Quand l’écriture redémarre

La semaine dernière, j’ai franchi un cap : 70 pages. Oui, j’ai dépassé les 70 pages tapées de mon roman de Maja (en tout, je dois frôler les 90 avec ce qu’il me reste à recopier). Une petite victoire, certes, mais un grand pas pour moi car je n’avais plus dépassé ce chiffre fatidique depuis Technopolis II, abandonné quelque part à l’orée de ma vie professionnelle. C’est officiel, mon écriture redémarre.

Ecriture et stylo encre

J’ai eu de nombreuses tentatives, certes, mais in fine, je n’ai jamais dépassé la page 44 pour “la fille aux bulles” (une bluette que j’avais recommencé à écrire avant de m’arrêter page 4), 42 pour Epserah (un roman médiévo-politique, recommencé et arrêté à la page 2), 25 pour “pas de titre mais ça se passe à Rome et l’héroïne est violoncelliste et s’appelle Cecilia” (hommage à Jorane et Moravia, hop), repris en Ofelia qui atteignait royalement les 8 pages. Et là, 70 pages (et encore, j’écris ça dimanche, imaginez où je pourrais en être au moment où vous lisez ces pages !) et justement, j’y pensais l’autre jour : pourquoi cette fois-ci, ça marche ? J’ai isolé pour vous quelques petites hypothèses :

Idées, hypothèses et théories

1 – Parce que c’est un jeu

J’avoue que ça marche toujours bien avec moi, ça, la gamification, tout ça. Dans ma vie en général, dès que je veux réussir quelque chose, je dois tourner ça en jeu, en défi. Là, c’est simple : je m’assois dans le métro, j’écris. Basique. Et ça marche tellement bien que je sors parfois la plume dans d’autres situations d’attente. En fait, le seul point noir de la méthode, ce sont les quelques minutes d’attente sur le quai du métro car écrire debout, ça le fait pas.

Clavier imitation machine à écrire

 

2 – Parce que j’ai la motivation

Parce que je vois des gens qui réussissent et je veux essayer aussi.

 

3 – Parce que j’ai du temps

Oui, moi, Nina, j’ai un peu de temps, étrange, non ? Moi qui me plains toujours d’en manquer…Mais je suis en train de trouver une bonne routine grâce notamment au Morning miracle dont je parlerai sur mon blog Nina feels good auquel je ne consacre pas une minute, par contre. En fait, je me fais des fenêtres de travail : recopiage le matin de 6h45 à 7h15 puis de 13h30 à 14h. Et j’écris donc le soir en rentrant. Et comme j’ai là, j’ai décidé de faire des rigoureux 9h30-18h30, je rentrerai plus tôt chez moi, aussi…

The morning miracle : se lever tôt pour vivre mieux

4- Parce que la nostalgie du désir

Le truc dont je vous parlais hier (incroyable comme tout est calculé, vous avez vu ?), ce petit nappage gourmand de la conquête amoureuse. Pour rappel, je suis impliquée dans une relation de type monogame et fidèle avec mon Doux. Mais il peut arriver que parfois, un bellâtre croisé dans l’ascenseur du bureau me titille un peu le bas des reins. Comme je suis une fille polie, je ne les bloque pas dans un coin de l’ascenseur pour assouvir mon envie, pas de propositions indécentes ni rien. Par contre, je stoque tout dans ma bibliothèque mentale en attendant que ça ressorte. Comme ça, je ne mets pas en péril mon couple et j’ai de la tension sexuelle à injecter dans mon récit… même si j’écris pas vraiment d’histoires d’amour…

Ecrire une histoire d'amour

5- Parce que j’ai plus la télé

Comme je n’ai plus d’écran pour me distraire quand j’écris, ça marche de suite mieux…

écriture redémarre

Mais en fait, je crois que c’est un tout. J’ai gagné du temps parce que je n’ai plus qu’un homme dans ma vie et on vit ensemble, en plus, que j’ai arrêté mes week-ends télé – jeux en ligne (escape games ou Yahoo! Jeux) donc je peux écrire, que ça m’émoustille un peu d’écrire des histoires de séduction même si dans le roman de Maja, y en a pas tant que ça. Ou alors c’est peut-être que je suis juste bien dans ma vie.

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La liberté sexuelle pour les femmes : le grand leurre

Elle s’appelle Isabelle. 44 ans, divorcée, “pas mal pour son âge”; comme on dit. Pourtant le matin, quand elle se regarde dans la glace, ce n’est pas ce qu’elle voit. Elle ne voit que la peau qui perd un peu de sa tonicité, quelques taches discrètes qui commencent à apparaître, du gras sur le ventre qui refuse de partir. Ce matin, encore un nouveau cheveu blanc. Une sensation que ses belles années sont désormais derrière elle et qu’elle ne les retrouvera plus. Ainsi, elle n’a pas cru sa chance quand ce jeune homme croisé quelques fois à la machine à café est rentré dans son jeu de séduction. Après quelques verres et beaucoup de rires, il l’a ramené chez lui, ils ont fait l’amour, une fois, deux fois . Quelle fougue, ces jeunes hommes, elle avait oublié. Elle repart le lendemain, la confiance en elle remontée, le sourire aux lèvres.

Femme quadragénaire sourit à la vie, confiance en elle, New York

Elle s’appelle Axelle et c’est une femme libre. Elle aime les hommes, beaucoup, elle en rencontre souvent, elle se donne sans calcul et avec délectation. Ce soir, elle prend un verre avec Tiago, un beau garçon croisé sur Tinder. Ils se cherchent, ils se séduisent. Le contrat est clair : juste du cul, pas d’attaches. C’est donc sans surprise qu’ils finissent ensemble au lit pour une nuit torride. Axelle jouit, Axelle est heureuse : elle prend son plaisir avec un beau garçon après une bonne soirée.

une femme nue dans la forêt adossée à un loup, femme sauvage et libre, liberté sexuelle

Elle s’appelle Daria. Depuis quelques temps, elle flirte avec ce garçon, Charles, qui est en cours d’éco avec elle. Il est drôle et prévenant. Un soir, il l’invite à prendre un verre ailleurs qu’à la fac. Soirée délicieuse mais elle ne cède pas, elle veut être sûre. Ce ne sera qu’au bout du 3e rendez-vous qu’elle se donnera à ce garçon qui a conquis son coeur.

Un jeune couple flirte en buvant un verre en terrasse

Le point commun entre Isabelle, Axelle et Daria ? C’est qu’elles sont tombées sur des connards… Mais des connards puissance 10 000 qui les ont photographiées et balancé des photos d’elles nues ou presque prises à leur insu avec des commentaires pas forcément sympa sur leur âge, leur plastique ou leurs performances. Oui, en 2017, ça existe et pour une page Facebook trouvée, celle de Babylone 2.0, il en existe encore beaucoup pas encore débusquées parce que vous vous doutez bien que, nous, les femmes, ne sommes pas les bienvenus dans ce type de groupe fermé.

Un jeune homme prend une photo avec son smartphone

Quels torts ont eu nos trois demoiselles ? D’avoir une activité sexuelle. Point. Et d’avoir mal jugé une personne, pensant être dans un environnement safe avec lui. Et franchement, l’addition est très salée pour juste une erreur d’appréciation. Alors, oui, il est possible qu’elles ne sachent jamais qu’elles ont été exhibées là mais la situation reste dramatique. Des centaines ou milliers d’individus ont pu voir leur corps, allez savoir ce qu’ils ont pu faire sur ces photos. Et rappelez-vous qu’on ne parle que d’un seul cas, là… 

Un homme regarde des photos de jeunes femmes sur un ordinateur

Parce que la femme sexuée est systématiquement brimée. Quand j’écrivais mes aventures sexuelles ici (sans photos, sans vrai prénom ni détails permettant de reconnaître le mec impliqué, des fois qu’un mec ait envie de m’expliquer que je faisais pareil), qu’est-ce que j’ai pu me prendre comme seau d’insultes et de messages de type “va te faire gang banger* connasse” et autres joyeusetés. Dès que j’ouvrais la bouche, j’étais rabaissée par un “ta gueule, restes-en à tes histoires de cul”. Oui parce que le fait que je vive une sexualité épanouie semble me disqualifier pour parler de tout autre sujet… On me renvoyait systématiquement à ça, tout le temps. Mais quel est le rapport entre mon activité sexuelle et ma culture gé ou mes opinions ? Je cherche encore.

Une artiste de burlesque lit le journal avant de monter sur scène

Pourtant, on nous l’a vendue cette liberté sexuelle féminine. On regardait Samantha dans Sex and the city mener de front une carrière réussie (enfin, sa carrière, on la voyait que rarement dans la série) et une vie sexuelle débridée, se tapant les plus beaux mecs de Manhattan, dans la joie et la bonne humeur. Idem pour Miranda qui trouva l’amour en se tapant un barman random dans un bar, Charlotte qui finit avec un avocat qui avait pour seul intérêt au départ de la faire grimper aux rideaux et Carrie… Je sais plus. Sauf que non, dans la vraie vie, une femme qui couche est indigne selon les hommes (pourtant ravis de coucher), on peut l’insulter, la dégrader, l’humilier, elle l’a bien cherché. En 2017, on en est encore là et le pire, c’est que je suis moi-même un petit rouage de ce système. Je veux dire pourquoi j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog ? De peur qu’un employeur tombe dessus et ne m’embauche pas alors que… ben ce que je fais de mon cul n’a aucun rapport avec mon professionnalisme (vu que j’ai jamais eu de coït sur la photocopieuse en plein open space donc je ne perturbe personne). Alors je dirais bien que je vais vous reparler de mes histoires de fesses mais vu que je suis désormais monogame, le suspense est un peu limité. Mais on mesure une nouvelle fois à quel point le féminisme est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, car nous sommes de plus en plus opprimées, jusque dans nos libertés de jouir.

scène de sexe sur le piano dans Pretty Woman avec Richard Gere et Julia Roberts

J’ai publié un tweet sur le sujet vendredi et j’ai reçu des réactions assez diverses. J’ai passé beaucoup trop de temps à expliquer des concepts féministes de base comme le “not all men” et mansplaining donc je prévois pas mal d’articles à caractère féministe dans les prochaines semaines donc si ça vous ennuie… Ben arrêtez de lire mon blog car je passe en mode poing levé.

Logo féministe poing levé

* Je l’ai vraiment eu, celui là…

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Les mauvaises excuses

J’ai tendance à croire que le plus dur dans la vie, c’est le premier pas. Je ne parle pas forcément de séduction mais de cette impulsion initiale : se lever le matin, aller au sport, écrire. Ce qui coûte le plus, ce n’est pas l’effort en tant que tel mais de se lancer. Typiquement pour le sport, parfois, j’ai pas envie d’y aller, je me force un peu et après, je suis ravie de m’être bougée le cul. Mais y a toujours de mauvaises excuses.

C'est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

C’est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

On en a toujours une pelletée. En matière d’écriture, les miennes sont légion :

– je suis fatiguée, je vais écrire de la merde. Alors oui, c’est fort possible mais qui dit écriture dit relecture et correction : avance, tu reviendras plus tard que ce chapitre, c’est pas grave.

femme-ordinateur-lunettes

– je dois me coucher tôt : bien belle excuse sauf que je sais parfaitement que commencer un coucher à 23h ne veut pas dire que je vais éteindre avant 1 ou 2h du matin, le temps que je consulte Twitter, Facebook, Instagram, re Twitter, que je joue un peu (trop) à 94%, que je lise… Voilà, là, j’aurais pu écrire mes 3 pages.

les mauvaises excuses pour ne pas écrire

– j’ai autre chose à faire… Mais 9 chances sur 10 que je le fasse pas car j’aurai fait des escape rooms à la place.

– je passe la soirée en amoureux : oui parfois, on se mate un film et ça fait du bien de se consacrer du temps mais vu qu’être avec Victor ne m’empêche pas de jouer à Zelda, bon…

Ya ! Ah !

Ya ! Ah !

– j’ai pas l’inspiration. Ça, c’est plus problématique mais vu que je suis censée avoir plusieurs projets sur la table, étonnant qu’aucun d’entre eux ne me donne envie…

– J’ai pas le temps. Ok, c’est pas faux avec mes longues journées de taf mais je peux quand même trouver une heure. Organisation !

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Bref, je vous passe les « mais je suis mal installée » et autres très mauvaises excuses, on va finir par me croire de mauvaise foi…

Et c’est pas tout à fait faux. Par exemple, là, j’écris ces lignes sur mon iPhone, juchée sur le vélo de la salle de sport. Paie ton confort d’écriture ! Donc pourquoi c’est si dur ? Deux ennemis potentiels : la motivation et la peur de la réalité. Le premier, je me sens pas concernée, j’ai réellement envie d’écrire mais… J’ai peur.

j-ai-peur

Quand j’avais 8 ans et qu’on le demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais crânement écrivaine. Et j’ai beaucoup écrit mais c’était facile car… Y avait pas d’enjeu. J’écrivais par plaisir, pour moi. Là, j’ai 35 ans et je veux me lancer mais… Et si j’echouais ? J’ai confiance en ma plume mais mes histoires sont peut-être très mauvaises, je ne sais pas. Si on me dit non, c’est mon rêve de gosse que je vais assassiner.

saturnin-reveur

Mais si je réussissais ?

Pages écrites : c’est aussi vexant comme question que de me demander mon poids post fête de Noël

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Le guide du plan cul

Chose promise il y a presque un an, chose due, voici un petit guide pour bien vivre son plan cul. Parce que quand on le pratique assidûment, on s rend compte que certaines questions restent un peu en suspens, que personne ne vous a expliqué s’il y avait une bonne façon de faire ou réagir à une situation donnée envers cette personne que vous butinez ponctuellement.

une abeille butine

Depuis un an, je suis rangée des voitures et j’ai décidé de vous offrir mon petit carnet de route pour vous aider à bien vivre votre plan cul. Bien sûr, chaque histoire est unique et votre relation plancuesque (néologisme) peut être radicalement différente de ce que je vais vous conter ici mais… hé, faut pas trop prendre ce que je vais dire au sérieux, d’accord ?

Les choses de la vie de Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli

Parce que le plan cul, faut pas lui donner trop d’importance, pour commencer. Les médias adorent nous en parler, on a eu droit à quelques films et c’est vrai que ça brouille bien les cartes : est-on amants ou amoureux ? A partir de quand on bascule de l’un à l’autre et le basculement de l’un à l’autre n’est-il pas qu’un mythe in fine bien moralisateur pour nous expliquer que le sexe, c’est bien mais qu’au fond, on cherche tous l’amour, hein… D’ailleurs, est-ce que vous pouvez me dire une seule histoire de plan cul dans les fictions qui ne se terminent pas par des tourments amoureux ? Même dans Bref, à la fin, il veut retrouver son plan cul parce qu’il se rend compte que peut-être, c’était elle, la femme de sa vie, plutôt que la sublime Brune à tomber par terre mais peut-être moins drôle, moins folle… Ou alors c’était une resucée du Bachelor où à la fin, entre la bombe et la girl next door, il choisit cette dernière parce que ça permet aux téléspectatrices de s’identifier et donc de vivre la belle histoire par procuration… Mais je m’égare.

Un bachelor se promène à Toulouse

Toulouse ! <3

Bref, le plan cul, c’est cette relation étrange, encensée par les médias mais assez peu valorisée, qui se situe entre le one-shot et l’histoire d’amour, cette relation où l’on s’aime pas mais on aime mélanger nos corps parce que le sexe, ça fait toujours du bien et c’est “moins prise de tête” que de partir en chasse dans les bars ou en boîte.

drague - Gossip Girl

Penchons nous ensemble sur le plan cul : qu’est-ce, comment bien le vivre, que faire ou non ? Et n’hésitez pas à commenter, à me donner des pistes de réflexion : si j’ai eu pas mal de plan culs, je n’ai pas le monopole de la connaissance sur le sujet.

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Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas dans une certaine libération des mœurs mais plus dans la prise de parole autour de ça. C’est mieux assumé, moins amoral même si de grands intellos masculinistes considèrent qu’une femme qui se donne sans Amour et sans espoir d’être fécondée par ledit monsieur sont de grosses putes vérolées. J’y reviendrai tiens.

sexe.ete

Cet article, outre qu’il doit bien avoir 40 ans de retard, se permet en plus de distribuer les responsabilités, nous rappelant insidieusement que baiser sans Amour, c’est mal. Premier coupable de notre récente  (hmmm) perversion : les sites de rencontre ! Mais oui, à peine est on inscrits dessus qu’on se transforme automatiquement en prédateurs sexuels en recherche perpétuelle de chair fraîche. Ouiiiiiiiii ? Alors qu’avant, tu comprends, les gens ne cherchaient que l’amour parce qu’ils n’avaient pas le choix (c’est vrai, le Minitel ou les petites annonces, sans parler des différents bals et orgies n’ont jamais existé, c’est faaaaaaaaux !) mais depuis que l’on a désormais autant de choix, on se sent obligé de tout goûter. Noir ou blanc, petit ou grand, sec ou rond, jeune ou vieux, homme ou femme. Venez tester, venez vous amuser ! Qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir, madame ? Ce délicieux monsieur aux couleur caramel ou un petit trio pour entamer la semaine sur une note d’audace ?

le-cuisinier

Oui… Mais non. La quête d’un partenaire varie déjà d’une personne à une autre. Quand je me suis inscrite sur un site de rencontre la première fois (et les fois suivantes), c’était avant tout pour tromper mon ennui. Avoir de nombreuses conquêtes m’a permis de prendre confiance en moi, multiplier les expériences, rencontrer des personnes intéressantes (aussi). Certes, le rythme s’intensifiait dans les périodes où je n’allais pas très bien et que j’avais besoin de ne pas penser. Je pense que je n’ai jamais autant baisé que durant mon chômage et quand je bossais chez Pubilon. Ca, c’est mon cas. A côté, j’ai des ami-e-s qui cherchent un partenaire de vie et ce très sérieusement. Après tout, les sites de rencontre comme les bals populaires d’antan sont avant tout un carrefour où se rencontrent les âmes esseulées. Il peut en naître de l’amour, du sexe, de l’amitié… ou éventuellement un moment gênant.

Quelques-verres-de-vins
Et puis, pardon mais ça veut dire quoi cet article ? Savais-tu, cher journaliste réac, qu’on pouvait tout à fait trouver l’amour sur un site de rencontre même si on ne dit pas non à quelques jeux sexuels de temps en temps. Sais-tu qu’on peut aimer le sexe, avoir envie de s’amuser mais, si on rencontre une personne qui nous intéresse, on a aussi la possibilité de cesser tout jeu de séduction avec les premiers venus pour tenter l’aventure avec celui ou celle qui nous fait battre le coeur ? Est-il impossible de trouver l’amour si on le cherche ? Une fois que l’on s’est adonné au plan cul, sommes-nous condamnés à ne plus être “dignes” d’amour ? Non. Peut-on réellement affliger ce type de raisonnement digne d’une adolescente de 15 ans dans un soap en 2015 ? Non mais pitié…

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Faut-il relancer ses proies sur les sites de rencontre

La question qui tue.

J’ai souvent comparé la recherche de l’amour à la recherche d’un travail tant je trouve cette métaphore pertinente, surtout sur les sites de rencontre. Mets ta plus jolie photo, ton parcours et tes loisirs en avant et envoie ta candidature à celles et ceux qui te séduisent. Tout pareil. Alors du coup, puisqu’il faut faire tout pareil, organisons un système de relance par mail des candidatures laissées sans réponses ! Oui… mais non.

spam

Un après-midi de juin 2012 (bon, en vrai, j’ai aucun souvenir de la date), je reçois un mail dans ma boîte spéciale site de rencontre m’informant que Loupdamour m’a envoyé un message. C’est étrange, ce pseudo me dit quelque chose, allons voir “3 semaines sans réponse, je suppose que c’est un râteau”. Et voilà comme quelques mots m’ont foutu bien à l’aise et bien de bonne humeur, merci Loupdamour ! Me sentant obligée de me justifier, je lui ai signalé qu’il était en couple et donc que je n’étais pas intéressée par ce type de relation, merci, bisous, au revoir.

le-boulet

Un autre mec m’envoyait régulièrement des messages, aussi du type “ah, enfin le week-end, je vais me reposer après une dure semaine à bosser. Je l’ai bien mérité ! Je vais sans doute aller me promener et aller au ciné avec mon fils. Et toi ?”. Heu, c’est à dire on se connaît ? Il y a une raison pour laquelle tu commences à me raconter direct ta vie ? Le pire est que j’en ai reçu une demi douzaine comme ça, ainsi que mes copines inscrites sur le site. Je n’ai jamais su si le monsieur se rendait compte qu’il m’avait déjà envoyé un bout de son blog quelques jours plus tôt mais là, c’est rhédibitoire : non merci !

blasée

En matière de séduction, s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’adresser une fin de non recevoir, je trouve ça toujours gênant. Personne n’a envie d’entendre “ouais écoute, Jean-Luc, t’es sympaaaaa mais ça va pas le faire. Oh et commence pas à me sortir le couplet de l’amitié et co, on est sur un site de rencontre et on sait très bien ce que ça veut dire”. Du coup, quand je sens que le gars ne va pas m’intéresser, je ne me fens pas d’un mail pour le lui dire surtout que mes goûts n’étant pas universels, le fait que j’ai pas super envie de me projeter avec lui pour une nuit ou pour la vie ne veut pas dire que personne au monde n’aura envie de lui. Je veux dire personne ne doit se remettre en question parce que je suis naturellement plus branchée Jon Kortajarena que Brad Pitt et que j’aime pas les mecs qui étalent leur fric sur leur compte ou parce qu’ils regardent les Anges de la téléréalité (bien que je doute que quelqu’un-e puisse indiquer regarder cette émission sur une fiche de site de rencontre en restant au 1er degré). Alors forcément devoir m’en expliquer devant cette personne qui a eu, certes, le courage de faire le premier pas m’agace légèrement. J’aime pas donner des coups, viens pas en chercher gratos.

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Alors vous allez m’objecter : “ouais mais peut-être qu’il/elle n’a pas vu mon message dans la masse et moi, je le/la veux vraiment parce qu’il/elle a tout ce que je veux, tout ce que j’aime, faut que je retente, des fois que…”. Oui alors je n’ai pas les stats de messages non remis sur les sites de rencontre mais je doute qu’il y en ait tant que ça. Alors oui, tu pourrais recontacter en envoyant un message tout neuf mais si la personne se souvient de ton pseudo, ça risque de légèrement l’agacer d’avoir l’impression que tu bombardes toutes les personnes du coin sans faire attention si tu as déjà contacté la personne ou pas. Le pire étant de renvoyer le mail à l’identique, rappelant vaguement à votre proie ces mails de Marie Voyance qui vous écrit car vous êtes en grand danger. Oui, oui, oui.

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Bref, si votre cible ne répond pas, ce n’est tout simplement pas la bonne. La vie est ainsi faite mais pas de panique : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Comme disaient les jeunes à l’époque, Next !

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Tel un chat sur un clavier brûlant

(apparté : je me suis défoncée sur ce titre)

Ce qui est charmant quand on débute l’aventure des sites de rencontre, c’est qu’on fait parfois preuve d’un peu de naïveté. Peu importe votre quête, vous débarquez avec votre politesse et votre élégance, une certaine vision de la séduction. Mais parfois, face à vous, des joueurs très expérimentés qui n’ont pas de temps à perdre.
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Alors que vous vous émoustillez à découvrir tous ces beaux gosses et/ou belles gosses que vous pourriez butiner pour peu qu’ils répondent à votre flash, ça commence à clignoter dans tous les sens : une personne vous invite à chatter. Ohlala, dis donc, ça débute fort. Un peu comme si, à peine entré-e dans un bar, on vous offrait direct un Martini Grenade*. C’est flatteur. J’ai dit que les nouveaux sur ces sites faisaient preuves de naïveté ? Et bien je le répète. Vous cliquez donc sur accepter et vous pénétrez alors un univers différent où vous allez naviguer entre conversation sans relief (ça va ? Tu fais quoi sur ce site ? Et sinon ça va ?), des conversations polies sur l’amour, la mort, et sinon ça va ? et les personnes cash qui n’ont pas envie de parler mais de se prendre un petit shoot d’hormones. « Tu baises ? »
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La misère ou l’obsession sexuelle vous assaille sur ces fenêtres vous rappelant vos jeunes années sur ICQ : c’est moche, ça marche souvent pas très bien et on ne sait finalement pas trop à qui on parle. Un système de random chat avec pour seul axe commun : la présence sur un site de rencontre. Du coup, 90 à 95% des conversations n’ont in fine qu’un seul but : la baise. Non, je vous jure, le chat n’est pas l’outil des grandes histoires d’amour. Mais votre interlocuteur-trice va parfois tourner autour du pot, poser quelques questions sans intérêt pour tenter d’arriver au but : chez toi ou chez moi ? Certains, en bons stakhanovistes du cul**, vont direct vous poser la question. Quelques déclinaisons possibles, tirées de mon expérience : « tu baises ? » « envie d’une fessée ? » « je suis nu dans mon lit, tu viens ? » « tu aimes les gros calibres ? » (véridique, je l’ai eu celui là)… Tu dis oui, tu dis non, il-elle en a lâché une demi douzaine en même temps, le premier ou la première à mordre à l’hameçon a gagné. Si quelqu’un mord, j’ai pas de stats sur le sujet. Je testerais bien mais en temps que femme, j’aurais pas besoin de lancer beaucoup de lignes pour me faire tringler tous les soirs si l’envie me prenait, voyez. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse… des sens.
anatomie-de-la-pudeur
D’autres, cependant, n’osent pas être aussi francs. Timidité ou besoin d’en savoir un peu plus sur l’objet de sa convoitise, on n’est pas obligés d’adhérer au côté total trivial non plus. Bref, le chat tourne aux question un peu insipides, le temps de trouver le courage de sauter le pas, on s’emmerde un peu. Ou on peut beaucoup s’amuser, pour peu qu’on ait décidé que non, non, on ne cèderait pas à la tentation. Ne saisissez aucune perche, répondez toujours à côté de la plaque. Tu ne me demandes pas franchement si je veux baiser, je ne te dis pas franchement non. Par contre, au bout de la 30e question creuse, vous risquez de quitter le chat et ne plus jamais y retourner.
Fast-typing
Mais pas de panique ! Si le chat vous ennuie (et je le comprends), il existe un autre moyen de communiquer : les mails.

* Je viens de terminer Plonger de Christophe Ono dit Biot et il est question de ce cocktail, je dois le tester, c’est ma nouvelle obsession alcoolique.
** (c) José dans Les Mystères de l’Amour (j’ai des références)

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Un réveillon avec des dauphins

J’ai une théorie : le réveillon donne le ton de l’année. Bon ça a pas marché trop en 2011-2012 puisque malgré un réveillon fort sympa entre amis, j’ai passé une grosse année de merde. Mais pour 2012-2013, ça marche pas mal : réveillon peinard avec un peu de dragouille et une année peinarde avec plein de séduction.

Young couple sharing a glass of red wine in restaurant, celebrating or on romantic date

Pour échapper à cette fumeuse théorie, je décidais donc cette année de me dispenser de réveillon en me barrant à l’autre bout du monde ou à peu près. Sauf qu’évidemment, sur le bateau, le personnel nous avait concocté un petit réveillon sympa à base de planteur, buffet et cocktail à base d’agrume et de gingembre.

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Dîner à 20h30, je suis du côté des bouts en train, on se marre bien. Le repas est pas mal du tout, un peu épicé mais je supporte (mon estomac était déjà délicat sur le sujet alors depuis ma crise de foie de Noël, je vire parano), on a même du vin à table, la salle était richement tapissée de guirlandes multicolores.

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Après dîner, c’est soirée disco. On danse, on va prendre l’air dès qu’on manque d’étouffer. A l’arrière du bateau, on a braqué un gros spot sur l’eau pour attirer planctons et krill pour nourrir les poissons qui pourraient attirer du gros. Et ça loupe pas : les dauphins se jettent sur les poissons volants qui ne sont pas de taille.

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Retour sur la piste, séquence séduction. Un des encadrants, qui doit avoir pas loin de l’âge de mon père, s’amuse à draguer toutes les filles. En plongée, c’est assez souvent comme ça. A un moment, il me détaille et me sort un sublime « ah mais en fait, t’es assez jolie ! ». Oui oh bah, je vais prendre l’air hein. Plus tard, sur la piste de danse, le dive master très comestible vient danser collé serré derrière moi avant de me demander « t’as senti quelque chose ? ». Alors ne nous méprenons pas, il avait un slip avec une espèce de guidon en peluche devant qui fait que oui, j’ai bien senti le truc entre nous…

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Minuit, l’heure des bisous, j’ai eu droit à la première bise de la nouvelle année donné par une de mes collègues de plongée. Ensuite, une fille qui nous enlaçait tous avec tant d’ardeur que j’ai cru qu’elle allait y mettre la langue, un homme marié a failli m’arracher les cervicales en m’étreignant, l’encadrant libidineux m’a fait trois fois la bise. Bref, des bisous et des câlins.

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On danse puis vient l’heure de migrer du salon pour pas déranger ceux qui veulent dormir. On grimpe donc direct sur le sundeck aka « le toit du bateau ». Là avec une autre fille, on ondule face au vent, j’ai lâché ma blonde chevelure pour la jouer comme Beyonce. Étrange sensation de danser ainsi au vent, pied nu, sur un sol qui tangue.

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Alors, 2014, ça s’annonce comment ? Là, j’ai envie de dire : moments incroyables, tout plein d’amour, une séduction au top et des nœuds dans les cheveux. Bah oui, tout ne peut pas être parfait non plus ! Ou alors en version pessimiste, je vais tomber sur des mecs qui me feront passer des peluches pour preuve d’intérêt mais on ne peut pas être pessimiste avant le 15 janvier quand même. D’ailleurs notons que cette fois-ci, malgré une piste de danse casse-gueule, mes os ont conservé leur intégrité.

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Faut-il draguer au yoga ?

À présent que le froid s’est installé, retournons draguer à l’intérieur, la motivation pour le jogging étant généralement proportionnelle à la température. Et bah tiens, allons au yoga.

Sur le papier, le yoga, c’est sexy. Des corps qui ploient et se déploient lentement, tout en grâce et en souplesse, suivant la douce voix du yogi. Une communion des corps, une communion des esprits…

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est plus compliqué. Déjà, va trouver un mec en cours de yoga… Le seul de mon corps est agrémenté d’un vagin accompagnateur (sa copine). Mais imaginons pour la suite de cet article qu’il y ait du mâle en cours de yoga et observons le déroulé de la séance.

Au début, fièrement assis sur nos tapis, nous respirons profondément, émoustillés à l’idée de nous soumettre aux consignes du prof. Inspirez, expirez ! Facile. Les premiers exercices sont simplissimes, vas y que je me mets à 4 pattes, la poitrine ouverte vers le ciel et hop chien la tête en bas ! Je suis sexy, je me tends au maximum, je sens mes muscles s’allonger.

Mais ça va se compliquer. Allez, zou, exercice d’équilibre, le truc que je plante à chaque fois. Je n’arrête pas de reposer le pied par terre, je commence à transpirer… Oui, le sexyness et la grâce en prennent un coup. Puis mes pieds sont jamais positionnés comme il faut, mes épaules se contractent toutes seules. Je suis aussi désirable qu’une vieille chemise froissée retrouvée au fond du placard. Mmmm…

Puis bon, tant qu’on y est, on part en chandelle ! La chandelle, j’assure bien. Mais quand il s’agit de mettre nos genoux de chaque côté de nos oreilles et que je me retrouve le nez dans mon périnée, là, autant dire que toute idée de séduction m’a abandonnée. Je me sens limite un peu ridicule et le fait qu’on soit 30 dans ce cas ne me console pas vraiment.

Heureusement, voici les quelques minutes de relaxation où tu manques de t’endormir option bave au coin des lèvres. De toute façon, ça fait bien 20 mn que j’ai oublié mon objectif de séduction.

Conclusion ? Le yoga, c’est génial mais pas pour draguer. De toute façon, vu qu’on est censé se concentrer sur soi et fixer des points dans le vide, comment évaluer les beaux jeunes hommes autour de nous ? Si tant est qu’il y en ait…

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