Une question de style : le cas Victor del Arbol

Le style d’écriture peut-il sauver une histoire moyenne, voire mauvaise, ou un mauvais style peut-il ruiner un très bon synopsis. Alors ici, je vais être totalement subjective mais j’ai lu récemment deux livres qui m’ont plongée dans la plus grande perplexité. Commençons aujourd’hui par Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.

Toutes les vagues de l'océan, polar de Victor Del Arbol

Le synopsis : je… Je sais pas trop. Pour résumer, je dirais que c’est l’histoire un Espagnol moyen, Alfonso, avocat raté à la solde de son beau-père, sorte de mafieux local, qui apprend le décès par suicide de sa soeur Laura et va se retrouver au coeur d’une enquête mêlant proxénétisme et secret de famille. Et franchement, c’est rare que je lise un thriller où, quand les plot twists s’enchaînent, je suis en mode “Ah… ok.”

Barcelone vue de Tibidabo

Pourquoi cette indifférence ? Parce que le scénario est hyper mal branlé. En clair, ça m’étonnerait pas que ça finisse en série HBO cette histoire : autour de l’axe principal (que je ne suis même pas sûre d’avoir identifiée. Est-ce l’histoire d’Alfonso qui guide l’histoire ou celle de son père Elias dans la Russie des années 30 ?), on a toute une foule de récits secondaires à base de cul et de violence et, surtout, des personnages qui réagissent n’importe comment. Les pièces du puzzle s’emboîtent mal, impossible de comprendre le motif global. Je vous jure, à un moment, y a une révélation, genre “hinhin, c’était moi depuis le début”, j’avais même pas compris qu’il y avait un enjeu là-dessus, je lisais vraiment en mode “ah… ok”.

Le bad guy dans Jojo's bizarre adventure

Du coup, vous allez penser que j’ai détesté lire ce roman… Et bien pas vraiment en fait. C’est curieux mais oui, c’est une expérience de lecture qui est restée agréable de par le style de l’auteur. Il s’est vraiment passé quelque chose d’étrange avec ce livre : je n’ai jamais réussi à retenir ni le nom de l’auteur ni le titre du livre alors qu’il a dû m’occuper pendant trois semaines, un mois, il me semble (tout comme Un monde après l’autre de Jodi Taylor dont j’égratigne systématiquement le titre mais parce qu’il y avait trop d’écart entre mes attentes et la réalité, je pense). L’histoire ne m’a pas vraiment intéressée car j’ai trouvé le traitement de l’histoire… trop HBO avec une violence inouie pas toujours nécessaire et des passages sexuels pas du tout nécessaires (avec une petite lichette de pédophilie et d’inceste carrément hors sujet). J’ai réellement senti une volonté de choquer le lecteur et pourquoi pas, après tout. Sauf que là, je percevais juste une to do de trucs dégueulasses à cocher et… bof, en fait. Et pourtant, je n’ai pas eu un rejet total de ce livre parce que… c’était super bien écrit.

Style d'écriture

Oui, ok, paie ta révélation en carton vu que j’avais évoqué le sujet en titre mais vraiment, en lisant, je me disais plus “elle est jolie cette tournure de phrase”, “mmm, belle métaphore” que “elle est fuckée ton histoire”, “mais pourquoi y a cette histoire à la con avec le fils d’Alfonso ? Et c’est quoi cette histoire de fesses qui sert à rien, là… Ah si, ça déclenche un truc… mais on s’en fout, en fait”. Je prétends souvent que je ne suis pas particulièrement attentive au style, qu’une histoire bien ficelée m’intéresse plus qu’une jolie plume… et force est de constater que ce n’est pas si tranché. Un peu comme un film finalement où quelques jolis plans sauveront le tout de la médiocrité. Genre Man of steel avec deux ou trois plans inspirés (mais après, c’est un peu le souci que j’ai avec Zack Snyder qui fait une sorte de clip géant au cinéma. Tu veux faire du clip ? Bah fais du clip parce qu’en attendant, je comprends rien à la moitié de tes plans de bataille où ça bouge trooooooop)(et non, on ne dira pas ça de George Miller parce que j’ai adoré Mad Max Fury road. Oui, je suis SUBJECTIVE). Disons que ça rend la lecture moins pénible, moins agaçante, ça aide à aller au bout, même si, à l’arrivée, on n’avait pas bien compris où on était censés arriver.

Puzzle sans motif

Du coup, que se passe-t-il quand j’aime le fond d’un livre et pas du tout la forme ? On voit ça la semaine prochaine !

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Islanova : un roman au cœur de la ZAD

Souvent, je m’agace, je vitupère, j’égratigne ces films ou ces romans qui m’ont raconté un joli synopsis mais derrière, c’est tout moisi. Je me suis répandue sur des articles sur le roman horribilus, je reste avec un goût amer après la lecture d’Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Sans doute parce que j’en attendais quelque chose qui me transporte, qui me capte… pas des pages qui le donnent envie de gifler des êtres d’encre et de papier. Alors quand je tombe sur un roman qui me plaît fort, je jubile. Aujourd’hui, on va donc parler d’Isla Nova de Nathalie Hug et Jérôme Camut.

islanova couverture

L’histoire en bref : la famille recomposée Macare-Stark coule des jours heureux dans les Vosges… jusqu’à ce que le père, Julian découvre sa fille, Charlie, dans le même lit que Leni, fils de sa compagne Wanda. Un malheur n’arrivant jamais seul, un terrible incendie ravage la vallée, allumé par des extrémistes écologistes décidés à accélérer la 6e extinction de masse (donc faire disparaître l’humanité). Pendant que Julian essaie de sauver sa maison et son chien, Leni et Charlie prennent la poudre d’escampette et le train pour une ZAD installée sur l’île d’Oléron. On va donc assister à l’installation de nos tourtereaux dans la zone, les affrontements avec la police et la prise d’un espèce de Center Park construit par la Chine qui sera proclamé territoire indépendant nommé Islanova. Mais tout n’est pas rose à la ZAD, Leni le découvre à ses dépends tandis que Charlie devient un des éléments forts de la nouvelle contrée.

Une maison dans les arbres

En gros. C’est assez compliqué à résumer car il se passe plein de choses donc je vais m’arrêter là pour l’histoire et vous dire pourquoi j’ai aimé ce roman et pourquoi il m’a bien inspirée. Non parce que je dis toujours “ah non, ce livre est nul, faut pas faire ça, ça et ça” mais faut aussi étudier ces romans qui nous séduisent. On va commencer par ce qui m’a un peu dérangé dans le roman : les personnages masculins. Je n’ai aucune idée de comment travaillent notre couple d’auteurs (oui, c’est un couple, je trouve ça chou) mais j’ai trouvé trouvé les personnages masculins principaux très faibles, un peu beaucoup bourrin, surtout Julian et Leni (Vertigo et Aguir sont mieux balancés). Julian, c’est un peu un prototype Vin Diesel-Jason Statham, tout en force, malgré la grosse faille qu’on lui a collée (et que je trouve assez mal exploitée, globalement). Leni subit. Durant tout le roman, il suit des femmes en chouinant, grosso modo. Du coup, les scènes les concernant m’intéressaient moins. A l’inverse des personnages féminins que je trouve bien mieux gérés, notamment Charlie. On parle d’une ado de 16 ans un peu naïve, follement passionnée, parfois trop gentille mais qui n’a pas froid aux yeux et j’ai bien aimé ce personnage qui nous fait découvrir la ZAD dans toute sa réalité.

Nathalie Hug et Jérôme Camut

Autre point : les auteurs sont audacieux à un niveau… En fait, vers le milieu du roman, il se passe un truc que je ne dévoilerais pas et j’étais là “Non… Nooooon ? Non mais je suis sûre y a arnaque, ils ont pas pu faire ça… Ah mais si putain !”. Ce qui m’agace dans pas mal d’oeuvres de fiction, c’est une sorte de volonté de ne pas choquer, entre guillemets, qui fait que tu ne sens pas tellement de tension, pas d’enjeu. Typiquement sur la survie en bonne santé des personnages. On peut penser ce que l’on veut de The walking dead ou Game of thrones par exemple mais il faut du courage pour tuer ou mutiler des personnages (dans les versions écrites, les deux mâles alpha que sont Jaime et Rick perdent leur main, par exemple) et tu lis avec inquiétude car tu n’as aucune garantie que tout le monde va s’en sortir sans trop de casse. Idem sur le manichéisme de très nombreuses oeuvres où les gentils gagnent et les méchants perdent. Si tu sais que la cause d’un personnage est bonne, peu importe les circonvolutions de l’intrigue, tu sais qu’à la fin, il triomphera… Alors que là, tu n’as aucune idée de l’issue, tu ne sais même plus qui a de nobles intentions et qui n’en a pas. 

The walking dead, morts

Et justement, on touche là LE point qui m’a fait aimer ce roman : il n’y a pas de bien ou de mal en soit. Déjà, selon qui tu suis, le point de vue sur la ZAD peut énormément évoluer, il y a pas mal de violence et nous-mêmes, en tant que lecteurs, on est un peu ballotés. Il y a d’un côté la cause. Belle, forte, elle est unanimement reconnue par tous les personnages mais certains sont rebutés par la violence d’Islanova (dans la défense de son territoire) et par la méthode de lutte (prise d’autorité d’un centre aquatique pas encore ouvert). Et ça touche ici le sujet qui me fascine depuis des années : la lutte, comment. C’était un peu tout le propos du roman de Maja (que j’ai toujours pas commencé à relire malgré ma semaine d’intercontrat… Je suis une loseuse) et c’est hyper bien amené car il n’y a, dans son roman, aucune vérité. Oui, la cause est juste mais est-ce qu’on peut agir ainsi ? Oui pour les soutiens de la ZAD (dont Charlie), non pour ses opposants (Julian en tête), ça dépend pour les dirigeants même de la ZAD car même dans un même camp, il y a des différends.

Croquis du futur centre aquatique à Lormont par Stark

J’avoue que j’ai acheté le roman avec un peu de crainte : je ne pouvais résister puisque le sujet me branchait mais j’avais peur d’un traitement un peu réac de la ZAD. Il n’en est rien, on n’est pas non plus dans une admiration béate. Les personnages féminins sont bons, les masculins moins mais je me demande limite si ce n’est pas fait exprès, notamment Leni qui ne fait que suivre différentes femmes dans le roman sans vraiment servir à grand chose. Bref, je l’ai lu en vacances (dans un centre thalasso, la mise en abyme était un peu troublante) et je l’ai dévoré. Donc puisqu’on est pile dans la saison où l’on passe beaucoup de temps à lire… foncez.

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Choisir un prénom pour ses héros

En tant que nullipare, je n’ai jamais eu à choisir un prénom pour un autre être humain. J’en ai trouvé un pour mon chat, grosse responsabilité, déjà, et il m’arrive d’en donner de façon autoritaire aux gens dans ma tête du type « lui, il a une tête à s’appeler Guillaume, elle Tamara… ». Ce qui est un peu lourd car parfois, je suis amenée à travailler avec ces gens et je n’arrive plus à savoir s’ils s’appellent vraiment Guillaume ou Tamara ou si c’est moi qui ai décrété ça. Gênant.

Badge prénom

Alors que bon,on aurait des badges prénoms, ce serait plus simple… (lien de la boutique en cliquant sur l’image)

J’ai donc décidé d’écrire une fiction basée sur les fantasmes autour de Melania Trump mais pour commencer, je dois lui trouver un nouveau nom. A Donald aussi accessoirement (Mickey, ça passe ou j’abuse ? Quoi que non, ça va trop me rappeler le roman horribilus…). Pour choisir un prénom de héros ou héroïne, nous avons plusieurs façon de procéder. Je pourrais par exemple regarder what milliards de photos de Melania et faire ma bonne vieille technique du « elle a une tête de Veronica ». Par exemple. Je pourrais également prendre un dictionnaire des prénoms et faire défiler les pages. Flora ? Non, pas assez First Lady (même si j’aime bien). Svetlana ? Non, ça fait trop prénom typique des meufs de l’est, on n’est pas dans Premiers baisers non plus…

Svetlana Premiers Baisers

Je pourrais également donner du sens à ce prénom. Pour Ofelia, c’était clairement le côté dramatique du prénom qui m’avait séduite. Et j’aime bien la sonorité. Pour Oceany… J’aimais juste bien la sonorité de ce mot et la sensation d’évasion qui en émane (et ça fait plus prénom que Polynésie, par exemple). Et il semble que j’ai une petite passion pour les prénoms en O. Par exemple, dans la liste des prénoms de notre future progéniture qui ne verra sans doute jamais le jour, y a un petit paquet de prénoms en O… bref, je pourrais ouvrir le Grand livre d’histoire des femmes de pouvoir (qui n’existe pas à ma connaissance mais il faudrait y songer…)(tiens, une nouvelle idée projet) et l’appeler Victoria, Catherine (Katy ou Cathie), Alienor, Cleo ou Olympe (encore un prénom en O)… Ou encore me la jouer pas super subtile et prendre un prénom proche genre Martina. Ou Mélanie, la first lady pourrait être française après tout. Mais les Mélanie que je connais sont toutes si douces, ça colle pas.

Mélanie Laurent

Quoi que, quoi que… Elle serait pas mal en ma Melania, elle

Ici, je n’ai pas trop le souci de trouver un prénom « local » : ma Melania, je peux la faire venir d’où je veux. Ce n’était pas le cas dans le roman de Maja que je situais en Suède ou Ofelia en Italie. Encore, l’Italie, ça va, j’en connais quelques un des Italiens mais la Suède… non parce que dans un souci de réalisme, je voulais éviter de prendre des prénoms désuets. Non parce qu’imaginez un roman se passant en France écrit par un auteur étranger qui nous narre les aventures de Eudes et Cunegonde… Comment dire… du coup, j’ai ma technique ! Au début, je cherchais les participants de The Voice ou Big brother mais je galérais à trouver le nom des participants et surtout, c’est pas tellement une garantie de tomber sur des prénoms typiques de la jeunesse, quand je vois les prénoms de nos candidats français. Alors je puise dans le cinéma. Je consulte les synopsis et les fiches casting et quand je croise plusieurs fois le même prénom, je prends. Et les noms de famille ? Je prends celui d’un ministre ou d’un journaliste dans le canard local.

Shanelle

Genre avec ma technique de candidats de téléréalité, j’aurais pu appeler un personnage Shanelle (alors qu’elle s’appelle Julie)

Mais souvent, le choix est au coup de cœur, un prénom qui me plaît bien vu que je vais l’écrire des centaines de fois. Je dois en aimer la sonorité, avoir comme un sentiment positif en entendant ce prénom.

Choisir un prénom

Du coup, pour Melania, j’hésite : Martina, Cleo, Cathy (ou Katy ?), Olympe ou Victoria. Si vous avez un avis…

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Old boy de Park Chan-Wook : sors de ta zone de confort

Petite pause dans les dystopies car il faut savoir varier les plaisirs et j’ai très envie de vous parler d’un film… ou plutôt de ce que ce film représentera désormais pour moi. Il s’agit de Old Boy de Park Chan-Wook, film que je voulais moyennement voir parce que “oh les films violents, j’aime pas” et que j’avais tort parce que c’était bien cool.

Old Boy de Park Chan-Wook

Lundi 14 août, je profite avec joie de ma journée de RTT imposée dans ma famille avec tous les gens que j’aime : mes parents, la tribu de ma soeur dont les quand même remuants Saturnin et Pivoine (cette enfant nage à 23 mois…), on a fait un repas de famille la veille avec tout le monde heureux… bref, je pataugeais dans une piscine d’allégresse. Nous avions prévu avec Victor d’aller faire un tour dans le Quercy parce que c’est putain de beau, ma région, mais une grosse flemme nous a pris et nous sommes donc restés à végéter devant Netflix. Un film ? me propose-t-il. Je le laisse choisir et me voilà face à Old boy de Park Chan-Wook. Je suis entre mou et intérêt : oui, on avait dit qu’on devrait se mater plus de films coréens et à part Dernier train pour Busan,on n’a pas tenu notre résolution. Mais les films de gens qui se battent et se tuent, ça m’ennuie. Ouais, je ne connaissais pas du tout l’histoire, j’avoue.

Old Boy, une histoire de vengeance

Donc l’histoire, justement. Oh Dae-Tsu est un gros loser alcoolique qui disparaît un soir de pluie, enlevé par on ne sait qui. Pendant 15 ans, il va rester captif, perdant peu à peu la raison, tapant contre des murs pour s’entraîner et cherchant par tous les moyens à s’échapper. Un matin, il est relâché par son mystérieux ravisseur. N’ayant plus rien à perdre puisque son bourreau a tué sa femme et que sa fille est partie vivre à l’étranger, il va arpenter la ville pour retrouver qui lui a fait subir ça et se venger. Il sera aidé dans sa quête par Mi-Do, une cuisinière qui le recueille dès sa sortie, qui pleure beaucoup et qui a une tête de poussin perdu (ce qui lui vaut immédiatement toute mon affection) et son ami d’enfance Joo-hwan.

Old Boy - Oh-Dae-Tsu et Mi-Do

Donc un thriller assez classique sur le papier à base d’enquête, de vengeance et de gens qui prennent cher, partie qui, en général, me blase complet car j’ai parfois du mal à y voir autre chose que de la violence gratuite, mais là, c’est pas le cas car tout fait sens. La moindre scène un peu hard a une justification dans le climax final. Comme l’histoire est tirée d’un manga, il y a quelques scènes assez stylées qui semblent copiées-collées de cases manga, notamment la toute première ou encore la première scène de bagarre, le plan avec les parapluies au tout début. Et j’aime cette esthétique. Le seul truc que je reprocherais au film, c’est une astuce scénaristique qui nous met sur une fausse voie alors qu’avec Victor, on avait deviné direct une des grosses révélations du film mais à la limite, c’est pas si grave.

Old Boy

Donc oui, j’ai aimé le film, vraiment, et j’étais contente de l’avoir vue et c’est là que je tombe sur le sujet que je voulais aborder dès le départ : il faut savoir sortir de sa zone de confort, culturellement parlant. Je suis pas une grande cinéphile parce que j’ai pas envie de voir 9 films sur 10 qui sortent. Parce que le synopsis est moisi, parce que j’aime pas tel style ou tel style, j’aime pas tel acteur, que c’est déjà vu 100 fois, gna gna gna. Et je pense que pour certains films, c’est pas si mal de passer son tour, je vous parlerai à l’occase de tout le mal que je pense du hate watching. Mais parfois, faut savoir un peu dépasser ses à priori, surtout quand la critique est unanime. Donc Old Boy, c’est oui et on va reprendre cette bonne résolution de découvrir le cinéma étranger (hors américain) pour découvrir de nouveaux modes de narration, de pensées… et de vie, aussi.

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Le labyrinthe de Wes Ball

Parfois, je me fais piéger par un synopsis comme celui du Labyrinthe. Je vous fais le pitch : des jeunes gens se retrouvent prisonniers dans un labyrinthe mystérieux aux murs qui bougent et plein de pièges. Comment s’en sortir ? Je lis ça et je dis “oh, un remake de Cube, un de mes films préférés !”. Et bien… Non, pas du tout.

labyrinthe

Reprenons l’histoire en détaillant un peu : un jeune garçon se réveille dans une boîte qui monte, monte et le fait arriver au milieu d’une sorte de prairie. Accueilli par des brutasses viriles qui le secouent un peu et ricanent bêtement quand il se met à courir pour leur échapper. Bienvenue chez les bourrins ! Bref, le nouveau est un peu perdu, le gentil chef le prend par la main pour lui expliquer un peu le truc : on ne sait pas où on est, on est au coeur d’un labyrinthe et comme on arrive pas à en sortir, on a organisé une société, chacun doit mettre la main à la patte et chacun sa fonction.

LabINT

Mais le nouveau, il écoute pas trop parce que lui, il veut aller voir le labyrinthe, ça le titille. D’ailleurs y a des mecs qui en surgissent en courant ! “Hé mais moi, je peux pas aller dans le labyrinthe et eux, ils peuvent ?”. Finement observé jeune homme. Donc on apprend que parmi la communauté du labyrinthe, on a les coureurs, des gens qui courent dans le labyrinthe en journée pour tenter de trouver une sortie en traçant un plan du labyrinthe découvert au fur et à mesure de leur course mais bon, le labyrinthe se meut tous les jours… Mmmm… Du coup, pardon ma question mais à quoi ça sert de faire le plan d’un truc qui change tous les jours ? Bon, en fait, ça change mais pas trop, apparemment. On apprend qu’il faut pas rester la nuit dans le labyrinthe parce qu’il y a de grosses bêtes qui tuent ceux qui ne reviennent pas. La nuit tombe, les portes du labyrinthe se ferment.

le_labyrinthe

Bon, je vous passe un peu les détails, le nouveau se souvient soudain de son nom, Thomas, puis le lendemain, il se fait agresser un peu gratos par un des coureurs qui est contaminé par une sorte de méga insecte qui traîne dans le labyrinthe. Il devient donc fou et pour s’en débarrasser, on le jette dans le labyrinthe à l’heure de la fermeture des portes pour qu’il se fasse déchiqueter par les bêtes qui traînent là dedans la nuit. Le lendemain, le coureur rescapé part au petit trot avec le chef du camp pour continuer à tracer un plan qui ne servira à rien puisque, pour rappel, ça bouge toutes les nuits. Un petit point sur le chef du camp : les habitants du labyrinthe oscillent entre adolescents et jeunes adultes et le chef, le premier arrivé, doit bien friser la quarantaine. Pourquoi, on ne saura jamais. Bon, évidemment, vous devinez aisément que ça se passe pas bien, le big chef (Alby) est blessé par le méga insecte qui rend fou. Alors que les portes se ferment, il est proche de la sortie du labyrinthe avec l’autre coureur mais ils ne peuvent franchir les 10 derniers mètres, aaaaaaah… Alors ni un ni deux, Thomas se jette là dedans pour les aider et se fait pourrir la gueule par l’autre coureur qui lui expliquent qu’ils vont tous crever. Bon quitte à être là, ils tractent le boss en haut d’un mur puis courent un peu à droite à gauche au lieu de rester à l’abri avec papy Alby. Comme Thomas est trop fort, il arrive à éclater une bestiole, une sorte d’araignée mécanique.

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Le lendemain, ils reviennent triomphants au village, larguent Alby à l’infirmerie puis vont un peu discuter avec tout le monde, deux camps se forment, les camps du “ohlala, le nouveau, il change la donne, on est trop content” et le camp des “vous avez énervé les gens qui nous surveillent en cassant leur jouet, ils vont se venger”. Bon, là, Thomas est puni car il a fait n’importe quoi et on le condamne à adhérer au groupe des coureurs… Ah ben si désobéir implique que je vais avoir en punition ce que je veux dès le départ, je vais foutre le dawa plus souvent, moi ! Ils retournent dans la labyrinthe et vont voir la bestiole éclatée… Sur celle-ci, ils trouvent un cylindre avec les mêmes initiales que sur leur rationnement et le chiffre 7. Mais ils n’ont pas le temps de se taper dans la main que des cris viennent du village : la cage arrive ! Normalement, elle ne remonte qu’une fois par mois et là, cette fois-ci, il y a une fille dedans avec un étrange message : “ce sera la dernière”. Quel est donc ce message mystérieux ? Oui, ils se posent vraiment la question, je situe pas bien quel mot ils ne comprennent pas…

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Bon, là, la situation est tendue : dans un village rempli d’ados et jeunes ados qui vivent en auto gestion, on envoie une fille, sosie raté de Kirsten Stewart. Une fille au milieu d’ados qui s’ennuient un peu et sont là depuis plusieurs années pour certains… Vous voyez où je veux en venir ? C’est un peu comme les Schtroumpfs quand Gargamel a créé la Schtroumpfette et l’a balancé dans le village des Schtroumpfs sauf que là, je suis pas sûre qu’ils se contentent de lui offrir des fleurs… Mais Thomas pense reconnaître la fille : c’est Bella de Twilight celle dont il rêve toutes les nuits depuis son arrivée (deux fois donc). D’ailleurs, alors que la demoiselle, à peine réveillée, se réfugie en haut d’une plateforme et lapide tous ceux qui essaient de monter (je disais quoi à propos de la Schtroumpfette ?), elle accepte que Thomas monte car il ne lui est pas inconnu.

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Bon, la fille a une fiole dans sa poche et Thomas se dit que, tiens, c’est l’antidote contre les mégainsectes qui rendent fous donc il va soigner Alby qui n’a pas été re largué dans le labyrinthe parce que bon, il est fou mais c’est le chef, quoi. Thomas lui injecte la substance étrange et, oh dis donc, ça marche ! Et un problème de réglé, merci la fille d’avoir si opportunément ramené l’antidote.

TheMazeRunner

Bon, re course dans le labyrinthe, Thomas et le coureur vont vers le secteur 7, rapport au numéro du truc piqué sur la méga araignée et ça tombe incroyablement bien, c’était une sorte de clé. Ils ont eu chaud, c’est le seul bout qui n’a pas été broyé dis donc. Bon, ça ressemble une sortie donc on va ramener les autres et tenter de passer par là. Mais ça va pas être si simple : de retour au village, le personnage antagoniste, aka le gros bourrin pilier de l’équipe de foot qui parle mieux avec ses muscles qu’avec sa bouche, a un peu monté tout le monde contre Thomas et ses potes en disant qu’il fallait rien changer sinon le labyrinthe allait se venger. Thomas se retrouve donc enfermé avec quasi Bella, l’autre coureur, Jojen Reed et un gamin un peu chiant qui dit à Thomas « tu vois, ça, c’est une petite statue que j’ai sculpté de mes parents par rapport à mes souvenirs. Si jamais je meurs et que tu arrives à t’enfuir, j’aimerais que tu la donnes à mes parents… » « Mais non, tu mourras pas ! ». Voyons : un personnage secondaire mi sympathique mi agaçant qui parle de sa mort sans aucune raison et donne un objet à transmettre « si jamais »… Bien sûr qu’il va crever !

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Finalement, ils sortent de là et foncent dans le secteur 7 du labyrinthe, ils se battent entre eux, ils se battent contre les araignées, ils rentrent dans un labo plein de morts donc une dame que voyait souvent Thomas dans ses visions et à la fin, le bourrin veut tuer Thomas mais tue le gamin énervant à la place. OH PUTAIN JE M’Y ATTENDAIS TELLEMENT PAS ! Le bourrin meurt à son tour et les survivants (Thomas, la fille, l’autre coureur et Jojen Reed) découvrent une vidéo qui leur explique qu’en fait, c’est la guerre dehors et pour les préserver, on les a foutus là le temps que ça se calme et que s’ils étaient intelligents, ils s’en sortiraient. Donc pour préserver l’humanité, vous foutez ce qu’il en reste dans un labyrinthe avec des méga araignées et des méga insectes tueurs. MAIS JE ! Ils sont récupérés par un hélicoptère et découvrent alors le labyrinthe de loin. Mais en fait, ça encore, c’est un leurre : la dame censée être morte ne l’était pas ! A suivre.

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Je pensais voir le remake de l’un de mes films préférés, je me retrouve face à un énième film pour ados à 4 ou 5 films, histoire de rentabiliser la franchise. Le pire, c’est que quelques temps plus tard, j’ai récidivé avec Divergente (je savais pas ce que c’était, le titre m’a attirée), je vous en parlerai une prochaine fois, tiens.

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Le monde fantastique d’Oz de Sam Raimi

Nina, la non cinéphile qui est déjà allée deux fois au cinéma cette année, champagne ? Non, je profite honteusement des avant-premières régie où me convient mes petits camarades stratèges et du display parce que nous, au SMO, on n’a pas de cadeaux (enfin, si, j’ai eu une bouteille de champagne et une maquette d’avion récemment, je suis la plus gâtée du pôle). Donc, mardi, me voici partie avec Jade et Nicolas pour une avant-première dé « Le monde fantastique d’Oz » en 3D, film dont je ne connaissais rien, j’avais même pas lu le synopsis.

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Bon, le magicien d’Oz, je connais mais je connais la partie Dorothée, l’ouragan, somewhere over the rainbow. Là, il s’agit d’un préquelle, l’arrivée du fameux magicien au pays d’Oz. Petit magicien raté joué par James Franco (le mec qui me ferait presque aller voir Spring Breaker vu qu’il est en bonne place sur mon top 10 crush people… Enfin, je crois vu que ce classement varie en fonction de mes articles, j’avoue), Oz se retrouve happé par une tornade et amené dans un pays magnifique. Là, pour le coup, un peu à la façon d’Avatar, la 3D vaut carrément le coup. Il rencontre dès son atterrissage la belle Theodora (Mila Kunis) et se retrouve embarqué à la cité d’Emeraude où la gentille sorcière Evanora (Rachel Weisz) lui explique que, selon la prophétie, il doit tuer la méchante sorcière pour prendre le pouvoir. Cupide, le magicien accepte pour pouvoir avoir le trésor de la cité d’émeraude.

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Bon, je ne vous en raconte pas plus sur l’intrigue (même si je trouve que l’affiche spoile vachement, comme d’hab), ça reste du Disney donc vous vous doutez bien qu’amour et amitié s’unissent pour détruire les méchants. Parallèle intéressant : les personnages aperçus lors de la vie du magicien avant d’être aspiré dans la tornade réapparaissent dans le monde d’Oz sous diverses formes. D’où une sensation onirique renforcée : on dirait le rêve du magicien qui place ses amis dans de rôles étranges dans un décor hallucinant. En tant que fille qui a une étrange attirance pour la porcelaine, j’ai d’ailleurs bien aimé le petit village de porcelaine.

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Bref, que dire ? C’est un film à voir surtout en famille, les décors sont grandioses et le film a vraiment été fait pour la 3D. Même si ces putains de lunettes qui pèsent 3 tonnes et demi me tuent l’arête du nez ! L’histoire est très mignonne, James Franco semble s’amuser à jouer le magicien cabotin et pour peu que vous aimiez bien la magie, quelques tours sont assez sympas. Après, l’histoire est certes cousue de fil blanc et le manichéisme des personnages peut agacer (alors même que le film joue sur le fait que Oz n’est pas le magicien au grand coeur qu’il prétend être) mais même la cynique de 32 ans 11/12e que je suis s’est laissée embarquer dans l’histoire. Par la magie du décor ou celle du sourire de Franco, je ne saurais le dire. Mais j’ai passé un bon moment. Petite mention spéciale au générique du début qui joue avec les effets de perspective… Ouais, la perspective, c’est mon kiff !

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Accessoirement, ce film m’a aussi donné envie de lire le livre, je n’en ai jamais eu l’occasion. Un film qui donne envie de lire n’est jamais un mauvais film. Loi universelle de Nina la non cinéphile.

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Qui qui qu’on invite ?

Le mariage n’est pas que la célébration de notre amour, non, non. Le mariage est d’abord une convention sociale : oublier d’inviter quelqu’un peut déclencher une crise familiale et/ou amicale, une déchirure grave et irréversible. Sauf que ça coûte des sous, les invités et que non, la fille qui était à côté de nous en CE1 et qui nous a prêté unes cartouche d’encre une fois n’est pas un témoin indispensable à notre bonheur.

Qui devons-nous donc inviter ? La famille pour commencer. De mon côté, j’ai deux parents, une soeur et un beau-frère, un presque-frère et sa presque-femme (ils se marient en septembre), 3 tantes, 2 oncles, 6 cousins, 2 cousines, 6 moitiés respectives, 9 petits cousins (Aparté : c’est atroce, je n’en connais physiquement que 5 !). D’ici que j’ai un vrai Jon, je devrais gagner un ou deux neveux ou nièces (hiiiii !) et peut-être un ou deux autres petits cousins. Ça va aussi dépendre du droit à l’adoption des couples homosexuels parce que dans les hétéros de ma famille, hormis ma sœur, y a pas trop d’envie de bébé… Bon ma famille pure, ça fait une quarantaine de personnes, on va en mettre autant pour Jonichou, ça fait déjà 80 personnes. Ploum.


Le problème, c’est que parmi ces 80 personnes somme toute difficilement contournable, il y en a toujours au moins un(e) dont on espère ardemment l’absence. Car comme dirait le poète, on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille… Et on a tous un(e) cousin(e), oncle ou tante pas fin qui finira par vous foutre la honte mais vous sourirez en vous excusant platement auprès des autres invités alors que vous mourrez d’envie de lui planter une ou deux fourchettes dans les yeux. Le cas le plus classique est celui du lourdaud bourré car dans un mariage, l’alcool coule à flot et certains ne connaissent toujours pas leurs limites. Celui là même qui interrompra votre émouvant discours de remerciement par un galant et fort bienvenu « à poil la mariée ! ». Il draguera lourdement les femmes, ira emmerder le DJ pour faire changer la playlist et dans les cas les plus extrêmes, se sera pris une baffe après avoir mis la main aux fesses d’une demoiselle non consentante.


Nous avons également le plaisantin de service (qui peut aussi être bourré) qui confond mariage et one man show, qui nous la joue Jean Dujardin dans le lénifiant « Mariages » (ce film était à chier malgré un synopsis prometteur mais j’ai du mal à supporter Mathilde Seigner et Lio, c’est peut-être pour ça), vous savez genre cynique anti mariage. Celui qui vous saoule toute la soirée à base de corde au cou, début des emmerdes et tutti quanti. Ahahah… Ta gueule.


On a aussi l’accro des bébés, une femme en général, qui considère que puisque vous êtes mariés, vous allez donc procréer. Sauf que pas forcément, ne serait-ce que parce que vous avez envie de profiter de la vie à deux, que vous n’avez pas envie de mélanger vos gènes ou vous avez envie de rentabiliser Gudrun. En fait, peu importe votre corps vous appartient et là, vous avez pas envie de parler couches et allaitement. C’est légitime, j’avoue que ça n’est guère passionnant. Mais voilà, vous y avez droit, vous êtes jeune, fertile (à ce qu’on en sait) et surtout mariée. La sainte trinité de la procréation. Puis merde, si tu te reproduis pas, qui paiera ta retraite, hein ? Hein ?


À propos d’enfants, parlons en. À un mariage traînent toujours quelques chérubins tout mignons gniiiiiiiii. Oui, sauf que les enfants ont une patience à leur échelle : minuscule. Alors que vous écoutez votre magnifique quatuor à cordes la main sur le cœur et les larmes aux yeux, un étrange son discordant s’élève « PATAPATATAPAAAAA! » parfois suivi d’un « keuf keuf bouuuuu… Ouiiiiiiiiin ! ». C’est un fait, les enfants se foutent de l’incroyable magie romantique de votre mariage, ils expriment quelques besoins vitaux (pipi, faim, sommeil) ou tout simplement leur ennui. En tant que mariée extrémiste, je souhaite donc mettre en place un système de garde pour les petits car entre ceux qui chouinent et leurs parents qui se focalisent sur leurs mini mois beuglards, la cérémonie devient un vrai bordel. Déjà qu’ils vont courir partout pendant le vin d’honneur…


Et les amis ? Bon, c’était fatigant de faire la liste famille, on s’occupera des amis la semaine prochaine !

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Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

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Alice au pays s’émerveille : deviens producteur de cinéma

Pour ceux qui me lisaient y a un peu plus de deux ans, j’avais frôlé du pied le milieu du cinéma avec le projet Modo. Si l’aventure n’a pas abouti, je n’en reste pas moins fan des concepts originaux. Or quand ils débarquent direct dans ma boîte mail, je ne peux les ignorer.


C’est l’histoire d’un court métrage, Alice au pays s’émerveille réalisé par Marie-Eve Signeyrole avec dedans Emir Kusturica. Déjà, ça commence plutôt bien. Sauf qu’un film ne se fait pas uniquement avec l’amour du cinéma,  il faut des sous. Je sais de suite, ça gâche un peu le côté conte de fée mais c’est la triste réalité : no money, no film. Alors que faire ? Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais l’argent ne pousse pas sur les arbres, ce serait bien trop simple. Oh, des producteurs, il y en a, ils sont même trois (Yvon Crenn, Pierre-Emmanuel Le Goff et Cyril Cadars) mais il faut quand même des sous. Comment faire ?



Et bien, quand on n’a pas de sous, on a des idées. Et hop bonne idée : on appelle les internautes au don (et on devient producteur et on a notre nom au générique, na !) mais pour qu’on soit plus que motivé, les producteurs… se rhabillent. Et oui. Maintenant, on paie pour rhabiller les gens, ma bonne dame.  C’est amusant, c’est ludique et y a même une vidéo sur youtube. L’idée plaît et la petite équipe a déjà ramassé pas mal d’articles dans la presse.  Je vous laisse regarder l’onglet presse du site, c’est assez impressionnant.

Donc en résumé, l’idée est amusante, le court métrage a l’air bon. Oui, y a aussi le synopsis sur le site, on ne dit pas juste qu’il y a Kusturica dedans et que c’est forcément bien. Non. C’est un road movie mais un « road movie immobile ». Oui, en fait, un homme, flic dépressif du nom de Sacha, séquestre deux femmes dans sa voiture et part à l’aventure, le trio arrive jusqu’en Serbie où là, ils tombent sur notre Emir qui les tient prisonniers. A la fin, ils ne seront plus que deux à repartir.



Bon, trève de discours. Si tu rêves de devenir producteur de cinéma, c’est ta chance. Si tu en as marre de déshabiller les hommes et que pour une fois, tu as envie de les habiller, ben, fonce. Si tu ne sais pas trop comment payer , tu peux payer en ligne ou par chèque. Si  tu hésites encore, je ne sais plus quoi te dire. Je te promettrais bien une photo de moi en culotte mais non, le but est de se
rhabiller.

N’empêche qu’être producteur d’un film dans lequel y a Emir Kusturica, je trouve ça super classe.

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Batman, The Dark Knight, de Christopher Nolan

Par Bobby


Rappelez-vous. J’avais déjà parlé de ce réalisateur, Christopher Nolan, lors de ma petite chronique du film Memento. Dans ce volet
de la sage du célèbre justicier de la dustopie Gotham City, où règnent le crime et la pègre, notre chauve-souris préférée -toujours aussi antipathique malgré le coquet minois de l’acteur (pas antipathique au sens désagréable, mais ineffable)- combat son ennemi juré, le vil Joker, brillamment interprêté par le regretté Heath Ledger, décédé cette année dans la fleur de l’âge (souvenez-vous, il incarnait l’insupportable et ultra-touchant cow-boy gay et blond de Brokeback Mountain, de Ang Lee). Pour ma part, je trouve que ce Joker tient la barre -placée déjà très haut par Jack Nickolson dans les Batman de Tim Burton- et apporte à un personnage mythique des BD américaines une touche de nouveauté.

De manière générale, j’ai été séduit par la psychologie des personnages, bien plus intéressante que dans les autres films de super-héros que l’on voir proliférer sur le grand écran. Alors certes, le film est long, trop peut-être, mais au moins, quand les personnages parlent, ils ont quelque chose à dire, que ce soit les gentils ou les méchants.

Ah, oui, j’oubliais de vous toucher un mot du synopsis, plus précisemment. Le Joker, une espèce de criminel fou, sème la panique et le chaos à Gotham City. Non pas -comme la plupart des criminels- pour l’argent, mais uniquement par amour de la destruction. Il ne cherche pas à tuer Batman, ni à se faire arrêter. Il veut seulement que leur lutte soit sans fin, car ils sont deux antithèses vouées à s’affronter éternellement.

Une ombre au tableau, et pas des moindres : l’utilisation dans le scénario du personnage de Double-Face est inutile, bien que centrale. Il aurait pu faire l’objet d’un volet entier à lui tout seul. Alors Nolan, on avait peur que le Joker ne soit pas en mesure de satisfaire les besoins en super-méchants affrontant Batman ? Tu as eu tort, Christopher !

Pour finir, on est quand même loin du super-héros classique, qui est détesté puis adoré par la foule. Batman est un justicier de l’ombre, hors la loi. Il est incompris, et condamné à sauver les gens tout en étant détesté par eux. Idem pour le Joker.  Personne ne semble comprendre ses motivations, excepté le sage Alfred (serviteur de Bruce Wayne, alias Batman). Ce n’est pas un criminel bas de gamme, mais c’est LE criminel par excellence, qui réfléchit à la notion même de crime, de mal, de chaos.

Le fou est parfois philosophe.

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