J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

soirees

Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

bronzes-1978

Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

9001939-porte-verrouillee

Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

jennifer-lawrence-funny

2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

seduction

Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

couple-playing-in-water

Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

Le-fun

Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

charlie-ross-barbados-friends

De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

Rendez-vous sur Hellocoton !