C’est le mystère du Connemaraaaaaaaa

[En un, je m’excuse de ce titre immonde, je vous autorise à me flageller (enfin, envoyez photo avant) et en 2, je suis même pas sûre qu’il y ait un mystère dans la chanson car je la connais pas, je déteste Sardou]

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Comme ma banquière m’a fait remarquer que j’étais tellement riche que je devais placer pour avoir des réductions d’impôts (ah ?), j’ai décidé de cramer ma fortune en voyage. Donc après l’Egypte, la Corse, les virées dans mon Toulouse adoré, à Lyon, à l’Ile de Ré ou même à Versailles (de jour ou de nuit), les Vingtenaire dot com sont heureux de vous présenter : Nina en Irlande. L’histoire commence en juin. Un dimanche comme un autre, quatre filles brunchent. Oh non, c’est pas Sex and the City, ça mange un peu plus gras et ça se marre bien. Autour de la table, l’incontournable Anaïs, Isa rousse de mon ex club de plongée et sa copine Joy. Nos deux amoureuses ont décidé : elles partent vivre en Irlande. Pour la faire courte, le job d’Isa a proposé de l’envoyer là-bas et elles ont dit oui. Donc à quatre, on se fixe une date : on viendra le week-end du 26-27 octobre, week-end de trois jours chez eux grâce à Halloween. Oui, petite aparté : en Irlande, les jours fériés fluctuent et tombent toujours un lundi car c’est plus sympa. Donc le lundi férié d’Halloween, c’était le 28. Je pose donc mon vendredi et mon lundi et nous voici parties pour 4 jours. Au menu : un vendredi à Dublin et le reste du week-end au Connemara. Là-bas, on sait le prix du silence (non mais pardon, promis, j’arrête).

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Vendredi, Dublin

Après un vol sans encombre avec Aer Lingus que je vous recommande, on pose nos fesses dans le bus, direction Dublin. Première mission : trouver la gare routière pour laisser les sacs. C’est pas qu’ils soient lourds mais j’ai pris mon gros sac de périple pour qu’on puisse y coller toutes nos affaires et ne payer qu’un seul bagage et je me sens un peu… encombrante on va dire. Pour marcher dans la rue, ça va mais si on veut rentrer dans un musée ou un pub, laisse tomber. Le gentil monsieur du bus nous explique qu’en descendant à l’arrêt, on va voir un immense machin et tourner à gauche. Woké. On descend du bus, on cherche le grand truc et effectivement, on tombe nez à nez avec une immense perche de 120 m qui va gratter le ciel. Ah oui, d’accord… Bon, on se retrouve dans une rue guère charmante de la capitale, on largue nos sacs et c’est parti : première étape, Trinity Collège.

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Il faut savoir qu’en Irlande, dès que tu dégaines un plan, quelqu’un arrive pour vous indiquer le chemin. Grande classe. On était un peu perdues, à la recherche du Trinity college donc on demande et là, la meuf blasée nous montre un immense bâtiment juste derrière nous. Ah oui, ok… Notre visite avait un but précis : the Old Library. Genre une immense bibliothèque en bois avec des vieux livres et des échelles pour monter aux rayonnages, ça m’émoustille… Enfilant mon plus beau Kway bleu poubelle, on entre donc sur le campus et là, je me dis que ma fac avait franchement pas cette tête ! On tourne et vire un peu avant de se rapprocher de notre but. Après une expo sur les enluminures qui m’a permis d’apprendre un nouveau mot en anglais (peacock, le paon. Ca va me servir tous les jours), on pénètre enfin dans le Graal du Graal. C’est un peu plus petit que ce que j’imaginais mais c’est quand même bien sympa, ça donne envie d’emprunter les échelles, fouiller dans les vieux ouvrages… Evidemment, on n’a pas vraiment le droit. On mate les bustes, on s’imprègne de l’atmosphère puis on finit par partir. Sous le déluge. Alors je tiens à préciser que lorsqu’on est arrivées, il faisait super beau, j’ai même crâné par texto. Un peu dépitées, on court se réfugier dans un pub pour déjeuner. Ah super, c’est un bar à tapas, paie ton typique. Bon, on va manger un fish and chips. Ah oui alors la bouffe irlandaise et moi, on n’a pas été super potes. C’est pas que j’aime pas mais c’est gras et je crois que je me tape une gastrite d’enfer depuis quelques temps, j’ai donc pu profiter de tous les plats ingérés des heures durant, c’est sympa. Bref, on déjeune tranquille et quand on ressort : il fait beau. On ne reverra plus la pluie jusqu’au lendemain.

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On continue notre balade. On remonte Grafton Street, une immense rue piétonne pleine de magasins qui me faisait furieusement penser à la rue St Rome de Toulouse en plus large. Des groupes jouent de part et d’autres (de vrais groupes avec des batteries, carrément), on croise des mecs qui tiennent des pancartes. Sur le coup, ça nous choque un peu puis on réalise que c’est l’équivalent de nos distributeurs de tracts, en moins polluant. On atterrit au St Stephen’s Park et au shopping center, on tourne, on vire, on décide de se rendre à St Patrick’s Cathedral, c’est facile, c’est tout droit. Oui, il faut savoir que, curieusement, j’ai un sens de l’orientation développé en Irlande, j’ai maîtrisé Dublin en 2*2. Sauf qu’Anaïs a quand même voulu vérifier sur la carte à mi chemin et un vieux monsieur apparaît “je peux vous aider”. “Oui…”. Erreur fatale. 20 mn de discours  écolo-techno-gaucho-utopiste (je crois, j’ai pas tout compris mais en gros, il parlait énergies propres, révolution technologique, que l’Irlande était trop forte en la matière et que y avait des Québécois dans l’université juste là et là, il a parlé d’impression 3D, j’ai pas trop compris le rapport. Puis il a décrété que  j’étais de gauche alors que j’ai à peine ouvert la bouche et tenté d’embrayer Anaïs sur le fait qu’elle était architecte et qu’elle devait construire des logements avec de l’énergie propre… Y a aussi eu des Irakiens en Suisse mais là, j’étais déjà en train de mourir) que j’ai tenté d’interrompre à base de “sorry, we’re late, our friend is waiting us…”. Ce qui n’est pas tout à fait un mensonge : on devait retrouver Joy vers 4h30-5h pm (oui, j’écris à l’anglo saxonne) et il était déjà 4h35 et nous n’avions vu ni la cathédrale ni le château.

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Bon, on finit par décoller, petit crochet par la cathédrale qu’on n’a pas visité à cause des quelques euros de prix d’entrée, on passe devant la Christ church, le château et le city hall très chouette. La ville commence à se parer aux couleurs d’Halloween, c’est amusant. Là-bas, c’est une institution mais je ne vous apprend rien. Petit passage par Temple Bar, on retrace le long de la Liffey pour aller mater une tour penchée et un joli bateau puis on remonte à Temple Bar retrouver les filles. A 6.30 pm, ça a “hiiihiiiiiiiiiii coucou salut!” sec à Temple Bar. Pour expliquer, c’est un ancien quartier ouvrier transformé en quartier hyper vivant avec des milliards de pubs bondés, surtout pour un vendredi soir veille d’un week-end de trois jours. Les filles nous amènent dans un pub au nord de la Liffey pour plus de tranquillité. Et là, ça a balancé du potin, raconté la vie en Irlande. Le tout arrosé de bière pour les filles et de cocktail-trop-bon-dont-j’ai-oublie-le-nom et de bailey’s parce que j’aime pas  la bière. J’ai essayé de siroter une Kilkenny, je crois, histoire de voir… Ben non, je trouve ça toujours aussi dégueulasse.

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Demain, je vous raconterai le Connemara car cet article est déjà bien trop long ! Bisous

 

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La Thaïlande, c’est pur sucre

Hého, je continue ma liste de trucs notés sur la Thaïlande (trucs que j’ai vus, je raconte mes vacances, je fais pas un reportage sur la Thaïlande)

– Les Thaïlandais aiment les choses très sucrées. Ils ne mangent pas de desserts mais ils ont beaucoup de boissons très sucrées, assez chimiques, de glaces du même acabit, il y a des bakeries dans d’immenses centres commerciaux. Autant vous dire qu’à un moment, tu satures. Et la version “diet” du coca, ça leur parle pas trop. Comme quand j’ai demandé à la cafétéria du centre commercial immense “do you have diet coke?” et que le mec m’a regardé comme si je lui avais demandé s’il avait vu des extraterrestres ce matin “No !”. Heu, ben pardon…

– Du coup, ils ont un anglais pas tout à fait comme nous. En fait, j’avoue que j’ai pas toujours tout compris (alors que je parle anglais assez aisément grâce à ma formation de l’an dernier, hein…). Et j’ai un réflexe très con de répondre “yes” quand je comprends pas. Exemple à l’aller dans l’avion : Moi : “I want a diet coke please” “blablablabla” “heu…yes!”. J’ai donc hérité d’un gin tonic (normal !). La même le dernier jour à Phuket, je demande un diet coke (la vie ne m’apprend rien), elle me le sert, je bois et…beurk. Je donne mon verre à mon voisin pour vérifier : “Ah oui, c’est un whisky coca en fait”. Je le finis et demande “water please”. Et là, la meuf me répond : “with whisky ?”. Je pense que les Thaïlandais me prennent pour une alcoolique.


– J’ai testé pour vous le massage thaï. En fait, je suis pas hyper calée en massage, je ne savais pas à quoi m’attendre et le massage thaï, c’est physique. C’est à dire qu’à côté, tous les osthéo et chiropracteurs vous font des petites papouilles. Disons que j’avais la sensation de n’être qu’un noeud et qu’elle devait BIEN malaxer pour les défaire. Et au moment où elle m’a tordue dans tous les sens, j’ai remercié mon hyperlaxie. Ah et petit effet kiss kool : j’avais un beau coup de soleil dans le dos. Le massage m’a limite donné envie de pleurer. Tout comme le moment où elle m’a tiré les orteils un à un. Mais après, tu te sens bien (si si).

– Dans ma grande fascination de tout ce qui évoque le communisme (faudra vraiment un jour que je comprenne d’où ça vient, j’ai dû être Bolchevik dans une vie antérieure), j’ai été intriguée par tous les portraits du roi Rama IX affichés sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un batîment officiel, temple bouddhiste… Pour la faire très courte sur la politique thaïlandaise, il s’agit d’une Monarchie constitutionnelle avec le roi Rama IX, au pouvoir depuis 1946… Mais c’est dans la partie “constitutionnelle” que ça s’agite méchamment avec un putsch de l’armée en 2006… Mais voilà, moi, ce que je retiens, ce sont ces portraits du Roi un peu partout.

– Retour sur la circulation thaïlandaise avec les fameux tuk tuk, ces espèces de taxis mobylette. Bon, à Phuket et surtout Patong, on perd un peu le côté mobylette vus qu’ils ont 4 roues, c’est du tuk tuk de luxe. Donc on peut s’asseoir entre 6 et 8 dedans (sans compter le chauffeur), c’est un peu le truc folklorique, un peu comme le petit train par chez nous sauf qu’il va là où on lui dit. Ou du moins, il essaie parce que bon, les cartes routières, ça leur parle pas des masses et nous voilà repartis vers l’hôtel sur la baie de Chalong avec en guide pour retrouver l’hôtel… moi. La fille qui a le moins le sens de l’orientation du monde. Et bien, incroyable, je l’ai retrouvé. Je suis fière de moi. Mais pendant le trajet, on s’est demandés quelques fois si on devrait pas en descendre pour qu’il arrive à atteindre le haut de la côte. Ce fut plein de suspense. Et je ne vous parle pas de tous les néons et des grosses baffles qui nous diffusaient de la bonne dance, la même que chez nous. Et les Black Eyed Peas à fond dans ton oreille, c’est encore pire que d’habitude.

– Les Thaïlandais ont un grans sens du kitsch, leur déco est… chargée. Tout ça ne fut pas bien Feng shui… On se croirait presque chez moi.

Demain ou un autre jour, je vous parlerai des Iles Similan, de la plongée et de Patong.

PS :La plupart des photos sont sans rapport mais elles me plaisent bien donc voilà. Genre le bus que j’ai mis pour illustrer les tuk tuk, c’est un bus, donc.

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La liste de la fille qui est contente que la semaine soit finie

Et en plus, là, j’ai un week-end de 3 jours. Ca tombe bien, mes parents sont là jusqu’à dimanche.

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– Cette semaine au boulot, on a eu quelques soucis techniques.Ca commence mercredi soir, 18h30. Alors que nous travaillions tous vaillamment, clac, plus de courant. Heureusement, ça revient vite mais y a plus de réseau, ce qui est un peu gênant quand on travaille sur le web, hein. Du coup, à 18h40, y a plus personne, les rares survivants dont Scarlett, Ioulia, Simon et le gars avec qui on avait partagé le taxi, Ioulia et moi, après la grande fête TGGP. Le lendemain, j’arrive tard vu qu’on n’était pas sûr de trouver du réseau. J’ai bien fait vu qu’il est revenu à 9h45. Et c’est pas fini. Donc, jeudi, St Valentin et je taffe sur 2 sites féminins, TMF et un autre qu’on va appeler Madame. Je travaille un peu sur le forum de TMF quand je reçois un mail d’une pigiste du mag qui travaille elle aussi sur le forum « j’arrive pas à me connecter ! ». Effectivement, ça avait ramé de mon côté, je me déconnecte et là, impossible de me
reconnecter. Je teste sur Madame, pareil. Je teste les autres forums, impossible de se connecter. Et ça enchaîne, les sites de TMF et Madame tombent. Donc me voici au chômage technique. Ca n’a pas duré toute la journée mais les sites féminins qui tombent le jour de la St Valentin, c’est quand même la lose.

– Mardi soir, je rentre après un verre en ville (oui, je suis sortie tous les soirs cette semaine) et je trouve une grosse enveloppe de mon proprio. Alors pour ceux qui prennent le blog en route, j’ai pas de très bonnes relations avec mon proprio depuis qu’il a refusé de me rembourser le plombier sous prétexte que je m’étais faite avoir. Et en plus, chaque année, en avril, il augmente mon loyer alors forcément, je suis pas super optimiste, là. J’ouvre et là, pif, que vois-je ? Un chèque ! De 102.67 ! Hé hop, ça va direct dans la cagnotte
déménagement, mouahahah !

– J’ai un nouvel argument pour déménager : un de mes voisins se met au piano. Je sais pas qui mais jeudi matin, vu que je suis partie plus tard, j’entends quelques notes, puis une gamme… Penser à ne jamais mettre mes enfants au piano parce que c’est chiant.

– Dans la famille Boulet, je demande la sœur. Mercredi, ma sœur se crame salement la main en se renversant du thé dessus. J’ai vu les dégats, en effet, elle a même des cloques. Donc elle se fait ça au boulot et le soir, elle a tellement mal qu’elle décide d’aller à l’hôpital. Après s’être fait jeter d’une clinique privée, elle finit enfin par trouver l’hôpital qu’on lui a indiqué. Sauf qu’il y avait eu une explosion et donc des gens un peu beaucoup brûlés dans le même hôpital qu’elle. Alors forcément, quand elle a montré sa main, on lui a gentiment indiqué qu’elle n’était pas du tout prioritaire.

– Hier soir, resto avec mes parents. En partant de chez ma sœur, on taquine ma mère « allez, maman, c’est toi qui nous guide ! ». Bon alors déjà, elle trouve pas les escaliers. Je précise que le couloir de l’étage de ma sœur est totalement rectiligne et doit comporter une dizaine de portes grand max. Donc faut limite le faire exprès de pas trouver. Bref, à chaque intersection, elle partait pas au bon endroit. Devinez de qui je tiens mon incroyable sens de l’orientation ? Au resto (où on était déjà allés), c’est un festival « bon, je vais prendre ce plat – Ah non, y en a plus ! ». Un vendredi soir à 20h30, y a pas la moitié des plats ? C’est une blague ?

– Dans la famille Boulet, les deux sœurs qui sont capables de prendre le même bus et de ne même pas se voir.

– Cette année, j’avais pas de Valentin pour la fête du même nom mais c’est ma faute aussi, j’arrête pas d’ignorer les textos romantiques de semi Russe. Mon préféré : « plan grosse queue ce soir, voisine ? ». Mais comment je fais pour résister ? Peut-être parce que j’ai perdu mes hormones (oui, comme chaque année, en février, grosse baisse de libido, c’est le froid).

– Bon, on sait enfin quand on va déménager : le 22, on doit faire nos cartons (enfin, le pluriel est un peu abusé parce que j’ai un cahier et 3 mags à amener) et le 25, on déménage nos meubles au petit matin. Sauf que le réseau sera installé vers 16h30. Alors Simon nous autorise à travailler chez nous plutôt que de passer la journée à regarder pousser les arbres. Du coup, là, j’ai un week-end de trois jours et le week-end prochain, limite rebelote puisque travailler à la maison, ça voudra dire que je peux me lever plus tard. Bon, ça m’embête un peu de déménager vu que je me suis fait plein de copains dans la boîte mais là, on va être affilié à la cantine d’une grande radio du groupe. La sse-claaaaaa !

Voilà, contente que la semaine soit finie parce qu’au boulot, tous ces bugs ont bien tendu tout le monde. Surtout que le retour du froid nous a tous claqué et on était tous bien contents que ça se termine. Et lundi, c’est RTT !

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Les vingtenaires n’existent pas

Début du mois d’octobre, je vais chez mon marchand de journaux glaner les titres du mois. Au menu, notamment, Technikart, ze magazine de référence de bobo qui se la pète. Je suis pas une bobo qui se la pète mais j’aime bien faire genre. La preuve : je roule même pas en Velib, je prends le métro. Ceci étant, vu mon sens de l’orientation, aller au taf en Velib, c’est la garantie de ne jamais y arriver ou alors très tard. 

Mais je m’égare, pour changer. Donc Technikart, en couverture, un petit con de 15 ans en costard, le dossier du mois ? Les ados tâclent les trentenaires, du genre « poussez vous les vieux, on arrive ». Et comme d’hab, qui a disparu du tableau ? Nous, les vingtenaires. Et bordel, ça me gonfle ! Parce que si les ados veulent piquer la place des trentenaires, les « vieux », nous, on fait quoi ? Personne ne veut piquer nos places, c’est déjà ça, mais peut-être aussi parce que nos places ne font pas envie. Ou alors, la vingtaine, c’est un âge où on est occupé à faire des études et à trouver un job donc bon, qui aurait envie de ça hein ? Ben, ça fait peut-être pas envie mais va falloir en passer par là, messieurs les ados, il ne suffit pas d’écrire un roman pour passer directement de la vie d’ado chez maman à celle de trentenaire épanoui. 

Je n’aime pas l’idée de conflit entre les générations, dès le départ. Je suis vingtenaire parce que je suis née en 80, ce n’est pas pour autant que je crache sur ceux dont l’âge commence par 1 ou 3, ça n’a aucune importance à mes yeux. Le 06 avril 2010, je passerai trentenaire, est-ce que cette date symbolique changera ma vie ? Est-ce qu’à partir de là, j’aurai le droit de dire du mal de la génération post soixante-huitarde « qui a tout pris et ne nous a rien laissé » ? Je crois pas, non. La seule différence, c’est que ce jour là, je passerai dans la catégorie des « trentenaires », celle qui a apparemment toute légitimité à ouvrir sa gueule, contrairement à nous, les vingtenaires. Je l’ai déjà dit sur ce blog à plusieurs reprises, notamment dans l’édito, mais j’ai l’impression que les médias ne s’intéressent pas à ce que nous avons à dire. Les ados, ça intéresse, forcément. C’est l’âge de la rébellion, de la formation de l’identité et, apparemment, les ados consomment beaucoup les artistes qu’on leur impose. Achète Star Ac, Nouvelle Star ou Popstar, achète  du rap, de l’émo rock, du métal, selon ta tendance. Achète des fringues, va voir ce film « de toute une génération avant même sa sortie ».
Ce sont tes parents qui payent, tout va bien. Pareil pour les trentenaires : hé, vous êtes posés dans la vie, vous avez un salaire et peut être même une famille, achète chez nous, achète chez nous ! Alors que les vingtenaires, étudiants, chômeurs ou jeunes travailleurs, t’as pas de tune et tes parents ne te paient plus rien parce que t’es grand alors on va pas te parler, tu consommes pas. Oui, moi, par exemple, je ne vais jamais dans aucune boutique, je n’écoute pas de musique, je ne regarde aucun film, je ne mange même pas. Bien sûr, et mon cul, c’est du poulet ? Ce n’est pas parce qu’on est une génération qui, sur le papier, consomme moins qu’il faut toujours nous oublier. 

Quand je regarde ma (courte) vie, je me rends compte que j’ai vécu 100 000 fois plus de trucs en étant vingtenaire qu’en étant teens. D’ailleurs, ma crise de rebellitude alcoolique, je l’ai vécue à 25 ans. Exception ? Pas si sûr, j’en connais pas mal dans ce cas mais c’est logique quelque part : ado, je vivais sagement chez mes parents dans ma petite ville de province, ne pensant pas à faire de conneries. Une fois partie dans la grand’ville faire mes études, je découvrais une nouvelle liberté que je ne goûtais pas immédiatement, me
retrouvant vite en couple option « les soirées pantoufles, c’est mieux que les soirées défonce ». Après, j’ai déconné, je suppose que c’est un passager un peu obligé même si ma rebellitude a vite trouvé ses limites et elles n’étaient pas bien loin. Dans ma vingtaine, j’ai vécu le célibat sage, le célibat survolté, des aventures éphémères, une vraie relation de couple. Dans ma vingtaine, j’ai déménagé, quitté ma région d’origine pour la capitale pour ma carrière. Dans ma vingtaine, j’ai connu la fin des études, le chômage, mes premiers emplois. Dans ma vingtaine, j’ai crée un blog et ça fait 2 ans et demi que je trouve quotidiennement quelque chose à dire. 

Et après, on voudrait me faire croire que ma décennie n’est pas intéressante ? On croit rêver !

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La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

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– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

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Ma famille de tarés

Des fois, vous me lisez et vous vous dites que je suis quand même un peu bizarre, y a un boulon mal serré dans mon petit cerveau… Et bien je vais vous raconter quelques épisodes de mon week-end familial, vous allez comprendre.

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Bon, je les retrouve hier soir au resto à 21h30 au lieu de 20h30 car le rendez-vous que j’avais avec l’asso a été décalé de 18 à 19h30. En gros, je suis en train de me faire baiser et pas comme j’aimerais, je vais récupérer 200 euros et basta parce que « tu comprends, maintenant que tu nous as envoyé un recommandé, on est obligé de te déclarer et faut payer les cotisations sociales ». Franchement, je suis épuisée, bravo, ils m’ont eu à l’usure, bravo. Je les ai virés de mon CV, tant pis. Je veux récupérer ma tune (parce que c’est toujours pas fait) et oublier cette expérience. Donc, j’arrive au resto, je dois expliquer tout ça, prendre la colère de ma mère (contre eux, pas contre moi). Bon, le repas est très bon, la serveuse vient de la même ville que nous donc de suite, ça rapproche. Je m’en fous plein la panse, on discute, on rigole. Ma mère craque sur le petit seau en fer dans lequel est insérée l’addition, c’est vrai que c’est mignon, ma sœur voit déjà un seau de ce genre accroché aux crochets qu’il y a sous son tableau (pour écrire avec de la craie, pas un tableau de peinture) dans l’entrée.

 

Ce matin, on se retrouve sur Paris et on décide d’aller traîner à la butte aux cailles. Dans le bus, ma sœur commence à me raconter les exploits de ma mère. « Non mais hier soir, on l’a laissé partir devant et évidemment, elle se plantait tout le temps mais le pire, c’est quand on est rentrés dans l’immeuble, elle est partie à droite et s’est planté devant la porte du voisin ! Et puis c’est pas tout. Tu sais ce que j’ai trouvé ce matin dans l’entrée ? Le seau d’hier ! » Oui, ma mère adore piquer des trucs dans les restos, les hôtels (et même quelques fois dans des magasins) mais bon, ça fait 26 ans qu’elle est ma mère, il est temps d’assumer. Bon, on se balade et vers 13h, on va au resto et là, c’est du n’importe quoi : les gens renvoient tous leurs plats en cuisine car c’est trop ou pas assez cuit donc nous, on commence à baliser. Finalement, on a pas de soucis, on assiste un peu à la scène de ménage du couple derrière. En gros, la nana voulait déjà pas manger là et pour en rajouter, y a un pichet de vin de 15 euros qui apparaît sur leur addition alors qu’ils n’en ont pas bu. Alors que nous, de notre côté, on a eu une bouteille à 30 facturée 15 !

 

De là, on part au centre commercial de la Place d’Italie et c’est parti, la famille Bartoldi en représentation. Déjà, mon père veut voir le match de rugby pendant qu’on shoppingue donc on cherche un bar avec télé mais raté donc on va à Darty mais aucune télé n’est sur la bonne chaîne. Ni un ni deux, ma sœur met la deux, personne ne réagit mais mon père n’est pas à l’aise donc on repart et finalement, il regarde le match dans la boutique France Telecom (je sais pas pourquoi ils diffusaient ça mais on s’en fout). Bon, finalement, y a trop de monde et ça nous saoule donc on récupère mon père et on repart prendre le bus où ma mère se fait une nouvelle copine. Oui, dans la famille, c’est génétique : dès que quelqu’un a envie de parler, c’est sur nous que ça tombe. Donc la dame raconte sa vie à ma mère, lui expliquant qu’avec son mari, ils sont venus vivre sur Paris car là où elle vivait avant, les hommes mourraient dans des accidents de la route à cause de l’alcoolisme et les veuves avaient tellement le « feu au cul » qu’elles tournaient autour de son mari. Ma sœur rigolait comme une bossue en regardant la scène, je me cachais dans mon plan de bus pour pas que la dame voit que je me marrais, c’est pas poli.

 

Bon, on se balade tout ça puis le soir, on va au resto, à côté de chez ma sœur et là, ma mère se fait encore remarquer, ma sœur râle : « mais arrête, j’aimerais bien pouvoir revenir ! ». Genre à un moment : « Ouais, en fait, ils sont que deux à servir. Enfin, deux, un et demi, j’ai pas l’impression que le Paki, il… ». Là, elle a trois paires d’yeux qui la fusillent genre « taiiiiiiiiiiiis-toi ». Parce que le Paki en question, il est juste derrière. Dieu merci, à la fin, on a pu constater qu’il ne parlait pas français ou presque donc il n’a pas dû comprendre qu’elle parlait de lui mais quand même. Maman, fais attention, quoi !

 

Bref, on a passé une bonne journée, on s’est bien marrés. Entre le sens de l’orientation de ma mère, dont j’ai hérité, le culot de mon père genre je me mets à 10 mètres de la télé France Telecom, l’air de rien, alors que 10 personnes regardent le match et la recherche de la caserne d’Anthony (qui bosse ce week-end, d’où son absence), on s’est pas ennuyés. Ce genre de petits week-end, ça fait quand même du bien au moral !

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Dans le métro

Aujourd’hui, je rédige un petit article typiquement parisien mais qui peut s’adapter à plusieurs grandes villes. Parce qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire dans le léger, je vais vous parler du métro (et RER). Prenez votre ticket (ouais, c’est pas beau la gruge) et asseyez-vous sur un strapontin et on y va.
 
Bon, le métro, j’ai pas découvert à Paris, on en a un à Toulouse, un métro super moderne avec portes automatiques et sans chauffeur. Et on avait aussi nos heures de pointes, si, si ! Je me souviens, quand je sortais de cours à 18h, je devais partir vers la banlieue pour descendre à la station suivante et repartir vers le centre ville pour squizzer le monde à la station du Mirail. A la fin, je devais même partir deux stations plus loin vu qu’on était nombreux à appliquer la même combine.
 
Mais le métro parisien, c’est une autre dimension. 14 lignes plus 5 lignes RER, je ne sais combien de stations, c’est quand même quelque chose. Certaines stations sont purement dantesques. Par exemple Châtelet ou Auber, vous descendez d’un côté, vous prenez des tapis roulants, des escalators, des ascenseurs pour aller d’une ligne à l’autre. Montparnasse aussi, c’est pas mal avec le tapis « ultra rapide » avec une voix qui dit : « gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat » parce que si vous levez les pieds au moment où vous passez du tapis à bille (hyper casse gueule, soit dit en passant) au tapis roulant, ben paf ! vous tombez. Outre le ridicule de la situation, je vous le conseille pas, un coccyx, c’est fragile. Et puis un bleu aux fesses, c’est délicat et douloureux, pas top de passer sa vie assise sur une fesse car l’autre est hors service.
 
Mais surtout le métro parisien, c’est une aventure olfactive de tous les jours. Ca pue. Selon les stations où vous vous arrêtez, vous êtes agressé par une forte odeur de viennoiserie industrielle et bien lourde, à éviter en cas de nausée. D’ailleurs, le jour où je suis enceinte, je prendrai plus le métro parce que ce genre d’odeurs, ça vous fait rendre une femme qui va enfanter ! Et encore, ces odeurs sont les plus sympathiques ! Parce qu’un peu plus loin, vous avez droit à la forte odeur d’œufs pourris venant des égoûts voisins ou pire, l’odeur chaude et piquante de l’urine. Alors, ça, c’est un truc que je ne comprends pas ! Comment peut-on se laisser aller dans les couloirs du métro, c’est vraiment dégueulasse ! On n’est pas des chiens, que je sache ! C’est pas comme si y avait pas des sanisettes partout en ville ! Enfin, vous passez dans toute cette forêt d’odeurs pour le moins agressives, un vrai bonheur !
 
Maintenant, prenons une Nina, un poil étourdie et pas vraiment douée du sens de l’orientation, et mettons là dans les dédales du métro parisien. Ca nous fait plein d’anecdotes. Par exemple, hier soir, je suis sortie au théâtre, j’avais rendez-vous avec Sab à Bastille. Inspirée, je décide de quitter le RER A à Auber plutôt qu’à Châtelet et prendre la ligne 8 pour gagner du temps. Je sors donc du RER et suis les indications « ligne 8 », je prends un tapis roulant et là, je me retrouve face à deux escalators, l’un en direction de Créteil, l’autre Balard et aucun panneau pour me dire quelle direction je dois prendre donc au hasard, je prends Balard. En montant les escaliers, je me représente le plan. Ah bien y réfléchir, Créteil est à droite du plan, Bastille aussi, par rapport à Auber/Opéra, je prends pas la bonne direction, je suis sûre ! (droite = est mais bon, je suis pas géographe, moi). Le métro arrive, je monte dedans et regarde le plan : ouais, je suis pas dans le bon sens ! Bon, je ressors aussi sec, je décide d’aller de l’autre côté mais les panneaux m’indiquent pas l’autre ligne 8 (oui, je suis pas censée la rejoindre à partir de ce quai-là !) donc je dois ressortir de la station et re-rentrer. Bravo le gain de temps !
 
Un autre jour, je déjeunais dans le sentier avec une collègue de l’asso. En repartant, j’étais perdue dans mes pensées, occupée à dresser la liste de tout ce que je devais faire (bonjour le truc) et donc, je fais pas gaffe, je le prends dans le mauvais sens. Donc je descends à la station suivante, Réaumur-Sébastopol, et décide de rejoindre Les Halles en prenant la ligne 4. Mais y avait pas les panneaux indiquant la liste des stations donc je choisis une direction au hasard et évidemment, je prends pas la bonne. Du coup, je suis descendue à la station suivante pour prendre la ligne 9 et rejoindre St-Lazare. Oui, j’ai un art certain pour perdre du temps. Par contre, une fois, j’ai été trop forte : en suivant la direction que je pensais la bonne, je me suis plantée et me suis retrouvée dans l’autre sens… Et finalement, je me suis rendue compte que j’ai bien fait de me planter puisque j’avais choisi la mauvaise direction. Oui, je sais, des fois, faut que je descende de ma planète.
 
Sinon, le métro est un haut lieu culturel où se produisent des artistes au talent… particulier. Quand je bossais en CDD, je devais prendre le RER pour aller dans la ville sur laquelle je travaillais. Systématiquement, à une station, montait tout un tas d’artistes, accordéonistes ou chanteuses avec ampli qui avaient toutes la même voix (mais je ne dirai pas qu’elles font du playback), des trucs cauchemardesques, j’entendais même plus mon lecteur mp3 ! Le pire c’est un jour, j’attendais le RER dans ladite ville pour retourner bosser, j’étais au téléphone avec Gauthier. La rame arrive, je m’avance vers une porte et je vois un accordéoniste ! Donc je cours dans la voiture suivante… et tombe sur la chanteuse à ampli. Et meeeeeeeeeeeeerde !
 
Enfin, le métro est un haut lieu de drague. J’en ai subi pas mal, comme la plupart des filles. Des mecs qui me matent fixement, ce qui me met extrêmement mal à l’aise, de ceux qui me parlent de mon lapin en peluche accroché à mon sac. Le pire ? La main au cul. Classique aussi mais très désagréable. Maintenant, j’ai la solution : le bouquin et le strapontin. Dès que je peux, je m’assois et me plonge dans la lecture de tout et n’importe quoi comme ça, je fais abstraction de tout, une vraie petite bulle de détente ! Et franchement, je crois que c’est la seule façon de pas virer dépressive !
 
Alors, lecteur, si tu croise une petit châtain qui lit dans le métro et même continue sa lecture en sortant de la rame parce qu’elle a pas fini son paragraphe, avec un lapin en peluche sur son sac et qui ne regarde pas du tout où elle va (sans doute dans la mauvaise direction), y a de fortes chances que ce soit moi !
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Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.

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6 mois !

Le 28 mars 2005, je pose mes fesses dans le train corail qui relie Toulouse à Paris. Grâce aux merveilles de la carte 12-25, j’ai pris des places en première, ça me coûtait moins cher que de voyager en seconde. Je fais coucou à ma maman qui est au bord des larmes. « Tu vois, il y a 25 ans, tu naissais un week-end de Pâques où il y avait un changement d’heure. Ça faisait 25 ans que le changement d’heure n’avait pas eu lieu le week-end de Pâques et ça se produit l’année où tu pars. » On aime bien les théories tordues dans la famille.
Paris, c'est une blonde, Paris, reine du monde!!
 
Me voilà partie, le cœur lourd. Le samedi précédent, Gauthier a failli me faire pleurer en me faisant une magnifique déclaration d’amitié. La seule chose qui me motivait, c’est que j’allais vivre à quelques mètres de Julien, le directeur de publication du webzine qui me fait trop craquer. J’étais percluse de certitudes sur ma vie parisienne. 6 mois après, il est temps de faire un bilan.
 
Avant : Je pensais que Julien allait plaquer sa greluche qui vit loin de chez lui pour moi, que nous allions vivre ensemble et faire des bébés, à la longue.
Aujourd’hui : Julien qui ? Non seulement il n’a jamais plaqué sa greluche mais depuis que je vis sur Paris, nous nous sommes vus une fois… cinq minutes dans la rue. Je ne lui ai même pas payé le resto que je lui avais promis car il m’avait permis de décrocher mon premier stage. Du coup, en attendant qu’il plaque sa greluche, j’ai multiplié les aventures. Jusqu’à ce que je n’attende plus rien du tout.
 
Avant : Je craignais de perdre mes amis Toulousains.
Aujourd’hui : ils sont toujours là. Vive MSN, le téléphone, mes retours réguliers dans ma région et leurs voyages à Paris.
 
Avant : Je croyais que je ne me ferai pas d’amis, vu que je ne venais pas dans un cadre universitaire.
Aujourd’hui : Outre Victoire, Athéna et Linga, je me suis fait pas mal d’amis, surtout grâce à Internet mais aussi grâce au boulot. Lors de mon premier stage, j’ai sympathisé avec Zoé qui est devenue aujourd’hui une amie proche à qui je raconte tout (et elle en fait autant !).
 
Avant : je croyais que je me ferai agresser dans la rue ou dans le métro.
Aujourd’hui : Ben non. D’abord, les Parisiens ne sont pas tous de vilains voyous. Ensuite, dès ma première semaine, un événement m’a permis de relativiser l’insécurité nocturne parisienne. Mon premier vendredi en tant que parisienne, je pars avec Clara, son cousin, sa femme et le frère de celle-ci à la Foire du Trône, on s’amuse. Minuit, on part, contraints et forcés, on essaie tant bien que mal de retourner en ville. En effet, Clara et moi voulions aller à une soirée organisée par son ex boulevard Montmartre. On tourne, on vire, on se perd. A un moment, Clara dit à son cousin : « laisse-nous là, on va finir à pieds ! » En effet, nous étions persuadés que nous étions arrivées à bon port. On commence à marcher quand je vois une bouche de métro assez rétro qu’il me semble reconnaître. Puis j’aperçois un immeuble cerclé de néon rouge sur lequel est inscrit en énorme : « SEXODROME ». Oui, voilà, nous sommes bien à Pigalle, pas du tout où il faut, donc. Or, en province, Pigalle la nuit n’est pas synonyme d’havre de paix. Pas de panique, bras dessus, bras dessous, on redescend tranquillement mais sûrement vers le bar où nous sommes attendues. J’ai une théorie qui dit que quand on a peur de quelque chose, ça arrive forcément, surtout une agression dans la rue. En effet, une fois, à Toulouse, je rentrais tranquillement chez moi vers 23h30 en hiver, je prends une petite rue. Devant moi, un bonne femme qui, quand elle m’entend, commence à accélérer le pas. Connement, j’ai accéléré aussi. A la fin, la femme courait presque ! Elle n’aurait jeté ne serait-ce qu’un coup d’œil par dessus son épaule, elle m’aurait vue et n’aurait pas flippé. Je sais, c’était con mais imaginez si j’avais été trèèèès conne (et aussi plus grande et plus forte), j’aurais pu aller l’emmerder. Un agresseur, à mon avis, il choisit la personne qui a le plus la trouille. Non seulement personne ne nous a égorgées, volées, violées, agressées, tabassées, mais même, personne n’est venu nous adresser la parole. Ça a bien dédramatisé le côté glauque du « Paris by night ». Maintenant, je prends souvent le dernier métro (seule) pour rentrer chez moi.
 
Avant : je pensais que je ne m’inscrirais jamais sur meetic.
Aujourd’hui : seuls les abrutis ne changent pas d’avis…
 
Avant : je croyais adorer prendre les tapis roulants car ça donne l’impression de voler
Aujourd’hui : Après avoir pris les 2 tapis roulants de Châtelet deux fois par jour pendant un mois, j’aime beaucoup moins…
 
Avant : je croyais ne pas aimer le métro parisien trop bruyant et odorant à mon goût.
Aujourd’hui : j’avais raison.
 
Avant : je croyais que la vie était plus chère à Paris
Aujourd’hui : j’étais loin de m’imaginer à quel point.
 
Avant : je comptais arrêter de fumer en arrivant sur Paris
Aujourd’hui : Ahahahahah ! Quelle hypocrite.
 
Avant : je croyais que mon changement de vie allait me faire grossir
Aujourd’hui : j’ai maigri.
 
Avant : je croyais avoir envie de relations sentimentales durant plus d’une nuit
Aujourd’hui : la brouette, c’est bien aussi !
 
Avant : je croyais que j’allais passer mon temps à me perdre
Aujourd’hui : Et bien non ! La pollution n’a pas activé mon sens de l’orientation mais comme je ne connais rien, je suis particulièrement attentive et, donc, je ne me perds pas. En fait, ce n’est pas tant que je n’ai pas le sens de l’orientation mais surtout, je suis très distraite quand je chemine, perdue dans mes pensées…et je me retrouve perdue tout court.
 
Avant : je pensais que l’adaptation à la vie parisienne serait difficile
Aujourd’hui : Et bien pas du tout ! Paris, c’est comme Toulouse, ça marche tout pareil !
 
Avant : je pensais perdre mon accent
Aujourd’hui : Et bien je l’ai toujours mon accent toulousaing ! Et je crois même que je l’ai plus aujourd’hui que lors de mon départ comme si, inconsciemment, je l’accentuais pour marquer ma différence. Je revendique : j’ai le droit de prononcer le S final de moins, non mais !
 
Avant : je pensais croiser des gens connus dans la rue
Aujourd’hui : Je ne suis pas très attentive dans la rue mais j’ai croisé Jean-Pierre Darroussin, une fois… oui, d’accord, je l’ai reconnu parce qu’il parlait avec une preneuse de son équipée d’un micro énorme… Sinon, j’ai croisé des stars : Sébastien de la Star Ac (saison 4, je crois, a été éjecté dès le début), identifié grâce à ma sœur et Armande Altaï, identifiée par Anne (comme d’hab, moi, je regardais les vitrines, pas les gens). Clara a vu Nicolas d’Hélène et les garçons… Par contre, j’ai pas encore vu Brad Pitt. Ni brouetté avec…
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Christophe

Mes amis qui ne sont pas inscrits sur meetic me demandent souvent : « mais que ferais-tu si tu tombais sur un gars qui ne te plaît pas ? ». C’est en effet une très bonne question à laquelle je n’avais pas de réponse tant j’étais toujours tombée sur de charmants jeunes hommes. Jusqu’à hier soir. Je pense que toutes les personnes inscrites sur ce site ont au moins une fois un rendez-vous calamiteux. Le mien a donc eu lieu hier, une scène particulièrement ridicule que je m’empresse de vous raconter avec délectation tant la situation prête à sourire.

Depuis une semaine et demie, je me pose des questions sur meetic et ce genre de rencontres, suite à ma soirée avec Julien. Pour être honnête, ce jeune homme a fait volé en éclat toutes mes défenses. J’allais précisément sur meetic pour ne pas tomber amoureuse mais si les choses continuent à suivre leur chemin, je vais échouer. Mais je parlerai de Julien dans un autre article qui lui sera consacré.

Décidée à ne pas tomber amoureuse, je prends donc rendez-vous avec un jeune homme, Christophe, mais j’avoue que je n’étais pas confiante du tout. Je l’avais trouvé mignon en photo mais avait tiqué sur son âge (22 ans). Autant certains de mes amis aiment la chair fraîche, autant je me sens toujours plus à l’aise avec des hommes plus âgés. Mais c’est le charme de meetic : pour une nuit, on peut tenter l’expérience. Il commence à me harceler sur MSN pour qu’on prenne rendez-vous, je finis par accepter mais avec réticence. Déjà, bien que nous soyons sur MSN, il ne m’a strictement rien dit, si ce n’est une promesse de folles brouettes. Je restais méfiante, il me paraissait bien prétentieux, ce jeune homme. En une semaine d’inscription sur meetic, il a rencontré plusieurs jeunes filles mais n’est « jamais allé jusqu’au bout »… Celui-là, il sentait l’arnaque à plein nez.

Je finis par accepter un rendez-vous mercredi mais notre manque flagrant de communication m’a poussé à le reporter au lendemain : je n’avais aucune envie de l’appeler pour qu’on s’organise notre soirée (cela montre bien ma motivation…) donc je lui envoie un texto pour annuler, lui parlant de mon allergie au pollen. Soyons honnête : cette allergie m’a vraiment épuisée, mercredi, mais ça ne m’a pas empêché d’aller manger en ville avec une copine. Je rentre chez moi le soir et je le trouve sur le net donc on s’organise, j’ai droit à des réponses monosyllabiques. C’est le genre de comportement qui m’insupporte. Chez une femme, la séduction passe aussi par la communication, j’ai toujours préféré les hommes qui avaient des choses à dire plutôt que des types qui se contentent de me répondre : « oui », « non », « lol ». Par ailleurs, le jeune homme maîtrise parfaitement le langage SMS, je doute de sa maîtrise de la langue française. Quand on me répond : « on fé ce que tu ve », ça me fait un peu grincer les dents.

Joueuse, je lui donne rendez-vous devant l’église de ma ville qui a l’avantage d’être visible de loin et, surtout, de ne pas être située dans le quartier où vit Julien, ça éviterait toute rencontre malheureuse. A l’heure dite, je me motive pour y aller. Je me pose devant l’église et le jeune homme m’appelle pour me demander son chemin : il ne sait pas du tout à qui il a à faire, celui-là ! Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai un sens de l’orientation pour le moins sous-développé : si je vous dis de prendre à gauche, allez à droite. Bref, assise devant mon église, je contemplais avec distraction les volutes de fumée que j’exhalais grâce à ma cigarette, pratiquant activement l’autosuggestion : « tu ne dois rien à Julien, éclate-toi ma fille, tu es jeune, faut en profiter… »

Et, là, je vois Christophe qui passe devant moi en voiture et s’engouffre dans le parking. Trente secondes après, il m’appelle : « Ouah, t’es où ? ». Devant ton nez, andouille ! Donc je monte dans la voiture et là, je me suis soudain sentie très seule : outre le fait qu’il paraissait très jeune, il avait la panoplie complète de la racaille des clips de rap : une énorme bague, les chaînes, les bracelets… Evidemment, la radio vomissait du rap, qui est loin d’être ma musique préférée. Bon, on commence à tourner dans le quartier pour trouver une place et là, j’avoue que mon pouvoir d’autosuggestion marchait à plein régime : « Bon, ce type ne te plaît pas mais il est pas vilain. Arrête de cracher dans la soupe, tu ne le reverras pas, de toute façon ! ». Bon, évidemment, ma conversation ne fut pas des plus passionnantes. « Et alors, toi, tu habites par là ? me demanda-t-il.

– Ouais, un peu plus loin. »

Bon, il tourne un peu puis, au bout de cinq minutes, retourne sur le parking devant l’église et me sort : « Ouah, ça me gave ! On se remet ça à une autre fois ? » Donc, là, je le regarde, un peu édifiée, je lui signale qu’il y a certainement des places ailleurs mais, non, il ne veut pas en chercher. Donc je lui fais comprendre qu’il n’y aura sans doute pas de prochaine fois et je sors de la voiture en claquant la porte.

J’avoue que sur le chemin du retour, j’étais limite hilare. C’est certainement le plus beau vent que j’ai pris de ma vie mais je trouve la situation tellement ridicule que je ne peux qu’en rire. Quelque part, c’est ça la magie de meetic : deux personnes qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre et qui ne s’attirent pas se retrouvent durant cinq minutes dans le même véhicule…

Honnêtement, je ne pensais pas qu’une telle goujaterie existait. J’ai failli lui écrire un mail pour lui expliquer la base des bonnes manières. En effet, j’avoue que ça m’a plutôt arrangée de ne pas avoir à passer la soirée avec lui mais s’il fait le coup à une jeune fille peu sûre d’elle, ça risque de la blesser… Mais je n’en ai rien fait. Je me suis contentée de l’effacer de mes contacts MSN sans pour autant le bloquer puisque, de toute façon, j’imagine qu’il en a fait autant de son côté.

Honnêtement, s’il revenait vers moi pour me proposer un rendez-vous, je serais sidérée… Mais il ne lui manquerait rien !

Voici donc le récit du rendez-vous le plus foireux de ma vie, si on peut même appeler ça un rendez-vous. Mais j’avoue que mon auto-dérision m’a permis de voir tout le comique de la situation et il était hors de question de vous en priver.

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