El Nicho : cascades cubaines

Le 12 octobre – C’est la journée cascades ! Rendez-vous à 9h au bus mais ça bégaie un peu : on a changé d’heure pendant la nuit et personne ne nous a prévenus. On avait bien remarqué avec ma coloc qu’il faisait plus sombre mais on avait mis ça sur le compte de l’orage de la nuit passée et du temps maussade. Et bien non ! Du coup, ceux qui n’utilisaient plus leur téléphone comme réveil ont eu quelques soucis. Mais on arrive à décoller sans trop de retard. En route pour El Nicho !

La mangrove de Cuba

Gilet pour le bus puis on change de transport au bout d’une heure pour s’installer dans de vieux camions aménagés en… difficile de parler de bus. La balade est superbe. J’aime cette île. J’aime les paysages antillais et, pour une fois, je vois le soleil… Cuba 1, Guadeloupe 0, Martinique -1.

Camion emménagé en bus à Cuba Village cubain Paysage antillais : Cuba Village cubain

Petite halte rapide dans un village pour profiter du paysage, un petit âne portant un énorme grain de café en pierre trône sur la montagne. On repart et nous voici enfin à El Nicho. Une petite balade d’une heure, une heure trente, le long d’une cascade. Alors les cascades et moi, on n’est pas toujours amies vu que la dernière m’avait coûté le pare-soleil de mon appareil photo… sur le coup, j’avais craint que ce soit l’objectif. Là, je ne suis pas tombée, je suis fière de moi.

Cuba vieille voiture Un cheval perché sur la montagne Statue âne et grain de café

On croise des bassins à l’eau pure, des paysages sublimes. Pendant la montée, notre guide Lili nous montre plein de plantes, nous raconte leur utilité pour l’hygiène ou les petits remèdes. On croise des caroubiers, avocatiers, cafetiers et le manguier avec la petite anecdote qui va bien : “à Cuba, les femmes aiment beaucoup les compliments et on leur dit souvent qu’elles sont une mangue… parce qu’on veut les manger.” On en apprend un peu sur la vie cubaine, notamment les années 90, très pauvres, où il fallait adopter le système D pour s’en sortir. On arrive au “bassin de cristal” nommé ainsi car l’eau est transparente. C’est parti pour la baignade… Ouh, ça pique, l’eau est fraîche. Mais on s’y fait vite et la baignade est un vrai délice, ça fouette les sangs !

Végétation Cuba El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Panorama du haut d'El Nicho Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba

On redescend pour un déj sympa : soupe aux haricots, poulet, riz sauvage aux haricots noirs, courge (potimarron, je pense), papaye en dessert. Et en fait, la papaye, c’est pas top, ça a un goût de navet sucré. Le tout arrosé d’un jus de goyave fait maison et d’un cocktail “Naturel” que tu ne peux boire que là. Bon, , on nous dit ça à peu près à chaque fois. En résumé, c’est un cocktail entre le mojito et la piña colada. Pas ouf mais plus chargé que les cocktails de l’hôtel, quoi. On déjeune en musique avec un petit orchestre. En fait, beaucoup de jeunes font des études de musique et forment des groupes qui écument les restos et vivent du tourisme. Il faut savoir qu’ici, il y a une vraie culture de la petite pièce, le truc qu’on ne ferait jamais en France quoi… Il y a aussi un gars qui fait des caricatures. Il se met dans un coin et choisit un sujet. Et je fus l’une des heureuses élues !

Cuba, El Nicho, végétation

Le toit en bas, c’est celui du resto

Cocktail cubain et jus de goyave

Après le dej, on repart vers un autre bassin, à 200 mètres de l’entrée d’El Nicho mais là, il n’y avait personne. C’est fou comme parfois, s’éloigner de quelques mètres change tout. Première à entrer dans l’eau, dernière à en sortir. On se fait un petit cocktail dans l’eau, rhum-limonade, basique, parfait. Je barbote bien une heure mais la réverbération couplée à mon talent inné pour m’étaler la crème solaire n’importe comment, ça nous donne un dos cramé.

Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade

Retour à l’hôtel, petite sieste puis tentative de photographier le coucher de soleil. Echec, les nuages masquent la fin. Je remonte à travers les crabes qui sont de sortie. J’avais entendu parler des crabes rouges de Cuba, on en retrouve partout, jusque sur la terrasse du bungalow.

Crabe rouge de Cuba Coucher de soleil Cuba Coucher de soleil Cuba Crabe rouge de Cuba Crabe rouge de Cuba

Après le dîner, je traîne un peu au bar pour siroter une piña puis 22h30, je retourne à mon bungalow où ma coloc dort déjà. Je commence à repérer les gens que j’aime vraiment bien.

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C’est pas moi qui vieillis, ce sont les autres

Vendredi dernier, j’ai été confrontée au passé. Après quarante et quelques années de bons et loyaux services, le Dr Bartoldi, mon papa, a rendu sa blouse. Moment que je pensais ne jamais voir arriver. Nous voilà donc dans une salle des fêtes de ma ville natale pour fêter ça avec les amis de mes parents. On arrive sur place et là, que de sommets enneigés ! Les amis de mes parents sont vieux. Et finalement, mes parents ne sont plus si jeunes. Et moi non plus.

Bébé agité des années 80

Pourtant, je suis restée ce soir là la fille du docteur, celle que les gens n’ont pas vu grandir, celle que l’on confond toujours avec sa soeur, ce qui m’a valu quelques félicitations pour mes enfants si mignons. Non, non, je ne suis que la tatie. Mais en voyant tous ces cheveux blancs, ces gens que je n’avais pas vu depuis le mariage de ma soeur pour la plupart (il y a donc sept ans), qui venaient me voir “t’es laquelle, toi ? Celle qui s’est mariée ou celle qui avait la jambe cassée ?” ou “tu es la parisienne ou tu es celle qui vient de s’installer dans la région ?”. Ces gens qui ont vécu des choses en 7 ans… il y a ceux qui ne sont plus là, tombés sous les coups du crabe pour la plupart.

je vieillis

C’est marrant, sur cette série de photos qui correspond à Pâques/mon 2e anniversaire, je suis tout le temps en train de pleurer. Moi qui croyais avoir été un super bébé…

Ce genre de soirée me met toujours dans des états paradoxaux : plaisir de voir les gens, plaisir de voir mes parents contents, état de flottement agréable au fur et à mesure que les coupes se vident… et nostalgie. Parce qu’on n’est plus vraiment les “petites” Bartoldi, que bientôt, ce seront mes cheveux qui s’argenteront (déjà, j’ai du bol, à quasi 38 ans, je n’en ai qu’un de recensé). Que quand tu vois des gens de l’âge de tes parents qui traînent la patte, tu te dis que ça sera peut-être bientôt tes parents. Tu as l’impression qu’ils ne vieillissent pas, qu’ils sont toujours aussi jeunes malgré les cheveux blancs, bons pieds, bon oeil. Même que tu leur envies leur retraite et que t’as hâte de fêter la tienne pour pouvoir faire autant de trucs que ta mère. Et puis tu vois leurs amis à côté, ces compagnons de vie qui ont toujours fait partie de la tienne. Ces anciens trentenaires qui faisaient la bringue tous ensemble. Et là, tu vois que tes parents aussi, ils ont vieilli. Qu’il faut parfois parler un peu plus fort. Qu’ils perdent des trucs. Qu’ils se couchent plus tôt, que la sieste est quotidienne. Qu’ils vont souvent chez les médecins pour des visites de routine.

Faudrait que je propose à ma soeur qu’on refasse la photo 35 ans après… mais je refais pas la frange playmobil, par contre

Mes parents ont vieilli. Moi aussi. Mais tant que je ne vois pas les autres, je ne me rends pas compte… 

 

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

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J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

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Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

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Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

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On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

victor

Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

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Ode aux parents d’enfants jeunes

 

Des fois, j’ai des idées à la con. Je n’en ai pas parlé ici (car je ne vous parle pas de tout) mais dans 10-15 jours, ma soeur donnera la vie, à nouveau. Une petite fille cette fois-ci, encore un nouvel amour dans ma vie. Du coup, comme elle était seule ce week-end, son mari étant à l’enterrement de vie de garçon du mariage auquel il ne pourra pas aller pour cause de “ma femme accouche”, je débarque chez ma sista, tel un chevalier blanc armé des meilleures intentions et d’une patience à toute épreuve pour la soulager quelques heures de Saturnin. Mais je ne savais pas à quoi je m’attaquais.

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Saturnin, je l’avais pas vu depuis mi juin. En cause, des vacances qui s’accordaient mal, je descendais quand ils remontaient, on s’est loupés, quoi. Ma mère qui a eu la tribu en pointillé pendant un mois me disait régulièrement par téléphone “ohlala, Saturnin, il est à l’âge chiant, il n’écoute rien, il ne fait que de bêtises”. Même son de cloche chez ma soeur. Anne m’expliqua que sa fille, vers les deux ans et demi, trois ans, était devenue super relou aussi. Mais bon, la bonne cause avant tout : ma soeur doit se reposer, je vais gérer le petit. Oh misère !

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Je vous raconterai pas par le détail. Depuis quelques temps, il est passé en phase “oui”, il dit oui à tout ce que tu lui dis. Mais croire qu’il va le faire est une grave erreur ! Point d’orgue de ce fol après-midi : la sieste. Le monstrou a décidé que non, il n’en ferait plus. Et il a un lit de grand maintenant vu que a/ il escaladait son lit à barreau et b/ le lit à barreau a été retransformé en lit de bébé pour la petite. Du coup, tu le couches, il se relève, il sort de la chambre, il court, saute sur le lit de ses parents. Tu as beau jouer la psychologie, essayer de le calmer, menacer, crier, rien n’y fait. Plus tu t’énerves, plus ça l’amuse. Et puis, il est malin : quand tu le mets au coin, il réclame à aller pisser. Et comme il vient de verrouiller la compétence “je fais pipi aux wc” (juste avant sa première rentrée, bonne nouvelle), on peut pas le brimer là dessus. Autre carte chiaaaaaaaaaaante, l’astuce de “je suis une chiffe molle”. Quand il veut pas qu’on le mette au lit, il s’étale par terre et fait le mou. Quand on sait qu’il fait environ 1 mètre pour 15-20 kg, je vous dis pas le cauchemar. Oui, cet enfant est grand mais il n’a bien que deux ans et demi. Bref, après avoir échoué à lui faire faire la sieste, je l’ai trimballé au parc où il a fait plein de tours en poussant sa poussette (pourquoi pas), lancé du sable, cassé tous les châteaux qu’un gamin chelou qui voulait que je lui enlève le sable des cheveux construisait, poursuivait le même gamin pour lui jeter des feuilles en rigolant (il avait commis l’erreur de lui dire “non arrête!”). Puis je l’ai un peu baladé dans le quartier pour permettre à ma soeur de se reposer au maximum.

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19h, je suis sur un banc en face de chez ma soeur à siroter un truc frais, complètement défaite. Et là, je me dis deux choses. La première “je ne ferai jamais d’enfants” (sa copine qui a eu un enfant 3 mois plus tard doit actuellement gérer la crise de “mon fils mord et crache sur les autres”) et la deuxième “mais bordel comment fait ma soeur ?”. Non parce que si elle n’a pas pris tant de poids pour sa deuxième grossesse, ma soeur fait des enfants de type “poulets fermiers”, bien lourds avec de charmantes cuisses. Donc notre demoiselle devrait approcher voir égaler les mensurations de son frère (4,4 kg pour 54 cm), ce qui fait que ma soeur doit gérer un baby bump de compète.

[USA ONLY] Barcelona, Spain - Shakira posed for a photo shoot of her bare pregnant belly, where the singer smiled and held her baby bump while wearing just a gold skirt and matching bikini top. The 35-year-old pop star awaits the arrival of her baby with footballer Gerard Pique. The couple recently launched the "World Baby Shower" movement, highlighting children around the world who suffer from illnesses. AKM-GSI          January 16, 2013 [USA ONLY] To License These Photos, Please Contact : Steve Ginsburg (310) 505-8447 (323) 4239397 steve@ginsburgspalyinc.com sales@ginsburgspalyinc.com or Keith Stockwell (310) 261-8649 (323) 325-8055  keith@ginsburgspalyinc.com ginsburgspalyinc@gmail.com

Mais la vraie question c’est “pourquoi faites-vous un 2e enfant quand le premier est aussi relou ?”. Alors il est vrai que quand ma soeur est tombée enceinte de la petite, Saturnin était dans une phase mignonne. Il disait certes non tout le temps mais restait plutôt de bonne composition. Mais les gens qui font mettons 3 enfants, comment ils font ? Je veux dire entre la phase du non, la phase du “je jette”, la phase du “je tape”, puis l’adolescence dans sa globalité et d’autres phases que je ne connais pas, pourquoi on s’inflige ça, sérieux ? Je suis à la fois admirative et terrifiée. Admirative devant ceux qui arrivent à gérer et terrifiée à l’idée d’être un jour concernée. Heureusement, je viens de changer Güdrun, son successeur est aux aguets. Quant à Victor, ma douce moitié, il a trouvé la solution “pourquoi faire un gosse quand on pourrait adopter un autre chat?”. Ma foi…

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Bref, je vous admire, parents de jeunes enfants… parce que je pense que je serai pas capable d’en faire autant !

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Change… de cheveux pour commencer

Ces derniers temps, je suis fatiguée, blasée, lasséeeeeeeeee. Toujours ma crise existentielle qui n’en finit pas de ne pas finir (vu que je n’ai pas trouvé la solution à “je sers pas à la société, que faire de ma viiiiiiiiie ?”. En gros), beaucoup de travail qui me provoque une crise d’asthme mental qui n’en finit plus. Non mais juste pour illustrer la violence du truc : dimanche, après un petit massage en duo et un déjeuner tranquille, Victor et moi retournons chez lui pour traîner un peu et s’offrir une sieste. Et là, j’ai dû rentrer chez moi pour bosser. Quitter les bras accueillants de mon mec pour bosser. Un dimanche. Voilà.

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Alors des fois, tu as envie de changement mais :

  • tu n’as pas forcément envie de changer de boulot parce que t’es quand même bien placée dans la hiérarchie, que tu peux continuer à creuser un peu ton trou et que, quand même, y a des sujets intéressants. Là, par exemple, je me frotte au community management sur un film, truc que j’avais très peu fait (étonnant au vu de ma grande cinéphilie…)
  • T’as la méga flemme de repartir passer des entretiens et co alors que ça ne fait que 9 mois que tu es là et que, surtout, tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire ensuite (cf crise existentielle). Je veux dire changer pour faire pareil, je vois pas ce que ça va m’apporter à part des giclées de stress parce que tu passes des entretiens en cachettes aux petites heures de la matinée, à l’heure d’avaler un sandwich ou en fin de journée quand tu as le cerveau en compote, que tu cours pour pas te faire gauler. Tout ça pour faire pareil mais ailleurs. Peut-on dire que le fait de changer de lieu de travail pour faire pareil est un changement ? Heu… mmmm, pfffff. En plus, ma boîte déménage dans une quinzaine de jours donc voilà.
  • côté vie privée, tout va bien merci donc rien à changer
  • côté appart, c’est pas à l’ordre du jour non plus, merci
Lonely girl with suitcase at country road.

Lonely girl with suitcase at country road.

Alors niveau changement dans ma vie, il ne reste pas grand chose. Eventuellement me trouver une nouvelle marotte (mais j’en change déjà tous les 18 jours en moyenne) ouuuuuu… travailler sur mon physique. Une intro de 373 mots tout ça pour vous dire que je suis allée chez le coiffeur.

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Le coiffeur, ah, le coiffeur. Vous ne vous imaginez pas la prise de tête que ça peut être. Tête, cheveux, vous l’avez ? Je suis très fatiguée, j’ai le droit de dire de la merde. Je considère depuis longtemps que mes cheveux font partie de mes atouts séduction vu qu’ils sont bien épais et souples. Donc l’un des gros drames de ma vie, c’est de trouver un bon coiffeur et c’est chaud. Rapide histoire : j’avais une coiffeuse bien bien dans ma ville natale mais aller chez le coiffeur quand je descends moins de 48h de temps en temps, ça devenait compliqué. Donc je suis partie à la recherche d’un coiffeur sur Paris et là, j’ai souffert. J’ai commencé par un coiffeur “sans rendez-vous” qui a commencé par une attente d’une bonne demi-heure calée sur un quart de fesse sur un tabouret coincé dans un coin d’un salon bondé où ça virevoltait autour de moi (sans me coiffer pour autant). La fille qui prit mes cheveux en main fut fort sympathique mais pour la détente, on repassera. Puis j’ai testé des Tony and  Guy pour me faire coiffer par des hair artists qui me faisaient tous la même coiffure, un salon avec un coiffeur bipôlaire qui me mettait super mal à l’aise (paie ta détente, encore).

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Puis j’avais trouvé mon parfait partenaire de cheveux, un gars sympa qui s’occupait bien de ma chevelure folle, qui m’a accompagnée sur les chemins de la rousserie avant de m’amener en blondie. Mais il a fini par me quitter pour s’installer au Luxembourg… le pays, pas le jardin (oui, j’ai posé la question) avec sa femme et son fils. Et on est repartis pour une errance : d’abord sa remplaçante qui m’avait fait une coiffure atroce très en vogue chez les dames d’un certain âge et qui m’abandonnait régulièrement dans un coin du salon, me bousillant un après-midi (paie ta détente, encore et toujours) puis le salon “juste à côté de chez moi” où on retourne au principe de gens qui passent pour un coup de ciseaux. Comme ils ne refusent personne, je me suis donc retrouvée abandonnée 45 minutes au bac parce que tu comprends, faut laisser poser le shampoing (Mais…). J’ai fini par m’énerver, paie ta détente. Bon, la 2e tentative fut plus réussie.

When I was blonde... et un peu hipsta

When I was blonde… et un peu hipsta

Puis samedi, je suis allée chez un coiffeur hipster grâce à une réduc sur Balinéa (mon site préféré), un relooking cheveux. Parce que voilà, puisque je peux pas changer plein de trucs dans ma vie, je peux travailler sur mes cheveux (enfin, les confier à un spécialiste) puis ça tombe bien, j’avais des racines quasi blondes avec le soleil. Donc après 2h de papouillages (il existe peu de choses au monde aussi kiffantes que le massage crânien, avouons-le), je ressors de la brune à nouveau avec des mèches et des dégradés, des boucles travaillées, on aurait dit que j’allais enchaîner direct avec la soirée des Oscars. Bon, un shampoing plus tard, reste une couleur et un dégradé impeccable mais sur le coup, ça a fait du bien.

J'avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l'heure où j'écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l’heure où j’écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’ai souvent travaillé sur mon apparence quand j’avais besoin de changement mais que je ne pouvais rien enclencher. Après la rupture avec l’Italien, après une période d’un an et demi à me prendre des baffes, j’ai décidé de marquer un virage… en devenant blonde. Puis quand j’ai changé de poste en septembre, j’ai voulu re-marquer le coup en devenant brune. Là, en parallèle, je joue à me faire des “challenges” sportifs genre les challenges 15 km où je vais à la salle de sport et je fais 15 km sur différentes machines. En général : si je suis seule, 6, 5 km de vélo elliptique, 3,5 km de vélo, 3 km de tapis de course (je marche) et 2 km rameur; si je suis avec Anaïs, je fais 6,5 km sur vélo, 6,5 sur vélo et 2 sur rameur. Dès que ma boîte aura déménagé, je rajouterai le challenge 7 km : 7 km de nage par semaine. En parallèle, j’essaie de suivre un programme “Low sugar no soda”. Low sugar parce que le no sugar me fait quand même chier mais j’aimerais limiter ma conso de sucre aux fruits/ jus de fruits (composés uniquement de fruits, sans sucres ajoutés) et à quelques yaourts. Le no soda, c’est plus pour tester un truc. En fait, j’ai un souci de dyshidrose aux pieds depuis 5 ans, c’est insupportable. Mais j’ai eu 2 grosses périodes de rémission : quand je me suis cassé la jambe y a 5 ans, j’ai plus du tout eu de dyshidrose pendant 2 mois puis là, après les Philippines, j’ai rien eu pendant un mois et là, ça revient. J’ai tendance à identifier une cause alimentaire vu que ça ne correspond pas à mes pics de stress. Donc j’ai deux suspect principaux : le chocolat et les sodas (je bois beaucoup trop de Coca Zero). Je commence par virer donc le coca et je verrai.

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Bref, en attendant de trouver ma voie, je change mon apparence. Peut-être que ça ne fera aucune différence mais au moins, ça m’occupe. Puis je vous ferai peut-être chier avec des infographies de mes performances sportives… Juste pour m’entraîner à faire quelques infographies en fait.

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Les sites de rencontre, ça juge que sur le physique

Ce week-end, entre deux intenses séances de sieste (arrivée de l’automne ou nouvelle vie, je ne sais mais qu’est-ce que je roupille), je découvre cet article de Slate relayant deux caméras cachées dénonçant la grossophobie supposées des hommes sur les sites de rencontres (Tinder, plus précisément). En gros (sans mauvais jeu de mot) : il ont créé des profils avec des photos en mode bombasse puis ont grimé l’homme et la femme en gros. Si les hommes ont fui en courant (à peu près), les femmes sont restées et 3 ont accepté un 2e rendez-vous : naaaaaa, les hommes, c’est que des salauds, les femmes, elles sont moins sur l’apparence.

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L’article de Slate posant les bonnes questions quant à la validité ou non de ces caméras cachées, je saute ce passage pour poser la vraie question : juge-t-on sur le physique sur les sites de rencontre ?

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Bien évidemment.

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L’expérience en question se passe sur Tinder, LE site de rencontre basé uniquement sur l’apparence puisqu’on n’a, pour choisir ses proies, qu’une ou deux photos avec, éventuellement, un petit laïus qui vous éclaire à peu près autant sur la personne qu’un briquet dans une forêt. Evidemment, d’autres sites sont plus complets, on vous demande en prime votre taille, votre poids, la couleur de vos cheveux et yeux (on ne quitte pas le physique), votre silhouette et votre style vestimentaire. Voire tes sous-vêtements pour le classieux Adopte un Mec. Pour ne pas se cantonner à l’enveloppe, allons demander le métier, les revenus (suis-je ce que mon salaire fait de moi ?), ton signe astro… Aaaah, quand même, on te pose quand même quelques questions sur tes goûts culturels et activités du week-end, des fois que. Mais ne mentons pas : quand on navigue sur le site à la recherche de l’âme soeur, la première chose que l’on voit d’elle, ce sont son pseudo, son âge et, en gros, sa photo.

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Au fond, je ne comprends pas pourquoi on stigmatise les sites de rencontre sur le jugement sur le physique et, en l’occurence, la grossophobie. Dans mes jeunes années, quand je draguais en boîte, j’ai jamais chopé un mec grâce à mon DEUG d’histoire mais plus grâce à mes atours bien mis en avant (mon décolleté et ma jupe courte, donc). De toute façon, vu le volume sonore du lieu, j’aurais pu réciter toute l’oeuvre de Platon qu’on m’aurait pas entendue. Et c’est partout pareil. A part de très rares histoires de coups de foudre sur des forums ou autre ou le visage de l’autre est et reste caché (et encore, pour combien de temps ?), la première chose que l’on perçoit de l’autre, ça reste son physique. Bien sûr, il peut arriver qu’en connaissant mieux une personne, on lui découvre un charme insoupçonné alors qu’au premier coup d’oeil, elle ne nous avait pas particulièrement séduite mais là, on sort du cadre de la première rencontre.

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Alors donc, les gros (et surtout les grosses si je reprends l’expérience de Simple PickUp) n’ont aucune chance sur les sites de rencontre. Pour ma part, ce que je vois dans cette vidéo, ce n’est pas tant une histoire de gros/grosse qu’une arnaque. On a tous connu le date où la personne en face n’avait rien à voir ou presque avec ses photos, qui s’était rajouté des centimètres et enlevé quelques kilos. Embellir un peu la réalité, ok, c’est le jeu mais là, on n’a plus du tout à faire à la même personne. Et si la politesse et la peur de blesser la personne m’empêchera de faire un scandale et je resterai au rendez-vous (comme les femmes de la vidéo), je n’aurai pas envie d’aller plus loin. Pas que je n’aime pas les gros mais j’en ai assez de jouer les infirmières : si tu as du mal à assumer à ce point ton physique, abandonne les sites de rencontres et va voir un spécialiste qui t’aidera à accepter ce corps qui te déplaît tant.

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Car, hey, comme on dit, chaque pot à son couvercle. Mate les couples dans le métro, tu verras que l’amour (ou du moins le flirt) n’est pas réservé aux tailles XS. Evidemment, tout le monde aura une anecdote qui dira que non mais c’est pas vrai, que c’est plus facile de choper quand on est mince. No idea, j’ai pas de stats sur le sujet mais même si je carre pas mon cul dans du XS, j’ai jamais eu de soucis à choper. Même quand je me mettais en silhouette “curvy” parce que je traduisais ça par “fille à courbes” (je suis un 8, moi madame) et pas par “quand même bien grosse” mais comme je mettais une photo de moi en pied, personne n’a été déçu.

 

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Obsessed

(à lire façon chuchotement. J’imagine mes articles de blog comme une pub pour du parfum si je veux, d’abord).

Depuis le mois de mars, je suis légèrement fatiguée : des nuits très courtes et pas forcément parce que je fais des folies de mon corps (malheureusement), des week-ends chargés. Bref, les week-ends où je ne fais rien, je dors. Beaucoup. Et par conséquent, comme je laisse mon corps m’éveiller quand il en a assez, je me souviens de mes rêves. Non parce que ma prof de bio m’a expliqué plus jeune qu’on ne se souvenait de ses rêves que quand on se réveillait avant la fin et en semaine, je suis trop épuisée pour me réveiller avant que le réveil ne me dise que ça suffit, je dois quitter mon lit. Mais fin du chapitre “en ce moment, je suis fatiguée” et passons au réel sujet de cet articles : mes rêves.

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Parmi mes rêves, on retrouve le classique “en ce moment je suis stressée donc je rêve que je dois passer mon bac d’allemand et je ne parle plus un mot de la langue de Goethe” ou ses variantes “je passe le bac de français dans 3 jours et j’ai encore lu aucun des bouquins du programmes” ou encore “je dois soutenir ma maîtrise incessamment sous peu mais j’ai pas commencé à l’écrire”. Ici, mon subconscient veut rappeler à mon conscient que professionnellement, je suis un peu stressée-débordée. Ah super merci, j’avais pas assez de mes journées pour percuter ! Mon subconscient est parfois un peu con. Mais j’ai également les rêves humides, ceux que j’adorerais déclencher sur commande. Dans ces rêves, je vis une sorte de passion avec une personne, c’est un peu genre “raaaaaah, on n’en peut plus de passion, aimons-nous vivants devant tous ces gens qui n’en demandaient pas tant”. A peu près. Le casting de l’autre varie selon ce que mon subconscient a en rayon : ça peut éventuellement être une personne vue à la télé (mais pas trop) ou plus souvent des personnes de mon entourage, parfois même des gens que je déteste. Dans ce cas là, le match entre mon ça et mon moi est intéressant car y a toujours un moment dans le rêve où j’ai une certaine logique “non mais attends, tu vas pas coucher avec telle personne, tu la détestes !”. La dernière fois, pour tout vous avouer, la personne détestée avec un (énorme) appareil génital tout noir. Pas noir “appartenant à une personne noire”, non, noir nécrosé, plutôt. Là, mon cerveau surchauffait “non mais attends, je peux pas coucher avec lui, je le déteste et c’est dégueulasse son truc” “mais ta gueule, c’est un rêve érotique” “non mais là, je vais pas me laisser mettre ce truc à moitié crevé dans ma petite grotte d’amour, pardon hein!”. Pour l’interprétation de ce type de rêves, je vous laisse fouiller sur les forums.

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Mais parfois, parmi les gentilles personnes (dont certaines que je connais pour de vrai) qui prêtent leur enveloppe à mes fantasmes oniriques, se cache le fantôme du passé. Celui que l’on a désiré mais qu’on n’a pu avoir parce qu’on était en couple, parce qu’on n’a pas osé. L’aurait-il voulu ? Ca reste sujet à interprétation. Pendant longtemps, ce fut Fabien, ce garçon aux yeux dorés avec qui je faisais de la radio. Peu à peu, il s’est effacé, laissant place à d’autres. Mais depuis quelques temps, un nouveau tient un peu la corde, nous l’appellerons Arthur. Dans la vraie vie, quand je l’ai vu, ça a à peu près fait “aaaaaaaaah, miam miam, il est pas mal, il a une voix de dingue et il sent bon” (combo magique). Puis à force de se voir souvent dans un contexte pas érotique, ça calme. La compatibilité très relative de nos caractères aussi. Puis il y a eu des hommes dans mon lit pendant ce temps, même certains qui ont pris un peu de place, ceux qui ont obsédé mes moments d’éveil car ils ont fait leurs gros connards mais n’ont pas daigné me donner une explication digne de ce nom. Mais dans mes nuits, Arthur passe, Arthur hante. Arthur se comporte en parfait petit ami. L’autre nuit, alors que nous étions une sorte de jeune couple en voyage de groupe (UCPA je crois), il va à un moment se chercher un truc à boire et me ramène une tasse de chocolat chaud alors que je n’avais rien demandé, spontanément, comme ça. Dans la vraie vie, je préférerais un café mais ça va, ça passe.

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(vous pouvez acheter ce tableau sur Etsy)

Alors, une fois éveillée, je réfléchis. Faut-il prendre le taureau par les cornes ? Nos chemins se sont séparés, je n’ai qu’un mail pour le contacter, je ne sais plus rien de sa vie, il ne sait plus rien de la mienne. Peut-on réellement envoyer un mail à un mec “bon, écoute, je fais régulièrement des rêves érotiques avec toi donc mon subconscient semble regretter qu’on n’ait pas couché ensemble donc enlève ton slip, j’arrive. PS : c’est quoi ton adresse ?”. Non, non, non ! Je veux dire je suis la meuf qui s’énerve quand on la prend pour un objet sexuel, c’est pas pour me comporter de la même façon avec les mecs. Oui, j’ai envie de ton corps, bébé, de ta voix, je veux un mec like you mais juste pour passer le désir que j’ai pour toi, il semble évident que nous n’aurons jamais aucun avenir ensemble.

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Parfois, j’ai la sensation que ces fantômes sont ceux de garçons où j’ai cru ressentir une réciprocité dans l’attirance. Mais bon, mon conscient à d’autres chats à fouetter (et à caresser), peu importe au fond. On se recroisera peut-être à la prochaine sieste.

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Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

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