Hida, au coeur de l’histoire japonaise

Le 15 octobre – 7h15. Le réveil sonne, j’ouvre les yeux et… au vu de la lumière blâfarde qui se glisse paresseusement entre les rideaux, j’ai compris : il fait moche. La météo l’avait bien dit mais je suis du genre têtue : parfois, elle se trompe. Je suis un peu ronchonne : mine de rien, sur 16 jours de présence (enfin, 15, le 30 septembre ne compte pas vraiment), on n’a eu que 7 jours de beau temps, même pas 50%… Bon, vu qu’on a déjà décidé qu’on reviendrait, c’est de suite moins dramatique mais bon, de la pluie, on va en manger.

Takayama un jour de pluie

Hida sous la pluie

Après un bon petit déjeuner (les joies de l’Hôtel),on file prendre un bus pour Hida, village folklorique. Quand je dis “file”, je veux dire “on cherche le bus pendant vingt minutes avant d’échouer à l’office du tourisme”. Hida était le point d’orgue de cette petite escapade dans les montagnes, il s’agit d’un village typique de la région reconstitué. C’est à dire qu’ils ont pris de vieilles maisons existantes et les ont démonté puis toute reconstruites au même endroit. Et le lieu est fort joli, l’automne y a déjà pris place.

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Hida en automne

Hida en automne
On se promène tranquillement vers l’atelier de sculpture au couteau où un homme réalise des pièces assez incroyables. C’est intéressant de le voir travailler d’ailleurs, on a le droit de toucher des oeuvres pas tout à fait finies. On remarquera un splendide Bouddha et un très beau chien-renard. On sort de là pour se rendre à la poterie avec le parapluie emprunté à l’Hôtel. Ici, ils ont vraiment la culture du parapluie et de nombreux endroits en prêtent gracieusement. C’était le cas du Music Forest Museum et la musique était très régulièrement ponctuée des “flouch” des parapluies qui s’ouvrent. L’atelier doit être à 30 mètres max mais la pluie tombe si fort que les glands des arbres au-dessus de nous tombent de toute part, on les entend rebondir sur les toits. Okay… Quelques mètres plus loin, des maisons sont inaccessibles : la route est barrée pour cause d’ours. Wow… C’est une petite balade ou Koh Lanta ?

Hida, village folklorique des alpes japonaises

Le village est super agréable (on n’a pas vu d’ours)(oh, il y avait un panneau serpent, aussi), on se promène dans quelques maisons (sans chaussures) qui sentent bon le feu de bois même si la plupart sont éteints. Minute culture : les feux de bois sont régulièrement allumés dans les maisons pas simplement pour le folklore mais parce que la fumée est parfaite pour éviter une invasion d’insectes, surtout ceux qui aiment le bois.

Hida, maisons folkloriques

On se balade maison en maison en découvrant au passage, quelques infos sur la vie locale d’hier et d’aujourd’hui,on regarde tourner les moulins à eau. C’est très agréable malgré la pluie, mes chaussettes japonaises distendues après un seul lavage que je dois remonter en permanence, mais surtout le froid qui m’attaque les épaules. Dire qu’à peine quatre jour plus tôt, je pestais car mon jean collait trop à ma peau à cause de la chaleur

Torii de la montagne #torii #hida #japan #autumn #mountains

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Hida, vilage folklorique des Alpes japonaises

On arrive en fin de visite dans une petite aire de jeux avec des puzzles casse-tête, bilboquets (je me suis fait un peu mal évidemment) et petits origamis à emporter. Ca aussi, c’est très culturel ici : le matin même, nous sommes allés au bureau de changes et, en plus de notre argent à un taux plus que satisfaisant, on est repartis avec un cygne, une étoile ninja et deux grenouilles bondissantes en origami. J’adore le principe ! Du coup, je me dis que je vais apprendre à en faire (j’ai déjà un livre) et mettre un petit panier à mon bureau et en distribuer à qui viendra me voir. Soit à peu près personne mais bon [C’est très drôle comme 9 mois plus tard, ce point a très fortement évolué].

Origamis

Frigorifiés, on retourne à l’arrêt de bus pour revenir au centre de Takayama et celui-ci arrive… avec 15 mn de retard ! J’ai l’impression que la ponctualité des transports au Japon, ça ne concerne que les trains (et encore, on a aussi eu des retards à l’arrivée… Ce n’est pas bien grave mais si je compare avec mes dernières expériences avec la SNCF, le rail japonais est perdant). On se pose dans un café et je dois vous parler de ce concept qu’on doit à tout prix importer en France : pour 500 yens (3,5 € environ), payés à l’entrée, on a accès à une salle “wifi lounge” avec boissons à volonté ! Autant vous dire que j’ai bien dû diminuer la réserve de thé matcha, j’ai aussi pris un petit Fanta melon (inintéressant). On en profite pour trouver un trajet pour le lendemain car on doit se rendre dans un ryokan dans les montagnes de l’autre côté et il n’y a bien sûr aucun trajet direct. Petit obstacle supplémentaire : il faut arriver avant 15h pour prendre la navette. Non parce qu’avant de partir, j’avais prévu tous les trajets en train mais dans mon scénario, on arrive à 15h46. On a bien un trajet qui démarre à 9h40 mais il faut 4 trains dont 2 à 3 mn d’intervalle. Sachant que nous avions 5mn de retard à l’aller, on n’est pas très confiants. On multiplie les hypothèses et on se décide pour un bus Takayama-Toyama qui part à 8h20. Ca va piquer mais tel est le prix de la tranquillité. On se promène en attendant dans les rues de Takayama qui rescelle quelques jolis coins dont des anciennes maisons privées, des maisons conservées dans leur jus transformées en boutique à saké pour la plupart. On trouve aussi de délicieux petits pains fourrés à la purée d’haricots rouges qui réchauffent le corps et une marionnette un peu flippante animée par un minuscule moulin à eau situé juste en dessous.

Ils ont la classe les tonneaux de saké quand même #takayama #japan #sake #memories

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Thé matcha et fanta melon

Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises

On décide d’aller faire un tour dans un parc voisin mais la nuit tombe et il y a des ours (encore ?!) donc on fait tranquillement demi-tour. Prudents, on décide d’aller à la gare pour aller réserver tous nos billets. Oui parce qu’avec le JR Passrail, on n’a pas forcément besoin de réserver des places, les trains ont en général un ou plusieurs wagons “non réservés”. Mais on aime bien avoir l’esprit tranquille donc on file à la gare des bus et là “ah non, le bus est plein ! On essaie de trouver une solution, peut-être en passant par Tokyo mais on doit partir à 8h pour arriver à la même heure. Autant tenter le changement en 3 mn, le monsieur du guichet nous rassure “c’est sur la même plateforme, c’est facile !”

Takayama, tombée de la nuit Takayama, tombée de la nuit Takayama, tombée de la nuit

Sushi boeuf

Bon… un ramen, un sushi au boeuf mais surtout une bouteille de saké chaud chacun (on en voulait une pour deux), on rentre en rigolant à l’hôtel. On va attendre un peu pour aller au bain, ce ne serait pas raisonnable, là… Finalement, une fois posés, on a la flemme de bouger. C’est pas grave car demain, c’est ryokan !

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Une soirée surréaliste

Et si nous commencions cette année 2016 par une anecdote ? Oui, faisons donc ça ! Mais avant tout :

BONNE ANNEE !

versailles

2016 année de… la baise, comme on a déjà dû vous le dire 30 fois en riant grassement. En espérant que ce ne soit pas celle des foutaises parce que j’en ai marre de m’énerver !

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Bon bref.

Tout commence le 29 décembre à 16h55, dans une petite gare de province. Ma maman vient de me larguer pour que je prenne le train de 17h. Je remarque qu’il y a beaucoup de monde dans la gare, bizarre… Ah ben oui, le TGV de 16h30 a un retard “indéterminé” mais mon train est à l’heure, mimimi !! Je prends donc l’escalier avec ma très lourde valise pour me rendre sur le bon quai. 16h58 “le train de 17h aura 2h de retard environ”. Whaaaaaaaat ! Vous pouviez pas le dire avant, putain ?

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1h45 plus tard, le train finit par arriver, je me retrouve à côté d’un jeune garçon, 8-10 ans à vue de nez, qui voyage tout seul. Il m’explique qu’il a oublié sa tablette qu’il va s’ennuyer pendant 3h, je lui propose un magazine mais non merci. Comme j’ai un peu de peine pour lui, je lui paie un menu (9,90 €) avec sandwich, dessert et boisson. Sauf que le garçon a envie de papoter donc on papote un peu, il m’explique que sa mère vit dans le village machin, sa soeur dans le village truc et lui dans le village bidule avec son père. Heu oui, ok… Et même que sa soeur a un gros chien “marron et noir” mais que le chat court plus vite que lui et qu’il chasse toutes les souris et que son autre soeur vivait dans une caravane avec son mec mais qu’ils allaient avoir une maison. Oui, d’accord… Et là “tu vis à Paris ? Paris, c’est bien mais faut pas aller dans les banlieues arabes”. Ok, vomis ton sandwich et rends le moi ! Il m’explique donc qu’à 5 ans, il a tapé dans les couilles d’un Arabe qui voulait frapper sa mère et que de toute façon, dans les banlieues arabes, y a que de la violence et des ambulances tout le temps, même dans celle de Brive. Là, j’ai sorti mon Néon et commencé à lire…

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui veut un peu semer la zizanie dans mon couple quand même

Néon qui consacre un dossier aux problèmes de fertilité rencontrés par les gens de notre génération avec un article nommé “et si on congelait nos ovocytes”. Et là, le jeune garçon qui lisait par dessus mon épaule me dit “c’est quoi un ovocyte ?” Heu… A quel moment dans ma vie de nullipare marketeuse je dois expliquer la reproduction à un enfant de 8-10 ans ? Bon, “tu connais un peu la reproduction” “oui, oui” “alors l’ovocyte, c’est l’oeuf que la femme expulse et qui va devenir le bébé s’il est fécondé”. “Ah ok !  Mais pourquoi y a des tétards, là ?” Maiiiiiiiiiis ! J’ai du également expliquer que le dessin, là, c’est un utérus et que c’est là que le bébé va grandir. J’ai aussi dû lui expliquer ce qu’était un CV mais c’était plus facile à gérer, curieusement…

La vie, la vie, la vie, la vie...

La vie, la vie, la vie, la vie…

L’enfant décide qu’il a encore faim et me demande un paquet de M&Ms que je refuse d’acheter car il est raciste je dois garder mon argent pour le taxi et donc ni un ni deux, il se le fait offrir par une nana de l’autre côté du couloir. Parce que oui, en 3h, il s’est fait plein de copains : un couple avec un mini chien, le couple de l’autre côté du couloir et cette nana, une Hindoue. Bon apparemment, les Arabes sont que des violents mais les Hindous qui offrent des M&Ms, là, ça va.

Faut vraiment que je me remette à Mindy's project

Faut vraiment que je me remette à Mindy’s project

Le gamin s’agite, me fait gentiment remarquer que j’ai lu que 1 magazine et demi en 3h et que je lis pas vite. Mon enfant : 1/ je lis tous les articles et 2/ je lirais plus vite si je devais pas t’expliquer la reproduction. L’enfant finit par descendre sans saluer personne et je peux finir mon Philosophie Magazine à la cool.

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Arrivée à Paris avec plus qu’une heure de retard, je dois quand même prendre un taxi, je récupère un chèque de la part de la SNCF et rentre donc dans mon véhicule et tombe sur un chauffeur volubile mais rigolo qui me raconte des histoires dont les histoires Deloitte. En fait, G7 a un partenariat avec Deloitte et il les prend souvent en courses “il faut pas aller travailler là bas, madame, ils deviennent tous fous là-bas !” Oui bah c’était pas trop dans mes projets, en fait. “Une fois, j’en prends un pour l’aéroport, il me demande de m’arrêter à la station Total pas loin de l’aéroport, vous voyez ?” “Oui [non]” “Je m’arrête et là, le mec se met à courir sur la route en criant qu’il va rattraper son avion du matin parce qu’en fait, il a confondu 5h et 17h et il s’est fait arrêter par les vigiles de l’aéroport et tout ! Puis y en a un autre, un jour, je le prends et tout à coup, il se met à insulter la fenêtre. Moi, je croyais qu’il était au téléphone mais pas du tout! Et y a cette femme aussi qui pleurait dans mon taxi car j’étais venue la chercher à 0h30, 1h et qu’elle allait se faire tabasser par son mari parce qu’il croyait qu’elle le trompait vu ses horaires”. Ah oui, une boîte où il fait bon bosser, donc…

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Bref, alors que je partais la mort dans l’âme de mon sud natal, laissant sur place Saturnin, Pivoine et toute la famille, d’humeur noire car mon arrivée trop tardive m’empêchait de voir mon Victor, j’ai au moins chopé deux, trois histoires dans ma besace.

Si vous aimez, cliquez sur l'image pour l'acheter

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Ah et pour finir sur les histoires de Nina : ce gros retard était dû à un accident de personne, le conducteur a vu quelque chose (ou quelqu’un) se jeter sous le train… Sauf qu’à l’arrivée, ils n’ont rien trouvé : pas de corps, pas de poil, pas d’impact, rien…

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Mmmm… 2016, année de l’étrange ?

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Faire la queue ou le début de la fin de la civilisation

Ah ben oui, j’y vais cash. De retour de vacances, je suis au sommet de ma forme ! Et pour mon retour, je vais vous narrer une anecdote car ça, j’aime bien.

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Tout se déroule vendredi fin d’après-midi. Après être partie en courant du boulot pour attraper le train de 18h23, j’arrive dans une gare Montparnasse bondée. Oui bah un vendredi soir de juillet, ça ne m’étonne pas plus que ça. Je file acheter mon sandwich et je répère une dame qui tourne autour des queues, vraisemblablement pour gruger. Et ça n’a pas manqué. Je commence à m’agacer : putain mais pourquoi les gens essaient toujours de faire ça ? Et quand je dis dame, elle avait le look de la dame du catéchisme prête à se lancer sur les chemins de St Jacques de Compostelle, la gruge de queue semble une maladie universelle. Mais j’en étais qu’à l’échauffement…

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Car mon train n’est jamais parti. Et ce n’était pas le seul à ne pas partir. Donc dans ce hall surchauffé et survolté, j’appelle mes parents pour avoir leur avis : le train de 16h40 et celui de 17h48 n’étant pas partis, est-il utile d’attendre celui de 18h23 alors que d’après les infos que j’ai, un incendie fait rage sur les voies puis y a eu un accident en plus ?

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Ah oui, petit apparté. Soyons clair, je ne reproche pas à la SNCF ce navrant enchaînement des faits mais par contre, il faut vraiment apprendre à communiquer. Je suis arrivée à la gare vers 17h45, je suis donc allée m’acheter à manger. J’avais bien vu qu’il y avait des retards et des trains annulés mais je n’ai pas fait particulièrement attention. Une fois mon sandwich acheté, je commence à remarquer qu’il y a quand même vraiment beaucoup de monde, pas mal d’agents SNCF sécurité et de gens énervés. Et pas parce qu’ils se sont faits dépasser par la dame du catéchisme dans la queue de la boulangerie. Donc 20 mn après mon arrivée à la gare, je finis par choper mon smartphone et je découvre la vérité : ça chie grave. A ce moment là, le train de 17h48 est annoncé avec juste 10 mn de retard et le mien à l’heure… Aucun des deux n’est parti. Alors je veux bien que ce soit le bordel mais informez putain !

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Bref, comprenant que je ne partirai pas, je commence à me rendre aux guichets pour me faire rembourser et là, on arrive au summum de la gruge et je peux vous garantir que les grugeurs sont de tout âge, c’est universel, je vous dis ! Technique favorite du grugeur : jouer le paumé. Ainsi, quand j’atteins enfin le point ticket après 15 mn de queue (donc juste pour retirer un ticket), un mec arrive de nulle part et interpelle l’employé SNCF pour lui poser des questions et lui tend son billet en mode “je veux être remboursé”. Oui pardon, monsieur, ça te gêne pas que je sois déjà là, sans parler de la vingtaine de personnes qui font la queue derrière moi ? Ca déborde dans tous les sens, les gens ignorent les queues déjà formées, le nez levé, utilisant leur air perdu comme un coupe-file.

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Et ça me rend folle. J’avais déjà parlé de l’incivisme ordinaire dans le métro mais là, ça frôle le débordement de vase ! Surtout que je suis la meuf prête à laisser passer des gens si besoin est comme cette femme enceinte qui cherchait un guichet rapide pour juste avoir un mot pour dire que le train n’est pas parti. Mais là, ça vire au n’importe quoi. Mais quel est l’intérêt, pourquoi faire ça ? Pourquoi cracher systématiquement à la gueule des autres juste pour gagner 5 minutes ? Pourquoi prendre le risque de se faire prendre à parti et donc de s’engueuler, mettant tout le monde de mauvaise humeur ? Qu’est-ce qui vous pousse à systématiquement faire un gros doigt aux règles et à la bienséance quand lesdites règles ne sont qu’une question de mieux vivre ensemble ? Toi qui a grugé, es-tu rentré chez toi satisfait de toi-même, te disant que tu étais plus fort et plus malin que tous ces abrutis qui font docilement la queue ? Mais imagine 30 secondes si tout le monde faisait comme toi, tout le temps… Déjà qu’on fait la gueule dès qu’on doit se rendre dans le métro, par exemple, tout ça à cause de petites incivilités de merde, si tout le monde commence à ne plus compter que sur son intérêt personnel et essaie de dépasser tout le monde dans la queue, ça finira en guerre civile cette connerie ! Le premier au guichet, ce sera celui qui aura pris les cours de krav maga !

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J’aurai mon ticket avant toi d’abord !

J’exagère, certes, mais je me demande à un moment où ça a chié dans la colle. Je ne suis pas une acharnée des règles à la base, je peux même concevoir que certaines sont discutables. Mais parfois, respecter les règles ne nuit à personne, bien au contraire. Je vous renvoie, par exemple, à cet épisode de Minute Papillon avec sa sublime conclusion sur les limitations de vitesse. Après tout, c’est qui le con ? Celui qui ne respecte pas les règles en espérant ne pas être chopé et qui hurle au scandale dès qu’il se fait flasher ou l’Etat qui sait très bien qu’il y aura toujours des cons pour se croire plus forts que les autres, ne respecteront pas les règles et rempliront tranquillement la caisse avec l’argent de leurs amendes ? On pourrait voir ici un paradoxe : en disant merde à la société et ses règles, vous l’engraissez, intéressant. Non parce que pareil, qu’est-ce qui vous paraît si compliqué dans le respect de la limitation de vitesse, surtout aujourd’hui avec des voitures où tout est parfaitement sous contrôle ? On vous a déjà expliqué que rouler plus vite ne vous faisait gagner que quelques minutes au mieux (et en plus, ça consomme plus d’essence donc ça coûte plus cher). Et si vous avez envie de vous la jouer Fangio, inscrivez-vous au club de kart voisin.

Bref, non, vous n’êtes pas plus malins que les autres, vous êtes juste la lie de la société, vous comptez sur la passivité des gens qui n’osent pas l’ouvrir parce qu’on n’a pas été élevés comme ça mais putain vous gonflez tout le monde et ça finira mal. Si vous avez des accès de rébellion, je sais pas, engagez-vous dans une association qui se bat pour changer les règles pour dessiner un monde qui vous convient… Ah mais oui, suis-je sotte, vous n’avez pas envie de dessiner un autre monde puisque la seule chose qui vous enchante, c’est votre propre confort. Emmerder les autres pour gagner 2 minutes que vous reperdrez très rapidement (genre en attendant le métro ou le train qui n’arrivera jamais), ouah, super, quel gain incroyable !

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Pour achever cet article sans queue ni tête (mais j’aime bien ces articles à la limite de l’écriture automatique), revenons à la SNCF qui a versé la dernière goutte de cette journée de merde (oui, de merde car l’écran de mon iPhone pro, déjà abîmé, est définitivement mort quand mon chat l’a fait tomber de mon lit. Oui de mon lit, vive la solidité de l’iPhone 5c, hein ! Or mon smartphone ne serait pas mort si j’étais partie puisque, partant sans mon chat, elle ne l’aurait jamais fait tomber de mon lit). 0h, je reçois un mail “ouais, super, vous avez effectué 5 trajets en IDTGVmax, vous avez gagné une étoile”. Super, à quoi sert cette étoile ? A rien ! Si on considère en plus que je suis abonnée à ce service depuis février, 5 trajets c’est pas grand chose… Surtout si on considère que le 5e, c’était celui de vendredi soir, celui que je n’ai pas pu faire donc… Alors la SNCF, vos employés au guichet ont été super et, de façon générale, j’ai été surprise par le calme des gens face à cette situation. Mais revoyez votre communication, pitié…

Le chat casseur d'iPhone

Le chat casseur d’iPhone

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La lose, une fois que tu l’as, elle te lâche plus

De façon générale, je me vois comme quelqu’un de plutôt chanceux, malgré quelques périodes noires. Mais j’ai quand même une solide poisse et ça continue encore et toujours et non, ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait ! Non mais vous en connaissez beaucoup de personnes qui partent en Martinique et se prennent le déluge du siècle ? Ou qui se retrouve avec une fuite d’eau massive alors que sa chaudière ne marche plus et qu’on est bien sûr au coeur de l’hiver ? Mais là où j’accumule, c’est dans ma relation avec la SNCF.

sncf

Jeudi, neige donc. Malgré ma joie enfantine, je pressens le drame : je dois rentrer samedi dans mon pays en train et forcément, je sens que ça va être drôle. Déjà, le vendredi soir, alors que je quittais le boulot bien tard suite au rush d’avant vacances, je me pointe à la gare pour rentrer chez moi. Prochain train à « retardé ». Ce qui en général, en langage transilien veut dire : « en fait ton train est annulé, attends le suivant mais on n’ose pas le dire ». Sauf qu’au bout de 10 mn, j’ai froid jusqu’au tréfond donc je pars prendre le métro. Du coup, une fois chez moi, j’appelle un taxi pour le lendemain matin, sentant que me rendre à Austerlitz s’annonçait périlleux.

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Arrivée à Austerliz : 7h10, Kenya a encore fait caca dans sa panière donc après avoir récupéré mon billet, je fonce aux toilettes pour nettoyer tout ça. Oh ben y a du monde ! C’est le froid qui rend les vessies sensibles ? Bref, je fais mes affaires (je crois que j’ai au passage bouché les toilettes), je vais faire mes emplettes au relais H (les magazines féminins ont toujours un goût de vacances), un petit passage à la brioche dorée pour un petit déjeuner et voilà. Je zieute le panneau d’affichage : train à 7h40. Ouf, j’ai eu chaud, j’avais oublié qu’il ne part pas à 54 comme d’hab mais là, j’ai encore 15 mn de marge… Mais tiens, pourquoi le train n’est pas affiché… et que celui de 6h58 n’est pas encore parti ? Pas de panique, je savais bien qu’il y aurait du retard.


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Sauf qu’Austerlitz est une gare ouverte, il n’y a pas vraiment d’endroit pour attendre au chaud, sauf le café qui est bondé. 8h15, je finis par me déplacer en espérant trouver un coin plus chaud. 8h35, quasi une heure après le départ prévu, on a enfin une voie annoncée. Ouais, je vais enfin pouvoir me mettre au chaud, j’ai mal aux pieds. Je marche vite jusqu’à mon wagon, je grimpe dedans et avance, un peu étonnée : ils nous donnent des couvertures maintenant ? J’avise ma place, à côté d’une jeune fille à l’accent bien de chez moi. Je lui demande pourquoi on a des couvertures. « Parce que le chauffage est en panne dans ce wagon! ». Non… non ! Je vais pas passer les 6 prochaines heures (et même 7 en fait, entre le départ qui n’a pas eu lieu de suite et les trois arrêts supplémentaires que nous avons fait pour remplacer des TER annulés). Et bien si. Je m’enroule comme je peux dans la couverture. IL y a une ambiance un peu étrange, on se croirait dans un film catastrophe où l’on serait des sinistrés sous couverture de survie. Sauf qu’on n’a pas de couverture de survie et ça pèle.

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Me voici donc partie pour 7h de froid intense, impossible de dormir tellement j’ai froid, je me demande si je ne vais pas perdre un orteil dans l’opération. Je vérifie épisodiquement que Kenya qui ne moufte pas est toujours en vie. J’ai froid que j’en ai mal, j’ai même une cicatrice au niveau des chevilles, là où ma chaussure s’arrêtait, tellement ma peau était sensible. Pourtant, les gens ne s’indignent pas. On fait contre mauvaise fortune bon coeur même si ça m’agace de constater que la SNCF nous parque dans ce wagon sans chauffage (avec la mention passage interdit sur les portes des wagons qui communiquent avec nous, histoire qu’on se sente encore plus pestiférés) sans rien faire de plus. Moi, je dis pas, mais il y avait quelques enfants dans le wagon, ça aurait été bien d’essayer de les replacer ailleurs, quand même. Heureusement, vers 14h, la vente ambulante arrive et nous offre gracieusement un café. Du coup, on commence à papoter avec ma voisine. C’est le seul truc que j’aime bien dans ce genre de galère, je me fais toujours une pote dans l’affaire. A la fin, on comptait limite les minutes qui nous séparaient de la gare d’arrivée en se désolant de ne plus voir de neige. On en a eu tout le trajet, jusqu’à 10 mn de l’arrivée, pfff.


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Sortie du train, Kenya se remanifeste et vomit (je crois qu’elle essaie de me faire comprendre que les voyages ne lui plaisent pas), mes parents me récupèrent et me ramènent à la maison où la cheminée est en route. Un bon repas, une décoration de sapin et une lecture de magazine interrompue par une sieste plus tard, mes 10 orteils sont toujours là. 24h plus tard, mon nez reste sec et ma température normale. J’ai passé 8h dans le froid, sans bouger et même pas j’ai la crève ? Si je chope rien les prochains jours, je me ferai surnommer wonder woman, je vous préviens !
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En tout cas, après avoir testé le train sans clim en été (et même deux fois), j’ai fait le train sans chauffage en hiver. Je vais bientôt pouvoir écrire un livre sur les loses de voyage.

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J’ai deux cœurs

(Promis, la semaine prochaine, retour de la question love and sex mais en ce moment, j’ai pas trop la tête sur les épaules mais ça va  aller)

Cette semaine, j’ai été en vacances. Oh, pas assez, j’ai repris le travail hier. Oui, dans ma boîte, prendre le vendredi, c’est perdre le samedi donc j’ai tendance à revenir juste pour un jour.  Mais ces quelques jours passés dans le sud réveillent à chaque fois en moi cette sensation : j’ai deux cœurs.


J’aime Paris, ma vie parisienne et toutes les possibilités qu’elle offre et mes amis, bien entendu. J’aime Toulouse, ma famille, mes amis là-bas, la détente, la vie plus calme et plus saine. Mon coton en témoigne : le soir, il ramasse moins de saleté dans le sud que sur Paris, c’est un fait. Parfois, je me dis que si Paris et Toulouse étaient à 1h l’un de l’autre, ce serait parfait. On me chuchote à l’oreille qu’en avion, ça prend à peine une heure mais je dis non. Rien qu’aller à l’aéroport, j’en ai pour quasi une heure, sans compter que mes parents n’habitent pas du tout Blagnac donc une autre heure, sans compter l’heure à respecter pour l’enregistrement, l’embarquement, blablabla. A la limite pour un week-end, je dis pas (bien que ça m’ennuie de demander à mes parents de venir me chercher si loin) mais pas plus. Mais j’envisage de plus en plus le train de nuit.


J’aimerais bien avoir mes deux vies côte à côte dans l’espace. Chaque départ dans un sens ou dans un autre est une petite fêlure tout en étant une joie. Quand je redescends dans le sud, je me fais bichonner par maman, je revois mes amis qui me racontent leur vie. En plus ces derniers temps, il s’en passe des choses, j’ai parfois l’impression de rater l’essentiel. Oh, on va me dire à juste titre que je ne peux pas être présente pour tout le monde, que je dois aussi vivre la mienne, etc. C’est vrai, je le sais mais bon, des fois, je me sens tellement en décalé. Déjà dans mon vocabulaire alors que je n’en ai même pas conscience. Par exemple, j’expliquais à Guillaume «je suis rentrée, j’étais complètement jetlaguée ! ». Il me regarde « hein ? Quoi ? T’étais quoi ? ». Heu ? Mais c’est typiquement parisien de la comm de franciser des anglicismes pour en faire un adjectif ? Bref, quand j’explique que j’étais sur « une opé », personne ne comprend… La comm m’a tuer. J’ai beau toujours me moquer des anglicismes à outrance des présentations d’opération (brandé, trend, early adopter, streetstylé, les remixers…), je suis en train de les intégrer malgré moi. AAAAAAAH !




J’ai donc deux cœurs. Quand je redescends, des fois, je me prends à imaginer que je retourne ici, au pays où la vie est plus douce, moins chère. Avec mon salaire, je serais la reine du pétrole…Evidemment, je n’aurais pas le même. Mais revenir, c’est quitter ma vie parisienne et ça, je ne peux pas. Je n’en ai pas envie, pas maintenant en tout cas. J’ai la sensation qu’il me reste des milliards de possibilités ici. Alors je reste avec mes deux cœurs, je rate des trucs à Paris ou dans le sud, selon où je me trouve. Et je prie pour que la SNCF mette ENFIN Toulouse à 3h de Paris. On peut toujours rêver.

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The D(éménagement) day

[Pour mémoire, je m’en étais arrêtée là]


Ce qui est bien dans ma vie, c’est que dès que je planifie un truc, ça ne se passe jamais comme prévu et y a des jours où ça fatigue un peu, quand même. Donc comme convenu, Madinlove devait arriver chez moi vers 11h pour aller chercher le camion avec Vicky, Tatiana et Lucas devaient arriver à 12h et c’était parti !




10h45, mon portable vibre : « Je serai en retard, mon train n’avance pas – Madinlove ». Putaiiiiiiiiiiiin ! Même quand je m’en sers pas, la SNCF me cherche ! Bon, bilan de la situation : on doit avoir récupéré le camion avant midi sinon Kiloutou ferme jusqu’à 14h30 (super) donc on doit agir vite. Opération « changeons de plan ». J’attrape Kenya et la mets dans son panier, on la largue en trente secondes chrono chez ma soeur (chez qui j’ai réussi à ouvrir la porte du premier coup, je n’y arrive jamais normalement, je suis restée 15 mn dehors, une fois). Ensuite, on trouve le Kiloutou, Vicky va conduire vu que je n’ai jamais conduit en région parisienne et que je ne comprends strictement rien au périph’. On fait les papiers, Vicky est mise en conductrice, on file. On se prend des bouchons de folie car il y a des travaux dans le coin, Madinlove est arrivé entre temps et nous attend devant mon nouveau chez moi où on doit repasser prendre le frigo et le vieux lave vaisselle que j’avais dans mon premier appart quand j’ai emménagé et que j’ai remplacé par une machine à laver. Le proprio m’avait « gentiment » suggéré de laisser ma machine à laver à la place quand je lui avais demandé à l’emménagement si je pouvais enlever son lave vaisselle. Dès le départ, il a essayé de m’arnaquer, j’aurais dû sentir qu’avec lui, ce serait souvent à sec avec du verre pilé. Donc le lave-vaisselle avait moisi dans le garage de mes parents pendant 4 ans et avait été monté par mon oncle et ma tante quand ils sont venus installer mon cousin sur Paris



Et le frigo ? Ben celui de mon ancien appart étant carrément mieux (avec un réfrigérateur), j’ai décidé de faire un échange. Je rappelle que mon ancien proprio avait refusé de me régler 800 euros de facture de plombier qui devait lui échoir utilisant le prétexte que je m’étais faite arnaquer, je pense que ce petit échange standard est une très légère compensation. Bref, on arrive à l’appart, on charge la machine et le frigo et on doit repartir vers le Kiloutou récupérer la voiture de Vicky car nous en aurons besoin rapidement. Vicky veut à tout prix conduire le camion, on monte dedans et là, en sortant de chez moi, « krrrrrrrrrr ».

Vicky : Qu’est-ce que c’est ?

Moi : C’est pas les diables qui roulent derrière ?

Madinlove : Heu non, tu viens de décaniller le vélo garé juste là.




Bon, comme on est pressés et qu’on revient dans une poignée d’heures, on vote et on décide qu’on mettra un mot à notre retour. Au kiloutou, les embouteillages deviennent denses, Lucas et Tatiana sont envoyés au café à côté de la maison pour patienter et à 13h30, on peut enfin se garer au fond d’une espèce d’impasse qu’il y a à 50 mètres de mon appart, je laisse un petit mot avec mon numéro de téléphone au cas où. En sortant du camion, je regarde les dégâts. Le camion est enfoncé sur une bonne partie du côté. Bon, on va pas s’énerver, ça ne sert à rien.



On récupère Lucas et Tatiana, on va se restaurer au McDo vu l’heure. 14h30, il est temps d’agir, on retourne chez moi avec le capharnaüm toujours pas rangé vu que j’ai pas fini mais comme on pourra finir avec la voiture, opération : on vide tout sur le trottoir et on charge le camion. Evidemment, dans l’impasse où on avait garé le camion, y a aussi un gars qui déménage donc on est prié de pousser le nôtre. Sachant que ma rue est à sens unique avec de grosses barrières en fer soudées au trottoir tout le long, on va pas pleurer.



Mais tout le monde joue le jeu, les deux diables que j’ai loués nous aide bien et à 16h30, le camion est plein, direction nouvel appart. Là, les consignes sont simples : on monte tout (avec l’ascenseur, je passe au 3e étage, je suis une parvenue), on laisse tout sur place et fin des opérations. On transite les cartons du parking à l’ascenseur, de l’ascenseur à l’appart, ça monte, ça descend, ça avance bien. Une voisine peste après Lucas parce qu’on bloque l’ascenseur, il lui répond gentiment qu’on est en plein déménagement donc on fait ce qu’on peut mais « oui mais moi, j’en ai besoin! ». Je sens que mes nouveaux voisins sont charmants.




17h30 : tout est débarqué. Prochaine étape : ramener le camion à temps (18h) à Kiloutou et pleurer sur la facture.

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Merci la SNCF

Non, ce titre n’est pas ironique, je suis sérieuse. Je dis merci à la SNCF pour de vrai car elle a sauvé mon week-end, contrairement à la RATP qui m’a poussée aux  limites de la crise de nerf.

La semaine dernière, j’ai commencé mon nouveau boulot avec la dose de stress qui va avec. Parallèlement, je dois refaire ma carte d’identité pour mes prochaines vacances sinon je pars pas. Première tentative : non, les photos ne sont pas bonnes, on ne voit pas mes oreilles. Deuxième tentative vendredi matin avec des photos faites dans un studio photo
agréé : non, le fond est trop foncé et on ne voit pas assez vos oreilles (bordel, on voit que j’en ai deux!). Vous partez dans 7 semaines ? Ah mais non, madame, vous ne l’aurez pas votre carte, vous pouvez annuler votre voyage.


Donc j’arrive au boulot déjà énervée avec une certaine envie de pleurer. Oui parce qu’en plus du nouveau boulot, j’ai mes règles et force est de constater que depuis la mort de ma grand-mère, je suis sensible à tout et je pleure pour un rien. La journée se passe tranquille, je liste toutes les solutions possibles pour avoir des papiers d’identité à temps.

18h15, je quitte mon poste (super sérieux). Je mets normalement une toute petite demi heure pour aller à la gare, sachant que le train part à 19h05 mais je me ménage un peu de marge. Je reçois un texto de Vicky m’informant que la ligne 13 est perturbée (comme d’habitude) donc en prévention, je vais prendre la 4, ça me rallonge de 2 mn en moyenne. Je récupère donc la 4, m’assois en me disant « je suis large ». Sauf qu’à la station suivante, le métro ne repart pas. « Suite au malaise d’une personne dans le métro de devant, nous allons rester à quai quelques instants. »C’est ça oui ! Je sens le coup venir, ça va durer des heures. Et la bonne blague, c’est que je suis à l’arrêt Etienne Marcel : là où il n’y a AUCUNE
correspondance. Bon, je sors de la rame, je vais repartir en sens inverse. En sens inverse, le métro ne bouge plus non plus. Putaiiiiiiiiiin !


Bon, ok, c’est la merde. Je pars en courant vers les Halles, j’appelle Vicky : « Je serai jamais à l’heure, j’en ai marre…Y a jamais rien qui va, tout merde tout le temps et je peux pas avoir ma carte d’identité à temps… Bouhouhou ! » C’est ce qu’on appelle un craquage en règle. Arrivée aux Halles, je dois traverser toute la station pour récupérer la ligne 1 puis la ligne 12 pour arriver à la gare. Ouééééé ! Si vous avez été bousculé par un mini furie en larmes qui courait avec sa valise sur l’épaule, je m’excuse.


Arrivée à la gare sur les quais : 19h13. Même pas 10 mn après le départ. Bon, ben, me reste plus qu’à me faire rembourser ce que je peux. Alors que j’arrive à la queue, une mini contrôleuse vient me voir et je lui explique que je voudrais me faire rembourser parce que le métro était en panne bouhouhou et que je l’ai raté bouhouhou et j’ai pas les moyens de m’en acheter un autre bouhouhou… Bon en vrai, je ne pleurais pas vraiment mais j’avais la voix totalement brisée et  quand elle m’a dit que je pouvais échanger mon billet pour le prochain train avec juste 10 euros de retenue, je crois que j’ai jamais été aussi reconnaissante. Hé oui, un fois à la caisse, la petite guichetière très gentille me case dans le train de 21h05. Mon week-end est sauvé ! Je n’ai eu que 70 centimes à payer en plus. Au guichet voisin, une compagne de galère (elle aussi coincée à Etienne Marcel d’après ce qu’elle gueulait) a aussi trouvé une solution et est toute plus calme. Ouf.


Dans le train, je suis dans le wagon des victimes du métro ou de retards de train. Ah, apparemment, le train de 19h05 était maudit. En attendant, le truc dans cette histoire, c’est que je ne savais pas trop sur qui gueuler pour extérioser ma colère. La dame de la mairie de Plumes est très gentille, je peux à la limite gueuler sur l’état lamentable de la ligne 13 qui ne fonctionne jamais mais n’ayant pas de responsable RATP sous la main, ça m’aurait même pas défoulée. En attendant, je crois qu’il devient urgent de se mettre au yoga ou un truc comme ça car je ne peux pas me mettre à pleurer comme je l’ai fait à la moindre contrariété, même si elle vient au bout de 150 subies ces six derniers mois (même si j’ai mes règles), ce qui fait que je suis bouffée par le stress. Par contre, j’ai bien fait de me remettre au sport, j’ai bien survécu à mon sprint à travers les Halles.

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Liberté, je chéris ton ombre ?

Je voulais écrire cet article il y a 3 semaines, suite à une aventure qui m’est arrivée à Riches Lieux…

Et puis Marc Zuckerberg, le geek a l’origine de Facebook,  est venu en rajouter une couche. Un couche qui est tombée à point !

Vous êtes surement au courant de la dernière entourloupe de Facebook.

Mais oui la p’tite  entourloupe, foirée de chez foirée, car des esprits affutés ont déjoué la magouille…

Marco Z. avait tout bêtement changé les conditions d’utilisation… sans nous prévenir.

Paye ton contrat synallagmatique, Marco (ça c’est pour faire style j’ai fait 5 ans de Droit, ouhai, on y croit à mort)

So What ?

So Facebook a voulu nous mettre profond et l’a eu méchamment dans le cul.

(désolé d’être vulgaire mais face à cette malhonnêteté sournoise la vulgarité est une libération bienfaisante…)

Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site »

L’idée était donc simple.

Tout ce qui a été, est ou sera publié sur FaceBook est la propriété de Facebook.

De la photo de Tata Simone à mon article sur les dauphins tristes en passant par mon CV et la publication de ma version a capella de Walk of Life que je voulais soumettre à Capitol Records et… Ah zut alors j’peux plus, je ne suis plus proprio de mes créations…

Bim.

Marco a donc cru que c’était la fiesta.

Et puis 15 jours plus tard, vazy que je t’enlève le passage incriminé pour revenir à la version antérieure.
Avec un grand sourire et des explications sans queue ni tête sur son blog style :  » hu,hu,hu, en fait c’était une blagounette ».

T’es trop fun, Marco. J’te surkiffe.

Et pourquoi je vous saoule avec ce sujet ? Un sujet désormais passé…

Parce que je me dis que 999 fois sur 1000 quand j’achète un truc via internet, je ne prends pas le temps de lire les CGU en me disant que, dans nos beaux pays civilisés, les boites pensent un peu à leur avenir et n’essayent pas de nous entourlouper. Surtout que depuis qq temps en Europe les législations nationales font rentrer le principe de class action à l’américaine et que les entreprises ont interêt à se prémunir.
J’ai fait 5 ans de droit et en TD de Droit commercial, on a vu des arrêts de fou qui me font penser que les boites ont aujourdhui un bouclier juridique blindé…
Un bouclier, certes, mais pas un glaive !
Ce week end, je suis allé à Hyères les Palmiers (pffff, c’est comme si on disait Boulogne les Platanes…) et je n’ai pas lu les CGU de la SNCF auxquelles j’ai pourtant adhérées en cliquant sur le ptit carré. Si ça se trouve yavait marqué en tout petit qu’un contrôleur peut exiger d’une voyageuse un strip tease et…

Vous les lisez toujours les CGU, vous ?

Et au-delà, vous avez des réflexes de protection qd vous publiez  qq chose sur le web ?

Si on prends l’exemple des Vingtenaires, on a tous des pseudos pour cacher nos identités.
A dire le vrai, je suis sur que Nina l’a imposé plus dans une logique préventive (liberté de parole mais pas trop…) et surtout une logique sécuritaire. On ne sait jamais ; si un DRH, par essence pusillanime, passe sur ces pages, plus ou moins par hasard… Il pourrait juger déplacés les propos qui s’y tiennent (parce qu’il n’y a pas plus faux cul qu’un DRH) et estimer que cette sphère privée manifestement odieuse montre bien que la personne incriminée est aussi nulle dans le boulot… Oui, ça aime bien les raccourcis les DRH.

Au-delà de cette logique préventive, je pense à cet article publié dans le Tigre sur un certain Marc L.
Le rédacteur a réussi a retracer toute la vie de Marc avec seulement les traces qu’il a laissé sur le Web…
En fait, j’en viens même à me demander pourquoi l’Etat français veut mettre en place le fichier EDWIGE : le web est ton ami, Nicolas (oui, dans l’esprit, rien que pour moi, Nicolas sera mon ministre de l’interieur forever…)

Allez, je vous laisse sur le fameux fait d’hiver, celui qui avait été à l’origine de mon envie d’écrire une bafouille sur le sujet.
Anecdote rigolote mais, en fait, heu… pas tellement.

Il y a 3 semaine un vendredi soir, une mère de famille (marmaille hurlant en fonds sonore) m’appelle et me dit qu’elle a trouvé mon portefeuille…

Portefeuille dans lequel il n’y avait pas un seul numéro de telephone (parents, perso, portable, boulot, etc)

Pas une adresse valide vu que j’ai déménagé il y a 3 mois et que mes papiers étaient en train d’être refaits.

Mais la nana a tout bêtement tapé Lucas d’Amore sur Yahoo.

Pas Google, non non non, Yahoo.

Et elle est tombée sur mon CV que yahoo référence en première réponse, première page (38ème réponse et 4èmepage sur Google…) quand on tape mon patronyme…
Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez…

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But, ils ont changé… en pire

Je me présente, Nina, 28 ans, j’ai un pouvoir que personne ne m’envie. Dès que j’ai affaire à une enseigne, que ce soit la sncf, la ratp, free ou but, le pire arrive toujours. J’ai fini par dire que je suis parano, je me dis parfois qu’il faut un peu que je fasse confiance aux élements mais à chaque fois, la vie me prouve que j’avais raison de sentir que ça
allait merder. Au passage, les 8% qui avaient répondu que la merde allait concerner le lit ont gagné.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 01 novembre, Vicky m’emmène gentiment au But de Nanterre pour que j’aille acheter le cadeau d’anniversaire de mes parents pour mes 28 ans : un sommier et un matelas. On teste différents matelas, je les trouve globalement trop mou, j’aime les lits durs. Enfin, je trouve mon bonheur, un Bultex délicieusement ferme mais pas trop quand même, mes lombaires chantent déjà d’aise. Le vendeur étant occupé, on s’étale sur le matelas et on papote. Ce lit, mon vieux, il est terrible.



Une vendeuse passe et nous demande amusée si elle peut nous aider. Alors, de bonne humeur, je réponds : « oui, nous serions intéressées par ce lit, on aimerait donc l’acheter ». Oui, le « on » et le « nous » sont totalement volontaires. La fille m’explique que le lit n’est plus disponible mais qu’il ne devrait pas tarder à revenir. J’hésite une nano seconde mais suite aux conseils de Lucie, j’avais choisi But car leur livraison n’est pas chère. On remplit le formulaire « mademoiselle, je suppose ? » dit-elle en me faisant un clin d’œil. Ahah, on rigole. Elle met le 02 décembre en date de livraison mais me rassure, je l’aurai certainement avant. Je vais à la caisse, fai fièrement un chèque de 612 euros et jubile à l’idée de ce futur lit.


Et je le savais que ça allait merder. Mercredi 10 décembre, n’ayant toujours aucune nouvelle de But, je finis par appeler. « Bonjour, voilà, j’ai acheté un lit et j’attends de le recevoir, je m’inquiète un peu… » Sans un mot, la standardiste me passe le service literie. Notons que là, on est au top de l’amabilité, ça va être pire après. Le monsieur de la literie me répond que oui, mon lit est là en stock mais qu’on m’a pas appelé parce que y a des soucis informatiques. Les soucis informatiques chez But, c’est un peu comme un incident matériel à la SNCF, c’est un peu le terme générique qui signifie « ça a merdé sans qu’on sache bien pourquoi alors on met tout sur le dos de l’informatique ». Il me dit de rappeler l’accueil pour prendre un rendez-vous, je m’exécute.

« Oui alors on n’a pas de rendez-vous avant mardi.

– Ah, ok… Et vous pouvez livrer à partir de quelle heure ?

– 8h ?

– Et les plages de livraison, c’est quoi ?

– 8h-19h.

– Pardon ? Vous plaisantez ? Je vais pas prendre un RTT pour ça…

– J’ai rien d’autre à vous proposer. »

Bon, je raccroche en lui disant que je vais voir, ma sœur me propose de demander à Anthony d’attendre chez moi mais j’en ai marre de demander des trucs à Anthony, Alice, Vicky… Pour ne citer que les trois que j’ai le plus emmerdé avec ce déménagement.

Vendredi, je me lève de très mauvaise humeur. Disons que depuis la mort de ma mamie, je dors très mal et je suis très tendue donc ça arrive régulièrement que je me lève très énervée avec une envie de taper sur quelqu’un. Vendredi, je suis donc très énervée et décidée à faire livrer mon lit quand je veux. Parce que le problème, c’est que je pars vendredi 19 décembre en province pour une semaine de congés donc si je dois attendre un samedi pour me faire livrer, on tombe le 03 janvier. Donc j’appelle. J’explique à la standardiste que dans la mesure où ils n’ont pas été foutus de m’appeler pour m’informer que mon lit était arrivé, à eux de se démerder pour me le livrer quand je veux. Paniquée, elle me passe un responsable et là, c’est du grandiose. Je lui explique mon souci, exigeant d’être livrée un matin entre 8 et 10h car après, je pars en congés.

« Mais vous n’aurez qu’à vous faire livrer votre lit après vos congés. Ohlala, y a plus grave dans la vie ! ».

Quoi ? J’ai bien entendu ? Non mais il se permet en plus de me balancer ça sur un ton méprisant ? J’explose : « Non mais ça va pas de parler comme ça à vos clients ? Ca fait un mois et demi que j’ai acheté ce putain de lit, j’ai payé quasiment le prix d’un loyer et vous n’êtes même pas foutus de m’appeler pour me prévenir qu’il est arrivé !

– Mais bien sûr que si, on vous aurait appelée…

– Ben la preuve que non ! »

Bref, à force de gueuler, il me promet de mettre mon nom en premier sur la liste des livraisons le mercredi matin. Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore merder, sans doute parce que le responsable s’est limite foutu de ma gueule tout du long de la conversation.


Mardi, hier donc, coup de fil à 15h : « bonjour, c’est le monsieur de la livraison, je serai chez vous entre 11 et 14h ». Mais PUTAIN. En majuscule. J’explique une nouvelle fois mon cas au livreur et celui-ci me propose de m’appeler une heure avant pour que j’aie le temps de retourner chez moi du boulot. Simon, me sentant proche de la crise de nerfs, me propose de rester travailler à la maison jusqu’à livraison puisqu’avec les grèves de la SNCF (oui, je les cumule), je vais perdre un temps fou.

18h15, téléphone. « Oui, bonjour, c’est le monsieur de chez But (pas le même, le premier avait un accent pied noir, celui-ci était plus asiatique), y a un souci avec votre commande : votre sommier a des lattes cassées. Alors je vous livre le matelas maintenant et le sommier plus tard ou tout en même temps ». Je déteste déjà ce lit.


Donc on résume : mon lit que j’attends désespérément depuis un mois et demi est dans la réserve depuis on ne sait quand, j’ai fait le scandale de l’année vendredi pour pouvoir être livrée en premier, engagement qu’avait pris le responsable et qui n’a pas été tenu et pendant tout ce temps, personne n’a pu voir que le sommier était pété ? Bon,

je sens que je vais rédiger une lettre d’une amabilité fantastique à la RH de But et je vais même réclamer un geste commercial mais big le geste commercial. Non parce que j’ai besoin d’un meuble de salle de bain et d’un meuble d’entrée. Mais après, je vous jure que je ne mettrai plus jamais les pieds dans cette enseigne de ma vie. Déjà, y a une demi douzaine d’années, j’avais acheté chez eux une commode. En la montant, j’ai découvert qu’il manquait tous les côtés des tiroirs. ON m’avait dit que But avait changé, c’est vrai… C’est encore pire.

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Partirenweek-endàlalastminute.com

Par Jane

 


Imaginons un instant que vous soyez jeune et branché. Ou juste jeune. Que vous bossiez tout l’été comme un damné. Ou juste, que vous bossiez tout l’été. Que soudainement, l’envie vous prenne de vous échapper le temps d’un week-end. Que vous trouviez quelqu’un capable de vous supporter le week-end en question. Que vous suggériez de faire enfin ce week-end à Londres dont vous avez déjà
parlé tant de fois. Que la personne vous dise « Ok, on tente! » Au moment où vous dites « Ok, je cherche! » vous venez de faire une connerie monumentale. mais vous ne le savez pas encore.



Au commencement il y avait Jane qui avait convaincu Nina que Londres c’est le bien. Puis Jane se mit à la recherche du week-end parfait et pas cher. En se disant
que c’était faisable. Une capitale en été, c’est déserté, on y croit. Suivons cette dinde pas à pas.

Qui dit Paris-Londres dit Eurostar. Qui dit Eurostar dit « site SNCF ». Qui
dit SNCF dit… site alternatif. On clique sur l’onglet « offres spéciales », on rentre la date du week-end et le standing recherché, et bonne surprise, il y a des week-ends à partir de 163€! Sauf que quand on rentre la date, les horaires et l’hôtel, là, d’un coup, c’est plus du tout les tarifs de la page précédente. Et ce qui dépasse le moins du budget, c’est la lointaine banlieue londonnienne, quelque part entre une autoroute et l’aéroport. NEXT!


Sur PromoVacances, on file direct sur la rubrique « Maxi-Affaires », après l’expérience Eurostar, autant chercher directement le moins cher… Des tarifs alléchants, mais quand on lit les petites lignes, on découvre que les frais de dossier, les frais de remise en gare du carnet de voyage, les transferts, le petit-déjeuner ne sont pas compris. Du coup, les tarifs ne sont plus si intéressants.


Et pourquoi pas Nouvelles Frontières? Parce que leurs week-ends font 3 jours, et que le jeune actif, il n’a que 2 jours. Et le jeune actif, il pleure devant son écran, parce que les tarifs sont vraiment intéressants. Du genre moins cher que 2 jours avec Eurostar.

On va oublier les sites tournant sur le moteur de recherche de l’Eurostar (qui sortent les mêmes réponses, avec les mêmes prix qui grimpent dès qu’on part du « à partir ») et tous ceux qui doublonnent joyeusement.

Mais pour que cette soirée déprime ne soit pas totalement inutile, quelques conseils:

– Ne pas hésiter à se balader dans les sites, cliquer sur les onglets « week-ends », « bonnes affaires » et « dernière minute ». Parfois, ce ne sont pas les mêmes résultats qui ressortent.

– Toujours lire les petites lignes, et bien regarder ce qui est prévu et ce qui ne l’est pas dans le séjour. Parce qu’une nuit d’hôtel sans petit déjeuner, c’est
facilement 20€ à rajouter. Et que des frais de dossier + des frais de remise en gare du dossier, ça fait très vite grimper l’addition, avant même d’avoir mis un pied dans le train.

– Les résultats sont toujours triés par « coups de coeur ». C’est à dire, les plus chers ressortent en premier. Et l’option de classement par prix n’est pas toujours super visible, Mais en cherchant bien, on trouve, et même parfois dans le budget. Il faut alors relire les petites lignes (point 2)

Article non sponsorisé, mais on veut se faire offrir ce week-end hein!

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