Man of Steel de Zack Snyder

Quoi, Nina qui est déjà allée trois fois au cinéma en 2013 ? C’est la folie furieuse.

J’ai des amies qui ont des arguments pour me faire aller au ciné. Genre, Amy : “Hé, on va voir Superman ? C’est Henry Cavill qui joue le rôle” . Henry Cavill, celui là même qui réveille mon petit coeur de midinette. Donc lundi dernier, j’étais sagement assise dans mon siège d’un UGC ou d’un Pathé à attendre de pouvoir me rincer l’oeil. Mais j’ai quand même suivi le film et voici mon avis.

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Tout commence par une scène à Krypton en mode “fable écologique”. Les Kryptoniens ont pompé toute l’énergie du noyau de la planète et celle-ci menace d’exploser à tout moment. Jor-El et sa femme Lara plongent donc dans l’anarchie et font un enfant qui va naître de façon naturelle, “le premier depuis des siècles” car les enfants sont crées dans la “chambre de la Genèse” où ils sont conçus avec un rôle prédéfini pour la société. Bref, un général local, Zod, veut se rebeller, ça vire en guerre civile. Jor-El vole le codex, un squelette contenant l’ADN kryptonien, le met dans le vaisseau avec son fils nouveau né et balance le tout vers la Terre, “une planète avec un soleil jaune”. Le petit s’en va, Jor-El est tué par Zod qui est arrêté et balancé dans la Phantom Zone où il dormira pendant 300 cycles avec ses sbires, dont une femme particulièrement garce et sadique. Comme toutes les méchantes.

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Ensuite, nous voici sur Terre où on découvre un Clark en pleine errance. Il aligne les petits boulots, tenté d’utiliser ses pouvoirs pour le bien de l’humanité mais il doit être prudent car son papa lui a appris qu’il devait cacher ses pouvoirs car l’humanité ne comprendrait pas. Puis il se retrouve au Pôle Nord où on a trouvé un ovni et là, qui que voilà ? Loïs Lane qui vient faire un reportage sur le dit ovni. Clark parvient à réactiver le vaisseau grâce à une sorte de clé USB et hop, son père apparaît et ils papotent, tranquille, dans une scène follement Shakespaerien. Donc Clark apprend qu’il a de supers pouvoirs grâce au soleil jaune et va jouer dehors pour voler un peu. Au passage, il sauve Loïs qui l’avait suivi, elle découvre donc que cet homme mystérieux a de supers pouvoirs. Mmmm…

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Loïs rentre à Metropolis et mène l’enquête, elle finit par retrouver l’identité de l’homme aux super pouvoirs. Ah oui donc Loïs connaît les super pouvoirs de Clark avant qu’il ne devienne journaliste. MMmmmm, ok. Là, pouf, Zod et ses potes débarquent sur Terre car ils ont été libérés de la Phantom Zone à la suite de l’explosion de Krypton et demandent à ce qu’on leur remette Kal-El, fils de Jor-El. Oui, ils veulent le Codex qu’il possède pour créer une nouvelle Krypton sur la terre. Clark se rend car le FBI a embarqué Loïs au passage. Zod et ses potes arrivent, la garce sadique embarque Clark et demande à Loïs de venir. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais c’est pratique, Clark lui file la clé USB futuriste. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais ça tombe bien, elle va réussir à la glisser dans un récepteur et hop, revoilà Jor-El qui lui explique comment se débarrasser des Kryptoniens. En gros, nos camarades ET ne supportent pas l’atmosphère terrestre, leurs super pouvoirs leur pètent à la gueule alors que Clark, il est habitué depuis le temps. Bref, Lois et Clark parviennent à s’évader et là, ça vire au massacre : les ET et Clark se battent à coup de voiture et de locomotives balancées dans la gueule (…). Bref, ça vire destruction massive et orgie d’effets spéciaux hyper bien faits mais… C’était long, très long.

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Bref, qu’en retenir ? Passons outre quelques incohérences scénaristiques pour s’attacher à Superman. Déjà, j’ai pas vraiment eu l’impression de regarder une histoire de Superman (ce nom est prononcé très précisément 2 fois et ce à trente seconde d’intervalles) mais une histoire d’extraterrestre qui vit sur Terre. Ensuite, niveau mythologie, y a pas mal de trucs qui me font grincer un peu des dents : le fait que Loïs Lane ne soit pas bernée par Clark Kent, son acolyte qu’elle prend pour un mec banal et un peu niais et qu’elle soit un peu cruchasse (elle glousse quand Clark la quitte pour une mission). Par contre, on retrouve bien le talent de Loïs pour toujours chercher des situation bien merdiques et j’aime bien l’actrice qu’ils ont choisie (Amy Adams). Les méchants semblent tout droit sortis d’Avatar avec leur manie de jamais crever, sans parler du Major américain (joué par le mec de New York police spéciale) bourrin à la mâchoire serrée. Clichés, clichés. Quant à Henry Cavill… Il est beau et c’est limite un peu le problème. Bon, là, ils l’ont un peu trop bodybuildé mais surtout Clark est censé être un mec assez banal, suffisamment pour pas se faire griller par les autres en tout cas. Là, on a droit à des tas de plans esthétiques sur Henry. Henry flottant négligemment dans l’océan, Henry prenant le soleil, Henry qui roule une pelle à Loïs…Même s’il est tout à fait dans la lignée des Christopher Reeves et Tom Welling (peut-être trop beaux aussi, allez savoir).

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En somme : un bon film d’action bien ricain avec une louchette d’écologie, de réflexions sur le destin, le bien et le mal et une belle allégorie sur le nazisme/communisme, notamment la scène hallucinante où l’on voit le Général Zod en sorte de statue argentée avec des soldats de même types défilant derrière lui sur fond rouge. La référence est si subtile… Je ne le conseillerais pas aux vrais fans de Superman mais si vous avez envie de passer 2h devant un blockbuster, faites-vous plaisir !

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La vie sexuelle des super-héros de Marco Mancassola

Mardi 23 avril. Suite à un changement impromptu de réunion chez un client, je me retrouve à errer dans les rayons de Virgin (avant la curée) pour acheter un livre afin d’attendre la fameuse réunion. Je tombe donc sur La vie sexuelle des super-héros de Marco Mancassola, je saisis le livre et l’emporte. Vu que je suis en pleine lecture de l’encyclopédie Batman, je suis raccord.

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Le résumé est prometteur : des super héros reçoivent d’étranges lettres d’adieux, un serial killer les décime, semblant s’en prendre à leur sexualité. Oh ben chouette, voyons ça. Alors autant vous le dire de suite : heureusement que j’étais en Egypte et que j’avais du temps pour lire sinon, c’est le bouquin que j’aurais traîné 107 ans avant de le finir tellement j’ai été déçue. Explications.

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Le roman met en scène dans les premières pages Mister Fantastic, l’homme caoutchouc. Déjà, j’ai mis trois plombes à comprendre que ce n’était pas le héros du dessin animé de Disney, les Indestructibles car dans celui-là, c’est la femme le caoutchouc. Bon, confessons donc que je n’avais jamais entendu parler de ce super-héros là. Sur 150 pages, on le suit donc en plein tourments amoureux. Il rencontre une femme, relation amoureuse obsédante, il sombre. C’est chiant, chiant, chiant. De temps en temps, il reçoit vaguement une lettre d’adieux, un flic vient le voir pour lui parler de l’assassinat de Batman (oh non merde, mon chouchou est déjà mort !). Bref, je lis un mauvais roman sur une histoire d’amour inintéressante. J’ai juste envie de gifler le héros et de jeter mon livre à la mer mais, ouf, au bout de ces 150 pages, il finit par mourir et on enchaîne sur…Batman. Oui, le roman, il se fout la chronologie au cul, voilà.

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A propos de se foutre des choses dans le cul, on découvre un Bruce Wayne à un degré ultime de narcissisme qui accueille chez lui une jeune fille pour du sexe. On y apprend que Bruce est bisexuel, qu’il fut l’amant de Robin pendant des années. Dans cette version alternative, Bruce a fini par avouer sa double personnalité et Robin/Dick et lui étaient le couple gay en vogue. Mais Robin a grossi et un soir, couic, tué dans un parc. Si on a un léger clin d’oeil au Masque de Zorro, film que Bruce est allé voir avec ses parents le soir où ils ont été tués, rien n’indique que ce Bruce Wayne là est orphelin, on en parle pas. Il vit dans un sublime penthouse New Yorkais à sa gloire avec statue géante et co. Bref, il est chiant comme la pluie. Passe la scène de sexe, il demande à la fille de le fister et elle le tue. Voilà voilà.

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On aura ensuite droit à un journaliste, frère du flic qui enquête sur le tueur de super-héros, qui avait une maman au pouvoir de déduplication du corps puis on termine sur Mystique avec un épilogue sur Superman. Je ne dévoilera pas l’intrigue plus avant, des fois que vous ayez envie de le lire.

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En fait, ce livre souffre avant tout d’une mauvaise entrée en matière. L’histoire de Mister Fantastic est trop pénible et longue, le Batman qui se fait élargir le petit trou assez navrante pour les aficionados de l’homme chauve souris (oui, c’est mon préféré !) mais la suite est pas si mal. Même si je n’ai pas trouvé évidente l’histoire des super héros touchés dans leur sexualité. En gros, je ne l’aurais pas lu dans le résumé, je n’y aurais même pas fait attention alors que finalement, c’est important. Mais tellement mal amené que ça glisse sur le côté. Côté écriture, l’ayant lu en français, difficile d’avoir un avis objectif mais grosso modo, j’ai trouvé le style très riche en adjectifs et adverbes. Trop. Et quand on connaît ma passion pour ces derniers, imaginez à quel point c’est trop.

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Bref, un roman qui oscille entre thriller érotique (quoi que pour l’érotique, c’est pas incroyable non plus) et réflexion sur la célébrité et un monde en recherche de repère. Tu touilles et ça donne ça. Moralité : j’aurais mieux fait de me cantonner à mon encyclopédie Batman (dont je vous parlerai la semaine prochaine, tiens !)

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Marotte culturelle

T’ai-je déjà parlé, cher lecteur, de mes obsessions culturelles ? Je crois pas non… Donc si tu es un peu attentif, tu dois te douter que je te parlerai de mes obsessions culturelles. Si tu n’avais pas capté, je t’invite cordialement à te prendre un petit café.

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Je me considère souvent comme une pique-assiette de la culture, je sais des tas de petites choses mais y a des sujets où j’ai de grosses, d’énormes lacunes. Voire une connaissance du sujet qui se mesure limite en négatif. Je picore, je picore et un jour, sans raison particulière, un met culturel excite mes papilles intellectuelles plus que de raison et je décide de me plonger à fond dans le sujet. Une nouvelle obsession culturelle est née.

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Ça peut être tout et n’importe quoi. J’ai eu ma période légendes arthuriennes (bien avant la sortie de Kaamelott), ma période Moravia, Barjavel, Extebarria, mes récurrentes envies de culture russes ou italiennes… Des fois ça passe vite, des fois ça reste assez solidement. Ce qui me permet au passage de m’adonner à l’un de mes pires vices : l’achat compulsif. Ben oui, des que je rentre dans une librairie, la carte bleue me démange, c’pas ma faute… Et encore, je ne fais plus de tour au rayon CD ou DVD, ouf !

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Mais j’aime bien me passionner pour un truc, fureter les rayons réels ou virtuels à la découverte d’un nouveau livre sur mon sujet du moment, regarder un film ou une série sur le sujet s’il y a… Par exemple, en 2013, j’ai deux marottes qui se dessinent :
– le surnaturel : alors origine de cette nouvelle marotte : Supernatural, justement. Ils le diffusent sur CanalPlay infinity et comme Jensen Ackles figure en bonne place sur ma liste des crushes people, je me suis fait plaisir. Force est de constater que je ne connaissais en fait pas du tout la série et je découvre alors que c’est pas juste l’histoire de deux frères bonnasses qui tuent des esprits et démons mais qu’il y a une trame un peu plus riche avec la guerre des anges, démons, tout ça. Or au tout début des années 2000, voire même un peu avant, j’étais une accro de ce genre de trucs. Je lisais des mangas avec plein d’anges dedans, j’avais lu plein de trucs sur les anges et les démons, une semi pro d’angéologie et de démonologie. Même que j’avais écrit pas moins de 3 romans avec des anges et des démons dedans. Aucun de ré exploitable en l’état je pense mais bon… Et même quand j’était plus petite, jeune ado, j’étais accro au mystique, je regardais avec passion toutes les émissions sur le surnaturel (on n’a jamais fait mieux que Mystères), lisais beaucoup sur le sujet. Là, j’ai envie de m’y remettre. Parce que finalement, étudier le surnaturel, ce n’est finalement rien de plus que de se pencher sur la mythologie puisque nos religions ont finalement repris dans l’ensemble nombres de mythes païens réadaptés à leur sauce.

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– Batman. Oui voilà. Il y a quelque chose qui me fascine chez Batman : comment est-on passé d’un sympathique super héros en tenue mauve qui castagne en ziwiiiiii kaboomm plaf ! Au super héros super dark que t’as pas super envié de croiser la nuit dans la rue, même quand t’as rien à te reprocher. Et accessoirement pourquoi Bruce Wayne est un mec aussi chiant (bien que je dois avouer que j’aime assez le parti pris de Nolan de Wayne qui joue le milliardaire alcoolo connard flambeur pour mieux dissimuler son double jeu) et transparent. Du coup, j’ai commandé l’encyclopédie Batman pour en savoir plus. Et si je la trouve bien, je passerai sur Superman, d’autant que je compte bien aller voir The man of the steel, le nouveau Superman. J’ai jamais trop aimé ce Super Héros, beaucoup trop lisse à mon goût mais y a Henry Cavill dedans, un autre de mes top crushes people.

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Ça va déjà bien m’occuper quoi. Mais vous commencez à me connaître : j’ai dans mes marottes une incroyable inconstance. Alors peut-être que demain, je vais me passionner pour autre chose, je vais peut-être me piquer d’architecture, d’histoire de la mode, de philosophie ou de développement personnel… L’avantage des marottes, c’est qu’on peut picorer à l’infini sans risque d’indigestion. Enfin pour moi parce que je sens que ma marotte telenovelas en 2012 à plus saoulé que passionné mon public. Quoi que faudra que je vous en reparle tiens. Et vous plaignez pas, ça fait longtemps que j’ai pas parlé Ab production et soap opéras !

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Libre adaptation

Je suis une zappeuse, je dois l’admettre. Devant ma télé, je fais défiler les chaînes pour trouver un programme pas prise de tête. Week-end dernier, je tombe sur une série nommée Merlin et là, mon sang ne fait qu’un tour. Êtes-vous sérieux ?

Je résume un peu la série : le jeune Arthur et le jeune Merlin vivent dans le château d’Uther Pendragon avec tout un tas de personnages dont Morgane, demi-sœur d’Arthur par leur mère, Ygerne. Bon, je tique déjà sur la cohabitation entre Arthur et Pendragon, sur le jeune âge de Merlin mais bon… Et là, coup de grâce, on apprend que Morgane est la fille cachée d’Uther (donc la sœur d’Arthur et non sa demi-sœur). Hein ? Bon, ok, ça m’a saoulée, je zappe.

Il existe bien des versions où Morgane est la sœur d’Arthur mais elle devient une aide pour lui. Là, dans Merlin, elle est mauvaise et essaie de tuer Uther. Enfin bref, cette version là ne rime à rien, c’est juste une série de merde pseudo historique. Un peu comme dans Les Tudors où Anne Boleyn a les yeux bleus (elle fut réputée pour la noirceur de ces derniers) et Henri VIII reste un jeune homme svelte alors que lorsqu’il épouse Catherine Parr, il est censé être obèse… Mmmm…

Revenons à nos légendes arthuriennes et parlons d’un exemple que nous connaissons tous ou à peu près : Kaamelott. Programme court particulièrement réussi, il nous propose une autre libre interprétation des légendes arthuriennes. Cependant, on sent un travail de documentation titanesque derrière car si Alexandre Astier dessine des personnages un peu à la bourre intellectuellement parlant, le reste est très fidèle aux légendes arthuriennes. Morgane reprend sa place de demi-soeur haineuse mais, du moins dans les épisodes que j’ai vus, elle ne ressent rien pour Lancelot, contrairement à pas mal de récits de la légende arthurienne. Astier choisit l’interprétation romaine des légendes arthuriennes (Arthur est un préfet romain détaché en Bretagne de par ses origines bretonnes) et enrichit son univers de détails de civilisations celto-romaine. Jusqu’au livre VI qui se passe pour la quasi totalité à Rome. Seule liberté : les personnages de Karadoc et son épouse Melanwi, celle par qui la déchéance de Camelot. Astier semble se débarrasser de Mordred, fils incestueux d’Arthur et Morgane qui tue son père. Le vrai méchant, c’est Lancelot sous l’influence de Meleagant souvent présenté comme son double maléfique dans les légendes arthuriennes.

Bref, peu importe, je fais pas une analyse de texte de Kaamelot. La question sous-jacente, c’est « pourquoi Merlin m’a énervée » alors qu’on parle d’une légende et non d’un fait historique avéré comme Les Tudors, par exemple ? Peut-être parce qu’en un demi-épisode vu, je n’ai tellement pas reconnu la légende arthurienne que ça m’a gonflée. Après tout, des histoires de Rois, de magiciens et de femmes manipulatrices et malsaines, on peut en écrire sans les appeler Arthur, Merlin et Morgane… Parce qu’au fond, c’est là le plus agaçant : cette utilisation d’une « franchise » qui marche. Un peu comme Batman, Superman et autres super héros, Sherlock Holmes… Mais un nom connu ne fait pas toujours une bonne série…

Enfin, tout ça m’a donné envie de me repencher sur la question… Quand j’aurai lu la douzaine de livres que j’ai en réserve, quoi.

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La tentation de Dante

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu’un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas? Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités… Pour peu qu’il vive à Paris, il serait idéal. Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu’un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de
bonheur, ça?

Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m’y rends. J’y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu’elle aime qu’on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d’action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n’a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j’étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c’est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi.  J’étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d’Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j’ai l’impression d’être au collège. C’est vrai, quoi, qui n’a jamais été « amie pour la vie avec Audrey », ou trop adoré les Doc violettes d’une Sarah? Bref. Mais Dante, c’était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m’en fous, j’ai un mec. Ouais il habite loin, mais c’est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s’en vante pas, juste qu’il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j’en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m’avait dit « tu fais chier, je voulais te présenter quelqu’un moi!!! », me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d’une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d’arrêter de parler, parce que, je le cite « la seule chose chiante que t’aies dite depuis tout à l’heure c’est ‘mon copain blablabla' ». Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. « Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c’est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout »
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. « Dante, tu repars par où? » « Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c’est là que j’habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro,
et mon mail, à l’agence de pub où je bosse. »  Ciel ciel ciel…

Non, je n’ai pas craqué. Ma culotte – LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l’avoir vue ce soir là. En fait, j’ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j’ai fait un mail à Benoît relevant d’un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J’étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo. Et drôlement loin.  Ca c’est ce que j’ai pensé au réveil, entre « aspirriiiiiine ma têêêêêteuh » et « où sont les toilettes ».

Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d’en trouver 2 coup sur coup en l’espace d’1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n’ai pas fait, d’ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j’étais malade. Personne n’était disponible pour me parler. Or laisser quelqu’un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c’est in-ter-dit. INTERDIT.

J’ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu’il était, et l’envie d’appeler Dante.
Le lendemain – je n’avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça – je parlais avec Benoît. Enfin… je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m’avaient tellement détruit la gorge que j’arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m’énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l’envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n’arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique. Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez
moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C’était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l’importance des téléphones portables dans l’expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l’admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles. Putain mais faut pas laisser quelqu’un ruminer pendant une gueule de bois, c’est IN-TER-DIT!

Dante, je l’ai plus revu. C’est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l’ai revu. Des nouvelles, ça oui, j’en ai eues. J’en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j’avais quelqu’un dans ma vie. Première fois que j’ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m’a fait peur comme jamais.

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The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!
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Usurpation de personnages

L’autre jour, je lisais le blog de Kamui qui faisait des reviews de divers comics. J’avoue ne pas lire les comics, essentiellement parce que le prix me freine, c’est pas pour autant que je vais pas lire les articles de notre ami blogueur, ça me fera toujours de la culture générale. En fait, les comics, je connais un peu grâce à Guillaume 1er qui m’avait parlé longuement de Spiderman quand le film est sorti. J’ai jamais vu de comics chez lui mais dans le milieu des jeux de rôle, apparemment, c’est un sujet assez courant.

 

Bref, dans sa review, Kamui se désespérait de la reprise de certains personnages qui se comportent de façon totalement incohérente par rapport à leur caractère d’origine. C’est-à-dire que certains comics reprennent des personnages comme Batman ou Superman (entre autres) et leur font faire des trucs déments. Là, ça m’inspire.

En littérature, il est déjà arrivé que des personnages soient repris par d’autres auteurs. Premier exemple qui me vient en tête : notre amie Scarlett O’Hara. Créé à la base par Margaret Mitchell, le personnage est ensuite repris par Alexandra Ripley.Bon, je vais pas faire une revue littéraire mais notre amie Scarlett devient bien insipide sous la plume de Mme Ripley et sa personnalité ne colle pas avec le personnage d’origine. Mais c’est sûr, Scarlett O’Hara, c’est délicieusement vendeur.

Certains personnages marchent d’enfer. Les super héros, les héros mythiques (légendes arthuriennes, c’est vendeur, ça). Deux traitements peuvent être choisis : le mode comique
à la Kaamelot, on prend quelques libertés avec les caractères de base mais c’est pour faire rire. Ceci étant, même dans Kaamelot, on sent qu’il y a quand même un peu de recherche documentaire
puisque certaines histoires ressortent. Par contre, quand on veut faire un livre sérieux sur le sujet, on se documente un minimum. Perso, quand je suis fan d’un personnage, je ne supporte pas
qu’il soit défiguré. Il y a des choses qui ne passent pas, ça rend le récit totalement irréaliste et ça ne donne pas envie de poursuivre.

Au-delà de ça, je me pose une question : pourquoi reprendre des personnages plutôt que de créer les siens. C’est sûr que de reprendre un personnage est un sacré défi et peut être un bel hommage. Je me dis qu’il n’est pas impossible qu’un jour, je me lance à mon tour dans la légende arthurienne, pourquoi pas ? Mais je vais pas raconter n’importe quoi non plus. D’un autre côté, je me demande si c’est pas par pure feignantise et par pure visée marketing. Scarlett O’Hara, elle avait déjà son histoire, inutile de créer son passé, c’est déjà fait. Puis entre le livre et le film mythique (moi, je me suis fais chier mais bon…), c’était le succès garanti.

En tant que scribouilleuse, j’ai plutôt plaisir à créer mes propres personnages et à les faire évoluer. Imaginons que je publie Technopolis 1. Normalement, Technopolis, c’est une quadralogie, j’en suis qu’au deuxième et il est loin d’être terminé. Bon imaginons, je décède avant d’écrire la fin, ce qui serait très triste. Imaginons ensuite qu’un écrivain adore mon Oceany et récupère le personnage pour en faire une affreuse dictatrice. Et bien je me retournerais dans ma tombe, pour sûr ! D’abord, Oceany, j’ai tout prévu du reste de sa vie, j’ai même planifié sa mort.

Autre problématique liée : l’adaptation au cinéma. Globalement, nous avons deux types d’adaptation : les fidèles au livre à la virgule près ou les tellement décalés que ça n’a plus rien à voir. Je pense qu’un livre tel quel ne peut être adapté au cinéma, il faut forcément réécrire un peu et c’est normal. Prenons par exemple le film « L’ennui ». Le livre, à la base, est écrit par Moravia, mon auteur préféré, mon dieu de la littérature, mon « putain, il écrit tellement bien, comment j’ose écrire quoi que ce soit, moi, misérable larve sans talent ». Donc je craignait profondément l’adaptation cinématographique, même si y a Charles Berling dedans, le futur père de mes enfants, même s’il ne le sait pas encore. Bande annonce, je hurle : Sophie Guillemin n’est pas du tout le personnage de Cécilia, censée être une femme enfant qui ne semble pas avoir de formes une fois habillée. En plus, y avait Arielle Dombasle dedans dans un rôle qui n’existait pas dans le livre. Bref, je le regarde quand même. Et finalement, même si le roman a été transposé à la France d’aujourd’hui, j’ai retrouvé l’âme du livre, rien à redire. Autre exemple, les Harry Potter (mettre Harry Potter juste après Moravia, je me désespère toute seule). Les deux premières adaptations me semblent correctes mais les deux suivantes, beaucoup moins. Disons qu’heureusement que j’ai lu les livres car il y a tellement de raccourcis et de scènes manquantes qu’on ne comprend pas toujours… Certes, on peut pas tout filmer mais c’est pas la peine d’en faire un récit où l’on sent clairement qu’il manque quelque chose. Autre exemple : Batman. Les deux premiers sont très sombres, Batman, c’est quand même pas un super gentil. Bon, c’est du Tim Burton donc forcément… Les deux suivants sont atrocement flashy et gay friendly. Ok, Joel Schumacher est gay et on a toujours fantasmé sur la relation ambiguë entre Batman et Robin mais filmer le cul de Batman, Robin et Batgirl quand ils se changent, ça n’apporte strictement rien au film. De toute façon, le 4e fut une pure horreur, j’avoue que je m’en souviens à peine, mais on a carrément oublier de traiter de la psychologie des personnages. Georges Clooney campait un Batman insipide au possible. Il suffit pas d’être un brun ténébreux pour jouer le mec sombre, Georginou…

Sinon, nous avons notre ami Superman. Bon, dans le dernier film sorti, il est très franchement fabriqué pour plaire à un public gay, heu… Mais surtout, à force de reprendre ce personnage à toutes les sauces, on arrive à des aberrations. Ainsi dans Smallville, Clark et Loïs se rencontrent dès le lycée. FAUX ! Clark et Loïs se sont rencontrés en travaillant au Daily Planet. Il me semble aussi que la série Loïs et Clark, cucul gnangnan au possible, part dans de grands délires en faisant intervenir HG. Wells qui fait voyager nos héros dans le temps. Hum !

On pourrait multiplier les exemples à l’excès, je suppose que pas mal viendront en commentaire. Qu’on adapte un roman en livre, pourquoi pas, il est vrai que la littérature fourmille d’histoires fascinantes. Au pire, ça fera un bon téléfilm en quatre épisodes pour TF1 et France 2. Après tout, qu’une Cosette ado soit jouée par Virginie Ledoyen, ça ne choque personne alors allons-y gaiement. Mais je ne cesse de m’interroger sur le pourquoi de la démarche. Bon, ça évitera à certains de lire les bouquins originaux ou au contraire, de leur donner envie de le lire. Dans ce sens-là, je trouve ça bien. Ceci étant, quel plaisir peut-on avoir à reprendre un personnage déjà crée pour lui faire vivre d’autres aventures ? Si Margaret Mitchell n’a jamais écrit la suite d’Autant en emporte le vent (elle est morte 12 ans après avoir reçu le prix Pulitzer pour ce roman donc ce n’est pas parce que la mort l’a fauchée avant de pouvoir écrire la suite), c’est que les aventures de Scarlett O’Hara devaient s’arrêter là. Je ne doute pas que Mme Ripley ait une profonde admiration pour le travail de son illustre aînée mais, justement, l’admiration ne passe-t-elle pas par le respect ? Pourquoi avoir repris notre amie Scarlett et en avoir fait une bonne femme aussi édulcorée ? Notre amie Margaret a dû se retourner dans sa tombe !

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La fin de mon rêve d’’adolescence

Comme en ce moment, je ne suis pas la personne la plus joyeuse au monde, remontons un peu le niveau avec un article de type « gros n’importe quoi ». Alors, aujourd’hui, lecteur, je vais te parler de mon fantasme d’adolescence : Jacques Villeneuve (mais pas que de lui, reste !).

villeneuve_jacques

Ado, j’étais pas trop boysband. Déjà, à l’époque, je préférais les mecs bourrés de charme que des mecs plastiquement beaux mais qui dégagent autant que les mannequins en plastique dans les magasins. Déjà, à l’époque, je craque sur les lunetteux au sourire craquant et à la bonne bouille et s’ils ont omis de se raser, c’est parfait. Tiens, c’est marrant comme mes goûts n’ont pas tellement évolués, finalement. Bref. Ado, comme toutes les jeunes filles, je craquais sur des célébrités. Bon, j’étais pas névrosée à me dire : « oui, sûr qu’un jour, on se rencontrera et on s’aimera », faut pas pousser non plus. Donc mes fantasmes, pour ceux dont je me souviens : Johnny Depp, David Duchovny, George Clooney, Dean Cain (mais si, Superman avec Loïs Lane qui joue maintenant dans desesperate housewives mais quand il a ses lunettes. En superman, il est ridicule), Nick de Hartley cœur à vif (me demandez pas son vrai nom), Rock Voisine (oui bon, ça va !) et Jacques Villeneuve. Parce qu’il a des beaux yeux bleus, des lunettes, un sourire à craquer, qu’il oublie de se raser et qu’en plus, il est Canadien. Oui, déjà, à l’époque, j’étais une obsédée du Canada. Donc voilà. Et, ô drame, jeudi, en lisant mon site de F1 préféré (www.f1-live.com/fr/ pour ceux que ça intéresse), j’ai appris qu’il s’était marié. Et qu’en plus, sa nouvelle femme est déjà enceinte de lui. Damned ! Cet enfoiré m’a même pas attendue.

 

En vérité, je m’en fous. Mais ça me rappelle comme j’étais midinette à une époque. Je récupérais tous les articles sur lui, les photos que je pouvais trouver et j’avais tout mis dans un classeur. J’étais une fan très appliquée, je récupérais l’Equipe de mon papa le soir, j’achetais les magazines F1. Le seul qui manquait à ma collection que j’ai pas osé acheter à l’époque, c’était un playboy où notre ami Jacques avait fait une super opération de comm’ en posant (habillé) avec une playmate. Hé oui, femmes à poil et grosses cylindrées, ça va de pair, on le sait bien. Je me souviens même d’une fois où mon père était en voyage donc, le soir, en rentrant de l’école, pas l’Equipe, on a couru toute ma ville pour trouver un marchand de journaux qui avait encore des exemplaires disponibles.

 

Il y a une anecdote particulière, aussi. En 1999, quelques pilotes viennent faire des essais privés sur le circuit de Nogaro dans le Gers, à deux heures de chez moi en voiture. Les pilotes : Rubens Barrichello, Johnny Herbert, Pedro Diniz, Mika Salo et… Jacques Villeneuve. Donc je supplie mes parents d’y passer une journée. Au début, ma mère ne veut pas : j’ai le permis depuis moins d’un an et je conduis peu, surtout en ville, je n’ai pas de voiture à moi alors forcément… Du coup, au début, ma mère refuse : deux heures de conduite sur des routes départementales de merde, hors de question. Là, je lui sors un truc ignoble (oui, j’avoue, j’aurais mérité des baffes là) : « si tu m’empêches d’y aller, je t’en voudrais toute ma vie ! ». Du coup, elle me laisse la voiture. La veille, je fais mon plan de route (oui, je connais pas DU TOUT le Gers). Le matin, je me lève aux petites heures, je prends mes cassettes audio et c’est parti. Pendant deux heures, je roule comme une débile, excitée comme une puce, je chante avec joie dans la voiture, la vie est belle. Arrivée sur le circuit, c’est noir de monde, je me gare puis j’appelle mon papa pour lui dire que je suis arrivée sans encombre à la cabine téléphonique, n’ayant pas de portable à l’époque. Je monte sur les gradins et là, qui passe juste sous mon nez dans sa monoplace qui fait un bruit d’enfer ? Notre ami Jacques. Je suis aux anges. J’ai un petit appareil photo jetable et je mitraille comme une folle. A midi, les pilotes s’arrêtent pour manger donc je grignote les fruits que j’ai amenés puis je traîne au niveau du passage qui permet d’accéder aux stages, j’essaie de faire du charme au mec qui fait la sécurité qui me dit gentiment que je suis certes très charmante mais que je passerai pas quand même. Du coup, j’entame la conversation avec des gens qui sont là. Les essais recommencent, je passe l’après-midi avec deux mecs qui suivaient les essais aussi. A la fin des essais, mes nouveaux amis et moi attendons à la sortie des stands mais personne ne sort. Par contre, y a la copine de Pedro Diniz qui arrive et qui met la main devant son visage genre on va la prendre en photo. Déjà, Diniz, c’est une trop super star alors imaginez sa copine… Mais le temps passe et je dois déjà repartir donc je file mon appareil photo jetable à un des gars avec mon adresse avec ordre de prendre des photos du Jacques et de me renvoyer l’objet. Ben un mois plus tard, j’ai reçu l’appareil qui contenait deux photos de notre pilote préféré. Autre anecdote marrante avec la F1 : un copain très amoureux de moi au lycée se tapait les tous les GP le dimanche pour venir m’en parler le lundi. Même que plus tard, il a animé une émission sur le sujet dans une petite radio locale. Et il m’a dit : « ça, c’est à toi que je le dois. Sans toi, je me serais jamais intéressée à la F1 ». Quand je vous dis que je suis une fille fantastique.

 

En grandissant, ma « passion » pour notre ami Jacques s’est considérablement calmée, j’ai trouvé de nouveaux candidats pour mes fantasmes : Brad Pitt (beaucoup mieux avec ses pattes d’oie, y a pas à dire), Michael Weatherly, le mec qui joue Quentin dans Nip/Tuck, Julian McMahon, Sawyer dans Lost, le docteur Doriand dans Scrubs (qu’il est choupinou !)… Bon, la liste évolue selon les jours. C’est gratuit, c’est juste pour le plaisir des yeux. Une fois la télé éteinte, on n’y pense plus. C’est juste que c’est marrant.

 

Alors, Jacques, je ne t’en veux pas. Je te souhaite même plein de bonheur avec ta femme et votre futur bébé, donc. Bon, si tu avais eu l’occasion de me rencontrer, c’est moi que tu aurais épousé mais la vie en a voulu ainsi. C’est pas grave, dans ma liste de fantasmes, y en a plein d’officiellement célibataires !

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