Le grand public a-t-il forcément mauvais goût ?

Il y a quelques temps est sorti le film Astérix et les jeux olympiques que je n’ai pas vu. Les critiques ont massacré ce film et globalement le public aussi même s’il fut très nombreux à se rendre dans les salles. Alors, là, je me suis demandé : est-il si courant que critiques et grand publics soient opposés que les uns et les autres ne s’écoutent plus. A moins qu’ils n’aient pas les mêmes buts quand ils vont au cinéma.

Qu’est-ce que le cinéma ? Ca dépend. Ca peut être un art avec des films très torturés, compliqués, soignés. Par exemple, j’ai regardé Le mépris avec Gabriel l’autre jour, film que je voulais voir depuis que j’avais lu le roman de Moravia, mon romancier préféré. Sur le coup, on est un peu surpris, on apprécie les prises de vues, le jeu de perspective… Mais c’est surtout le lendemain qu’on s’est dit que, ouais, il est quand même fort ce film. Un peu comme Mulholland Drive : on sort de là circonspect puis après réflexion, on se dit qu’on a passé un bon moment de cinéma.

Mais le cinéma est aussi un divertissement. Le cinéma pop corn comme on dit. On laisse le cerveau à l’entrée de la salle et on se laisse aller pendant deux heures, en espérant qu’on rigolera ou qu’on frissonnera, selon le genre. Aussi vite vu, aussi vite digéré. C’est un peu comme la BD, finalement, c’est un art avec du bon et du moins bon, du très soigné ou des traits simples…Dans le cas d’Astérix ou encore Bienvenu chez les ch’tis (que j’ai pas vu non plus mais après avoir lu tous les commentaires sur le sujet, j’ai plus envie de le voir, surtout que je connais la fin), c’est vrai qu’on va pas s’extasier sur l’image ou le scénario.Mais devinez quoi : c’est pas fait pour. Alors évidemment, quand on est critique de cinéma et qu’on est payé pour avoir une haute opinion du 7e art, on a du mal à s’extasier sur ce genre de films. Mais je trouve souvent qu’on oublie le but du film : divertir. Si je suis allée voir « Il était une fois » au cinéma, ce n’était pas pour réfléchir ou pour en prendre plein la vue, c’était juste pour passer un bon moment. D’ailleurs, il est pas mal du tout ce film, surtout pour les jeunes filles de notre âge, nourries aux dessins animés Disney à la Cendrillon ou la Belle au bois dormant.

Alors du coup, peut-on forcément conclure que le grand public a mauvais goût. Selon Bourdieu pour qui le bon goût est défini selon des critères bourgeois, oui, bien sûr. Mais soyons nuancés. Evidemment que des films grands publics ne réunissent pas les ingrédients d’un grand film, au sens artistique du terme. Mais peut-on réellement reprocher aux gens de payer 9 euros pour voir un film qui va les divertir durant deux heures ? Evidemment, on peut trouver déprimant le succès d’un navet intégral comme Astérix tout comme on peut regretter le succès de Cauet à la télé. Moi, ça, ça me navre vraiment. Mais d’un autre côté, moi aussi je regarde des merdes télévisuelles, je regarde des séries qui me font rire à leurs dépens, des émissions de télé réalité où on peut se moquer des candidats (Next ou l’ile de la tentation mais pas la star ac, faut pas exagérer non plus). Et puis y a parfois des documentaires qui sortent de l’ordinaire comme l’odyssée de la vie qui m’avait réellement scotchée.

Bref, pourquoi à tout prix brocarder le cinéma populaire ? D’autant que les films salement rabaissés aujourd’hui seront peut-être les films cultes de demain, un peu comme les Valseuses. Bon, après, y a des films qui sont universellement nuls, genre « on se calme et on boit frais à St Tropez ». Non mais déjà, qui a pu trouver un tel titre ? Rien que ça, ça donne pas envie de le voir. Mais finalement, même s’il est à peu près sûr que cet Astérix là ne restera pas dans les annales, y a quand même des gens qui l’ont apprécié. Si, si, j’ai vu des avis positifs ! Alors peut-on reprocher à ces gens là d’avoir un humour de merde et qu’ils devraient avoir honte d’avoir filé de l’argent à une daube pareille ? Et bien, si eux ont passé un bon moment, n’est-ce pas tout ce qui compte. Et puis être bon public, c’est une qualité, c’est agréable de pouvoir rire de tout, aussi.

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Carla et Nicolas sont sur Space Mountain

Lecteur attentif, je t’entends déjà t’écrier : « mais, t’as dit pas plus tard que la semaine dernière que tu ne parlerais plus politique ! ». Ouais mais tu
remarqueras que je dis souvent des conneries genre « non, plus de sexe en 2007 » (quoi que si je le dis là maintenant, à priori, je suis bonne) mais surtout, je te ferai remarquer que je veux pas parler politique mais people. Pas ma faute si les deux se recoupent.

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Donc, l a semaine dernière, notre président passait des bras de Khadafi à ceux de Bruni en à peine 24 heures, le coquinou. J’avoue que quand j’ai vu les photo type paparazzi d’un type qu’une majorité de Français a élu pour qu’il nous gouverne et d’une starlette botoxée et ethérée, j’ai cru nager en plein délire. Bon, faut avouer que le Sarko, il n’a pas pris la plus moche parce que même si en tant que chanteuse, j’ai envie de l’étrangler, en tant que femme, je reconnais qu’elle est belle (même si elle l’était un peu plus avant). Evidemment, n’étant pas née de la première pluie, je me suis doutée du coup médiatique : comme de par hasard, alors que Sarkozy et Bruni se promènent dans le parc Eurodisney, les voilà face à des paparazzi qui les mitraillent, c’est ballot quand même. Apparemment, d’après ce que ma mère m’a dit, ce serait elle qui les aurait appelés. Mais il a pas de bol quand même Sarko, pile au moment où il veut nous faire rêver avec sa love story, une sextape de Laure Manaudou sort et lui pique la vedette.

 

Au delà du côté cancan, je trouve la situation assez fascinante. Aujourd’hui, dans les journaux à scandale, les politiques vont plus couler d’encre que les people français (qui reste-t-il ?). Patrick Bruel se sépare de sa blonde ? Pas de bol, il le fait au moment où les rumeurs Sarko-dame à la voiture rouge sortent, on s’en fout. La star academy ? Ca existe encore ce truc ? Ophélie Winter ? Elle est plus en prison ? Bref, les stars, ce sont les politiques et Sarko est celui qui en joue le mieux. Quelque part, les photos de son couple en une de Closer, Gala, Paris Match ou Point de vue, ça m’interpelle un peu. C’est vrai que c’est notre premier président divorcé et donc célibataire, j’avais déjà parlé de ça. Maintenant, j’ai pas envie d’assister au défilé de toutes ses poulettes. Au moins, les autres, comme ils étaient officiellement mariés, on n’en parlait pas. Parce que bon, elle est bien mignonne Carla Bruni mais vu le portrait super élogieux brossé dans les médias (en gros, c’est une salope, tout le monde lui est passé dessus sauf le train, sans doute car il était en grève), je doute qu’elle reste
longtemps. Et puis en plus, en tant qu’ex mannequin, y a des photos d’elle à poil partout et ça ferait désordre des photos de la Première dame de France à poil, même s’il vaut mieux Carla que Cécilia… Voire Bernadette. Je rigole mais on est quand même dans l’inédit : pour la première fois, la vie privée d’un homme politique fait jeu égal avec sa vie publique. Maintenant, la
question est la suivante : en tant que citoyen ayant ou non voté pour lui, est-on en droit d’exiger une certaine transparence dans ce domaine ? Nous est-il indispensable de connaître le nom de celle qui partage la couche présidentielle ?

Oui et non . Non parce qu’en fait, je m’en fous. Oui parce que si la nouvelle a la même influence que l’ancienne sur M. Sarko, je préfère savoir qui c’est. Non parce que la vie privée du président ne doit pas être un écran de fumée masquant la visite d’un dictateur chez nous (au hasard) et la polémique qui s’en est suivie. Oui parce que le couple présidentiel représente la France à l’étranger, qu’on le veuille ou non. C’est vrai qu’en tant que femme française, être représentée par Carla (qui n’est certes pas très française à l’origine), y a quand même plus désagréable parce qu’elle porte forcément bien les robes haute couture, ça a même été son métier. Sauf que quoi qu’on en dise, ça reste quand même pas mal une starlette et, à son bras, Sarkozy me fait plus penser à un Donald Trump ou un Paul-Loup Sultizer qu’à un président. Et encore, il a de la chance, il aurait eu 20 ans de plus, je l’aurais comparé à Eddy Barclay.
 

Bref, je ne cesse de m’étonner de retrouver les politiques français dans les journaux à scandale, place que, je trouve, ils ne devraient pas occuper. Bien sûr, ils sont célèbres, eux aussi, mais je trouve que ça nous éloigne de l’essentiel : leur gestion du pouvoir. Le fait que Sarko soit à nouveau  amoureux ne change strictement rien à ma vision de sa politique, ça ne me rend pas plus magnanime. Il rejoint qui il veut le soir, chez lui, ça n’a aucune importance. Ce qui me regarde, moi, c’est ce qu’il fait dans sa vie publique. Parce que même si j’ai pas voté pour lui, ça n’en reste pas moins le président du pays où je vis et je ne crois pas que le pays puisse passer après une amourette. 

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1000

Lecteur, lectrice,
 

Alors que je me creusais violemment la tête pour te pondre un article du dimanche, j’ai vu un truc dans mes stats : cet article que tu lis, là, est le 1000e de ce
blog. A y penser, je trouve ça énorme. Ça ne fait pas mille jours que ce blog existe puisque certains jours, il y eut deux articles (dont un à titre informatif en général), chaque arrivée de
vingtenaire engendrant deux articles : le questionnaire à la Proust et le premier article. Bref, là, on en est à 1000. Je fais un bilan ?

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Décembre, c’est le mois des bilans, bien sûr, mais là, on est que le 9 décembre et c’est encore un peu tôt. Bilan de blog ? Ça tombe bien, je me pose des questions sur lui ces
derniers temps. Non, je me demande pas si je vais l’arrêter, c’est pas la question mais je constate que ces derniers temps, il manque de fun et de légèreté. J’en parlais avec un pote vendredi soir, il me demandait si mon blog existait toujours et je lui répondais que oui mais qu’il était pas très drôle en ce moment. Il me répondit (oui, j’use du passé simple pour faire genre récit passionnant) : « normal, la France est pas fun en ce moment ». Oui, c’est vrai et chacun peut trouver diverses raisons. En tant que bonne fille de gauche, je peux dire que c’est la faute à Sarko car depuis qu’il est au pouvoir, les Français sont très divisés. Puis il y a eu les grèves, la hausse des prix et qui ne va pas s’arrêter, des mesures hallucinantes pour privilégier le pouvoir d’achat du président, des 35 kg d’Ingrid Bétancourt. Même la Star Academy est chiante cette année, paraît-il. Bon, moi, j’ai toujours trouvé ça chiant mais cette année, tout le monde le dit, pas que moi. Mais bon, comme je disais l’autre jour, je crois qu’on est un peu tous responsable de la morosité ambiante vu qu’on prend tous bien le temps de se cracher à la figure, de se mépriser, voire de s’insulter. C’est dur de faire abstraction de tout ça et de faire un blog Bisounours, surtout pour un blog qui a un fond générationnel. Je suis pas une porte-parole mais je parle de la vie de vingtenaires des années 2000 et ces vingtenaires des années 2000, ils vivent en France où l’ambiance est irrespirable. Mais y a pas que chez nous, y a d’autres pays où c’est pas rose. Même des pays où c’est carrément noir.

 

Bref, je me demande comment rendre ce blog plus léger. Je sais bien que vous venez pas ici pour avoir mon analyse de l’actualité. L’actualité, vous la lisez dans les journaux, ici,
vous voulez changer d’air. C’est un peu comme bar à oxygène, on veut son shoot d’air pur. Alors voilà, moi, j’ai envie de vous faire sourire mais de l’autre, je ne peux pas fermer les yeux sur tout et faire comme si la vie en général est belle, même si la mienne ne me procure pas vraiment de soucis en ce moment. A part la conduite de certains mecs. Par exemple, ce soir, alors que je ne demandais rien à personne, un type que j’ai viré de mon MSN me demande son préambule mon numéro de téléphone ainsi : « file ton tel, grouille. Je veux pas d’embrouilles, je suis chaud ». Forcément, je lui ai dit qu’il pourrait commencer à me parler autrement et me traite plus ou moins de pute. Je lui réponds d’appeler un numéro payant où des hôtesses lui rendront service et là, je me prends un « je veux pas un service payant, je veux une Nina mais comme tout service au rabais, y a pas toutes les options ». Je précise que je n’ai même jamais rencontré ce mec. Je précise aussi que je l’ai bloqué juste après. Heureusement, Enzo qui a pu lire cette conversation en temps réel grâce à mes copier/coller m’a fait remarquer que tous les mecs n’étaient pas comme ça. Bon, voilà, vous avouerez que comme « problème », on a connu plus grave. Ouais, je peux dire qu’en ce moment, je suis heureuse, bien dans mes baskets et dans mon taf (même que j’ai mon adresse mail maintenant) alors pourquoi faut-il que je parle de ces sujets lourds et pas drôles.

Du coup, je me creuse pour trouver des sujets légers. J’ai pas mal de sujets sex en tête mais c’est vrai que j’ai un peu lâché ce business, j’ai parfois peur de tomber dans le
racoleur. C’est marrant, quand on voit l’évolution de ces 1000 articles (qui ne sont pas tous de moi, c’est vrai), je suis passée d’une narration décomplexée de ma sexualité à une volonté de garder un jardin intime. Parce que certes, je me sens aujourd’hui totalement femme et bien dans mon string et ma sexualité. Mais c’est vrai que j’en viens à ne presque plus parler de moi en dehors des listes. Il faut aussi avouer que ma vie est totalement peinarde en ce moment et que je n’ai envie de rien faire pour changer ça parce que je kiffe ma vie de mémé. Comme il fait nuit dès 17h, moi, j’ai pas envie de sortir alors forcément,en dehors du boulot, point de potin. Et comme je dois garder certaines choses du boulot confidentielles, ben je n’ai plus rien à raconter sur moi. Et quand je sors ou couche avec un mec que j’aime bien, je ne veux plus trop en parler ici, soit parce qu’il connaît le blog et que je veux pas parler de lui sans son autorisation. Soit parce qu’il ne connaît pas le blog et que je ne trouve pas correct de trop en dire sur lui, même si je suis élogieuse. Oui, avant, je le faisais mais avant, j’avais à peine une à plusieurs centaines de lecteurs. Et puis je vous le dis, en ce moment, je suis sage (même si là, de suite, je serais pas contre un massage parce que j’ai mal au dos).

Bref, c’est sans doute pas clair mais ce que je veux dire dans tout ce charabia, c’est que j’ai envie de redonner une certaine légèreté à ce blog. Pour vous et puis pour moi,
aussi. Ouais, j’aime mieux écrire des articles légers comme une plume où je sors des débilités et jeux de mots foireux que ceux où je me foule le neurone dans une argumentation, contre argumentation. Allez, promis, ça va pétiller comme la badoit citron que je suis en train de boire ! Ma vie est vraiment trop folle…

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Les vingtenaires n’existent pas

Début du mois d’octobre, je vais chez mon marchand de journaux glaner les titres du mois. Au menu, notamment, Technikart, ze magazine de référence de bobo qui se la pète. Je suis pas une bobo qui se la pète mais j’aime bien faire genre. La preuve : je roule même pas en Velib, je prends le métro. Ceci étant, vu mon sens de l’orientation, aller au taf en Velib, c’est la garantie de ne jamais y arriver ou alors très tard. 

Mais je m’égare, pour changer. Donc Technikart, en couverture, un petit con de 15 ans en costard, le dossier du mois ? Les ados tâclent les trentenaires, du genre « poussez vous les vieux, on arrive ». Et comme d’hab, qui a disparu du tableau ? Nous, les vingtenaires. Et bordel, ça me gonfle ! Parce que si les ados veulent piquer la place des trentenaires, les « vieux », nous, on fait quoi ? Personne ne veut piquer nos places, c’est déjà ça, mais peut-être aussi parce que nos places ne font pas envie. Ou alors, la vingtaine, c’est un âge où on est occupé à faire des études et à trouver un job donc bon, qui aurait envie de ça hein ? Ben, ça fait peut-être pas envie mais va falloir en passer par là, messieurs les ados, il ne suffit pas d’écrire un roman pour passer directement de la vie d’ado chez maman à celle de trentenaire épanoui. 

Je n’aime pas l’idée de conflit entre les générations, dès le départ. Je suis vingtenaire parce que je suis née en 80, ce n’est pas pour autant que je crache sur ceux dont l’âge commence par 1 ou 3, ça n’a aucune importance à mes yeux. Le 06 avril 2010, je passerai trentenaire, est-ce que cette date symbolique changera ma vie ? Est-ce qu’à partir de là, j’aurai le droit de dire du mal de la génération post soixante-huitarde « qui a tout pris et ne nous a rien laissé » ? Je crois pas, non. La seule différence, c’est que ce jour là, je passerai dans la catégorie des « trentenaires », celle qui a apparemment toute légitimité à ouvrir sa gueule, contrairement à nous, les vingtenaires. Je l’ai déjà dit sur ce blog à plusieurs reprises, notamment dans l’édito, mais j’ai l’impression que les médias ne s’intéressent pas à ce que nous avons à dire. Les ados, ça intéresse, forcément. C’est l’âge de la rébellion, de la formation de l’identité et, apparemment, les ados consomment beaucoup les artistes qu’on leur impose. Achète Star Ac, Nouvelle Star ou Popstar, achète  du rap, de l’émo rock, du métal, selon ta tendance. Achète des fringues, va voir ce film « de toute une génération avant même sa sortie ».
Ce sont tes parents qui payent, tout va bien. Pareil pour les trentenaires : hé, vous êtes posés dans la vie, vous avez un salaire et peut être même une famille, achète chez nous, achète chez nous ! Alors que les vingtenaires, étudiants, chômeurs ou jeunes travailleurs, t’as pas de tune et tes parents ne te paient plus rien parce que t’es grand alors on va pas te parler, tu consommes pas. Oui, moi, par exemple, je ne vais jamais dans aucune boutique, je n’écoute pas de musique, je ne regarde aucun film, je ne mange même pas. Bien sûr, et mon cul, c’est du poulet ? Ce n’est pas parce qu’on est une génération qui, sur le papier, consomme moins qu’il faut toujours nous oublier. 

Quand je regarde ma (courte) vie, je me rends compte que j’ai vécu 100 000 fois plus de trucs en étant vingtenaire qu’en étant teens. D’ailleurs, ma crise de rebellitude alcoolique, je l’ai vécue à 25 ans. Exception ? Pas si sûr, j’en connais pas mal dans ce cas mais c’est logique quelque part : ado, je vivais sagement chez mes parents dans ma petite ville de province, ne pensant pas à faire de conneries. Une fois partie dans la grand’ville faire mes études, je découvrais une nouvelle liberté que je ne goûtais pas immédiatement, me
retrouvant vite en couple option « les soirées pantoufles, c’est mieux que les soirées défonce ». Après, j’ai déconné, je suppose que c’est un passager un peu obligé même si ma rebellitude a vite trouvé ses limites et elles n’étaient pas bien loin. Dans ma vingtaine, j’ai vécu le célibat sage, le célibat survolté, des aventures éphémères, une vraie relation de couple. Dans ma vingtaine, j’ai déménagé, quitté ma région d’origine pour la capitale pour ma carrière. Dans ma vingtaine, j’ai connu la fin des études, le chômage, mes premiers emplois. Dans ma vingtaine, j’ai crée un blog et ça fait 2 ans et demi que je trouve quotidiennement quelque chose à dire. 

Et après, on voudrait me faire croire que ma décennie n’est pas intéressante ? On croit rêver !

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Tu me sers de la soupe dans laquelle je viens de cracher ?

Rumeurs dans la ville la semaine dernière ! Benjamin Biolay ferait partie du jury de la Star Academy. Invité sur le plateau de Pif Paf sur Paris Première, il ne confirme ni ne dément. Isabelle Morin-Dubosc confirme le « scoop » une fois le chanteur parti : « C’est sûr, la preuve : lui qui manie jamais la langue de bois, là, il nous l’a servie ! ».

Mardi soir, je regarde pas la Star Ac mais je vérifie quand même sur yahoo ! le lendemain : hé oui, Benjamin Biolay est bien jury. Et là, je me marre. Je m’explique. Je ne suis pas fan de Benjamin Biolay, je n’ai pas trop d’avis sur lui mais je le trouve un peu trop « la musique française, c’est que de la merde sauf moi ». Musicalement, je connais pas. Si, le jardin d’hiver d’Henri Salvador que je trouve chiante comme la pluie et la ceinture d’Elodie Frégé que j’aime bien. En septembre, Benjamin « j’ai-pas-ma-langue-dans-ma-poche-puisque-j’y-ai-déjà-ma-tune » (© Yojik) tirait à vue sur la variété française, expliquant notamment qu’il avait accepté de faire l’album pour Elodie Frégé pour la tune parce qu’il méprise ces émissions de télé réalité même si Elodie, elle, est sympa. Alors bon, qu’il compose un album, son métier, pour une jeune chanteuse issue d’une émission de téléréalité, c’est une chose. Faire le guignol à la télé parce qu’on est compositeur donc on peut juger des petits gamins pour la modique somme de beaucoup d’euros en est une autre.

Je parle de Benjamin Biolay mais ce n’est pas le seul à manger la soupe dans laquelle il a craché avant. Je me pose souvent la question de la droiture et de l’honnêteté intellectuelle. A sa place, aurais-je dit non alors que de l’argent, c’est de l’argent et que ça va me permettre de vendre mon CD en m’offrant une promo d’enfer ? Certains artistes ont toujours refusé d’aller à la Star Ac, c’est le cas de Zazie, notamment donc c’est possible de ne pas vendre son âme au diable et vendre des CDs quand même. Je peux concevoir que certains
chanteurs trouvent bien le concept de la Star Ac, après tout, pourquoi pas. Mais quand on a craché dessus avant, ce n’est pas cohérent. L’argent achète-t-il tout ?

Evidemment, il faut se poser une autre question : est-on prêt à tout pour faire une promo ? Genre tirer à vue sur la variété française pour choper la Une de Technikart avec plein de belles phrases choc et de l’autre côté, participer à la promo d’une émission dont on a dit énormément de mal pour avoir une visibilité supplémentaire. Au fond, c’est compréhensible mais tellement classique, Bien sur, certains me feront remarquer qu’on peut changer d’avis et que peut-être que Biolay s’est finalement rendu compte des « qualités » d’une émission de
la Star Ac. Ben ouais, on peut changer d’avis en une minuscule poignée de mois, après tout. Mouais, mouais, mouais…  C’est vrai que du coup, son image d’artiste rebelle à part dans la chanson française qui se veut anti commercial et tout, c’est complètement raté. Je me demande si le calcul est le bon. Alors oui, Ben, il va gagner sans doute plein de fans de 15-25 ans midinettes ou midinets qui vont venir crier à tous ses concerts, cool. Sauf que ce n’est pas sa cible, à Ben, on s’en doute. Du coup, je me pose la question : à force de dire blanc pour
faire noir, de brouiller les pistes, de manger à tous les rateliers, on perd non seulement sa crédibilité mais aussi ses fans de base. Parce que les ados qui matent la Star Ac, on sait très bien qu’ils sont versatiles donc ouais, possible que son dernier album soit un carton, mais le suivant ?

 

Bref, erreur marketing ou coup de génie, je suis pas sûre, pour moi, c’est casse gueule. Certains commencent déjà à délirer « ouais mais qui dit qu’en son temps, Gainsbourg n’aurait pas fait la Star Ac, aussi ? ». Moi je dis que c’est pas le sujet, laissons Gainsbourg où il est. Je pense juste qu’à un moment, on a le choix entre plein de fric et rester en accord avec ce qu’on dit (même pas ce qu’on pense, hein, ce qu’on dit). Biolay a fait son choix. Dommage, il était remonté dans mon estime avec son interview, là, il redescend très bas. Surtout
que maintenant, je le soupçonne d’avoir fait son interview snipper juste pour faire parler de lui. D’ailleurs, sur le plateau de Pif Paf, il est revenu sur ses déclarations « mais non, j’ai jamais dit que Zazie nuisait à la musique française, pas du tout, ce sont les journalistes qui ont écrit ça comme ça. Par contre, Bénabar, c’est de la merde ». Ahlala, c’est fou ce qu’on peut vite retourner sa veste. Au moins, avec son salaire, il aura les moyens de s’acheter du shampoing.

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Etudes : 3 ans d’Airbag School…

Par Lucas 

Certains d’entre vous le savent, je suis fana de jazz. D’ailleurs je vais aller au concert de Stacey Kent le 21 à Reims, ça va tuer des ours polaires ! Le jazz c’est mon truc. Tout le spectre m’intéresse. Du free jusqu’au smooth, c’est dire du plus dur d’accès au plus easy listening. Du coup, comme je me passionne pour  cette musique, je m’intéresse logiquement à ceux qui la font. Et là, je tombe parfois des nues…


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Il est tout plein d’artistes, français ou autres, qui ont fait des études de malade et qui ont eu ensuite le courage de se lancer dans leur passsssion, d’en vivre et d’en être heureux. Prenons l’exemple type selon moi : le Moutin Trio.

 

Les Frères Moutin ont tous deux fait ce qu’on appelle communément une PDI  (putain d’école d’ingé): Les Mines pour l’un, Art & Métier pour l’autre.
Pourtant, ils ont préféré se lancer dans leur passsssssion, aidés en cela par un talent de malade. Sans déconner, allez les voir et les entendre jouer : ils surkiffent chaque note, chaque mesure ils la vivent intensément, les yeux écarquillés, le visage tendu, la bouche ouverte… Arf, c’est trop bon! Ils sortent de leur trip en eau et avec un sourire 10000 watt ! On est autant touché par leur zik que par l’émotion qu’ils transmettent ! Sans déconner, je me demande si en France on a une section rythmique (contrebasse + batterie) qui peut les concurrencer…

Or, nos deux frérots ce sont alliés avec un talentueux pianiste, Pierre de Betheman.

Pierre est un ancien de l’ESSEC qui au bout de 4 ans dans le Boston Consulting Group s’est cassé (non  le Boston Consulting Group, c’est pas un groupe de musique East Coast mais une boite d’audit à la con) Donc Pierre, au bout de 4 ans, a dit : « Bloody Shit Mother Fucker, It’s damned boring. » (diable, palsembleu : comme cela est bougrement ennuyeux).

 Et hop, que je te plaque la boite du jour au lendemain pour faire ce que j’aime. Manifestement, ces quatre années avaient  vacciné Pierre contre le BCG (ceci était la blague nase de la semaine. Merci de lever les commissures des lèvres…) Donc notre consultant est devenu pianiste de jazz. Et là, ça envoie du gros. De Betheman en solo, c’est déjà terrible mais alors avec les frères Moutin… Mamma Mia.

Bien sûr, on a tous en tête l’exemple de cet étudiant de l’EDHEC qui avait crée un groupe appelé Tai Phong et qui, quelques années après,  nous annonçait qu’il irait au bout de ses rêeeeveus, là où la raison s’achèèèèèveu(ca y est ça m’a donné envie de réécouter le CD « Singulier »…) D’ailleurs, le même, dix ans plus tard, évoque ses années de prépa et d’école dans la chanson « A nos actes manqués »:  Aux années perdues à tenter de ressembler, A tous les murs que je n’aurais pas su briser (ça y est, ça m’a donné envie de réécouter le CD « Pluriel »…)Ah là là, sacré Jean-Jacques.

 

Perso je me suis vite rendu compte que le piano n’était pas mon truc. Pourtant, je ne me suis pas tourné vers d’autres instruments car je n’avais aucun talent artistique et aucun
talent créatif. Voilà comment vous entamez une brillante carrière de siffleur sous la douche. Ca vous permet de réveiller touts la famille avec une version disco de Encore un matin,
un matin pour rien, du gel douche au creux de mes mains.
(oui sous la douche je me fais ma Starac et mon chat déprime en pleurant dans son coin, en espérant obtenir une nomination aux Césars pour son rôle de Manu Katché.)

 Je découvre donc une nouvelle fonction des écoles de commerce : la fonction airbag. C’est la politique du « OKAHOU ». Yann Moix a fait Sup de Co Reims, après ça il a intégré la Rue Saint Guillaume et là, au lieu de préparer le concours de l’ENA, il nous a pondu un film : Podium.  Il s’en foutait, si ça merdait il avait tout le réseau des anciens de Reims Management School et de Sciences Po Paris qui pouvaient lui trouver un taff. Eh oui en France on vous catalogue par le diplôme…  C’est un peu le bad tout de même… Enfin, moi ça me fait badder.  Ya un type comme ça que j’aimerais bien rencontrer et lui offrir une bière pour qu’on discute entre 4 z’yeux : c’est Mickael Youn.

Ce mec a fait quand même fait une bizness cool : le CERAM à Nice. Moi ce que j’aimerais savoir, c’est ce qu’il a fait entre la diplomotion et Fatal Bazzoka, comment il a fait pour être embauché au Morning Live. Chais pas si vous vous rappelez de ces deux épisoades de sa life mais j’aurai toujours en mémoire son engueulade avec Fogiel et aussi sa course poursuite avec les flics en moto dans le bois de boulogne ! (lien en fin d’article)

 Dans une moindre mesure, ça me fait penser à  un de mes chers condisciples qui veut être journaliste et qui au lieu de faire le CELSA ou l’IEJ est venu se perdre à Reims… Et vous savez pourquoi ? Parce que l’école de commerce, ça ouvre toutes les portes. Mais aussi parce que plein de jeunes découvrent la real life après la prépa une fois sorti du carcan familial et oppressant : « Tu seras cadre sup mon fils« . Du coup, paye ta rébellion par la biais de l’amour des mots et des phrases bien construites.  Enfin, selon moi, mieux vaut se rebeller tôt plutôt que de sous vivre pendant 40 ans et avaler à 60 balais une boite de mort aux rats en chantant « J’aurais voulu être un artiste… »

 

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Et la liberté d’expression hein ?

Les Français sont râleurs, jusque là, je ne vous apprends rien. Mais par-dessus, je dirais que la plupart sont cons et globalement inconséquents. En ce moment, dans ma vie, la grande mode, c’est de brandir le drapeau de la liberté d’expression, de gueuler halte à la censure et tout ça. Par exemple, sur la plate-forme de blog où je bosse, y a une charte et si tu respectes pas la charte, ton article est modéré. Chez over-blog, tu respectes pas la charte, hop, ton blog est suspendu. Ben oui, mon gars, faut lire avant te signer, on t’a pas appris ça à
l’école ?

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Donc c’est la grande mode en ce moment, ils hurlent à la censure toutes les 2 secondes. Censure, au moins. Mais là où je commence à péter les plombs, c’est quand ils commencent à nous traiter de fasciste ou à se comparer aux bloggeurs chinois. Ouais, je sais, rien que ça. Non mais du con, ce serait à ce point là, ton blog n’existerait plus et tu croupirais en tôle, je te rappelle qu’on a tes coordonnées… Evidemment, ça prête plutôt à rire, surtout que ceux qui gueulent ont tout leurs articles en ligne. Mais quand on replace ça dans le contexte, ça me fait un peu grincer les dents. Des gens sont morts à cause de la censure, la vraie, ce n’est absolument pas comparable !

Le problème c’est que, souvent, on brandit le droit d’expression à tort et à travers sans même réfléchir à ce qu’il représente. Dès que vous posez une limite, c’est parti, y a toujours un crétin pour hurler à l’atteinte à la liberté d’expression. Seulement la loi ne vous autorise pas à tout dire, Dieu merci. Par exemple, cette semaine, on a modéré deux blogs néo-nazis. Ah, là, personne ne s’est élevé contre leur suspension. La loi met des gardes fous souvent très ténus et globalement faciles à contourner. Limite à la liberté d’expression ? Et puis quoi encore ?

Je viens de terminer « la barbarie journaliste » d’Antoine Perraud, intéressant de ce point de vue même si l’auteur aurait pu se dispenser de donner des leçons de morale toutes les 3 pages. En gros, il dissèque la couverture médiatique de 3 affaires : Outreau, RER D et Baudis-Allègre. Arrêtons nous sur cette dernière qui m’intéresse à plusieurs titres : je vivais à Toulouse au moment de l’affaire qui a fait les choux gras de la Dépêche du Midi où, comme tout étudiant futur journaliste toulousain qui se respecte, j’ai fait un stage. Dans le livre,on voit bien comment le journal monte une kabbale contre deux de ses ennemis de toujours, Dominique Baudis et Marc Bourragué. Sans aller jusqu’à la diffamation, le journal est allé très très loin, entraînant une surenchère avec les autres titres. La parole des anciennes prostituées n’a jamais été mise en doute et même réinterprétée, comme toutes les déclaration de cette affaire. Quand Marc Bourragué déclare avoir reçu chez lui Patrice Allègre qui était en compagnie d’un ami en 91 ou 92, ça devient en 91 et 92, dans la Dépêche.

Le problème est que la liberté d’expression n’est plus respectée mais pas dans le sens de privation de parole mais dans le sens d’abus. On va trop loin que les limites posées par la décence, on se lance dans des déclarations stupides et fallacieuses qui peuvent détruire la réputation de quelqu’un, par exemple. Les blogs posent une nouvelle problématique à ce sujet : quel crédit accorder à ce qu’ils disent ? A quelles règles doivent-ils se soumettre ? Y a la loi, bien entendu mais après, rien ne nous empêche de faire dans le prosélytisme et la mauvaise foi. Or qui lit quoi et qui prend le recul nécessaire pour remettre en doute ce qu’avance un bloggeur ? Si par exemple, je dis « un homme du PS haut placé, amateur de chemise rose, sortirait avec une ancienne chanteuse punk ex prof à la Star ac », par exemple, je reste dans le cadre de la loi : non seulement je ne donne pas de nom mais en plus, je mets un conditionnel. Je n’affirme rien, je suppose. Mais si on lit entre les lignes, on comprend que Jack Lang se taperAIT Armande Altaï. Bon, évidemment, vous vous doutez que cet exemple est le pur
fruit de mon imagination… Du moins, je l’espère pour eux. Surtout le blog est noyé dans la masse d’infos. Si je balance un potin du genre ici, vous le répèterez ou pas dans votre entourage, ça va faire tâche d’encre plus ou moins vite et à la fin, impossible de trouver la source du potin. Et ça m’étonnerait bien que le diffamé pense à moi, honnêtement.

La liberté d’expression est finalement ce que nous en faisons. Mais réfléchissez un peu avant d’hurler à la répression à tort et à travers : si vous étiez vraiment censurés, ça fait un moment qu’on n’entendrait plus votre voix. Quoi que pour certains, ça me ferait vraiment des vacances !

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A la recherche de la nouvelle star

En ce moment, sur M6, passe la grande émission de télécrochet, Nouvelle Star. Moi, je préfère à la Star Ac car ça ne passe qu’une fois par semaine et pas tous les jours donc j’ai moins l’impression qu’on nous beurre la raie avec ça. Bon et puis y a Marianne James et je la trouve cool, moi. Depuis 15 jours, France 4 a osé mettre Toutaz le samedi au lieu du mercredi soir (avec la génialissime Zazon) donc je regarde la Nouvelle Star. J’avoue que les autres années, je regardais l’audition de Toulouse et de Paris, des fois que je connaîtrais des candidats mais sinon, j’arrive pas à me passionner pour ce programme. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour en faire un succès télévisuel.

La Nouvelle Star, c’est : des auditions avec plein de candidats nuls, un jury impitoyable ou pas, un prime time présenté par Castaldi ou Efira (la blonde insipide qui remplace tout le monde), des éliminations haletantes… Comme la Star Ac mais en mieux car on se rend moins compte que les candidats sont débiles, vu qu’on les filme pas 24h/24.

Parlons d’abord des candidats. Ils sont plein à se présenter dans les castings, y en a qui font 8 heures de queue juste pour faire les cons devant la télé, espérant passer dans les « inoubliables » (si, si, on les oublie très bien). Moi, en sale garce que je suis, j’avoue que mes préférés, ce sont ceux qui sont persuadés d’être très fort mais qui chantent vraiment très faux. On les imagine chanter lors des repas familiaux, poussés par leur  maman « tu trouves pas qu’elle chante aussi bien que Lara Fabian ? ». Sauf que l’avis de la famille, vaut mieux pas l’écouter, c’est pas le meilleur. Donc on les voit chanter devant le jury et se
prendre un « non mais c’est pas bon » et les voilà qui se débattent, râlent, dénigrent devant la caméra cette émission alors que 2 mn plus tôt, ils rêvaient d’en être la star. Bon, parmi tous ces candidats, on en a aussi des bons. Certains sont mis en avant dès le départ avec même un petit reportage sur leur vie genre Raphaëlle qui a une sœur handicapée, Cédric, ancien SDF, Yohan, jeune papa chômeur qui joue au rugby le dimanche ou je sais plus qui.

Car ce qui fait la force de la téléréalité quelle qu’elle soit, c’est la mise en scène des drames de la vie. Il faut toujours qu’on nous sorte l’enfant de la DDASS, le SDF ou assimilé, l’ancien obèse, le timide brimé par ses camarades et qui explose devant les caméras (genre le gagnant de l’année dernière de la Nouvelle Star ou le black obèse de la Star Ac qui ressemble à Turk de Scrubs en moche)… Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur vie, sans déconner ? L’élimination de Cédric-l’ancien-SDF est-elle plus dramatique que celle de Julie, une gamine tellement sans histoire que jamais elle n’a été filmée, si ce n’est 3 secondes et demi après son élimination, quand elle pleure ? Je trouve que ça fausse tout parce qu’après tout, le jury ne sait pas tout ça, ils ne jugent que les qualités artistiques (même si on n’est pas toujours d’accord avec eux) et le reste, on s’en branle. Non mais sans déconner, est-ce que j’arrive à mes entretiens, moi, en leur expliquant que ma mamie est à l’hôpital, que mon talon est pété et que je suis toujours sans nouvelles du dernier mec qui a pénétré mon intimité ?

Autre élément INDISPENSABLE de cette émission, c’est le jury. C’est la quatrième année que ces quatre là officient, je crois. Voyons un peu leur bilan. 1ère année, Jonathan Cerrada. Bon, alors on se souviendra de lui (ou pas) pour son passage à l’Eurovision où il a fini dans les derniers mais comme d’habitude et pour avoir fait un bisou à la sœur de Pénélope Cruz dans Un, dos, tres. Deuxième année, Steve Estatoff aka le rockeur aux cheveux gras. Moi, j’en entends plus parler et vous ? C’est la même année où y avait Amel Bent donc bon, ça sauve un peu. L’an dernier, Christophe
la Tortue qui vient de sortir un CD donc difficile de juger. Il avait sorti une version de Sunny, chanson chiante déjà à la base. Après, on a la Black, Miss Dominique, nominée aux victoires de la musique en révélation mais j’ai jamais entendu donc j’ai pas d’avis. Mouais, mouais. Mais parlons du jury ! Nous avons :

– Manu Katché, c’est le méchant. Lui, il est batteur à la base et il dit tout le temps « au niveau de la rythmique, c’est bon, je dis oui » ou « non mais la rythmique est pas bonne et moi, en tant que batteur, ça me plaît pas donc je dis non ». Assez avare en paroles, c’est un peu le Yannick Noah du lot, avec son look hippie. Il a toujours l’air de se faire chier.

– Dove Attia, le lunatique. Soit il aime tout le monde, soit il aime personne, selon son humeur. En fait, moi, il me fait rire parce qu’il dit pas oui mais « hui » donc j’écoute et dès qu’il dit « hui », je rigole. Je sais, je suis pitoyable.

– Marianne James, la passionnée. Celle qui pleure quand elle est émue et qui parle avec ses mains et ses cheveux. Moi, je l’aimais bien avant, dès qu’elle passait dans la Grosse Emission sur Comédie, c’était que du bonheur. Suis un peu déçue qu’elle se compromette là-dedans, j’aime bien son côté duchesse.

– André Manoukian, mon chouchou. Parce que ce mec, il vit sur sa planète, il est capable de délires verbaux qui ne sortent de nulle part du style : « la musique, c’est comme le sexe, faut arriver à amener le partenaire jusqu’à l’orgasme et des fois, c’est bien parti mais ça flanche sur la fin mais toi, tu tiens le rythme et tu nous amènes jusqu’au bout ». Moi, je le kiffe parce que j’aimerais trop avoir mon langage à moi qui veut rien dire comme ça mais que tout le monde adoooooooore, à tel point qu’il a sa propre émission sur Paris Première, maintenant. Bon, peut-être que le fait que Paris Première ait été rachetée par M6 aide mais voilà.

Bref, la Nouvelle Star, c’est quoi ? Des gosses paumés qui veulent devenir célèbres et viennent pousser la chansonnette, un jury impitoyable qui lui rappelle que la chanson, ça s’apprend, des larmes, des larmes, des larmes, une présentatrice qui sert à rien, des appels surtaxés pour voter. Mais moi, je continue à dire que c’est mieux que la Star Ac.

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Toi aussi, joue à Rachel et Monica !

Aujourd’hui, je me lance dans un exercice particulier : je vais parler d’un sujet auquel je ne connais rien. Mais bon, je suis journaliste,
hein, je sais faire face à ce genre de choses. J’ai même écrit un article sur l’influence du territoire sur le parcours scolaire, la preuve que je peux écrire sur n’importe quoi ! Mais cessons cette digression et parlons du sujet que je veux aborder aujourd’hui : la colocation.
 
Depuis mes 18 ans et demi (à peu près), je vis seule dans un petit studio d’étudiante. J’en ai occupé trois pour l’heure, deux à Toulouse et mon actuel en région parisienne. Bon, depuis deux ans, presque, j’ai intégré Kenya à mon quotidien mais je peux pas appeler ça une colocation. Ne serait-ce que parce qu’elle ne paie pas sa part de loyer et de bouffe et que, du coup, je peux pas vivre dans 40 m² ! Et puis je m’en fous de « cafouniter » (expression maternelle pour parler de brouette et qui m’a fait mourir de rire) sous son nez, elle a qu’à aller voir ailleurs si j’y suis d’abord. Donc, bref, la coloc je connais pas mais je vais vous donner mon opinion sur le sujet quand même en divisant cet article en deux parties : avantages et inconvénients. Non, je ferai pas de synthèse, j’ai passé l’âge des plans en trois parties, libérez vous des stéréotypes, bordel !
 
Avantages
 
Ces derniers temps, j’ai pensé fort à la coloc. Pourquoi ? Parce que je vis seule et que je travaille à domicile. Donc il y a des jours,
nombreux, où je ne vois personne. Parce que j’aime bien prendre des verres entre amis mais je suis pas forcément bien payée (voire pas payée tout court), vois-tu, lecteur. Et puis pour moi, aller boire un café, c’est au moins une demi-heure pour gagner le cœur de Paris et autant en retour, c’est pas toujours idéal. Enfin, bref, je vois pas du monde tous les jours. Et les jours où je reste chez moi, je fais le minimum d’efforts : je suis propre, certes, je me brosse les cheveux, certes, mais point de maquillage et je m’habille comme un sac, pour peu que je m’habille. Oui, y a des jours, je reste en pyjama, je le confesse. Et puis y a des jours où je ne parle qu’à mon chat. Car en ne sortant pas, j’ai pas grand chose à raconter aux gens dont j’appelle personne et mine de rien, Kenya, elle s’en fout un peu de ce que je raconte. Donc, un(e) coloc, c’est l’assurance d’avoir un minimum de vie sociale. A condition bien sûr de pas tomber sur quelqu’un qui s’est rapidement trouvé une moitié et vient dormir deux soirs par semaine max à l’appart car sa moitié a la décence de pas avoir de coloc et ils peuvent brouetter en s’accrochant au lustre, s’ils le veulent.
 
Vivre avec quelqu’un, c’est se responsabiliser. Non, on ne repousse pas le ménage aux calendes grecques, c’est pas normal que la moquette ait la même couleur que Kenya (parce qu’elle perd ses poils) et que la pile de vaisselle dans l’évier soit plus haute que moi. Bon, ok, c’est pas difficile pour une pile de vaisselle d’être plus haute que moi, mais quand même. Donc il faut que tout soit à peu près clean pour une bonne vie en communauté. Toi le ménage, moi les courses. Toi la vaisselle, moi la cuisine. Et on fera l’inverse la
semaine prochaine. Donc, déjà, on divise les tâches en deux mais en plus, l’avantage de vivre à deux ou plus, c’est qu’on se fait des vrais repas. Moi, ça me gêne pas de cuisiner… quand je le fais pour plusieurs. Non mais franchement, qui se ferait une blanquette de veau rien que pour soi (ouais, y en a mais c’est pas mon cas). Comme ça, on mange moins de cochonneries parce que les repas fromage, c’est bon mais faut pas en abuser non plus. Et le pot de Haagen Dasz, on le mange pas toute seule. Et puis de toute façon, si j’ai le cafard, je m’épancherai sur l’épaule de Coloc plutôt que sur celle du petit garçon en photo sur la boîte de Kinders. D’ailleurs, vous avez vu ? Ils ont changé le petit garçon. Je suis choquée, ça faisait au moins 20 ans que c’était le même. Tout se perd ma pauv’ dame !
 
Inconvénients
 
Bon, comme tu le sais, lecteur, je ne suis pas des plus discrètes quand je pratique la brouette mais c’est pas ma faute… Si ? Donc, forcément, ma vie privée risque d’en pâtir un peu (à moins que mon mec ait un appart pour lui tout seul). Et puis, à vivre seule depuis tant d’années, j’ai un peu pris mes habitudes. Par exemple, j’adore chanter à tue-tête jusqu’à tard le soir et la personne qui a le malheur de partager mon toit n’est pas obligée d’apprécier. Non pas que je chante faux mais bon, quand même…
 
D’ailleurs, ça soulève la question de la musique. Et si on n’aime pas la même chose ? C’est pas parce que j’ai envie de noyer Nelly Furtado ou couper les cordes vocales de Diam’s que tout le monde pense la même chose que moi. Et c’est pas parce que je vénère le violoncelle et que la version orchestrale de la B.O de Requiem for a dream m’inspire que Coloc va penser pareil. Et la télé ? Non, non, la star Ac et les boîtes d’Arthur, je peux pas ! Quoi qu’il faut avouer que le jeu des boîtes, c’est fort. Faire exploser l’audimat avec des boîtes à chaussure, fallait le faire. Moi, à 19h, je regarde Malcolm parce que c’est drôle et que c’est totalement débile. Et à 18h15, juste avant, je regarde Amour, gloire et beauté sur RTL9 comme ça, j’ai 3 ans d’avance sur ceux qui ne peuvent le voir que sur France 2 et je peux les faire chanter au besoin (mouahahahah !). Alors que Coloc, a la même heure, il veut voir C dans l’air et me fait remarquer que je devrais en faire autant car en tant que journaliste, je dois m’informer.
 
Et puis y a la question de l’hygiène corporelle. La coloc ne nuit pas à la propreté mais organisons-nous un peu pour pas qu’il y ait d’embouteillages à la salle de bain. Bon, déjà, moi, je suis douche du soir, ce qui semble assez rare donc parfait. Si Coloc est douche du matin, ça ira. MAIS en été, tout le monde est douche de tout le temps parce qu’on transpire et on pue. Et puis pour peu qu’il y ait brouette, a fait une troisième personne qui se douche… Ah, il faudra aussi que j’arrête de me balader à poil dans l’appart. Quoi que
ça, depuis l’histoire du sale pervers mateur, je le fais plus trop. Même avec les volets fermés, j’ai du mal à me lâcher… (enfin, ça m’a pas empêché de brouetter avec Simon chez moi quelques temps plus tard donc bon…). Oui parce qu’en général, quand je vais me doucher, je laisse le reste de mes affaires dans la chambre mais Coloc n’est pas obligé d’apprécier de me voir dans le plus simple appareil. Même si c’est le sosie de Sagamore parce que coucher avec son coloc, c’est pas une bonne idée, ça fait des histoires et tout ça.
 
Bon, vu comme ça, je suis pas la coloc idéale : bruyante, bordélique et en plus équipée d’un chat qui a son caractère et qui sait se faire
entendre (miaou, miaou, miaouuuuuuuuuu !!). D’un côté, avoir un appart plus grand, mieux situé et une vraie vie sociale, ça me tente. De l’autre, une fois que j’aurai un boulot dans un bureau et tout, je risque d’apprécier de me retrouver peinarde chez moi le soir…
PS : Ecoute cette divine musique, elle me prend toujours aux tripes! (et j’emmerde Yojik qui a dit que j’avais une culture musicale qui
n’impressionnait pas, non mais!).

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