la zone marchande pleine de souvenirs trop chers. Tu peux même payer en euros si tu veux ! On fait un tour du côté de la rivière pour s’offrir une jolie vue sur la montagne puis retour Kyoto.

Montagne d'Arashiyama Montagne d'Arashiyama

Retour à la gare centrale, plus précisément. Il faut savoir que la gare de Kyoto est monumentale. Littéralement. Un peu curieuse, j’ai envie de monter tout en haut des escalators et nous découvrons une superbe vue panoramique de la ville, limite plus belle que celle qu’on a eu au temple Inari, ne laissant qu’entrevoir la ville à travers la brume.  Même si cette highway centrale dans une ville rendue fantomatique m’active l’imagination puissance 1000 ! Un petit coucou à la tour de Kyoto franchement laide mais hyper pratique pour se repérer. Je remarque également un gros temple à côté… Initialement, j’avais prévu de faire un tour à l’est de la ville dans le quartier des temples mais Victor en avait un peu assez des temples (moi-même, j’avoue…) donc nouveau plan : on va visiter ce temple là puis on trace au Palais impérial pour flâner dans les jardins.

Gare centrale de Kyoto Locomotive en gare d'Arashiyama

Tour de Kyoto Kyoto, vue du temple Higashi Honganji Kyoto, panorama du haut de la gare

Le temple Higashi Honganji est un temple bouddhiste plutôt colossal avec le plus grand toit en bois du monde. On retire nos chaussures pour entrer dans un lieu au sol recouvert de tatamis, c’est assez agréable de marcher dessus. La salle est divisée en deux parties : les deux-tiers où vous pouvez vous asseoir pour prier et une dédiée aux autels et petites mises en scène. Note pour moi-même : me remettre à jour sur les pratiques bouddhistes… Entre les deux bâtiments, une petite histoire du temple qui a évidemment brûlé et été reconstruit (une constante dans la plupart des monuments que nous avons visité), on a aussi droit à une petite maquette nous montrant des travailleurs descendant une énorme tronc de la montagne enneigée avec un glissement de tronc et des pauvres ouvriers enfoncés dans la neige avec juste les jambes qui dépassent. J’ai de légers doutes quant à leur survie…

Temple Higashi Honganji à Kyoto

A présent, on fonce vers le Palais impérial. On marche, on marche, on marche… et on finit par prendre le métro. C’est là qu’on mesure toute la différence entre nos tous premiers jours de voyage et notre état au deux-tiers du séjour : au début, on faisait tout à pied et quand on prenait le train ou le métro, on était genre “ok ok, on va pas s’asseoir pour deux stations !”. Là, on en est à prendre et à s’asseoir pour une seule station. Bref,on arrive afin dans le jardin impérial, un jardin aux très grandes allées un peu austères, rien à voir avec celui de Tokyo… Les jours de beau temps, ça doit être fort charmant, surtout qu les pelouses ne sont pas interdites.

Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto

Pour se remettre un peu de nos émotions et nous reposer les pieds, nous décidons d’aller boire un verre. Encore une grande aventure ! Manifestement, les Japonais, ils sont moyen branchés bar ou alors nous étions dans le mauvais quartier mais on a marché bien une demi-heure avant de trouver… un pub. Oui, on se retrouve donc dans un pub au Japon, qu’est-ce qu’il y a ? En fait, les gens ont l’air de boire et de manger au même endroit mais on ne veut pas manger, nous ! Bref, je me prends un petit daiquiri des familles qui me donne bien chaud aux joues, on mate distraitement un championnat de fléchettes à la télé. On retourne enfin à la gare de Kyoto à pied en suivant la Tour. Enfin l’appart, on déguste des noodles lyophilisées (en vrai, j’adore) et des desserts bizarres genre du pain au melon (farce bonne mais contour beaucoup trop pâteuse), une crème de potiron (bonne mais pas autant que la mienne) et un espèce de loukoum complètement gluant au thé matcha… dégueu.

Loukoum japonais au thé matcha

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Une soirée surréaliste

Et si nous commencions cette année 2016 par une anecdote ? Oui, faisons donc ça ! Mais avant tout :

BONNE ANNEE !

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2016 année de… la baise, comme on a déjà dû vous le dire 30 fois en riant grassement. En espérant que ce ne soit pas celle des foutaises parce que j’en ai marre de m’énerver !

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Bon bref.

Tout commence le 29 décembre à 16h55, dans une petite gare de province. Ma maman vient de me larguer pour que je prenne le train de 17h. Je remarque qu’il y a beaucoup de monde dans la gare, bizarre… Ah ben oui, le TGV de 16h30 a un retard “indéterminé” mais mon train est à l’heure, mimimi !! Je prends donc l’escalier avec ma très lourde valise pour me rendre sur le bon quai. 16h58 “le train de 17h aura 2h de retard environ”. Whaaaaaaaat ! Vous pouviez pas le dire avant, putain ?

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1h45 plus tard, le train finit par arriver, je me retrouve à côté d’un jeune garçon, 8-10 ans à vue de nez, qui voyage tout seul. Il m’explique qu’il a oublié sa tablette qu’il va s’ennuyer pendant 3h, je lui propose un magazine mais non merci. Comme j’ai un peu de peine pour lui, je lui paie un menu (9,90 €) avec sandwich, dessert et boisson. Sauf que le garçon a envie de papoter donc on papote un peu, il m’explique que sa mère vit dans le village machin, sa soeur dans le village truc et lui dans le village bidule avec son père. Heu oui, ok… Et même que sa soeur a un gros chien “marron et noir” mais que le chat court plus vite que lui et qu’il chasse toutes les souris et que son autre soeur vivait dans une caravane avec son mec mais qu’ils allaient avoir une maison. Oui, d’accord… Et là “tu vis à Paris ? Paris, c’est bien mais faut pas aller dans les banlieues arabes”. Ok, vomis ton sandwich et rends le moi ! Il m’explique donc qu’à 5 ans, il a tapé dans les couilles d’un Arabe qui voulait frapper sa mère et que de toute façon, dans les banlieues arabes, y a que de la violence et des ambulances tout le temps, même dans celle de Brive. Là, j’ai sorti mon Néon et commencé à lire…

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui consacre un dossier aux problèmes de fertilité rencontrés par les gens de notre génération avec un article nommé “et si on congelait nos ovocytes”. Et là, le jeune garçon qui lisait par dessus mon épaule me dit “c’est quoi un ovocyte ?” Heu… A quel moment dans ma vie de nullipare marketeuse je dois expliquer la reproduction à un enfant de 8-10 ans ? Bon, “tu connais un peu la reproduction” “oui, oui” “alors l’ovocyte, c’est l’oeuf que la femme expulse et qui va devenir le bébé s’il est fécondé”. “Ah ok !  Mais pourquoi y a des tétards, là ?” Maiiiiiiiiiis ! J’ai du également expliquer que le dessin, là, c’est un utérus et que c’est là que le bébé va grandir. J’ai aussi dû lui expliquer ce qu’était un CV mais c’était plus facile à gérer, curieusement…

La vie, la vie, la vie, la vie...

La vie, la vie, la vie, la vie…

L’enfant décide qu’il a encore faim et me demande un paquet de M&Ms que je refuse d’acheter car il est raciste je dois garder mon argent pour le taxi et donc ni un ni deux, il se le fait offrir par une nana de l’autre côté du couloir. Parce que oui, en 3h, il s’est fait plein de copains : un couple avec un mini chien, le couple de l’autre côté du couloir et cette nana, une Hindoue. Bon apparemment, les Arabes sont que des violents mais les Hindous qui offrent des M&Ms, là, ça va.

Faut vraiment que je me remette à Mindy's project

Faut vraiment que je me remette à Mindy’s project

Le gamin s’agite, me fait gentiment remarquer que j’ai lu que 1 magazine et demi en 3h et que je lis pas vite. Mon enfant : 1/ je lis tous les articles et 2/ je lirais plus vite si je devais pas t’expliquer la reproduction. L’enfant finit par descendre sans saluer personne et je peux finir mon Philosophie Magazine à la cool.

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Arrivée à Paris avec plus qu’une heure de retard, je dois quand même prendre un taxi, je récupère un chèque de la part de la SNCF et rentre donc dans mon véhicule et tombe sur un chauffeur volubile mais rigolo qui me raconte des histoires dont les histoires Deloitte. En fait, G7 a un partenariat avec Deloitte et il les prend souvent en courses “il faut pas aller travailler là bas, madame, ils deviennent tous fous là-bas !” Oui bah c’était pas trop dans mes projets, en fait. “Une fois, j’en prends un pour l’aéroport, il me demande de m’arrêter à la station Total pas loin de l’aéroport, vous voyez ?” “Oui [non]” “Je m’arrête et là, le mec se met à courir sur la route en criant qu’il va rattraper son avion du matin parce qu’en fait, il a confondu 5h et 17h et il s’est fait arrêter par les vigiles de l’aéroport et tout ! Puis y en a un autre, un jour, je le prends et tout à coup, il se met à insulter la fenêtre. Moi, je croyais qu’il était au téléphone mais pas du tout! Et y a cette femme aussi qui pleurait dans mon taxi car j’étais venue la chercher à 0h30, 1h et qu’elle allait se faire tabasser par son mari parce qu’il croyait qu’elle le trompait vu ses horaires”. Ah oui, une boîte où il fait bon bosser, donc…

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Bref, alors que je partais la mort dans l’âme de mon sud natal, laissant sur place Saturnin, Pivoine et toute la famille, d’humeur noire car mon arrivée trop tardive m’empêchait de voir mon Victor, j’ai au moins chopé deux, trois histoires dans ma besace.

Si vous aimez, cliquez sur l'image pour l'acheter

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Ah et pour finir sur les histoires de Nina : ce gros retard était dû à un accident de personne, le conducteur a vu quelque chose (ou quelqu’un) se jeter sous le train… Sauf qu’à l’arrivée, ils n’ont rien trouvé : pas de corps, pas de poil, pas d’impact, rien…

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Mmmm… 2016, année de l’étrange ?

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La liste de la fille qui aurait bien prolongé ses vacances quand même

Mais 5 jours, c’est déjà bien, ne nous plaignons pas

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– Samedi matin, départ pour mon sud. Mot d’ordre : à 6h55, je suis prête à être embarquée par le taxi qui passe d’abord prendre ma sœur, une amie à elle et le copain de celle-ci. Donc la veille, ma sœur réserve un taxi pour 4 personnes et deux chats. 6h55, je suis prête (alors qu’en semaine, je dors encore à cette heure là), mon téléphone sonne « putain,c’est la cata, ils ont pas de taxi disponible alors que j’ai réservé hier et en train, on sera jamais à l’heure ! ». Heureusement qu’un taxi assez grand est passé devant chez elle à ce moment là. Moralité : le service de réservation des taxis G7, c’est une bonne blague.

– Dimanche me voici en ville à Toulouse pour voir Lucie, Guillaume 1er, Anne et son mec. Comme à son habitude, Guillaume est en retard (quasi une heure). Lucie m’apprend
qu’elle ne retournera pas en Guadeloupe, Anne nous fait part de ses projets de reconversion professionnelle. Bref, on discute. Et à un moment, j’ai été traumatisée parce que Guillaume a dit 
« lol ». Il l’a dit ! Mon Dieu, j’ai passé 4 ans et demi de ma vie avec un homme qui dit lol. Vous le voyez mon gros traumatisme, là.

 

– Mardi, c’est Noël, on a tous été très gâtés. Des vêtements, des livres et des produits de beauté de mon côté. Mon père nous a tous offerts un cadre numérique, emballé par ses
soins (huhu). Je trouvais bizarre qu’il ne nous demande pas d’emballer ses cadeaux, je comprends mieux pourquoi, maintenant ! N’empêche que ça me donne une idée, je vais faire plein de photos de Paris pour les mettre sur mon cadre.

 

– Mercredi, Alice et moi regardons une vidéo de fitness, j’ai pas mis mes lunettes quand ma sœur commence à ricaner bêtement. Je me penche vers la télé, croyant voir une
excroissance curieuse entre les cuisses du coach. « Mais… mais… – Oui, dit-elle en rigolant, tu vois bien ! Mamaaaaaaaaaaaan, viens voir ! ». Voilà, maintenant, ma mère pense
qu’on est obsédées.

– Ma sœur m’a offert un home spa, un kit de massage, quoi. C’est le 2e en un an et demi…Ma sœur veut-elle me donner tous les outils pour que je me trouve un mec ?
Mais bon comme c’est mon kit massage, c’est moi qui dois en profiter, bien entendu ! De son côté, Anthony a eu une tondeuse à cheveux qui lui a fait très plaisir (les pompiers de Paris sont des militaires donc 3 mm de cheveux sur le crâne, c’est mieux). Tellement que j’ai cru qu’il allait manger avec. Je le soupçonne d’avoir dormi avec une fois rentré sur Paris…

– Cette semaine, j’ai eu aucun problème avec la SNCF parce que c’est Anthony qui a tout pris. Lundi, le voilà sur le quai du RER très tôt le matin pour rejoindre la gare et prendre
le train pour nous rejoindre dans le sud. Sauf qu’aucun RER n’est passé pendant une bonne demi-heure et il a raté le train, ce qui l’a rendu de très mauvaise humeur. Mardi, il repart. Déjà, le 
train a 40 mn de retard au départ, ça commence bien. A l’arrivée, il en aura une heure et demie. De mon côté, tout s’est bien passé : à l’aller, j’ai dormi, tellement que j’ai failli rater ma gare. Je m’éveille de mon semi coma et je sens que le train ralentit. Ah, on doit arriver à la gare avant la mienne, j’en ai encore pour une heure de trajet « nous en arrivons en gare de Guermandes les prairies ». Oh merde, c’est ma gare ! Vite, tout ranger dans mon sac, enfiler le manteau, prendre le chat et la valise. Quel stress ! Au retour, tout se passe bien mais au bout de 4h, Kenya qui était toute sage (pour une fois) commence à miauler bizarrement. Oh non, c’est le miaulement option « je suis malade ». Bon, en général, elle bave une heure avant de vomir, ça peut être gérable niveau timing… « beeeeeeeeuark ! ». Ah non, c’était pas jouable. Ah tiens, y a plus de poubelles dans les nouveaux TGV…

 

– Retour au boulot jeudi, je suis pas de la meilleure humeur qui soit parce que je voulais rester dans mon sud. Devant mon ordi, je comate. Là, arrive Alice, une collègue (qui
n’est pas ma sœur), la fille qui appelle un chat, un chat. « Ben, alors, Bartoldi, qu’est-ce que t’as ? T’as une de ces têtes ! ». Je veux rentrer ! Enfin, faut dire que comment voulez vous que je me remette sérieusement au boulot sur un rythme deux jours, un week-end, un jour, un jour férié, hein ? Vendredi, j’étais même toute seule sur mon îlot, heureusement qu’il y avait Philippe et Alix derrière, on a parlé du sexe de Sarko, se demandant s’il en avait un gros (ce qui expliquerait pour Bruni)… Ben quoi, c’est pas parce qu’on mesure 1m65
et qu’on est assoiffé de pouvoir qu’on a forcément un petit pénis. Enfin, de toute façon, j’irai pas vérifier…

– Pour le moment, lundi, au bureau, on est 4… Heureusement, le midi, on se fait un petit gueuleton pré réveillon, Scarlett a émis l’hypothèse d’amener du vin. Je sens que lundi
après-midi va être sous productif.

– Une petite musique les enfants !

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Cher lecteur,

Par Tatiana

Bon, oui c’est vrai je le reconnais, j’ai très peu de temps à t’accorder en ce moment. Ca me chagrine moi aussi je t’assure mais je ne peux pas faire autrement (crois moi sur parole si je pouvais je le ferais). C’est la faute de cette maudite école qui a décidé de m’enlever ma vie sociale et de me faire travailler tous les jours sans relâche et sans répit. J’ai à peine le temps de voir mes amis et même des fois je suis obligée de travailler quand je vais les voir. Après je ne dis pas que c’est pas un peu de ma faute aussi, peut être que je m’organise mal. Mais dans tous les cas la situation telle qu’elle est : j’ai à peine une minute à moi. Du coup j’ai même pas une tonne de trucs à raconter car je suis plongée dans mon quotidien, voir même noyée dedans. Je n’arrive même plus à me pencher sérieusement sur des sujets pour faire un article convenable, c’est pour dire. Oui j’ai un peu honte, enfin ça me saoule un peu car j’aimerais avoir le temps de le faire. Cela dit j’ai tout de même quelques trucs à raconter. Prenons les choses dans l’ordre. Comme je ne sais plus trop ce que j’ai dit la dernière fois je risque de me répéter alors ne m’en veut pas lecteur.

 

Niveau école, ça se passe. Je serais tentée de dire bien mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je suis assez surprise par moi-même d’avoir pris le rythme aussi vite, j’étais pas sûre d’y arriver et finalement j’ai fait mes preuves. Je ne suis peut être pas aussi douée que certains mais j’ai le niveau par rapport à d’autres alors voilà. En tous cas ça me plait et c’est plutôt le principal finalement. Cette école est très axée sur la créativité (plus que sur la technique d’ailleurs) et je trouve ça bien, car il est bien plus facile d’apprendre la technique que de développer sa créativité. La technique on l’aura très vite en trouvant un job ou un stage, mais la créativité on en a besoin pour les trouver les jobs et les stages. Niveau ambiance de classe maintenant je commence à bien connaître les gens et même que j’ai appris presque tous leurs prénoms (oui j’ai un peu de mal avec ça). Je m’habitue doucement à eux mais je crois que ce ne sera jamais des super potes. Je n’arrivais pas jusqu’à présent à savoir pourquoi je n’avais pas envie d’approfondir les liens que j’ai avec eux, mais je crois que j’ai la solution. En fait je rigole bien avec eux, et même que des fois on se tape des fous rires en cours. Mais le fait est qu’ils sont plus jeunes que moi, et que ça se sent. En plus ils ont toujours la mentalité étudiante et moi je crois que je l’ai perdu l’année dernière. Le fait d’avoir pendant plus de six mois évoluer dans le milieu du travail avec des personnes ayant pour moyenne d’âge 30 ans, j’en ai pris l’habitude et j’ai du mal à revenir en arrière (surtout j’en ai pas envie). Il faut dire que j’ai toujours eu l’habitude de trainer avec des gens plus vieux depuis que je suis petite. Quand j’étais gamine j’adorais parler avec les adultes et je n’ai jamais été timide avec eux, alors qu’avec les enfants de mon âge je l’étais. Quand je partais en colo je trainais souvent avec les monos également. Je me sens plus dans mon élément allez savoir pourquoi, moi j’en sais rien mais c’est comme ça. Je suis sûre que je me serais sentie plus à l’aise si ces gens avaient deux ou trois ans de plus que moi. La ils ont tous minimum un ou deux ans de moins et je les aime bien mais je me vois pas du toit faire une soirée avec eux. Et justement j’y réfléchissais car il y a une soirée organisée par l’école en décembre, et je n’arrivais pas a savoir pourquoi je n’avais pas envie d’y aller toute seule et que j’avais peur de m’ennuyer. Maintenant je sais. Je voulais y aller avec des amis (et l’acteur tant qu’à faire) mais finalement j’ai vu que la soirée débutait vers 23h. Donc mes amis qui travaillent le lendemain ont fait « non » et moi je ne vais pas y aller seule si c’est pour m’ennuyer au bout de deux heures et être naze (car je suis dans une période où il faut que je dorme à partir de minuit tellement je suis naze, oui je suis pour l’hibernation en hiver). En plus je ne roule pas spécialement sur l’or et je n’ai pas envie de dépenser l’argent pour l’entrée les boissons et le taxi. Je préfère m’acheter autre chose pour le coup. La soirée aurais commencé plus tôt je crois que j’y serais allée même seule car au pire je me casse mais là bof.

Enfin, ça c’était côté école. Côté vie tout court, j’ai quelques anecdotes. Ma copine Lydia a enfin conclu avec sa cible (depuis six mois qu’ils se tournaient autour il était temps). Ben ça ne m’a que très moyennement réjouie car je ne le sens pas ce type. Je l’ai vu une fois et j’ai tout de suite perçu son côté psychorigide, et je déteste les gens comme ça. Il s’est avéré d’ailleurs qu’il était vraiment comme je l’avais perçu et puis pas très stable psychologiquement. D’un autre côté qui se ressemble s’assemble comme on dit, et il pourrait bien qu’ils se soient trouvés. Le problème c’est que maintenant elle est passée en mode « vive les bisounours », c’est à vomir. Vas-y qu’elle me sort des « c’est trop mignon » par-ci et des « il est trop chou » par-là : vite la cuvette !!!!! C’est insupportable, surtout quand en plus elle en parle tout le temps. La dernière fois on était allées voir une expo ensemble et pendant toute la première heure j’ai entendu parler de son mec. Dès que je disais un truc ça lui rappelait quelque chose qu’il avait dit ou fait. Bienvenu en enfer. Et sinon au niveau vie sentimentale c’est néant. L’acteur il bouge pas son cul et il est toujours avec poufia (oui c’est le petit surnom de sa pouf). Pourtant ça ne l’empêche pas d’être attentionné envers moi et même que des fois il me drague genre j’te serre dans mes bras et j’te demande si mes fesses sont belles quand j’te tourne le dos. Et puis plein d’autres trucs mais bon je vais pas vous faire la liste non plus. Par contre c’est vrai que dès que je ne le vois pas, j’y pense pas trop. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit. On s’était beaucoup rapproché ces derniers temps mais là j’ai l’impression qu’on s’est éloignés. Des fois je le regarde et je vois juste un ami et des fois je vois plus. Enfin de toute façon vu qu’il est avec quelqu’un, c’est pas prêt de se faire.

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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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Recette pour une bonne vieille régression

Par Gauthier

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il ait une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir 😉 )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie 😉

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